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Rubrique «À LIRE AILLEURS»
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24.05.2026 à 08:00

Raymond Gurême, une vie de luttes

[Article publié initialement en 2020]
Figure de la communauté des Voyageurs, ancien résistant et infatigable militant, Raymond Gurême est décédé le 24 mai dernier à l'âge de 94 ans. D'origine manouche, il aura passé sa vie à lutter contre les injustices et à mettre en pratique cette phrase qu'il répétait inlassablement : « Toujours debout, jamais à genoux ».

Texte intégral (3933 mots)

[Article publié initialement en 2020]
Figure de la communauté des Voyageurs, ancien résistant et infatigable militant, Raymond Gurême est décédé le 24 mai dernier à l'âge de 94 ans. D'origine manouche, il aura passé sa vie à lutter contre les injustices et à mettre en pratique cette phrase qu'il répétait inlassablement : « Toujours debout, jamais à genoux ».

photo Adèle Mauduit

Né en 1925, Raymond Gurême n'a que 15 ans lorsque lui et sa famille sont arrêtés, le 4 octobre 1940 au petit matin, à Petit-Couronne, près du port de Rouen. Deux gendarmes français, venus à moto, les somment de les suivre. Raymond Gurême dira dans Interdit aux nomades, le livre qu'il a écrit avec Isabelle Ligner : « C'est à cette occasion que j'ai appris que la volaille arrive toujours à l'aube ».

Le même jour, une ordonnance allemande avait décrété l'internement des Tsiganes en zone occupée, dans des camps placés sous la responsabilité de la police française. Les derniers Tsiganes internés ne seront libérés qu'en 1946, deux ans après la Libération. Raison de plus pour affirmer que l'internement des nomades résultait bien d'une volonté française.
Ainsi, le 6 avril 1940, six mois avant l'ordonnance allemande, le président Albert Lebrun signait un décret interdisant la circulation des nomades pour toute la durée de la guerre et sur l'ensemble du territoire français et les assignait à résidence. Quant au carnet anthropométrique, instrument de fichage des populations nomades, il est en vigueur depuis 1912.

Les Gurême ainsi que d'autres familles sont dans un premier temps emprisonnés dans le camp de Darnétal (76). C'est là que Raymond et sa famille doivent abandonner tout ce qu'ils possèdent : les roulottes, le châpiteau et les appareils de cinéma. La famille Gurême vivait jusqu'alors du cirque et du petit cinéma ambulant avec lesquels ils sillonnaient les routes de France.
Le 4 octobre 1940, lorsqu'ils arrivent au « camp d'internement de nomades » de Linas-Monthléry (91) après de longues heures de voyage dans des wagons à bestiaux, ils n'ont plus rien et ils découvrent avec stupeur les conditions inhumaines dans lesquelles ils s'apprêtent à vivre.
Dans les baraques, écrit Raymond dans son livre, « pas de couvertures, pas de table, pas de chaises, pas de système de chauffage non plus. » Les conditions sanitaires sont désastreuses, les gens tombent régulièrement malades et certain.e.s n'y survivent pas.
Le camp est gardé par une soixantaine de policiers et de gendarmes français, qui abusent régulièrement de leur pouvoir et font vivre un calvaire aux interné.e.s.

