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14.04.2026 à 13:12

Avril 1947 : La grève Renault enflamme la France

En avril 1947 démarrait à l'usine Renault de Boulogne-Billancourt une grève historique qui allait conduire à l'expulsion des ministres communistes du gouvernement. Le PCF et la CGT, alors en pleine fièvre patriotique, combattirent cette grève jusqu'à ce qu'ils ne puissent faire autrement que de l'accompagner. Le mouvement a démarré sous l'impulsion des groupes d'extrême gauche actifs à Renault. Article initialement paru sur Alternative Libertaire.

Texte intégral (3055 mots)

En avril 1947 démarrait à l'usine Renault de Boulogne-Billancourt une grève historique qui allait conduire à l'expulsion des ministres communistes du gouvernement. Le PCF et la CGT, alors en pleine fièvre patriotique, combattirent cette grève jusqu'à ce qu'ils ne puissent faire autrement que de l'accompagner. Le mouvement a démarré sous l'impulsion des groupes d'extrême gauche actifs à Renault. Article initialement paru sur Alternative Libertaire.

Assemblée des grévistes sur la place Nationale, le 28 avril 1947.

L'immédiat après-guerre fut, pour la France, une période à la fois d'immenses espoirs et d'écœurantes désillusions. De janvier 1946 à mai 1947, le pays est dirigé par un gouvernement associant le Mouvement républicain populaire (MRP, démocrates-chrétiens, lointains ancêtres de l'UDF), la SFIO (ancêtre du PS) et le PCF.

Ce dernier est alors à l'apogée de sa puissance : 800.000 adhérentes et adhérents revendiqués à la fin de 1946, et « premier parti de France » avec 28,3% aux législatives. Politiquement, il poursuit la ligne stalino-patriote qui est la sienne depuis 1935, mais désormais avec l'autorité d'un parti de gouvernement. En cette période où le « relèvement de la patrie » passe avant tout, la lutte des classes doit être limitée aux joutes parlementaires du Parti. Mais elle doit être bannie des lieux de production : « la grève c'est l'arme des trusts », clamera le secrétaire général du PCF, Maurice Thorez, et partout les communistes doivent s'y opposer.

Leur récente hégémonie dans la CGT les y autorise. Au congrès d'avril 1946, les staliniens ont affirmé leur emprise sur une confédération, qui revendique 5,5 millions de syndiqués, et marginalisé les syndicalistes non communistes (regroupés autour du périodique Force ouvrière) et les minorités trotskistes et anarchistes. Devenue courroie de transmission du gouvernement, la CGT s'apparente alors de plus en plus à un syndicat jaune. Dans les grandes entreprises nationalisées (Renault, EDF, Charbonnages de France…), elle cogère la production, pousse les cadences, veille à la modération salariale, empêche les grèves.

Les minorités révolutionnaires ne sont pourtant pas sans influence. Elles rencontrent un écho non négligeable dans certaines franges de la jeunesse et du prolétariat dégoûtées par l'institutionnalisation du PCF et de la CGT. C'est cette extrême gauche qui, malgré la chape de plomb stalinienne, va réussir, en avril 1947, à mettre le feu aux poudres, et ce dans un des principaux bastions du mouvement ouvrier : l'usine Renault de Boulogne-Billancourt.

L'étincelle

Sur cette usine de 30 000 salarié-e-s, où la CGT revendique 17.000 cartes, les staliniens pensent que leur emprise est totale. Ils sous-estiment la capacité de nuisance des révolutionnaires qui s'agitent dans certains recoins. Ainsi l'Union communiste (UC, trotskiste) groupe une dizaine de membres actifs dans le « secteur Collas » : les départements 6 et 18 (fabrication de boîtes de vitesse, directions, pignons) ; la petite (une dizaine de personne) CNT anarcho-syndicaliste est animée par un militant de la FA, Gil Devillard, dans le département 49 (montage moteurs) [1]. ; le PCI dispose également de quelques militants.

Tout commence à la fin du mois de février 1947. À l'initiative de l'UC, des réunions ouvertes s'efforcent de rassembler les « mécontents » du régime stalino-patronal. Ces réunions, auxquelles participent le PCI, la FA, la CNT et même quelques bordiguistes, rassemblent jusqu'à 60 personnes. On y décide bientôt de lancer une revendication rassembleuse, précédemment brandie puis abandonnée par la CGT : une augmentation de 10 francs sur le salaire de base. À partir de la mi-avril, la revendication commence à prendre dans le secteur Collas. À l'issue d'une AG improvisée, un comité de grève est constitué, dans lequel un militant de l'UC, Pierre Bois, commence à se faire connaître [2]. Le vendredi 25 avril, dès 6 h 30, les ouvriers du secteur Collas débrayent, coupent l'électricité, mettent en place des piquets et lancent un appel à mobilisation au reste de l'usine.

