23.06.2026 à 13:12
Une présentation et une discussion des critiques et des débats dans l'extrême gauche (féministe, maoïste et homosexuelle) autour de l'institution judiciaire (et carcérale) au cours des années 1968 (et jusqu'à nos jours) autour de La Justice en procès. Les mouvements de contestation face au système pénal (Presses de Sciences-Po, 2013) – avec l'auteur, Jean Bérard, historien, maître de conférences à l'ENS Cachan, et également (co)auteur avec Gilles Chantraine sur ce sujet de 80 000 détenus en 2017 ? Réforme et dérive de l'institution pénitentiaire (Amsterdam, 2008) et de Bastille Nation : French Penal Politics and the Punitive Turn (Red Quill Books, 2013).
Une présentation et une discussion des critiques et des débats dans l'extrême gauche (féministe, maoïste et homosexuelle) autour de l'institution judiciaire (et carcérale) au cours des années 1968 (et jusqu'à nos jours) autour de La Justice en procès. Les mouvements de contestation face au système pénal (Presses de Sciences-Po, 2013) – avec l'auteur, Jean Bérard, historien, maître de conférences à l'ENS Cachan, et également (co)auteur avec Gilles Chantraine sur ce sujet de 80 000 détenus en 2017 ? Réforme et dérive de l'institution pénitentiaire (Amsterdam, 2008) et de Bastille Nation : French Penal Politics and the Punitive Turn (Red Quill Books, 2013).

L'émission (1 heure 20 minutes) comporte :
Un rappel des mobilisations pré-1968 autour de l'institution judiciaire, centré autour de l'erreur judiciaire (affaire Dreyfus, affaire Durand) et des prisonniers politiques (anarchistes, militants anticolonialistes), et des critiques pré-1968, centré autour de l'idée de justice de classe, sans pour autant (en-dehors des anarchistes) de soutien aux prisonniers de droit commun, assimilés au « lumpenprolétariat » ;
Une analyse du tournant de mai-juin 1968 et de ses suites, avec un passage d'une défense des prisonniers politiques (militant d'extrême gauche emprisonné) à une défense de l'ensemble des prisonniers et de leurs luttes (GIP) ;
Une présentation de la critique post-1968 des « institutions disciplinaires » (prisons, asiles, armée, foyers de travailleurs, foyers de jeunes filles, orphelinats, collèges, lycées, famille, usines) et de leurs rapports de « domination rapprochée » (Memmi) ;
Une discussion des héritages anarchistes des critiques anticarcérales des années 1968 ;
Un exposé des critiques post-1968 de l'idée maoïste de « justice populaire » ;
Une analyse des institutions disciplinaires comme tentatives de modelage, de redressage et de normalisation des comportements considérés comme déviants aux moyens d'un pouvoir discrétionnaire fait de punitions et de gratifications ;
Une discussion des positions anticarcérale maximaliste (abolition des prisons) et anticarcérale minimaliste (défense des droits des prisonniers) et de leur articulation ;
Une analyse du passage d'une critique moralisatrice des bourgeois comme « déviants » au nom d'une « moralité ouvrière » à une critique des normes au nom des « déviants » contestant l'ordre normalisateur des institutions disciplinaires ;
Une description du passage d'une punition d'un seul délit à une punition du délit et du délinquant (qu'il s'agit, par conséquent, de redresser dans une institution disciplinaire) ;
Une discussion de l'évolution de l'articulation des nouvelles critiques sociales (homosexuelles, féministes, antiracistes, anticarcérales, antipsychiatries) aux théories marxistes et anarchistes ;
Une analyse de l'extension des biais de l'institution judiciaire (impunité des bourgeois, mais également des violeurs et des auteurs de crimes racistes) ;
Un résumé des débats dans l'extrême gauche et au sein du féminisme autour du viol au cours des années 1970 ;
Une analyse contextualisée du débat post-1968 autour de l'autorisation (ou non) des relations sexuelles entre majeurs et mineurs, et des problèmes structurels (domination adulte) que de telles relations impliquent tendanciellement ;
Une conclusion autour de l'évolution de ces critiques, de ces tensions (luttes antirépressions pénales et luttes de répression des crimes sexuels), de ces questions (tournant sécuritaire-punitif des politiques publiques) et des alternatives au tout-judiciaire (autodéfense féministe) depuis une quarantaine d'années ;
Une ouverture au sujet de la justice zapatiste et zadiste, et de l'impérieuse nécessité d'une transformation sociale pour faire émerger une autre forme de justice.
Des liens en rapport avec cette émission sur http://www.sortirducapitalisme.fr/emissions/286-systeme-penal-systeme-racial-patriarcal-et-du-capital-la-justice-en-proces-de-mai-1968-a-nos-jours
22.06.2026 à 08:00
Dans cette émission de L'actualité des luttes - FPP 106.3 FM - nous diffusons des interviews autours de la situation bolivienne et des motifs de la mobilisation. Bonne écoute !
Dans cette émission de L'actualité des luttes - FPP 106.3 FM - nous diffusons des interviews autours de la situation bolivienne et des motifs de la mobilisation. Bonne écoute !


