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Rubrique «À LIRE AILLEURS»
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26.04.2026 à 13:12

Archives autonomies : debout les morts !

Présentation d'une des plus grandes bases d'archives francophones numérisées de l'autonomie politique et de la gauche radicale et/ou extraparlementaire.

Texte intégral (1714 mots)

Présentation d'une des plus grandes bases d'archives francophones numérisées de l'autonomie politique et de la gauche radicale et/ou extraparlementaire.

Depuis plusieurs années, le collectif Archives autonomies s'attelle à rassembler et mettre en ligne des milliers de documents en lien avec l'histoire du mouvement ouvrier, des révoltes et résistances contre toutes les formes de domination. Sur leur site internet, le collectif se présente de cette façon :

[…]
Notre collectif est né en juin-juillet 2012 dans le prolongement de la démarche impulsée par le site Gougligoubla.wordpress.com [aujourd'hui fermé] dont l'initiateur souhaitait mettre en ligne des documents d'archives sur l'autonomie politique en France entre la fin des années 1970 et la fin des années 1990. Parmi ces matériaux historiques, dont certains avaient été rassemblés au cours d'une recherche universitaire, figuraient par exemple quelques écrits de groupes tels que Camarades, Marge, Matin d'un Blues pour les plus anciens, différents collectifs anticarcéraux, l'Assemblée de Jussieu ou la scène squat parisienne des années 1990 pour les plus récents. Cette démarche individuelle partait d'un constat : alors que l'autonomie politique (ses formes d'interventions et ses idées) connaissait un regain d'intérêt depuis un peu moins d'une dizaine d'années, on pouvait observer qu'il était extrêmement difficile pour les individus et collectifs intéressés par ces cheminements théoriques ou pratiques d'avoir accès aux écrits produits par les groupes et regroupements qui les avaient précédés.

Cette démarche individuelle a rapidement agrégé autour d'elle plusieurs complices, membres plus ou moins formels de ce qui constitue désormais un collectif, nous amenant à élargir les bases du projet initial, uniquement centré sur l'aire de l'autonomie, pour englober désormais l'ensemble de ce que nous appelons la « gauche radicale et/ou extraparlementaire » [1] et des différents courants qui la constituent. […]

Nos objectifs diffèrent peu de ceux que nous avions au départ :

  • Collecter des textes, journaux, revues, fanzines, brochures, tracts, livres et autres productions écrites, graphiques ou audiovisuelles ;
  • Proposer en libre accès ces documents en vue de leur libre utilisation ;
  • Impulser une réflexion individuelle et collective sur le rapport des groupes et individus impliqués dans des pratiques de rupture au sein du mouvement révolutionnaire aux expériences passées et plus largement à l'histoire du mouvement ouvrier ;
  • Produire des brochures et textes de synthèse sur l'histoire de la gauche radicale et plus particulièrement sur des itinéraires collectifs ou individuels, des luttes et des interventions, de préférence largement méconnue.

Cet appel vers l'extérieur nous pousse à préciser plusieurs choses :

  • Notre collectif est indépendant de tout parti, syndicat, association ou institution. De même, notre démarche ne s'inscrit pas dans le prolongement d'une ligne politique définie ou à définir. De ce point de vue, nous n'entendons pas nous limiter à un courant théorique ou pratique particulier. Vous trouverez donc sur ce site des documents d'archives issus de différents courants/"mouvances"/scènes/aires politiques : anarchisme, communisme-libertaire, gauches communistes, autonomies, inorganisés, non dogmatiques, etc.
  • Cette démarche ne saurait être interprétée comme porteuse d'un discours affirmant la nécessité, pour tout individu ou collectif d'individus engagé dans un cheminement théorique et/ou pratique révolutionnaire, de connaître l'histoire de celles et ceux qui l'ont précédé. Au contraire, nous estimons qu'il s'agit là d'une question relativement secondaire, qui ne conditionne en rien l'émergence de pratiques et de luttes de rupture.
  • De ce point de vue, et nous le répéterons à plusieurs reprises dans ces pages tant cet aspect nous semble signifier où nous nous positionnons vis-à-vis de la question de la transmission du savoir, le contenu du site se veut une simple agrégation d'outils théoriques, de documents et sources historiques destinés à celles et ceux qui seraient intéressés par les réponses théoriques ou pratiques apportées par des mouvements, luttes, individus ou collectifs qui leur sont antérieurs.
  • Surtout, tous les documents diffusés par notre collectif ne sont pas notre propriété. Ils sont librement diffusables et reproductibles. Nous vous invitons d'ailleurs à vous les approprier de la manière que vous jugerez nécessaire. Toutefois, ils ne sauraient être utilisés à des fins commerciales, quelles qu‘elles soient. Nous vous invitons aussi à mentionner, si vous le souhaitez, leur origine afin que les individus ou collectifs intéressés par notre projet puissent entrer en contact avec nous.

