05.06.2026 à 08:00
Pour mettre un terme au mythe du Front populaire... ou l'hypocrisie de la gauche dans toute sa splendeur. Deux textes montrant la tendance du PS à préserver le système économique capitaliste quoi qu'il en coûte, et l'appétit du PCF pour la direction et le contrôle des mouvements sociaux.
Textes tirés du site infokiosques.net.
Pour mettre un terme au mythe du Front populaire... ou l'hypocrisie de la gauche dans toute sa splendeur. Deux textes montrant la tendance du PS à préserver le système économique capitaliste quoi qu'il en coûte, et l'appétit du PCF pour la direction et le contrôle des mouvements sociaux.
Textes tirés du site infokiosques.net.

Alors que Mai 68 est resté dans la mémoire sociale comme un mouvement social réprimé de façon combinée par le patronat, l'État, les partis de gauche et les syndicats, celle-ci n'a retenu des grèves de mai-juin 36 que les "acquis sociaux" du Front populaire. Pourtant, ceux-ci n'ont été que les concessions nécessaires du gouvernement de Blum à la répression du plus grand mouvement social de l'entre-deux guerres. La réédition de Front populaire, révolution manquée de Daniel Guérin est l'occasion de revenir sur cette période, qui par bien des aspects est proche de la nôtre. Si le rôle joué par le PC étonnera peu (le mot historique de Thorez, « Il faut savoir terminer une grève », est resté dans les annales de police sociale), celui des socialistes est moins connu. Au-delà de l'action des partis de gauche et des syndicats, les événements de mai-juin 1936 nous rappellent qu'en matière de répression sociale, on n'est jamais mieux servi que par ceux qui nous représentent et parlent en notre nom, du moins tant que la règle du jeu n'aura pas été changée.
Le mouvement des occupations est apparu de façon spontanée, prenant au dépourvu aussi bien le patronat, le gouvernement que les syndicats et les partis de gauche : « Le mouvement s'est déclenché sans qu'on sût exactement comment et où. » (Jouhaux, secrétaire général de la CGT). Quelle a été l'attitude du patronat, de l'État et des syndicats pour faire cesser les occupations en juin 36 ?