Le 26 juillet 1941, Raymond s'évade une première fois du camp avec son frère. Ils sont dénoncés et arrêtés le 14 août. Mais Raymond, qui terminera la guerre avec dix évasions à son actif, s'évade à nouveau le 5 octobre 1941. Il est alors au mitard et c'est son extraordinaire souplesse, acquise à son plus âge avec le cirque, qui lui permet de se libérer de ses menottes, « aussi tranchant[es] qu'un couteau ». Les mains de Raymond garderont toujours les stigmates de cette évasion. Toujours grâce à ses aptitudes d'acrobate, il réussit à atteindre le haut d'un arbre : il y passe toute la nuit, transi de froid, alors que les policiers et les gendarmes le recherchent au sol. Au petit matin, il descend de son arbre et s'enfuit définitivement du camp. Il rallie la Bretagne à pied et réussit à se faire embaucher dans des fermes.
Entre la fin de l'année 1941 et le début 1942, il effectuera plusieurs voyages entre la Bretagne et Linas-Monthléry pour apporter de la nourriture à sa famille, toujours enfermée dans le camp. La deuxième évasion de Raymond ne figure pas dans les archives et les gardiens continuaient à lire son nom lors de l'appel.
Lorsqu'ils disaient « Raymond Gurême », ses sœurs entonnaient alors cette chanson qu'elles avaient écrites en l'honneur de leur frère, et que Raymond avaient pris l'habitude de chanter lors de ses témoignages :

Ce qu'aucun homme n'a pu faire,
Un gamin de quinze ans l'a montré
Que ce n'était pas une affaire
De se sauver tout en étant enchaîné.
C'était pour une bagatelle
Qu'on l'avait mis au cagibi
Mais sa colère était telle
Que le soir il est parti,
Parti de Linas-Monthléry.
Les gendarmes se mirent à ses trousses,
Mais ils n'ont pas pu le rattraper
Ils sont revenus tous bredouilles,
Le chef avait l'air d'une andouille !
Et si Dieu le veut bien,
C'est pas aujourd'hui, ni demain,
Que nous reverrons notre frangin !

En avril 1942, sa famille ainsi que tous les internés de Linas-Monthléry sont transférés dans le camp de Mulsanne, dans la Sarthe, puis le 3 août 1942 dans celui de Montreuil-Bellay, dans le Maine-et-Loire. Montreuil-Bellay était le plus grand camp d'internement pour « nomades » parmi ceux mis en place pendant cette période, et sa famille n'en sortira qu'en septembre 1943.

Entre-temps, Raymond a été arrêté par la police et est conduit en maison de redressement. Après s'être une nouvelle fois échappé, il y est reconduit puis réussit à trouver un emploi dans un hôpital. Il rencontre alors un blessé qui lui propose de voler un camion allemand pour le compte de la Résistance. Raymond accepte et réussit sa mission : il vient de rentrer dans la Résistance, il a 16 ans. Mais le directeur de l'hôpital, qui l'a vu au volant du camion, le dénonce.
Une nouvelle fois en cavale, Raymond est repris et envoyé à la prison d'Angers, où les exécutions sont quotidiennes. Il est ensuite transféré à la prison militaire de Troyes, où il reste de longues semaines avant d'être envoyé en Allemagne, au camp disciplinaire de Hedderneim. Gardé par des SD (service de renseignement et de maintien de l'ordre SS), ce camp de travail forcé réserve aux prisonniers un quotidien fait de privations et de violences. Profitant d'un bombardement, Raymond réussit à s'évader avec deux camarades. Ils sont arrêtés par des membres de la Jeunesse Hitlérienne et transférés dans un camp encore plus dur : le camp de haute discipline de Oberürsel.

Dans son livre, Raymond raconte l'anecdote suivante :

« Un jour, je faisais des terrassements et un gardien allemand venait sans cesse sur mon dos en criant : « Schnell ! Schnell ! »
Je faisais exprès de travailler au ralenti et je répondais : « Ta gueule. »
Comme le gardien ne parlait pas français, ce petit jeu a duré au moins une semaine. Dans le camp, les copains m'avaient surnommé « Ta gueule ». Mais un interprète m'a prévenu : «  Je suis obligé de lui traduire et ça va barder pour ton matricule ! »
Lorsque le gardien, un grand type baraqué, a appris que je me foutais de lui depuis des jours, sa réaction n'a pas tardé : il m'a assommé à coups de crosse sur le crâne et m'a laissé pour mort, pissant le sang. J'avais un énorme trou à l'arrière de la tête. Deux copains m'ont porté dans ma baraque. Je n'ai repris connaissance que le lendemain matin. Mes deux camarades m'ont soigné (...) L'un de mes amis a plié en deux un bout de fil de fer et il s'en est servi comme d'une pince pour extraire les morceaux d'os cassé de mon crâne. (...) Une fois encore, je l'avais échappé belle. »

