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Rubrique «À LIRE AILLEURS»

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19.04.2026 à 11:06

Rassemblement en soutien au habitant·es du gymnase Fédération et contre le groupuscule d'extrême droite « Les Natifs »

Ce dimanche, le groupuscule d'extrême droite fasciste « Les Natifs » appelle à un rassemblement pour dénoncer une prétendue « invasion » par des « clandestins » des gymnases municipaux parisiens. L'objectif de ces nervis ne laisse pas de place au doute : il s'agit d'une tentative d'intimidation à l'encontre des habitant·es du gymnase. Utopia56 appelle à un contre-rassemblement ce dimanche 19 avril à 15h devant le gymnase Fédération, 16 rue de la Fédération, Paris 15e.

Texte intégral (1694 mots)

Ce dimanche, le groupuscule d'extrême droite fasciste « Les Natifs » appelle à un rassemblement pour dénoncer une prétendue « invasion » par des « clandestins » des gymnases municipaux parisiens. L'objectif de ces nervis ne laisse pas de place au doute : il s'agit d'une tentative d'intimidation à l'encontre des habitant·es du gymnase. Utopia56 appelle à un contre-rassemblement ce dimanche 19 avril à 15h devant le gymnase Fédération, 16 rue de la Fédération, Paris 15e.

Ce dimanche, le groupuscule d'ultradroite fasciste "Les Natifs", appelle a un rassemblement pour dénoncer une prétendue "invasion" par des "clandestins" des gymnases municipaux parisiens.
Ces équipements sportifs ont été réquisitionnés par la Ville de Paris afin d'héberger en urgence des personnes sans-abri.

Les organisateurs appellent a un rassemblement devant la mairie du 15e arrondissement. En réalité, ils ciblent explicitement un gymnase bien précis et ses habitant.es.

Le directeur éditorial de Frontières et fondateur d'OccidentisFR, deux médias d'extrême droite, a relayé cet appel en affirmant son intention de se rendre sur place pour “expulser les clandestins” de ce qu'il qualifie de “squat”.

L'objectif de ces nervis ne laisse pas de place au doute : il s'agit d'une tentative d'intimidation a l'encontre des habitant-es du gymnase.

Les organisateurs prétendent agir au nom de la "sécurité des riverains", mais ce sont bien leurs appels à la haine et prises de position racistes qui font peser un risque réel sur la tranquillité publique et la sécurité des personnes concernées.

Rappelons que "Les Natifs", obsédés par la thématique raciste de la "remigration" s'étaient déjà Illustrés par une manifestation raciste devant l'occupation d'une école par des mineurs non accompagnés à la rue, affublés d'une banderole "Clandestins expulsion, Utopia dissolution."

Ils sont les héritiers directs de "Génération identitaire", organisation dissoute pour avoir diffusé une idéologie raciste incitant à la haine et à la violence, notamment envers les personnes étrangères et de confession musulmane.
Sa dissolution avait été jugée nécessaire face aux risques graves qu'elle faisait peser sur l'ordre public.

Tout part d'une offensive médiatique lancée par le maire LR du 15e arrondissement, Philippe Goujon.
Un élu qui n'en est pas à son coup d'essai : en 2016 déjà, il s'était illustré en expulsant lui-même des personnes sans-abri d'un gymnase, allant jusqu'à "shooter dans leurs affaires". Une violence assumée, aujourd'hui prolongée par ses prises de position.
Depuis son conseil d'investiture du 6 avril dernier, il martèle une rhétorique bien connue de l'extrême droite, en dénonçant la présence de "migrants dont la plupart seraient en situation irrégulière".
Sur CNews, il réclame que "d'autres solutions soient trouvées", pour "ceux en situation irrégulière qui n'ont rien à faire sur le territoire national".
Derrière cette formule, une idée très claire : instaurer une hiérarchie entre les personnes et trier les sans-abri.

C'est précisément le cœur de la rhétorique de la "préférence nationale" portée de longue date par l'extrême droite : faire croire que l'accès aux droits fondamentaux, ici l'hébergement, devrait dépendre de la nationalité ou du statut administratif.