Nous invitons nos lecteur·rice·s à se montrer patient·e·s et à ne pas hésiter à apporter leur contribution afin de combler les vides ou les lacunes de ce site [2].

Petite astuce de recherche

Le site est très bien organisé, avec un classement détaillé et un moteur de recherche interne permettant de retrouver par mots-clés de nombreux documents grâce à leur titre, leur descriptif ou encore le texte qu'ils contiennent. Cependant dans ce dernier cas, pour tous les documents qui sont numérisés au format PDF (notamment certains journaux), malheureusement le moteur de recherche ne permet pas d'interroger directement leur contenu (ce qu'on appelle la recherche « plein texte »).
Par exemple, si vous recherchez le terme « virus » dans le moteur de recherche du site, vous n'aurez comme résultat que 26 articles. Heureusement, il existe une petite astuce pour rechercher directement dans tous les textes que contiennent ces fichiers PDF, grâce à notre ami Google. Le moteur de recherche Google a en effet une puissance d'indexation assez ouf, et scanne à peu près tout le web en permanence. Il existe ainsi une commande permettant de rechercher tout ce que contient un site, y compris dans les fichiers au format PDF. Il suffit de taper dans Google « site:urldusite » avec l'URL du site en question, puis le ou les mots-clés recherchés.
Dans notre cas, ça donne donc « site:https://www.archivesautonomies.org virus » et là hop ce ne sont plus 26 mais entre 70 et 80 résultats qui sont donnés (ce chiffre varie légèrement selon la langue utilisée dans Google, allez savoir pourquoi…) !
Il est également possible d'utiliser cette commande pour rechercher plus spécifiquement dans une rubrique du site, en copiant entièrement l'URL correspondante après « site:urldusite ». De cette façon, pour une recherche dans la rubrique « Anarchisme(s) » il faut entrer la commande « site:https://www.archivesautonomies.org/spip.php?rubrique3 mots-clés recherchés »).

Un dernier mot : les recherches historiques ne sont (heureusement) pas encore réprimées par la loi, néanmoins, par les temps qui courent, on ne prend jamais trop de précautions. Alors, si vous vous intéressez par exemple à comment les anarchistes au XIXe siècle période propagande par le fait fabriquaient leurs explosifs et que vous utilisez Google pour chercher dans ces archives… on recommandera fortement de passer par Tor ou a minima un VPN ;) .

Bonne exploration du passé !

C.B.


[1] Par extraparlementaire, nous entendons qui refuse, en principe et en acte, de participer à un quelconque processus électoral.

[2] Texte de présentation en entier ici

Pour contacter le collectif, par ailleurs toujours en recherche de raretés qui pourraient être cachées dans vote grenier : collectifaut (at) archivesautonomies.org ou via le formulaire de contact sur leur site.

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26.04.2026 à 08:00

2006 : Contrat Première Occup' / une émission de Minuit Décousu

Il y a 20 ans, c'était la fin d'un des plus importants mouvements sociaux que le pays ait connu : le mouvement contre le CPE. Retour en 2006 pour 1h d'émission avec des voix qui ont suivi et animé le mouvement à Lyon, Caen et Nancy sur trois mois qui ont marqué toute une génération.

Texte intégral (727 mots)

Il y a 20 ans, c'était la fin d'un des plus importants mouvements sociaux que le pays ait connu : le mouvement contre le CPE. Retour en 2006 pour 1h d'émission avec des voix qui ont suivi et animé le mouvement à Lyon, Caen et Nancy sur trois mois qui ont marqué toute une génération.

