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Rubrique «À LIRE AILLEURS»
▸ les 19 dernières parutions

10.06.2026 à 08:00

Première Marche des Fiertés en Essonne-91

🏳️‍⚧️🏳️‍🌈 REJOINS-NOUS À LA PREMIÈRE PRIDE DU 91 !!
🗓️ Samedi 13 juin
🕒 à 14h
📍 depuis la Bourse du travail de Massy (14 rue du chemin des Femmes)

Texte intégral (1422 mots)

🏳️‍⚧️🏳️‍🌈 REJOINS-NOUS À LA PREMIÈRE PRIDE DU 91 !!
🗓️ Samedi 13 juin
🕒 à 14h
📍 depuis la Bourse du travail de Massy (14 rue du chemin des Femmes)

À l'heure où les droits des personnes LGBTQIA+ sont attaqués partout dans le monde, la première Pride de l'Essonne sera populaire et ancrée dans les luttes.

Dans un climat politique marqué par la fascisation des sphères de pouvoir, les idéologies nuisibles à la société se banalisent, à travers des discours racistes, classistes, islamophobes, sexistes et queerphobes. Les quartiers populaires sont de plus en plus ciblés et attaqués. La violence policière et les pratiques racistes de l'État renforcent la déshumanisation des personnes victimes de racisme.
Nous voulons en finir avec le contrôle au faciès, ce qui implique un droit de contrôle des associations antiracistes et de celles luttant contre toutes les discriminations issues de la société civile, sur les pratiques policières. Nous exigeons des politiques antiracistes concrètes dans l'éducation et les administrations. Nous exigeons le désarmement de la police, l'abolition de la BAC et le démentellement de la GSI.

Les violences LGBTQIAphobes restent invisibilisées et les violences sexistes et sexuelles explosent.
Nous exigeons de vrais moyens pour protéger les victimes de VSS ; un droit à 20 jours de congés sous la forme de journées d'absence rémunérées, sans préavis et sans justificatif, destiné à faciliter les démarches nécessaires ; l'interdiction de sanctions et/ou du licenciement pour les victimes ; la présomption de véracité pour les victimes de VSS ; la mise en place de systèmes qui empêchent l'invisibilisation et la silenciation de ces violences ; la fin de l'impunité des agresseurs ; la formation obligatoire à la lutte contre les VSS, en priorité pour les métiers qui accueillent les victimes ; donner les moyens d'implémenter réellement l'EVARS dans le parcours scolaire des enfants et adolescent.es.

La situation sociale actuelle du département aggrave les inégalités. L'Essonne subit des coupes budgétaires massives alors que la pauvreté ne cesse de progresser, particulièrement chez les jeunes. Le chômage reste élevé. Les études sont de moins en moins accessibles. De nombreux·ses agriculteur·ices ou salarié·es peinent à survivre.
L'accès aux soins devient un privilège en Essonne, où se soigner devient toujours plus cher. Les trois quarts du département sont touchés par le désert médical, les hôpitaux sont en difficulté, les soignant'es sont abandonné'es et surchargé'es, les CMP débordent, les délais pour accéder à un suivi sont interminables. Cette situation touche particulièrement les personnes LGBTQIA+, souvent isolées et précarisées.
Nous exigeons une hausse budgétaire significative pour l'ensemble de nos services publics, notamment dans la santé ; la hausse générale des salaires, en priorité pour les plus précaires ; la mise en place des revendications des syndicats pour une amélioration globale du système social et des conditions de travail ; une politique de lutte contre l'intersexophobie et l'interdiction de la mutilation à la naissance des personnes intersexuées ; la création de lieux communautaires et publics LGBTQIA+ dans le département par et pour les personnes concernées et leurs allié.es.

Nous pensons aux travailleur·euses du sexe, dont les conditions de vie sont aggravées depuis la loi 2016. Ces politiques invisibilisent les premier'es concerné'es et aggravent leur santé. Nous exigeons des politiques fondées sur l'écoute, l'accès aux droits, à la santé, au logement et à une réélle protection contre les violences, plutôt que sur la répression, l'essentialisation et la stigmatisation.
Nous n'oublions pas les galères de transports qui rythment notre quotidien en Essonne et plus largement en banlieues : retards, suppressions de trains et prix toujours plus élevés nous volent notre temps, notre argent, et notre énergie. Nous exigeons la gratuité des transports ; rendre tous les transports aux pouvoirs publics.

Enfin, nous affirmons notre internationalisme, dont notre solidarité avec la Palestine et exigeons la suspension des partenariats et contrats avec Israël, notamment pour l'Université Paris-Saclay, Safran, Carrefour et toutes les structures participant à cette collaboration.

La Pride est politique parce que (qu'on le veuille ou non,) nos vies le sont. Nous refusons la précarité, les violences, le racisme, le sexisme, la queerphobie et l'abandon des services publics. Nous voulons vivre, nous soigner, nous loger, étudier, travailler, voyager et aimer dignement, partout, sans entraves (et pour tout le monde).


INFORMATION UTILES ET ACCESSIBILITE

14h00 - Rassemblement

Bourse du travail de Massy au 14 rue du Chemin des Femmes (à 5 min à pied de la gare Massy-Palaiseau)

Correspondance avec la gare de Massy-Palaiseau :

  • RER B / RER C / Transilien V
  • Tram ligne 12
  • Bus 119, 196, 199, 319, 399, 3755, 4501, 4503, 4602, 4606, 4613, 4614, 4615, 4621, 4622, 4641, 4642, 4643, 4644, 5154, 6177, 9103, 9111, 9160, C, E, J, V et Y

14h40 - Départ

14 rue du Chemin des Femmes, direction rue de Magellan
Cortège avec enceinte et mégaphone à l'avant
Cortège calme à l'arrière

16h00 - arrivée

Prise de parole, et stand des organisations signataires

Correspondance avec la gare des Baconnets :

  • RER B
  • Bus 3, 119 et 197
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10.06.2026 à 08:00

À l'hôpital / une émission de Minuit Décousu

« Aucune sortie n'est définitive. Quand on passe autant de temps à l'hôpital, on n'en sort jamais vraiment. » 1h de radio pour en découdre avec l'hôpital et sa casse, ses violences, ses inégalités et ses enfermements.

Texte intégral (531 mots)

« Aucune sortie n'est définitive. Quand on passe autant de temps à l'hôpital, on n'en sort jamais vraiment. » 1h de radio pour en découdre avec l'hôpital et sa casse, ses violences, ses inégalités et ses enfermements.

13,2 millions de personnes ont franchi les portes d'un hôpital pour y être hospitalisé-e au moins une fois en 2023. Comme beaucoup, Minuit Décousu a passé du temps à l'hôpital, voir beaucoup de temps dans ses couloirs, ses brancards, ses blocs opératoires et ses chambres. L'envie donc d'en découdre avec l'institution hospitalière pendant 1h de radio, d'en raconter un récit intime pour suturer les plaies. Dans cette émission, tu pourras entendre en vrac :

  • Bienvenue à l'hôpital
  • L'hôpital qui se fout de la charité
  • Vous n'allez pas mourir, mais...
  • Un hôpital à soi
  • De l'Hôtel Dieu au CHU
  • La violence du corps médical n'est pas sur les affiches
  • L'hôpital, un espace de reproduction des hiérarchies de classe, de genre, de race
  • L'ôpital, ton univers pitoyable
  • La casse de l'hôpital et ses métriques aveuglantes
  • La bouffe de l'hôpital a un goût de bétadine
  • Les mobilisations de soignant-es
  • Patiences
  • Allez voir la psy
  • L'hôpital psychiatrique, lieu de (non) soin, lien d'enfermement
  • Duper l'hôpital, tant qu'il existe encore

L'émission s'écoute sur notre audioblog, ici, et un peu partout en podcast. Bonne écoute !

Minuit Décousu, c'est un fanzine radiophonique nocturne sur Radio Canut (Lyon et alentours) et Cause Commune (Paris/IDF). Semaine après semaine pendant une heure, on en découd avec la nuit et on tire les fils de sons, de textes, d'archives et de voix qui s'entremêlent.

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10.06.2026 à 08:00

[Radio] Le pouvoir économique du capital : une contrainte muette ?

