23.05.2026 à 08:00
En amont des deuxièmes rencontres des bâtisseureuses des terres, plus d'une quinzaine de chantiers auront lieu dans différents coins, de Dijon à l'Auxois, auxquels vous êtes touxtes convié·exs !
En amont des deuxièmes rencontres des bâtisseureuses des terres, plus d'une quinzaine de chantiers auront lieu dans différents coins, de Dijon à l'Auxois, auxquels vous êtes touxtes convié·exs !
Ces temps coordonnés de chantiers seront l'occasion de célébrer ce réseau de lieux autonomes d'accueil et d'activité, de partager des manières de faire anti-capitalistes et émancipatrices, de renforcer les liens déjà existants au sein de cette communauté de communs et, pour certain·exs, de découvrir le coin.
On veut que ces chantiers s'inscrivent dans des façons féministes de faire du chantier (et la vie !) autant que dans des formes d'attentions dévalidistes et autres formes de dominations que les chantiers peuvent véhiculer. Aussi, on aimerait participer à déhiérarchiser l'importance parfois donnée à des formes de chantiers vis-à-vis d'autres, d'où l'orientation « maintenance & soutien » donnée aux chantiers. On a questionné différents lieux sur leurs besoins actuels et plusieurs propositions de chantiers ont émergé.
Sauf mention contraire, les chantiers se dérouleront du mercredi 1er au jeudi 9 juillet. Pour vous inscrire, merci d'envoyer un email à batdtr-chantiers@riseup.net en précisant vos envies de chantier, vos besoins particuliers, les compétences vous pouvez partager et une façon de vous contacter (ces infos resteront confidentielles). Au besoin, nous nous chargerons de rééquilibrer les inscriptions entre les différents lieux. Les détails pratiques vous seront ensuite transmis par les référent·exs de chaque chantier.
Aussi, pour celleux qui seraient moins motivé·exs par l'idée de manier la scie que le stylo, on vous propose de participer aux mises en récit de ce grand moment collectif de chantier : jetez un œil à la fin de cette invitation ! Et enfin, pour celleux qui aimeraient venir aux deuxièmes rencontres des bâtisseureuses des terres, dans la foulée des chantiers, le formulaire d'inscription est ici ;)
Chantiers au Quartier libre des Lentillères
➔ Mise en sécurité et retape d'une ruine
➔ Extension du Foufournil, le fournil collectif
➔ Création d'une pédo-épuration
➔ Extension d'un sleeping (après les rencontres)
Chantiers à l'Espace Autogéré des Tanneries II
➔ Entretien, maintenance et préparation du lieu
➔ Grand rangement et nettoyage (après les rencontres)
Chantiers à la Quincaillerie
➔ Réfection et peinture des fenêtres en bois
➔ Suite du démontage de la passerelle
➔ Entrée et toiture du cinéma
➔ Petits chantiers électricité et plomberie.
Chantiers à la brasse
➔ Démoussage des toitures
➔ Grands débarras des plateaux
➔ Suites du chantier Crue, cave, capillarité
➔ Soin de la sauna & nail-art
Chantiers ailleurs
➔ À la Bella Verde
➔ Préparatifs de la Pride rurale
➔ À l'Ardoise (après les rencontres)

Le détail des chantiers et bien plus est sur dijoncter.info ;)
22.05.2026 à 09:24
Pas de rendez-vous, dossiers bloqués, renouvellements tardifs, OQTF, contrôles au faciès... La préfecture du Val-de-Marne fabrique aussi des sans-papiers ! Manifestation vendredi 22 mai à partir de 16h.
Pas de rendez-vous, dossiers bloqués, renouvellements tardifs, OQTF, contrôles au faciès... La préfecture du Val-de-Marne fabrique aussi des sans-papiers ! Manifestation vendredi 22 mai à partir de 16h.

