30.08.2026 à 08:00
Ce document veut analyser l'ascension du populisme et du racisme utilisés par Kaïs Saïed et parmi la population en Tunisie. Déjà, avant et pendant son accession aux rennes de l'État, le président en Tunisie, s'était rendu populaire en se présentant d'abord comme proche des travailleurs et de la population, et en ayant fait de l'anti-élite et la lutte contre la corruption son principal, voire son unique, axe politique.
Ce document veut analyser l'ascension du populisme et du racisme utilisés par Kaïs Saïed et parmi la population en Tunisie. Déjà, avant et pendant son accession aux rennes de l'État, le président en Tunisie, s'était rendu populaire en se présentant d'abord comme proche des travailleurs et de la population, et en ayant fait de l'anti-élite et la lutte contre la corruption son principal, voire son unique, axe politique.
Pour rappel, la population tunisienne avait déjà dans son histoire mené un soulèvement, à savoir la révolution du jasmin du 17 Décembre 2010 au 14 Janvier 2011 qui a culminé sur la fin du règne de feu le dictateur Zine el-Abidine Ben Ali, donc au règne d'un tyran. Déjà cela. Mais cette révolte s'était arrêtée par son déraillement avec la mise en place d'un gouvernement transitoire qui, en pratique, a dépossédé les travailleurs et la population de leur destin et donc finalement de leurs capacités de prendre des décisions politiques.
Une grande partie des travailleurs en Tunisie s'étaient régulièrement mobilisés contre tous les nouveaux gouvernements « post révolution » de « l'après Ben Ali » qui ont suivi, sachant qu'ils n'avaient promis que faux espoirs et chimères. C'était alors dans ce contexte-là que Kaïs Saïed avait saisi l'opportunité de se mettre en avant (avec la complicité d'une partie de la bourgeoisie) pour se présenter comme le champion de la logique anti système et contre la corruption puis d'accroître progressivement sa popularité et son influence.
Avec ce populisme, Kaïs Saïed est rapidement devenu, au début et en l'espace d'une dizaine d'années, une figure de « sauveur du peuple » tunisien. Et cette image s'est consolidée lorsqu'il a remporté l'élection présidentielle tunisienne de 2019 avec une large victoire en se présentant comme un candidat anti-élite, proche des travailleurs et du peuple, extérieur aux partis traditionnels, islamistes, démocrates, etc…ainsi qu'étranger aux magouilles.
Mais progressivement, sa politique devint de plus en plus autoritaire. Et pour cause, en 2021, il a suspendu le Parlement et concentré ses pouvoirs pour imposer en 2022 une nouvelle constitution lui confirmant les pleins pouvoirs.
À partir de là, ce seront plusieurs opposants qui seront arrêtés. En 2023, plusieurs figures de l'opposition de tout bord politique ont été arrêtées et jugées dans des affaires dites de « complot contre la sûreté de l'État » et via leur procès en 2025, certains ont même été condamnés à de très lourdes peines, allant jusqu'à plus de 20 ans de prison, ce qui est du jamais vu depuis la chute de feu le tyran Ben Ali.
L'organisation et la contestation par les travailleurs en Tunisie devant ces mesures autoritaires commencent alors à monter. Et sachant que son pouvoir était susceptible de vaciller tôt ou tard, ce président Kaïs Saïed a alors lancé (d'ailleurs également sur recommandation de certains de ses parrains de l'Occident) une politique démagogique raciste et anti-immigration visant les migrants africains Subsahariens. Et avec le support de la bourgeoisie nationale, cette politique cherche à la fois à diviser les travailleurs et la population et à détourner la colère des classes populaires vers une haine raciste pour casser le potentiel de contestation, mettre au pas la population pour qu'elle ne bronche pas, étant focalisée sur le faux problème de l'immigration subsaharienne, et ainsi aider à renforcer davantage l'image respectable de ce pouvoir brutal. Ainsi, en plus des expulsions, cette politique raciste s'est accompagnée de vagues d'arrestations policières, de mise en examens et d'emprisonnement de militants ou de personnalités antiracistes et outre les expulsions, d'abandons dans le désert, ce qui est criminel ! C'est inhumain, en plus d'être destiné à mettre au pas la population, d'autant plus que ces migrants sont des personnes qui passent par la Tunisie de manière temporaire dans l'espoir de rejoindre l'Europe pour espérer (d'ailleurs très souvent sans succès) une vie meilleure suite aux dégâts causés dans leurs pays à cause des dictatures placées par les grandes puissances si ce n'est pas par ces dernières elles-mêmes.
