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Rubrique «À LIRE AILLEURS»
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28.04.2026 à 08:00

Netanyahou a raison

Netanyahou bombarde le 5e des 6 ponts sur le Litani au Liban, car ce pont comme les autres pouvait être utilisé par le Hezbollah. C'est probablement vrai. Netanyahou a bombardé des hôpitaux à Gaza car utilisés par le Hamas, a tué des médecins car certains étaient membres du Hamas, a tué des journalistes pour la même raison, toutes raisons probablement vraies aussi.

Publié précédemment ici :

https://blogs.mediapart.fr/jacqueslancier/blog/070426/netanyahou-raison

Texte intégral (1196 mots)

Netanyahou bombarde le 5e des 6 ponts sur le Litani au Liban, car ce pont comme les autres pouvait être utilisé par le Hezbollah. C'est probablement vrai. Netanyahou a bombardé des hôpitaux à Gaza car utilisés par le Hamas, a tué des médecins car certains étaient membres du Hamas, a tué des journalistes pour la même raison, toutes raisons probablement vraies aussi.

Publié précédemment ici :

https://blogs.mediapart.fr/jacqueslancier/blog/070426/netanyahou-raison

Il faut donc raser Gaza pour éliminer les terroristes du Hamas, raser le Liban pour éliminer les terroristes du Hezbollah. Bien sûr on pourrait se demander pourquoi lorsqu'une organisation terroriste sévit à Tel-Aviv, Paris ou New York la solution n'est pas de bombarder Tel-Aviv, Paris ou New York ? La réponse est que dans ces villes les organisations terroristes sont isolées, alors qu'en Palestine et au Liban ces organisations terroristes sont aussi des organisations de résistances qui expriment et sont reliées au peuple. Il faut donc détruire ou chasser ces peuples.

Il faut aussi en Syrie étendre l'occupation du Golan, déjà occupé depuis 1967, par crainte à juste titre du pouvoir Syrien, et bombarder et occuper le Liban pour sécuriser la frontière nord. Il faut bien sur détruire l'Iran dont les ayatollahs terroristes menacent l'existence même d'Israël. Il faudra bientôt probablement aussi réoccuper le Sinaï en Égypte pour sécuriser la frontière Sud. Après tout le Sinaï a déjà été 2 fois israéliens dans l'histoire. Comme Poutine en a établi la norme à propos de l'Ukraine, si un territoire a été russe il doit le redevenir. De même pour Israël. De plus Netanyahou a raison de fixer les dates de l'histoire. Elle commence 1100 avant JC, avant ça ne compte pas c'étaient des phéniciens, après ce sont des arabes. De même il a raison de fixer l'histoire récente au 7 octobre 2023 : avant il faudrait parler des 5000 tués des 5 années précédentes et des 5000 otages Palestiniens. De plus il faudra bien obliger l'Égypte à accueillir les Palestiniens qui auront survécu et qui s'obstinent pour l'instant à survivre dans les maisons dévastées de Gaza ou de Cisjordanie où ils gênent les communications entre les colonies israéliennes. L'Égypte ne suffira sans doute pas à les accueillir tous il faudra probablement aussi convaincre la Jordanie d'en accueillir de nouveau une partie. Convaincre à l'israélienne, virile. Profiter pour installer une zone tampon de façon à sécuriser ainsi aussi la frontière est. Ainsi bientôt « de la rivière à la mer » ne signifiera plus « du Jourdain à la méditerranée » mais « du Litani à la mer Rouge ». D'ailleurs le Litani libanais sera sans doute un jour une frontière insuffisante. Il faudra s'occuper aussi de la Turquie dont le soutien aux organisations terroristes n'est plus à démontrer et dont le leader Erdogan vient de déclarer que « Netanyahou a surpassé Hitler en barbarie ». Heureusement Netanyahou en est conscient et vient de déclarer le 10 mars dernier : « La Turquie est le nouvel Iran… c'est le prochain défi ». Mais est-il conscient que le Pakistan est un ferme allié de la Turquie ? et que l'Indonésie elle-même est musulmane… L'Iran a prouvé qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une frontière avec Israël pour être dangereux.

Netanyahou a raison c'est une lutte existentielle : la création de l'état colonial d'Israël en 1948, combinaison de l'histoire sioniste racontée autour d'une date particulière du passé, des attentats terroristes sionistes de la Haganah et de l'Irgoun, de l'achat par les États-Unis de votes de plusieurs pays à l'ONU, de l'antisémitisme d'une partie de l'Europe, impliquait le recul permanent des frontières, la guerre permanente, impliquait l'expulsion des populations arabes présentes, commencée avec la Nakba de1948, poursuivie avec les massacres orchestrés de Sabrah et Chatila, et aujourd'hui de Gaza, de Cisjordanie, du Liban. Cette création de l'état d'Israël contenait en germe la politique génocidaire « nous les affamerons » que Netanyahou est obligé de mener jusqu'au bout. Si au début, en 1948, la politique d'Israël a été menée par la gauche sociale-démocrate colonialiste de Begin et de Golda Meir, cool à l'intérieur, il était inévitable que l'extrême droite, plus cohérente que la gauche pour mener une politique coloniale, s'impose. Aussi surement que le socialiste Guy Mollet a dû céder la place aux généraux factieux et à l'OAS en Algérie. On ne peut pas être colon de gauche longtemps. La peine de mort pour Palestinien votée par le parlement israélien récemment, mais appliquée depuis longtemps, n'est qu'une des manifestations récentes de la dérive fascisante de l'état d'Israël.