A la préfecture du Val-de-Marne, les maltraitances, c'est :
La préfecture du Val-de-Marne, c'est aussi :
C'est encore et toujours silence radio !
Pas de réponses aux demandes des usagers sur l'état de leur dossier, pas d'interlocuteur pour savoir où on en est ! Associations et syndicats ne sont pas mieux lotis. Malgré ses engagements pris en octobre dernier, le préfet n'a plus reçu de délégation, ni en décembre, ni après !
Vendredi 22 mai à 16h
Départ : Devant Derichebourg, 51 rue des mèches - 94000 Créteil - Gare de Vert-de-Maison RER D ou Métro Créteil-Université Ligne 8
manif en direction de la Préfecture de Créteil
22.05.2026 à 08:00
Une histoire de l'émergence du patriarcat moderne, et donc de « l'accumulation primitive » d'éléments constitutifs du patriarcat capitaliste, autour de Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive, à l'occasion de sa republication aux éditions Entremonde/Senonevero – avec son traducteur, Julien Guazzini, et un éditeur des éditions Entremonde, Pablo.
Une histoire de l'émergence du patriarcat moderne, et donc de « l'accumulation primitive » d'éléments constitutifs du patriarcat capitaliste, autour de Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive, à l'occasion de sa republication aux éditions Entremonde/Senonevero – avec son traducteur, Julien Guazzini, et un éditeur des éditions Entremonde, Pablo.
Avec une présentation de l'édition française et de sa traduction, une présentation de Silvia Federici, et surtout une présentation des grandes thèses de l'ouvrage : écrasement des révoltes millénaristes des paysans aux 14e-15e siècles, puis contre-révolution des groupes dominants, notamment au travers d'une prise de contrôle de la reproduction, d'une réification idéologique du corps, d'une chasse aux sorcières meurtrière, des enclosures, de la première colonisation, et enfin d'une criminalisation de la contraception, de l'avortement, de l'infanticide et de la prostitution [1re partie, 40 minutes].

Cette présentation est suivie d'une discussion critique des thèses de l'ouvrage, en termes de rigueur historique, de périodisation du capitalisme (avec une absence de conceptualisation de l'Ancien Régime comme société distincte du féodalisme et du capitalisme) et du « patriarcat salarié », de définition du capitalisme, d'espace d'émergence du capitalisme, de lien entre capitalisme et première colonisation, de lien entre « l'accumulation primitive » historique et des phénomènes contemporains, de lien entre enclosures et chasses aux sorcières, et enfin d'idéologie altercapitaliste des communs [2e partie, 40 minutes].