L'affrontement avec le Front populaire a longtemps marqué la culture ouvrière française. Juin 36 puis mai 68 ont revivifié un imaginaire de lutte dont les antécédents se trouvent dans la commune de 1871 ou les révoltes de 1848. Une des supercheries de la vision républicaine de notre histoire a été d'attribuer ces « révolutions manquées » à des étapes nécessaires d'une évolution sociale : les acquis sociaux. Avec les premiers congés payés, elle a drapé les luttes de « justes récompenses », comme pour mieux usurper les contenus souvent radicaux des occupations d'usines. Pendant toute cette période, le discours de la SFIO et du PC a été de combattre une situation révolutionnaire. Les syndicats ont lancé le mot d'ordre de « savoir terminer une grève ».
L'espoir qu'a suscité juin 36 a été comparable à ceux que soulevèrent les événements cités plus hauts. Pendant la période où la SFIO a tenu le pouvoir parlementaire, sa politique a été de tout faire pour aboutir à un « temps de pause ». Dans le même temps, elle se positionnait devant le patronat comme la seule force capable de tenir la barre. Elle a usé de tout un appareil d'État pour réprimer ceux et celles qui débordaient la CGT dans laquelle réformistes et staliniens étaient de nouveau réunifiés aux moments des faits. Cette transformation pragmatique de la social-démocratie l'a amenée, en trois ans, du « Front populaire » au « front national des Français » puis au « front de la guerre », jusqu'à ce que, finalement, avec la même assemblée qui conduisit le Front populaire elle vote les pleins pouvoirs à Pétain...
Nous avons occupé l'usine à 2 200 ouvriers et techniciens dans un enthousiasme général et une discipline, non pas imposée par tel ou tel chef mais librement consentie. Aussitôt la grève déclenchée ; un nommé Conte du rayon communiste de Boulogne est venu prendre la parole, soi-disant pour nous aider à arracher nos revendications, c'est-à-dire le contrat collectif. Il a fait un discours vraiment « action directe ». Mais le lendemain, le même a commencé à nous casser les oreilles avec la politique du parti communiste, nous disant que la direction avait fait de grandes concessions en nous accordant 25 centimes d'augmentation de l'heure, des lampes pour les W.C. et des chiffons pour nettoyer les machines.
La brochure à télécharger en PDF.
05.06.2026 à 08:00
« Vous respirez les particules fines du diesel toutes la journée, bossez dans un bureau amianté, manipulez du plastique, bouffez du mercure, des résidus de pesticides de votre pomme… Une fois chez vous, vous respirez une atmosphère remplie des composés polyphénolés des meubles. » Cette semaine, Minuit Décousu propose 1h de radio sur la pollution.
« Vous respirez les particules fines du diesel toutes la journée, bossez dans un bureau amianté, manipulez du plastique, bouffez du mercure, des résidus de pesticides de votre pomme… Une fois chez vous, vous respirez une atmosphère remplie des composés polyphénolés des meubles. » Cette semaine, Minuit Décousu propose 1h de radio sur la pollution.
« On a grandi à l'époque où on savait qu'il fallait éplucher légumes, arrêter les produits anti-limaces dans le potager et colmater le foutu trou dans le couche d'ozone. On a appris dès l'enfance à faire le tri, on nous a parlé du plastique dans l'océan et ce qu'était un logo recyclage. Bref, on est nés après la pollution, et après qu'on capte que c'était un gros problème.
Des millions de personnes décèdent prématurément chaque année à cause des pollutions atmosphériques. On met en circulation sans se préoccuper des risques des produits chimiques qui contaminent l'ensemble de la planète. Les engrais et pesticides foutent en l'air les terre agricoles, et en mer, où on a découvert le fameux « septième continent de plastique », en 1997, on accumule les microdéchets non dégradables. Le tableau est pas jojo, et la génération qui devait tout changer, parce que consciente du problème, a sans surprise changé keudal.
Est-ce que le monde était moins pollué y'a deux siècles ? Le diesel est-il plus toxique que l'essence ? Est-ce que se baigner à Marseille c'est sans danger ? Peut-on encore manger du poisson ? Les questions sont nombreuses et incertaines, mais finalement on s'en accommode assez bien. On fait pas de jogging pendant les pics de pollution (ou pas du tout — mais c'est un autre débat). On balance ses poeles en Tefal et on coupe l'aération de sa caisse dans les tunnels. Un peu trop confiants face à l'allongement de l'espérance de vie sans doute. »
Cette semaine avec Minuit Décousu, on revient sur l'histoire de la contamination du monde, on parle de la bataille des ZFE, de la pollution, de racisme environnemental et de déchets nucléaires, et de plein d'autres choses.

Minuit Décousu, c'est un fanzine radiophonique nocturne sur Radio Canut (Lyon et alentours) et Cause Commune (Paris/IDF). Semaine après semaine pendant une heure, on en découd avec la nuit et on tire les fils de sons, de textes, d'archives et de voix qui s'entremêlent.
05.06.2026 à 08:00
🔴Le social est attaqué : licenciements, sous-effectifs, bas salaires, réforme des diplômes, lois racistes et antisociales...
🔴Le social est attaqué : licenciements, sous-effectifs, bas salaires, réforme des diplômes, lois racistes et antisociales...
05.06.2026 à 08:00
Samedi 6 juin à la Bourse du Travail de Paris et dimanche 7 juin à celle de Saint-Denis, la Marche des Solidarités invite toutes celles et ceux qui veulent s'organiser pour se battre pour l'égalité des droits et contre le racisme et le fascisme à un weekend de discussions et de décisions. Ci-dessous programme complet.
Samedi 6 juin à la Bourse du Travail de Paris et dimanche 7 juin à celle de Saint-Denis, la Marche des Solidarités invite toutes celles et ceux qui veulent s'organiser pour se battre pour l'égalité des droits et contre le racisme et le fascisme à un weekend de discussions et de décisions. Ci-dessous programme complet.