Mais Raymond persiste et continue à travailler le plus lentement possible en signe de protestation, ce qui lui vaut un coup de matraque en plein visage et un nez massacré. Au printemps 1944, Raymond perd un œil à cause d'une bombe soufflante qui tue plusieurs de ses camarades qui travaillaient à quelques mètres de lui.

Quelque temps plus tard, Raymond rencontre un conducteur de train qui effectue régulièrement des liaisons Paris-Francfort et dont la marchandise est déchargée par les détenus. Le 15 juin 1944, Raymond réussit à s'enfuir avec l'aide du conducteur en se cachant dans un tas de charbon de la locomotive. Il parvient ainsi à rallier la France. Raymond écrira dans son livre : « Si ce cheminot, qui faisait partie de la Résistance comme nombre de ses collègues, ne m'avait pas ramené, je pense que j'aurais été envoyé vers les fours crématoires. »
Une fois rentré à Paris, Raymond ne tarde pas à s'engager dans la Résistance. Il intègre les FFI et participe à la libération de Paris. Comme Raymond, de nombreux Voyageurs ont joué un rôle important dans la Résistance et dans la Libération mais leur participation a toujours été ignorée. D'ailleurs, alors que la France est libérée, les mesures d'internement dans les camps pour « nomades » sont prolongées jusqu'en 1946 : les derniers internés « nomades » enfermés dans le camp des Alliers, à Angoulême, ne seront libérés que fin mai 1946, soit presque deux ans après la libération...

Raymond reste sans nouvelles de ses parents et de ses frères et soeurs pendant huit longues années, ne sachant même pas s'ils sont encore en vie.
Un jour, alors qu'il se trouve à Paris pour le travail il rencontre un forain belge qui lui dit que sa famille vit en Belgique. Raymond enfourche son vélo et roule jour et nuit pendant quatre cents kilomètres et n'ayant plus de chambres à air doit finir le voyage à pied.
Raymond raconte ses retrouvailles dans son livre :

« À environ deux kilomètres de Vielsam, j'ai vu une jeune femme, un panier sous le bras. Sa démarche me paraissait familière. Je me retourne. Elle aussi.
J'ai crié : « Poupée ! » et elle au même moment : « Raymond ». Elle a couru se jeter dans mes bras, a lâché le panier, laissant tomber toute sa marchandise sur la route. C'était ma petite sœur Marie- Rose. (...)
J'ai pleuré comme un gosse. Ça faisait tellement longtemps que je rêvais de ce moment. (...)
Nous sommes partis ensemble vers la caravane dans laquelle vivait ma famille. Il était dix heures du matin. Ma mère était dehors. Mon père aussi (...). Lorsqu'il m'a vu approcher, mon père s'est tenu au bord de la roulotte pour amortir le choc. Mais ma mère n'a pas eu ce réflexe et elle est tombée par terre ! Il s'est ensuivi une joyeuse bousculade. Mes frères et sœurs ont couru vers moi. J'ai embrassé le premier qui est venu. J'ai embrassé mon père, puis ma mère, qui s'est relevée. On a fait la fête pendant trois ou quatre jours. »

Les parents de Raymond n'ont plus rien. L'après-guerre est terrible pour les Voyageurs, qui ont tout perdu lors de leurs arrestations et ne reçoivent aucune compensation financière à leur sortie des camps. Ce n'est qu'en 2009, près de soixante-dix ans après les faits et vingt-sept ans après sa première demande que Raymond reçoit enfin sa « carte d'interné politique ».
Ce n'est qu'en 2010, lors de la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français, que le secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens combattants Hubert Falco a pour la première fois reconnu officiellement que des « nomades » avaient été internés pour des motifs raciaux sur le sol français, grâce au concours des autorités françaises.
Et ce n'est qu'en 2016 qu'un premier hommage national sera rendu par le gouvernement français aux nomades internés à Montreuil-Bellay.