Janvier 2006. Dominique de Villepin, premier ministre, et Jean-Louis Borloo, ministre de l'emploi, dégainent leur réponse à cette révolte. Elle s'appelle « Loi pour l'égalité des chances ». L'article 8 de cette loi instaure un Contrat première embauche. Le CPE est un contrat à durée indéterminée destiné aux moins de 26 ans assorti d'une « période de consolidation » de deux ans durant laquelle l'employeur peut rompre le contrat de travail sans motif. Comme une période d'essai de 48 mois.

Par la précarité qu'il entend installer, le CPE fait réagir dans les facs. Les AG se remplissent, dans des amphis, des gymnases voire des stades tellement il y a de monde. Un peu partout, les bâtiments universitaires sont bloqués et occupés. Les manifs grossissent et les syndicats de salariés rejoignent doucement le mouvement, qui devient massif. Le CPE est adopté début février 2006 au 49.3. Puis promulgué par Jacques Chirac fin mars. Enfin abrogé par une nouvelle loi fin avril. Le reste de la « Loi pour l'égalité des chances » est conservé.

Si on parle du CPE vingt ans plus tard, ce n'est pas tant parce qu'il reste une victoire, même partielle, d'un mouvement social. Mais pour ce qu'il a engendré en termes de politisation pour toute une génération de militants et militantes.

L'occasion parfaite pour Minuit Décousu d'aller tendre ses micros à des camarades qui ont suivi et animé le mouvement sur les campus de Caen, de Nancy et de Lyon 2 pour 1h d'émission chorale.

L'émission s'écoute sur notre audioblog, ici, et un peu partout en podcast. Bonne écoute !

Audioblog | Épisode #250 2006 : Contrat Première Occup'
Émission enregistrée en direct des studios de Radio Canut le 21 avril 2026. Cette semaine, Minuit Décousu propose le début d'un double programme anniversaire de mouvements sociaux.
Il y a 20 ans, c'était la fin d'un des plus importants mouvements sociaux que le pays ait connu : le mouvement contre loi pour l'égalité des chances et notamment son fameux amendement créant le CPE (contrat première embauche). Retour en 2006 pour 1h d'émission chorale avec des voix de Lyon, de Caen et de Nancy sur trois mois qui ont marqué toute une génération.

Minuit Décousu, c'est un fanzine radiophonique nocturne sur Radio Canut (Lyon et alentours), Cause Commune (Paris/IDF), Radio Kipik (Arriège) et Radio Vassivière (Limousin).

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26.04.2026 à 08:00

Le flic, le néo-nazi et l'éléphant

Trois anecdotes à propos de notre « petit manuel d'autodéfense en interrogatoire »

Texte intégral (1480 mots)

Trois anecdotes à propos de notre « petit manuel d'autodéfense en interrogatoire »

En 2022 nous avons publié 2000 exemplaires de notre première version du livre « Comment la police interroge et comment s'en défendre ». Depuis, le contenu de notre livre-outil continue à se diffuser, décliné sous de nombreuses formes : Il y a bien sûr l'excellente réédition des Éditions du Commun sous le titre de « Petit manuel d'autodéfense en interrogatoire », mais aussi une version livre-audio, une capsule audio pour les radios, une version brochure sur infokiosques.net, des affiches présentant la stratégie du disque rayé, un supplément « interrogatoire » pour le jeu de rôle Blade in the Dark, des versions pirates auto-édités ça et là, les ateliers que l'on donne, les traductions vers l'allemand, l'anglais et l'espagnol. Bref, on a pris à cœur de diffuser au mieux nos conseils d'autodéfense pour que les anarchistes et autres rebelles puissent se protéger contre la répression. Et ce n'est pas fini puisque des traductions vers l'arabe, l'italien et le danois sont en cours et que notre porte est toujours ouverte pour qui a envie de venir nous aider à atteindre d'autres formats et zones linguistiques-géographiques.

Durant cette aventure de diffusion, nous avons récolté trois anecdotes insolites qu'on avait envie de partager avec le grand public – en profitant de l'occasion pour rappeler une fois encore : protégez-vous de la police ; lisez notre livre.