En reprenant ces codes et ces propositions, Philippe Goujon banalise et légitime un projet profondément discriminatoire. Ces propos sont mensongers, dangereux et indignes d'un représentant de la République. Ils construisent l'idée que certaines vies compteraient moins que d'autres.

Refuser l'hébergement d'urgence à des personnes en situation irrégulière, c'est les condamner à survivre dehors, au péril de leur santé et de leur vie.

Pourtant, la loi est sans ambiguïté : "toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence" (CASF, art. L 345-2-2). Ce principe est inconditionnel, et le Conseil d'État l'a reconnu comme une liberté fondamentale.

Opposer les personnes entre elles et remettre en cause l'inconditionnalité de l'hébergement, ce sont des marqueurs idéologiques clairs de l'extrême droite. Les reprendre, c'est franchir une ligne grave.

L'hébergement n'est pas un "privilège" réservé à quelques-uns. C'est un droit pour toutes et tous.

Il n'en fallait pas plus pour que la meute médiatique de Vincent Bolloré se lâche. Sur CNews, un chroniqueur compare des gymnases qui mettent à l'abri des familles à des "salles de shoot" [1] qui "pourrissent la vie des gens". Une violence verbale assumée, qui révèle le mépris profond pour les personnes précaires et usagères de drogue.

Dans le même temps, Frontières réalise des reportages piégeux en posant des questions faussement neutres à des habitantes du gymnase.

Le Figaro regrette de ne pas pouvoir "observer l'intérieur" du gymnase, comme si ce lieu de vie (qui relève pourtant du cadre juridique de la protection du domicile) était un lieu suspect à exposer à la curiosité publique.

Rien de tout cela n'est anodin. Ces élus, ces médias, aux côtés de groupuscules néofascistes comme "Les Natifs", mènent une offensive idéologique claire : instrumentaliser l'hébergement d'urgence pour diffuser leurs obsessions racistes.

Dans ce récit, les véritables responsables sont soigneusement effacés. Pas un mot sur les choix politiques de l'État : suppression massive de places d'hébergement d'urgence, notamment pour les demandeurs d'asile, et explosion des expulsions locatives, qui jettent chaque année des dizaines de milliers de personnes à la rue.

L'État hors-la-loi est directement responsable de la mort de près de mille personnes, dont une quarantaine d'enfants, rien qu'en 2025, décédés dans les rues de France, selon le collectif des morts de la rue.

Ce silence n'est pas un oubli, c'est un choix.

Et puis il y a une obsession, martelée toute la semaine dernière : la présence d'hommes dans le gymnase.
Influenceurs d'extrême droite, chroniqueurs et responsables politiques se sont relayés pour venir filmer devant les lieux, cherchant à "prouver" qu'il n'y aurait pas seulement des femmes et des enfants.

Comme si certaines personnes méritaient moins que d'autres d'être protégés. Les hommes précaires, racisés, exilés sont construits comme des menaces, des indésirables qui ne mériteraient que de mourir sur un trottoir.

Oui, la réquisition de gymnases perturbe les activités des écoles et des clubs sportifs, et ce désagrément
existe. Mais il ne peut pas peser face à l'urgence de protéger des personnes qui, sans cela, dormiraient à
la rue.
Cela ne signifie pas que cette situation est satisfaisante. L'hébergement en gymnase est une solution précaire, inadaptée, qui ne peut être que temporaire. Ce qu'il faut, ce sont des solutions mises en place par l'État qui soient dignes, pérennes, à la hauteur des besoins.

Mais dans l'urgence, refuser de réquisitionner les lieux disponibles revient à accepter que des femmes, des hommes et des enfants restent sans-abri.

Face aux menaces et aux appels à la haine, nous avons effectué des signalements auprès du procureur de la République et de la préfecture de police afin d'obtenir l'annulation de ce rassemblement dangereux. A ce stade, ces alertes sont restées sans réponse.

Dans ce contexte, nous appelons à un contre-rassemblement ce dimanche, devant le gymnase visé, en soutien à ses habitant•es.

