26.03.2026 à 08:00
Pour sortir des confusions entretenues par les lignes léninistes et sauce-dem qui appellent « révolution » des processus qui à notre avis n'en sont pas, nous proposons ici une série de documents sur le Rojava. L'idée n'est pas de se positionner dans une logique caricaturale « le Rojava c'est incroyable/ c'est de la merde » ni de remettre en cause un mouvement de lutte qui pourrait naitre ici. Il s'agit par contre de tenter de reposer les termes depuis une ligne autonome pour nourrir la réflexion sur les possibilités d'intervention. On pense en effet que les mouvements « anti-impérialistes » peuvent porter des potentialités révolutionnaires, mais seulement s'ils sont résolument débarassés de leurs carcans étatiste et capitaliste.
Pour sortir des confusions entretenues par les lignes léninistes et sauce-dem qui appellent « révolution » des processus qui à notre avis n'en sont pas, nous proposons ici une série de documents sur le Rojava. L'idée n'est pas de se positionner dans une logique caricaturale « le Rojava c'est incroyable/ c'est de la merde » ni de remettre en cause un mouvement de lutte qui pourrait naitre ici. Il s'agit par contre de tenter de reposer les termes depuis une ligne autonome pour nourrir la réflexion sur les possibilités d'intervention. On pense en effet que les mouvements « anti-impérialistes » peuvent porter des potentialités révolutionnaires, mais seulement s'ils sont résolument débarassés de leurs carcans étatiste et capitaliste.
À noter : tout ce qu'on dit et partage ici sert à nourrir la réflexion sur le Rojava et sur la question de l'intervention dans les mouvements anti-impérialistes. On ne pense donc pas forcément avoir absolument raison, ni que les documents qu'on partage sont exempts de défauts ou d'angles morts. On veut surtout proposer une matière qu'on ne voit pas beaucoup tourner, mais qui demande à être critiquée et complétée par les réflexions collectives.
On part de deux constats. D'une part, on a l'impression que les lignes autonomes ou critiques de ce qui se passe au Rojava sont trop peu existantes et qu'on ne sait plus bien quoi faire quand ont lieu des massacres du capital comme celui d'HTS à l'heure actuelle. De plus, on pense qu'il est important de réfléchir à la question de l'intervention dans les mouvements « anti-impérialistes » de façon générale. Il nous semble en effet qu'ils peuvent contenir des potentialités révolutionnaires. Mais, comme pour un mouvement social encadré par les syndicats, l'enjeu est de trouver les propagandes et les formes d'action permettant d'entrer en rapport de force avec l'encadrement léniniste.
C'est dans l'optique de participer à la recherche de ces modes d'intervention qu'on vous propose cette « série » sur le Rojava
Voici un podcast d'une heure sur l'histoire de la création du Rojava, les agissements du PKK et les dynamiques du PYD durant la révolution syrienne. Tous les termes sont expliqués dedans, il est plutôt clair et bien fait - malgré dix premières minutes pas ultra bien montées.
Chacun.e se fera son idée. On tient à rappeler que nous concernant, appeler « révolution » un processus qui lie une ethnie à un territoire, un parti et une administration est se mettre du côté du problème. Tous les indicateurs au Rojava semblent clairs pour indiquer qu'il s'agit d'une révolution bourgeoise, en vue de la construction d'un État-Nation. Un État Nation « de gauche », démocratique au possible et même « sans État » d'après les membres du PYD eux-mêmes... Bon. Les dernières inventions rhétoriques ne manquent pas de panache. Dans tous les cas, c'est un État quand même.