Ces dernières années, en France comme à l'international, les lois et offensives racistes se sont multipliées. Elles ciblent toutes celles et ceux qui, parmi nous, sont immigré·e·s avec ou sans-papiers, musulman·e·s ou racisé·e·s, et elles ont ouvert la voie à la progression du danger fasciste.
Mais ces derniers mois, la riposte a commencé à s'organiser : des rues de Minneapolis à celles de Saint-Denis, en passant par Londres, Rome, Paris ou Marseille.
Partout, nous avons été de plus en plus nombreuses et nombreux à faire vivre la solidarité. À affirmer que le problème de notre société, ce n'est pas l'immigration, mais le racisme, les inégalités et l'injustice. À bloquer les fascistes du RN, de Reconquête et de groupuscules nazis.
Face au racisme et au fascisme, nous sommes bien la majorité !
Il nous faut désormais donner à cette majorité les moyens de s'organiser pour gagner. Pour inverser la tendance, nous devons défendre et arracher l'égalité des droits, faire vivre la solidarité antiraciste et bloquer les fascistes sur tous les terrains.
La Marche des Solidarités invite toutes celles et ceux qui veulent se battre à participer à notre grand weekend de discussions samedi 6 juin à la Bourse du Travail de Paris et dimanche 7 juin à la Bourse du Travail de Saint-Denis, avec la participation de membres de collectifs de sans-papiers, de collectifs de mineur·e·s isolé·e·s en lutte, de collectifs antifascistes, des syndicalistes, des membres d'associations venu·e·s de toute la région parisienne, de Marseille, Lille, Toulouse, Montpellier, Nantes, Rennes, Grenoble, Saint-Brieuc, Saint-Étienne, Lens, etc.
Notre objectif : décider ensemble d'une feuille de route pour les semaines et mois à venir afin de
La lutte pour l'égalité des droits, c'est urgent, c'est maintenant !
Voici le programme de ce weekend ouvert à toutes celles et ceux qui veulent participer à mener ce combat :
SAMEDI 6 JUIN de 9H30 à 17H
Bourse du Travail de Paris - 3, rue du château d'eau, 75010 - métro République

MATIN : PLÉNIÈRE ENSEIGNEMENTS DES MOBILISATIONS ANTIRACISTES ET ANTIFASCISTES
9H30 – 10H : Accueil, café
10h – 12h30 : Discussion en plénière - Contre le racisme et le fascisme, nous sommes la majorité, organisons-nous pour gagner
APRÈS-MIDI : ATELIERS DES LUTTES
13h30 – 15H00
Salle 1 : Quelle stratégie pour gagner des régularisations ? De quelle campagne doit-on se doter pour se donner les moyens de gagner collectivement des régularisations.
Introduit et animé par l'intercollectif des sans-papiers IDF, CSP59, CSP44
Salle 2 : Mineur·e·s isolé·e·s, famille, étudiant.e.s en lutte : Luttes et expériences de lutte pour gagner logement et école pour tou·te·s
Introduit et animé par : Jeunes du Parc de Belleville, RUSF (Île-de-France et 34), CISEM38, Collectif soutiens migrant.e.s Saint-Brieuc
Salle 3 : S'organiser dans chaque quartier contre les rafles policières et mener une campagne contre le Règlement européen « Retour »
Introduit et animé par : Assemblée anti-CRA, Marche des Solidarités
Salle 4 : Quelle riposte contre les attaques islamophobes ?
Introduit et animé par : EMF, Fédération Libre Pensée
15H30 – 17H00 : Synthèse des ateliers en séance plénière
Animé par Marche des Solidarités
SOIRÉE
19H00 – 23H00 : Soirée au Dorothy café (85 bis Rue de Ménilmontant, 75020 Paris)
DIMANCHE 7 JUIN de 9H30 à 17H
Bourse du Travail de Saint-Denis - 9/11 Rue Génin, 93200 Saint-Denis - métro Saint-Denis / Porte de Paris

