15.06.2026 à 20:30
Suivi de Renversé sur les mobilisations contre le G7 à Genève et alentours !
Suivi de Renversé sur les mobilisations contre le G7 à Genève et alentours !
Du 15 au 17 juin 2026 se tiendra le sommet du G7 à Evian.
Le discours médiatique déjà mis en place donne, dés à présent, un bon aperçu de ce qui nous sera servit lors du Sommet. Pas un mot sur le rôle clé des puissances du G7 dans le génocide à Gaza, dans le désastre climatique, dans les conflits mondiaux et dans la montée du fascisme et du militarisme. À la place, dans une stratégie classique de retournement de situation, c'est la contestation qui est stigmatisée, des larmes de crocodiles sont versées en avance pour les potentiels bris de vitres et les acteurs du capitalisme genevois s'insurgent de la publication d'une « carte des multinationales et autres fripouilles« accusée d'être »une incitation à la casse »
Alors, avec nos camarades du réseau mutu, nous allons proposer un suivi des mobilisations contre le G7 durant tout le mois de juin, à travers un article continuellement mis à jour.
Nous y publierons, les appels à manifestation et autres rendez-vous, les comptes rendus de petites et grandes actions, des suivis live et bien plus. Nous souhaitons couvrir les rencontres internationales du 13 juin, la manifestation du 14 juin et les journées d'action du 15 au 17 juin.
L'article de suivi sera en ligne dès le 1. juin. Vous déjà nous envoyer vos appels à actions et à manifs et les retours de vos actions de mobilisations à contact@renverse.co. D'autres canaux de communication seront publiées prochainement.
Vive les médias libres, No G7.
15.06.2026 à 08:00
Le 15 juin prochain s'ouvre le sommet du G7 à Évian et avec, son contre-sommet à Genève. A cette occasion, on a préparé 1h de fanzine sonore pour remonter l'histoire des contre-sommets.
Le 15 juin prochain s'ouvre le sommet du G7 à Évian et avec, son contre-sommet à Genève. A cette occasion, on a préparé 1h de fanzine sonore pour remonter l'histoire des contre-sommets.
Le 15 juin prochain s'ouvre le sommet du G7 à Évian et avec, son contre-sommet à Genève. A cette occasion, on a préparé 1h d'émission pour remonter les contre-sommets des réunions des clubs des G : G7, G8, G20 mais aussi celles de l'OTAN et les conférences pour le climat.
Parce qu'ils symbolisent un capitalisme violent et autoritaire, ces sommets sont aussi devenus des pics de contestation internationale de l'ordre économique et politique dominant. Et on a vu se multiplier les contre-sommets délocalisés, les manifestations monstres et les protestations en tous genres.
Dans cette émission, tu pourras entendre :
L'émission s'écoute sur notre audioblog, ici, et un peu partout en podcast. Bonne écoute !

Et comme les médias indé et les contre-sommets continuent d'avoir une histoire commune, toute la semaine du G7 d'Evian, il y a un suivi fait par le site Renverse et le réseau Mutu. Et dimanche, des camarades montent un plateau radio, Radio Contre-sommet pour suivre la journée de mobilisation du 14 juin à Genève !
[1] Extraits tirés du film-documentaire « A l'épreuve du réel » de Florence Miettaux & Grégory Mouret (2005)
[2] Extraits tirés du film-documentaire « A l'épreuve du réel » de Florence Miettaux & Grégory Mouret (2005)
Minuit Décousu, c'est un fanzine radiophonique nocturne sur Radio Canut (Lyon et alentours) et Cause Commune (Paris/IDF). Semaine après semaine pendant une heure, on en découd avec la nuit et on tire les fils de sons, de textes, d'archives et de voix qui s'entremêlent.
14.06.2026 à 13:12
Alors qu'une offensive historique du capital est en préparation, une histoire des grèves de mai-juin 1936 et une critique du Front populaire – avec Charles Jacquier, historien, ancien responsable de collection (« Mémoires sociales ») aux éditions Agone, éditeur de Front populaire, révolution manquée de Daniel Guérin aux éditions Agone en 2013, de Grèves et joie pure de Simone Weil aux éditions Libertalia en 2016 et de Tout est possible ! Les gauchistes français (1929-1945) de Jean Rabaut aux éditions Libertalia en mai-juin 2017.
