20.04.2026 à 08:00
Vendredi 15 mai à 19h30, le collectif GARE sera invité à la librairie le Monte en l'air (2 rue de la Mare, Paris 20e) autour du livre La colère nous appartient. Récits de justice extra-pénale, qui paraît aux éditions Trou noir.
Vendredi 15 mai à 19h30, le collectif GARE sera invité à la librairie le Monte en l'air (2 rue de la Mare, Paris 20e) autour du livre La colère nous appartient. Récits de justice extra-pénale, qui paraît aux éditions Trou noir.
Présentation de l'ouvrage par la maison d'édition :
Que faire quand le ton monte entre vos voisins ? Quand le pilier de bar du coin ne contrôle pas ses mains baladeuses ? Ou quand l'ex-compagne d'un ami sonne à la porte pour raconter son viol ? Appeler la police ou porter plainte, c'est s'engager dans un processus long, coûteux, souvent stérile, avec son propre lot d'abus. Pourtant, face aux violences, en particulier sexuelles, d'autres façons de faire justice s'inventent. Certaines de ces expérimentations recourent à des méthodologies instituées, comme la justice transformatrice ou la socianalyse, d'autres sont bricolées par les personnes concernées. Toutes nous aident à construire, depuis nos colères, une justice qui nous appartient.

20.04.2026 à 08:00
Le groupe Salvador Seguí (FA) organise la présentation du livre de Sylvain Boulouque : « Communisme et syndicalisme dans la France de l'entre-deux-guerres », à la librairie du Monde libertaire - 145 rue Amelot - Paris (Métro République), le samedi 09 mai 2026 à 16h00.
Le groupe Salvador Seguí (FA) organise la présentation du livre de Sylvain Boulouque : « Communisme et syndicalisme dans la France de l'entre-deux-guerres », à la librairie du Monde libertaire - 145 rue Amelot - Paris (Métro République), le samedi 09 mai 2026 à 16h00.
Après la Révolution russe, le modèle bolchévique devient la voie à suivre. En France, les communistes se séparent des socialistes au congrès de Tours et font scission dans le monde syndical pour fonder une nouvelle centrale : la Confédération générale du travail unitaire (CGTU). Ils parviennent à dominer les réformistes et à s'imposer comme principale force du mouvement ouvrier.
Exhumant les archives de Moscou, explorant les données des adhérents et retraçant les flux financiers organisés depuis l'étranger, Sylvain Boulouque décrypte les relations tourmentées unissant syndicalisme et communisme depuis les années 1920 jusqu'au Front populaire, et éclaire d'une lumière nouvelle une page déterminante de l'Histoire de France.
Cette enquête historique révèle quelles furent les stratégies secrètes du Komintern pour imposer sa ligne et faire du syndicalisme français la courroie de transmission du système communiste international.

20.04.2026 à 08:00
La proposition de loi, portée par Caroline Yadan, qui amalgame sciemment antisionisme et antisémitisme pour faire taire toute critique visant Israël, est une nouvelle illustration de la fascisation en cours et une grave offensive contre le mouvement de soutien à la résistance du peuple palestinien. Nous, militant·es antifascistes, réaffirmons que nous continuerons toujours de soutenir la résistance, par tous les moyens, face à l'État colonial et génocidaire israélien.
La proposition de loi, portée par Caroline Yadan, qui amalgame sciemment antisionisme et antisémitisme pour faire taire toute critique visant Israël, est une nouvelle illustration de la fascisation en cours et une grave offensive contre le mouvement de soutien à la résistance du peuple palestinien. Nous, militant·es antifascistes, réaffirmons que nous continuerons toujours de soutenir la résistance, par tous les moyens, face à l'État colonial et génocidaire israélien.
La proposition de loi contre les « formes renouvelées de l'antisémitisme », portée par la députée macroniste Caroline Yadan, devait être discutée la semaine dernière à l'Assemblée nationale. Mais les député·es macronistes ont fait le choix de la retirer de l'agenda par « manque de temps pour l'examiner », laissant au gouvernement le soin de déposer un projet de loi reprenant toute les dispositions du texte en juin prochain.
Cette proposition de loi, qui amalgame sciemment antisionisme et antisémitisme pour faire taire toute critique visant Israël, est une nouvelle illustration de la fascisation en cours et une grave offensive contre le mouvement de soutien à la résistance du peuple palestinien.
Poussée par l'extrême droite sioniste, cette proposition de loi est une menace pour les juifs & juives, assimilé·es à la politique génocidaire du gouvernement de Benjamin Netanyahou, de même qu'un appui à peine dissimulé à la colonisation israélienne en Palestine.