22.06.2026 à 08:00
Deux courants politiques portent le nom d'écologie, alors que leurs projets sont incompatibles : une écologie technocratique, visant au pilotage du « vaisseau spatial Terre » par plus de science, et une
écologie technocritique révolutionnaire et libertaire.
Présentation-débat avec Thomas Jodarewski, auteur de Deux écologies irréconciliables, accompagner le développement industriel ou le combattre (La Lenteur, 2026).
Deux courants politiques portent le nom d'écologie, alors que leurs projets sont incompatibles : une écologie technocratique, visant au pilotage du « vaisseau spatial Terre » par plus de science, et une
écologie technocritique révolutionnaire et libertaire.
Présentation-débat avec Thomas Jodarewski, auteur de Deux écologies irréconciliables, accompagner le développement industriel ou le combattre (La Lenteur, 2026).
Dans une enquête historique percutante, Thomas Jodarewski démèle les fils de cette idéologie, et démasque au passsage quelques faux-amis de la contestation du système qui dévaste la terre ( James Lovelock, René Dumont, Bruno Latour, Donna Haraway).
Le récit est chronologique. Il suit les personnages fondateurs des deux écologies. Le premier chapitre dresse les portraits des inventeurs de la science écologique, puis des concepteurs de l'écologie cybernétique. Il souligne le rôle de la haute technocratie américaine dans cette mutation. Le deuxième chapitre revient sur la contestation de la technocratie et du complexe militaro industriel par la jeunesse américaine, dans les années 1960, et situe la naissance d'une écologie politique, anti-capitaliste, anti- ndustrielle et critique du scientisme dans le sillage de la contestation contre-culturelle.
À partir de 1972, les sociétés occidentales ne peuvent plus ignorer l'écologie. C'est-à-dire : les deux courants à la fois, qui se trouvent confondus par le bruit médiatique et les intérêts politiques. En témoigne le troisième chapitre, centré sur la France : il fait une histoire croisée des deux principaux titres de presse de l'écologie, La Gueule ouverte, créé par Pierre Fournier et ses amis, et Le Sauvage, créé par Le Nouvel Observateur. Cette double histoire de l'écologie, qui n'a jamais été faite, éclaire le rôle du Sauvage et de la « deuxième gauche » dans le détournement de la contestation radicale des années 1960-70.
Présentation-débat avec Thomas Jodarewski, auteur de Deux écologies irréconciliables, accompagner le développement industriel ou le combattre (La Lenteur, 2026). Le 27 juin à 17h à Paris, librairie La Brèche, 27 rue Taine, Paris 12

22.06.2026 à 08:00
Rendez-vous le mardi 7 juillet à 18H30 au CICP pour la deuxième session d'un espace anarchiste contre l'inceste, ouvert à tous.tes !
Rendez-vous le mardi 7 juillet à 18H30 au CICP pour la deuxième session d'un espace anarchiste contre l'inceste, ouvert à tous.tes !
🌻🌻🌻 On vous invite chaleureusement à la deuxième session d'un groupe de parole et d'organisation anarchiste contre l'inceste, qui se tiendra le 7 juillet à 18h30 au CICP, 21 rue Voltaire, 75011, Paris.
Puisque l'inceste nous concerne tous.tes, mais aussi parce que s'y reconnaître n'est pas toujours chose facile, l'espace est ouvert à tous.tes ! On pourra se scinder en deux si besoin : un groupe de parole + un groupe d'organisation.
🌟 L'idée du groupe de parole
Elle part de nos besoins : celui de casser les silences qui nous détruisent en parlant collectivement d'inceste. Mais aussi celui de se reconnaître pour s'entraider face à la famille, face au trauma, face aux institutions, face aussi à la vie qui ne nous épargne pas, voire face à nous-même et à la reproduction des violences que nous avons subies.
🌟 L'idée du groupe d'organisation
Elle part de notre envie de diffuser une culture de lutte contre l'inceste, d'organiser des événements publics, de faire de l'agitation autour du sujet, des tags, d'écrire ou de dessiner ensemble pour faire des tracts, des revues, des livrse ou des podcasts, ou toute autre chose qui nous paraîtra nécessaire et nous fera envie !
🌟Pourquoi un groupe anarchiste contre l'inceste ?
Il existe de nombreux groupes de paroles et d'organisation contre l'inceste qui basculent souvent dans le développement personnel, ou dans l'organisation autour de leaders ou de figures individuelles (pour ne citer que ces deux exemples). On a envie de pouvoir attaquer la famille, l'État, la police et la justice et on a envie de faire les choses par nous-mêmes. Politiser l'inceste nous paraît être une donnée essentielle de notre démarche puisque le système-inceste se fonde sur l'autorité familiale, la domination adulte et/ou patriarcale. On avait envie de pouvoir tisser des discussions qui nous ressemblent et développer ensemble une analyse politique à la fois pragmatique et radicale contre l'inceste.
On a déjà plein d'idées mais l'espace deviendra ce qu'on en fera :)
Amène de la nourriture à partager si tu peux !
Hâte de vous y voir !!
🌻🌻🌻Des incesté.es révolté.es
Rubrique «À LIRE AILLEURS»