Cet épisode du podcast sortir du capitalisme discute du livre Contrainte Muette – Le pouvoir économique du capital (Ed. Sans Soleil) de Søren Mau avec ses traducteurices Camilla et Pablo.

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Cet épisode du podcast sortir du capitalisme discute du livre Contrainte Muette – Le pouvoir économique du capital (Ed. Sans Soleil) de Søren Mau avec ses traducteurices Camilla et Pablo.

Après une présentation des éditions Sans Soleil et des ambitions générales du livre, nous discutons du contenu du livre en suivant ses trois parties structurantes (Conditions, Relations, Dynamiques).

Le pouvoir économique du capital : une contrainte muette ?

La première partie discute du concept de pouvoir économique (par rapport aux conceptions plus traditionnelles du pouvoir idéologique ou coercitif), et explique comment la fabrication sociale d'outils extra-corporels permet la prise du pouvoir du capital sur les conditions de la reproduction sociale.

La seconde partie s'intéresse aux rapports structurants la domination économique : rapports verticaux de classe et rapports horizontaux entre unités de production. Nous discutons également de manière critique l'analyse par Søren Mau de la construction sociale du genre et de la race et le rôle qu'il leur accorde dans sa définition du pouvoir économique.

La troisième partie, à travers différents exemples plus concrets (processus de travail, domination de la nature, logistique, crises…), porte sur les aspects dynamiques du pouvoir du capital, c'est-à-dire un pouvoir qui est à la fois condition (de l'exercice de ce pouvoir) et résultat toujours renouvelé et remodelé du fait de l'avoir exercé.

L'émission se termine par une discussion critique des utilisations politiques de cet ouvrage théorique, ainsi qu'une annonce des prochaines parutions aux éditions Sans Soleil.

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10.06.2026 à 08:00

Discussion sur la situation des femmes afghanes

Le groupe Salvador Seguí (FA) organise un débat sur la situation des femmes afghanes, avec NEGAR (association féministe et laïque pour les droits des femmes en Afghanistan) ainsi que AMNESTY INTERNATIONAL. Rencontre/discussion à la librairie du Monde libertaire -145 rue Amelot-75011-Paris . Dimanche 14 juin 2026 à 16h00.

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Le groupe Salvador Seguí (FA) organise un débat sur la situation des femmes afghanes, avec NEGAR (association féministe et laïque pour les droits des femmes en Afghanistan) ainsi que AMNESTY INTERNATIONAL. Rencontre/discussion à la librairie du Monde libertaire -145 rue Amelot-75011-Paris . Dimanche 14 juin 2026 à 16h00.

Débat sur la situation des femmes afghanes

Débat sur la situation des femmes afghanes organisé par le groupe Salvador Seguí de la Fédération anarchiste, avec la participation de NEGAR (association féministe et laïque pour les droits des femmes en Afghanistan), ainsi qu'avec AMNESTY INTERNATIONAL (pour les droits humains partout et pour toutes et tous).
Une occasion de faire le point sur le sort des femmes en Afghanistan, pour le simple fait d'être femmes. Et où il sera évidemment question de patriarcat, de répression étatique et religieuse.

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10.06.2026 à 08:00

Projection - Discussion : L'expérience

À l'invitation du Groupe libertaire d'Ivry, Projection de L'expérience suivie d'une discussion le 20/06 à 16h

Texte intégral (563 mots)

À l'invitation du Groupe libertaire d'Ivry, Projection de L'expérience suivie d'une discussion le 20/06 à 16h

Projection de L'expérience, un film d'Olivier Hirschbiegel (2001, 2h, V.F.).
Afin d'étudier «  scientifiquement  » le comportement humain, le professeur Thon enferme vingt volontaires, des hommes «  ordinaires  », dans un univers carcéral. Huit d'entre eux sont désignés pour être les gardiens, les douze autres étant les prisonniers. La règle est simple : comme dans une vraie prison, les détenus doivent obéir aux gardiens, qui sont chargés de faire régner l'ordre.

Progressivement, la situation se détériore. La frontière entre l'expérience et la réalité devient de plus en plus floue  ; le pouvoir monte à la tête de certains et les atteintes à la liberté et à la dignité en affectent d'autres  ; chaque jour qui passe voit le pouvoir et l'autorité se heurter de plus en plus violemment à la révolte. L'expérience dépasse tout ce qui était prévu  ; les personnalités se révèlent  ; désormais, l'enjeu n'est plus scientifique : il s'agit d'abord de s'en sortir vivant.

Cette fiction se réfère à l'expérience de Stanford, une étude de psychologie sociale menée par Philip Zimbardo en 1971. Elle visait à étudier le comportement de personnes ordinaires placées dans une situation de domination/répression. Les rôles de gardiens ou de prisonniers avaient été assignés de manière ostensiblement aléatoire. L'objectif : démontrer que c'est la situation plutôt que la personnalité des dominants qui suscite violences et abus de pouvoir.

Les prisonniers et les gardes se sont rapidement adaptés aux rôles qu'on leur avait assignés, dépassant les limites de ce qui avait été prévu et conduisant à des situations réellement dangereuses et psychologiquement dommageables. L'une des conclusions de l'étude est qu'un tiers des gardiens fit preuve de comportements sadiques, tandis que de nombreux prisonniers furent traumatisés.

Malgré la dégradation des conditions et la perte de contrôle de l'expérience, une seule personne parmi les cinquante participants directs et indirects de l'étude s'opposa à la poursuite de l'expérience pour des raisons morales. Grâce à elle, l'expérience fut interrompue au bout de six jours au lieu des deux semaines initialement prévues.

Si les anarchistes ne peuvent que s'accorder sur le fait que «  le pouvoir est maudit  », quelle que soit la prétendue bonne volonté des flics ou matons… on se doit de rappeler que, dans les conditions réelles, on n'exerce pas par hasard des professions de répression. Précisons également que, contrairement aux gardiens de prison, les prisonniers ne choisissent pas le «  rôle  » qui leur assigné et ne peuvent pas décider de démissionner.

Entrée libre (accueil dès 15 heures)

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10.06.2026 à 08:00

Soirée de soutien au « FANZINARIUM »

Bibliothèques, infoshops, librairies... Et fanzinothèques... Des lieux nécessaires pour l'info, la distribution et la mémoire. Le Fanzinarium arhive des fanzines de toutes sortes, musiques, BD, littérature, politique, queer, et bien d'autres.

Texte intégral (851 mots)

Bibliothèques, infoshops, librairies... Et fanzinothèques... Des lieux nécessaires pour l'info, la distribution et la mémoire. Le Fanzinarium arhive des fanzines de toutes sortes, musiques, BD, littérature, politique, queer, et bien d'autres.

DIMANCHE 14 JUIN 2026 - 17 à 22h.

17H30, projection « voyage au cœur des vitrines du Fanzinarium »

Puis discussion rencontre avec le collectif

Le Fanzinarium est une bibliothèque associative de fanzines à Paris 20.

« C'est tout petit mais on est content. Posés dans nos murs, on a regardé autour de nous et on a cherché comment transformer l'ancienne cordonnerie en lieu-fanzine. On a mis nos étagères, vidé les cartons pleins de zines et rempli ce petit espace pour ouvrir en septembre 2019 à quatre. »
Sur place, le fonds est disponible à la consultation et une dizaine de bénévoles s'affairent les mercredis et les dimanches, mais pas tous en même temps. Catalogage, présentations des collections, ateliers, expositions ... Il y a environ 7000 fanzines (les apports des 4 membres fondateurs puis les dons qui enrichissent les étagères). Le catalogue est disponible sur le site. Tous les fanzines sont consultables sur place : bd, mangas, cinéma, graphzines, musique, LGBTQ + infokiosque... Y a aussi une vitrine, le lieu d'exposition pour des fanzineux tous les 2 mois ! C'est vraiment un lieu de rencontre et ça fait du bien.