Mais ces hommages tardifs ne sauraient faire oublier les persécutions qu'ont subi les Voyageurs après la guerre ; persécutions qu'ils subissent encore aujourd'hui. L'absence de considération des autorités et de l'administration française à leur égard se reflète parfaitement dans les difficultés subies par Raymond et sa famille tout au long de sa vie.

photo Adèle Mauduit

Depuis son installation sur un terrain à Saint-Germain-lès-Arpajon en 1968, en face de l'autodrome de Linas Monthléry où sa famille avait été enfermée, Raymond n'a cessé de subir la méfiance des gens et des autorités envers sa communauté.
Dès leur arrivée, une pétition est lancée pour qu'ils partent et aujourd'hui encore les espaces verts d'Île-de-France multiplient les propositions en ce sens. Mais comme d'habitude Raymond a résisté et sa famille vit toujours sur le terrain : à l'entrée, un panneau sur lequel on peut lire « interdit aux nomades ». Un panneau cerclé de rouge, fabriqué par l'État français, que Raymond a trouvé en 2010, au bord du même champ sur lequel lui et sa famille stationnaient en 1940 avant d'être arrêtés.

Quant à la police et à la gendarmerie, elles auront livré une véritable persécution à Raymond et à sa famille durant toutes ces années. Raymond ne comptait plus les poursuites et les accusations pour « outrage et rébellion » et « vol » dont il a constamment été la cible jusqu'à très récemment.
Ainsi, le 23 septembre 2014, alors qu'il a 89 ans, deux policiers débarquent chez lui et lui demandent de sortir de sa caravane pour effectuer une perquisition. Raymond refuse et est alors roué de coups par les policiers. Lors de sa visite chez le médecin pour faire constater les violences policières, celui-ci constate des ecchymoses sur l'avant-bras et le thorax ainsi que des contusions au crâne et à l'épaule. Il a porté plainte contre les policiers mais l'affaire sera classée sans suite.
Raymond témoigne peu de temps après son agression :

« Ça m'a fait repenser au trajet de la gare de Brétigny au camp de Linas-Montlhéry que des policiers français nous ont forcé à faire à pied à coups de matraque et de crosse quand j'avais 15 ans – le 27 novembre 1940. J'ai revu le visage de mes parents et de mes frères et soeurs frappés comme moi, sans raison, par la police française. On en a pris tellement des coups ce jour-là ! On les comptait même plus. A la fin, tu ne sens plus rien tellement la douleur est forte. »

Plus de soixante-dix ans plus tard, l'histoire se répète et la méfiance de Raymond face aux autorités est plus que justifiée. A ce propos, il dit dans son livre :

« La tournure qu'à prise mon rapport à l'autorité et à ceux qui sont supposé incarner l'ordre, policiers et gendarmes, remonte à mon internement arbitraire de Linas-Montlhéry. Policiers et gendarmes étaient alors chargés d'appliquer des mesures indignes contre les citoyens français que nous étions. Et la majorité d'entre eux le faisaient sans moufter.
Après 1945, ni le statut de rescapé de la Grande Guerre de mon père, ni notre internement, ni mon engagement dans la Résistance n'ont été reconnus.
En revanche, ma famille et moi avons continué à être traités comme des bons à rien et des voleurs de poules par ces mêmes policiers et gendarmes. »

Raymond témoigne pour la première fois en public en 2004, lors de l'assemblée générale de l'Association départementale gens du voyage (ADGV). Depuis, il n'a cessé de raconter son histoire, notamment auprès des jeunes qu'ils rencontraient régulièrement dans des collèges et des lycées. Il a sillonné la France et l'Europe pour porter un discours engagé dans lequel il nous exhortait à défendre nos droits et à rester vigilants face aux injustices. Lutte qu'il continuera de mener jusqu'à la fin de sa vie.