Les staliniens débordés

Le PCF et la CGT se précipitent aussitôt pour tuer le mouvement dans l'œuf. « Ce matin, une bande d'anarcho-hitléro-trotskistes a voulu faire sauter l'usine », s'écrie Plaisance, le secrétaire de la CGT, dans un discours improvisé à l'entrée de l'usine. Face à ces diverses calomnies la grève piétine jusqu'au lundi 28, puis elle se propage brusquement.
Un meeting est convoqué à l'entrée de l'usine par le comité de grève. Lorsque Pierre Bois grimpe sur le kiosque à journaux de la place Nationale pour prendre la parole, l'assemblée qui écoute sa harangue est spectaculaire : 3.000 ouvriers ont répondu à l'appel.

Alors que les bonzes de la CGT et du PCF boycottent le meeting, les dirigeants nationaux de certaines organisations comme la CNT, la tendance Front ouvrier de la CGT (en fait le PCI) et la CFTC, sont venus exprimer leur soutien. La voiture-micro a été amenée par les Jeunesses socialistes. Le lendemain, on compte plus de 10.000 grévistes, bientôt 12.000.

Au département 49, les grévistes emmenés par la CNT courent arrêter le moteur principal, qui commande les chaînes de montage. On en vient aux mains avec les staliniens qui veulent les en empêcher. Le communiste libertaire Gil Devillard est désigné pour représenter le département au comité de grève.

Gil Devillard Militant FA et animateur de la CNT au département 49, il est membre du comité de grève.

Alors que toute la presse fait écho à la grève chez Renault, le défilé du 1er mai est énorme. Les 100 000 exemplaires d'une édition spéciale du Libertaire sont intégralement vendus. Eugène Hénaff, secrétaire général de la Métallurgie CGT, qui est venu en personne à l'usine, s'est fait huer. La pression sur les staliniens est énorme, d'autant plus que la base de la CGT participe au mouvement. Au bout de quelques jours, elle n'a d'autre choix que de s'y rallier et en revendique aussitôt la direction.

Le comité de grève ne fait finalement pas le poids face à la CGT, qui reprend peu à peu le contrôle de l'usine. Le 8 mai, le gouvernement accorde 3 francs d'augmentation. Le 9 mai, les staliniens font voter la reprise du travail aux deux tiers. Ne restent dans la lutte que les plus combatifs. Les départements 6, 18, 88, 31, 48 et 49 persistent ainsi dans une « grève bouchon » qui paralyse le reste de l'usine et ne cesse totalement que le 15 mai, une fois que le gouvernement a concédé une prime de 1.600 francs et une avance de 900 francs pour toutes et tous les salariés.

La guerre froide est lancée

Cependant, pour le PCF, le mal est fait. Ses ministres ont été brièvement obligés de se solidariser avec les grévistes. Le 5 mai, ils sont expulsés du gouvernement.

Détachés de leurs obligations gouvernementales, les staliniens lâchent la bride au mécontentement ouvrier. Dès juin, des grèves éclatent chez les cheminots, les mineurs et ailleurs. Ça tombe bien, Moscou est justement décidé à changer de tactique. L'heure n'est plus à la coexistence pacifique avec l'Ouest, mais à la confrontation. Les Soviétiques vilipendent les communistes français et italiens qui depuis 1945 se sont laissés aller au « crétinisme parlementaire ». Le PCF se sent obligé de faire ses preuves et lance, partout où il le peut, des « grèves Molotov », dont les objectifs correspondent souvent davantage aux plans de la diplomatie soviétique qu'aux revendications ouvrières. Qu'importe : la lutte des classes reprend ses droits, même si c'est sur un échiquier politique nouveau : celui de la Guerre froide.

À Renault-Billancourt et ailleurs, les staliniens redorent leur blason jauni. Quelques mois après la grève, la CNT disparaît du paysage, lorsque son principal animateur part en formation à l'extérieur. Le courant communiste libertaire développera à nouveau une activité dans l'usine entre 1949 et 1956, en y créant le groupe Makhno. De son côté, l'UC impulse un syndicat concurrent de la CGT, le Syndicat démocratique Renault (SDR) qui va compter jusqu'à 406 membres mais se retrouve rapidement marginalisé. Il se disloque peu après la scission de l'UC en 1949.

