19.02.2026 à 08:00
Vendredi 13 mars à 19h, dans le cadre du Mois Féministe, la Librairie Publico reçoit Camille Schmoll pour son livre « Les damnées de la mer. Femmes et frontières en Méditerranée »
Ce livre décline l'histoire des migrations en Méditerranée au féminin. Il refuse les clichés binaires qui opposent la migrante-victime à la migrante-héroïne pour adopter le point de vue de l'expérience des femmes : non sans tensions, l'autonomie qu'elles mettent à l'épreuve apparaît à la fois comme le support et l'horizon de leur projet migratoire
Vendredi 13 mars à 19h, dans le cadre du Mois Féministe, la Librairie Publico reçoit Camille Schmoll pour son livre « Les damnées de la mer. Femmes et frontières en Méditerranée »
Ce livre décline l'histoire des migrations en Méditerranée au féminin. Il refuse les clichés binaires qui opposent la migrante-victime à la migrante-héroïne pour adopter le point de vue de l'expérience des femmes : non sans tensions, l'autonomie qu'elles mettent à l'épreuve apparaît à la fois comme le support et l'horizon de leur projet migratoire
Longtemps, les femmes ont été absentes du grand récit des migrations. On les voyait plutôt, telles des Pénélope africaines, attendre leur époux, patientes et sédentaires. Il n'était pas question de celles qui émigraient seules. Elles sont pourtant nombreuses à quitter leur foyer et leurs proches, et à entreprendre la longue traversée du désert et de la Méditerranée.
Fondé sur une recherche au long cours, menée aux marges de l'Europe, en Italie et à Malte, ce livre est une enquête sur la trace des survivantes. Au fil des récits recueillis, il restitue leurs parcours, de déchirements en errance, de rencontres en opportunités. Entre persécutions, désir d'autonomie et envie d'ailleurs, les causes de leur départ sont loin d'être simples et linéaires.
Les Damnées de la mer offre ainsi une remarquable plongée dans leur vie quotidienne, dans des centres d'accueil où leur trajectoire est suspendue, dans l'attente d'une reconnaissance de cette Europe qui souvent les rejette. L'ennui et la marginalisation sont omniprésents. Mais ces femmes sont également résistantes et stratèges, à la recherche de lignes de fuite.
En restituant les multiples facettes de ces destinées, ce livre décline l'histoire des migrations en Méditerranée au féminin. Il refuse les clichés binaires qui opposent la migrante-victime à la migrante-héroïne pour adopter le point de vue de l'expérience des femmes : non sans tensions, l'autonomie qu'elles mettent à l'épreuve apparaît à la fois comme le support et l'horizon de leur projet migratoire.
Géographe, Camille Schmoll est directrice d'études à l'EHESS. Membre de l'Institut universitaire de France, de l'Institut convergences migrations et du laboratoire Géographie-cités, elle a fondé, avec Hélène Thiollet et Virginie Guiraudon, le Groupe international d'experts sur les migrations (GIEM).

19.02.2026 à 08:00
Le 12 février alors que Rima Hassan intervenait lors d'une conférence à l'IEP de Lyon, le groupe de « féministes » identitaires racistes Némésis accompagné de son service d'ordre ont tenté de s'introduire dans la conférence et de la perturber. A l'issue d'un affrontement avec des militants antifascistes, un des nationalistes finit à l'hôpital. Retour sur une mort prévisible, l'emballement médiatique qui s'ensuit et la nécessité de tenir une ligne antifasciste face à la vague brune qui s'annonce. Article initialement publié sur Rebellyon
Le 12 février alors que Rima Hassan intervenait lors d'une conférence à l'IEP de Lyon, le groupe de « féministes » identitaires racistes Némésis accompagné de son service d'ordre ont tenté de s'introduire dans la conférence et de la perturber. A l'issue d'un affrontement avec des militants antifascistes, un des nationalistes finit à l'hôpital. Retour sur une mort prévisible, l'emballement médiatique qui s'ensuit et la nécessité de tenir une ligne antifasciste face à la vague brune qui s'annonce. Article initialement publié sur Rebellyon
Le 12 février alors que Rima Hassan intervenait lors d'une conférence à l'IEP de Lyon, le groupe de "féministes" identitaires racistes Némésis accompagné de son service d'ordre ont tenté de s'introduire dans la conférence et de la perturber. Elles ont été repoussées en dehors de l'Université. Un peu plus tard un affrontement a éclaté entre les militants identitaires et des antifascistes. Les antifascistes ont fini par prendre l'avantage et plusieurs identitaires sont tombés au sol. Alors qu'il avait quitté la scène, l'un des nationalistes finit par perdre connaissance avant de se retrouver en état de mort cérébrale a l'hôpital.
