15.05.2026 à 17:55
Le Cercle de silence de Paris se réunit chaque 3e vendredi du mois devant le Conseil d'État.
Par notre participation au cercle de silence, nous voulons dénoncer les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle.
Le Cercle de silence de Paris se réunit chaque 3e vendredi du mois devant le Conseil d'État.
Par notre participation au cercle de silence, nous voulons dénoncer les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle.
Par notre participation au cercle de silence, nous voulons dénoncer les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu'ils n'ont pas de papiers en règle.
Nous en appelons à la conscience de tous et toutes, et vous invitons à rejoindre le cercle de silence
Dans une société française fragmentée par les injustices et les inégalités, certains désignent aujourd'hui l'étranger comme bouc émissaire. Et demain qui ?
15.05.2026 à 17:07
Besoin de monde au 62 avenue Corentin Cariou (porte de la Villette, Paris 19e) à 18h ce vendredi 15 mai : le plus grand centre d'hébergement d'urgence de Paris va être fermé, grosse menace d'expulsion aujourd'hui !
À l'appel d'Utopia56
Besoin de monde au 62 avenue Corentin Cariou (porte de la Villette, Paris 19e) à 18h ce vendredi 15 mai : le plus grand centre d'hébergement d'urgence de Paris va être fermé, grosse menace d'expulsion aujourd'hui !
À l'appel d'Utopia56

Ce vendredi 15 mai, l'État, par l'intermédiaire de la préfecture de région, va fermer définitivement le plus grand centre d'hébergement d'urgence de Paris, et l'un des plus importants d'Île-de-France. 450 places d'hébergement vont ainsi disparaître brutalement, sans solution digne ni pérenne pour les personnes hébergées.
Depuis près de trois semaines, avec les équipes d'Utopia 56, les personnes hébergées et soutiens, nous nous mobilisons contre cette fermeture injustifiable. Trois rassemblements et piquets ont déjà eu lieu ces deux dernières semaines, avec le soutien de nombreux-ses élu-es de la Ville de Paris et de citoyen-nes solidaires.
Plusieurs dizaines de personnes vivent encore dans le centre, et résistent aux maltraitances quotidiennes infligées par la préfecture de région et son gestionnaire Coallia.
La seule « solution » proposée par l'État est la délocalisation vers des « sas régionaux » : des dispositifs temporaires, inadaptés, qui déracinent les personnes de leurs attaches, de leurs suivis médicaux, administratifs, scolaires, professionnels et de leurs réseaux de solidarité construits ici. Une politique de dispersion qui nie la dignité et les droits fondamentaux des personnes concernées.
Avec notre avocat Samy Djemaoun, nous avons attaqué cette décision en référé devant le tribunal administratif. Nous avons malheureusement été débouté-es dans une décision incompréhensible, estimant que la suppression de plus de 400 places ne suffisait pas, à elle seule, à caractériser une carence de l'État en matière d'hébergement d'urgence.
Pourtant, le droit est clair : l'État a l'obligation d'assurer la continuité de l'hébergement d'urgence. Nous attendons désormais une audience devant le Conseil d'État.
Depuis cette audience, les méthodes employées pour vider le centre se sont aggravées. De nombreux témoignages font état de pressions constantes, intimidations et pratiques maltraitantes de la part de l'opérateur gestionnaire, Coallia :
Comble de l'indécence : mardi soir, 4 femmes parties chercher à manger se sont vues refuser l'entrée à 22h, sous la pluie. Utopia 56 les a hébergées pour la nuit.
Malgré les démentis de la préfecture et de Coallia nous n'inventons rien. Tous ces faits sont issus de témoignages directs des personnes encore hébergées au sein de ce centre.
Chaque jour, les personnes encore présentes sont poussées à partir pour permettre la fermeture rapide du site, qui doit ensuite devenir un espace d'événementiel. Une honte absolue.
Beaucoup on déjà quitté les lieux sous la contrainte et l'épuisement. Mais plusieurs dizaines de personnes, majoritairement des femmes, continuent de résister.