Cette montée du racisme dans la culture et la mentalité « populaire » est la suite logique de cette politique gouvernementale populiste. C'est également lié au nationalisme et au patriotisme, tous les deux forts en Tunisie, car en parlant en terme de « peuple » et en réduisant tout à une identité nationale » homogène imaginaire et fantasmée voire élucubrée, on alimente une logique qui mène forcément à une vision de boucs émissaires, donc au racisme, avec le culte du chef, avec un président présenté comme le « porteur de la nation » et « celui qui redresse la nation ». Et partant de là, les travailleurs, les jeunes, les populations, etc…qui ne correspondent pas à ces critères identitaires et « nationaux » sont alors désignés comme des « ennemis », ou comme une « cinquième colonne complotant », soit, ce sont les bouc émissaires idéaux à accuser d'être les responsables de la misère sociale et des problèmes que le pays connait, et à mettre à l'écart. Puis, à cette fin, tout devient permis.
Pour notre part, militant socialistes libertaires et anarchistes, nous disons qu'il n'y a AUCUN complot que ce soit, et quant aux problèmes que nous connaissons, nous savons très bien d'où ils viennent et au demeurant qui sont les véritables ennemis : ce sont les ennemis de la classe des travailleurs, à savoir les classes parasitaires, incarnées par la bourgeoisie, les maîtres capitalistes, les agents hiérarchiques du système capitaliste étatique et les hauts fonctionnaires, etc…. Ainsi, toute la rhétorique versée n'est que du poison employé pour détourner la colère sociale et faire oublier aux travailleurs la nécessité de s'unir et de contester le système capitaliste et ses instruments qui non seulement nous enferment et nous tiennent en laisse, castrent nos libertés, etc….mais qui sont aussi justement à l'origine de nos problèmes, des malheurs causant les déplacements de populations, etc…..
La seule réponse est donc d'abord, en plus d'expliquer patiemment la source de nos malheurs, de refuser ensuite ces politiques menant aux divisions pour mieux régner, permettant à nos maîtres de dormir tranquille, et à partir de là, de reconstruire la solidarité entre tous les travailleurs, qu'ils soient « nationaux » ou étrangers, légaux comme « clandestins », d'autant plus que PERSONNE n'est illégal, la Terre appartenant à tous les humains. Tant que les exploités resteront divisés, le pouvoir et la classe dominante continueront de régner, et vice versa.
C'est pour cela que le salut réside avant tout dans la mise d'un terme à ce système pourri et décadent qu'est le capitalisme, et cela signifie en finir avec le capitalisme et l'État et mettre en place le socialisme libertaire sans État ni capitalisme ni système monétaire, pour concrétiser une véritable libération sociale et politique. C'est donc aussi de faire la révolution pour cela et ainsi achever la révolution du 17 Décembre 2010 – 14 Janvier 2011, qui n'était qu'un début et devait continuer, la chute de Ben Ali n'étant pas une fin en soi.
Ni État Ni capitalisme ! Mort au capitalisme, à l'État et à ses instruments (forces répressives, système monétaire, etc…) et au racisme !
A bas les agressions et les pogroms et les préjugés y compris « populaires » contre les migrants !
Abrogation des barrières sur les migrations et des frontières, qui condamnent justement les populations à la clandestinité !
Les États, nations et frontières n'ont rien de naturel car la Terre appartient aux humains !
Liberté de circulation et d'installation pour tous où bon lui semble, peu importe la nationalité !
Vive l'unité de classe, la révolution sociale libertaire et la mort du capitalisme !
ASR
30.08.2026 à 08:00
Semaine d'action pour Gino !
Semaine d'action pour Gino !
Il y a quelques jours, la justice française a décidé que l'antifasciste Gino devait être extradé vers l'Allemagne. Un pourvoi en cassation a été déposé par ses avocats, laissant un délai de 40 jours pour statuer définitivement. Cette extradition qui pourrait entraîner une peine de plusieurs années de prison en Allemagne, voire une nouvelle extradition vers la Hongrie, où l'antifasciste Maja est actuellement incarcérée dans des conditions alarmantes.