Bien que nos joues soient sèches, il n'y a aucune satisfaction a tirer d'un tel événement tragique. La mort de Quentin D. est le résultat symptomatique d'une situation extrêmement tendue depuis des années à Lyon. La ville est connue pour être un bastion de l'extrême droite, favorisé par l'implantation historique d'une bourgeoisie catholique réactionnaire. Elle a vu pululer au fil du temps nombre de groupuscules d'extrême droite de différentes obédiences (royalistes, identitaires, catholiques traditionalistes, nationalistes-révolutionnaires etc ...). Depuis, ces groupes ont commis de nombreuses attaques, que ce soit en s'attaquant à des rassemblements de gauche, à des locaux d'organisations ou en commetant des agressions racistes ou homophobes. Ces violences, exercées par les militants-es de ces groupes, sont consubtantielles à la nature du projet politique d'extrême droite qu'ils portent : le nationalisme, le racisme, le masculinisme, bref le maintien de la hiérarchie sociale et la suprémacie blanche.
Pour en faire une rapide liste rien que ces dernières années à Lyon :
Face à cela les militants-es progressistes et a fortiori les révolutionnaires, ne croyant pas au recours a l'État ni à sa police qui se contente de protéger l'ordre établie, ont toujours répondu par l'autodéfense populaire et l'organisation antifasciste. Cette autodéfense n'est pas une fin en soi, c'est une première mesure nécessaire pour faire face à l'extrême droite mais elle doit forcément s'accompagner de la construction d'un horizon révolutionnaire d'émancipation désirable afin de contrecarrer la tentation fasciste. Elle passe par le fait de connaitre l'extrême droite et ses courants, de former les gens a les reconnaitre, de contrecarrer leur propagande, d'organiser les solidarités mais aussi par le fait de savoir se défendre physiquement face à eux et de les empêcher de s'organiser.
La violence antifasciste n'existe qu'en réponse à celle de l'extrême droite. C'est l'extrême-droite qui définit le niveau de violence et pas l'inverse. Par exemple dans l'histoire, face à l'arrivé au pouvoir d'une dictature militaire les antifascistes ont du prendre les armes pour lutter. Aujourd'hui, face à des militants nationalistes entraînés à se battre, les antifascistes leur font face dans la rue. Au delà de la violence, à d'autres moments historiques ou sur d'autres territoires où l'extrême droite reste minoritaire et faiblement implantée, c'est le travail de veille et d'information qui prévaut afin d'endiguer son développement
La mort de Quentin D. n'est pas le fruit d'un événement isolé, que l'extrême droite et la presse tentent de présenter comme une agression ou un lynchage. C'est le fruit d'affrontements répétés entre l'extrême droite et celleux qui s'y opposent. C'est le fruit d'un climat de violence dans laquelle l'extrême droite mène la danse. Car il faut en être conscient, chaque affrontement physique peut avoir un débouché fatal, autant pour les militants nationalistes que pour les antifascistes, comme nous le rappelle la mort tragique de Clément Meric en juin 2013. Le narratif qui tente de faire passer Quentin D. pour un jeune garcon innocent et bon croyant est grossier. On sait d'ores et déjà qu'il était passé par des groupes comme l'Action francaise vienne, et qu'il était un militant actif du milieu nationaliste révolutionnaire local. En jouant les gros bras dans des services d'odre lors d'actions comme celles de Nemesis, il savait pertinemment qu'il acceptait à minima de blesser des gens et qu'il risquait lui même de l'être. Quand son projet politique est basé sur l'écrasement des autres il est malvenu de se présenter comme la victime parfaite.

Médiatiquement, l'événement a été transformé en véritable campagne contre les « antifas » par l'ensemble de la classe politique. Partout, c'est le discours de Némésis qui est répété en boucle sur les plateaux. Même à gauche, nombreux se sont empressés d'envoyer des messages de soutien à l'extrême-droite, jetant d'un même geste sous le bus les militant-es antifascistes qui les protègent bien souvent des nervis l'extrême-droite dans les manifs et les rassemblements. L'événement rentre d'ores et déjà dans une offensive globale de diabolisation de la figure de l'antifasciste en terroriste intérieur, que l'on voit se dérouler en Europe en Hongrie, en Allemagne, en Italie mais aussi outre-Atlantique aux États-Unis.