Nous devons faire front et refuser les intimidations de l'ultradroite.

Montrons ensemble que la solidarité l'emportera toujours sur le racisme et la haine.

À dimanche.
Utopia56 Paris

Dimanche 19 avril à 15h devant le gymnase Fédération, 16 rue de la Fédération, Paris 15e


[1] Terme déshumanisant pour qualifier les HSA

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19.04.2026 à 08:00

Soutenir la Palestine, faire barrage à la République islamique d'Iran et ses symboles dans nos luttes

Communiqué du collectif ROJA - manifestation du 28 mars

Texte intégral (3148 mots)

Communiqué du collectif ROJA - manifestation du 28 mars

Le samedi 28 mars 2026 a eu lieu la marche annuelle pour la Palestine. À l'initiative de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS), portée par plus de 90 organisations, cette manifestation appelait au respect du droit du peuple palestinien à l'autodétermination et du droit au retour des réfugié-es palestinien-nes, à la fin de l'occupation, de la colonisation et de l'apartheid mené par l'État d'Israël, ainsi qu'à la fin du génocide à Gaza et à un cessez-le-feu définitif.

Dans des conditions difficiles, cette manifestation a donné lieu à une solidarité internationaliste concrète dans un cadre anti-impérialiste. Avec les camarades internationalistes et féministes d'autres collectifs, notre collectif Roja a coorganisé un cortège qui a rassemblé une centaine de personnes autour de mots d'ordre sans ambiguïté :

  • Solidarité avec le peuple palestinien qui fait face, depuis le 7 octobre 2023, à l'entreprise génocidaire d'Israël, avec le soutien, notamment, des États-Unis et de la France ;
  • Opposition inconditionnelle à la guerre d'agression impérialiste israélo-américaine, lancée pour la deuxième fois en moins d'un an contre l'Iran ;
  • Opposition inconditionnelle au régime dictatorial et sanguinaire de la République islamique d'iran, ont la répression mortifère s'est amplifiée de manière brutale en janvier dernier - quelques semaines avant le début de la guerre.

Dès le début de la manifestation, nous avons scandé des slogans comme « Nous sommes tous les enfants de Gaza ! », « Nous sommes tous les enfants de Minab ! » - en référence à la localité où l'armée américaine a assassiné 169 écolier-es avec l'envoi d'un missile.

En Iran comme en Palestine, Israël mène une entreprise de destruction et de domination totale qui dévaste tout sur son passage, de manière indiscriminée : populations et infrastructures civiles, patrimoine culturel, environnement.

Notre collectif s'est formé pour soutenir les luttes en Iran. Notre solidarité avec le peuple palestinien se situe dans l'horizon émancipateur du mouvement Femme Vie Liberté, et plus largement des luttes des peuples d'Iran. Depuis des décennies, les mobilisations des femmes, des classes populaires, des peuples opprimés, des étudiant-es, et de tous les groupes sociaux qui ne constituent pas la clientèle de la République islamique, démontrent la force et la vitalité de la résistance à l'oppression des régimes dictatoriaux qui se succèdent en Iran.

La guerre a accentué la polarisation et aggravé la confusion, à gauche et plus largement, au sein de la diaspora iranienne. Des forces fascisantes cherchent à se rendre présentables en se cachant derrière les mots d'ordre contre la guerre ou derrière la solidarité avec la Palestine. Cette frange mobilisée, qui agit comme le relai du régime en Occident, brouille la frontière entre fascisme et antifascisme, invisibilise la répression de la République islamique et rend plus difficile la construction d'une solidarité réellement émancipatrice.