Cette décision s'inscrit dans la criminalisation croissante de l'antifascisme, alors même qu'on assiste à une résurgence des forces fascistes et réactionnaires à travers l'Europe. Partout, les antifascistes sont poursuivis, réprimés, emprisonnés parce qu'ils s'opposent de manière conséquente à cette situation. En prenant une telle décision, les autorités françaises participent pleinement à la criminalisation de l'antifascisme.
Face à cette situation, la solidarité est notre meilleure arme pour renforcer notre résistance contre l'État et sa répression ! Nous avons le pouvoir de l'empêcher en agissant !
Nous appelons à une semaine d'action du 30 août au 6 septembre !
Organisons des actions devant les ambassades et consulats allemands et français, distribuons des tracts, collons des affiches et menons toute autre action pour soutenir Gino et tous les antifascistes !
Solidarité avec Gino !
Solidarité avec tous les antifascistes emprisonnés !
#FreeAllAntifas
A l'appel du Comité Solidarité Budapest, Secours Rouge International, Plateforme Voix des Prisonniers, Free All Antifas – Italy

30.08.2026 à 08:00
Exposition d'affiches collectives : typographie, linogravure, sérigraphie, monotypes, peinture et marbrure accompagné par les notes de l'Orchestre Nobis. Impression en direct.
Exposition d'affiches collectives : typographie, linogravure, sérigraphie, monotypes, peinture et marbrure accompagné par les notes de l'Orchestre Nobis. Impression en direct.
La Parole Errante accueille une nouvelle fois l'exposition d'affiches collectives, Propagation imprimée. Les affiches réalisées cet été 2026, en typographie, linogravure, sérigraphie, monotypes, peinture et marbrure investiront la Grande salle de La Parole Errante.
Et les notes de l'Orchestre symphonique Nobis voyageront dans cet espace redessiné.

"Bonjour a toustes,
depuis que 2026 est le nouveau 1984, le permis de tuer pour les flics, la loi RIPOST, la loi d'orientation agricole et autres oppressions en tous genres au profit de la bourgeoisie et de ses intérets, les canicules mortiferes, les feminicides, les meurtre homophobes et racistes, s'enchaînent à toute vitesse.
On trouve que tout ça constitue toujours plus de bonne raisons d'écrire. Écrire sur du papier, sur les murs, sur les couverture des Closer de la salle d'attente de ton kiné, sur les abris bus, les manches de caddies du carrefour du coin de la rue, les affiches du puy du fou, les smartbox ; à l'aide d'un stylo, d'encre, de peinture, de la pointe de tes clefs, de javel, d'une craie, de blanco et tant d'autre. Écrire pour dire notre feu qu'on ravale trop souvent, la rage qu'on a au ventre et qui nous brûle de l'intérieur.
Nous on a choisi l'encre et les presses pour faire des affiches à coller dans la rue, dans tes toilette ou dans le salon de ta·on voisin·e. C'est donc pour ça que tu es invité·e le 12 septembre à la Parole Errante pour t'en inspirer et surtout reproduire chez toi et partout ailleurs, avec ou sans fautes, parce que toustes celleux qui ont la capacité d'agencer des lettres qui forment les sonorités d'un message sont invité·es à le faire.
Si le contenu orthographique de ce mail te derange, n'hesite pas a mettre du blanco, ratturer ou bien tirer une balle dans l'ecran de ton ordinateur de maniere absolument necessaire et strictement proportionée*
* extrait de la Proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale, visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions le 7 juillet 2026, T.A. n° 328.
Vive l'impression non numérique engagée et libre.
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Violemment tienne,
l'équipe des rêves"

Ouverture à 14h - Fermeture 21h59
Exposition, impressions en direct
18h Concert de l'Orchestre Nobis
Entrée libre.
Petite restauration sur place. (Vous pouvez aussi amener de quoi grignoter )
Et encore et toujours : FREE GINO, FREE ZAID !
29.08.2026 à 18:28
Noël Godin, celui qui maîtrisait l'art de ridiculiser les puissants, vient de s'éteindre le 23 août 2026, après 80 ans de franche rigolade. Né à Liège, il est le fondateur d'un mouvement novateur et drôle : celui des anarcho-pâtissiers. Son slogan ? « Entartons les pompeux cornichons ». Son principe ? Détruire l'ego des personnalités arrogantes, réactionnaires, riches, de manière non-violente mais directe.