Depuis 13 ans et la mort de Clément Méric, le climat politique a bien changé et la fascisation s'est accélérée avec une vitesse inédite, portant l'extrême droite aux portes du pouvoir et infusant ses idées nauséabondes dans l'ensemble de la société.
Il importe de tenir bon face à cette offensive et de serrer les rangs afin de ne pas se faire emporter par la vague brune. Il s'agit pour cela de garder une ligne claire, et de rappeler la raison d'être de l'antifascisme.
PS : Depuis les événements du 12 février l'extreme droite s'en est déjà pris à plusieurs lieux comme le local de Solidaires et de la Plume Noire ainsi qu'à la mosquée de la Croix-Rousse. Un rassemblement de commemoration se prépare samedi prochain.
19.02.2026 à 08:00
Soirée de soutien au Front Internationaliste Antifasciste, qui combat la junte militaire au Myanmar le 27/02 à 18h à l'AERI (Montreuil). Au programme : projection, discussion, et cantine vegan à prix libre !
Soirée de soutien au Front Internationaliste Antifasciste, qui combat la junte militaire au Myanmar le 27/02 à 18h à l'AERI (Montreuil). Au programme : projection, discussion, et cantine vegan à prix libre !

Depuis le coup d'État de 2021, le Myanmar/Birmanie est sous le contrôle d'un pouvoir militaire dictatorial qui opprime, mutile et tue la population birmane. Chaque contestation, qu'elle soit pacifique ou armée, est durement réprimée. Pourtant, la résistance ne cesse de croître : les milices ethniques qui s'étaient armées au fil des décennies précédentes pour lutter contre le pouvoir central continuent le combat, et les populations rejoignent les Forces de Défense du Peuple qui s'entraînent dans les montagnes pour faire face à la junte.
C'est dans ce contexte que des internationalistes prennent l'initiative en 2024, juste avant la bataille de Falam, de créer l'AIF, le Front Internationaliste Antifasciste. L'appel est lancé aux révolutionnaires antifascistes du monde entier : rejoignez la révolution en cours au Myanmar pour mettre fin à la dictature militaire.
L'Assemblée Internationaliste Antimilitariste Paris-Banlieues organise donc cette soirée de soutien pour faire connaître la révolution birmane qui grandit chaque jour un peu plus et de venir en aide aux groupes qui s'y battent, notamment l'AIF. Rendez-vous à l'AERI à Montreuil (57 rue Etienne Marcel) à 18h ! Au programme de la soirée : la projection du documentaire Inside Myanmar's Revolution (VOSTFR) des Frères Weinert, suivie d'une discussion. Et une cantine vegan à prix libre ouverte tout le long de la soirée !
19.02.2026 à 08:00
Rendez-vous le 28 février dès 17h à la Kunda pour une soirée de soutien contre l'impérialisme. Les sous iront à Samidoun et YoungStruggle
Rendez-vous le 28 février dès 17h à la Kunda pour une soirée de soutien contre l'impérialisme. Les sous iront à Samidoun et YoungStruggle
ARAK ASSO et AIM Paname présentent
28/02 HARDCORE PUNK CONTRE L'IMPERIALISME
Les enjeux du moment ont conduit nos deux collectifs à s'unir pour lancer des campagnes de soutien et d'information, suivant ainsi les mots d'ordre de Gramsci appelant à devenir des partisan·nes.
Avec la course à l'armement en Occident, la multiplication des fronts militaires
(guerres par proxy, kidnapping, financement de milices, trahison) et économiques (blocus,
menace, chantage), l'impérialisme ne se cache plus et entame une nouvelle phase de prédation.
Rendez-vous à la Kunda dès 17h00, ce 28 février pour un débat avec nos camarades de Samidoun, YoungStruggleParis, OrganizeFightWin et de l'Union pour la reconstruction communiste/Union pour la paix au Venezuela afin d'échanger.
Ensuite ce sera au tour de Total Chaos, Sonder Rage et Reclaimed de monter sur scène pour porter les mêmes mots d'ordre.