1 – le flic

Durant l'automne 2024, lors de l'occupation de l'université de Neuchâtel (Suisse) en soutien à la Palestine, des personnes sont prises de doute concernant le comportement étrange d'une personne présente. Confronté, l'homme reconnaît être un policier en civil.

Plusieurs personnes sur place reconnaissent alors la personne en question. Quelques semaines plus tôt, il s'était rendu à un lieu anarchiste – la Bibliothèque Libre – pour emprunter un livre. Pas n'importe quel livre, mais bel et bien notre « Petit Manuel d'autodéfense en Interrogatoire ».

Lorsque le policier, toujours en civil, est venu rendre le livre, il aurait déclaré le trouver « intéressant, mais pas vraiment utile et trop long ». On se doute effectivement que depuis la perspective d'un policier il ne soit pas particulièrement utile d'apprendre à se défendre contre les manipulations policières utilisées en interrogatoire.

Voilà voilà. Qui sait, notre prochain livre traitera peut-être des tentatives d'infiltration policière de nos mouvements sociaux. Promis on le fera aussi court que possible. On sait que les policiers et policières n'aiment pas lire.

2 – le néonazi

Mars 2026 en France. Les services de renseignements découvrent que plusieurs néo-nazis projettent d'assassiner un autre néo-nazi. L'info est donné à la police qui se précipite pour intervenir. Dommage diront certain.x.es, alors que d'autres compteront les cas où la police n'a pas pris au sérieux ou a tout bonnement ignoré des alertes reçues concernant des planifications d'agressions ou de meurtres à l'encontre de personnes racisées ou queers.

Quoi qu'il en soit, ce qui nous intéresse dans cette histoire, c'est ce que la police a trouvé lors de la perquisition de l'appartement d'un des apprentis meurtrier : Un manuel du comportement à adopter face à la police et notamment en garde à vue [1].

Que les fachos lisent notre livre n'est malheureusement pas un scoop. Le PDF du livre était déjà archivé sous la rubrique « ressources » d'un site de la fachosphère une semaine après que nous l'ayons publié en ligne. On leur souhaite beaucoup d'indigestion sur tous les passages où sont mis en avant des perspectives anarchistes, décoloniales et queer-féministes.

Suivant le déroulement de l'enquête, on verra bien si la lecture du livre leur aura été utile ou non. De toute façon, s'ils ne finissent pas en prison, ils se feront peut-être assassiner par leur camarades. Qui sème une culture machiste d'ultraviolence récolte des coups de couteaux dans le dos, c'est bien connu.

2 – l'éléphant

On pourrait définir la guerre comme le moment où des rois, empereurs, gouvernements et autres puissants envoient des pauvres se massacrer entre elleux. Mais ce serait oublier le nombre gigantesque d'animaux non-humains qui se font enrôler de force par les humains. Notamment les éléphants de guerre. Ces derniers – qui, tenez-vous bien, sont des éléphants de non-guerre avant leur capture – se dressent d'une manière qui vous évoquera sûrement des similitude avec certaines des stratégies d'interrogatoires décrites dans notre livre.

Toutes les possibilités qu'offrent les conditions de détention vont être utilisées pour briser mentalement l'éléphant. Perturbation du sommeil, de la nourriture, perte de la capacité de décision sur le quotidien, violence physique et psychique, incertitude quant à son avenir et à la durée de ce traitement, isolation sociale et bris de liens avec les siens. Quand l'éléphant est estimé entièrement brisé, apparaît ensuite le dresseur, appelé Cornac. Ce dernier amènera avec lui une forte amélioration de traitement et créera ainsi un lien empathique qui permettra petit à petit de créer une emprise sur le pachyderme prisonnier et l'amener à se soumettre à la volonté du dresseur.

La même base donc que ce qui est utilisé par les flics dans la stratégie de la bouée de sauvetage. Dans cette dernière, tout est mis en place, à travers les conditions de détention, pour fragiliser et briser au maximum l'individu.e.x emprisonné.e.x avant son interrogatoire. Le même arsenal de moyens offert par la détention, adapté aux humains. Puis, arrive le ou la flic amenant un verre d'eau avec un sourire, offrant avec bienveillance de pouvoir faire un appel téléphonique vers l'extérieur, créant une emprise émotionnelle sur la personne détenue, la poussant à se sentir redevable et ainsi abaisser ses défenses. La stratégie de la bouée de sauvetage commence.