Vous pouvez venir nous y retrouver lors des permanences :
les mercredis de 18H30 à 20H30 et les dimanches de 15H00 à 19H00 au 48 rue des Vignoles - 75020 Paris
Métro : Buzenval ou Avron

https://www.fanzinarium.fr contact@fanzinarium.fr
Facebook et Instagram (Fanzinarium)

Musiques avec :

MONICA AND THE EXPLOSION (EN TRIO punk folk'n'roll Suède/England)
PRISE RAPIDE (power trio indie punk garage - Montreuil/Paris/Lyon)
MYLENE SARDOOM (doom noise - Paris/Montpellier)

COLLECTIF CONTRE CULTURE
au CENTRE INTERNATIONAL DE CULTURE POPULAIRE
21 TER RUE VOLTAIRE
75011 PARIS - MÉTROS : ALEXANDRE DUMAS - AVRON

BLOG/ : https://collectifcontreculture.noblogs.org
ARCHIVES ANTÉRIEURES : http://collectifcontreculture.blogspot.com
RETRANSMISSION INTERVIEWS SOUTIEN ET GROUPES DE LA SOIRÉE EN DIRECT DANS L'ÉMISSION KONSTROY
http://konstroy.net TOUS LES DIMANCHES DE 18 À 20H SUR RADIO « CAUSE COMMUNE » - 93.1 Megateuf

Prix libre - pas d'attitudes ou propos racistes, sexistes ou discriminatoires
Pas de verre et laissez les animals tranquillous à la maison ou à des aminches

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09.06.2026 à 13:12

Que vaut la vie de Youssef ?

Abattu à Mantes-la-Jolie le 9 Juin 1991 par le policier Hiblot, qui était Youssef Khaif ? Textes et vidéos.

Texte intégral (983 mots)

Abattu à Mantes-la-Jolie le 9 Juin 1991 par le policier Hiblot, qui était Youssef Khaif ? Textes et vidéos.

Abattu à Mantes-la-Jolie le 9 Juin 1991 par le policier Hiblot, qui était Youssef Khaif ?

« Youssef, c'est une grande gueule avec des dents de loup contre les injustices » (Lakhdar Madani, organisateur de Caravane 92) Youssef est une « personnalité » du quartier.
Avec des jeunes du Val-Fourré et quelques anciens, il participait en 1989 à la création du Collectif Jeune qui lutte contre les injustices quotidiennes que subissent les 17.000 jeunes du Val-Fourré, la plus grande cité d'Europe, avec la volonté, la rage et l'envie de faire exploser le consensus mortel de la répression des « cités maudites ».
On le verra défiler des Mureaux à Paris, manifester contre la double-peine, participer aux réunions de Résistances des Banlieues (un collectif inter-cités qui donnera par la suite naissance au Mouvement de l'Immigration et des Banlieues).

Toujours en première ligne, respecté par les jeunes du quartier, Youssef est impatient, pressé d'en découdre avec la hagra (mépris, injustice). Avec d'autres, il tire la sonnette d'alarme sur les risques de déflagration de la marmite-banlieue transformée en cocotte-minute. Après la mort de Aïssa Ihich au commissariat de Mantes-la-Jolie le 27 Mai 1991, Youssef fait encore une fois partie des plus actifs : il prend la tête des manifestations, interpelle la Mairie, met en cause la police.
Treize jours plus tard, à l'âge de 23 ans, il nous quittera à son tour, victime de ce qu'il aura toujours combattu durant sa trop courte vie …

L'autopsie confirmera que Youssef a été atteint d'une balle en pleine nuque. L'autopsie précisera qu'au moment du tir, la distance entre l'arme du flic Hiblot et la nuque de Youssef Khaif est estimée entre 30 et 70 mètres ; elle est même plus proche de 70 mètres que de 30 (extraits du rapport d'instruction). D'ailleurs, seul le policier Hiblot a dégainé ; les autres, à ses côtés, n'ont même pas éprouvé le besoin de sortir leurs armes, ne se sentant nullement menacés.

La famille Khaif porte plainte et se constitue partie civile. S'engage alors 10 ans de mobilisations pour amener le policier Hiblot devant la Cour d'Assises de Versailles…

En Mars 2000, la Chambre d'Accusation de Versailles reconnaît enfin le caractère illégitime des tirs de Hiblot et décide de le renvoyer devant la Cour d'Assises des Yvelines pour « Violences avec armes ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

Dix ans de mobilisation

Pendant ces dix ans de parodie judiciaire, la famille Khaïf, le MIB et le comité de soutien « Justice pour Youssef » n'ont jamais baissé les bras ni cédé aux pressions.
Dix ans de luttes, de réunions, de manifestations, sans lesquelles cette affaire serait depuis longtemps enterrée dans les casiers du non-lieu … Comme trop souvent, la justice et les politiques ont parié sur le temps pour que la mobilisation se relâche et que les habitants du Val-Fourré oublient et laissent faire. Mais notre mémoire et notre détermination solide mèneront le policier Hiblot aux Assises à Versailles les 26 – 27 – 28 septembre 2001.

Verdict d'une justice à sens unique , le 28 septembre dans la nuit… acquittement du policier assassin !

Ce verdict a au moins le mérite de la clarté : c'est une déclaration unilatérale de défiance à l'égard non seulement des jeunes, mais aussi de tous les habitant-e-s du Val Fourré à Mantes-la Jolie, et au delà de toutes les populations des cités populaires.

Vidéos

https://www.youtube.com/embed/g-FFQHpH1mI

https://www.youtube.com/embed/dYrC16V-KUU

Source, la plateforme bboykonsian

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09.06.2026 à 13:12

Sex work is work // MAYDAY // podcast

Une émission qui donne la parole à une prof de pole dance, à un TDS et qui revient notamment sur l'occupation de l'église Saint-Nizier à Lyon par des prostituées il y a 50 ans.

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Une émission qui donne la parole à une prof de pole dance, à un TDS et qui revient notamment sur l'occupation de l'église Saint-Nizier à Lyon par des prostituées il y a 50 ans.

Il y a 50 ans dans le quartier Cordeliers à Lyon, des dizaines de prostituées occupent l'église Saint-Nizier pour dénoncer le harcèlement qu'elles subissent de la part de la police. Ce geste fait boule de neige et bientôt des dizaines d'églises en France sont occupées pour que le regard que l'on porte sur celles que l'on appelle encore filles de joie, change.
Cette semaine on revient sur l'histoire de cette occupation et à travers le témoignage d'un travailleur du sexe et d'une danseuse de pole danse, on essaie de mesurer quel chemin a été parcouru depuis par celles et ceux qui de près ou de loin ont affaire au travail du sexe.

Sex work is work — Mayday

Image : Manifestation du Syndicat du travail sexuel (Strass) et d'Act Up, Paris, 2012

Toutes nos émissions ont lieu en direct les mercredis à 18h sur les ondes de radio canut se réécoutent sur les applis de podcast ou ici : https://audioblog.arteradio.com/blog/98875/mayday

Pour les 50 ans de l'occupation de l'église Saint-Nizier, le programme lyonnais est à retrouver ici : https://rebellyon.info/MobilisaitonTDS-manifestation-et-29939

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09.06.2026 à 08:00

Les prisonnier·es anarchistes en Russie et la guerre en Ukraine

Le 12 juin au CICP et le 13 juin à la librairie Publico, retrouvez le collectif Fires of Freedom et l'association Solidarité Free Azat pour discuter de la solidarité avec les prisonnier·es anarchistes en Russie.

Texte intégral (537 mots)

Le 12 juin au CICP et le 13 juin à la librairie Publico, retrouvez le collectif Fires of Freedom et l'association Solidarité Free Azat pour discuter de la solidarité avec les prisonnier·es anarchistes en Russie.

Ce mois de juin, une tournée de présentations et de discussions aura lieu dans plusieurs lieux en France autour des prisonnier·es anarchistes et antifascistes en Russie, de la résistance anti-guerre et de la solidarité avec la société ukrainienne. Dans le cadre de cette tournée, deux discussions auront lieu à Paris :

  • le 12 juin à 19h dans la salle verte du CICP (21 ter, rue Voltaire 75011)
  • le 13 juin à 15h à la librairie Publico (145 rue Amelot, Paris 11e)

Des membres du collectif Fires of Freedom, de l'association Solidarité Free Azat en soutien à Azat Miftakhov et d'ancien·nes prisonnier·es politiques de Russie participeront aux rencontres.