La décharge d'adrénaline idéale pour se motiver !
War is a racket, it's always been
Benefit for few where millionaires made within
War is a racket, profits rack in
Millions of lives lost, as they're making
Racketeer for big Business
War is just a racket !
A gangster for capitalism
One class, one fight, Revolution
We take back the streets
The labor's union is our spark
Laos is full of Henry's bombs
Just cause they're next to Vietnam 3 million dead and probably more
Don't seem like much of a secret war
With Pinochet they had some fun
Now Rot in hell you fucking scum
INFOS :
PAF = prix libre en soutien à YoungStruggle et Samidoun.
Horaires : 17h-23h30
Lieu : La Kunda
Adresse : 46 rue jules Lagaisse 94440 Vitry sur Seine
Transports : ligne 7 (Porte de Choisy), T9 Beethoven Concorde
18.02.2026 à 08:00
L'île de Cuba vit actuellement une nouvelle agression impérialiste criminelle. Montrons notre soutien aux cubains et cubaines en danger !
L'île de Cuba vit actuellement une nouvelle agression impérialiste criminelle. Montrons notre soutien aux cubains et cubaines en danger !
Cuba vit actuellement la dernière d'une longue liste d'agression impérialiste de la part de son voisin états-unien.
Après avoir kidnappé le président vénézuélien Nicolas Maduro le 3 janvier, Donald Trump continue la mise en place de sa « doctrine Donroe », (doctrine Monroe à la sauce Donald Trump) en s'attaquant à l'île communiste.
Le 29 janvier, il a ainsi signé un nouveau décret menaçant de droit de douanes supplémentaires tout pays qui fournirait du pétrole à Cuba.
Or, l'île était jusqu'alors majoritairement approvisionné en pétrole par le Venezuela, qui a dû cesser toute exportation vers elle depuis l'attaque états-unienne.
Le Mexique qui était l'autre grand fournisseur de pétrole de l'île àalui aussi arrêté ses envois, de peur des représailles états-uniennes.
Pour rappel cette nouvelle pression sur Cuba s'ajoute au blocus inhumain que les États-unis font subir à l'île depuis 1962, n'ayant jamais accepté que le pays s'émancipe de leur tutelle impérialiste à quelques kilomètres de leurs côtes.
Un blocus qui a coûté à l'ile plus de 170 milliards de dollars et est dénoncé depuis 33 ans par l'O.N.U. Une dénonciation sans effet malheureusement, puisque les États-Unis imposent à chaque fois leur véto à toute levée des sanctions.
Privée de carburant, l'île est dans une situation critique qui empire de jour en jour. Les cubaines et cubains doivent patienter pendant des heures, voire des jours pour espérer obtenir un tout petit peu d'essence. Les coupures d'électricités sont elles de plus en plus régulières, obligeant de nombreuses personnes à s'éclairer à la bougie et à se chauffer au bois.
Et cela alors même que le pays connaît une vague de froid sans précédent, les températures étant descendues à zéro, ce qui n'était encore jamais arrivé.
Face au manque de carburant, le gouvernement cubain a pris des mesures d'urgences : semaine de quatre jours, rationnement strict du carburant, diminution des transports, fermeture des hôtels et arrêt des opérations chirurgicales non vitales.
Lundi 9 février, le gouvernement a même annoncé que désormais les avions internationaux ne pourraient plus s'approvisionner en kérosène sur l'île. Une mesure qui va aggraver la chute déjà vertigineuse du tourisme depuis le covid dont le pays dépend énormément économiquement.
Devant cette situation qui fait peser un risque criminel à plus de 10 millions de personnes, la communauté internationale s'est une nouvelle fois alignée aux exigences états-uniennes. Seul le Mexique et la Chine ont osé envoyer une aide humanitaire pour contrer le blocus.
Évidement, ni l'Union européenne, ni la France d'Emmanuel Macron n'ont pris la parole pour dénoncer cette situation contraire au droit international. Mais il n'y avait rien à attendre de leur côté.
Ce qui est en revanche plus surprenant, c'est le manque d'intérêt et de soutient du milieu militant. En effet, alors qu'il y a eu des réactions pour dénoncer l'attaque sur le Vénézuela et les massacres au Rojava, on constate pour l'instant un silence complet sur Cuba.
Enfin pas tout-à-fait.