Depuis plusieurs années, Raymond se rendait tous les étés à Auschwitz dans le cadre des rencontres internationales de jeunesse « Dikh he na bister » (« Regarde et n'oublie pas » en langue rromani) pour commémorer le « Génocide des Tsiganes ». Lors de ces voyages, Raymond deviendra le héros de toute une communauté, dénonçant inlassablement l' « antitsiganisme » et appelant à la fraternité.

Depuis sa mort, de nombreux hommages nous parviennent de Pologne, d'Espagne, d'Italie, d'Ecosse et de tous les autres pays où Raymond a rencontré les communautés de Voyageurs, rroms, gitanes, manouches, sintés, kalés et où tout le monde se souvient de cet homme empreint d'une force et d'une humanité extraordinaire.

photo Adèle Mauduit

Un hommage sera rendu à ce grand militant de la liberté le dernier week-end de novembre à Brétigny (91), lors de la marche qui a lieu tous les ans depuis 2010 et qui commémore l'internement des Tsiganes et Gens du Voyage au camp de Linas-Montlhéry.

Rendre hommage à Raymond, c'est aussi poursuivre et intensifier nos combats contre toutes les formes d'injustice que nous rencontrons. La force qu'il nous a insufflée continuera de nous accompagner et nous permettra d'avancer sur ce même chemin duquel il ne s'est jamais éloigné : celui de la liberté.

Huit jours avant sa mort, Raymond était encore présent, le poing levé, devant la basilique de Saint- Denis lors de la fête de l'insurrection gitane. Tout un symbole, celui de la lutte qu'il aura menée jusqu'au bout : « Toujours debout, jamais à genoux ».

Leny Mauduit

A voir / à lire

  • « Ils ont eu la graisse, ils n'auront pas la peau » : https://vimeo.com/80358019 : un très beau portrait de Raymond Gurême réalisé par Jean-Baptiste Pellerin.
  • « Interdits aux nomades », le livre de Raymond Gurême et Isabelle Ligner.
  • « Tsiganes », la BD de Kkrist Mirror sur le camp d'internement de Montreuil-Bellay.
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24.05.2026 à 08:00

Flottille pour Gaza : 430 militant·es arrêté·es, mise en scène fasciste

Lundi 18 mai, la Global Sumud Flottilla a été une nouvelle fois, attaquée dans les eaux internationales. Cette fois-ci, l'armée israélienne a donné l'assaut au large de Chypre et a commis un acte de piraterie coloniale. Plusieurs navires humanitaires ont été abordés par des hommes armés, et tout leur équipage enlevé en toute illégalité.

Publié précdemment :

https://contre-attaque.net/2026/05/20/flottille-pour-gaza-430-militant·es-arrete·es-mise-en-scene-fasciste/

Texte intégral (524 mots)

Lundi 18 mai, la Global Sumud Flottilla a été une nouvelle fois, attaquée dans les eaux internationales. Cette fois-ci, l'armée israélienne a donné l'assaut au large de Chypre et a commis un acte de piraterie coloniale. Plusieurs navires humanitaires ont été abordés par des hommes armés, et tout leur équipage enlevé en toute illégalité.

Publié précdemment :

https://contre-attaque.net/2026/05/20/flottille-pour-gaza-430-militant·es-arrete·es-mise-en-scene-fasciste/

430 militant·es, humanitaires et journalistes de la flottille capturés ont ensuite emmené·es de force vers Israël. Les organisateurs évoquent aussi des tirs israéliens contre au moins deux bateaux, sans faire de victimes. Parmi les otages kidnappés par Israël, la docteure Margaret Connolly, qui est la sœur de la présidente irlandaise, Catherine Connolly.