C'est que le retour des staliniens aux luttes sociales bouleverse la donne. Trotskistes et libertaires se retrouvent privés de l'espace qu'ils et elles ont pu occuper pendant la parenthèse gouvernementale du PCF. Faute de perspectives, l'extrême gauche va peu à peu s'effriter et s'enfoncer dans des dissensions sur l'orientation à adopter pour sortir du marasme – le PCI scissionne en 1952, la FA en 1953. Il faudra attendre Mai 68 pour que les révolutionnaires retrouvent une audience nationale.

Guillaume Davranche (AL Montrouge)

Article initialement paru sur Alternative Libertaire

L'extrême gauche en 1947

Parti communiste internationaliste (PCI) : Organisation trotskiste fondée en 1944, ancêtre des actuels Parti des travailleurs (PT) et Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Défend à l'époque le mot d'ordre « Pour un gouvernement PS-PC-CGT ».

Union communiste (UC) : Dirigé par l'ouvrier roumain Barta, ce groupe trotskiste né en 1939 est l'ancêtre de l'actuelle Lutte ouvrière. Il critique la politique du PCI qualifiée de « front unique avec le stalinisme ».

Fédération anarchiste (FA) : Fondée en 1945, ancêtre des actuelles Fédération anarchiste et Alternative libertaire. Refuse de choisir un des deux camps de la guerre froide et pratique la stratégie dite du « troisième front » : ni Staline, ni Truman.

Confédération nationale du travail (CNT)  : Scission anarcho-syndicaliste de la CGT, fondée en décembre 1946, héritière à la fois de la CGT-SR d'avant-guerre, et de la CNT espagnole en exil.

Bordiguistes : Militant-e-s de l'ultra-gauche léniniste et antisyndicaliste, se réclamant de la pensée de l'Italien Amadeo Bordiga.

Repères chronologiques

8-12 avril 1946 : Congrès de la CGT à Paris : hégémonie stalinienne. Scission des anarcho-syndicalistes.

13-15 septembre 1946 : IIe congrès de la FA à Dijon.

7-9 décembre 1946 : Premier congrès
de la CNT française.

19 décembre 1946 : Début de la guerre d'Indochine.

30 mars 1947  : Insurrection de Madagascar. La répression, atroce, va faire 12 000 morts. En France, la grève Renault va éclipser l'événement.

24 avril : Le gouvernement ramène de 300 à 250 grammes la ration quotidienne de pain.

25 avril : Début de la grève chez Renault.

4 mai : Les députés communistes refusent de voter la confiance au président du Conseil Ramadier.

5 mai  : Les ministres communistes sont exclus du gouvernement.

19 mai : Fin de la grève chez Renault.

2 juin : Début de la grève des cheminots, bientôt suivie par celle d'EDF-GDF, puis par les banques et les mineurs.

30 septembre-5 octobre : Sommet de neuf partis communistes européens, sous l'égide du PC soviétique, à Szlarska-Poreba en Pologne. Adoption de la doctrine Jdanov de guerre froide. Les PC italien et français sont tancés pour leur « crétinisme parlementaire ».

9-11 novembre : À Angers, IIIe congrès de la Fédération anarchiste.

10 novembre : Début à Marseille des grèves insurrectionnelles qui vont agiter le pays durant plusieurs mois.

19 décembre : La tendance Force ouvrière scissionne de la CGT.

12 avril 1948 : Fondation de la CGT-FO.

Avril : Nouvelle vague de grèves.

Septembre-novembre : Vague de grèves violentes.

4 octobre : Grève des mineurs lancée par la CGT.

16 octobre : Le gouvernement fait occuper les puits par l'armée. Affrontements très violents avec les grévistes, à Saint-Étienne, Carmaux, Montceau-les-Mines puis Alès.


[1] Gil Devillard, « Chez Renault, militer dans le groupe Makhno, ce n'était pas de tout repos ! », Gavroche n°148, octobre-décembre 2006

[2] Pierre Bois, « La Grève des usines Renault », in La Révolution prolétarienne du 25 mai 1947.

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14.04.2026 à 08:00

Aubervilliers : soirée projection-débat autour du film « L'histoire de Jîyan »

l'Union Locale Aubervilliers des syndicats SUD-Solidaires organise une série de projections-débats à la Bourse du Travail d'Aubervilliers. La première projection autour du film « L'histoire de Jîyan » réalisé par A. Haluk Unal, sera le vendredi 17 avril 2026.