Quelles étaient, lors de la manifestation du 28 mars, les forces réactionnaires et dangereuses qui se sont fait les relais du régime ?
Un ensemble hétéroclite formé par :

  • les relais directs ou indirects du régime iranien, y compris des personnes liées à ses appareils officiels. Ces petits groupes sont déterminés, menaçants et violents.
  • Des figures intégrées à ses cercles de rente et de pouvoir, qui se donnent une image moderne, libérale, « start-up nation » ou proche des élites occidentales, tout en restant politiquement compatibles avec la République islamique.
  • Les inénarrables campistes qui, au nom d'un anti-impérialiste vidé de sons sens, refusent de voir que l'on ne combat pas l'impérialisme en blanchissant un régime dictatorial et répressif.
  • D'autres personnes, probablement peu au fait des réalités iraniennes.

Les partisans de la République islamique n'ont pas leur place dans nos rangs, même lorsqu'ils se cachent derrière la « défense de la Palestine ». Leur présence n'exprime aucune solidarité avec le peuple palestinien. Elle vise à instrumentaliser la guerre et les souffrances en Palestine pour restaurer la légitimité d'un régime profondément discrédité.

Leur stratégie est claire : investir ces espaces et les rendre dangereux, les détourner de leur portée antifasciste et émancipatrice, et tenter de les mettre au service d'un agenda réactionnaire. Il suffit d'observer les vidéos et les récits diffusés par les médias officiels ou proches du régime, qui tentent de transformer les manifestations de solidarité avec la Palestine à Paris en un prétendu « soutien à la République islamique à l'étranger ».

Ceux qui cherchent, au nom de la Palestine, à blanchir la République islamique sapent en réalité la solidarité internationale. Ils importent dans ces espaces les logiques d'intimidation, d'exclusion et de répression du régime. Leur présence empêche de nombreuses personnes d'y participer librement et en sécurité : exilé-es, opposant-es, femmes, Kurdes, Baloutches et autres groupes opprimés, y compris des Iranien-nes vivant à Paris, dont les proches sont sous les bombes.

Un espace qui devrait porter une solidarité populaire, pluraliste et antifasciste risque alors de devenir la vitrine d'un régime tyrannique et fascisant.

Défendre réellement la Palestine, c'est se tenir aux côtés du peuple palestinien, et non d'un régime qui, depuis plus de quarante ans, organise en Iran le colonialisme interne, es massacres, la prison, les exécutions, le sexisme et le racisme anti-afghan institutionnalisés, le racisme anti-arabe et l'élimination de ses opposant-es.

Un pouvoir qui a imposé une dictature religieuse durable sous la forme du velayat-e faqih. Un pouvoir qui à plusieurs reprises ces dernières années, a massacré en quelques jours par milliers ses propres citoyen-nes non armé-es et écrasé toute perspective démocratique. Un tel pouvoir ne peut libérer aucun peuple. Il ne peut qu'instrumentaliser les luttes de libération au service de son agenda géopolitique.
À l'appui de ce constat, rappelons que, après l'exécution de trois prisonniers politiques (manifestants du soulèvement de janvier 2026) pendant les jours de guerre, le régime a encore pendu aujourd'hui deux autres militant-es politiques.

Après avoir tué des dizaines d'enfants lors du massacre de janvier 2026, la République islamique a franchi ces derniers jours un nouveau seuil dans l'exploitation politique des enfants. À travers un appel lancé par les Gardiens de la révolution du Grand Téhéran (bataillon Mohammad Rasoulallah), intitulé « Combattants défenseurs de la patrie pour l'Iran », et relayé par la télévision officielle du régime, elle a fixé à 12 ans l'âge minimum de recrutement des volontaires.

Dans la foulée, il a été confirmé que des adolescent-es de 12 et 13 ans étaient mobilisé-es dans des patrouilles de renseignement, des opérations de terrain et des postes de contrôle. Parmi les enfants tués ces derniers jours figure Alireza Jafari, 11 ans, élève d'école primaire, utilisé comme enfant-soldat. le « Basij des enseignant-es » a lui-même confirmé qu'il avait été tué « dans l'exercice de sa mission » à un poste de contrôle.
C'est précisément cela qu'il faut combattre : l'instrumentalisation des voix palestiniennes, comme des voix qui s'élèvent contre la guerre, au profit de la propagande d'un État comme celui de la République islamique.