Nous ne voulons pas mettre un signe égal entre le Rojava et HTS, entendons-nous bien, de même qu'on n'en mettrait pas entre Mélenchon et Le Pen, mais nous voulons rappeler malgré tout une évidence : la démocratie de gauche reste une horreur, basée sur l'exploitation. Si nous tenons à nous emparer de la situation, ne serait-ce que parce qu'il est possible que des luttes pour ça se développent ici, et si nous voulons affirmer une ligne révolutionnaire contre les massacres en cours, cela ne peut se faire qu'en prenant en compte que les habitant.e.s du Rojava sont non seulement victimes de HTS mais de leur propre bourgeoisie « révolutionnaire ». Tout comme les gazaouis sont à la fois victimes de l'État génocidaire et colonial d'Israël et de la bourgeoisie du Hamas : l'impérialisme et le colonialisme n'empêchent pas l'oppression et l'exploitation en interne, point important que les concepts comme « l'anti-impérialisme » tendent à évacuer ou à mettre au second plan répétitivement.
Au-delà de la question de la ligne idéologique, dont on pourrait nous dire qu'on s'en care vu l'urgence de la situation, tout ça a des conséquences en termes d'action. Il n'est en effet pas du tout pareil de « construire un mouvement de solidarité pour faire pression sur les États » et de « récolter des fonds pour la révolution - aka l'organe politico-militaire du PYD » ; ou de construire la lutte prolétarienne directement contre ce qui fait le malheur de nos frères et soeurs de classe : à savoir l'existence d'HTS en premier lieu et du Rojava en second lieu - et donc, par extension, l'existence de tous les États et capitaux ayant des intérêts dans la région. Un cas pousse à se placer sous l'égide des « bonnes bourgeoisies » qui voudront bien intervenir et avancer leurs propres pions, l'autre consiste à s'opposer à toutes les bourgeoisies, en tant qu'elles vont refuser le blocage de la production de la guerre et des profits – économiques ou politiques – qui vont avec.
Notons qu'on ne nie pas que la situation est complexe. Oui, le projet étatiste du Rojava est en train d'être attaqué par HTS qui ne compte pas laisser une partie des ressources et de la plus value potentielle de son territoire à une autre bourgeoisie. Dans cette affaire, des prolétaires souffrent et meurent, et il est à parier que les Kurdes n'ont pas grand-chose à espérer sinon une nouvelle racisation-prolétarisation accrue au sein de la Syrie d'Ahmed Al-Sharaa, sans parler du patriarcat dont les formes y seront sans aucun doute bien plus violentes. De même, on ne nie pas non plus que la situation avant la révolution Syrienne y était difficile et oppressive à bien des égards. Enfin, l'organisation patriarcale des tribus avant la « révolution » rojavienne est un point souvent évoqué par les soutiens au Rojava, qu'on ne peut pas laisser de côté.
Tout cela doit prendre le temps d'un développement. Mais ce qui nous pose problème est que ce développement devient toujours chez les Léninistes la défense absolue du projet étatiste le « moins pire », et que ce projet s'appelle chez eux révolution ou socialisme. De notre côté, on affirme que si le fascisme, la démocratie et le léninisme ne se valent pas, ils font tous partie du problème : le projet le plus démocratique et le plus multiethnnique, s'il est capitaliste, nourrit le racisme et le patriarcat. On trouve aussi que l'exploitation et l'étatisme sont trop rapidement évacués par les défenseurs du Rojava, comme si ce n'étaient pas des points fondamentaux de l'oppression. On voudrait que la complexité et l'horreur de la situation puissent être abordées depuis des bases prolétariennes et anti-autoritaires, au lieu que la réflexion ne puisse s'incarner que dans le soutien sans faille au PYD.