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l'Union Locale Aubervilliers des syndicats SUD-Solidaires organise une série de projections-débats à la Bourse du Travail d'Aubervilliers. La première projection autour du film « L'histoire de Jîyan » réalisé par A. Haluk Unal, sera le vendredi 17 avril 2026.

Rendez-vous le vendredi 17 Avril à 18h30 à la Bourse de travail d'Aubervilliers, 1 rue des 21 appelés.

La projection sera suivie d'un échange avec des militantes kurdes du comité de solidarité avec le Rojava et des militant⋅es kurdes.

Le film retrace l'histoire de la guérillera Jiyan Tolhildan, qui a consacré vingt années de sa vie à la lutte du mouvement kurde. À travers son parcours, il donne à voir le sens profond du mot d'ordre « Jin, Jiyan, Azadî » (Femme, Vie, Liberté), au cœur du paradigme de libération porté par le mouvement kurde.

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14.04.2026 à 08:00

Contre les expulsions, rassemblement devant l'ADEF, jeudi 16 avril

Contre les deux expulsions prévues le 20 Avril et les menaces de centaines d'expulsions de la direction d'ADEF, nous appelons à un rassemblement devant le siège d'ADEF (19 Rue Baudin, Ivry-sur-seine) le jeudi 16 Avril à 16h.

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Contre les deux expulsions prévues le 20 Avril et les menaces de centaines d'expulsions de la direction d'ADEF, nous appelons à un rassemblement devant le siège d'ADEF (19 Rue Baudin, Ivry-sur-seine) le jeudi 16 Avril à 16h.

Deux voisins du foyer Louis Blériot s'organisant à l'assemblée logement 94 sont menacés d'expulsion par le bailleur social ADEF. Le bailleur utilise l'existence d'anciennes dettes soldées ou en cours de régularisation pour les expulser le 20 avril 2026.

Ces expulsions s'inscrivent dans une politique de restructuration du public cible des anciens foyers de travailleur·es devenus des résidences sociales et dans une lutte d'ADEF contre le droit à la vie privée de leurs résidents à qui la direction continue de refuser le statut de locataire.Elle se garde ainsi le droit de s'introduire dans leurs appartements à tout moment et de ne pas respecter leurs droits les plus élémentaires.

En même temps que ces deux expulsions ADEF menace d'entamer des centaines de procédures pour évincer les résidents qui accueillent leurs familles et amis dans leur logis. Et cela a lieu dans toute la région parisienne selon le COPAF.

Rdv le 16 avril à 16h devant ADEF (19 rue Baudin à Ivry-sur-Seine) contre les expulsions et pour obliger la direction d'ADEF à faire marche arrière !

Insta : assemblees.logement94
Mail : aglogement94@proton.me

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13.04.2026 à 08:00

Projection-débat Better Off Dead ? - Antivalidisme et Loi fin de vie

L'Union Communiste Libertaire vous invite à une projection-débat du documentaire Better Off Dead, militante antivalidiste Liz Carr. Ce sera l'occasion de débattre de la loi fin de vie, adoptée par l'Assemblée Nationale le 25 Février dernier, et qui sera débattu en deuxième lecture au Sénat les 11, 12 et 13 Mai prochain.

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L'Union Communiste Libertaire vous invite à une projection-débat du documentaire Better Off Dead, militante antivalidiste Liz Carr. Ce sera l'occasion de débattre de la loi fin de vie, adoptée par l'Assemblée Nationale le 25 Février dernier, et qui sera débattu en deuxième lecture au Sénat les 11, 12 et 13 Mai prochain.

Le groupe local Paris Nord Est de l'Union Communiste Libertaire vous invite à une projection-débat autour du documentaire Better Off Dead ?, réalisé par l'actrice et militante antivalidiste Liz Carr. Elle y suit des activistes du collectif Not Dead Yet, qui dénoncent le caractère profondément validiste des lois sur l'euthanasie et le suicide assisté dans un contexte anglo-saxon ; et qui réclament non pas une aide active à mourir mais les moyens pour mener une vie autonome.

Ce sera l'occasion de débattre de la loi fin de vie, adoptée par l'Assemblée Nationale le 25 Février dernier, et qui sera débattu en deuxième lecture au Sénat les 11, 12 et 13 Mai prochain.

Rendez-vous le Dimanche 26 Avril à 19h30 à l'EDMP, 8 impasse Crozatier, Paris 12e ; projection à 20h suivie d'une discussion.

