12.04.2026 à 08:00
Dans cette émission de Vive la Sociale - FPP 106.3 FM - il sera question de data centers et de la question de l'usage de ce gigantesque stockage de données numériques. Bonne écoute !
Dans cette émission de Vive la Sociale - FPP 106.3 FM - il sera question de data centers et de la question de l'usage de ce gigantesque stockage de données numériques. Bonne écoute !

12.04.2026 à 08:00
Le Seum est un journal pour la révolution ici et partout dans le monde. Les articles sont rédigés et discutés de manière collective. La parution est un peu chaotique. Ce journal est un outil d'agitation et de propagande révolutionnaire anarchiste-communiste. Il est gratuit et imprimé à des milliers d'exemplaires... Et peut-être bien plus, si vous nous aidez à répandre le Seum, l'imprimez et le distribuez autour de vous !
Le Seum est un journal pour la révolution ici et partout dans le monde. Les articles sont rédigés et discutés de manière collective. La parution est un peu chaotique. Ce journal est un outil d'agitation et de propagande révolutionnaire anarchiste-communiste. Il est gratuit et imprimé à des milliers d'exemplaires... Et peut-être bien plus, si vous nous aidez à répandre le Seum, l'imprimez et le distribuez autour de vous !
En début d'année, les USA enlevaient le chef de l'État vénézuélien Nicolas Maduro pour contrôler son pétrole et forcer le régime à changer d'alliance géo-politique. Ils aspirent à faire de même avec le régime cubain et pour cela étouffent la population de l'île sous un embargo meurtrier.
La révolution ressurgissait en Iran, sous le feu et le sang d'une répression abominable, tandis qu'à l'extérieur, le fils de l'ancien dictateur iranien, le shah, a tenté d'imposer son retour pour faire main basse sur le pays. Qui l'emportera et sur quelle ruine règnera-t-il ? La question est brûlante, désormais que les USA et Israël ont attaqué le pays et le bombardent sans relâche. Et Israël continue son dévorement de la Palestine, attaque le Liban…
La guerre de bloc s'étend et paraît recouvrir et étouffer même les assauts révolutionnaires. Est-ce le cas ? Et devons-nous l'accepter ?
Oui, disent certains, car il faudrait être « réalistes », avoir comme boussole l'« anti-impérialisme », ce qui reviendrait à se tenir du côté des régimes opposés aux USA, le bloc autour de la Chine : Iran, Russie, Corée du nord, malgré la terreur répressive sur les Ouïghours et ailleurs, l'écrasement sanglant des soulèvements…
Oui, disent d'autres, car il faudrait être « réalistes », avoir comme boussole la « démocratie » et s'opposer aux régimes cités plus haut. Il faudrait se tenir au côté des USA, de l'Ukraine, Taïwan en cas de guerre, malgré tout. Fermer les yeux voire soutenir le génocide en Palestine.
La guerre hors limite qu'Israël et ses alliés mènent contre les populations en Palestine et désormais au Liban est un laboratoire où toutes les méthodes de répression imaginable sont testés, pour demain être exporté ailleurs. La tuerie par laquelle la République islamique d'Iran a réprimé le mouvement récent est un message pour tout les soulèvements. Ces deux évènements ne sont pas isolés, mais forment une conjoncture générale : le visage même de la contre-révolution.
Et ceux qui sous prétexte de calculs géopolitiques se solidarisent à ces États ont dans la bouche une fosse commune. Même ennemis, ces États se copient et tendent vers un même modèle répressif, dystopique. Pour maintenir et accroître l'exploitation et l'oppression, le capital s'attaque aux conditions même de la vie sur terre. C'est tout ce système d'États, cette toile d'araignée au dimension du monde, qu'il s'agit d'abattre pour vivre.
Les prix montent toujours plus, les guerres s'accumulent et sont à la fois une dynamique générale de la période mais aussi un moyen de répression des soulèvements. Et ainsi, la boucle perdure, les prix montent encore, de nouvelles guerres s'étendent... Jusqu'à quand ?
Les conditions qui nous sont faites ici, le sort réservé aux populations sous les bombes là, méritent plus que des indignations, de piteux votes pour le moins pire ou des mobilisations dans les clous.
