21.05.2026 à 08:00
À l'occasion du mouvement contre la loi Travail et son monde, nous vous proposons quelques textes écrits par des manifestant-e-s lors de luttes passées à propos de leurs pratiques « violentes ». Premier épisode avec ce texte paru en avril 2006 à Grenoble vers la fin du mouvement contre le CPE : Le CPE, une goutte d'eau dans un lac de rage.
À l'occasion du mouvement contre la loi Travail et son monde, nous vous proposons quelques textes écrits par des manifestant-e-s lors de luttes passées à propos de leurs pratiques « violentes ». Premier épisode avec ce texte paru en avril 2006 à Grenoble vers la fin du mouvement contre le CPE : Le CPE, une goutte d'eau dans un lac de rage.

Texte à lire sur l'écran et/ou télécharger en PDF/brochure sur infokiosques.net (version cahier et version page par page).
Extraits :
Au fil des semaines, dès les premières manifs du mois de février, le mouvement étudiant-lycéen-syndical contre le CPE s'est peu à peu transformé en révolte sociale, renouant avec certaines des pratiques violentes d'octobre-novembre 2005, lorsque des émeutes avaient éclaté dans de nombreux quartiers populaires un peu partout en France.
Aujourd'hui, alors que le CPE a été « remplacé » (pour ne pas dire « retiré »), alors que la gauche dans son ensemble parle de grande victoire, alors que la société reste la même, alors que partout c'est la merde, ni la gauche ni la droite au pouvoir ni les médias ne diront que la chute du CPE est due avant tout aux débordements permanents du mouvement. Pourtant, sans la violence, sans les différentes pratiques illégales des manifestant-e-s, nous en serions encore à nous demander le cul vissé devant la télé « mais pourquoi rien ne change alors que nous étions des millions à manifester sagement dans la rue ? notre citoyenneté n'a donc aucune valeur ? ». L'ironie de départ de ce texte se situe dans ce paradoxe :
- Si le CPE est mort, c'est parce que des dizaines de milliers de révolté-e-s ont foutu le bordel de Paris à Toulouse, de Rennes à Grenoble, etc. Pourtant, la plupart de ces révolté-e-s restent plein-e-s d'insatisfaction et de rage, leur révolte reste intacte. Le CPE n'était pour eux et elles qu'un détail.
- Ceux et celles qui crient victoire devant les caméras et se réjouissent au micro de la mort du CPE sont les mêmes par qui rien ne serait jamais arrivé si l'on avait suivi leurs mots d'ordre (« dispersez-vous ! »). Ce sont également les mêmes qui ont hurlé au scandale face aux « casseurs », les mêmes qui ont empêché toute manifestation « sauvage », les mêmes qui ont tenté de canaliser la révolte vers la légalité des défilés officiels et autorisés. De l'UNEF à la CGT, tou-te-s devraient reconnaître que c'est avant tout grâce aux casseur-e-s, grâce à tou-te-s celles et ceux qui ont participé aux actions de blocage et de sabotage, grâce à tou-te-s celles et ceux qui ont pris au pied de la lettre leurs slogans « ... ou alors ça va péter, ça va péter ! » (tandis qu'eux-mêmes n'avaient qu'une peur, celle que cela se réalise bel et bien), que le CPE est mort-né et que Villepin a été ridiculisé au sommet de l'État.
Tout ceci n'aurait bien sûr pas été possible non plus sans la mobilisation des centaines de milliers voire des millions de personnes lors des diverses manifs de début février jusqu'à mi-avril. Au-delà des conflits avec les syndicats, la complémentarité des moyens d'action a été une de nos grandes forces.(...)
Dans l'ensemble du mouvement, les actions directes ont été utiles. Caillasser les flics, briser une vitrine ou retourner une voiture, ça n'a pas forcément un impact direct sur le pouvoir en place, mais ça augmente la tension, ça nuit à la paix sociale, ça augmente l'impact de notre lutte.
Ce texte a été traduit en allemand (version cahier et version page par page), en anglais (version cahier et version page par page) et en italien.