Elles refusent de céder et ont aujourd'hui besoin de notre soutien massif.
Aucune solution réelle n'est proposée à la sortie du centre. C'est illégal. L'article L. 345-2-2 du Code de l'action sociale et des familles rappelle pourtant le principe de continuité de l'hébergement d'urgence.
Des documents de « fin de prise en charge » sont actuellement signés par des personnes hébergées sans même mentionner de date de fin, et comportent des clauses indiquant explicitement qu'aucune proposition d'hébergement ni aucune continuité ne seront assurées.
Le comble : les agents de Coallia orientent désormais certaines personnes vers notre association pour trouver un hébergement, alors même que nous dénonçons cette fermeture depuis des semaines et mobilisons toute notre énergie pour empêcher cette catastrophe de plus.
Une inversion totale des responsabilités.
Le vendredi 15 mai était annoncé depuis le début comme la date de fermeture définitive du lieu. Si cette fermeture n'a pas encore eu lieu, c'est uniquement grâce à la résistance des personnes hébergées et des soutiens mobilisé-es ces dernières semaines.
Cette mobilisation met aujourd'hui la préfecture dans l'embarras et montre qu'il est encore possible d'arracher des solutions.
Nous appelons à un rassemblement massif de soutien pour exiger :
Nous refusons de laisser l'État démanteler encore davantage l'hébergement d'urgence et faire reposer ses responsabilités sur les associations et les solidarités citoyennes.
Nous refusons ces pratiques indignes et maltraitantes dans le seul objectif de remettre des personnes à la rue.
Soyons nombreux-ses pour empêcher une remise à la rue violente et garantir la continuité des prises en charge des personnes qui se battent toujours à l'intérieur.
On lutte, on gagne on ne lâche rien.
15.05.2026 à 08:00
Le projet de loi SURE (pour « Sanction Utile, Rapide et Effective »), déposé par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, marque une nouvelle offensive autoritaire contre les droits fondamentaux. Sous prétexte de désengorger les tribunaux, l'État veut généraliser une justice expéditive et disciplinaire.
Le projet de loi SURE (pour « Sanction Utile, Rapide et Effective »), déposé par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, marque une nouvelle offensive autoritaire contre les droits fondamentaux. Sous prétexte de désengorger les tribunaux, l'État veut généraliser une justice expéditive et disciplinaire.
Avec ce projet de loi, l'État assume enfin son vrai visage : celui d'une machine à écraser les droits, à fabriquer du coupable en série et à balancer les victimes aux oubliettes. Sous prétexte d'efficacité, on instaure une justice d'abattoir : plus de procès, plus de débat, plus de vérité. Juste des peines négociées dans l'ombre, des aveux arrachés sous la pression et des vies brisées sur l'autel de la rapidité. Trente ans de prison sans audience ? Bienvenue dans le monde où l'État joue au procureur, juge et bourreau, sans même se donner la peine de simuler un semblant d'équité.
Ce n'est pas une réforme, c'est une déclaration de guerre contre les plus fragiles. Les CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité) avaient ouvert la brèche, la loi SURE transforme cela en règle : la justice devient une usine à condamner les pauvres, celles et ceux qui n'ont ni avocat, ni réseau pour résister. Pendant ce temps, les puissants, eux, continueront à s'acheter l'impunité. L'aveu comme preuve reine ? Une porte grande ouverte au chantage, aux erreurs judiciaires et à la loi du plus fort.
Au milieu des violences judiciaires, la parole des victimes de violences sexuelles et sexistes sera désormais effacée des dossiers, noyée dans des négociations opaques où elles n'ont plus le droit d'exister. Encore une fois, le système judiciaire français entretient le silence des victimes : si nous n'attendons plus de lui une quelconque réparation, même la reconnaissance des faits sera balayée de manière expéditive.
