12.02.2026 à 08:00
Un monstre climatique se réveille dans le Pacifique. Hiver viral sous La Niña, été meurtrier sous El Niño : analyse factuelle des données INSEE et perspectives effrayantes pour 2027 (guerres, famines, canicules). L'autodéfense sanitaire commence maintenant.
Un monstre climatique se réveille dans le Pacifique. Hiver viral sous La Niña, été meurtrier sous El Niño : analyse factuelle des données INSEE et perspectives effrayantes pour 2027 (guerres, famines, canicules). L'autodéfense sanitaire commence maintenant.
⚠️ Précisons-le d'emblée : ce qui arrive ne remplace pas le réchauffement climatique d'origine humaine (anthropique), il s'y ajoute.
Un « monstre » naturel se réveille dans le Pacifique : El Niño. C'est une véritable bombe à retardement dont l'onde de choc mondiale nous frappera de plein fouet avec un an de décalage, à l'horizon 2027/2028.
Le bilan s'annonce terrifiant : une explosion de la mortalité estivale (des milliers de morts en Europe, des millions dans le monde) et une déstabilisation géopolitique majeure. Les modèles prévoient une hausse de 20 % des conflits armés, alimentés par les « guerres de l'eau » et les émeutes de la faim. Car El Niño, c'est aussi l'inflation : attendez-vous à une flambée de 6 à 9 % sur le riz, le soja ou le maïs.
Ce phénomène, appelé ENSO, agit comme une gigantesque balance météo. Quand El Niño s'active, les vents du Pacifique faiblissent, l'eau chaude stagne et surchauffe l'atmosphère mondiale. C'est l'inverse de La Niña (la phase froide que nous quittons). Ce cycle naturel prouve une chose : ce qui se passe dans l'océan peut dérégler le sort du monde entier.
La répartition annuelle des décès est fortement modifiée par ces cycles climatiques. C'est un mécanisme souvent ignoré en Europe, et pourtant, les données françaises le confirment largement. La règle est factuelle :
Lorsque des épidémies surviennent sous influence La Niña, la mortalité explose en hiver :
À l'inverse, sous El Niño, la courbe se déforme vers l'été à cause des canicules. Les données historiques sont sans appel :
(Note : Les étés 2006, 2015, 2019 sous El Niño ont été moins meurtriers grâce à la prévention, mais le risque demeure immense).
Nous ne sommes pas dans la spéculation, mais face à une mécanique climatique implacable. Si l'on regarde les 20 dernières années, la configuration sur la mortalitées est toujours la même : un démarrage d'El Niño au printemps, suivi d'un pic de mortalité l'été de l'année suivant. Les chiffres de la « guerre sociale climatique » sont là :
L'État le sait, les assureurs le savent, mais rien ne sera fait pour protéger les précaires.
PAS DE « DROIT DE RETRAIT » ISOLÉ,
MAIS UNE AUTODÉFENSE COLLECTIVE
Face à cette échéance programmée, le « droit de retrait » individuel est une illusion. On ne se sauve pas tout seul d'une fournaise. Il faut profiter de cette été 2026 pour s'organiser :
Si l'ARS ne planifie pas, c'est aux travailleurs d'imposer leur propre rythme : celui de la survie.
🏴☠️ Ni Dieu, ni Maître, ni Canicule subie. 🏴☠️
12.02.2026 à 08:00
L'UCL de Saint-Denis invite Adeline de Lépinay autrice du livre Organisons-nous ! Manuel critique. Le 16 février à 19h à la table gourmande (32 rue de la boulangerie, 93200 Saint-Denis)
L'UCL de Saint-Denis invite Adeline de Lépinay autrice du livre Organisons-nous ! Manuel critique. Le 16 février à 19h à la table gourmande (32 rue de la boulangerie, 93200 Saint-Denis)