Mais qui sait, peut-être sommes nous moins loin qu'on ne le pense d'une nouvelle explosion sociale ?
12.04.2026 à 08:00
Il y a quelques nuits, on a ciblé un panneau JcDecaux à Toulouse. On y a laissé un tag « pas d'argent pour la guerre » et cassé la vitre de l'autre côté.
Il y a quelques nuits, on a ciblé un panneau JcDecaux à Toulouse. On y a laissé un tag « pas d'argent pour la guerre » et cassé la vitre de l'autre côté.
Dernièrement on a vu fleurir une nouvelle campagne pour l'armée, mais cette fois-ci pas pour l'engagement mais pour inciter les propriétaires à louer leurs logements en priorité à des militaires. On ne parle donc plus là d'une campagne de recrutement mais de communication visant à l'adhésion de la société civile à la doctrine et l'omniprésence militaire, une tentative d'appeler au sentiment national et à se regrouper derrière l'armée. Un appel du pied à celleux qui détiennent les biens, par celleux qui s'assurent du maintien de la société capitaliste. Tout ça se place dans le cadre d'un nouvel élan de militarisation dans toute l'Europe notamment avec le programme Rearm Europe, et d'une crise du logement rendant toujours plus compliquées nos conditions matérielles d'existence.
De plus, l'entreprise JcDecaux est elle aussi activement complice de cette militarisation puisque, depuis 2020, elle investit largement dans différentes entreprises de l'armement, à travers le fond HLD. Dans leurs investissements, on trouve notamment Exosens, fabriquant des lunettes de vision nocturne pour l'armée française et vendant aussi à l'OTAN ou Israël.
On trouve aussi Aresia, entreprise jouant un rôle clé dans la fabrication des avions de combat Rafale et Mirage et cherchant à s'intégrer au système de combat aérien du futur (SCAF), programme de collaboration entre les grands fabriquants de l'aéronautique militaire français, espagnols, belges et allemands afin de développer de nouvelles technologies de pointe toujours plus meurtrières.
Enfin, on trouve MVG (Microwave Vision Group), travaillant sur les systèmes de mesures des ondes électromagnétiques, entre autre utiles pour les drones, les radars et les systèmes de guerre électronique. Et on ne parle pas là de quelques maigres actions : les entreprises de l'armement dans lesquels JcDecaux a investi leur fournissent la moitié voire plus de la moitié de leurs revenus.
Tous ces investissements témoignent de plusieurs choses : on constate depuis plusieurs années un virage de la part des entreprises françaises, avec une part considérable de leurs fonds orientée vers l'industrie militaire et un État français bien content de pouvoir faire appel à des entreprises françaises pour soutenir ses différents programmes armés. Avec toujours des entreprises à double facette, produisant à la fois des technologies pour le civil et pour le militaire, les recherches sur un terrain venant nourrir l'autre (comme avec MVG, Airbus ou Ariane). La course technologique ne saura se détacher de la course à l'armement, et il n'y aura donc pas de production écologique ou éthique.
Pour plus d'informations sur les investissements militaires de JcDecaux, on vous renvoie ici : https://fr.linkedin.com/pulse/dossier-reconversion-militaire-des-decaux-jerome-dern--dey2e
À travers cette action, on invite les gens qui en auraient l'envie et la capacité à y faire écho là ou` iels vivent, luttent, s'organisent, à cibler d'autres produits JcDecaux (sucettes publicitaires, abribus, panneaux d'affichage, vélos...). Ça peut être des tags, ouvrir des panneaux, briser les vitres, remplacer les pubs... On a encore la chance (mdr) d'avoir plus de panneaux de pub que de caméras et donc de pouvoir aller en niquer sans trop se prendre la tête, autant en profiter ! Protégez-vous, visez les angles et amusez-vous !
Petit tuto de Montpellier pour ouvrir les panneaux ici : https://infokiosques.net/spip.php?article1714
12.04.2026 à 08:00
Planqué sous une couche de laïcité et de charité chrétienne soit disant non prosélytique, Familya est une asso qui prend sa source et s'abreuve idéologiquement dans les mouvements catholiques traditionalistes et qui est soutenu activement par l'extrême droite.