La République islamique et ses partisans ne sont ni une solution à la question palestinienne, ni une force contre la guerre. Ils font partie du problème.
C'est pourquoi il n'est ni secondaire, ni symbolique de se démarquer clairement des partisans de la République islamique dans les mobilisations de solidarité avec la Palestine. C'est une condition essentielle pour préserver le caractère populaire, émancipateur et antifasciste de ces espaces. On ne peut pas prétendre lutter contre le colonialisme et le génocide tout en laissant place à des forces qui portent elles-mêmes une logique de terreur, de massacre et de répression.
Aujourd'hui, dans le contexte de la guerre, le lien entre les luttes en Iran et les luttes palestiniennes apparaît plus clairement que jamais, parce qu'elles sont toutes deux confrontées à une violence imposée par les impérialismes coloniaux meurtriers. Pour nous, cette articulation passe par l'horizon politique émancipateur ouvert par « Femme, Vie, Liberté » : un horizon capable d'aller au-delà des camps formés par les États et leurs oligarchies dirigeantes opportunistes et de formuler une politique intersectionnelle de libération centrée sur les peuples.

De même le drapeau de la République islamique n'a rien d'un symbole neutre. Pour des millions de personnes en Iran, ce drapeau incarne la répression, les massacres, les exécutions et un pouvoir qui a déshumanisé d'innombrables vies.
Nous savons que par méconnaissance du contexte politique iranien, certain-es pensent qu'il s'agit d'un simple drapeau national qui représente la population iranienne. Nous savons aussi que certain-es ne l'avaient pas apporté à la manifestation, mais se les sont vus offrir sur place. Nous avons eu l'occasion de nous en rendre compte en discutant avec des manifestant-es qui le portaient sur leurs épaules et qui ont accepté de l'enlever lorsque nous leur avons expliqué ce que représente ce drapeau.
D'autres le perçoivent comme un symbole anti-guerre ou anti-impérialiste, ou l'apportent délibérément et le diffusent parmi les manifestant-es comme un instrument de propagande destiné à blanchir un régime sanglant. Tolérer ce drapeau dans les rangs des forces de gauche, anticoloniales, anti-racistes et attachées à la liberté est une faute politique grave. C'est accepter de défiler aux côtés d'un symbole fasciste et réactionnaire sous prétexte qu'il prétend se rattacher ponctuellement à une cause juste.

Nous appelons donc chacun-e à empêcher systématiquement l'infiltration des forces réactionnaires fanatiques pro-régime dans tous nos espaces militants, et à ne pas laisser à quelques groupes isolés la responsabilité d'affronter seuls leur violence.

Nous le répétons : lorsque nous disons « non à la guerre », nous le faisons depuis un internationalisme venu d'en bas, réel et concret, qui ne cessera jamais de dénoncer les crimes de la République islamique. Un « non à la guerre » qui refuse la logique manipulatrice et dangereuse du sinistre adage « l'ennemi de mon ennemi est mon ami ». Nous refusons un « non à la guerre » vidé de toute solidarité réelle, qui a pour fonction de renforcer un pouvoir meurtrier, de nature colonisatrice, au nom de la lutte contre l'impérialisme.

Nous remercions enfin les organisations et les camarades, qui, sans chercher à se mettre en avant, ont empêché hier que la fin du cortège soit livrée à une meute ultraréactionnaire et violente, liée à un pouvoir autoritaire répressif. Ce geste n'a rien d'anecdotique. Il donne un sens concret à l'internationalisme : protéger les manifestant-es, défendre l'espace commun contre l'intimidation, et empêcher que la solidarité avec la Palestine soit détournée par différentes nuances de soutiens au régime de la République islamique, des fanatiques aux sympathisant-es. C'est aussi cela, la solidarité, au-delà des mots et des slogans : faire barrage, ensemble, à celles et ceux qui veulent transformer nos rangs en terrain où dominent la peur, la confusion et la propagande.