Alors qu'une offensive historique du capital est en préparation, une histoire des grèves de mai-juin 1936 et une critique du Front populaire – avec Charles Jacquier, historien, ancien responsable de collection (« Mémoires sociales ») aux éditions Agone, éditeur de Front populaire, révolution manquée de Daniel Guérin aux éditions Agone en 2013, de Grèves et joie pure de Simone Weil aux éditions Libertalia en 2016 et de Tout est possible ! Les gauchistes français (1929-1945) de Jean Rabaut aux éditions Libertalia en mai-juin 2017.



14.06.2026 à 08:00
Un an après la grande manifestation, un retour sur l'expérience émotionelle et militante que fut le 14 Juin 2016. [L'article a d'abord été publié le 14 juin 2017.]
Un an après la grande manifestation, un retour sur l'expérience émotionelle et militante que fut le 14 Juin 2016. [L'article a d'abord été publié le 14 juin 2017.]
Il y a des anniversaires qu'on n'oublie pas. Il y a un an [le 14 juin 2016] je ne savais pas que j'allais vivre une journée qui marquerait un changement dans ma vie. J'avais bien compris que la manif' serait énorme, mon k-way noir et mes lunettes de protection savaient qu'ils auraient à essuyer des vents lacrymal mais ma conscience militante ne savait pas qu'elle devrait pleurer la mort de ma naïveté politique.
De manière romantique-révolutionnaire j'aime me dire qu'un événement militant est devenu un événement personnel. J'aime l'idée d'être connecté à tous ces humains qui ont eu envie d'envoyer le gouvernement sur les roses le temps d'un printemps social.
Ce jour là je me souviens être arrivé avec un bon quart d'heure syndical de retard. Quelqu'ami.es et moi remontions un cortège qui devait peser des milliers de tonnes d'humains criant. C'était beau toutes les couleurs de ce printemps humain mais bizarrement c'est l'absence de couleur qui a fait virevolter mon cœur cet après midi-là. Combien ils étaient mes camarades tout de noir vêtu ?
2, 3, 10 ou 20.000 ? Je n'en sais rien car je ne compte pas. Il paraît que quand on aime on ne compte pas. Ce doit être pour ça que les flics et les centrales syndicales nous comptent : Ils ne nous aiment pas. Et c'est sûrement parce que les bureaucrates nous comptent que nous ne pouvons pas compter sur eux...
Ce que j'ai vu ce jour là c'était une spontanéité qui commençait à prendre un visage sympathique.
Pas seulement sympathique parce que nous faisions une agréable promenade à demi-spontanée en tête d'un cortège officiel mais sympathique parce que ce n'était pas notre première promenade ensemble et qu'il était devenu naturel de nous prendre en main. Nous savions toustes que les vitres allaient craqueler et les murs nous remercier de leurs rendre des couleurs mais moi je n'avais pas prévu d'être remué autant.
La manif du 14 Juin est pour moi un souvenir douloureux de joie mêlée a une agréable peine. C'est la manifestation la plus mélancolique que j'ai pu vivre car elle marquait l'apogée de notre capacité à nous organiser et la fin de notre détermination. Je ne pourrais pas dire si j'en veux plus au gouvernement ou aux camarades de ne pas avoir permis la suite. N'est-ce pas là un comble de l'histoire sociale qu'un tel mouvement contre une réforme du travail soit en partie tué par des vacances et autres congés payés ?
Je me souviens cet après-midi de juillet que j'ai passé avec mes ami.es au lac Pierre percée. Mes deux bras étaient couvert de sac plastiques pour que je puisse me baigner sans tremper mon plâtre et mes bandages. Je devais garder les poings levés pour profiter de mes vacances le cul dans l'eau et non plus pour abolir le salariat. Mais qu'est-ce qui nous était arrivé ? Sommes nous tellement habitués au rythme du capital que nous pensions possible de prendre congé de la lutte ?