Si cette politique inhumaine, contraire au droit international et aux droits humains n'est pas souhaitable, l'alternative ne peut être que la destruction de l'état colonial juif d'Israël, état ultra militarisé, condamné à la fuite en avant, à une politique génocidaire et aux crimes de guerre. Destruction de l'état israélien, ne veut pas dire de sa population ! Il ne s'agit pas d'avoir la même politique qu'Israël et de bombarder les 7 millions de juifs israéliens ! Si le peuple palestinien en décide ainsi, un état multinational ? deux états ? En attendant le monde entier peut aider en proposant d'accueillir les 7 millions de colons juifs israéliens. Une France de 40 millions d'habitants a été capable d'accueillir 1 million de pieds noirs algériens, un Occident d'un milliard de personnes, 20 fois plus, n'aura aucun mal à accueillir 7 millions de pieds noirs israéliens. « Bienvenue aux pieds noirs israéliens ! ». Tapis rouge et champagne pour eux ! Ce qui implique une lutte rigoureuse contre l'antisémitisme, si utile et nécessaire à la consolidation de l'état militariste et meurtrier.

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28.04.2026 à 08:00

Solidarité pour Kam

Quelques informations sur l'arrestation de notre amie

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Quelques informations sur l'arrestation de notre amie

Jeudi 9 avril, Kam s'est fait arrêtée.
Ce matin-là, elle est embarquée et passe sa nuit en GAV à Romans.
Le lendemain, elle est emmenée à Grenoble pour être présentée devant un procureur qui notifie un Mandat d'Arrêt Européens (MAE) à son encontre émis par la justice italienne.

Malgré des garanties de représentation il a été décidé de la maintenir enfermée et de l'envoyer à la prison de Lyon Corbas, où elle restera au moins jusqu'à jeudi 30 avril, date à laquelle elle repassera en audience publique à la Chambre d'Instruction de la Cour d'Appel de Grenoble.
C'est cette chambre d'instruction qui statue sur la validité des MAE, leur application et sur le fait de remettre Kam ou non aux autorités italiennes.

Jeudi dernier, le 16 avril a eu lieu une 1re audience publique.
Il n'a pas été question de parler du mandat a proprement parlé faute de traduction, mais l'avocate de kam et l'avocate générale du procureur ont demandé l'étude de faisabilité de la mise en place du bracelet électronique, le temps de la procédure.
Ce qui a été accepté par le juge.

Pour le moment Kam est encore enfermée à la maison d'arrêt de Lyon Corbas.

Elle y restera au moins jusqu'à la prochaine audience où les juges statueront si c'est OK ou non de la faire sortir sous bracelet.
Le 30 avril à 11h sera aussi le moment où kam et son avocate vont pouvoir plaider le fait de refuser l'extradition et se défendre de ce mandat.

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28.04.2026 à 08:00

1er mai : Hommage à El Hacen Diarra

Pour rendre justice à EL Hacen, assassiné par le police, rendez-vous le 1er Mai au Foyer des Mûriers à 11h puis manif jusqu'à République pour rejoindre le cortège de la Marche des Solidarités et d'Urgence Palestine.

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Pour rendre justice à EL Hacen, assassiné par le police, rendez-vous le 1er Mai au Foyer des Mûriers à 11h puis manif jusqu'à République pour rejoindre le cortège de la Marche des Solidarités et d'Urgence Palestine.

🕊️El Hacen Diarra avait 35 ans. Il était mauritanien, travailleur immigré, résident du Foyer des Mûriers dans le 20e.
Le 14 janvier 2026, la police l'a tué.
Son corps a été rendu à sa famille après des mois d'attente.
Cette semaine, El Hacen quittera la France. Il sera rapatrié dans son pays natal, en Mauritanie où il sera inhumé.

🤲🏾Qu'Allah l'accueille en Son paradis et lui accorde Sa miséricorde.
Pour son dernier voyage, nous lui rendons hommage, pour demander Justice nous manifestons.

✊🏾Au programme : → Hommage collectif à El Hacen, collation et sandwichs à prix libre → 12h : Départ en cortège jusqu'à République

À République, nous rejoindrons la grande manifestation du 1er Mai avec le pôle antiraciste, antifasciste et anticolonial, la Marche des Solidarités et Urgence Palestine.
Nous n'oublierons jamais.

✊🏻✊🏾Justice pour El Hacen. Justice pour toutes les victimes de la police, de la négrophobie, de l'islamophobie dans le 20e et ailleurs.

Venez nombreux·ses. Amenez vos proches et vos camarades.‼️

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28.04.2026 à 08:00

1er mai : journée internationale de lutte des travailleurs et des travailleuses

Rendez-vous vendredi 1er mai pour une manif intersyndicale qui partira de République à 14h en direction de Nation

Texte intégral (2596 mots)

Rendez-vous vendredi 1er mai pour une manif intersyndicale qui partira de République à 14h en direction de Nation

Appel intersyndical

Du pain, la paix et la liberté

Le premier mai c'est NOTRE journée, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, la seule journée chômée et payée, fêtée dans 163 pays du monde. C'est la mobilisation qui nous a permis de l'arracher il y a plus de 100 ans et de la conserver il y a quelques jours, alors que les macronistes alliés à la droite et à l'extrême droite ont tenté de faire passer une loi pour contraindre 1,4 millions de salarié·es à travailler ce jour-là. Nos manifestations cette année seront l'occasion de fêter cette victoire et d'alerter solennellement politiques et patronat : on ne TOUCHE pas au 1er mai !