PS : Publié à l'origine sur le site http://www.sortirducapitalisme.fr/.
22.05.2026 à 08:00
Manifestation contre le projet d'incinérateur Thermo-sur-Seine. Départ à 10h30 le dimanche 31 mai devant l'école Dulcie September (allée chanteclair) à Ivry-sur-Seine, en direction du quartier des Ardoines, à Vitry-sur-Seine, lieu du futur projet d'incinérateur.
Manifestation contre le projet d'incinérateur Thermo-sur-Seine. Départ à 10h30 le dimanche 31 mai devant l'école Dulcie September (allée chanteclair) à Ivry-sur-Seine, en direction du quartier des Ardoines, à Vitry-sur-Seine, lieu du futur projet d'incinérateur.
Rejoins les collectifs ACID (Vitry), 3R (Ivry), ALIC (Créteil) et les Soulèvements de la Terre Paris-Sud contre un projet absurde, dangereux et anti-démocratique.
Quel est ce projet ? - La chaufferie Thermo-sur-Seine, qui serait implantée dans le quartier des Ardoines à Vitry-sur-Seine, est destinée à produire de la chaleur en brûlant des résidus de bois peints, des textiles ou encore des déchets aux composants multiples non-recyclables (appelés bois B ou combustibles solides de récupération (CSR)).
Le Val-de-Marne, un territoire servant - Cette usine alimenterait le réseau de chaleur urbain de Paris, faisant de Vitry-sur-Seine et ses environs un territoire à la solde de la capitale dans lequel on exporte la pollution. Nous refusons cette injustice sur un territoire qui brûle déjà deux fois plus de déchets par habitant·e que dans le reste de l'Île-de-France !
Une menace pour la santé publique - Les incinérateurs émettent des dioxines cancérigènes, des polluants éternels (PFAS, ...) et des métaux lourds, retrouvés en quantité importante dans les sols, l'air et la végétation à leurs abords. Ajouter du bois accentue la pollution aux particules ultra-fines, responsable de 6 000 décès en 2019 en Île-de-France. Ceci entre en contradiction profonde avec la volonté de densifier l'habitat dans le quartier des Ardoines (20 000 nouvelles personnes attendues).
Une bataille juridique est aussi en cours devant la Cour administrative d'appel de Paris contre l'extension de l'incinérateur de Créteil qui brûlera 120 000 T de déchets en plus pour les bénéfices de Suez et contre notre santé, nos poumons et ceux de nos enfants.
Un projet anti-écologique - Ni ici, ni ailleurs, nous refusons l'implantation de nouveaux incinérateurs ! La France est déjà surdoté avec 30% des incinérateurs en Europe ! Ces chaufferies CSR ne résolvent pas le problème des déchets, créant au contraire un véritable appel d'air incitant à en produire toujours plus. En effet, une fois construites, elles doivent fonctionner 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 avec des fours pleins.
Un déni de démocratie - Ce projet, de nature avant tout industrielle et aux multiples conséquences négatives, est porté par la Ville de Paris depuis 2022. Il a été élaboré sans que la population n'en ait jamais été avertie.
Exigeons l'abandon du projet ! - Le bon sens impose de réduire massivement notre production de déchets (et non d'entretenir une dépendance à celle-ci pour notre chauffage) ainsi que d'isoler les bâtiments pour assurer un confort thermique été comme hiver. Pour construire les alternatives, il faut remettre l'intérêt général au cœur de la réflexion, et cesser les cadeaux aux industriels comme Dalkia à Vitry ou Suez à Ivry et Créteil.
Cette lutte s'inscrit dans la campagne nationale du printemps des luttes locales et vise à être le point de départ d'un front contre tout nouveau projet d'incinérateurs ! Nous serons là pour les stopper, les perturber, nous massifier et rendre notre opposition incontournable, jusqu'à ce que le coût de leur entêtement soit si élevé qu'ils renoncent !
22.05.2026 à 08:00
Entre le 8 et le 15 mai, nous avons mené plusieurs actions à Paris (tags, inscriptions à l'acide, bris de vitres) contre les complices de l'ICE : Capgemini, Palantir et Parrot Drones.
Entre le 8 et le 15 mai, nous avons mené plusieurs actions à Paris (tags, inscriptions à l'acide, bris de vitres) contre les complices de l'ICE : Capgemini, Palantir et Parrot Drones.
Depuis sa création en 2003 par George W. Bush, l'ICE, l'agence fédérale responsable du contrôle de l'immigration et des douanes, terrorise les personnes immigrées aux États-Unis qu'elle traque sur leurs lieux de travail, dans la rue et au domicile, qu'elle séquestre, enferme, torture, tue et déporte en masse.
Avec chaque nouveau gouvernement, qu'il soit Démocrate ou Républicain, le budget et la panoplie d'outils à sa disposition n'ont cessé de croître jusqu'à exploser sous le deuxième mandat de Trump en atteignant plusieurs dizaines de milliards de dollars. Rien qu'en 2025, l'ICE a expulsé plus d'un demi-million de personnes du territoire des États-Unis.
Face à la traque quotidienne, aux séquestrations en pleine rue, aux scandales des enfants enfermé-e-s dans des cages et des familles séparées, et bien d'autres violences institutionnalisées et quotidiennes, des pratiques d'auto-défense et de résistance se sont multipliées dans les différents États où l'ICE opère. Les habitant-e-s des quartiers ciblés s'organisent pour prévenir leurs voisin-e-s des patrouilles et des raids, s'entraident pour éviter aux personnes vulnérables de devoir sortir dehors, s'opposent physiquement à des arrestations, manifestent devant les centres de rétention, attaquent les véhicules et les agents.
Ce mouvement de résistance s'amplifie lorsqu'en janvier dernier, des agents de l'ICE assassinent Renee Nicole Good et Alex Pretti à Minnesota. Depuis, de plus en plus d'actions sont menées aussi contre les entreprises qui profitent de la fascisation en cours, en fournissant l'agence en véhicules, bâtiments, armes, logiciels et tous les autres outils indispensables à la poursuite de son travail.
Ces appels à actions dépassent les seuls États-Unis, car les entreprises-collabos sont présentes dans le monde entier. D'un côté, des boîtes américaines de surveillance comme Palantir ouvrent leurs bureaux en Europe pour travailler plus étroitement avec les services de renseignement locaux. De l'autre côté, des multinationales françaises telles que Capgemini amassent des dizaines de millions d'euros suite à leur collaboration avec l'ICE depuis plus de dix ans.
Alors que les médias ont l'air de se désintéresser progressivement de ces mobilisations, 9 personnes liées à une manifestation contre le centre de rétention de l'ICE à Prairieland, jugé-e-s coupable dans une affaire de terrorisme montée de toute pièce, attendent toujours la décision quant à la longueur des peines de prison qu'elles vont écoper.
Ici à Paris, nous sommes plusieurs à nous être retrouvé-e-s autour de l'envie de faire preuve de solidarité avec tou-s-tes celleux qui résistent contre l'ICE d'une manière qui nous paraissait concrète et pertinente : à travers l'attaque des complices de l'ICE partout où ils se trouvent.
Nous nous inquiétons également de la montée du fascisme autour de nous et nous ne sommes pas dupes quant au fait que les technologies qui servent actuellement à l'ICE vont aussi servir aux fachos français, car utilisés déjà par le pouvoir en place (à titre d'exemple, en France, Palantir renouvelle son contrat avec la DGSI et Capgemini aide à traquer les chômeur-euse-s). Agir contre les complices de Trump, c'est donc aussi agir contre la fascisation ici en France.
Pour toutes ces raisons-là, entre le 8 et le 15 mai, nous avons ciblé trois entreprises présentes à Paris : Capgemini, Palantir et Parrot Drones.
– Palantir Technologies : en plus de fournir à l'ICE des logiciels pour traquer les immigré-e-s, cet expert des outils de surveillance basés sur l'IA collabore en ce moment avec l'État israélien dans son effort de guerre génocidaire. Palantir a plusieurs adresses enregistrées à Paris. Nous nous sommes rendu-e-s devant l'immeuble de bureaux « F-hive » (5, rue Charlot dans le 3e), l'une des adresses associées à l'entreprise, pour marquer à l'acide sur leurs vitres « Palantir collabo, Fuck ICE » et quelques autres slogans.