Planqué sous une couche de laïcité et de charité chrétienne soit disant non prosélytique, Familya est une asso qui prend sa source et s'abreuve idéologiquement dans les mouvements catholiques traditionalistes et qui est soutenu activement par l'extrême droite.
Familya a été soutenu financièrement par Pierre-Edouard Stérin. Il a mis en place le projet “Périclès” pour « Patriotes Enracinés Résistants Identitaires Chrétiens Libéraux Européens Souverainistes », rien que le nom ça fait gerber, qui va filer 150 millions d'euros pour promouvoir les « valeurs clés » de l'extrême droite, notamment en défendant une politique nataliste raciste dite de « souche européenne ».
Familya reçoit aussi des financements de fondation ancrée dans le catholicisme français (fondation du Cèdre fondation d'entreprise liée à la très conservatrice communauté de l'Emmanuel, du fonds de dotation Stella Domini, connu pour financer des organisations antiavortement...), mais aussi soutenue par les fondations du capitalisme (Fondation Bettencourt-Schueller de l'Oréal, fondation LDLC...) mais aussi par les institutions publiques : la CAF, le ministère de la Justice, certaines villes et département où elles sont implantées.
Le Fondateur de Familya, Thierry Veyron la Croix à été formé au CLER Amour et Famille, une asso catholique créée pour combattre le Planning familial, qui intervient notamment auprès d'Alliance VITA, asso ouvertement anti-avortement et homophobe.
La charité chrétienne ne vient pas s'attaquer aux problèmes structurels qui sont à l'origine de la pauvreté, des violences conjugales ou faites aux enfants, c'est-à-dire le capitalisme, le patriarcat, l'adultisme... mais pallier à cela par des pansements à l'eau bénite. La solidarité et l'entraide n'ont de sens que si elles visent et s'inscrivent dans un mouvement qui tente de mettre fin aux causes même des situations qu'elles cherchent à atténuer.
Familya c'est une asso qui fait pulluler ses locaux partout, à Bordeaux, Lyon, Meyzieu, Nancy, Saint-Étienne, Orléans, Paris, Roanne ! Elle accueille des familles, couples et enfants en demande d'aide ou en questionnement. Profitant ainsi des situations de fragilité, pour orienter la réflexion, limiter les possibilités de choix en matière d'orientation relationnelle, sexuelle, de contraception et de recours à l'IVG. Par exemple, en présentant la décision d'avorter comme devant être nécessairement partagée avec un conjoint. Mais le choix d'interrompre une grossesse n'a pas à faire l'objet de consensus, il ne doit dépendre que de la personne enceinte et donc concernée par son corps et son futur. Cela passe également par la promotion de méthode de contraception dites "naturelles", ce qui augmente le risque de grossesse non désirée.
C'est aussi par les EVARS (éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité) dispensés au sein des collèges et des lycées que Familya et compagnie (CLER Amour et Famille, Cycloshow-XY), détournent éducation et prévention, au service d'une propagande anti-choix.
Familya s'appuie sur une conception de la famille dite “traditionnelle” (entendez réactionnaire) et évidemment hétérosexuelle. Mais la famille n'est pas un modèle de protection. Au contraire, c'est le premier lieu où s'exercent des violences psychologiques, physiques ou sexuelles à l'encontre des femmes et des enfants. On rappelle qu'1 enfant sur 10 a subi de l'inceste. Le but affiché de l'asso est de préserver à tout prix le couple en dissuadant et culpabilisant les personnes souhaitant recourir au divorce. Jusqu'en janvier 2026 le "devoir conjugal" était encore inscrit dans le droit français et ce n'est qu'en 1990 qu'un juge reconnaît pour la première fois l'existence d'un viol conjugal. Le couple n'a pas à être défendu et secouru, car il est trop souvent un endroit propice aux violences. Alors que crève leur modèle de couple et de famille !
Contre Familya et son monde de merde ! Vive la liberté de faire ses propres choix et vive l'anarchie !
