18.03.2026 à 13:12
Traduction française de l'article sur la Commune de Paris publié par CrimethInc.
Traduction française de l'article sur la Commune de Paris publié par CrimethInc.

Nous sommes en 1871. La révolution vient d'établir un gouvernement démocratique en France, suite à la défaite de l'empereur Napoléon III dans la guerre l'opposant à la Prusse (devenue depuis le 18 janvier de cette même année l'Empire allemand). Mais la nouvelle République ne satisfait personne. Le gouvernement provisoire est composé de politiciens ayant servi sous l'Empereur ; ces derniers n'ont rien fait pour satisfaire les demandes de changement social formulées par les révolutionnaires, et ils n'en ont pas l'intention. Les réactionnaires de droite conspirent pour rétablir l'Empereur ou, à défaut, un autre monarque. Seule Paris la rebelle se tient entre la France et la contre-révolution.
Les partisans de l'ordre ont du pain sur la planche. Tout d'abord, ils doivent convaincre le peuple français d'accepter les termes impopulaires de la capitulation dictés par l'Allemagne. Pour imposer l'armistice à ses citoyens, la nouvelle République bannit les clubs radicaux et suspend la publication des journaux, menaçant la ville de Paris par le biais des deux armées nationales réunies. Ce n'est qu'à ce moment là, après que des mandats d'arrêt ont été émis contre les insurgés qui ont renversé l'Empereur, que des élections ont lieu.
Avec les radicaux en prison ou se terrant, les conservateurs gagnent les élections. Le principal vainqueur est le banquier Adolphe Thiers, le vieil ennemi juré de Proudhon, qui a trahit la révolution de 1848 — sans lui, l'empereur n'aurait peut être pas été capable de prendre le pouvoir en premier lieu. Porté au pouvoir par un électorat issu des campagnes provinciales, la première mesure de Thiers est de négocier la paix avec l'Allemagne pour un coût de cinq milliards de francs.
Pour Thiers, cela ne représente qu'un faible tribut à payer pour prendre les rênes de l'État — surtout lorsque ce sont les français·e·s qui paieront, et non lui personnellement. Et si iels refusent ? Il préférerait encore se battre contre la France plutôt que contre l'Allemagne.
L'une des conditions de la reddition de Thiers est que les troupes allemandes se sont vues accorder une marche victorieuse dans la capitale. Après avoir été affamé·e·s durant des mois de siège, c'est bien la dernière chose que veulent les Parisien·ne·s. Des rumeurs courent selon lesquelles les Allemands viennent pour piller la ville. Les Comités de Vigilance qui ont vu le jour après la révolution continuent à se réunir, et ce malgré l'interdiction.
Dans la nuit du 26 février, des dizaines de milliers de membres rebelles de la Garde Nationale se rassemblent en centre ville sur les Champs-Élysées au mépris des ordres du gouvernement. À leurs côtés, se trouvent des révolutionnaires ne laissant paraître aucune émotion sur leurs visages tel·le·s que Louise Michel, une institutrice de quarante ans du faubourg de Montmartre. Ensemble, iels ouvrent les portes de la prison dans laquelle sont enfermé·e·s les dernier·ère·s prisonnier·ère·s politiques en date et les libèrent. Puis, iels attendent dans l'obscurité d'une nuit glaciale l'arrivée des Allemands, se préparant à mourir pour Paris.
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18.03.2026 à 08:00
Ce texte est une autopsie politique des milieux LGBTQI+ et militants, dénonçant l'hypocrisie de « safe spaces » qui reproduisent les hiérarchies raciales dominantes.
Il analyse comment la blanchité sature l'histoire queer, les standards de transition et les structures de pouvoir, excluant de fait les personnes racisées par le biais du jargon élitiste et d'une exigence de « pureté » à géométrie variable.
Cet essai propose une refonte radicale des modes d'organisation, en critiquant la dérive punitive des collectifs et en appelant à une redistribution réelle du pouvoir et de l'empathie pour transformer des espaces d'exclusion en véritables lieux d'émancipation.
Ce texte est une autopsie politique des milieux LGBTQI+ et militants, dénonçant l'hypocrisie de « safe spaces » qui reproduisent les hiérarchies raciales dominantes.
Il analyse comment la blanchité sature l'histoire queer, les standards de transition et les structures de pouvoir, excluant de fait les personnes racisées par le biais du jargon élitiste et d'une exigence de « pureté » à géométrie variable.
Cet essai propose une refonte radicale des modes d'organisation, en critiquant la dérive punitive des collectifs et en appelant à une redistribution réelle du pouvoir et de l'empathie pour transformer des espaces d'exclusion en véritables lieux d'émancipation.