Pendant le peu de temps qu'a duré l'intérêt des médias pour Gaza, la mise à mal de la machine de mort israélienne s'est faite via l'organisation directe de la classe à travers la planète. Si les actions tentées étaient dans leur ensemble extrêmement diverses, plusieurs ont porté les marqueurs d'une ligne prolétarienne réelle. Les blocus de dockers en Italie ou les boycotts à l'échelle internationale, par exemple, ont été des exemples fondamentaux. Il nous semble à cet égard que le mouvement de lutte en solidarité avec le prolétariat palestinien contenait dans ses formes, sinon dans sa force et son intensité, une potentialité révolutionnaire à l'échelle mondiale. En effet, les actions portées contre la production du génocide n'auraient pu qu'aller vers une chose, la seule dont la conséquence puisse être l'arrêt de la machine de mort : le démantèlement de l'État d'Israël, dont l'économie est indissociable de sa situation coloniale. Or ce démantèlement ne peut arriver seul : pour avoir lieu, il implique dans le processus la destruction des diverses bourgeoisies et de leurs États, puisque les populations doivent pour arriver au but vaincre les intérêts de leurs propres maîtres. La machine génocidaire a en effet des intérêts partout, et il est évident pour celles et eux qui luttent qu'il ne s'agit pas non plus de permettre à un autre impérialisme de mettre en route ses propres massacres. L'anti-étatisme, au-delà d'une ligne, est donc la pratique qui découle de la lutte contre l'impérialisme, quand l'action de classe s'approfondit.
Globalement, cela est vrai partout : tout pays ayant atteint une puissance suffisamment importante pour s'engager dans une phase impérialiste ou coloniale sans être arrêté par d'autres États – qu'ils n'en aient pas la force ou pas les intérêts – ne peut être arrêté que par la révolution mondiale. Les situations impérialistes font ainsi émerger la logique capitaliste et sa seule alternative de façon nue : communisme-anarchisme ou barbarie, démantèlement des États ou génocides et colonisation, destruction de l'exploitation ou destruction des prolétaires dans le fascisme et les guerres bourgeoises. C'est pourquoi, dans le temps même où elles émergent et agissent, ces situations impérialistes portent en elles la possibilité de leur destruction définitive. Le prolétariat ne s'y trompe pas quand il affirme par les actes que la seule forme de solidarité possible est la lutte contre la production du capital.
Face à l'horreur actuelle, il apparaît que nous sommes nombreux.e.s à travers le monde à espérer un regain de puissance de la lutte contre l'impérialisme : la question de savoir comment ces mouvements naissent, et quel peut être là-dedans le rôle des militant.e.s anti-autoritaires, est évidemment au cœur de nos préoccupations. En effet, si on ne veut pas donner à l'autonomie plus d'importance qu'elle n'en a, on estime pour autant qu'il est impératif de ne pas laisser le cours des choses se faire sans y porter une action anarco-communiste.
Nous voulons faire l'hypothèse que dans la séquence à venir, si un mouvement devait émerger pour le Rojava ici du fait des attaques d'HTS, il porterait potentiellement des possibilités révolutionnaires, mais à certaines conditions seulement. Une partie de ces conditions nous échappent. D'autres doivent pouvoir être réfléchies en amont. Il serait notamment impératif que notre classe décide de porter la lutte contre l'industrie de la mort directement et refuse toutes revendications pour une « intervention ». De même, il faudrait pouvoir dégager des lignes clairement anti-étatistes qui sans être caricaturales, pourraient montrer en quoi le Rojava n'est pas plus une solution que ne l'ont été aucun État « démocratique » ou « socialiste » dans les mouvement tiers-mondistes du siècle dernier. Pour essayer de le formuler clairement : l'enjeu d'un prochain mouvement serait de savoir à quel point il peut s'engager dans la voie de la lutte directe et autonome de la classe contre le capital, au lieu de devoir se positionner seulement au sein de l'affrontement – réel – entre capitalisme libéral-réactionnaire et capitalisme social-léniniste. C'est dans ce sens qu'une intervention militante pourrait d'après nous trouver à faire sens : en construisant une analyse qui parvienne à articuler de façon pertinente ligne autonome et lutte contre l'impérialisme, et en allant de là porter la contradiction à l'encadrement léniniste de la lutte, pour se joindre aux désirs ou aux actions de dépassement déjà en cours.
On ne savait pas trop quoi mettre comme image... On se dit qu'on mettra sur cette série une suite d'affiches ou photos qui font émerger d'après nous les contradictions à l'oeuvre, par exemple ici : la représentation « anarco-étatique », « militaro-révolutionnaire », « féministe-éxotisante »... La propagande poussée là-bas comme ici est en effet assez intéressante.