Au sein du Projet-Evasions, on défend une analyse anarchiste des dynamiques d'oppressions. On pense qu'elles se construisent les unes sur les autres et se renforcent mutuellement. L'autorité déployé contre tel groupe social fortifiera de fait, la domination que subira tel autre groupe social. D'où la nécessité de les combattre sur la même base : une haine envers toute les formes d'autorités et de domination, peu importe contre qui elles se dirigent – humains ou non.


[1] Le guet-apens de néonazis ciblait un militant… d'extrême droite radicale, Mediapart, 22 mars 2026

Retrouvez nous sur Projet-Evasions.org

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25.04.2026 à 08:00

FÊTE DE BIR-KAR

2e édition de la Fête de Bir-Kar (Plateforme pour l'unité des travailleur·euse·s et la fraternité entre les peuples) ! Une journée de solidarité, de lutte et de culture — contre la guerre et le fascisme — avec prises de parole, projection, poésie et concerts, pour faire vivre l'internationalisme et renforcer les liens entre travailleur·euse·s et peuples en lutte. RDV le 9 mai à 16h à l'AGECA Paris.

Texte intégral (919 mots)

2e édition de la Fête de Bir-Kar (Plateforme pour l'unité des travailleur·euse·s et la fraternité entre les peuples) ! Une journée de solidarité, de lutte et de culture — contre la guerre et le fascisme — avec prises de parole, projection, poésie et concerts, pour faire vivre l'internationalisme et renforcer les liens entre travailleur·euse·s et peuples en lutte. RDV le 9 mai à 16h à l'AGECA Paris.

NOUS NE NOUS RENDRONS PAS À L'OBSCURITÉ
Appel à l'unité contre la guerre, l'exploitation et le fascisme

Le monde est au bord d'une nouvelle guerre de partage impérialiste…
Une troisième guerre mondiale se profile. Les États impérialistes accélèrent la course à l'armement ; les budgets sont consacrés à la guerre plutôt qu'à la santé, à l'éducation et au logement. Le droit à l'éducation des enfants d'ouvrier·ère·s est de fait empêché ; la jeunesse est poussée vers un avenir sans perspective, vers la précarité et vers une main-d'œuvre bon marché. Ce système ne s'organise pas pour faire vivre, mais pour faire la guerre et détruire et c'est nous qui en payons le prix.

Au Moyen-Orient, la guerre continue ; à Gaza, le génocide se poursuit. Les guerres impérialistes engloutissent la vie de millions de personnes. En Iran, les masses travailleuses descendues dans la rue sont prises en étau entre la répression du régime et les bombardements impérialistes. Aux États-Unis, des appareils fascisants comme l'ICE sont déployés pour cibler les migrant·e·s et les travailleur·euse·s. Du Venezuela à Kanaky, les richesses des peuples sont pillées par des embargos, des coups d'État et des politiques d'encerclement. Toutes ces offensives ne sont pas menées pour la paix, mais pour le pétrole, les ressources, les marchés et le profit.

À cette obscurité s'ajoutent le racisme et le fascisme. Les migrant·e·s sont désigné·e·s comme cibles, les frères et sœurs de classe sont dressé·e·s les un·e·s contre les autres, les peuples sont opposés et transformés en ennemis. Pourtant, la cause des guerres, de la pauvreté et des crises n'est pas la migration, mais le système capitaliste lui-même. Aujourd'hui, ceux qui s'attaquent aux plus opprimé·e·s, en premier lieu les réfugié·e·s, ouvrent la voie à l'attaque de demain contre l'ensemble de la classe ouvrière.
Mais face à cet ordre, nous ne nous rendrons pas.

L'histoire a montré à maintes reprises que la force capable d'arrêter les guerres ne réside ni dans les centres de commandement, ni dans les palais, ni dans les parlements où l'on rend hommage aux nazis, mais dans la lutte internationale-unie des travailleur·euse·s. Lorsque nous refusons de charger les armes dans les ports, de produire dans les usines, de presser la détente ; une véritable force contre la guerre peut émerger.