Nous ne laisserons jamais celles & ceux qui s'allient ouvertement avec les membres d'un parti fondé par des SS et des collabos s'accaparer la lutte contre l'antisémitisme.
Les mêmes qui soutiennent sans condition la police, fondée sous sa forme actuelle par le régime de Vichy et proactive dans la traque, l'arrestation et la déportation de milliers de juifs & juives durant la Seconde Guerre mondiale.
Aucune leçon à recevoir de la part de celles & ceux qui n'ont pas hésité une seule seconde avant d'honorer le militant néonazi Quentin Deranque, ou qui travaillent quotidiennement avec l'immonde Gérald Darmanin, formé dans les rangs du plus vieux mouvement antisémite de France, l'Action française.
Aucune leçon à recevoir de la part de celles & ceux qui se roulent dans le sang du génocide pour la préservation de leurs alliances et profits impérialistes.
Nous, militant·es antifascistes, réaffirmons que nous continuerons toujours de soutenir la résistance, par tous les moyens, face à l'État colonial et génocidaire israélien.
Nous nous tiendrons toujours aux côtés des peuples victimes du projet colonial sioniste et de l'État génocidaire israélien.
Nous ne lâcherons jamais la lutte contre l'antisémitisme, d'où qu'il provienne, des salons feutrés du pouvoir aux rues de nos villes.
Toujours antisionistes, toujours antifascistes !
Cet article est également disponible sur notre page instagram : @mira_paname
Et sur notre site : https://miraparisnord.noblogs.org/
Vous pouvez également nous contacter par mail : mira_parisnord@riseup.net
20.04.2026 à 08:00
Rendez-vous jeudi 23 avril dès 18h30 à la Parole Errante (9 rue François Debergue, Montreuil). Il sera question de se confronter à certaines de ses photos, de les regarder ensemble, de revenir sur son parcours et d'interroger la photographie, le pouvoir de l'image et ses usages possibles au sein des mouvements politiques dans l'histoire.
Rendez-vous jeudi 23 avril dès 18h30 à la Parole Errante (9 rue François Debergue, Montreuil). Il sera question de se confronter à certaines de ses photos, de les regarder ensemble, de revenir sur son parcours et d'interroger la photographie, le pouvoir de l'image et ses usages possibles au sein des mouvements politiques dans l'histoire.
L'image nouvelle, autre, surgit des déchirures de l'histoire lorsqu'il y a conflit.Quand on remet en question un régime, ce qui change en premier, c'est la manière de regarder.
Les photographies de Tano D'Amico ont accompagné les luttes en Italie, depuis les années '70. Elles ont su raconter l'insurrection des nouveaux affects, propres selon lui aux mouvements naissants. C'est ce lien que Tano D'Amico voudrait discuter avec nous : lien entre des images et des mouvements qui ne sauraient s'enfermer dans aucune définition figée.

Tano D'Amico (1942) se définit avec fierté comme « fotografo di strada » [1]. Sans contrat, indépendant, il a mené son combat aux côtés des ouvriers, des mineurs, des détenu.es, des sans-logis et des femmes. C'est à son travail, réalisé sans l'approbation des journaux et des groupes éditoriaux, que l'on doit en partie la mémoire d'un pays, l'Italie, de ses vagues révolutionnaires et créatives. Il nous donne à voir les étudiants de Milan, les grévistes de Fiat à Turin, ainsi que les violences policières, les manifestations à Rome, la vie des enfants et les luttes dans le sud de l'Italie. Tano D'Amico a également documenté la Révolution des Œillets au Portugal et, à partir de la première Intifada, il s'est rendu régulièrement en Palestine.



[1] « photographe de rue »
19.04.2026 à 11:06
Ce dimanche, le groupuscule d'extrême droite fasciste « Les Natifs » appelle à un rassemblement pour dénoncer une prétendue « invasion » par des « clandestins » des gymnases municipaux parisiens. L'objectif de ces nervis ne laisse pas de place au doute : il s'agit d'une tentative d'intimidation à l'encontre des habitant·es du gymnase. Utopia56 appelle à un contre-rassemblement ce dimanche 19 avril à 15h devant le gymnase Fédération, 16 rue de la Fédération, Paris 15e.
Ce dimanche, le groupuscule d'extrême droite fasciste « Les Natifs » appelle à un rassemblement pour dénoncer une prétendue « invasion » par des « clandestins » des gymnases municipaux parisiens. L'objectif de ces nervis ne laisse pas de place au doute : il s'agit d'une tentative d'intimidation à l'encontre des habitant·es du gymnase. Utopia56 appelle à un contre-rassemblement ce dimanche 19 avril à 15h devant le gymnase Fédération, 16 rue de la Fédération, Paris 15e.