(Dé)construire nos communautés :
révéler le racisme des communautés queer et militantes
Préambule
Les communautés queer, LGBTQI+, qu'elles soient en ligne, réunies dans des bars, dans des locaux associatifs, ou bien même dans la rue se veulent, la plupart du temps, comme un refuge inclusif.
On peut se questionner : pour qui ces communautés sont-elles réellement inclusives ?
Tant de couleurs sur des drapeaux - mais méritons-nous vraiment toutes ces nuances ?
La réponse se trouve dans les silences gênés, dans les regards qui exotisent ou rejettent, et dans l'hypocrisie et l'auto-gestion de nos cercles : implacables envers les personnes racisées, mais soudainement épris de nuance face aux personnes blanches.
Sous le vernis de la tolérance, la hiérarchie raciale persiste, brutale et banalisée.
Si nous brandissons fièrement cet étendard au nom de la diversité, les blancs queer, en revanche - semblent avoir oublié celleux qui ont lancé la première brique.
En blanchissant notre histoire et nos espaces, le milieu queer a trahi sa promesse initiale d'émancipation radicale.
Il est temps de regarder en face la vérité que, à vrai dire, personne ne veut voir sauf ceux qui subissent : nos “safe spaces” ne sont souvent “safe” que pour une certaine norme blanche, reproduisant en interne les violences que nous dénonçons à l'extérieur.
L'ironie se trouve souvent dans la bouche de certain(e)s : les personnes racisées seraient, par essence, homophobes et transphobes.
Ce discours oublie bien souvent les queer racisés ayant été poussés vers la sortie ; les queer racisés dont l'existence est sciemment effacée pour ne pas nuancer ce manichéisme bien pratique. On les rend invisibles pour mieux accuser leurs adelphes, leurs parents, transformant ainsi la lutte pour les droits queer en un outil d'exclusion raciale.
Le décor est planté ; il ne s'agit plus ici de demander poliment une place à la table, mais de comprendre comment la table a été construire. Cet essai est une tentative d'autopsie de nos échecs : disséquer la blanchité de nos milieux, pour espérer, peut-être, reconstruire quelque chose de vivable là où nos principes ont cessé d'être appliqués.
18.03.2026 à 08:00
🇵🇸 Dimanche 22/03 à 12h30, à la cantine des Pyrénées, 77 rue de la Mare : Rendez-vous pour un repas de soutien à la Palestine !
À la sortie de ce mois de ramadan, nous vous donnons rdv autour d'un repas pour une réunion publique et une présentation de la campagne pour la libération d'Ali, un réfugié palestinien incarcéré en France depuis mai 2024 sur demande de l'État israélien.
Le repas sera à prix libre et les bénéfices récoltés iront à la caisse de soutien du Comité Libérez Ali afin de payer les frais de justice et les mandats mensuels.
🔻 Libérez Ali, libérez nos prisonnier•es ! Non à la criminalisation des réfugié•es palestinien•nes !
🇵🇸 Dimanche 22/03 à 12h30, à la cantine des Pyrénées, 77 rue de la Mare : Rendez-vous pour un repas de soutien à la Palestine !
À la sortie de ce mois de ramadan, nous vous donnons rdv autour d'un repas pour une réunion publique et une présentation de la campagne pour la libération d'Ali, un réfugié palestinien incarcéré en France depuis mai 2024 sur demande de l'État israélien.
Le repas sera à prix libre et les bénéfices récoltés iront à la caisse de soutien du Comité Libérez Ali afin de payer les frais de justice et les mandats mensuels.
🔻 Libérez Ali, libérez nos prisonnier•es ! Non à la criminalisation des réfugié•es palestinien•nes !

Ali est un réfugié palestinien enfermé en France depuis mai 2024.
Sa famille est chassée de son village de Jaffa pendant la nakba en 1948, il grandit dans le camps de réfugiés de Balata près de Naplouse.
À 14 ans, il assiste à l'assassinat de son petit frère de 8 ans par les forces d'occupation isralélienne,
à l'âge de 16 ans il va subir sa permière incarcération, accusé de « jet de pierres » qui durera 4 ans au total.
Par la suite, il va être emprisonné à nouveau à 3 reprises pour une durée totale de 4 ans, sans motif ni procès. Après sa 3e incarcération, il va être expulsé, de sa terre natale en 2014 et envoyé vers l'Europe. Selon le droit international humanitaire, tout transfert forcé depuis un territoire occupé représente un crime de guerre.
Contraint à l'exil, il va essayer de reconstruire un foyer en France depuis 2016, et y fonde une famille.
Le 28 mai 2024, la police débarque chez lui, enfonce sa porte, traumatise la compagne d'Ali et les enfants, et finit par embarquer Ali et le placer en détention.