Avec cette conscience, nous vous appelons à participer, le 9 mai, à la 2e édition de la Fête de l'Unité des travailleur·euse·s et de la Fraternité des peuples.
Cette fête est un moment où les travailleur·euse·s cessent d'être une majorité silencieuse, prennent la parole et renforcent la lutte organisée.
Contre la guerre, l'exploitation et le fascisme, nous ne pouvons tenir qu'ensemble.
Unissons nos forces, organisons-nous et développons la lutte contre ce système !
Instagram : birkarfrance
Mail : birkar.paris@gmail.com
PROGRAMME
Poésie
Exposition
Projection
Prises de parole
Concerts : Hasan Sağlam, Trio Shafaq, Grup Idigna
MAI 2026 SAMEDI 16H-20H
AGECA
177 Rue de Charonne
75011 PARIS

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25.04.2026 à 08:00

Rassemblement 4mai 13h Procès en Appel des inculpé.es du 8.12

Les inculpé.es du 8 décembre seront jugé.es à la Cour d'Appel de Paris sur l'ile de la cité :
Du 4 au 7 mai 2026
Du 11 au 13 mai 2026
Du 20 au 22 mai 2026
Les audiences se dérouleront sur des journées entières à partir de 9h.

RASSEMBLEMENT le 4 MAI à 13H face au tribunal de la Cour d'Appel

Texte intégral (1054 mots)

Les inculpé.es du 8 décembre seront jugé.es à la Cour d'Appel de Paris sur l'ile de la cité :
Du 4 au 7 mai 2026
Du 11 au 13 mai 2026
Du 20 au 22 mai 2026
Les audiences se dérouleront sur des journées entières à partir de 9h.

RASSEMBLEMENT le 4 MAI à 13H face au tribunal de la Cour d'Appel

Le 8 décembre 2020, neuf militant.es de divers courant politiques dit "de gauche" se font interpeller à l'aube par la DGSI pour « association de malfaiteurs terroriste dans l'intention de commettre des actions violentes contre les personnes dépositaire de l'autorité publique ».
Toustes ne se connaissaient pas, leur seul point commun étant un camarade, Libre Flot, parti au Rojava au côté des kurdes (YPG).
A l'issue d'une GAV de 96h, deux personnes sont placées sous contrôle judiciaire et cinq autres sont placés en détention provisoire, entre 5 et 11 mois, et jusqu'à presque 16 mois pour l'un d'eux qui reste à l'isolement tout au long de sa peine.
Il ne sort que grâce à une grève de la faim de 37 jours.

En 2023 après un mois de procès la justice à conclu qu'il n'y avait pas de groupe, pas de projet, pas de cible mais subsiste des « intentions supposées ». Les 7 inculpé.es sont condamné.es pour terrorisme avec des peines de prison ferme, fichage européen, interdictions de communication...
6 d'entre elleux font appel de cette décision.
Il est important de se mobiliser pour afficher notre soutien et empêcher que la justice et l'État nous invisibilisent !

Soutenir le 8/12 ce n'est pas seulement soutenir individuellement ces camarades-ci, c'est surtout lutter contre la répression de toustes. Si la caractérisation de terrorisme était validée au terme de l'appel, cela offrirait une jurisprudence inédite pour réprimer les opposant.es politiques. Finies les tentatives de dissolution de groupes politiques autonomes et des collectifs antiautoritaires, l'État pourrait envoyer les membres de ces groupes d'opposant.es directement en prison sous l'accusation d'association de malfaiteurs à caractère terroriste…

Les camarades seront jugé.es à la Cour d'Appel de Paris sur l'ile de la cité :
Du 4 au 7 mai 2026
Du 11 au 13 mai 2026
Du 20 au 22 mai 2026
Les audiences se dérouleront sur des journées entières à partir de 9h.