Ce dimanche, le groupuscule d'ultradroite fasciste "Les Natifs", appelle a un rassemblement pour dénoncer une prétendue "invasion" par des "clandestins" des gymnases municipaux parisiens.
Ces équipements sportifs ont été réquisitionnés par la Ville de Paris afin d'héberger en urgence des personnes sans-abri.
Les organisateurs appellent a un rassemblement devant la mairie du 15e arrondissement. En réalité, ils ciblent explicitement un gymnase bien précis et ses habitant.es.
Le directeur éditorial de Frontières et fondateur d'OccidentisFR, deux médias d'extrême droite, a relayé cet appel en affirmant son intention de se rendre sur place pour “expulser les clandestins” de ce qu'il qualifie de “squat”.
L'objectif de ces nervis ne laisse pas de place au doute : il s'agit d'une tentative d'intimidation a l'encontre des habitant-es du gymnase.
Les organisateurs prétendent agir au nom de la "sécurité des riverains", mais ce sont bien leurs appels à la haine et prises de position racistes qui font peser un risque réel sur la tranquillité publique et la sécurité des personnes concernées.
Rappelons que "Les Natifs", obsédés par la thématique raciste de la "remigration" s'étaient déjà Illustrés par une manifestation raciste devant l'occupation d'une école par des mineurs non accompagnés à la rue, affublés d'une banderole "Clandestins expulsion, Utopia dissolution."
Ils sont les héritiers directs de "Génération identitaire", organisation dissoute pour avoir diffusé une idéologie raciste incitant à la haine et à la violence, notamment envers les personnes étrangères et de confession musulmane.
Sa dissolution avait été jugée nécessaire face aux risques graves qu'elle faisait peser sur l'ordre public.
Tout part d'une offensive médiatique lancée par le maire LR du 15e arrondissement, Philippe Goujon.
Un élu qui n'en est pas à son coup d'essai : en 2016 déjà, il s'était illustré en expulsant lui-même des personnes sans-abri d'un gymnase, allant jusqu'à "shooter dans leurs affaires". Une violence assumée, aujourd'hui prolongée par ses prises de position.
Depuis son conseil d'investiture du 6 avril dernier, il martèle une rhétorique bien connue de l'extrême droite, en dénonçant la présence de "migrants dont la plupart seraient en situation irrégulière".
Sur CNews, il réclame que "d'autres solutions soient trouvées", pour "ceux en situation irrégulière qui n'ont rien à faire sur le territoire national".
Derrière cette formule, une idée très claire : instaurer une hiérarchie entre les personnes et trier les sans-abri.
C'est précisément le cœur de la rhétorique de la "préférence nationale" portée de longue date par l'extrême droite : faire croire que l'accès aux droits fondamentaux, ici l'hébergement, devrait dépendre de la nationalité ou du statut administratif.
En reprenant ces codes et ces propositions, Philippe Goujon banalise et légitime un projet profondément discriminatoire. Ces propos sont mensongers, dangereux et indignes d'un représentant de la République. Ils construisent l'idée que certaines vies compteraient moins que d'autres.
Refuser l'hébergement d'urgence à des personnes en situation irrégulière, c'est les condamner à survivre dehors, au péril de leur santé et de leur vie.
Pourtant, la loi est sans ambiguïté : "toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence" (CASF, art. L 345-2-2). Ce principe est inconditionnel, et le Conseil d'État l'a reconnu comme une liberté fondamentale.
Opposer les personnes entre elles et remettre en cause l'inconditionnalité de l'hébergement, ce sont des marqueurs idéologiques clairs de l'extrême droite. Les reprendre, c'est franchir une ligne grave.
L'hébergement n'est pas un "privilège" réservé à quelques-uns. C'est un droit pour toutes et tous.
Il n'en fallait pas plus pour que la meute médiatique de Vincent Bolloré se lâche. Sur CNews, un chroniqueur compare des gymnases qui mettent à l'abri des familles à des "salles de shoot" [1] qui "pourrissent la vie des gens". Une violence verbale assumée, qui révèle le mépris profond pour les personnes précaires et usagères de drogue.
Dans le même temps, Frontières réalise des reportages piégeux en posant des questions faussement neutres à des habitantes du gymnase.
Le Figaro regrette de ne pas pouvoir "observer l'intérieur" du gymnase, comme si ce lieu de vie (qui relève pourtant du cadre juridique de la protection du domicile) était un lieu suspect à exposer à la curiosité publique.