MATIN : PLÉNIÈRE STRATÉGIE ANTIFASCISTE
9H30 – 10H : Accueil, café
10H – 12H30 : Discussion en plénière - S'organiser pour empêcher toute apparition des fascistes dans nos quartiers, nos villes, nos lieux de travail et d'étude : Partout bloquons le RN, Reconquête, les groupuscules fascistes, ...
APRÈS-MIDI : DÉCIDER ET SE COORDONNER
14H – 17H : décider une feuille de route et une plateforme pour se coordonner
Décider d'un calendrier de mobilisations à l'échelle nationale pour les prochaines semaines et prochains mois et animer une plateforme qui permet de se coordonner nationalement et de mener des actions localement
Introduit et animé par Marche des Solidarités
Plate-forme de la MARCHE DES SOLIDARITÉS
https://antiracisme-solidarite.org // site
https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites // blog
https://www.youtube.com/@AntiracismeEtSolidarite // youtube
https://bsky.app/profile/msolidarites.bsky.social // bluesky
https://www.facebook.com/marchesolidarites // facebook
https://twitter.com/MSolidarites // twitter
https://www.instagram.com/marchedessolidarites/?hl=fr // instagram
05.06.2026 à 08:00
AG publique lundi 8 juin à 19h à la Bourse du travail (Paris)
Manifestation vendredi 12 juin à partir de la place de la République à 17h
AG publique lundi 8 juin à 19h à la Bourse du travail (Paris)
Manifestation vendredi 12 juin à partir de la place de la République à 17h
ENFERMEMENT, EXPULSION, EXTERNALISATION DES FRONTIÈRES :
Ce sont les mots d'ordre des projets racistes et répressifs de l'Union Européenne : le « Pacte européen sur la migration et l'asile », qui entrera en vigueur le 12 juin, et le « Règlement retour », qui en est à l'étape des dernières négociations.
C'est l'alliance de la droite avec l'extrême-droite au Parlement européen qui a permis le vote de ces textes. Face au danger fasciste, notre riposte doit être massive !
PLUS D'EXPULSIONS, MOINS DE LIBERTÉ DE CIRCULATION :
EXTERNALISATION : L'UE DÉLOCALISE LE FLICAGE ET L'ENFERMEMENT
Ces deux textes s'inscrivent dans une politique sécuritaire inhérente au projet même de l'Union Européenne, grâce à laquelle elle s'est construite et se maintient. Ce n'est pas l'immigration qui la détruit, ce sont les politiques, le racisme et l'injustice.
D'où que l'on vienne, où que l'on soit né.es, nous vivons ici, nous travaillons ici, nous étudions ici. Quand on attaque la liberté de circulation, c'est l'ensemble de nos libertés qui sont attaquées. Alors chaque fois que l'on s'attaquera à l'un.e d'entre nous, nous nous lèverons ensemble !
Nous appelons à nous retrouver :
LUNDI 8 JUIN en AG à la Bourse du Travail de Paris à 19h00 ;
VENDREDI 12 JUIN à République à 17h00 pour une MANIFESTATION contre la destruction du droit d'asile et la criminalisation des personnes migrantes.
CONTRE L'EUROPE FORTERESSE ET SES POLITIQUES RACISTES, MOBILISONS-NOUS !
05.06.2026 à 08:00
Présentation du livre de Fernando García Jodra, prisonnier politique basque, enfermé depuis 25 ans.
Présentation du livre de Fernando García Jodra, prisonnier politique basque, enfermé depuis 25 ans.
« LA FUREUR DU LÂCHE, CHRONIQUE DE L'ISOLEMENT »
Présentation du livre de Fernando García Jodra, prisonnier politique basque, enfermé depuis 25 ans.
Avec la participation de Garbiñe, la compagne de Fernando, de Christian Mahieux (éditions Syllepse), de Gabi Mouesca (ancien président de l'OIP), d'un membre du CSPB et d'un ancien réfugié et ex-prisonnier politique basque.
« Le cadavre était couvert d'hématomes de la tête aux pieds. Sa mère, m'a-t-on dit, s'est évanouie en le voyant. Le juge les a acquittés. Monsieur le Juge a profité de ses dernières paroles pour conseiller à la mère du gamin de porter moins plainte et d'être plus reconnaissante envers les fonctionnaires héroïques qui avaient tenté de sauver la vie de son polytoxicomane de fils.
Ne dis pas crime, dis imprudence.
Ne dis pas racisme, dis “apprends ma putain de langue”. »
De ces dix-neuf années passées à « l'épicentre de la cruauté », dans plusieurs quartiers d'isolement de prisons espagnoles, Fernando García Jodra, prisonnier politique basque, livre des histoires vraies, racontées comme autant de fables crues, violentes, d'une ironie féroce.
Un témoignage acerbe de la réalité de l'enfermement :
« Certains d'entre nous sommes toujours là, survivants de l'oubli, tentant de nous convaincre que ce n'est pas si terrible. Des fantômes vivants dans la République indépendante de votre prison. »
Vendredi 12 juin 2026 à 19h30
Au CICP, 21 ter rue Voltaire 75011 Paris
Prix libre et solidaire
Comité de solidarité avec le peuple basque
http://cspb.unblog.fr
Éditions Syllepse
www.syllepse.net

Rubrique «À LIRE AILLEURS»