Collectif Roja

در حمایت از فلسطین برای مقابله با حاکمیت خون‌ریز جمهوری اسلامی و نمادهایش در مبارزات‌مان

اطلاعیه جمعی روژا – تظاهرات ۲۸ مارس

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19.04.2026 à 08:00

Home sweet home / une émission de Minuit Décousu

La semaine dernière, c'était la fin de la trêve hivernale, alors on a fait chauffer nos micros pour préparer 1h d'émission sur les luttes autour du droit au logement, de Berlin à New-York en passant par chez nous à Lyon, avec des locataires en lutte contre une agence de « coliving » et des habitantes des quartiers populaires face aux bailleurs sociaux.

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La semaine dernière, c'était la fin de la trêve hivernale, alors on a fait chauffer nos micros pour préparer 1h d'émission sur les luttes autour du droit au logement, de Berlin à New-York en passant par chez nous à Lyon, avec des locataires en lutte contre une agence de « coliving » et des habitantes des quartiers populaires face aux bailleurs sociaux.

Alors que le 1er avril marque la fin de la trêve hivernale, dans notre dernière émission, on a fait chauffer les micros pour préparer 1h d'émission sur les luttes autour du droit au logement.

De Lyon à Berlin, du quartier des États-Unis et Mermoz à Tomkins square à New York, de la lutte contre l'agence de coliving Joivy à la celle la Mainzer Strasse en 1990, la question du logement est au cœur des luttes, contre l'éviction des groupes de population désignés comme indésirables, contre les hausses des loyers, contre les habitats insalubres, contre la financiarisation du logement, un capitalisme qui exclue, qui exploite, qui précarise et qui retire et met en péril ce droit que l'on revendique, d'avoir un toit au dessus de nos têtes. Dans cette émission, tu pourras entendre :

  • Politique de non-logement et de gestion de l'indésirabilité
  • Des locataires en grève des loyers contre une agence de « coliving à Lyon » (entretien)
  • Le monde squat berlinois des années 80 et la Mainzer Strasse
  • En lutte contre Grand Lyon Habitat dans les quartiers d'États-Unis et de Mermoz avec le CPES (entretien)
  • « La gentrification est une guerre de classe », retour à Tomkins Square à New-York (1987)

L'émission s'écoute sur notre audioblog, ici, et un peu partout en podcast. Bonne écoute !

On se retrouve dans deux semaines (21 avril) pour un double anniversaire de printemps sociaux !

Minuit Décousu, c'est un fanzine radiophonique nocturne sur Radio Canut (Lyon et alentours), Cause Commune (Paris/IDF), Radio Kipik (Arriège) et Radio Vassivière (Limousin).

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19.04.2026 à 08:00

Le Liban : un front de la résistance dans la région

Discussion politique publique en soutien au Liban et à la résistance à l'impérialisme dans la région, le mercredi 29 avril, à 18h30, au Wrong Side.

Lire la suite (336 mots)

Discussion politique publique en soutien au Liban et à la résistance à l'impérialisme dans la région, le mercredi 29 avril, à 18h30, au Wrong Side.

Nous sommes un collectif de soutien au Liban, composé de militant.es libanais.es de la diaspora et des camarades voulant se mobiliser pour un front de résistance anti-impérialiste dans la région.

Notre objectif est de faire entendre une voix unie en soutien à la population du Liban toute entière et à tou.tes les habitant.es de la région qui subissent l'impérialisme étasunien et la colonisation sioniste. Soutien aux peuples et à leurs résistances !

Cet événement propose une autre analyse politique de la situation dans la région, avec une focale sur le Liban, et ouvre une discussion pour se mobiliser depuis la France.

Rejoignez-nous en soutien au Liban, à la Palestine et aux résistances contre l'impérialisme dans la région, et pour dénoncer la complicité française !

🗓 Mercredi 29 avril, 18h30
📍Wrong Side, 12 Avenue Porte de Montmartre, 75018

Groupe de soutien Palestine-Liban

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19.04.2026 à 08:00

Occuper l'hôpital : projection et discussion

Pour cette séance, on voudrait parler des occupations d'hôpital, des formes qu'elles peuvent prendre et des contextes socio-politiques dans lesquels elles émergent historiquement, afin de nourrir nos imaginaires et nos pratiques.