– Capgemini : au coeur du scandale de la complicité française avec l'ICE, cet autre géant de la tech cumule des contrats valant plusieurs dizaines de millions d'euros depuis 2007 avec l'agence. Depuis janvier, ses dirigeants promettent de vendre la filiale « Capgemini government solutions » impliquée, mais à ce jour nous n'avons aucune nouvelle de cette vente et aucune envie d'attendre que la boîte s'enrichisse encore plus sur le dos des déporté-e-s. En plein 13e (6-8, rue Jean-Antoine de Baïf), nous avons visité « Future4Care », un accélerateur de start-ups dans le domaine de la digitalisation de la santé (en d'autres mots, la surveillance numérique des patient-e-s) co-géré par Capgemini, Orange, Sanofi et Generali. Nous avons d'abord tagué les vitrines du bâtiment, mais comme nos messages étaient effacés rapidement, nous y sommes retourné-e-s quelques jours plus tard avec des marteaux pour briser plusieurs fenêtres à côté de l'entrée.
– Parrot Drones : cette autre boîte qui, comme son nom indique, travaille sur des drones utilisées par l'ICE à la frontière avec le Mexique siège au 3e étage du bâtiment situé au 174-178, quai de Jemmapes dans le 10e. Nous avons tagué sa façade en hauteur et au niveau du sol avec les inscriptions : « fuck drones, fuck ICE, Parrot collabo, feu aux frontières ».

Pour cette série d'actions, nous avons privilégié les entreprises dans le domaine des technologie de la surveillance, notamment les logiciels basés sur l'IA et les drones, un secteur clé impliqué dans le contrôle des frontières, la répression étatique et les guerres génocodaires. Il y a en réalité beaucoup plus d'acteurs collabos de l'ICE : on pense à Thalès, Deloitte, Enterprise etc…
Nous nous réjouissons des initiatives similaires qui ont lieu ailleurs en France, par exemple à Lyon en avril dernier : https://lille.indymedia.org/spip.php?article38108&lang=fr
A l'approche de l'été, nous invitons nos compagnon-ne-s à multiplier et à intensifier les actions contre les complices de la surveillance, de la montée du fascisme et du racisme d'État. Montrons leur qu'on ne les oublie pas. Empêchons partout leur travail mortifère et ruinons leur départ en vacances pour préparer une rentrée bien chaude !
Vengeance pour Renee Nicole Good, Alex Pretti, les dizaines de mort-e-s en détention et tou-s-te-s celleux déporté-e-s par l'ICE. Liberté pour les 9 de Prairieland et tou-s-tes les autres ! ICE out of everywhere !
P.S. Voici le lien pour s'informer sur l'affaire de Prairieland et soutenir les inculpé-e-s : https://prairielanddefendants.com/
22.05.2026 à 08:00
Mercredi 27 mai à 19h au CICP, assemblée publique contre les centres de rétentions avec un point sur le « réglèment retour » de l'union européenne.
Mercredi 27 mai à 19h au CICP, assemblée publique contre les centres de rétentions avec un point sur le « réglèment retour » de l'union européenne.
L'Assemblée contre les Centre de rétention d'Île-de-France, créée en 2019, se réunit toutes les semaines. On y discute de nos contacts avec l'intérieur, de la situation dans les différents centres et des trucs sur lesquels on travaille en réponse. On s'organise également autour des nouvelles constructions.
Pour cette réunion, on parlera aussi du projet répressif et raciste de l'Union Européenne, mis en oeuvre à travers le le « pacte européen sur la migration et l'asile », qui entrera en vigueur le 12 juin, et le « règlement retour », qui en est à l'étape des dernières négociations au niveau de l'Europe.

Au CICP, 21 ter rue Voltaire, Paris.
Rubrique «À LIRE AILLEURS»