Ce n'est pas tout. Pour terroriser toute l'opinion mondiale et dissuader d'autres flottilles, le ministre israélien fasciste Itamar Ben Gvir a diffusé un véritable spectacle d'humiliation et de violences contre les membres de la flottille. Sur une vidéo mise en ligne, on voit une militante frappée, des dizaines d'autres maintenu·es agenouillé·es et ligoté·es dans des positions douloureuses. Sur fond d'hymne israélien, le ministre tente de faire dire « Am Israël Hai » à un détenu entravé et annonce : « Bienvenue en enfer. Le camp d'été est terminé ».

Ces pratiques sont malheureusement courantes. Ben Gvir organise régulièrement ce genre de show fasciste dans les prisons, entouré de soldats qui débarquent dans les cellules, frappent et ligotent des détenus palestiniens, ou les empilent au sol comme du bétail. Il avait aussi enfilé une cagoule et s'était déguisé en gardien de prison, ou avait réclamé devant des prisonniers attachés qu'ils soient exécutés. Lors d'une de ces descentes en prison, organisée en octobre 2025, il expliquait devant une porte de cellule : « On leur a tout pris, mais il reste une chose : la peine de mort ».

Même le gouvernement d'extrême droite italien est choqué par les images. Il réclame la libération de ses ressortissants, « exige des excuses pour le traitement réservé à ces manifestants » et convoque l'ambassadeur israélien à Rome. Le gouvernement français, en bon paillasson, n'a pas encore réagi.

Voir les vidéos :

https://contre-attaque.net/2026/05/20/flottille-pour-gaza-430-militant·es-arrete·es-mise-en-scene-fasciste/

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24.05.2026 à 08:00

Soirée de soutien pour le refuge Josette et les petites bêtes

SOIRÉE DE SOUTIEN POUR LE REFUGE JOSETTE ET LES PETITESTES
Le samedi 20 juin, de 18h à 00h
Au Baranoux (78 rue Compans, 75019)
Activités pour les enfants, discussions, infokiosque, cantine vegan et DJ set.
PRIX LIBRE

Texte intégral (519 mots)

SOIRÉE DE SOUTIEN POUR LE REFUGE JOSETTE ET LES PETITESTES
Le samedi 20 juin, de 18h à 00h
Au Baranoux (78 rue Compans, 75019)
Activités pour les enfants, discussions, infokiosque, cantine vegan et DJ set.
PRIX LIBRE

🌑✨🐓 SOIRÉE DE SOUTIEN POUR LE REFUGE JOSETTE ET LES PETITESTES 🌑✨🐓

Le refuge @refuge_josette_et_les_pb est un refuge antispéciste pour les animaux dits « de ferme » qui cherche trouver les fonds pour acheter un nouveau lieu et déménager bientôt. Actuellement le refuge accueille 44 personnes : cochons, poules, chèvres, entre autres 🐐🐓🐖🐑
C'est un lieu qui nous rappelle que la solidarité doit être construite en prenant compte aussi les animaux non-humains et que pour changer la société on doit faire face à tous les formes de violence et d'exploitation !

Cette soirée sera l'occasion d'en connaître plus sur la lutte antispéciste, dans un contexte convivial et animé 🍻💫✨

Au programme :

18h 💭 atelier philo et coloriage pour les enfants + 📖 infokiosque antispéciste + 💬 présentation du refuge Josette et les petites bêtes & échanges sur les refuges
19h 🍽️ cantine vegan
20h 💥 dj set avec @el0ge @yasmn.yasmine @bb.bleu666 @inesflore_

🚩 N'hésitez pas à soutenir le refuge aussi vers helloasso : https://www.helloasso.com/associations/josette-et-les-petites-betes

🗓️ Samedi 20 juin à partir de 18h
📍Le Baranoux : 78 rue Compans, 75019
💸 Prix libre

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24.05.2026 à 08:00

Fréquence Paris Plurielle en direct du Village antifasciste - émission spéciale

Le 8 mai dernier, FPP a diffusé une émission spéciale en direct du stand Médias du Village antifasciste et antiraciste qui s'est tenu place du Panthéon à Paris.