Noël Godin, celui qui maîtrisait l'art de ridiculiser les puissants, vient de s'éteindre le 23 août 2026, après 80 ans de franche rigolade. Né à Liège, il est le fondateur d'un mouvement novateur et drôle : celui des anarcho-pâtissiers. Son slogan ? « Entartons les pompeux cornichons ». Son principe ? Détruire l'ego des personnalités arrogantes, réactionnaires, riches, de manière non-violente mais directe.

La scène reste encore aujourd'hui mythique, et elle a enterré la carrière de l'imposteur Bernard-Henri Lévy. Nous sommes en 1985, lors d'une émission en Belgique : le jeune philosophe impérialiste à la chemise ouverte était en pleine ascension, bénéficiant d'une médiatisation indécente pour étaler ses platitudes. Il reçoit soudain une tarte à la crème en pleine face, en direct. L'auteur de l'attentat pâtissier se nomme Noël Godin, dit Georges le Gloupier.
En réponse à cette farce, BHL, le visage couvert de crème, sort complètement de son personnage d'intellectuel raisonnable. Et pendant que l'entarteur est maintenu au sol par des agents de sécurité, il crie, le visage plein de haine : « Lève-toi vite, ou je t'écrase la gueule à coups de talon ! » Pierre Desproges dira de cette scène qu'elle illustre « la vraie nature des cuistres ». Renaud en fera une chanson. Noël Godin qualifiera sa victime de « tête à tarte par excellence ». À travers cette scène, tout le monde a pu voir la lâcheté et la mégalomanie d'un personnage malfaisant qui se prend trop au sérieux.
Noël Godin, celui qui maîtrisait l'art de ridiculiser les puissants, vient de s'éteindre le 23 août 2026, après 80 ans de franche rigolade. Né à Liège, il est le fondateur d'un mouvement novateur et drôle : celui des anarcho-pâtissiers. Son slogan ? « Entartons les pompeux cornichons ». Son principe ? Détruire l'ego des personnalités arrogantes, réactionnaires, riches, de manière non-violente mais directe. De ridiculiser les hommes de pouvoir, les intouchables, avec des tartes. De cibler à coup de crème les dominants en répandant une « anarchie joyeuse » à même de sortir de l'impuissance. Un jet de chantilly venait briser la solennité et l'image de toute-puissance.
Noël Godin était passionné de cinéma, il empruntait à l'univers du cartoon, des sketchs, aux situationnistes et à l'activisme libertaire. Il commence son parcours dès 1968 sur les bancs de l'université, en déversant un pot de colle sur un enseignant connu pour ses idées réactionnaires. Il élabore ensuite, pendant près de 40 années, des plans millimétrés pour entarter des célébrités comme Nicolas Sarkozy, Patrick Bruel, Patrick Poivre d'Arvor, Jean-Luc Godard, des prêtres… Et devient la hantise des célébrités médiatiques et politiques.
Parmi ses gros coups : l'entartage en 1998 de Bill Gates, empereur de l'informatique à l'époque. Un employé de Microsoft l'informe que le patron de la multinationale arrive en Belgique, et lui confie son emploi du temps. Le Gloupier monte une équipe pour être sûr de ne pas le rater. Au moment prévu, trois personnes lancent chacune une tarte à la crème au visage du patron, qui court dans un bâtiment. Mais à l'intérieur, un quatrième anarcho-patisssier lui expédie une dernière tarte. La bande crie : « Entartons, entartons le polluant pognon ».
Autre réussite, l'entartage multiple de Nicolas Sarkozy en 1997. Un complice est envoyé pour demander un autographe à l'homme politique, qui rêve déjà d'être président, et lui administre une tarte au visage. Craignant d'être photographié couvert de crème, Sarkozy court vers un ascenseur, mais un entarteur l'attend à chaque étage ! Le politicien est escorté vers les toilettes par ses gardes du corps, et pense enfin pouvoir se sortir de ce traquenard. Sauf qu'une vingtaine de pâtissiers l'attendent à la sortie, et le couvrent à nouveau de chantilly. Sarkozy se nettoie une nouvelle fois, mais reçoit une dernière tarte en pleine tête pour conclure cette belle série.