[Cet épisode, le n°1, a été publié initialement sur Paris-Luttes.info en mai 2016, comme les quatre suivants.]
21.05.2026 à 08:00
Un texte de Kropotkine écrit dix ans après la Commune (1881), un autre de trois membres de l'Internationale Situationniste (1962), et une analyse des critiques anarchistes de la Commune, par Joël Delhom (1996).
Un texte de Kropotkine écrit dix ans après la Commune (1881), un autre de trois membres de l'Internationale Situationniste (1962), et une analyse des critiques anarchistes de la Commune, par Joël Delhom (1996).
Il y a 150 ans, le 18 mars 1871, l'insurrection de la Commune de Paris était déclenchée. Du dimanche 21 au dimanche 28 mai 1871, la répression par le gouvernement de Versailles marque l'épisode final de la Commune de Paris sous le nom de "Semaine sanglante", lors de laquelle la Commune est écrasée et ses membres exécutés en masse. Mais comme on peut le lire dans "La critique situationniste" : « la première grande "défaite" de la révolution prolétarienne qu'est la Commune de Paris en 1871 est, du point de vue de la praxis révolutionnaire, sa première grande "victoire", car pour la première fois les classes opprimées ont prouvé qu'elles pouvaient renverser le pouvoir établi et vivre librement, sans dirigeants, sans gouvernement ».
Nous profitons de cet anniversaire pour présenter trois brochures consacrées à la Commune de Paris de 1871 :

Joël Delhom / mars 1996 / Mis en ligne le 21 mai 2021
« Tout de suite après les faits, les libertaires se sont employés à définir ce qui distinguait une véritable révolution anarchiste du communalisme, leurs critiques tournant autour de deux axes : l'un politique, suppression du pouvoir ; l'autre social, abolition de la propriété. Malgré ce point commun, on a pu constater qu'il n'y avait pas d'interprétation monolithique de la Commune, et encore moins de sacralisation, mais bien des appréciations différentes, dont la sévérité augmentait avec le temps. En somme, ni mythification, ni mystification de l'Histoire ; simplement liberté d'analyse. »
Que pensaient de la Commune de Paris les anarchistes de la fin du XIXe siècle et d'après ? Dans cette brochure, sont cités, entre autres, les points de vue de Mikhail Bakounine, James Guillaume, Arthur Arnould, Gustave Lefrançais, Louise Michel, Elisée Reclus, Piotr Kropotkine et Jean Grave.

Attila Kotànyi, Guy Debord, Raoul Vaneigem / 18 mars 1962 / Mis en ligne le 7 juin 2003
L'Internationale situationniste revient sur les échecs et les réussites de la Commune de Paris de 1871.