Lire la suite (301 mots)

Le 8 mai dernier, FPP a diffusé une émission spéciale en direct du stand Médias du Village antifasciste et antiraciste qui s'est tenu place du Panthéon à Paris.

L'occasion de donner la parole à plusieurs des organisations présentes, en direct de la mobilisation contre le défilé des néo-nazis prévu le 9 (finalement interdit).
Au micro, des camarades de Solidaires, la Horde, la Coordination féministe, l'Organisation Solidarité Trans, le syndicat étudiant Union étudiante, donnent un panorama des nombreuses raisons de continuer de se mobiliser contre l'extrême-droite en 2026.
Merci à elles-eux et rendez-vous dans les luttes !

Fréquence Paris Plurielle en direct du Village antifasciste - émission spéciale
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23.05.2026 à 08:00

Invitation à participer aux chantiers de maintenance et de soutien – Auxois Ouche Dijon, du 1er au 9 juillet 2026

En amont des deuxièmes rencontres des bâtisseureuses des terres, plus d'une quinzaine de chantiers auront lieu dans différents coins, de Dijon à l'Auxois, auxquels vous êtes touxtes convié·exs !

Texte intégral (770 mots)

En amont des deuxièmes rencontres des bâtisseureuses des terres, plus d'une quinzaine de chantiers auront lieu dans différents coins, de Dijon à l'Auxois, auxquels vous êtes touxtes convié·exs !

Ces temps coordonnés de chantiers seront l'occasion de célébrer ce réseau de lieux autonomes d'accueil et d'activité, de partager des manières de faire anti-capitalistes et émancipatrices, de renforcer les liens déjà existants au sein de cette communauté de communs et, pour certain·exs, de découvrir le coin.

On veut que ces chantiers s'inscrivent dans des façons féministes de faire du chantier (et la vie !) autant que dans des formes d'attentions dévalidistes et autres formes de dominations que les chantiers peuvent véhiculer. Aussi, on aimerait participer à déhiérarchiser l'importance parfois donnée à des formes de chantiers vis-à-vis d'autres, d'où l'orientation « maintenance & soutien » donnée aux chantiers. On a questionné différents lieux sur leurs besoins actuels et plusieurs propositions de chantiers ont émergé.

Sauf mention contraire, les chantiers se dérouleront du mercredi 1er au jeudi 9 juillet. Pour vous inscrire, merci d'envoyer un email à batdtr-chantiers@riseup.net en précisant vos envies de chantier, vos besoins particuliers, les compétences vous pouvez partager et une façon de vous contacter (ces infos resteront confidentielles). Au besoin, nous nous chargerons de rééquilibrer les inscriptions entre les différents lieux. Les détails pratiques vous seront ensuite transmis par les référent·exs de chaque chantier.

Aussi, pour celleux qui seraient moins motivé·exs par l'idée de manier la scie que le stylo, on vous propose de participer aux mises en récit de ce grand moment collectif de chantier : jetez un œil à la fin de cette invitation ! Et enfin, pour celleux qui aimeraient venir aux deuxièmes rencontres des bâtisseureuses des terres, dans la foulée des chantiers, le formulaire d'inscription est ici ;)

Chantiers au Quartier libre des Lentillères
➔ Mise en sécurité et retape d'une ruine
➔ Extension du Foufournil, le fournil collectif
➔ Création d'une pédo-épuration
➔ Extension d'un sleeping (après les rencontres)

Chantiers à l'Espace Autogéré des Tanneries II
➔ Entretien, maintenance et préparation du lieu
➔ Grand rangement et nettoyage (après les rencontres)

Chantiers à la Quincaillerie
➔ Réfection et peinture des fenêtres en bois
➔ Suite du démontage de la passerelle
➔ Entrée et toiture du cinéma
➔ Petits chantiers électricité et plomberie.