Ce premier mai, nous appelons l'ensemble des travailleurs et des travailleuses à manifester contre la vie chère, pour exiger que notre travail soit rémunéré comme il se doit. Alors que les prix de l'énergie explosent, nos salaires n'ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2020 et les inégalités entre les femmes et les hommes sont toujours aussi importantes. Dans le même temps, la pauvreté ne cesse de progresser chez les jeunes qui subissent un véritable bizutage social : CDD, stages, intérim, bas salaires, chômage…

Côté étudiant, le coût de la vie a grimpé de 30% tandis que les bourses étudiantes, elles n'ont pas augmenté. Pourtant, les dividendes atteignent des records et les entreprises touchent chaque année 211 milliards d'aides sans condition ni contrepartie. Dans le privé comme dans le public, les salaires, les pensions et les aides sociales doivent être augmentés et indexés sur les prix. Les entreprises qui discriminent doivent être sanctionnées. Les aides publiques doivent être conditionnées et réorientées vers le financement de nos services publics. Les prix de l'énergie doivent être bloqués pour mettre fin à la spéculation.

Ce premier mai, nous manifesterons aussi pour la paix, en solidarité avec les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan. Trump, Poutine, Netanyahou et leurs alliés d'extrême droite multiplient les guerres et cherchent à remplacer le droit international par la loi du plus fort ou plutôt du plus riche. Ces guerres pénalisent l'ensemble des travailleurs et des travailleuses : les prix de l'énergie explosent et nos services publics sont asphyxiés pour augmenter les budgets d'armement. Il y a urgence à sortir de cette surenchère guerrière. La France et l'Europe doivent s'affirmer pour imposer un agenda de paix et de désarmement, défendre l'ONU et le droit international.

Enfin, nous manifesterons pour exiger des perspectives de progrès. La fuite en avant vers toujours plus de profits mène dans le mur. Il n'y a pas de planète B. Nous voulons que les richesses que nous produisons par notre travail financent la transition environnementale et notamment la sortie de la dépendance aux hydrocarbures, les services publics et la protection sociale. Nous voulons une industrie qui nous permette de produire local et durable. Nous voulons que le progrès technologique permette la réduction du temps de travail. Nous refusons la banalisation du racisme, de l'antisémitisme, du sexisme et des LGBTphobies. Face à l'extrême droite qui se nourrit des crises qu'elle provoque, nous appelons à un 1er mai populaire et antifasciste. Nous voulons vivre dans un monde de paix, d'égalité et de liberté !

Appel pour un cortège internationaliste

Contre les guerres, les dictatures, et toutes les formes de colonialisme et d'impérialisme.

Pour la liberté, la justice et l'autodétermination des peuples.

À l'appel de Forum Palestine Citoyenneté, Collectif Roja, Sudfa

Nous célébrons le 1er Mai, journée internationale de lutte des travailleuses et des travailleurs, conquise par des décennies de combats sociaux, syndicaux et révolutionnaires. Cette année, nous manifestons dans un contexte international d'une gravité extrême : destruction de Gaza par l'alliance des États-Unis et du régime colonial israélien, poursuite de la colonisation de la Palestine, extension des guerres impérialistes du Liban à l'Iran, durcissement de répression en Iran, guerre totale au Soudan, famine, déplacements forcés et crimes de masse contre les civils.

Face à cela, nous affirmons un internationalisme de gauche, par en bas, anti-impérialiste, féministe et démocratique, du côté des peuples, et non des États, des armées, des milices ou des puissances qui les écrasent.

En Palestine occupée, Gaza subit depuis deux ans et demi une guerre génocidaire : destruction méthodique de la société, anéantissement des infrastructures de vie, massacres, déplacements massifs, famine imposée. Dans le reste de la Palestine, la colonisation, l'apartheid, le nettoyage ethnique (depuis plus d'un siècle), les expulsions, la dépossession et l'emprisonnement de masse se poursuivent. Le régime israélien cherche à fragmenter toujours davantage le peuple palestinien, entre Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem, les territoires occupés de 1948, les camps et l'exil. Des millions de réfugié-es palestinien-nes (au moins 7 millions) restent privés de leur droit au retour. Notre solidarité va à tout le peuple palestinien, dans toutes ses composantes. Nous défendons son droit à vivre libre, à revenir, à résister à la colonisation (depuis 78 ans) et à décider de son avenir.