Voilà des affiches pour faire chier Familya :



Actions contre Faf-milya :
Les adresses des locaux de Familya :
10 rue Charles Gounod, 33400 Talence
52 Cours Charlemagne, 69002 Lyon
61 avenue de Verdun, 69330 Meyzieuµ
23 Rue Oudinot, 75007 Paris
65 avenue de Lyon, 42300 Roanne
12 place Girodet, 42000 Saint-Etienne
5 ter Place du Cheval Rouge, 45000 Orléans
26 Rue Saint-Léon, 54000 Nancy
Infos bonus ! Les classes défense :
Un partenariat entre les ministères de l'Éducation nationale et des Armées a fait naître les classes défense et sécurité globales (CDSG). Officiellement, elles visent à « éduquer les élèves aux enjeux de défense, de mémoire et de citoyenneté ». En pratique, elles associent des établissements scolaires à des unités militaires. Les activités proposées vont des rencontres avec des militaires aux visites de casernes, en passant par des cérémonies commémoratives ou des « rallyes défense et citoyenneté ». Qu'est-ce que la militarisation de la jeunesse a à voir avec Familya ? Eh bien, notamment un livret « pédagogique » : « ma première cérémonie militaire » qui a été financé par des marchands d'armes et Pierre-Edouard Stérin. Il est distribué gratuitement dans les établissements scolaires français... Aller, au pas !
12.04.2026 à 08:00
Rencontre avec la poétesse Gazaouie exilée Ghosoun Qtifan pour la sortie de Ces ailes qu'on ne brise pas, recueil bilingue arabe-français publié aux éditions blast.
Rencontre avec la poétesse Gazaouie exilée Ghosoun Qtifan pour la sortie de Ces ailes qu'on ne brise pas, recueil bilingue arabe-français publié aux éditions blast.
Dans ce recueil bilingue français-arabe, Ghosoun Qtifan, Gazaouie exilée, porte un message d'espoir et de justice pour la Palestine. Elle met en mots l'extrême de la violence coloniale et génocidaire à l'œuvre, celle de ces deux dernières années mais aussi celle des décennies d'occupation par Israël. Par la puissance et la justesse de sa poésie, elle raconte sa terre et son peuple. Ghosoun Qtifan a dû quitter Gaza et sa famille pour que l'un de ses fils, mutilé par les frappes israéliennes, reçoive des soins essentiels — et c'est aussi depuis cet arrachement qu'elle écrit. La mort, la blessure et la perte apparaissent dans le creux des mots, mais elles s'accompagnent d'une force de vie, d'une résilience et d'une résistance inépuisables et ô combien nécessaires.

Rencontre le 23 avril à 19h30 - Le Monte en l'Air, 2 rue de la Mare 75020, Paris
11.04.2026 à 08:00
Le constat est sans appel et sur toutes les langues : "la France à Macron" épuise tout le monde. Pour y répondre, Minuit Décousu déroule 1h d'émission sur la fatigue entre « Crip time », burn-out et salles de sieste, épuisement capitaliste et managériat violent.
Le constat est sans appel et sur toutes les langues : "la France à Macron" épuise tout le monde. Pour y répondre, Minuit Décousu déroule 1h d'émission sur la fatigue entre « Crip time », burn-out et salles de sieste, épuisement capitaliste et managériat violent.
Après 7 ans d'émission de nuit à se coucher à pas d'heures les mardis soirs, Minuit Décousu est en quelque sorte devenu spécialiste de la fatigue. Et comme on est pas les seul.es à être fatigué.es dans la fameuse « France à Macron », on s'est dit qu'il serait bienvenu d'en découdre avec la fatigue.
Dans cette émission, on discute de comment le capitalisme fatigue les corps et les esprits à travers l'exploitation, on parle de handicap, de fatigue chronique et de « Crip Time », on fait des tours dans les salles de siestes qui cachent mal la forêt de l'aliénation au travail, on écoute des camarades du STJV (Syndicat National des Travailleureuses du jeu vidéo) nous parler de « crunch » et de longues périodes de travail épuisantes, et on termine en parcourant les nuits d'insomnie.
L'émission s'écoute sur notre audioblog, ici, et un peu partout en podcast. Bonne écoute !

Minuit Décousu, c'est un fanzine radiophonique nocturne sur Radio Canut (Lyon et alentours), Cause Commune (Paris/IDF), Radio Kipik (Arriège) et Radio Vassivière (Limousin).