Chantiers à la brasse
➔ Démoussage des toitures
➔ Grands débarras des plateaux
➔ Suites du chantier Crue, cave, capillarité
➔ Soin de la sauna & nail-art

Chantiers ailleurs
➔ À la Bella Verde
➔ Préparatifs de la Pride rurale
➔ À l'Ardoise (après les rencontres)

Le détail des chantiers et bien plus est sur dijoncter.info ;)

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22.05.2026 à 09:24

Manifestation de l'Intercollectif des Sans-Papiers d'Île-de-France en direction de la préfecture de Créteil

Pas de rendez-vous, dossiers bloqués, renouvellements tardifs, OQTF, contrôles au faciès... La préfecture du Val-de-Marne fabrique aussi des sans-papiers ! Manifestation vendredi 22 mai à partir de 16h.

Texte intégral (561 mots)

Pas de rendez-vous, dossiers bloqués, renouvellements tardifs, OQTF, contrôles au faciès... La préfecture du Val-de-Marne fabrique aussi des sans-papiers ! Manifestation vendredi 22 mai à partir de 16h.

A la préfecture du Val-de-Marne, les maltraitances, c'est :

  • 1 à 2 ans pour obtenir (si on y arrive) un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour.
  • Ensuite 1 à 2 ans, voire plus, sans aucune nouvelle de son dossier.
  • Souvent des mois pour obtenir un rendez-vous pour renouveler ses papiers, avec entre-temps perte de ses droits sociaux et souvent de son travail, voire du logement, faute de traitement dans les temps.

La préfecture du Val-de-Marne, c'est aussi :

  • Les OQTF qui pleuvent contre des jeunes lycéens-ennes ou étudiants-tes étrangers, contre les familles, contre les travailleurs-euses auxquels on refuse sous n'importe quel prétexte un titre de séjour.
  • Le déni de droit visant les jeunes scolarisés auxquels on refuse, en toute illégalité, la délivrance d'un titre de séjour dont ils/elles sont pourtant bénéficiaires de plein droit.
  • La salve d'OQTF infligées à des grévistes du piquet Chronopost Alfortville, en lutte depuis 4 ans contre des patrons voyous qui les surexploitent au mépris des droits sociaux !
  • Les contrôles au faciès, suivis d'OQTF, de la police de l'immigration (L'ULII de Cachan) qui, comme récemment à la gare RER d'Alfortville, traque les travailleurs-euses sans papiers qui se rendent ou reviennent du travail.

C'est encore et toujours silence radio !
Pas de réponses aux demandes des usagers sur l'état de leur dossier, pas d'interlocuteur pour savoir où on en est ! Associations et syndicats ne sont pas mieux lotis. Malgré ses engagements pris en octobre dernier, le préfet n'a plus reçu de délégation, ni en décembre, ni après !

Vendredi 22 mai à 16h
Départ : Devant Derichebourg, 51 rue des mèches - 94000 Créteil - Gare de Vert-de-Maison RER D ou Métro Créteil-Université Ligne 8
manif en direction de la Préfecture de Créteil

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 Persos A à L
Carmine
Mona CHOLLET
Anna COLIN-LEBEDEV
Julien DEVAUREIX
Cory DOCTOROW
Lionel DRICOT (PLOUM)
EDUC.POP.FR
Marc ENDEWELD
Michel GOYA
Hubert GUILLAUD
Gérard FILOCHE
Alain GRANDJEAN
Hacking-Social
Samuel HAYAT
Dana HILLIOT
François HOUSTE
Tagrawla INEQQIQI
Infiltrés (les)
Clément JEANNEAU
Paul JORION
Christophe LEBOUCHER
Michel LEPESANT
 
 Persos M à Z
Henri MALER
Christophe MASUTTI
Jean-Luc MÉLENCHON
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