Et BHL ? Godin ne comptait pas en rester là, et devient la cible principale. Le philosophe sera entarté pas moins de 10 fois par le Gloupier et ses équipes, sur plusieurs décennies. Le 10e attentat a lieu à Namur le 30 mai 2015. Une vingtaine de personnes lui envoient des tartes dans une église, malgré la présence de gardes du corps. BHL supplie, à bout de nerfs : « Non, y en a marre ! » Noël Godin dédie cette action au dessinateur satirique Siné, figure historique de Hara Kiri et Charlie Hebdo, qui avait été viré de l'hebdomadaire pour son soutien à la Palestine, et accusé d'antisémitisme. Une tarte atteint aussi le rappeur Doc Gynéco en direct à la télé, alors qu'il avait annoncé soutenir la candidature de Sarkozy.
Noël Godin écrit aussi beaucoup. Il contribue au journal Siné Hebdo, créé par son ami, où il rédige une chronique intitulée « L'Entarteur littéraire ». Avant cela, il publiait dans un magazine de cinéma belge, appelé « Les Amis du film », et piégeait ses chefs avec de fausses nouvelles, des critiques de faux films et de fausses interviews. Au fil de ses aventures, il fait aussi paraître plusieurs ouvrages, notamment « Crème et châtiment ».
Intarissable, il joue aussi dans 27 films, fréquente la bande de Groland, devient une véritable célébrité en France comme en Belgique, se déplace partout où ses camarades l'invitent. Il invente une langue et des expressions fleuries, faites de « flibusterie pâtissière », de « gloupinades » et de « youpitamment », c'est-à-dire : « de façon joyeuse ».
Noël Godin est passé à Nantes en 1996, invité par une bande d'anarchistes. Avec une soixantaine de complices, il organise un entartage géant de prêtres dans la cathédrale Saint-Pierre en pleine messe. Il inspirera plus tard d'autres jeunes nantais qui, dans les années 2010, entarteront le ministre Claude Allègre, puis enfarineront François de Rugy.
La dernière victime connue du Gloupier est le patron de la compagnie d'aviation Ryan Air, en 2023. Il envoie deux tarte dans le visage du PDG Michael O'Leary avant une conférence à la Commission Européenne, à Bruxelles. L'internationale pâtissière proclame : « Tant que vous nous inonderez avec du CO2, nous vous inonderons de crème fouettée ». L'entarteur avait atteint l'âge vénérable de 77 ans, mais il était toujours en pleine forme.
Noël Godin qui part, c'est aussi un peu d'une époque qui disparaît : sarcastique, légère comme la crème fouettée, et pleine de possibilités. Car il faut bien dire qu'il est devenu beaucoup plus difficile et risqué d'approcher une personnalité de pouvoir. À présent, les dominants ne se déplacent plus sans des escadrons de vigiles et de policiers, les caméras de surveillance sont omniprésentes, les portiques et autres sas de sécurité sont partout… Et quand une tarte parvient à atteindre un illustre visage, les gardes à vue, plaintes et procès sont systématiques, alors qu'elles étaient rares il y a quelques décennies.
Même le discours à changé : ce que les médias trouvaient amusant jadis est qualifié d'horrible violence. Plus les forts nous écrasent, plus ils dramatisent les rares offenses qui les visent. Rien ne doit abîmer l'apparence de puissance, et même la crème chantilly est criminalisée.
Le Gloupier n'est plus, mais l'anarcho-pâtisserie doit continuer à vivre.
Publié prcédemment :
https://contre-attaque.net/2026/08/25/mort-de-noel-godin-hommage-anarcho-patissier/
29.08.2026 à 08:00
Texte d'appel à un contre-congrès massif et déter à Orléans (village et manifestation anti-fascistes) et à des réunions publiques partout pour des transports collectifs vers Orléans.
Et résumé de la dernière réunion publique de la plateforme anti-fasciste Ciao Fachos.
Texte d'appel à un contre-congrès massif et déter à Orléans (village et manifestation anti-fascistes) et à des réunions publiques partout pour des transports collectifs vers Orléans.
Et résumé de la dernière réunion publique de la plateforme anti-fasciste Ciao Fachos.
PAS DE CONGRÈS POUR LE RN !
Les 24 et 25 octobre, le RN prévoit son congrès à Orléans, avec son meeting de lancement de campagne le 25. Des bus partiront de partout en France pour une démonstration de force du premier parti fasciste de France.