En Iran, nous condamnons sans ambiguïté l'agression des États-Unis et d'Israël, ainsi que les bombardements qui tuent des civils et détruisent les infrastructures vitales, les hôpitaux, les écoles et les réseaux d'électricité. À Minab, 168 écolières, dont certaines baloutches, ont été tuées par ces bombardements. Ces attaques imposent les déplacements massifs, aggravent les souffrances de la population, nourrissent les logiques impérialistes et renforcent la machine répressive de la République islamique, comme en témoignent l'augmentation des exécutions, le blackout d'internet et les frappes contre les forces d'opposition kurdes en exil dans la région autonome du Kurdistan irakien. Nous refusons donc sans ambiguïté de nous ranger derrière la République islamique, État dictatorial, théocratique et meurtrier, responsable de la misère des travailleur-euses, qui écrase les mouvements populaires par la prison, la torture et le sang, comme l'a montré le massacre du récent soulèvement populaire qui a précédé la guerre. Notre solidarité va aux peuples d'Iran, dans toute leur diversité, pour leur liberté et leur autodétermination, contre la guerre, contre l'impérialisme et contre les dictatures, qu'elles soient islamiques ou monarchiques.

Au Soudan, depuis avril 2023, la guerre entre les Forces armées soudanaises et les milices des Forces de soutien rapide ravage le pays et vise à étouffer le mouvement révolutionnaire. Le régime militaire d'un côté, et les milices de l'autre, sont responsables de crimes de guerre et de massacres, violences sexuelles systématiques, attaques contre les hôpitaux, les marchés, les camps de déplacé-es et les infrastructures vitales. La guerre est menée par les forces impérialistes régionales, en premier lieu les Émirats Arabes Unis, avec le soutien complice des Occidentaux et d'Israël, sur les corps des Soudanais-es, en utilisant la faim et le déplacement forcé comme arme de destruction massive. Notre solidarité va à la résistance populaire, aux comités de résistance, aux syndicalistes, aux féministes, et à toutes celles et ceux qui luttent pour la liberté et la justice au Soudan.

Nous, militant-es palestinien-nes, iranien-nes, soudanais-es, appelons à construire un cortège internationaliste uni contre la guerre et pour la justice. Nous voulons que nos peuples puissent vivre dans des sociétés libres, dignes, égalitaires, débarrassées de l'occupation, de la dictature, de la faim et des logiques impérialistes de dépossession qui nous arrachent à nos terres afin d'en prendre le contrôle.

Nous affirmons qu'il n'y a pas de libération sous occupation, pas de justice sociale sous les bombes, la famine ou en prison, pas de paix sans justice, pas d'émancipation sous dictature.

Nous affirmons que seule la solidarité entre les peuples nous permettra de faire face aux alliances impérialistes, aux régimes autoritaires et à la trahison des élites politiques.

Depuis les villes assiégées par les milices, les Soudanais-es ont manifesté leur soutien aux Palestinien-nes, tout comme les Gazaoui-es sous les bombes israéliennes ont envoyé leur soutien au Soudan. Et jusque dans l'obscurité d'une cellule de prison en Iran, une prisonnière politique kurde condamnée à mort a fait parvenir un texte où elle affirme sa solidarité avec la Palestine, rappelant que les voix des opprimé-es se répondent au-delà des murs, des frontières et des ruines.

Notre horizon est celui de la libération collective et de l'émancipation des peuples, contre tous les régimes d'oppressions.

Palestine libre : Palestine vivra, Palestine vaincra

Ni impérialisme, ni mollah, ni shah en Iran

Vive l'internationalisme des peuples en lutte

Forum Palestine Citoyenneté, Collectif Roja, Sudfa

Solidarité internationale, résistance partout !

Appel d'Urgence Palestine et de la Marche des Solidarités

1er mai - PARIS - rendez-vous à République à 13h, croisement rue du Temple

À toutes celles et ceux qui se sont mobilisé·e·s massivement le 8 mars au côté du front féministe pour une justice sociale et réelle pour toustes pour l'égalité des droits et ont bloqué les fascistes de Nemesis et les sionistes de Nous Vivrons,

celles et ceux qui ont marché samedi 14 mars contre le racisme, le fascisme et les violences policières et se sont mobilisé.e.s contre l'extrême droite dans les quartiers lors des élections municipales,

celles et ceux qui ont pris la rue le 28 mars contre le génocide du peuple palestinien et se sont battu.e.s contre la loi Yadan,

celles et ceux qui veulent stopper la marche vers la guerre et mettre fin aux attaques en Iran, au Liban, au Venezuela...

À toutes celles et ceux qui veulent construire partout en France et dans le monde la résistance et la solidarité face au racisme, au fascisme et à la guerre !

Nous vous appelons à s'organiser pour former un cortège commun dans la manifestation du 1er mai :

Pour la solidarité internationale, contre les budgets d'armement, la guerre et les frontières.
Pour l'égalité des droits de toutes et tous (papiers, logement, école, santé pour toutes et tous).
Pour la justice sociale, contre tous les racismes, l'islamophobie et le fascisme.
Pour la libération de la Palestine de la mer au Jourdain, en soutien à la résistance palestinienne et contre le génocide.
Contre les violences policières et la répression, pour la vérité et la justice.

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27.04.2026 à 20:51

Elements pour une autre histoire du Rojava (2) : Revolution au Rojava ?

Nous republions ici un article trouvé sur le site autistici : https://www.autistici.org/tridnivalka/la-oveja-negra-revolution-au-rojava-fr/
Il date de plusieurs années : nous publierons au fil de cette « série » des documents remontant à plus ou moins loin, pour peu que les questions qu'ils soulèvent restent d'actualité.

Texte intégral (3936 mots)

Nous republions ici un article trouvé sur le site autistici : https://www.autistici.org/tridnivalka/la-oveja-negra-revolution-au-rojava-fr/
Il date de plusieurs années : nous publierons au fil de cette « série » des documents remontant à plus ou moins loin, pour peu que les questions qu'ils soulèvent restent d'actualité.