26.03.2026 à 08:00
Comme un air de printemps sombre sur zone
Du jeudi 16 au dimanche 19 avril 2026 : une semaine d'organisation contre l'ordre nucléaire !
Depuis le lundi 23 Mars, la Gare est expulsable !
Nous avons clairement indiqué, à plusieurs reprises dans le passé, que nous n'avions pas l'intention de quitter cet endroit de notre plein gré.
Nos nombreux appels à occupation ont moyennement fonctionné, ne nous permettant pas d'avoir la force et le nombre suffisant pour résister à une expulsion disproportionnée au vu des 8 hectares de la Gare à défendre. Cependant, les divers évènements, rencontres et chantiers collectifs ont permis de créer une constellation informelle de résistance et de lutte contre le nucléaire et son monde de merde aux quatre coins de la France, et au-delà. Malgré tout, nous n'avons pas envie de laisser la préfecture dicter la façon dont nous allons partir et subir cette expulsion. Nous n'avons pas envie de la laisser dérouler une opération parfaitement planifiée et médiatisée : des centaines de flics contre quelques occupant.e.x.s mal réveillé.e.x.s au beau matin, pendant que d'autres, loin, ne peuvent que suivre le fil info. Cela s'est vu trop de fois, dans tant de lieux d'occupation, dont au Bois Lejuc en 2018.
Nous ne laisserons pas la préfecture mettre en scène notre impuissance ! Nous ne resterons pas assis à la Gare à attendre le jour de l'expulsion ! La Gare écrira librement sa propre histoire.
C'est pourquoi la Gare souhaite vous informer qu'elle a choisi la date et l'heure des festivités pour ce printemps et vous invite à quatre jours d'événements très spéciaux et inhabituels à partir du jeudi 16 avril.
Pour ces dernières retrouvailles, nous voulons réunir toutes les personnes qui ont développé un lien avec ce lieu chargé d'histoires, de résistance et de lutte contre CIGEO, au cours des 19 dernières années. Nous invitons aussi toustes celleux qui le souhaitent, à découvrir la Gare avant que les bulldozers de la mafia nucléaire ne la rasent. C'est l'occasion de faire tous.te ensemble des adieux à la Gare à sa manière ! ;)
Dans l'immédiat, nous appelons donc touste celleux qui le souhaiteraient à venir dès maintenant pour soutenir l'occupation de la Gare et sa défense.
Quelle que soit la façon dont vous souhaitez passer ces jours à la Gare, soyez consciente.x.s que vous vous rendez dans un lieu occupé illégalement.
La Gare vous accueillera dès le jeudi 16 avril : divers ateliers, chantiers, discussions, spectacles et concerts auront lieux les jours suivant avec cantine et sleepings sur place.
Le dimanche matin, nous nous retrouverons à la Gare pour rendre hommage à la lutte de ce lieu et pour sa résistance. Le dimanche 19 avril, il y aura un départ collectif, festif et déterminé. Ce sera le moment de montrer que la lutte continue et que les résistances fleurissent partout sur le territoire !
L'événement sera maintenu même si la Gare est expulsée avant ! [https://bureburebure.info/expulsion-de-la-gare-des-le-mardi-24-mars-le-recourt-a-la-force-publique-est-autorise/] Dans ce cas, le week-end se déroulera dans un autre lieu mais nous irons, quoi qu'il arrive, faire nos adieux à la Gare !
Ce n'est pas un abandon mais la suite logique d'une lutte à long terme contre La poubelle de l'ANDRA.
Collectif Informelle de la Gare qui Exceptionnellement, s'est Organisé (CIGEO)
Comment venir à la Gare ?
Adresse :
Ancienne Gare de Luméville (55)
RD138 Luméville-en-Ornois
Comme un air de printemps sombre sur zone
Du jeudi 16 au dimanche 19 avril 2026 : une semaine d'organisation contre l'ordre nucléaire !