En introduction, un rappel de l'histoire de l'éducation populaire en France permettra de voir les différentes conceptions successives et parallèles de l'enjeu d'émancipation et de transformation sociale, et les tensions entre « éduquer le peuple » et « nous sommes le peuple qui veut construire son émancipation ». En particulier avec le moment particulier de la Seconde guerre mondiale et le constat que l'instruction n'est pas suffisante pour créer des citoyen·nes en capacité de résister.
Cette introduction sera suivie d'un détour par les États-Unis afin d'y présenter le développement du community organizing dans les années 30, sur un fond de tension entre réforme et révolution, et en réaction au fascisme et au communisme autoritaire qui se développaient en Europe. Loin d'être une recette miracle, le community organizing apporte tout de même une prise de recul par rapport aux pratiques existantes en France en matière de militantisme et de conception de la vie démocratique.
Seront ensuite abordés les aspects communs, tant en termes de postures que de pratiques concrètes, à l'éducation populaire et au community organizing. Concrètement, comment est-ce que ces deux pratiques nous invitent à agir en tant que militant·es ? Quelles implications en termes d'auto-organisation, de pratiques démocratiques, de mobilisation, de travail des désaccords (y compris avec les personnes les plus éloignées politiquement) ?
Cela permettra de montrer en quoi les outils d'éducation populaire ne se limitent pas à faire du "ludique" ou du "participatif", mais permettent véritablement de lutter contre le fascisme.
11.02.2026 à 08:00
Vincent Rissier sera l'invité de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris), le vendredi 20 février à 19h30 à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Contre l'écologie de guerre » aux éditions La Dispute.
La rencontre sera animée par Clément Quintard de la revue Fracas.
Vincent Rissier sera l'invité de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris), le vendredi 20 février à 19h30 à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Contre l'écologie de guerre » aux éditions La Dispute.
La rencontre sera animée par Clément Quintard de la revue Fracas.

Présentation de l'ouvrage par la maison d'édition :
Alors que le monde marche à la guerre, les néolibéraux, le complexe militaro-industriel et les forces écologistes mainstream convergent pour défendre un « militarisme vert », entraînant le monde dans un double abîme guerrier et écocidaire. Dans cet essai politique documenté et incisif, le militant écologiste Vincent Rissier mène une critique de cette « écologie de guerre » qui justifie les intérêts géopolitiques de la France et de l'Union européenne au nom d'une transition écologique en forme de pillage. Son livre est un appel à ce que le mouvement écolo renoue avec ses traditions anti-militaristes et anti-impérialiste et participe à la construction d'un vaste mouvement anti-guerre en France.
11.02.2026 à 08:00
« Gilets bleus » montre que l'autonomie au travail est moins une source d'émancipation des salariés qu'une autre forme de reproduction d'inégalités préexistantes, au-dedans comme en-dehors de l'entreprise. à Publico mercredi 18 février à 19h
« Gilets bleus » montre que l'autonomie au travail est moins une source d'émancipation des salariés qu'une autre forme de reproduction d'inégalités préexistantes, au-dedans comme en-dehors de l'entreprise. à Publico mercredi 18 février à 19h
Mythique magasin d'articles de sport, Decathlon est aujourd'hui l'une des marques préférées des Français. Ce succès repose sur des produits innovants et accessibles, mais aussi sur l'image d'une entreprise conviviale et dynamique. Réunissant des équipes jeunes et sportives, la multinationale s'efforce de cultiver une bonne ambiance dans ses magasins, avec un management qui met l'accent sur l'autonomie des salariés : gestion des stocks, présentation des rayons, organisation d'événements, etc. L'enseigne aurait-elle trouvé la formule magique permettant d'allier performance économique et épanouissement au travail ? Pendant près de trois mois, deux sociologues ont enfilé les fameux gilets bleus pour participer à la vie d'une succursale. L'enquête fait alors apparaître une autre réalité : faiblesse des salaires, pénibilité du travail, maintien des frontières sociales.
Rencontre avec Maxime Quijoux et Karel Yon pour leur ouvrage « Gilets bleus. Les faux semblants de l'autonomie au travail chez Decathlon » à Publico mercredi 18 février à 19h