Depuis le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, de nombreux·ses anarchistes et antifascistes russes se sont opposé·es à la guerre — publiquement, à travers des actions de solidarité, de sabotage et d'autres formes de résistance. Pour cela, des dizaines de personnes ont été poursuivies, condamnées à de lourdes peines, et confrontées à la torture et à différentes formes de pression.

Lors de ces rencontres, nous parlerons des prisonnier·es anarchistes et antifascistes en Russie, de la manière dont leurs affaires judiciaires sont liées à la guerre contre l'Ukraine, et des raisons pour lesquelles, pour beaucoup d'entre elleux, la résistance à l'invasion russe est indissociable de la solidarité avec la société ukrainienne.

Nous présenterons plusieurs cas et discuterons des moyens de soutenir les prisonnier·es du régime russe depuis l'Europe. Nous aborderons également la manière dont l'État russe criminalise aujourd'hui le simple soutien aux prisonnier·es.

Pendant chaque événement, il sera possible de faire un don pour soutenir les prisonnier·es anarchistes et antifascistes en Russie, ainsi que d'acheter du merch de solidarité.

12 juin, 19h
Salle verte du CICP
21 ter rue Voltaire, Paris 11e

13 juin, 15h
Librairie Publico
145 rue Amelot, Paris 11e

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09.06.2026 à 08:00

Invitation aux deuxièmes rencontres des bâtisseureuses des terres les 10, 11 et 12 juillet 2026 aux Tanneries II, à Dijon

Les bâtisseureuses des terres sont un réseau créé en 2023 réunissant des personnes ayant une pratique liée au bâtiment et à la construction : travailleuses et travailleurs du BTP, de l'architecture, de l'aménagement, auto-constructeur·ices, artisan·es, squatteur·euses... et qui cherchent à déployer leurs savoirs et compétences avec et pour les luttes.

Texte intégral (1921 mots)

Les bâtisseureuses des terres sont un réseau créé en 2023 réunissant des personnes ayant une pratique liée au bâtiment et à la construction : travailleuses et travailleurs du BTP, de l'architecture, de l'aménagement, auto-constructeur·ices, artisan·es, squatteur·euses... et qui cherchent à déployer leurs savoirs et compétences avec et pour les luttes.

C'est qui et quoi les bâtisseureuses des terres ?

Améliorer les conditions d'habiter ou de travailler, s'opposer concrètement à la bétonisation, aux dynamiques d'artificialisation des milieux, aux dépossessions foncières et matérielles, à l'effacement des vies jugées non légitimes… les actions du réseau prennent des formes diverses : construction de charpentes de manif ou de cabanes en zone à défendre, co-conception de contre-projets, enquêtes et éditions critiques, création d'outils partagés, temps de transmissions de savoirs constructifs, etc.
Notre fonctionnement repose sur des formes souples de coordination, de rencontres et d'actions, qui défendent un rapport au bâtir éloigné des discours experts et des pratiques instituées, en faveur de l'autonomie, de l'entraide, de la subsistance et des formes de vies collectives.

Retrouvez quelques traces des bâtisseureuses des terres par là :

Pourquoi des rencontres ?

Après trois années d'existence, durant lesquelles la coordination, la structuration du réseau et les premiers chantiers nous ont pas mal occupé·es, on avait à cœur d'organiser des rencontres élargies pour créer du lien avec d'autres collectifs et organisations portant et défendant des enjeux similaires aux nôtres.

Ces deux jours seront rythmés par des temps de rencontre, de discussion et de travail autour de thématiques transversales afin de partager des pratiques, construire une culture commune de lutte et faire émerger des solidarités. L'objectif : renforcer les rapports de force face à la domination des majors du BTP, aux politiques violentes et écocidaires d'aménagement du territoire, aux inégalités d'accès au logement et à des conditions de travail dignes pour toustes.

Très honnêtement, au vu du contexte actuel — que nous connaissons toustes bien : extrême-droitisation et ultralibéralisation des discours et des pratiques, dégradation des conditions de travail, privatisation croissante des politiques d'aménagement et de construction, austérité budgétaire, destruction des acquis sociaux, augmentation du nombre de personnes mal logées, le tout dans un silence assourdissant et une ambiance d'impunité quasi totale — il n'a pas été évident de faire des choix, tant sur les enjeux à prioriser et les contenus à mettre au premier plan que sur les personnes que nous souhaitions voir réunies à nos côtés.

On a commencé à établir un premier programme autour de quelques axes thématiques, qui sera étoffé dans les prochaines semaines. Parce que nous ne sommes que des « initiateur·ices » et que nous sommes conscient·es que certains de ces sujets sont bien mieux maîtrisés par certain·es d'entre vous, nous souhaitons construire ce programme de manière partagée. N'hésitez donc pas à nous faire signe si vous avez envie de contribuer à un ou plusieurs des sujets ci-dessous dans vos réponses à ce formulaire !

Que va-t-il se passer ce week-end du 10 au 12 juillet ?

Vendredi 10 juillet
Fin d'après-midi : accueil des participant·es et retours sur les chantiers de maintenance

Samedi 11 juillet

  • matin : plénière de lancement, présentations, ateliers de mise en réseau
  • après-midi  : ateliers thématiques, formations, récits d'enquêtes et de luttes
  • soirée : la fête de la brouette !

Dimanche 12 juillet

  • matin : approfondissements thématiques
  • après-midi : temps d'organisation et rangements collectifs

En amont des rencontres : dix jours de chantiers de maintenance et soutien entre l'Auxois et la métropole Dijonnaise

Plus d'infos sur les chantiers ici !

Qui a-t-on invité à ces rencontres ?

Au sein de la coordo des bâtisseureuses des terres, nous sommes aujourd'hui majoritairement des personnes blanches et/ou ayant suivi une formation en architecture. On ne va pas vous l'apprendre, mais cette relative homogénéité influence forcément notre manière de penser, de travailler et donc, d'organiser ces rencontres. On sait que cela va créer des angles morts et que le format même des rencontres qu'on propose reste situé et pas adapté à toustes. C'est pourquoi on demandera à chaque personne présente d'être attentive aux autres et à ce qui se joue. On fera en particulier attention à ne pas donner plus de valeur aux discours théoriques ou abstraits, à limiter l'usage d'un vocabulaire trop politisé ou universitaire, à expliciter nos références. L'objectif principal étant que chacun·e puisse se sentir légitime à prendre la parole.

Ces rencontres ont vocation à être ouvertes à toutes les personnes qui travaillent ou sont impliquées dans les « mondes du bâtiment », compris au sens large : du BTP à l'auto-construction. Et pour cela, on a conscience qu'il ne suffit pas d'ouvrir la porte et d'attendre que ça se fasse. Pour essayer de lutter, à notre échelle, contre cette reproduction sociale, nous avons fait le choix de mettre en place une sélection en tenant compte de plusieurs critères qui structurent fortement les parcours professionnels et sociaux : le métier ou les activités exercées, le genre, l'origine et la race sociale, ou encore les handicaps.

Pendant les rencontres et en écho avec ces enjeux systemiques, nous serons extrêmement vigilant·es à la distribution de la parole, à la valorisation de l'expertise du vécu vis à vis de l'expertise théorique. Nous encouragerons toute forme de temps en mixité choisie. On souhaite que ces rencontres puissent bousculer certaines habitudes, fassent bouger des positions établies, ouvrent des discussions parfois inconfortables et qu'elles puissent faire de la place aux conflits. À chacun·e, et principalement aux personnes en situation de privilèges et dominations, de faire preuve d'humilité et d'écoute.

Merci par avance pour votre compréhension. On a conscience que cette proposition est loin d'être parfaite, mais elle nous semble essentielle pour tenter de construire un espace de rencontres plus juste et plus accueillant.

Infos logistiques

Lieu
Espace Autogéré des Tanneries
37 Rue des Ateliers, 21000 Dijon

Accès
Depuis la gare de Dijon, tram T2 direction Chenove, arrêt Carraz, puis 5 min à pieds
En voiture depuis A6, A38, A39 et A31
Parking facile dans l'impasse ou dans le quartier

Possibilités de couchages
Un camping sera à disposition sur place
Possibilité de dormir en dur dans les sleeping (dont un mixité choisie) sur le lieu sur demande
Couchage en dur chez des camarades dans la métropole et/ou campagne sur demande

Repas
Une cantine végétarienne sera présente sur toutes les rencontres avec service du déjeuner et du diner. Petits déjeuners autogérés et partagés.