Depuis le lundi 23 Mars, la Gare est expulsable !
Nous avons clairement indiqué, à plusieurs reprises dans le passé, que nous n'avions pas l'intention de quitter cet endroit de notre plein gré.
Nos nombreux appels à occupation ont moyennement fonctionné, ne nous permettant pas d'avoir la force et le nombre suffisant pour résister à une expulsion disproportionnée au vu des 8 hectares de la Gare à défendre. Cependant, les divers évènements, rencontres et chantiers collectifs ont permis de créer une constellation informelle de résistance et de lutte contre le nucléaire et son monde de merde aux quatre coins de la France, et au-delà. Malgré tout, nous n'avons pas envie de laisser la préfecture dicter la façon dont nous allons partir et subir cette expulsion. Nous n'avons pas envie de la laisser dérouler une opération parfaitement planifiée et médiatisée : des centaines de flics contre quelques occupant.e.x.s mal réveillé.e.x.s au beau matin, pendant que d'autres, loin, ne peuvent que suivre le fil info. Cela s'est vu trop de fois, dans tant de lieux d'occupation, dont au Bois Lejuc en 2018.
Nous ne laisserons pas la préfecture mettre en scène notre impuissance ! Nous ne resterons pas assis à la Gare à attendre le jour de l'expulsion ! La Gare écrira librement sa propre histoire.
C'est pourquoi la Gare souhaite vous informer qu'elle a choisi la date et l'heure des festivités pour ce printemps et vous invite à quatre jours d'événements très spéciaux et inhabituels à partir du jeudi 16 avril.
Pour ces dernières retrouvailles, nous voulons réunir toutes les personnes qui ont développé un lien avec ce lieu chargé d'histoires, de résistance et de lutte contre CIGEO, au cours des 19 dernières années. Nous invitons aussi toustes celleux qui le souhaitent, à découvrir la Gare avant que les bulldozers de la mafia nucléaire ne la rasent. C'est l'occasion de faire tous.te ensemble des adieux à la Gare à sa manière ! ;)
Dans l'immédiat, nous appelons donc touste celleux qui le souhaiteraient à venir dès maintenant pour soutenir l'occupation de la Gare et sa défense.
Quelle que soit la façon dont vous souhaitez passer ces jours à la Gare, soyez consciente.x.s que vous vous rendez dans un lieu occupé illégalement.
La Gare vous accueillera dès le jeudi 16 avril : divers ateliers, chantiers, discussions, spectacles et concerts auront lieux les jours suivant avec cantine et sleepings sur place.
Le dimanche matin, nous nous retrouverons à la Gare pour rendre hommage à la lutte de ce lieu et pour sa résistance. Le dimanche 19 avril, il y aura un départ collectif, festif et déterminé. Ce sera le moment de montrer que la lutte continue et que les résistances fleurissent partout sur le territoire !
L'événement sera maintenu même si la Gare est expulsée avant ! [https://bureburebure.info/expulsion-de-la-gare-des-le-mardi-24-mars-le-recourt-a-la-force-publique-est-autorise/] Dans ce cas, le week-end se déroulera dans un autre lieu mais nous irons, quoi qu'il arrive, faire nos adieux à la Gare !
Ce n'est pas un abandon mais la suite logique d'une lutte à long terme contre La poubelle de l'ANDRA.
Collectif Informelle de la Gare qui Exceptionnellement, s'est Organisé (CIGEO)
Comment venir à la Gare ?
Adresse :
Ancienne Gare de Luméville (55)
RD138 Luméville-en-Ornois
25.03.2026 à 08:00
Rencontre jeudi 26 mars à 19h30 avec Paul B. Preciado autour de la publication de son nouveau livre aux éditions du Seuil.
Rencontre jeudi 26 mars à 19h30 avec Paul B. Preciado autour de la publication de son nouveau livre aux éditions du Seuil.