A chaque fois que le FN/RN remporte des victoires médiatiques ou politiques, il se normalise comme force politique et ses idées gagnent du terrain, en témoigne la loi "permis de tuer" pour la police et gendarmerie votée cet été. Ce parti alimente surtout la violence raciste, comme en juin dernier, dans une discothèque à Rodez, où on a entendu : « Marine au pouvoir, les Arabes à l'abattoir. »
Face aux dangers du fascisme, notre réponse doit être déterminée et massive.
Les manifestations qui ont eu lieu en juillet contre le congrès de l'AfD, parti fasciste allemand, ont rassemblé 20000 manifestant.e.s et doivent nous donner confiance : partout dans le monde, nous sommes la majorité ! Ensemble, nous pouvons infliger une lourde défaite au RN.
Plusieurs initiatives antifascistes sont en train de s'organiser à Orléans, notamment avec un village antifasciste le 24 et une manifestation nationale en direction du meeting le 25. Début septembre il y aura une réunion nationale inter-organisations pour finaliser toustes ensemble l'organisation de ce week-end de mobilisation antifasciste nationale.
Nous appelons aussi toutes les organisations qui le souhaitent à organiser des campagnes dans leurs quartiers, leurs villes et leurs villages pour appeler à manifester le 25 octobre à Orléans contre le meeting du RN.
Au sein de la plateforme Ciao Fachos, nous travaillons sur un kit de mobilisation (argumentaire, tract, affiche...) pour les accompagner.
Rejoignez-nous !
Tractages, collages, réunions publiques, transports collectifs, soirées de récoltes de fonds : soyons partout, et profitons-en pour empêcher le RN de tracter sur nos marchés et coller sur nos murs.
PAS DE CAMPAGNE ET PAS DE CONGRÈS POUR LES RACISTES !
Signataires :
AcaaB (Action citoyenne antiraciste antifasciste Beaucaire), AFA Annemasse, AG anti fasciste 72, Alternatiba Orléans, Amaars (Assemblée Morbihan (Est) Antifasciste Antiraciste Rurale et Solidaire), ATTAC 45, Ciao Fachos, Collectif antifasciste Orléans, Collectif antifasciste Paris 20e, Contrevents (Côtes d'Armor), CRAAAME (Collectif Rêvolutionnaire Autonome Anarchiste Anti-fasciste du Mans et des Environs), G.E.L 72 (Groupe Étudiant Libertaire Sarthe), Gentilly Antifasciste Antiraciste, GRIF (Groupe Radical Intersectionnel Féministe) Orléans, ORA (Orléans Riposte Antifasciste), Organisation de Solidarité Trans (OST), OST Orléans, Riposte Antifasciste Marseille, Riposte Populaire, Soulèvements de la Terre Orléans, Sound of Sudan, Suresnes Antifa Antiraciste, TAF (Tours AntiFasciste)

Texte alternatif décrivant l'affiche :
Visuel avec gros message « Pas de congrès pour le RN »
On voit une foule de bras qui font des siamo tutti antifascisti
Deux pancartes « Orléans 24 - 25/10 » et « mobilisations antifa »
Des drapeaux antifasciste, LGBTQIA+ et palestinien sont brandis
RÉSUMÉ DE LA RÉUNION PUBLIQUE DU 6 AOÛT DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS
Une participation massive !
70 participant·e·s, 33 organisations, dont 5 d'Orléans / du Loiret et 3 organisations nationales (VISA, ASSO Solidaires, Solidaires étudiant·e·s)
Et ça début août, une franche réussite qui annonce d'importantes victoires (et défaites pour les fascistes !)
Préparation inter-orga
Après avoir présenté pourquoi c'est important et vital de s'opposer au Rassemblement Nazional, nous avons présenté la situation du congrès / meeting du RN à Orléans et d'où en est la préparation de la mobilisation anti-fasciste nationale !
Nous avons discuté stratégie et amendé une proposition de visuel d'appel à se mobiliser les 24 et 25 octobre à Orléans depuis partout.
Continuons à préparer la défaite du RN !
Ensemble nous avons décidé de créer des groupes inter-orga pour organiser
Coordonnons toutes les échelles locales et globales
Dans chaque ville et village, nous avons besoin de faire des réunions publiques pour présenter les enjeux majeurs du contre-congrès, organiser des transports collectifs et récolter de l'argent pour les financer !