Autogestion
Ces rencontres seront autogérées sur pas mal d'aspects. Un grand tableau sera disposé à l'entrée de l'espace d'activité où chacun·e pourra s'inscrire pour des créneaux de son choix, de la vaisselle à la team bonne ambiance pour la soirée.

Coûts
Les rencontres fonctionneront sur le principe du prix libre pour couvrir les frais liés à l'organisation. Donne ce que tu peux ! Une jauge sur place permettra de se rendre compte collectivement des dépenses et des entrées d'argent, de façon transparente.

Contact

Si tu veux discuter en amont avec nous et/ou que tu as des questions spécifiques écris nous ici : batdtr(at)riseup.net

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09.06.2026 à 08:00

Re-Juin la Chab !

La Chab', qui s'oppose au projet d'autoroute A412 entre Thonon-les-Bains et Machilly, se situe à 15km du G7 (à Évian-les-Bains). Alors on t'invite à venir aider à défendre la Zad et fêter contre le G7 et tous les projets de con de l'État.

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La Chab', qui s'oppose au projet d'autoroute A412 entre Thonon-les-Bains et Machilly, se situe à 15km du G7 (à Évian-les-Bains). Alors on t'invite à venir aider à défendre la Zad et fêter contre le G7 et tous les projets de con de l'État.

Viens à la Chab'ZAD du 8 au 21 Juin pour 2 semaines de festivités festoyantes, d'activités activantes et de chantiers chiants.

La Chab', qui s'oppose au projet d'autoroute A412 entre Thonon-les-Bains et Machilly, se situe à 15km du G7 (à Évian-les-Bains). Alors on t'invite à venir aider à défendre la Zad et fêter contre le G7 et tous les projets de con de l'État !
Au programme, pleins de chantiers, des concerts, des soirées au coin du feu (#H2M) ou des petits matins à la vigie !
La prog précise sera disponible sur zone et publiquement à partir du début des festivités.

Pour 16km de ZAD ! Ni G7, ni A412 !

À bientôt,
CordiACABlement, les Zadistes :)

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09.06.2026 à 08:00

Un film de luttes (documentaire, 1h17)

Documentaire. Réalisation, images et montage : Benoît Maestre. Tv Bruits 2014

Durée : 1h17

Film sous Licence Creative Commons By-NC-Nd 2.0 (ce qui vous autorise à le partager légalement et librement). A VOIR AUSSI SUR TV BRUITS

« Un film de luttes » a été réalisé à partir de sujets tournés pour Tv Bruits.

Un témoignage sur ce qui vit, agit, ne se résigne pas.


Les images ont été filmées entre 2003 et 2014 à Toulouse, et ne sont délibérément ni datées, ni commentées. Parce qu'elles continuent de nous parler au présent.

Sans papiers, sans abris, conducteurs de trains en grève, handicapés en lutte, artistes squatteurs, habitants de bâtiments réquisitionnés...

Ils s'indignent, résistent, doutent, se relèvent, aiment, fraternisent, et se confrontent encore et encore aux pouvoirs…

Du cinéma militant.

Tv Bruits est une (web) télévision associative, basée en Midi-Pyrénées, alternative et engagée.
tvbruits.org

Contacts :
Tv Bruits : contact/-arobase-/tvbruits.org
Benoît Maestre : bnmae/-arobase-/yahoo.fr
lucioleprod.fr

POUR TELECHARGER LE FILM :

Un Film de luttes - Mp4 -700 Mo
http://vimeo.com/92213861/download?t=1398095682&v=245391583&s=18bf401eeac1216409c051181674771c


Un Film de luttes - HD Mp4 - 1,4 Go

http://vimeo.com/92213861/download?t=1398095682&v=245391588&s=26542486abd48123e9f230b7896ac10e

Texte intégral (652 mots)

Documentaire. Réalisation, images et montage : Benoît Maestre. Tv Bruits 2014

Durée : 1h17

Film sous Licence Creative Commons By-NC-Nd 2.0 (ce qui vous autorise à le partager légalement et librement). A VOIR AUSSI SUR TV BRUITS

« Un film de luttes » a été réalisé à partir de sujets tournés pour Tv Bruits.

Un témoignage sur ce qui vit, agit, ne se résigne pas.


Les images ont été filmées entre 2003 et 2014 à Toulouse, et ne sont délibérément ni datées, ni commentées. Parce qu'elles continuent de nous parler au présent.

Sans papiers, sans abris, conducteurs de trains en grève, handicapés en lutte, artistes squatteurs, habitants de bâtiments réquisitionnés...

Ils s'indignent, résistent, doutent, se relèvent, aiment, fraternisent, et se confrontent encore et encore aux pouvoirs…

Du cinéma militant.

Tv Bruits est une (web) télévision associative, basée en Midi-Pyrénées, alternative et engagée.
tvbruits.org

Contacts :
Tv Bruits : contact/-arobase-/tvbruits.org
Benoît Maestre : bnmae/-arobase-/yahoo.fr
lucioleprod.fr

POUR TELECHARGER LE FILM :

Un Film de luttes - Mp4 -700 Mo
http://vimeo.com/92213861/download?t=1398095682&v=245391583&s=18bf401eeac1216409c051181674771c


Un Film de luttes - HD Mp4 - 1,4 Go

http://vimeo.com/92213861/download?t=1398095682&v=245391588&s=26542486abd48123e9f230b7896ac10e

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09.06.2026 à 08:00

Soirée pour les libertés / lancement du livre « Faire taire la rue »

À l'occasion de la publication du livre Faire taire la rue. Le cas de l'interdiction des manifestations de soutien à la cause palestinienne (éd. du Bord de l'eau), ouvrage porté par la LDH (Ligue des droits humains ou Ligue des droits de l'Homme), une soirée pour la défense des libertés aura lieu le 16 juin 2026 au Consulat Voltaire.

Lire la suite (463 mots)

À l'occasion de la publication du livre Faire taire la rue. Le cas de l'interdiction des manifestations de soutien à la cause palestinienne (éd. du Bord de l'eau), ouvrage porté par la LDH (Ligue des droits humains ou Ligue des droits de l'Homme), une soirée pour la défense des libertés aura lieu le 16 juin 2026 au Consulat Voltaire.

Après une présentation des activités de l'Observatoire parisien des libertés publiques et avant un moment festif, une table ronde permettra d'introduire l'ouvrage et de faire un point sur la situation des libertés en France, afin d'ouvrir une discussion avec la salle. Atteintes à la liberté d'expression, dévoiement de la lutte contre l'antisémitisme, mesures d'exception, islamophobie, décrochage démocratique, instrumentalisation de l'ordre public pour « faire taire la rue »… L'analyse des politiques liberticides contemporaines s'accompagnera de réflexions sur les moyens de lutter pour résister et faire valoir un idéal de société fondé sur la protection des droits et libertés.

Venez nombreuses et nombreux pour prendre un verre, dîner (cantine Sababa), faire la fête, découvrir le livre, rencontrer les militant∙es, les intervenant∙es, et débattre afin d'œuvrer ensuite ensemble à l'avènement d'une société plus juste !

Table ronde avec Nathalie Tehio (présidente de la LDH), Lucas Lévy-Lajeunesse (membre de la LDH, auteur de l'ouvrage), Marion Ogier (avocate, membre de la LDH), Thomas Giraud (juge administratif, président du syndicat JACI – Justice administrative collective et indépendante) et Noé Wagener (professeur de droit public à Paris-Est).

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08.06.2026 à 18:00

Rassemblement contre le colonialisme chimique, justice pour les victimes du chlordécone et de l'agent orange

Le samedi 20 juin à 14h à Bastille (Paris), DSAVEC et le Collectif Vietnam Dioxine qui luttent pour obtenir justice et réparations à la suite de l'empoisonnement au chlordécone en Guadeloupe et en Martinique et à l'agent orange au Vietnam, Cambodge et Laos, joignent leur force pour organiser un rassemblement contre le colonialisme chimique et pour une écologie décoloniale.