Présentation du livre par la maison d'édition :
« Ce livre est un livre de la vérité » : ainsi débute le puissant et bouleversant témoignage de N.O. Body, publié anonymement en 1907 en Allemagne, traduit pour la première fois en français. « Né garçon » mais « élevé en fille », un jeune homme raconte comment il a été enfermé dans une assignation sexuelle qui ne lui correspond pas. Il confie ses doutes, sa solitude, le rejet comme la fascination qu'il provoque, sa découverte de la sexualité, sa crise existentielle profonde et la tentation du suicide lorsqu'il tombe amoureux d'une femme. En décembre 1905, N.O. Body rencontre Magnus Hirschfeld, futur fondateur de l'institut de sexologie de Berlin, qui l'épaule dans sa démarche de changement de « sexe » officiel, obtenu en 1906, et l'encourage à écrire ses Mémoires.
Plus d'un siècle après, Paul B. Preciado reçoit ces Mémoires comme une bouteille à la mer, et écrit un hommage à Karl M. Baer et aux survivant.e.s dissident.e.s de l'assignation binaire normative. Mon nom est Body, inédit publié en diptyque avec les Mémoires, est une nouvelle histoire de la sexualité avec et contre Foucault, une généalogie politique du nom propre et un cri pour une abolition des systèmes binaires d'assignation sexuelle et du genre à la naissance.
Karl M. Baer, né en 1885 dans une famille juive berlinoise, a été déclaré femme à sa naissance. Il mettra des années à obtenir une réassignation sexuelle. Il publie Aus eines Mannes Mädchenjahren en 1907, sous le pseudonyme de N.O. Body. Menacé par les nazis, il émigre en Palestine en 1938. Il meurt en 1956.
Paul B. Preciado est philosophe, écrivain et réalisateur. Ses œuvres, dont Un appartement sur Uranus (2019) ou Dysphoria Mundi (2022), traduites dans une dizaine de langues, sont une contribution majeure à la philosophie du corps et aux théories queer et trans.
25.03.2026 à 08:00
Faire face à la police – Jeudi 2 avril à 19h – Le Bar Commun – Paris 18e
Événement en soutien au collectif Justice pour Rayana, tuée par la police le 5 juin 2022 à Château Rouge.
Projection et table ronde, avec le Réseau d'Entraide Vérité et Justice et le collectif Justice pour Rayana.
Faire face à la police – Jeudi 2 avril à 19h – Le Bar Commun – Paris 18e
Événement en soutien au collectif Justice pour Rayana, tuée par la police le 5 juin 2022 à Château Rouge.
Projection et table ronde, avec le Réseau d'Entraide Vérité et Justice et le collectif Justice pour Rayana.
Nahel, Zineb, Adama, Rayana, Angelo, Laura, Lamine : ces noms nous rappellent chaque jour que la police tue. Elle tue car elle en a les moyens : elle rôde dans nos quartiers, nos villes ; elle harcèle quotidiennement les habitant•es, menace, violente, tabasse, donne la mort ; enfin, elle se protège grâce à la complaisance de l'État et de ses institutions racistes.
On entend souvent le terme de « bavure » pour qualifier des violences commises en uniforme, comme s'il s'agissait d'une dérive, du dévoiement d'un corps de métier confronté à des éléments qui auraient mal agi. Nous affirmons au contraire que la police ne dérape pas : elle tue car elle fonctionne pour qui l'a mise en place.
Cette certitude ne devrait pas saper nos capacités à nous organiser et à nous protéger. C'est pourquoi, près de trois mois après la mort d'El Hacen Diarra au commissariat du 20e arrondissement, nous souhaitons nous retrouver pour discuter des formes de résistance collectives dont on peut se saisir pour faire face ensemble à la police.
Pour cela, le 2 avril prochain nous organisons un événement en soutien au collectif Justice pour Rayana, tuée par la police le 5 juin 2022 à Château rouge. Nous projetterons un court-métrage sur la présence policière à Barbès, puis nous échangerons avec le Réseau d'Entraide Vérité et Justice, ainsi que le collectif Justice pour Rayana.