Je me souviens de cet autre jour ou nous avions été intelligent.es avec mes ami.es. On s'était retrouvé pour discuter de ce fameux 14 Juin et de ce qu'on en avait pensé. Il y avait de la souffrance dans ce salon où nous buvions des bières locales. J'avais pris la parole pour dire ce que j'en pensais et à un moment j'ai bien cru que j'allais chialer dans mon verre. J'ai fait le fort comme d'habitude et j'ai même dit que je retournerais volontiers me faire briser les os par les flics dès demain s'il le fallait, mais mes ami.es ont entendu le son de ma voix. Ma voix elle ne portait plus la harangue fiévreuse à t'en faire retourner Lénine dans sa tombe, ma voix était cassée comme un bras sous un tonfa.
Ce jour là j'ai appris que je pouvais être faible. J'ai compris qu'essayer de porter la posture du militant romantique capable de se faire dérouiller sans broncher n'était utile à personne. Se croire plus fort que tout le reste n'aide pas les autres à dire combien illes ont peur de la violence. Je n'ai jamais aimé la violence et j'ai pourtant construit une partie de mon identité militante en persuadant moi même et les autres que je pouvais être violent ; mais il n'y a pas de super-militant. Il y a des peurs qui traversent des corps et des corps qui écoutent des pairs.
Vouloir faire tomber les masques de l'inégalité implique de ne pas se complaire dans un rôle. La violence n'est plus un but pour moi, c'est devenu la conséquence d'un engagement. Je la redoute, la combat, l'écoute et m'en sers à la fois, comme le mouvement social le fait. Le camarade qui a fait cette manifestation tout en prétendant être non-violent me ment tout autant que celui qui me vend l'émeute comme étant La voie à suivre. Je suis non et violent à la fois.
Le 13 juin je t'aurais soutenu qu'il fallait tout péter, qu'il fallait aller devant, affronter les flics pour les bouziller et me suivre pour la guerre sociale ; le 15 juin j'étais encore plus en rage et je bouillais de détruire quelque chose dans ce système qui avait détruit quelque chose en moi, vengeance aurais-je dit ? Mais contre qui ?
Aujourd'hui, 14 juin plus tard, je pense qu'il faut reconnaître ses faiblesses et que les poings ne peuvent pas se lever si les bras sont brisés.
La loi travail est un mouvement qui doit cicatriser. Je n'en veux plus aux camarades qui ont lâché le mouvement car moi aussi j'étais fatigué, quelque part moi aussi j'avais lâché lorsqu'en septembre j'étais reparti manifester. Je voulais me promener comme avant mais la sympathie était passée. Je suis retourné à des habitudes plus commodes et je me suis gentiment dépolitisé. Pas de quoi abandonner mes idées non ! mais pour abandonner la merde et le dépit que la maréchaussée avait collé sur elles.
Aujourd'hui mes ami.es m'ont poussé à écrire ce texte. Ils savaient que ça me ferait du bien et illes eurent raisons. On ne peut se soigner qu'en regardant ses plaies. Mes os se sont refermés car j'ai du les plâtrer, apprendre à bouger différemment et toucher les choses autrement. Mon esprit a-t-il cicatrisé aussi rapidement ? Et les travailleur.euses, et les précaires, et tous les autres, ils ont envie d'y retourner aujourd'hui ? Le médecin m'avait dit qu'il faudrait environ 1 an pour que je retrouve la mobilité du doigt qui avait été fracturé, aujourd'hui je tape ce texte avec ce morceau presque remis et je garde mon bras pour taper sur les prochaines « ordonnances ». Après tout qu'ils ordonnent, nous désobéirons. Qu'ils nous cassent, nous sympathiserons. Et puis qu'ils parlent, nous, nous vivons dans les interstices des fractures physiques et mentales que ce 14 juin a ouverts et ce n'est pas de la peur ou de la résignation que nous y glissons, c'est la certitude que nous construisons déjà des affinités bien plus solides que les tonfas.
Merci à mes ami.es, merci à la médic team du 14 Juin, merci à toutes celleux qui sont venus marcher avec moi l'an dernier. J'espère vous revoir très vite, main dans la main, en noir ou en couleur.