Texte intégral (557 mots)

Le samedi 20 juin à 14h à Bastille (Paris), DSAVEC et le Collectif Vietnam Dioxine qui luttent pour obtenir justice et réparations à la suite de l'empoisonnement au chlordécone en Guadeloupe et en Martinique et à l'agent orange au Vietnam, Cambodge et Laos, joignent leur force pour organiser un rassemblement contre le colonialisme chimique et pour une écologie décoloniale.

20 juin : justice pour les victimes du chlordécone et de l'agent orange !

Le samedi 20 juin à Bastille (Paris), Diasporas Solidaires Avec les Victimes de l'Empoisonnement Colonial et le Collectif Vietnam Dioxine qui luttent pour obtenir justice et réparations à la suite de l'empoisonnement au chlordécone en Guadeloupe et en Martinique et à l'agent orange au Vietnam, Cambodge et Laos, joignent leur force pour organiser un rassemblement contre le colonialisme chimique et pour une écologie décoloniale.

Le 16 juin aura lieu l'audience du procès en Cassation de Tran To Nga contre les firmes ayant produit ou commercialisé l'agent orange. Pour rappel, intenté depuis 2014, le procès en première instance au Tribunal d'Evry en 2021 s'est soldé par un rejet de la plainte, confirmé par la Cour d'Appel de Paris en 2024. Ce pourvoi en cassation constitue la dernière chance pour Tran To Nga de condamner Monsanto, Dow Chemical et (les autres compagnies) cie, et rendre justice pour les 3 millions de victimes au Vietnam, Cambodge et au Laos.

Également, le 22 juin, la cour d'appel de Paris rendra sa décision sur l'appel formé contre l'ordonnance de non-lieu du 2 janvier 2023 dans l'affaire pénale dite de la « pollution au chlordécone », ouverte notamment pour empoisonnement, mise en danger de la vie d'autrui et administration de substances nuisibles. Après plus de quinze ans d'instruction, ce non-lieu a été vécu comme un véritable déni de justice par les populations de Guadeloupe et de Martinique. Alors que l'empoisonnement des terres, des eaux, de l'alimentation et des corps est documenté, aucune responsabilité pénale n'a, à ce jour, été reconnue. L'extension récente de la Charte sociale européenne aux outre-mer oblige désormais l'État français à assumer juridiquement ce scandale sanitaire, environnemental et colonial.

Nous exigeons reconnaissance, justice et réparations, pour toutes les victimes du chlordécone et de l'agent orange !

RDV le samedi 20 juin à 14h, place de la Bastille, à Paris !

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08.06.2026 à 13:12

Rebellyon, les débuts du plus rebelle des sites web // une émission de Minuit Décousu

1h d'émission pour faire un saut radiophonique dans les années 2000 à Lyon et retracer l'histoire du site Rebellyon.info, contre modèle historique d'Indymedia dont les pérégrinations mèneront en 2013 au lancement du réseau Mutu auquel Paris luttes contribue !

Texte intégral (598 mots)

1h d'émission pour faire un saut radiophonique dans les années 2000 à Lyon et retracer l'histoire du site Rebellyon.info, contre modèle historique d'Indymedia dont les pérégrinations mèneront en 2013 au lancement du réseau Mutu auquel Paris luttes contribue !

Minuit Décousu, c'est une émission de création sonore/documentaire de nuit sur Radio Canut (Lyon et alentours) et Cause Commune (Paris/IDF). Semaine après semaine pendant une heure, on en découd avec la nuit et on tire le fils de sons, de textes, d'archives et de voix qui s'entremêlent. Cette semaine, à l'occasion des 20 ans du site rebellyon.info , on a fait chauffer nos micros pour retracer l'histoire du site !

A Canut et plus encore à Minuit Décousu c'est un site qu'on consulte pas mal et sur lequel on relaie nos émissions. Pour fêter ses 20 piges à notre manière on est allé'es voir trois camarades qui nous ont raconté les débuts de Rebellyon. Ce sont eux qui nous replongent au début des années 2000 à Lyon, où les réseaux sociaux n'existent encore que très marginalement et où l'on consulte les annonces des prochaines manifs à la radio, ou sur les portes des librairies du mouvement libertaire la Gryffe et de la Plume Noire. Du choix de construire un modèle alternatif à Indymedia aux aventures rocambolesque de serveurs bougeant de squat en squat jusqu'à l'élargissement du modèle Rebellyon et la création du réseau mutu.info, on a compilé ça en une heure de radio pour écouter cette belle page d'histoire des médias anti-autoritaires.

L'émission s'écoute ici ou sur toutes les applis de podcast. Bonne écoute ! 🎧

Épisode #221 Rebellyon, les débuts du plus rebelle des sites web

Minuit Décousu, le 23h-00h de création sonore/documentaire sur Radio Canut tous les mardis soirs et en rediff' sur Cause Commune à Paris/IDF 📻
En podcast ici ou sur toutes les autres applications de podcast :
https://audioblog.arteradio.com/blog/139527/minuit-decousu

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08.06.2026 à 08:00

Rencontre avec l'Intercollectif des Sans-Papiers, Martine El Ouardi et Anne Volery

Anne Volery, Martine El Ouardi et des membres du Collectif des jeunes du parc de Belleville et de la Coordination 75 des sans-papiers seront les invité-es de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris) le 23 juin à 19h30 pour nous parler de leurs luttes et des livres « L'heure est grave ! » paru aux éditions Terres de Feu et « Personne n'est illégal », une auto-édition.

Texte intégral (546 mots)

Anne Volery, Martine El Ouardi et des membres du Collectif des jeunes du parc de Belleville et de la Coordination 75 des sans-papiers seront les invité-es de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris) le 23 juin à 19h30 pour nous parler de leurs luttes et des livres « L'heure est grave ! » paru aux éditions Terres de Feu et « Personne n'est illégal », une auto-édition.

Présentation de "L'heure est grave !" :

Le Collectif des Jeunes du Parc de Belleville est le nom d'un combat. Après un long périple qui les mène en France, ces mineurs dits « non accompagnés » se retrouvent face à l'État, ses institutions, son silence, sa répression.
Martine El Ouardi, chercheuse en sciences sociales, raconte cette histoire - leur histoire - en les impliquant dans le processus d'écriture. En prenant part aux occupations, dont celles de la Maison des Métallos et de la Gaîté Lyrique, une impressionnante capacité d'auto-organisation se déploie face à l'adversité : négociations avec la mairie, expulsions... mais aussi des victoires pour la dignité, la reconnaissance de leur droit à vivre, à accéder aux soins, à étudier.

Présentation de "Personne n'est illégal" :

Depuis le mouvement des sans-papiers de 1996, qui a vu notamment l'occupation de l'église Saint-Bernard, le mouvement s'est structuré au sein de collectifs et de coordinations de collectifs. Leurs revendications : la régularisation de tous les sans-papiers, la liberté de circulation et la liberté d'installation. Ce qui les pousse à agir : sortir de l'aliénation du travail au noir, échapper à l'arbitraire des préfectures et à la peur des contrôles policiers.

À travers les photographies et la parole des délégués de la CSP75 et de l'Intercollectif Ile-de-France, ce livre donne à voir et à entendre une lutte continue pour des droits mais aussi les acteur.ice.s de cette lutte. Les photographies, exclusivement prises en manifestations entre 2020 et 2025, permettent de voir évoluer un collectif formé d'individualités ; elles montrent la nécessité de la lutte qui se lit dans les regards, et la force que donne l'action collective. Les entretiens permettent de comprendre cette lutte et ses enjeux actuels.

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08.06.2026 à 08:00

Rencontre autour du livre « Déborder Bolloré »

La librairie les Jours Heureux est heureuse d'accueillir deux contributrices de l'ouvrage « Déborder Bolloré » : Clara Pacotte (autrice, éditrice, chercheuse et éditrice) et Pascale Obolo (éditrice, réalisatrice, organisatrice de foires).

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La librairie les Jours Heureux est heureuse d'accueillir deux contributrices de l'ouvrage « Déborder Bolloré » : Clara Pacotte (autrice, éditrice, chercheuse et éditrice) et Pascale Obolo (éditrice, réalisatrice, organisatrice de foires).