📍 Au Bar Commun - 135, rue des Poissonniers 75018
Ⓜ️ Simplon
📆 Jeudi 2 avril 2026 entre 19h - 22h
💸 Entrée libre, avec caisse de soutien au collectif Justice pour Rayana

25.03.2026 à 08:00
Assemblée générale pour s'organiser face à la crise du logement dans le 94, le dimanche 29 Mars à 17h au foyer Bleriot , 164 rue Léon Geoffroy à Vitry-sur-seine.
Assemblée générale pour s'organiser face à la crise du logement dans le 94, le dimanche 29 Mars à 17h au foyer Bleriot , 164 rue Léon Geoffroy à Vitry-sur-seine.
En France en 2026 des personnes meurent dans la rue, victimes de la crise du logement.
Les loyers augmentent, l'accès au logement social est un parcours du combattant et les expulsions se multiplient. Locataires précaires, sans-logis, habitant·es de squats ou de foyers : nous sommes tou·tes concerné·es par cette politique de précarisation organisée par l'État et les acteurs de l'immobilier.
Avec la loi Kasbarian-Bergé, le gouvernement a renforcé la répression contre les squatteur·euses et accéléré les expulsions de locataires en difficulté. Le résultat est sans appel : des familles jetées à la rue, des loyers toujours plus inaccessibles et une criminalisation des plus précaires, tandis que les profits des propriétaires et des promoteurs explosent.
Le Val-de-Marne n'échappe pas à cette logique. Avec 38 000 logements vacants et 100 000 demandes de logements sociaux en attente, les expulsions continuent à un rythme effréné. Chaque année 1 500 expulsions avec recours à la force publique sont autorisées dans le département poussant des centaines de personnes à la rue. À Vitry, après l'expulsion des squats de la Maison Nectar et du village Mongania, dont les habitant·es sont sans solution de relogement ou d'hébergement depuis fin août, la Kunda est aussi menacée d'une expulsion illégale.
Depuis maintenant plus d'un an, nous nous organisons en assemblée générale mensuelle pour défendre le droit à un logement digne pour toutes et tous.
Cette 13e assemblée générale se déroulera au foyer Bleriot où une vague d'assignations est en cours. Ce sera l'occasion de s'organiser contre ces assignations et pour des conditions de résidences dignes !
Cette assemblée s'inscrit dans la continuité de la grande manifestation pour le logement du 7 Mars à Vitry qui s'etait termiée au foyer Bleriot avec plusieurs prises de paroles des résidents.
Retrouvons-nous le dimanche 29 Mars à 17h au 164 rue Léon Geffroy à Vitry-sur-seine.

Insta : assemblées.logement94
Mail : aglogement94@proton.me
24.03.2026 à 17:00
Projection - Débat au CICP du film « Les rêves que nous partageons » en avant-première
Projection - Débat au CICP du film « Les rêves que nous partageons » en avant-première
Projection - Débat
La projection :
Filmé dans plus de dix lieux au Mexique et en Europe, « Les rêves que nous partageons » retrace un ensemble de résistances et d'espoirs qui unit des territoires, des langues et des luttes : depuis les Caracoles zapatistes au Chiapas, qui proposent le travail commun, horizontal, sans propriété privée ; puis à Lützerath, en Allemagne, des militants écologistes qui font face à la plus grande mine de charbon d'Europe ; à Froxán, en Espagne, des centaines familles qui reconstruisent la forêt ancestrale qui a été remplacée par la monoculture de l'eucalyptus ; enfin à Puebla, au Mexique, où les communautés cholultèques font face à de grandes entreprises extractivistes pour récupérer l'eau, le territoire et la dignité.
Le débat : animé par les membres du CSPCL (Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte), vous pourrez poser toutes vos questions autour de ce thème
Le lieu : Au CICP dans la grande salle avec aussi une table de presse avec vente d'ouvrages, d'artisanat zapatiste (nouvel arrivage) et de café