Article également paru sur Manif'est.info
13.06.2026 à 08:00
Olivier Neveux présente « Brecht et les mauvais temps nouveaux », jeudi 25 juin 2026 à la librairie Le Monte-en-l'air (2, rue de la Mare, 75020 Paris).
Olivier Neveux présente « Brecht et les mauvais temps nouveaux », jeudi 25 juin 2026 à la librairie Le Monte-en-l'air (2, rue de la Mare, 75020 Paris).

Un spectre pourrait bien de nouveau hanter le théâtre politique : le brechtisme. Non pas à l'identique de ce qu'il a été, mais ajusté aux mauvais temps nouveaux.
C'est que l'œuvre du dramaturge, poète, metteur en scène et théoricien Bertolt Brecht (1898-1956), marxiste et antifasciste, fournit de fortes et discutables hypothèses pour intervenir dans la situation présente. C'était ce qu'il souhaitait : être utile.
À partir d'œuvres théâtrales contemporaines (Christiane Jatahy, Tiago Rodrigues, Angelica Liddell, Maguy Marin…), il s'agit alors de se demander, avec lui, comment traverser et transformer ces « sombres temps ». Sa contribution est importante : Brecht fournit des outils précieux (« distanciation », « gestus », « réalisme »), ses polémiques contre d'autres « théâtres politiques » peuvent encore orienter, et il expose de façon suggestive l'équation difficile d'un art populaire et combatif, au service du plus grand nombre.
Le relire et le redécouvrir, à contretemps, amène, dès lors, à envisager autrement ce que peut le théâtre pour les luttes. Et à reconsidérer la fonction sociale qu'il occupe : à quoi et à qui doit-il servir ? Pour quelle société ?
Avec cet ouvrage, Olivier Neveux poursuit son exploration des rapports que peuvent entretenir le théâtre et la politique. Ici, en l'occurrence, la politique est communiste et elle requiert pour ce faire de trouver ce qui, dans la radicalité du théâtre, lui permet de participer, à sa manière, à la « destruction de l'ordre existant ».
Olivier Neveux est professeur d'histoire et d'esthétique du théâtre à l'ENS Lyon et membre de l'Unité mixte de recherche 5317 (IHRIM). Il est notamment l'auteur de "Contre le théâtre politique" (2019).
12.06.2026 à 20:30
Durant deux après-midi, XR ouvre ses portes et aborde l'agroécologie, ou comment nourrir sans détruire. Stands, tables rondes, présentations, ateliers... Un programme varié !
Durant deux après-midi, XR ouvre ses portes et aborde l'agroécologie, ou comment nourrir sans détruire. Stands, tables rondes, présentations, ateliers... Un programme varié !
Pour cette 1re édition de nos weekends « Futurs Désirables »,
RDV au Villette Makerz
les 13 et 14 juin !

Au programme, 2 jours d'ateliers, de tables rondes et de stands ludiques sur le thème de l'agro-écologie
Alors que le monde connaît une crise alimentaire (le PAM estimait fin-2025 que 318 millions de personnes seraient confrontées à une situation de faim critique en 2026), 30% de la nourriture produite dans le monde est perdue ou gaspillée.
Une personne sur trois ne mange pas à sa faim alors que nos modes de production sont en grande parties coupables de la destruction de notre biodiversité.
Face à ce constat, il est urgent de repenser nos systèmes/modèles productifs. C'est ce que nous vous proposons le week-end du 13-14 Juin au Villette Makerz !
Programme du samedi :
14h-16h :
- Présentation de la campagne Changement de régime
- Stands ludiques : avec Le Chiffon, La Sauge, Pik Pik, Bioconsomacteurs
- Projection : « Égal à égal », présenté par l'association A4 qui présentera son projet de rachat de ferme dans l'Essonne
16h-18h :
Débat : Quelle alimentation dans un système d'injustices sociales et environnementales ? (animé par Pik Pik environnement)
Programme du Dimanche
14h-16h :
16h-18h :
Évènement ouvert à toutes et tous, petit.e.s et grand.e.s !
Rubrique «À LIRE AILLEURS»