10.02.2026 à 08:00
Le groupe Salvador Séguí (FA) organise la projection du film : « Salvador Seguí, Histoire d'un anarcho-syndicaliste ». À la librairie du Monde libertaire, 145 rue Amelot - 75011 - Paris le dimanche 15 février 2026 à 16h
Le groupe Salvador Séguí (FA) organise la projection du film : « Salvador Seguí, Histoire d'un anarcho-syndicaliste ». À la librairie du Monde libertaire, 145 rue Amelot - 75011 - Paris le dimanche 15 février 2026 à 16h

Salvador Seguí, ouvrier peintre, militant de la CNT catalane fut une des figures les plus importantes du mouvement ouvrier catalan. Il était en effet Secrétaire de la Fédération locale du Bâtiment de Barcelone, avant la constitution des syndicats d'industrie, puis Secrétaire général de la Confédération Régionale du Travail de Catalogne, section de la Confédération Nationale du Travail.
Salvador Seguí a été de toutes les grèves et de toutes les luttes : grève générale révolutionnaire de 1909, celles de 1911, 1913, 1917 ou encore la grande grève de 44 jours à la société CANADIENSE en 1919, qui a marqué l'obtention de la journée de travail de 8 heures.
El Noi del Sucre (le gamin du sucre) a toujours joué un rôle clé dans le mouvement ouvrier. Syndicaliste révolutionnaire, anarchiste et militant convaincu, il s'était toujours engagé pleinement pour la cause des travailleuses et des travailleurs.
C'est grâce à son militantisme patient et acharné qu'il a impulsé la transformation des syndicats de métiers en syndicats d'industrie. Ce fonctionnement a été ensuite généralisé à tous les syndicats de la CNT.
Seguí a été persécuté, arrêté, emprisonné une vingtaine de fois pour lui faire payer son engagement inlassable et le faire taire. Il y a un peu plus de 100 ans, le 23 mars 1923, les milices patronales ont assassiné de sang froid ce syndicaliste engagé au service des luttes ouvrières. La mort tragique de ce camarade a été un coup dur pour le mouvement ouvrier espagnol et catalan.
10.02.2026 à 08:00
Discussion à la Parole Errante avec Omar Alsoumi et Thousand Madleens autour du livre « Enfant de Palestine » précédée d'un iftar.
Discussion à la Parole Errante avec Omar Alsoumi et Thousand Madleens autour du livre « Enfant de Palestine » précédée d'un iftar.

Michèle Firk est heureuse de recevoir de nouveau Omar Alsoumi pour la sortie de son livre « Enfant de Palestine » aux Liens qui Libèrent (dans la toute jeune collection dirigée par Fatima Ouassak ) !
On avait déjà eu l'occasion d'échanger avec lui sur le mouvement de résistance palestinien lors du passage de Gilbert Achcar, et on est contents de le recevoir malgré la situation, alors qu'un cessez-le-feu de façade a effacé la Palestine des unes médiatiques, bien que les bombardements, eux, se poursuivent. En mêlant récit autobiographique, réflexions militantes, historiques et politiques, son livre nous exhorte à l'action, autant qu'à la réflexion. A ce titre on a de la chance que des camarades de Thousand Madleens aient accepté de nous rejoindre pour une discussion qui s'annonce passionnante.
Période de ramadan oblige, la rencontre sera précédée par un iftar et les stands de différents collectifs seront présents !
⌚ Jeudi 26 Février à partir de 18h
📍 A la Parole Errante, 9 rue François Debergue, 93100 Montreuil
Enfant de Palestine est une démonstration de vérité face au silence complice, un manifeste politique et littéraire contre le génocide en Palestine. En réponse à la catastrophe en cours, ce premier livre d'Omar Alsoumi offre un éclairage indispensable pour en comprendre les raisons et lutter contre l'oppression coloniale israélienne dont sont victimes enfants, femmes et hommes palestiniens. Il s'agit aussi de rappeler de quoi la Palestine est le nom. Car la Palestine est une métaphore de la Terre et le colonialisme, comme système d'accaparement des terres et de déracinement de ses enfants, un synonyme de génocide et d'écocide. En replaçant la question palestinienne dans le champ de l'écologie politique, Enfant de Palestine contribue à réinscrire les enjeux de résistance et de libération dans les impératifs de la gauche.