Rien de tout cela n'est anodin. Ces élus, ces médias, aux côtés de groupuscules néofascistes comme "Les Natifs", mènent une offensive idéologique claire : instrumentaliser l'hébergement d'urgence pour diffuser leurs obsessions racistes.
Dans ce récit, les véritables responsables sont soigneusement effacés. Pas un mot sur les choix politiques de l'État : suppression massive de places d'hébergement d'urgence, notamment pour les demandeurs d'asile, et explosion des expulsions locatives, qui jettent chaque année des dizaines de milliers de personnes à la rue.
L'État hors-la-loi est directement responsable de la mort de près de mille personnes, dont une quarantaine d'enfants, rien qu'en 2025, décédés dans les rues de France, selon le collectif des morts de la rue.
Ce silence n'est pas un oubli, c'est un choix.
Et puis il y a une obsession, martelée toute la semaine dernière : la présence d'hommes dans le gymnase.
Influenceurs d'extrême droite, chroniqueurs et responsables politiques se sont relayés pour venir filmer devant les lieux, cherchant à "prouver" qu'il n'y aurait pas seulement des femmes et des enfants.
Comme si certaines personnes méritaient moins que d'autres d'être protégés. Les hommes précaires, racisés, exilés sont construits comme des menaces, des indésirables qui ne mériteraient que de mourir sur un trottoir.
Oui, la réquisition de gymnases perturbe les activités des écoles et des clubs sportifs, et ce désagrément
existe. Mais il ne peut pas peser face à l'urgence de protéger des personnes qui, sans cela, dormiraient à
la rue.
Cela ne signifie pas que cette situation est satisfaisante. L'hébergement en gymnase est une solution précaire, inadaptée, qui ne peut être que temporaire. Ce qu'il faut, ce sont des solutions mises en place par l'État qui soient dignes, pérennes, à la hauteur des besoins.
Mais dans l'urgence, refuser de réquisitionner les lieux disponibles revient à accepter que des femmes, des hommes et des enfants restent sans-abri.
Face aux menaces et aux appels à la haine, nous avons effectué des signalements auprès du procureur de la République et de la préfecture de police afin d'obtenir l'annulation de ce rassemblement dangereux. A ce stade, ces alertes sont restées sans réponse.
Dans ce contexte, nous appelons à un contre-rassemblement ce dimanche, devant le gymnase visé, en soutien à ses habitant•es.
Nous devons faire front et refuser les intimidations de l'ultradroite.
Montrons ensemble que la solidarité l'emportera toujours sur le racisme et la haine.
À dimanche.
Utopia56 Paris
Dimanche 19 avril à 15h devant le gymnase Fédération, 16 rue de la Fédération, Paris 15e
[1] Terme déshumanisant pour qualifier les HSA
19.04.2026 à 08:00
La semaine dernière, c'était la fin de la trêve hivernale, alors on a fait chauffer nos micros pour préparer 1h d'émission sur les luttes autour du droit au logement, de Berlin à New-York en passant par chez nous à Lyon, avec des locataires en lutte contre une agence de « coliving » et des habitantes des quartiers populaires face aux bailleurs sociaux.
La semaine dernière, c'était la fin de la trêve hivernale, alors on a fait chauffer nos micros pour préparer 1h d'émission sur les luttes autour du droit au logement, de Berlin à New-York en passant par chez nous à Lyon, avec des locataires en lutte contre une agence de « coliving » et des habitantes des quartiers populaires face aux bailleurs sociaux.
Alors que le 1er avril marque la fin de la trêve hivernale, dans notre dernière émission, on a fait chauffer les micros pour préparer 1h d'émission sur les luttes autour du droit au logement.
De Lyon à Berlin, du quartier des États-Unis et Mermoz à Tomkins square à New York, de la lutte contre l'agence de coliving Joivy à la celle la Mainzer Strasse en 1990, la question du logement est au cœur des luttes, contre l'éviction des groupes de population désignés comme indésirables, contre les hausses des loyers, contre les habitats insalubres, contre la financiarisation du logement, un capitalisme qui exclue, qui exploite, qui précarise et qui retire et met en péril ce droit que l'on revendique, d'avoir un toit au dessus de nos têtes. Dans cette émission, tu pourras entendre :
L'émission s'écoute sur notre audioblog, ici, et un peu partout en podcast. Bonne écoute !
On se retrouve dans deux semaines (21 avril) pour un double anniversaire de printemps sociaux !
Minuit Décousu, c'est un fanzine radiophonique nocturne sur Radio Canut (Lyon et alentours), Cause Commune (Paris/IDF), Radio Kipik (Arriège) et Radio Vassivière (Limousin).
Rubrique «À LIRE AILLEURS»