Pour soutenir cette discussion, on propose de regarder ensemble le documentaire « Policlinico : un comizio operaio », qui décrit une expérience de lutte et d'autorganisation dans un hôpital de Rome dans les années 1970. On échangera après avec une partie de l'équipe ayant participé à la création du livre « Nous ne serons plus patients », un recueil de témoignages et de récits de luttes hospitalières.

Texte intégral (609 mots)

Pour cette séance, on voudrait parler des occupations d'hôpital, des formes qu'elles peuvent prendre et des contextes socio-politiques dans lesquels elles émergent historiquement, afin de nourrir nos imaginaires et nos pratiques.

Pour soutenir cette discussion, on propose de regarder ensemble le documentaire « Policlinico : un comizio operaio », qui décrit une expérience de lutte et d'autorganisation dans un hôpital de Rome dans les années 1970. On échangera après avec une partie de l'équipe ayant participé à la création du livre « Nous ne serons plus patients », un recueil de témoignages et de récits de luttes hospitalières.

Le documentaire “Policlinico : un comizio operaio” (1975) montre la lutte autonome menée à la Polyclinique de Rome dans les années 1970. La lutte porte à la fois sur les conditions de travail et sur le refus d'une médecine de classe.

Elle constitue une expérience d'auto-organisation où travailleurs, travailleuses et patient·es participent ensemble aux assemblées, prennent collectivement des décisions sur le fonctionnement de l'hôpital, contestent l'autorité médicale et administrative, et redéfinissent concrètement le soin (gratuité, transformation du rapport aux patient·es, remise en cause des hiérarchies).

Il s'agit d'un reportage filmé au cœur de cette mobilisation, qui permet de suivre un moment où un hôpital est partiellement repris par celles et ceux qui y travaillent et s'y soignent. Cette expérience met en lumière la possibilité d'un contrôle collectif de l'hôpital, articulé à un projet plus large de redéfinition du rôle social de la médecine.


Le livre "Nous ne serons plus patients" est un recueil de témoignages et de récits de luttes hospitalières.

Entre le corporatisme médical et le fait que la question du soin reste souvent peu investie par les collectifs militants, il devient difficile d'imaginer des pratiques autonomes capables de s'opposer à la marchandisation de la santé et à la précarisation du soin.

De quelles pratiques politiques sommes-nous héritier·es ?

Occupations de services, auto-organisation, refus des logiques gestionnaires…
À partir de ces expériences, il s'agira d'ouvrir une discussion sur ce que signifie reprendre l'hôpital aujourd'hui : non seulement comme lieu de travail, mais comme espace politique où se redéfinissent les pratiques de soin et la manière dont la santé est prise en charge collectivement.

Vendredi 24 avril à 19h

Bourse du travail d'Aubervilliers
1, rue des 21 appelés
93 300 Aubervilliers
Métro Aimé Césaire

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19.04.2026 à 08:00

Elisée Reclus, La Passion du Monde

Projection du film de Nicolas Eprendre, à la bibliothèque associative de Malakoff, le vendredi 24 avril

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Projection du film de Nicolas Eprendre, à la bibliothèque associative de Malakoff, le vendredi 24 avril

Vendredi 24 avril à partir de 19h30 à la Bibliothèque Associative de Malakoff (14 impasse Carnot), projection de Élisée Reclus, la passion du monde de Nicolas Eprendre, en présence du réalisateur.

La Passion du monde fait le portrait d'une personnalité peu banale, tout à la fois grand voyageur, scientifique reconnu et homme de conviction.

Avec Reclus, on assiste à la naissance d'une science, la géographie, qui en s'appuyant sur le « temps long », examine l'évolution des paysages et des territoires à la lumière de l'histoire des peuples qui y vivent.

Le film dresse le portrait d'un géographe sans frontière, un révolutionnaire soucieux de ses semblables et de son environnement.

Un homme du 21e siècle en somme !

La soirée sera suivi d'un buffet participatif (on apporte et on partage).

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