À noter : nous retranscrivons ici à la fois l'article traduit du bulletin "la Oveja Negra" et la note d'introduction des traducteur.ice.s. Chacun.e se fera son idée des axes de critique développés dans ce texte. Nous ne les pensons pas exempts de défauts ou d'angles morts, néanmoins, ils nous semblent présenter des intérêts réels - surtout vu le peu de textes anti-autoritaire circulant sur le sujet à l'heure actuelle. On trouve fondamental de pouvoir réinterroger la défense de la "révolution" lorsque, au Rojava comme en d'autres endroits, c'est la révolution nationale, capitaliste et ethnique qui semble proposée en lieu et place de la "révolution sociale".

Entendons-nous bien : nous ne pensons pas, depuis notre confort d'anarchistes-communistes habitant les pays avancés de l'impérialisme, que la question du Rojava doit être balayée d'un revers de la main. Les attaques de la bourgeoisie d'extrême-droite syrienne sur les populations du Rojava ne sont pas un détail, et nous ne nierons pas bêtement la complexité d'une situation de guerre. Nous voulons cependant pointer deux choses.

D'une part, de très nombreuses révoltes contre le capital ont lieu partout. L'année écoulée en a été un exemple assez frappant, de nombreuses populations s'étant soulevées contre leurs oppresseurs. Or, la visibilité de ces insurrection, ainsi que le soutien qui leur est accordé, sont souvent confidentiels. Nous avons l'impression que dans le milieu "de gauche" en général, certaines révoltes captent bien plus le feu des projecteurs et la légitimité que d'autres, devenant des sortes de symboles fantasmés, tandis que d'autres restent totalement ignorées ou reléguées au second plan. Et ça nous interroge pas mal. Pourquoi ces révoltes-là spécifiquement ? Qu'est-ce qui les distingue des autres ? Et est-ce qu'on a vraiment envie de cautionner ces distinctions, quand on se penche un peu sérieusement sur les mécanismes qui les sous-tendent ?

Notre deuxème point concerne la façon dont les léninistes s'appuient sur des massacres du capital ou sur des luttes pour régénérer l'idée d'État, de "parti du peuple" ou la légitimité des différentes bourgeoisies et bureaucraties dès qu'ils le peuvent. À cet égard, le Rojava est un exemple parlant. Que les logiques que doivent affronter les prolétaires là-bas soient complexes et nous échappent à de nombreux égards, on sera toustes d'accord pour l'admettre. Mais que les communistes autoritaires utilisent les violences des divers États concurrents pour nous mettre dans une logique binaire du marteau et de l'enclume, en nous sommant de choisir entre les "mauvais États capitalistes et jihadistes" et "le bon État démocratique kurde", nous pose sérieusement problème. Surtout qu'on commence à avoir l'habitude de ces stratégies.

C'est pour ne pas laisser ces rhétoriques prendre le pas que nous continuons notre série sur le Rojava. De façon générale, on pense que ça permettra de nourrir la réflexion sur le léninisme, l'étatisme et l'anti-autoritarisme en général, si possible de façon non caricaturale. Et, de façon plus spécifique, on espère que ça permettra à une pensée anti-autoritaire d'irriguer tout mouvement de soutien qui naitrait pour aider les prolétaires du Rojava dans la séquence.

Bonne lecture ;)

(La Oveja Negra) RÉVOLUTION AU ROJAVA ?

Nous publions ici une contribution (que nous avons traduite de l'espagnol en français, anglais et tchèque) qui synthétise une série de discussions critiques sur les événements au Rojava. Ce texte provient de militants se réclamant de l'anarchisme, basés à Rosario en Argentine, et publié initialement dans leur bulletin La Oveja Negra (La Brebis Galeuse).
Nous saluons l'effort de ces militants dans la critique communiste qu'ils font du mouvement social qui se déroule devant nos yeux, sans verser dans les illusions des visions romanesques à la mode trop souvent lues à propos du Rojava ou d'autres luttes de notre classe. Trop peu de textes critiques circulent hélas à ce jour sur la « révolution au Rojava » et la « question kurde », et tout particulièrement en langue espagnole.
Dernière petite remarque : les camarades de La Oveja Negra nous attribue à tort (en notes de bas de page) la paternité de deux textes que nous n'avons en fait que traduits, présentés, publiés sur notre blog et diffusés internationalement. Cela devait être dit…

Révolution au Rojava ?

Le territoire revendiqué par l'ethnie kurde se trouve à cheval sur la Syrie, la Turquie, l'Iran et l'Irak. En plein milieu d'une des zones dans le monde les mieux pourvues en ressources pétrolières et gazières. Dans cette région, depuis un siècle, se sont développées de nombreuses luttes et initiatives pour l'autodétermination, dirigées par divers groupes et fractions kurdes.
La situation actuelle est complexe et ce qui émerge à grands traits, c'est la coïncidence de trois facteurs : le conflit armé développé par le PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) en Turquie depuis 1984, l'invasion de la coalition menée par les USA en Irak en 2003 (et l'approfondissement ultérieur du conflit ethnique), et la guerre civile en Syrie depuis 2011.
Rappelons-nous que diverses régions de Syrie (y compris celle que les Kurdes appellent Rojava) furent le terrain d'imposantes luttes prolétariennes en 2011 (et avant), dont diverses expropriations et affrontements de prolétaires armés avec les forces répressives (causant en retour des désertions massives de soldats), avec un degré significatif d'associationnisme prolétarien. Cette situation a été peu à peu transformée par la bourgeoisie en une guerre civile, canalisant dans l'Armée Syrienne Libre (ASL) de nombreuses structures prolétariennes qui avaient émergé de la lutte, convertissant ainsi la lutte prolétarienne en une lutte entre fractions bourgeoises.