Incarcéré depuis maintenant 2 ans, Il fait l'objet d'accusations de la part des autorités israéliennes, pour des faits qui se seraient déroulés en Cisjordanie.
Alors que la France a accordé l'asile à Ali, reconnaissant du même coup qu'il était persécuté par Israel, elle décide de prendre au sérieux les accusations de ce meme État. C'est une atteinte grave au droit international, au droit d'asile et aux droits des réfugié·es.
Ali est actuellement incarcéré dans la maison d'arrêt d'Osny et attend son jugement. Suite à cet événement, son épouse a développé un cancer particulièrement agressif et s'occupe seule de ses jeunes enfants.
Ali a aussi vu son statut de réfugié lui être retiré.
Nous demandons sa libération immédiate, l'abandon des charges à son encontre, et que l'État français lui rende son statut de réfugié.
Le cas d'Ali n'est pas isolé, dans de nombreux pays européens aujourd'hui, des réfugiés palestiniens sont poursuivis en justice, en Belgique, en Italie , en Allemagne, en Autriche, parfois sur demande de l'État israélien et dans d'autre cas en répression à leur implication dans la lutte pour une Palestine libre.

18.03.2026 à 08:00
Des États (en guerre) contre les peuples.
La vingtième édition de la Semaine Anticoloniale et Antiraciste aura lieu du 20 mars au 29 mars 2026 !
Nous clôturerons en beauté avec le Salon Anticolonial et Antiraciste à la Parole Errante à Montreuil, les samedi 28 et dimanche 29 mars, pour deux journées de débats, de projections, de résistances, de rencontres et de musique, regroupant l'ensemble des organisations membres du collectif avec de nombreux.ses invité.e.s.
« Seule la lutte libère ! »
Des États (en guerre) contre les peuples.
La vingtième édition de la Semaine Anticoloniale et Antiraciste aura lieu du 20 mars au 29 mars 2026 !
Nous clôturerons en beauté avec le Salon Anticolonial et Antiraciste à la Parole Errante à Montreuil, les samedi 28 et dimanche 29 mars, pour deux journées de débats, de projections, de résistances, de rencontres et de musique, regroupant l'ensemble des organisations membres du collectif avec de nombreux.ses invité.e.s.
« Seule la lutte libère ! »
Dans un monde de ruines, marqué par les destructions de masse et l'étau fasciste, nos voix et nos corps s'élèveront toujours contre les prédations coloniales : prédation économique et culturelle et ingérences politiques. Sous le capitalisme, les États tombent ouvertement les masques. Ils exhibent sans retenue leur nature raciste, génocidaire, expansionniste et écocidaires.
Une concentration économique qui favorise un impérialisme ne peut déboucher que sur la chasse à tout ce qui fonde l'espoir, l'égalité, la libre circulation, la libre installation des personnes et l'autodétermination des peuples.
Cette année, nous suivrons le fil rouge des États actuellement en guerre : contre la jeunesse, contre les peuples en lutte, contre la paix et contre les personnes réfugié-e-s, migrant-e-s ou exilé-e-s.
Assujetti-e-s, exterminé-e-s, réprimé-e-s, conscrit-e-s ou expulsé-e-s, nous menons une bataille pour une société de justice et de paix, débarrassée de l'exploitation, du colonialisme et du racisme.
Le lendemain ce sera un samedi 22 mars 2025 combatif ! Nous organisons un grand cortège anticolonial et antiraciste à la manifestation à Paris rejoignant l'appel pour une journée mondiale d'actions contre le racisme et le fascisme, dans les villes du monde entier, au nord comme au sud, et autour de cette date, à l'occasion de la Journée internationale contre le racisme.
Plus que jamais, la solidarité et la lutte doivent être nos armes. Chaque année, dans le cadre de la semaine anticoloniale et antiraciste, nous voulons faire front en portant les voix plurielles qui portent la résistance et les émancipations de nos territoires.
Nous serons mobilisé-e-s à l'occasion de la journée internationale contre le fascisme et le racisme organisée par la marche des Solidarités samedi 14 mars : https://www.antiracisme-solidarite.org
Dès le 21 mars, nous vous donnons rendez-vous au C.I.C.P.à Paris pour le débat Décolonisons ! consacré aux territoires sous domination française en lutte contre les bases militaires.
Nous clôturerons en beauté avec le Salon Anticolonial et Antiraciste à la Parole Errante à Montreuil, les samedi 28 et dimanche 29 mars, pour deux journées de débats, de projections, de résistances, de rencontres et de musique, regroupant l'ensemble des organisations membres du collectif avec de nombreux.ses invité.e.s.