La librairie les Jours Heureux est heureuse d'accueillir deux contributrices de l'ouvrage « Déborder Bolloré » : Clara Pacotte (autrice, éditrice, chercheuse et éditrice) et Pascale Obolo (éditrice, réalisatrice, organisatrice de foires).
Ce sera l'occasion d'échanger sur la chaîne du livre, afin de mieux comprendre son fonctionnement, ses rouages, et ses failles.

L'enjeu de cette rencontre est tout d'abord de comprendre le système de production du livre, ainsi que ses mécanismes de concentration - et d'extrême-droitisation. Quel modèle économique structure le monde du livre ? Qui profite de cette industrie ? Hachette occupe à lui-seul 40% du marché du livre : comment Bolloré a construit son monopole ? Comment fabriquer et diffuser des contre-récits, féministes, queer et antiracistes ?
Il nous semble essentiel de nous éclairer collectivement sur cette chaîne de production complexe, pour pouvoir lutter au mieux.

Que pouvons-nous faire ?
Nous ne cherchons pas uniquement à penser au débordement de Bolloré : nos questionnement dépassent cet unique milliardaire fasciste. En effet, 4 groupes (Hachette, Editis, MediaParticipation et Madrigall) détiennent environ 70% du marché du livre. Face à cette concentration, il s'agit de réfléchir globalement à nos muliples moyens d'action, en tant qu'éditeurICE, librare, clientEs, etc.

Retrouvons-nous le vendredi 12 juin à 19h, à la librairie les Jours heureux, pour en parler et nous organiser !

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08.06.2026 à 08:00

Du 12 au 15 juin : Weekend de mobilisation contre EUROSATORY, salon mondial de la guerre et de l'oppression des peuples

Du 15 au 19 juin, Eurosatory, l'un des plus grands salons d'armement au monde, va se tenir à Villepinte, en Seine-Saint-Denis. Pour nos luttes et nos conditions d'existence, en solidarité avec les résistances des peuples du monde entier, ne les laissons pas faire !

Texte intégral (532 mots)

Du 15 au 19 juin, Eurosatory, l'un des plus grands salons d'armement au monde, va se tenir à Villepinte, en Seine-Saint-Denis. Pour nos luttes et nos conditions d'existence, en solidarité avec les résistances des peuples du monde entier, ne les laissons pas faire !

Retrouvons-nous à la veille de l'ouverture du salon pour un weekend de rencontres et de lutte, anti-guerre et populaire 💥💥

Vendredi 12 juin à Paris
Manifestation contre le Pacte Asile & Migration et le Règlement Retour - 17h - République

Samedi 13 juin à Saint-Denis
Pour une journée de rencontres, discussions, formations et de mobilisation antimilitariste
Tables rondes :

  • 10h-12h : « Travail, famille, patrie » : Lutter contre la militarisation et la fascisation au travail, à l'école et dans les quartiers populaires
  • 17h30-19h30 : Face aux empires, la résistance comme avenir. Palestine, Soudan, Iran

Dimanche 14 juin à Paris
Pride Radicale anti-guerre et contre les génocides. Pour la dignité de tous.tes les migrant.es et une décolonisation globale
plus d'infos sur instagram : @prideradicale.paris

Lundi 15 juin à Villepinte
Rassemblement à l'ouverture du salon Eurosatory
9h - Parc des expositions de Villepinte - RER B

Plus d'infos sur :
guerrealaguerre.net
t.me/guerrealaguerre
@guerre.alaguerre (accès sans compte instagram : @guerre.alaguerre)

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07.06.2026 à 18:00

1934 : Emma Goldman explique pourquoi la dictature bolchevik n'a rien à voir avec le communisme

Parution sur infokiosques.net d'une brochure constituée principalement de la traduction du texte d'Emma Goldman « Il n'y a pas de communisme en Russie », dans lequel elle fait le bilan de 17 années de régime bolchevik.

Texte intégral (2775 mots)

Parution sur infokiosques.net d'une brochure constituée principalement de la traduction du texte d'Emma Goldman « Il n'y a pas de communisme en Russie », dans lequel elle fait le bilan de 17 années de régime bolchevik.

Il y a cent ans, en 1917, la Russie vivait une des années les plus importantes de son histoire, avec entre février et octobre une insurrection populaire, la grève générale, la chute du régime tsariste, l'auto-organisation à travers le pays puis la prise de pouvoir en mode coup d'État par les bolcheviks.

Moins de vingt ans plus tard, Emma Goldman expose pourquoi il n'y a pas de communisme en Russie, en quoi parler de « communisme » à propos du régime bolchevik dans la Russie de l'après-révolution de 1917 est plus qu'un abus de langage mais carrément un mensonge. Ayant passé deux ans en Russie en 1920-1921, elle puise dans son expérience personnelle et dans des informations obtenues dans les années 1920-1930 pour jeter un regard lucide sur l'imposture « communiste » de la dictature bolchevique.

Écrit en anglais en 1934 sous le titre « Communism : Bolshevist and Anarchist, A Comparison », le texte « There is No Communism in Russia » a été publié dans The American Mercury, vol. XXXIV, en avril 1935. Il s'agit d'une version épurée du texte initial, celui-ci ayant été tronqué par l'éditeur, créant le mécontentement d'Emma Goldman. Mais l'article original semblant désormais introuvable, c'est une traduction de la version tronquée que vous vous apprêtez à lire.

Publié sous forme de brochure avec quelques extraits de l'autobiographie d'Emma Goldman Living My Life, le texte « Il n'y a pas de communisme en Russie » est intégralement lisible et téléchargeable sur infokiosques.net. Il est disponible au format PDF en version cahier A5 imprimable et version page par page (à lire sur l'écran) aussi bien en anglais qu'en français.

★ Extraits :

De manière générale, le communisme est l'idéal d'égalité et de fraternité humaine. Il considère l'exploitation de l'humain par l'humain comme la source de tout esclavage et de toute oppression. Il maintient que l'inégalité économique mène à l'injustice sociale et est l'ennemie du progrès moral et intellectuel. Le communisme vise à créer une société sans classes, résultant de la mise en commun des moyens de production et de distribution. Il enseigne que ce n'est que dans une société solidaire et sans classes que l'humain peut jouir de la liberté, de la paix et du bien-être.

(...)

Mon objectif, ici, était de comparer l'idée de communisme avec sa mise en application dans la Russie soviétique, mais à y regarder de plus près il s'agit d'une tâche impossible. En réalité, il n'y a pas de communisme en URSS [1]. Là-bas, pas un seul principe communiste, pas un seul élément de ses enseignements n'est appliqué par le Parti communiste.

(...)

Tout d'abord, il est nécessaire de considérer l'idée fondamentale qui sous-tend le prétendu communisme des bolcheviks. Il est clair que celle-ci est centralisée, autoritaire, fondée presque exclusivement sur la coercition gouvernementale, sur la violence. Ce n'est pas le communisme de l'association volontaire, c'est un communisme étatique obligatoire. Cela doit être gardé en mémoire pour comprendre la méthode que l'État soviétique utilise pour mettre en oeuvre ses projets et donner l'impression que ceux-ci sont communistes.

(...)

En Russie, ni la terre, ni la production, ni la distribution ne sont socialisées. Tout est nationalisé et appartient au gouvernement, exactement comme la Poste aux États-Unis ou les chemins de fer en Allemagne ou dans d'autres pays européens. Il n'y a rien de communiste là-dedans.

Le reste de la structure économique de l'URSS n'est pas plus communiste que la terre ou les moyens de production. Toutes les sources d'existence sont la propriété du gouvernement central ; celui-ci a le monopole absolu du commerce extérieur ; les imprimeries appartiennent à l'État, tous les livres, toutes les feuilles de papier imprimé sont des publications du gouvernement. Pour résumer, le pays entier et tout ce qu'il contient sont la propriété de l'État, comme quand aux temps anciens tout était propriété de la Couronne impériale de Russie. Les quelques biens qui ne sont pas nationalisés, comme certaines vieilles maisons délabrées à Moscou, par exemple, ou de petits magasins miteux disposant d'un misérable stock de cosmétiques, sont uniquement tolérés, à tout moment ils peuvent être saisis par simple décret du gouvernement.

Une telle situation relève du capitalisme d'État, il serait grotesque d'y déceler quoi que ce soit de communiste.