Il est essentiel de mentionner ce processus, car c'est dans ce contexte que différents groupes kurdes, le PKK étant le plus important numériquement et le plus influent, ont réussi à mener à bien un processus de contrôle des territoires du nord de la Syrie (Rojava) se nourrissant des nombreuses ruptures prolétariennes d'avec l'ASL lorsque son caractère bourgeois est devenu plus évident. En fait, le nouveau coucou de l'Occident, l'organisation maintenant connue comme l'État Islamique (djihadisme sunnite radical), surgit justement du démembrement de l'ASL, quand elle commence à perdre force et prestige et qu'en son sein le fondamentalisme islamique prend une plus grande importance.
C'est en grande part dû à la confrontation entre les forces kurdes et l'EI, considéré comme l'une des forces engagées dans la région, que le PKK a pris une telle importance à l'échelle internationale et a reçu le soutien d'un large spectre au niveau mondial, depuis les sociaux-démocrates jusqu'aux libéraux.
À son tour, tout au long de ce processus complexe qu'il est impossible de résumer en quelques paragraphes, il y a un certain nombre de particularités qui font que de nombreux prolétaires ont un œil sur cette région. Pour nous, il est essentiel de saisir ces processus et de défendre les ruptures prolétariennes qui s'y développent, et de s'attaquer sans pitié aux falsifications idéologiques et aux encadrements bourgeois.
Ces réflexions sont basées sur ce besoin, motivé principalement par la grande confusion que génèrent de nombreux groupes qui s'auto-définissent révolutionnaires et en viennent à parler de révolution au Rojava. Voyons un peu…

Le PKK

C'est un parti politique kurde fondé en 1978. Ethnique, même si actuellement ses membres et ses alliés prétendent qu'il s'est adouci. Social-démocrate, même s'ils prétendent le faire passer pour révolutionnaire. Féministe, si par féminisme nous comprenons que la femme est l'égale de l'homme à la fois à la guerre et au travail. Écologiste, même s'ils n'hésitent pas à continuer d'extraire du pétrole.
À l'origine, c'était un parti marxiste-léniniste avec de claires affaires formelles héritées du maoïsme (guérilla dans les zones rurales, interdiction de relations amoureuses entre ses membres, discipline militaire, etc.). Au cours des dernières années, il a adopté une tendance plus socialiste libertaire, d'abord à ce qu'on suppose suite au tournant idéologique en prison de son leader Öcalan, puis des décisions de son 8e Congrès en 2002.
Sa nouvelle doctrine appelée confédéralisme démocratique est étroitement liée au concept de municipalisme libertaire ébauché par l'Américain Murray Bookchin et exprime des critiques envers le concept traditionnel d'État-Nation, appelant à une société fédérale, écologique et féministe. Dans ce texte, nous allons nous étendre sur les terribles limitations de certains aspects de cette grande et confuse révolte idéologique.

Avant cela, nous voulons souligner que les principales raisons de ce tournant sont de deux ordres. Tout d'abord, la stratégie internationale du PKK pour ne plus être considéré comme une organisation terroriste par l'OTAN, en tant que complément à sa tactique de créer des organisations parallèles comme le PYD (Parti de l'Union Démocratique en Syrie), qui s'est imposée au cours de son histoire pour développer sa politique dans les parlements régionaux des quatre pays.
En outre, il n'était plus rentable d'être marxiste-léniniste lorsque la polarisation impérialiste mondiale changea considérablement depuis les années 70. Sans l'Union soviétique qui les couvrait et leur livrait des armes, probablement ont-ils eu besoin de commencer à changer de stratégie.
Pour ceux qui luttent pour la révolution sociale, ce n'est pas une nouveauté que d'être considérés comme des terroristes par l'État, ce qui est une façon d'ouvrir la voie à la répression, mais il est clair que pour le PKK cette action de l'OTAN est un obstacle pour pouvoir finalement établir un État, de participer au commerce mondial du pétrole brut et de siéger aux Nations Unies.

« Le PKK/PYD était peu disposé à se joindre au soulèvement anti-Assad en 2012 et est maintenant tout autant hésitant à renverser la propriété privée. Au contraire, après s'être allié avec la dictature meurtrière d'Assad dans le passé, il s'allie maintenant avec les USA et leur campagne de bombardement meurtrière. Cette campagne a pu sauver Kobane mais elle a aussi probablement encouragé encore plus d'Arabes à se méfier des Kurdes et à s'engager dans l'EIIS. Et cela pousse maintenant la région encore plus loin dans un bain de sang inter-impérialiste. » Nous devons le dire ouvertement, le PKK est une force contre-révolutionnaire depuis sa création et il est actuellement chargé de canaliser les expressions les plus avancées qui restent encore dans la région du nord de la Syrie. C'est également une raison importante de son changement de stratégie. En plus de critiquer ses actions dans ses zones d'influence, il faut aussi souligner comment ce type de processus contre-révolutionnaire est utilisé dans le monde entier.