Ce projet, c'est la consécration d'une justice de classe, rapide pour les uns, inexistante pour les autres. Une justice qui ne juge plus, mais qui gère. Qui ne cherche pas la vérité, mais qui fabrique du coupable à la chaîne. Après avoir liquidé les jurys populaires, voici l'étape suivante : une justice sans peuple, sans débat, sans humanité.
Ils appellent ça de l'efficacité. Nous, on appelle ça une honte.

Pour plus d'informations, voir le communiqué du syndicat de la magistrature, des avocats de France et du collectif colère noire :
https://www.syndicat-magistrature.fr/documents/1864/CP_commun_PJL_SURE.pdf
14.05.2026 à 08:00
Dans le week-end du 24 au 26 avril, nous avons attaqué le centre Menahem Begin à Paris qui héberge depuis 2005 le Bétar.
Dans le week-end du 24 au 26 avril, nous avons attaqué le centre Menahem Begin à Paris qui héberge depuis 2005 le Bétar.
Le Bétar est un mouvement mondial d'extrême-droite sioniste qui a historiquement participé à la fondation de l'État israélien. Il est aujourd'hui proche du parti de Nétanyahou et responsable des attaques contre les palestinien.ne.s et leurs allié.e.s, allant jusqu'à livrer aux flics de l'immigration de Trump des listes de militant.e.s pro-palestinien.ne.s à déporter.
Le centre Menahem Begin, créé en décembre 2004, se situe au 25, rue du Buisson Saint-Louis / 1, rue du Chalet dans le quartier de Belleville. Son objectif déclaré est l' « enseignement, diffusion et soutien de l'héritage spirituel de Menahem Bégin et de son mentor Zeev Jabotinsky ; soutien de l'idéologie sioniste ; diffusion de l'information sur les droits imprescriptibles du peuple juif sur la terre d'Israël ».
Vladimir Ze'ev Jabotinsky est l'idéologue principal du sionisme révisionniste prônant la création d'un État juif sur les deux rives du Fleuve Jourdain. Suite à la rupture avec la gauche sioniste dans les années 20, il fonde le Bétar en tant que mouvement mondial et paramilitaire de la jeunesse sioniste. Partisan d'une armée juive en Palestine, Jabotinsky inspire la création de l'Irgoun qui commet de nombreux massacres des palestinien.ne.s dès les années 30 et surtout pendant la Nakba.
Dans les pas de son maître, Menahem Begin rejoint le Bétar et l'Irgoun qu'il dirige à partir de 1943. Par la suite, en tant que Premier ministre israélien, il envahit le Liban en 1982 et fonde le parti de droite Likoud. Il y a donc une continuité évidente entre les idées de Jabotinsky, de Begin et celles de Nétanyahou que le Bétar revendique : « le Likoud est héritier direct de la pensée de Jabotinsky ».
Nous sommes donc rentré.e.s de force dans leur local dont nous avons repeint la salle de l'intérieur et arraché les drapeaux d'Israël accrochés au mur. Sur les vitres extérieures du local, nous avons marqué à l'acide : « Fuck Betar, free Palestine ».
Au moment où le projet génocidaire israélien se radicalise toujours plus en promulgant la peine de mort pour les prisonnier.e.s palestinien.ne.s, nous avons attaqué l'un des locaux d'une organisation qui continue à promouvoir en France l'idéologie sioniste, embrigade des jeunes à partir de 12 ans, organise des voyages en terres colonisées et leur apprend des techniques de combat. En plus de justifier le génocide en Palestine et les massacres coloniaux au Liban dans la lignée du parti au pouvoir israélien, le Bétar se donne pour mission de forger à travers l'éducation spirituelle, idéologique et physique la personnalité du futur colon.
Le sionisme est un projet politique colonial et génocidaire par essence. Il s'inscrit directement dans la lignée des colonisations européennes qui ravagent le monde depuis le 15e siècle. En s'appuyant sur les mêmes justifications idéologiques racistes, les empires occidentaux européens et étatsunien soutiennent, bénéficient et participent directement à la colonisation et aux massacres perpétrés par l'État d'Israël.