Piotr Kropotkine / mars 1881 / Mis en ligne le 9 septembre 2006
Pierre Kropotkine revient dix ans après sur les événements de la Commune de Paris afin de tirer les enseignements de ses réussites et de ses échecs.
Quatre autres textes de Kropotkine sont disponibles sur infokiosques.net, tous réunis ici.
- Les droits politiques (1882)
- L'organisation de la vindicte appelée Justice (1901)
- Le Principe Anarchiste (1913)
- L'esprit de révolte (1914)
Depuis le précédent super-bulletin, vingt-huit nouvelles brochures ont été mises en ligne. Il y a maintenant 790 brochures, trouvables ainsi :
par date de publication sur le site :
https://infokiosques.net/pardate
par titre
https://infokiosques.net/partitre
par auteur-e
https://infokiosques.net/parauteur
Infokiosques.net est contactable par mail (discutaille[at]infokiosques[point]net) et par IRC (chan #infokiosques.net sur le réseau d'Indymedia).
On peut aussi nous « suivre » sur SeenThis et Mastodon :
https://seenthis.net/people/infokiosques
C'est même possible de nous soutenir en nous faisant parvenir des bitcoins (si si).
Pour être au courant :
- des nouvelles publications parues sur le site et/ou diffusées par les distros et infokiosques présents sur le site
- des nouvelles ouvertures/fermetures d'infokiosques
- etc.
Abonnez-vous à notre Super-Bulletin en vous rendant ici.
Pour voir les bulletins précédents, c'est là.
Cet article a été publié initialement sur Paris-Luttes.info le 25 mai 2021. Il s'agit du super-bulletin n°46 d'Infokiosques.net, mis en ligne le 21 mai 2021.
21.05.2026 à 08:00
L'Union Communiste Libertaire et le collectif Stop Mine vous invite à la projection du film Drôle de Digue, l'occasion de de parler de l'extractivisme et des prédations colossales liée à l'industrie minière. Rendez-vous à le Jeudi 28 Mai à 19h30 à l'EDMP, 8 impasse Crozatier, Paris 12e ; projection à 20h00 suivie d'une discussion.
L'Union Communiste Libertaire et le collectif Stop Mine vous invite à la projection du film Drôle de Digue, l'occasion de de parler de l'extractivisme et des prédations colossales liée à l'industrie minière. Rendez-vous à le Jeudi 28 Mai à 19h30 à l'EDMP, 8 impasse Crozatier, Paris 12e ; projection à 20h00 suivie d'une discussion.
Le groupe local Paris Nord Est de l'Union Communiste Libertaire vous invite à une projection-débat autour du film Drôle de Digue de Bernard Richard. Ce film retrace le travail de l'Association pour la Dépollution des Anciennes Mines de la Vieille Montagne, qui lutte depuis 2011 dans les Cévennes contre les nuisances laissées par une mine fermée dans les années 1970. Cette projection, organisée en collaboration avec le Collectif Stop Mines, sera l'occasion de parler de l'extractivisme et des prédations colossales liée à l'industrie minière.
Rendez-vous à le Jeudi 28 Mai à 19h30 à l'EDMP, 8 impasse Crozatier, Paris 12e ; projection à 20h00 suivie d'une discussion.
21.05.2026 à 08:00
Projection de courts métrages du Sudanese Film Groupe et discussion en présence de Hana Suliman (directrice exécutive du Sudanese Film Group) et Suhaib Gasmelbari, réalisateur de Talking about three
Projection de courts métrages du Sudanese Film Groupe et discussion en présence de Hana Suliman (directrice exécutive du Sudanese Film Group) et Suhaib Gasmelbari, réalisateur de Talking about three
Cette soirée et la tournée qui va suivre, est née de la rencontre avec le réalisateur Suahib Gasmelbari lors de la projection de son film Talking about three, à La Parole Errante. Les courts métrages proposés ont été realisés par les membres fondateurs du Sudanaise Film Group, dont on suit les péripéties dans Talking about trees.
Le SUDANESE FILM GROUP, fondé en 1989, ambitionnait de créer un cinéma authentiquement local, reflétant le quotidien des gens ordinaires et remettant en question les systèmes de pouvoir enracinés dans un pays marqué par des décennies de colonialisme, de guerre civile et d'instabilité politique. Formellement radicaux et thématiquement incisifs, ces courts métrages des membres fondateurs Eltayeb Mahdi, Ibrahim Shaddad et Suliman Mohamed Ibrahim Elnour emploient un langage cinématographique qui leur est propre pour aborder les thèmes de l'exploitation économique, de l'impérialisme, des abus de pouvoir et de la désillusion postcoloniale. Bien que les ambitions du groupe aient rapidement été contrariées par la dictature d'Omar el-Béchir, les films qu'ils ont laissés constituent une puissante affirmation de l'indépendance créative et du cinéma comme forme de résistance politique, un héritage exploré dans le documentaire de Suhaib Gasmelbari Talking about trees.
Ouverture porte 19h30.
Début projections/discussion 20h
Projections en présence de Hana Suliman, directrice exécutive du Sudanese Film Group, et du réalisateur Suahib Gasmelbari.
WA LAKIN ALARDH TADUR - It Still Rotates, Yemen 1978, 18 Min de Suliman Mohamed Ibrahim Elnour
La révolution yéménite sous l'objectif du cinéaste soudanais qui dépeint la vie quotidienne dans une école nouvellement créée pour les Bédouins dans le désert du Yémen.
AL MAHATTA - The Station, Sudan 1989, 15 Min de Eltayeb Mahdi
Soudan, fin des années 1980. Les habitants traversent le désert à pied ou parcourent de longues distances en voiture ou en camion. Eltayeb Mahdi relate des rencontres à l'un des principaux carrefours entre la capitale Khartoum, au centre du pays, et Bur Sudan, sur la mer Rouge.
JAMAL - A Camel, Sudan 1981, 13 Min de Ibrahim Shaddad
Un récit de la vie d'un chameau, qui se déroule en grande partie dans une petite pièce sombre : un moulin à sésame.
Buvette et petit buffet sur place.
(et si vous ne pouvez pas venir le 28 à La Parole Errante, c'est possible de voir les films le lendemain au cinéma La Clef !)

20.05.2026 à 20:00
AG mensuelle pour l'organisation de la Mad Pride Autonome Paris-banlieue 2026 en visio 21/05 à 13h (lien par mail)
19.05.2026 à 09:00
Conférence gesticulée « Je t'aime camarade, manifeste pour des organisations militantes plus joyeuses » de Florence P
Rubrique «À LIRE AILLEURS»