Qu'est-ce que l'État ?

« L'État n'est pas simplement une structure constituée du gouvernement, de la police, de l'armée et d'un appareil administratif ; l'État, comme le mouvement communiste l'a déjà saisi, est un rapport social, la matérialisation de l'ordre du monde capitaliste, peu importe si sa légitimité est basée sur des assemblées parlementaires ou communautaires. Si donc le PKK et ses affidés du PYD revendiquent qu'ils ne cherchent pas à créer un État, c'est seulement parce qu'en réalité ils représentent déjà l'État, en raison du rôle, pratique et idéologique, qu'ils jouent au Rojava. Ce que certains des partisans du PKK appellent très justement « un État sans État », c'est-à-dire un État qui ne se territorialise pas obligatoirement sous la forme d'un État-Nation, mais qui in fine constitue un État tout de même dans ce sens où les rapports sociaux capitalistes, la propriété privée, ne sont pas remis fondamentalement en question.
(…) Tout le monde peut aisément deviner qui a le poids réel. Le PYD a obtenu un quasi-monopole des armes. Ils sont l'État. Et dans chaque pays (Irak, Iran et Syrie), la bourgeoisie kurde locale a mis en place sa propre entité nationale dans la même veine. Ces entités pourraient ne pas être reconnues par l'impérialisme international, mais ce sont des États à tous points de vue sauf au niveau du nom. À certains égards, elles empiètent davantage sur la vie des gens que l'État au Royaume-Uni. Par exemple, si vous avez plus de 18 ans, vous êtes soumis à la conscription. Et quant à l'internationalisme supposé du PYD, son chef Saleh Muslim a menacé d'expulser tous les Arabes du territoire « kurde » en Syrie malgré le fait que la plupart d'entre eux y soient nés. »

Bien qu'il existe des expressions kurdes qui soient résolument plus pro-étatiques, comme le gouvernement d'Irak dirigé par Talabani ou le gouvernement régional du Kurdistan irakien dirigé par Barzani (tous les deux s'opposant l'un à l'autre mais aussi au PKK), cela ne signifie pas que le PKK ne le soit pas aussi.
Le PKK a apparemment rompu avec la conception classique de la prise du pouvoir d'État, propre au marxisme-léninisme, pour introduire certaines « critiques » de l'État dans sa nouvelle doctrine du confédéralisme démocratique. Ces critiques proposent un changement formel où le nouvel État qu'ils appellent « confédération » assumerait de plus en plus de tâches d'organisation sociale par la démocratie de base, ce qui pose à son tour la recherche d'une coexistence la plus pacifique possible avec les États existants, faisant usage de la légitime défense si nécessaire.
Cette fable de la démocratie directe, de la résistance locale face aux États existants, de l'auto-détermination des peuples, de l'administration d'un territoire « sans État » n'est en fait nullement une nouveauté.
Tous ces fantasmes sont ceux qui ont séduit de larges secteurs de l'anarchisme (y compris certains dans notre région), qui ont offert leur soutien de diverses manières, appelant même à s'engager dans les milices kurdes, comme l'a fait le référent du mouvement Occupy David Graeber.
Il est étonnant de voir une fois de plus que la plupart de ceux qui se disent partisans de la destruction de l'État et qui concentrent leurs critiques et analyses dans ce but, tombent à nouveau dans le piège. Il se fait que la plupart des critiques dirigées contre l'État en tant que problème central de la société capitaliste ne saisissent pas sa nature et finissent par le défendre sous une nouvelle forme.

Nous devons insister sur la nécessité de saisir et de critiquer la société de la manière la plus complète possible. Quand nous parlons de révolution sociale, nous parlons de supprimer la totalité des rapports sociaux capitalistes : l'État, la propriété privée, le travail salarié, la production marchande, la valeur…
Nous avons trop pris l'habitude que lorsqu'on parle de révolution, on parle de forme plutôt que de contenu. En ce sens, c'est même tomber dans la facilité que de comparer des images de femmes armées des milices kurdes avec celles de miliciennes de l'Espagne 36, ainsi que de parler de fascisme à propos de l'État Islamique, plaidant une fois de plus pour la conciliation avec la bourgeoisie contre le pire des maux, comme cela est arrivé avec les républicains contre le franquisme durant la guerre civile espagnole.
Une fois de plus, nous nous retrouvons face à des parallèles historiques qui sont fondés sur des erreurs de compréhension des deux périodes et non sur un bilan critique et anticapitaliste des luttes de notre classe.

Révolution féministe ?