Les colonisations occidentales ont aussi participé à imposer l'État-nation comme seule forme d'existence politique légitime, justifiant ainsi l'écrasement de toute autre forme d'existence en tant que communauté.
Le Bétar et sa branche étudiante Tagar-MEJF font partie d'un dense réseau d'organisations qui déshumanisent les palestinien.ne.s et rendent acceptable la colonisation et le génocide. Ils s'inscrivent dans un ensemble d'associations, de lobbies et d'entreprises tels qu'Elnet, Israël Forever, le salon de l'Alyah, le Fonds National Juif (KKL) et bien d'autres encore qui encouragent à s'installer sur les territoires colonisés, racheter des terres volées aux palestinien.ne.s, rejoindre l'armée génocidaire, bloquer l'aide humanitaire ou financer la colonisation et les massacres…
Nous devons, ici en France, attaquer tous les acteurs du projet colonial, défaire le réseau génocidaire et soutenir toustes celleux qui résistent en Palestine, au Liban et en Iran.
Palestine libre de la mer au Jourdain. Solidarité avec toutes les personnes enfermées par le régime colonial.
À bas l'État d'Israël et tous les empires ! À la mémoire de toustes les martyrs de la résistance !
14.05.2026 à 08:00
Discussion ouverte pour penser cette question toustes ensemble.
Discussion ouverte pour penser cette question toustes ensemble.
Des attaques récentes sur plusieurs librairies indépendantes et la mainmise croissante et décomplexée de l'extrême droite sur l'édition nous interpelle. Si le Slap rassemble des personnes qui font vivre l'édition indé et féministe, faisons-en une occasion de partager nos questions et nos pistes de réponse.
Que tu sois libraire, éditeurice, auteurice, lecteurice ou tout simplement intéressé.e, on a besoin de toi !
De quoi l'antifascisme est-il le nom ? A quelles conditions trahit-il la blanchité ? Comment la librairie peut-elle être mobilisée dans nos luttes, au-delà du monde du livre ? De quels leviers les libraires disposent-iels ? Comment faire de ces espaces marchands des occasions de rencontre et de circulation anticapitalistes ? Comment sortir d'une logique de l'urgence ? Quelles alternatives et quelles alliances aimerait-on construire ?

On en parlera le dimanche 24 mai à 15 heures à la Parole Errante (Montreuil) : discussion ouverte à toustes.
14.05.2026 à 08:00
Les Allumés du Jazz invitent Liz Pelly à la librairie le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris) le vendredi 29 mai à 19h30 à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « La machine Spotify, la marchandisation de la musique à l'ère du streaming » aux éditions Actes Sud.
La rencontre sera animée par Pierre Tenne.
Les Allumés du Jazz invitent Liz Pelly à la librairie le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris) le vendredi 29 mai à 19h30 à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « La machine Spotify, la marchandisation de la musique à l'ère du streaming » aux éditions Actes Sud.
La rencontre sera animée par Pierre Tenne.

Présentation de l'ouvrage par la maison d'édition :
Plongée au coeur des origines et des méthodes de Spotify, cette enquête est l'une des premières à explorer l'influence de la plus grande plateforme de streaming sur la musique de notre siècle. Elle montre avec brio ce que le streaming a changé dans notre façon d'écouter de la musique, de la produire et de la rémunérer.
Fondée sur des années d'investigation et d'interviews auprès d'anciens employés de Spotify, d'historiens de la musique, de directeurs de labels et de musiciens, ce livre vise à rendre aux auditeurs et aux musiciens leur liberté de choix et leur pouvoir. Il leur donne enfin les armes pour discerner les biais économiques et technologiques qui structurent aujourd'hui nos écoutes sans qu'on le sache.
À la suite de la publication aux États-Unis, en 2025, de ce livre qui a lancé l'alerte à propos du recours aux « artistes-fantômes » pour produire des morceaux peu chers, Spotify a fait retirer de ses playlists soixante millions de titres produits par intelligence artificielle.
Rubrique «À LIRE AILLEURS»