Car il y'a bien des actions de soutient qui ont été mises en places, mais uniquement par des grosses organisation historiquement proche de Cuba : la CGT et le PCF.
Alors on peut légitimement se demander : Où est le soutien international ? Où est le soutien populaire à tout un peuple lentement affamé ? Où sont les pétitions, les réunions publiques pour interpeler sur la situation, les rassemblements de soutien, la mise en place de brigades de solidarités internationales ?
N'est-ce pas indécent qu'une des actions les plus fortes qu'il y ait eu sur le sujet, soit une lettre d'interpellation de Fabien Roussel à Emmanuel Macron ?
A-t-on déjà oublié que durant le Covid, Cuba a envoyé plus de 1 000 médecins à travers 18 pays pour aider à lutter contre la pandémie ?
Une aide dont avait d'ailleurs bénéficié la France, puisque 15 médecins cubains avaient été dépêchés en Martinique pendant 3 mois pour renforcer les équipes sur place.
Au moment où les cubaines et les cubains vivent peut-être une des pires crises de leur histoire, nous ne pouvons pas rester silencieux. Nous devons élever la voix, nous organiser et montrer que la solidarité internationale et populaire reste plus que jamais la seule manière de lutter contre le fascisme mondialisé.
En attendant que cette solidarité se réveil, voici les initiatives déjà existantes, que vous pouvez rejoindre pour aider les cubain.es :
Soyons nombreux.ses à nous y rendre pour montrer que la France n'a pas encore oublié Cuba !
18.02.2026 à 08:00
Alors que le parquet joue pleinement le jeu de l'extrême-droite en ouvrant une enquête pour « homicide volontaire », « violences volontaires aggravées par trois circonstances aggravantes : avec arme, masqué et en réunion » et « association de malfaiteurs », de nouveaux éléments rapportés par Contre-Attaque viennent bouleverser le récit médiatique en cours. Article copié sur Rebellyon
Alors que le parquet joue pleinement le jeu de l'extrême-droite en ouvrant une enquête pour « homicide volontaire », « violences volontaires aggravées par trois circonstances aggravantes : avec arme, masqué et en réunion » et « association de malfaiteurs », de nouveaux éléments rapportés par Contre-Attaque viennent bouleverser le récit médiatique en cours. Article copié sur Rebellyon
Dans sa conférence de presse du 16 février 2026, le procureur de la République de Lyon Thierry Dran suit pleinement le récit médiatique orchestré par l'extrême-droite lorsqu'il annonce ouvrir une enquête pour « homicide volontaire », « violences volontaires aggravées par trois circonstances aggravantes : avec arme, masqué et en réunion » et « association de malfaiteurs ». Ce, alors même que les éléments entourant la présence d'un groupe armé en marge de la venue de Rima Hassan à l'IEP pour en découdre avec les militant'es de gauche présent'es sur place était déjà attesté par de nombreuses sources dans la presse.
Selon un article du média Contre Attaque paru aujourd'hui, des témoins de la scène ont fait parvenir des vidéos montrant deux groupes entrer en contact à un croisement. D'autres images qu'iels ont reçu montrent nettement une vingtaine de militants d'extrême-droite cagoulés, armés de béquilles, de barres de fer, de parapluies, de casques de moto, et de gazeuses, prêts à rentrer dans un un autre groupe. Selon un témoin qui a contacté Contre Attaque, le "commando d'extrême droite" s'est organisé des deux côtés de la rue. Une autre témoin, cette fois du côté de Médiapart, confirme le lancement d'un fumigène au départ de l'attaque, laissant entendre que le tout était bel et bien orchestré par les militants nationalistes. Nous sommes donc très loin du scénario d'un "service d'ordre" venu défendre un groupe de militantes ou d'un groupe d'antifascistes ayant prévu d'assassiner un fasciste.
Toujours selon un témoin auprès de Contre Attaque, ce sont les passants et les riverains qui auraient forcé les deux groupes à se disperser sous les hurlements et aucune personne ne serait restée sur place au sol. Un autre riverain, cette fois au micro de France Info, disait aujourd'hui que Quentin D. avait refusé de se rendre à l'hôpital à l'issue de l'affrontement.
L'ensemble des éléments qui apparaissent depuis le 12 février, laissent voir une toute autre version des faits que celle du collectif fémonatioaliste Némésis, que les médias et les politiques se sont empressés de répéter en boucle depuis jeudi dernier.