Se mobiliser localement en assemblées publiques et en inter-orga, pour s'opposer au congrès et au 1er meeting du RN à Orléans c'est monter en puissance pour s'opposer localement aux réunions, tractages, collages du RN.
Prochaines réunions
Le 1er septembre il y aura une réunion inter-orga unitaire nationale pour se coordonner sur les actions des 24 et 25 octobre à Orléans (village et manifestation anti-fascistes). Pour que votre orga y participe vous pouvez nous contacter !
La prochaine réunion publique de Ciao Fachos, pour informer des avancements de cette mobilisation nationale et pour donner des outils de mobilisation locale, sera le Dimanche 6 Septembre à 18h30 en visio via ce lien : https://bbb.faimaison.net/rooms/xb9-1lb-jdo-kts/join

Texte alternatif décrivant le visuel :
Dix-neuvième congrès du RN. Orléans 24 et 25 octobre 2026.
Détournement du visuel du RN, en barrant les visages de Jordan Bardella et Marine Le Pen et en remplaçant "victoire" par "défaite" dans leur slogan, ce qui donne : « Une nouvelle étape vers la défaite de 2027 ! ».
Résumé de la réunion publique du 6 août.
Ciao Fachos.
OUTILS DE COMMUNICATION DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS
Nous vous invitons vivement à partager ces informations partout, à nous rejoindre et à participer au contre-congrès de multiples manières possibles !
CIAO FACHOS
28.08.2026 à 08:00
Le samedi 5 septembre à 19h au Cirque Électrique, Place du Maquis du Vercors, 75020 aura lieu une soirée d'information sur la mobilisation contre pesticides prévue le 3 octobre près de l'usine Syngenta dans l'Eure
Le samedi 5 septembre à 19h au Cirque Électrique, Place du Maquis du Vercors, 75020 aura lieu une soirée d'information sur la mobilisation contre pesticides prévue le 3 octobre près de l'usine Syngenta dans l'Eure
Les pesticides tuent, de plus en plus et depuis bien trop longtemps ! Le 3 octobre 2026, nous, paysan·nes, travailleurs et travailleuses agricoles, personnes malades et habitant·es de territoires contaminés convergeront vers le site de Syngenta à Saint-Pierre-la-Garenne, dans l'Eure. Nous y appelons à une manifestation massive pour dénoncer les ravages de l'industrie agrochimique et obtenir la mise à l'arrêt de ce site majeur, emblématique de l'impunité dont bénéficient les multinationales qui nous empoisonnent. Simultanément, des mobilisations auront lieux sur plusieurs autres continents pour dire « Pesticides, Syngenta, ni ici ni ailleurs ! »

Le 1er teaser vidéo de la mobilisation
Les pesticides sont à l'origine d'une véritable épidémie de cancers, en premier lieu chez les travailleurs et travailleuses agricoles. Les quelques multinationales qui en tirent profit intoxiquent toujours plus les terres et les populations. Depuis des années, nous accumulons pourtant les preuves, les alertes et les combats : dossiers de reconnaissance de maladies professionnelles, recours juridiques, enquêtes de terrain, rassemblements devant des points de captage d'eau pollués, manifestations, accompagnement des personnes contaminées... Pourtant, nous ne sommes toujours pas entendu.es. Alors que les scandales sanitaires à ce sujet se multiplient, les pouvoirs publics et les instances européennes continuent de favoriser un modèle agricole soumis aux pesticides et de légiférer en ce sens. Ils installent ainsi une insécurité chimique sur la population entière, C'est pourquoi nous avons engagé une campagne d'actions pour désarmer les infrastructures de production des pesticides sur nos territoires et promouvoir une autre agriculture.
L'appel à mobilisation complet, les raisons de viser ce site et nos 10 exigences concrètes pour sortir des pesticides et défendre une agriculture paysanne
Merci pour tout relais dans vos réseaux et autres initiatives pour faire du 3 octobre une mobilisation majeure pour en finir avec les pesticides.
À l'appel de la Confédération paysanne, Cancer Colère, le CSVPO (collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest), les Soulèvements de la terre.
Avec le soutien d'organisations syndicales, paysannes, décoloniales, écologistes, culturelles...
Rubrique «À LIRE AILLEURS»