RASSEMBLEMENT le 4 MAI à 13H face au tribunal de la Cour d'Appel

Soyons nombreux.ses pour se soutenir face à un État et une justice qui cherche à broyer nos idées, nos modes d'organisation, nos liens, nos rêves révolutionnaires...
Cette affaire nous prouve que l'antiterrorisme n'est pas là pour nous protéger, mais pour créer des ennemi.es de l'intérieur et faire peur à toustes celleux qui souhaitent s'engager pour un monde plus juste. Cette condamnation ouvre la porte a une criminalisation normalisée du monde militant. Plus besoin d'appartenir à un même groupe, de se connaître ou voir même de faire une action quelconque pour subir l'accusation de terrorisme. L'État, via ses bras judiciaire et législatif, nous montre encore sa spécialité depuis la première association de malfaiteur : normaliser une situation dite d'exception. Il est de plus en plus récurrent de voir des condamnations pour “apologie du terrorisme” ou de voir les moyens de “l'antiterrorisme” appliqué au monde militant via la SDAT(sous direction anti-terro). Ainsi “l'antiterro” devient la nouvelle norme répressive. 
Parce que demain ce sera vous, nous, les terroristes, aujourd'hui comme demain, ne nous laissons pas antiterroriser !

Les besoins :
🖤Être présent.es au tribunal, prendre des notes, faire des croquis
🖤Organiser des discussions, des événements festifs dans vos localités
🖤 Diffuser des podcasts, articles, brochures...
🖤Participer et partager la cagnotte https://www.helloasso.com/associations/l-asso-lulle-de-feu/collectes/cagnotte-de-soutien-aux-inculpe-es-du-8-decembre

Pour suivre l'actu https://soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org/

Pour nous contacter :
812support@riseup.net
soutien-8dec@riseup.net
8.12communication@proton.me (contact médias)

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24.04.2026 à 20:30

Groupe de discussion gestion des douleurs chroniques : samedi 25 avril, 15h-18h, Paris 19e

Mixité choisie : personnes concernées par des douleurs chroniques selon principe d'autodétermination (diag ou pas, parcours médicalisé ou pas)

Partage d'expériences, d'outils, de tips pour autogérer sa douleur quand on a pas forcément accès à une prise en charge adaptée. On pourra tenter de répondre ensemble à ces questions (liste non exhaustive) :

  • Comment parler de sa douleur aux soignant·es pour être entendu ?
  • Comment rester au contrôle des infos qu'on donne ou non aux soignant·es ? (DMP, courriers d'adressage, historique personnel)
  • Comment gérer sa douleur quand on a pas de diag et/ou pas de prise en charge adaptée ?
  • Comment auto-évaluer sa douleur ?
  • Comment en parler aux personnes avec qui on partage son quotidien, aidant·es ou proches ?
  • Comment en parler dans les autres sphères de son quotidien (activités de loisir, travail, école) ?

3h de discussion avec une pause au milieu.
Masques et gel hydroalcoolique à disposition.
Consultation sur place de brochures militantes.

Si certain·es sont intéressé·es, vous pouvez contacter @geranium.40 sur Signal (notamment pour le lieu précis).

À bientôt !

Lire la suite (257 mots)

Mixité choisie : personnes concernées par des douleurs chroniques selon principe d'autodétermination (diag ou pas, parcours médicalisé ou pas)

Partage d'expériences, d'outils, de tips pour autogérer sa douleur quand on a pas forcément accès à une prise en charge adaptée. On pourra tenter de répondre ensemble à ces questions (liste non exhaustive) :

  • Comment parler de sa douleur aux soignant·es pour être entendu ?
  • Comment rester au contrôle des infos qu'on donne ou non aux soignant·es ? (DMP, courriers d'adressage, historique personnel)
  • Comment gérer sa douleur quand on a pas de diag et/ou pas de prise en charge adaptée ?
  • Comment auto-évaluer sa douleur ?
  • Comment en parler aux personnes avec qui on partage son quotidien, aidant·es ou proches ?
  • Comment en parler dans les autres sphères de son quotidien (activités de loisir, travail, école) ?

3h de discussion avec une pause au milieu.
Masques et gel hydroalcoolique à disposition.
Consultation sur place de brochures militantes.

Si certain·es sont intéressé·es, vous pouvez contacter @geranium.40 sur Signal (notamment pour le lieu précis).

À bientôt !

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