« Le caractère subversif d'un mouvement ou d'une organisation ne se mesure pas au nombre de femmes en arme. Son caractère féministe non plus. Depuis les années 60, sur tous les continents, la plupart des guérillas ont comporté ou comportent de très nombreuses combattantes, en Colombie par exemple. C'est encore plus vrai dans les guérillas d'inspiration maoïste (Népal, Pérou, Philippines, etc.) appliquant la stratégie de « Guerre populaire » : l'égalité hommes/femmes doit contribuer à mettre à bas les cadres traditionnels, féodaux ou tribaux (toujours patriarcaux). C'est bien dans les origines maoïstes du PKK-PYD que se trouve la source de ce que les spécialistes qualifient de « féminisme martial ».
« La révolution féministe a aussi été modeste. Les hommes prédominent toujours dans les rues comme sur les lieux de travail. Et, comme le site Web du PKK le montre, la théorie féministe de l'organisation provient plus des pensées de son patriarche, Abdullah Ocalan, que d'un quelconque mouvement féministe indépendant. En outre, il est peu probable que l'autonomisation des femmes provenant de leur engagement – ou de leur enrôlement de force – dans la milice puisse faire long feu. Comme lors de précédentes guerres révolutionnaires, elle sera inévitablement contredite par la déresponsabilisation due à l'obéissance aux ordres, conjuguée à la brutalité et au traumatisme de la guerre. »

Et puis après…

Ceux qui liront cette publication avec un caractère pernicieux nous accuseront d'être des puristes, de ne pas vouloir se salir les mains, de rester en marge. Mais une chose est de saisir les contradictions présentes dans un processus social donné et de lutter pour surpasser ces contradictions de façon révolutionnaire, et une autre chose très différente est de défendre ces contradictions comme si leur simple existence impliquait le commencement d'une révolution sociale.

Nous ne doutons pas de l'existence historique de luttes prolétariennes dans la région que les Kurdes appellent le Kurdistan. C'est notre tâche et celle de tous les internationalistes d'essayer de pénétrer le manteau idéologique social-démocrate et de tirer des conclusions de la période actuelle. Il ne s'agit pas d'éviter de soutenir les Kurdes mais de reconnaître les Kurdes comme un groupe ethnique comme n'importe quel autre, avec des classes sociales et des contraintes culturelles et quotidiennes de toutes sortes. Il ne s'agit pas de soutenir en général et de manière acritique n'importe quelle expression, avec l'idée victimaire d'un peuple sans nation. Merde aux nations !

Les révolutionnaires sont internationalistes, nous ne fermons pas les yeux sur telle ou telle région ni ne luttons pour des choses distinctes dans différentes régions. Nous ne cautionnons pas la libération nationale ici, la révolution communiste là-bas et le confédéralisme démocratique ailleurs. Merde à l'autodétermination !

Nous devons nous débarrasser de cette logique gauchiste, celle qui part toujours de l'analyse des conflits inter-bourgeois dans une région, pour ensuite prendre parti pour sa force favorite. Nous devons toujours partir des expressions authentiques de la lutte de notre classe pour trouver la façon de se solidariser et de contribuer à sa propagation.

Nous ne prenons parti pour aucun camp dans ce conflit si nous nous fondons sur le récit qu'on veut nous vendre. Notre seule alternative, c'est de toujours affirmer les consignes invariantes, de ne pas céder, de ne pas s'aveugler : Révolution sociale, mondiale et totale !

Source en espagnol : http://boletinlaovejanegra.blogspot.com/2015/09/revolucion-en-rojava.html & http://www.mediafire.com/view/xmfz62d4viheb59/laovejanegra31rosario.pdf
Traduction française : Třídní válka # Class War # Guerre de Classe
La Oveja Negra [La Brebis Galeuse]
Boletín de la Biblioteca y Archivo Histórico-Social « Alberto Ghiraldo »
Año 4 ž Número 31 ž Septiembre 2015

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27.04.2026 à 08:00

Pratiques d'auto-édition en Chine

À la bibliothèque associative de Malakoff, une soirée consacrée aux pratiques de résistance par l'auto-édition en Chine. Le mercredi 13 mai à partir de 19h30 à la BAM (14 impasse Carnot à Malakoff).

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À la bibliothèque associative de Malakoff, une soirée consacrée aux pratiques de résistance par l'auto-édition en Chine. Le mercredi 13 mai à partir de 19h30 à la BAM (14 impasse Carnot à Malakoff).

En dépit d'une censure écrasante et d'un contexte politique répressif, des pratiques de résistance par l'auto-édition subsistent aujourd'hui en Chine. Fanzines, brochures, livres d'art, etc. : nous présenterons certains de ces objets littéraires et politiques, venus de Pékin, Canton et Wuhan, ainsi que le contexte dans lequel ils ont été créés.

La soirée sera suivi d'un buffet participatif (tout le monde apporte quelque chose à partager).

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6 / 10
 Persos A à L
Carmine
Mona CHOLLET
Anna COLIN-LEBEDEV
Julien DEVAUREIX
Cory DOCTOROW
Lionel DRICOT (PLOUM)
EDUC.POP.FR
Marc ENDEWELD
Michel GOYA
Hubert GUILLAUD
Gérard FILOCHE
Alain GRANDJEAN
Hacking-Social
Samuel HAYAT
Dana HILLIOT
François HOUSTE
Tagrawla INEQQIQI
Infiltrés (les)
Clément JEANNEAU
Paul JORION
Christophe LEBOUCHER
Michel LEPESANT
 
 Persos M à Z
Henri MALER
Christophe MASUTTI
Jean-Luc MÉLENCHON
MONDE DIPLO (Blogs persos)
Richard MONVOISIN
Corinne MOREL-DARLEUX
Timothée PARRIQUE
Thomas PIKETTY
VisionsCarto
Yannis YOULOUNTAS
Michaël ZEMMOUR
LePartisan.info
 
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