(...)

L'essence du communisme, même de type coercitif, est l'absence de classes sociales. L'introduction de l'égalité économique en constitue la première étape. Telle a été la base de toutes les philosophies communistes, même si elles diffèrent entre elles sur d'autres aspects. Leur objectif commun était d'assurer la justice sociale ; toutes affirmaient qu'on ne pouvait parvenir à la justice sociale sans établir l'égalité économique. Même Platon, qui prévoyait l'existence de différentes catégories intellectuelles et morales dans sa République, s'était prononcé en faveur de l'égalité économique absolue, les classes dirigeantes ne devant pas y jouir de privilèges ou de droits plus importants que ceux situés en bas de l'échelle sociale.

Au risque de me voir condamnée pour avoir dit toute la vérité, je dois affirmer sans équivoque et sans réserve que la Russie soviétique représente le cas exactement opposé. Le bolchevisme n'a pas aboli les classes en Russie : il a simplement inversé leurs relations antérieures. En fait, il a même multiplié les divisions sociales qui existaient avant la Révolution.

Quand je suis arrivée en Russie en janvier 1920, j'ai découvert d'innombrables catégories économiques, fondées sur les rations alimentaires distribuées par le gouvernement. Le marin recevait la meilleure ration, supérieure en qualité, en quantité et en variété à la nourriture que mangeait le reste de la population. C'était l'aristocrate de la Révolution ; sur le plan économique et social, il était considéré universellement comme appartenant aux nouvelles classes privilégiées. Après lui, venait le soldat, l'homme de l'Armée rouge, qui recevait une ration bien moindre, notamment avec moins de pain. Puis venait l'ouvrier travaillant dans l'industrie militaire ; enfin venaient les autres ouvriers, eux-mêmes divisés en ouvriers qualifiés, artisans, manœuvres, etc. Chaque catégorie recevait un peu moins de pain, de matières grasses, de sucre, de tabac et des autres produits (lorsqu'il y en avait). Les membres de l'ancienne bourgeoisie, classe officiellement abolie et expropriée, appartenaient à la dernière catégorie économique et ne recevaient pratiquement rien. La plupart d'entre eux ne pouvaient avoir ni travail ni logement - et personne ne se souciait de la façon dont ils allaient survivre - sans se mettre à voler ou à rejoindre les armées contre-révolutionnaires ou les bandes de pillards.

La possession d'une carte rouge, prouvant l'appartenance au Parti communiste, permettait de se placer au-dessus de toutes ces catégories. Chaque membre du Parti communiste bénéficiait d'une ration spéciale, pouvait manger dans la stolovaya [2] du Parti et avait le droit, surtout s'il était recommandé par un responsable plus élevé, à des sous-vêtements chauds, des bottes en cuir, un manteau de fourrure ou d'autres articles de valeur. Les bolcheviks les plus éminents disposaient de leurs propres restaurants, auxquels les membres ordinaires du Parti n'avaient pas accès. A l'Institut Smolny, qui abritait alors le quartier général du gouvernement de Petrograd [3], il existait deux restaurants, un pour les communistes les mieux placés, un autre pour ceux d'importance moindre. Zinoviev, alors président du soviet de Petrograd et véritable autocrate du District du Nord, ainsi que d'autres membres du gouvernement prenaient leurs repas chez eux, à l'Astoria, autrefois le meilleur hôtel de la ville, devenu la première Maison du soviet, où ils vivaient avec leurs familles.

Plus tard, je constatais la même situation à Moscou, Kharkov, Kiev, Odessa - partout dans toute la Russie soviétique.

Voilà ce qu'était le « communisme » bolchevik. Ce système a eu des conséquences désastreuses, causant de l'insatisfaction, du ressentiment et de l'antagonisme à travers le pays, provoquant des sabotages dans les usines et les campagnes, des grèves et des révoltes...

(...)

La Révolution russe était un bouleversement social au sens le plus profond : sa tendance fondamentale était libertaire, son but essentiel était l'égalité économique et sociale. Bien avant les journées d'octobre-novembre 1917, le prolétariat urbain avait commencé à s'emparer des ateliers, des boutiques et des usines, pendant que les paysans expropriaient les grandes propriétés et mettaient en commun les terres. Le développement continu de la Révolution dans une direction communiste dépendait de l'unité des forces révolutionnaires et de l'initiative directe, créatrice, des masses laborieuses. Les gens étaient enthousiasmés par les grands objectifs qu'ils avait devant eux ; ils s'appliquaient passionnément, énergiquement, à reconstruire une nouvelle société. Seuls ceux qui avaient été exploités pendant des siècles étaient capables de trouver librement le chemin vers une société nouvelle, régénérée.

Mais les dogmes bolcheviks et l'étatisme « communiste » ont constitué un obstacle fatal aux activités créatrices des gens. La caractéristique fondamentale de la psychologie bolchevik est sa méfiance envers les masses. Leurs théories marxistes, en concentrant exclusivement le pouvoir entre les mains du Parti, aboutirent rapidement à la destruction de toute coopération révolutionnaire, à l'élimination brutale et arbitraire des autres partis et mouvements politiques. Les tactiques bolcheviks ont abouti à l'éradication systématique du moindre signe de mécontentement, à l'étouffement des critiques et à l'écrasement des opinions indépendantes, des efforts et des initiatives populaires. La dictature communiste, avec son extrême centralisation mécanique, a frustré les activités économiques et industrielles du pays. Les masses étaient démunies de la possibilité de façonner les politiques de la Révolution et ne pouvaient même pas prendre part à l'administration de leurs propres affaires. Les syndicats ont été gouvernementalisés et transformés en transmetteurs des ordres de l'État. Les coopératives populaires - ces nerfs vitaux de la solidarité active et de l'entraide entre villes et campagnes - ont été liquidées. Les soviets de paysans et d'ouvriers ont été vidés de leur contenu et transformés en comités obéissants. Le gouvernement a monopolisé chaque phase de la vie. Une machine bureaucratique a été créée, épouvantable par son inefficacité, sa corruption et sa brutalité. La Révolution était séparée des gens, condamnée à périr ; et au-dessus de tous planait le redoutable glaive de la terreur bolchevik.

Tel était le « communisme » des bolcheviks au cours des premières étapes de la Révolution.

(...)

Il y a davantage de classes dans la Russie soviétique d'aujourd'hui que dans celle de 1917, et que dans la plupart des autres pays du monde. Les bolcheviks ont créé une énorme bureaucratie soviétique qui jouit de privilèges spéciaux et d'une autorité presque illimitée sur les masses ouvrières et paysannes. Au-dessus de cette bureaucratie se trouve une classe encore plus privilégiée, celle des « camarades responsables », la nouvelle aristocratie soviétique.

(...)

La dictature est devenue une nécessité absolue pour la survie du régime. Car là où règnent un système de classes et l'inégalité sociale, l'État doit recourir à la force et à la répression. La brutalité d'une telle situation est toujours proportionnelle à l'amertume et au ressentiment qu'éprouvent les masses. C'est pourquoi la terreur gouvernementale est plus forte en Russie soviétique que n'importe où ailleurs dans le monde civilisé actuel, parce que Staline doit vaincre et réduire en esclavage une centaine de millions de paysans tenaces.


Un autre texte d'Emma Goldman, « Un an au pénitencier de Blackwell's Island », extrait de son autobiographie, a également été publié sous forme de brochure sur infokiosques.net. Emma Goldman y narre sa première année d'emprisonnement au pénitencier de Blackwell's Island, à New York.


[1] Union des Républiques socialistes soviétiques.

[2] Cantine.

[3] L'Institut Smolny est un édifice palladien de Saint-Pétersbourg. Pendant la Révolution russe de 1917, il a été choisi par Lénine comme quartier général des bolcheviks et a été la résidence de Lénine pendant plusieurs mois, jusqu'au moment où le gouvernement soviétique a été déplacé au Kremlin de Moscou. Après cela, l'Institut Smolny devint le siège de la section locale du Parti communiste, dans les faits l'Hôtel de Ville de Petrograd puis de Léningrad - noms successivement portés par Saint-Pétersbourg avant 1991.

Cet article a été publié la première fois sur Paris-Luttes.info fin juin 2017.

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