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13.04.2026 à 08:00

Kamicredi (concerts, ateliers anti-rep, expos, perfs)

Le KAMICREDI c'est samedi 25 avril à partir de 17h et jusqu'à minuit au 25 rue Bizet à Villejuif ! Et l'entrée est toujours à prix libre !

Texte intégral (873 mots)

Le KAMICREDI c'est samedi 25 avril à partir de 17h et jusqu'à minuit au 25 rue Bizet à Villejuif ! Et l'entrée est toujours à prix libre !

Une soirée Kamisole c'est bien, en collab avec le Barcredi c'est mieux ! Voici venu le KAMICREDI !
Un pur moment avec ce qu'on fait de meilleur : des expo pour observer, des concerts et perfs pour festoyer, des ateliers anti-rep pour gagner plus de points au grand jeu de la lutte quotidienne contre la répression physique et numérique de notre société préférée ♥️♥️♥️

Le KAMICREDI c'est samedi 25 avril à partir de 17h et jusqu'à minuit au 25 rue Bizet à Villejuif ! Et l'entrée est toujours à prix libre !

Et tout cela pourquoi donc ?
Et non pas pour rire, ça on déteste, pour filer plein de moula aux caisses pour les inculpés du 8 décembre et à l'anti-CRA de Dijon. Aux prisons on préfère les feux de joie !

Programme :

  • 17h ouverture
  • 18h30 Quadrature du net (ateliers auto défense numérique)
  • 19h15 Désarmons-les (atelier prépa manif)
  • 20h Treizes (rap féministe et engagé)
  • 21h15 Riposte Collective (atelier prépa à la GAV)
  • 22h30 No Plan No Computer (Full improvised music)

Interventions théâtrales tout au long de la soirée par La Compagne Debrief

🌞 Le 25 avril
🕔 De 17h à minuit (venez tôt !!)
📍25 rue Bizet, Villejuif
Ⓜ️ Métro 7 Villejuif Paul Vaillant Couturier
💶 Pas de CB, jamais, du cash que du cash

ON SE CONNAÎT NON ?
Le Barcredi est un bar éphémère d'ascendance acab sur l'horoscope des tendances gauchistes sauce wok houmous, son signe astral 0+0 (=toto) lui fait soutenir des caisses antirepression, parce qu'une pression ça va, deux ça hip va, trois et trois et trois zéro !
Oui vous l'aurez compris, c'est ptet un bar mais il met avant tout l'accent sur les softs (maison !). parce que les meilleurs soirées sont celles où l'on rentre chez soi avec le sourire et l'esprit serein.
Comment ? en proposant une animation accablante différente à chaque fois. Si c'est pas foufou ça !
Si t'as rien compris le plus simple c'est de venir. Où ? quand ? demande à la première personne cagoulée en noir avec des paillettes que tu croises en manif ou salle obscure.
La Kamisole est un collectif pluridisciplinaire, vagabond et festif qui rassemble des artistes de tout genre pour fabriquer ensemble un imaginaire à partager.

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12.04.2026 à 08:00

[Radio] Non aux data centers, au Bourget comme ailleurs

Dans cette émission de Vive la Sociale - FPP 106.3 FM - il sera question de data centers et de la question de l'usage de ce gigantesque stockage de données numériques. Bonne écoute !

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Dans cette émission de Vive la Sociale - FPP 106.3 FM - il sera question de data centers et de la question de l'usage de ce gigantesque stockage de données numériques. Bonne écoute !

Non aux data centers, au Bourget comme ailleurs
Les data centers qui prolifèrent notamment en Ile-de-France, et plus particulièrement en Seine-Saint-Denis, sont d'abord source de nuisances multiples pour les riverains. C'est ce qui motive au départ la lutte en cours contre un projet de méga-centre de données au Bourget. Mais c'est aussi l'énorme prédation de ressources en terres, en eau et en électricité qu'exigent leur fonctionnement et leur refroidissement qui est dénoncée. Ainsi que le déni de démocratie que constitue leur implantation en l'absence de tout débat démocratique.
Enfin, c'est l'usage de ce gigantesque stockage de données numériques, notamment pour servir le développement de l'IA, qui est à questionner. De tout cela nous nous entretenons, après quelques éléments d'info générale sur le sujet, avec un membre du collectif du Bourget, le président du MNLE 93 et un collaborateur du journal francilien Le Chiffon.
Source : http://www.vivelasociale.org/images/emission-radio-vive-la-sociale/2026/26-03-05-vls-data%20centers.mp3
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