« Seule la lutte libère ! »
PROGRAMME DE LA SEMAINE :
https://semaineanticoloniale.com/
Organisé par Ciudadanías por la paz de Colombia
Synopsis : Occupations est un documentaire révolutionnaire qui retrace l'occupation en solidarité avec Gaza organisée par l'université de Columbia à New York et la mobilisation étudiante internationale qu'elle a déclenchée. Le film illustre la passion, la résistance et les défis auxquels ont été confronté·es les étudiant·es qui ont tout risqué pour réclamer justice.
Salon Anticolonial et Antiraciste à la Parole Errante Demain (Montreuil) de 11h à 21h

17.03.2026 à 08:00
Appel à actions contre les frontières
Appel à actions contre les frontières
Enrayons la machine à expulser ! - Appel à action contre les frontières de l'AG Antifa Paname
Samedi 21 mars à 10h à Pont-Marie à Paris.
Pendant que des milices fafs patrouillent dans les rues, continuant leurs basses besognes d'agressions racistes et homophobes et à qui on rend hommage jusqu'au plus haut niveau de l'État quand un des leurs touche le béton de trop près, ce même État et sa police continuent leur travail abject de tri social, raciste et xénophobe, selon des critères absurdes, aléatoires et tous inhumains : papiers/sans-papiers, travailleurs avec contrat/sans contrat de travail, mineurs/majeurs, réfugiés politiques/migrants économiques. Nul besoin des opérations de communication du pestilentiel Retailleau et ses rafles dans les gares pour que l'État continue de contrôler, trier, enfermer et expulser des individus car ils ne disposent pas d'un bout de papier. Tout cela constitue une de ses fonctions premières : contrôler les populations dites « surnuméraires » produites par le capitalisme. Nous refusons toutes ces distinctions, souvent racistes, toujours xénophobes, et posons une revendication claire : dans cette société, des papiers pour tous.tes ou pas de papiers du tout !
L'AG Antifa Paname a décidé il y a quelque mois de s'investir dans le temps long sur la thématique des frontières et du tri social qu'elles impliquent, afin tout à la fois de construire une dynamique cohérente et réfléchie, mais aussi pouvoir être force d'initiative, et non plus seulement de réaction face au calendrier politique actuel, aussi dégueulasse soit-il. Cette décision avait notamment été prise suite à une action dans la Gare du Nord en juin dernier, lors d'une de ces journées de « rafles » opérée par le gouvernement d'alors. Le tri social nécessaire à l'État et au capital nous paraissait, et nous paraît toujours, bien trop dégueulasse pour ne pas continuer de s'y opposer au-delà de ces coups de forces policiers.
Pour que cette économie politique du tri social, de l'enfermement et de l'exclusion fonctionne efficacement, l'État peut compter sur un certain nombre de relais collabos. Cela va de cabinets d'avocats et d'architectes, de boîtes d'ingénierie et de BTP, également de toutes les boîtes qui profitent des situations d'existences dans lesquelles sont plongées des individus en les exploitant de façon informelle. Cela passe aussi par les administrations et institutions étatiques qui décident de qui a le droit d'exister sur le sol français et qui doit en être exclu, des centres de formation au contrôle carcéral, des associations qui participent de concert à l'enfermement et au tri. Comme nous le voyons, pléthore de groupes et d'agences sur qui faire pression.
C'est dans cette idée que l'AG Antifa Paname appelle à une action publique et rejoignable par toutes et tous le samedi 21 à 10h00 à Pont Marie (ligne 7, rdv à l'extérieur de la station) pour viser ces collabos par des moyens à la portée de tout le monde : collage, tractage, perturbation des activités des agents du contrôle sécuritaire et xénophobe. Plus nous serons nombreux.ses, plus cette action sera une réussite et permettra de continuer sur la dynamique de l'AG autour de la thématique des frontières.
En action, évite de donner des billes à la répression et laisse ton téléphone chez toi ! Par ailleurs avoir tes papiers peut signifier une identification par les flics et surtout de ne pas pouvoir construire une défense collective basée sur l'anonymat ou un faux nom collectif !

17.03.2026 à 08:00
L'Union locale Aubervilliers des syndicats SUD-Solidaires organise régulièrement des formations gratuites en droit du travail ouvertes à toutes et tous.
L'Union locale Aubervilliers des syndicats SUD-Solidaires organise régulièrement des formations gratuites en droit du travail ouvertes à toutes et tous.
L'Union locale Aubervilliers des syndicats SUD-Solidaires organise régulièrement des formations gratuites en droit du travail ouvertes à toutes et tous.
Le prochain cours aura lieu le mardi 24 mars 2026 de 18h30 à 20h30 et aura pour thème la lutte contre les discriminations au travail : cas pratiques et stratégies syndicales.
Rendez-vous à la Bourse du travail d'Aubervilliers, bas de la rue des 21 appelés (métro Aimé Césaire L.12 ou bus Gardinoux L.35 et L.139).

