20.02.2026 à 08:00
SOIREE EN SOLIDARITE POUR WALLMAPU
(territoire ancestral du peuple Mapuche - Argentine/Chili) !
>> Au CICP (21ter Rue Voltaire, 75011 Paris)
>> Vendredi 27 février à partir de 18h30
SOIREE EN SOLIDARITE POUR WALLMAPU
(territoire ancestral du peuple Mapuche - Argentine/Chili) !
>> Au CICP (21ter Rue Voltaire, 75011 Paris)
>> Vendredi 27 février à partir de 18h30
19h
Documentaire :
« Le combat des femmes indigènes contre le terricide »
Film qui a accompagné la sortie du livre en France « Terricide », de l'activiste mapuche Moira Millán.
(réalisé par Silvina Stirnemann / pour les éditions Des Femmes)
19h30
Échange :
Les Méga-feux, une menace existentielle, un choix du progrès ?
avec Mireille Fanon-Mendès France de la fondation Frantz Fanon

Film "Le combat des femmes indigènes contre le terricide"
Réalisé par Silvina Stirnemann assistée para Maria Luisa Muller, pour les éditions Des femmes-Antoinette Fouque
Production : Des femmes filment, 32 mn , 2025.
Pour accompagner la sortie son livre « Terricide », l'activiste argentine Moira Millán nous a invitées à la Rencontre Plurinationale des Femmes et des Diversités à Bariloche en Patagonie, à l'automne 2023, pour réaliser une série d'interviews filmées auprès de femmes mapuche qui se battent pour la défense de leurs territoires.
Elles nous parlent de la longue lutte pour la récupération et la sauvegarde des territoires ancestraux, de leur cosmologie, de leur respect pour le vivant et pour la terre, menacée par l'avancée en force des intérêts nationaux et étrangers sur les minéraux, la spéculation immobilière et l'appropriation de l'eau douce.
Criminalisés depuis toujours, accusés de terrorisme aujourd'hui, ces gardiens de la nature et du vivant, les mapuche, mènent une lutte inégale face à une violente répression qui puise ses racines dans le racisme inhérent aux colonisateurs espagnols d'abord, et aux oligarques et immigrants blancs européens ensuite.
Leur existence est constamment en danger, leurs droits sont violés, soit à travers des procès montés de toute pièce suivis des condamnations par usurpation, soit par des procédures d'expulsion, suivis d'emprisonnements illégaux et même des morts. L'histoire des peuples indigènes en Argentine, comme ailleurs, est un long chemin de souffrances, de discrimination et d'invisibilisation, mais aussi un chemin de lutte inébranlable pour le Bien Vivre de tous.
Grâce au soutien de :
ACAF
CSIA-Nitassinan
TEJE
L'Alliance des femmes pour la démocratie
Argentina en Lucha en París
France Amérique Latine (FAL)
Wiphala France
Terre et Liberté Wallmapu
Tribuna Latina (Radio Libertaire)
Association Donde Estan France
Alerta Feminista
Attac
Semillas Latinas
Fondation Danielle Mitterrand
Les soulèvements IDF
Vendredi 27 février à partir de 18h30
Au CICP (21ter Rue Voltaire, 75011 Paris)
EN SOLIDARITE POUR WALLMAPU !
(territoire ancestral du peuple Mapuche - Argentine/Chili) !
20.02.2026 à 08:00
Manifestation Justice pour El Hacen Diarra, assassiné par la police le 14 janvier 2026 devant son foyer dans le 20e arrondissement.
Manifestation Justice pour El Hacen Diarra, assassiné par la police le 14 janvier 2026 devant son foyer dans le 20e arrondissement.
Manifestation Samedi 21 février, à 14h, du métro Barbès au ministère de l'Intérieur
Devant son foyer, dans le 20e arrondissement. Violemment interpellé. Étranglé. L'autopsie révèle une fracture du cartilage thyroïde, des signes d'étranglement.
Aujourd'hui, les policiers responsables patrouillent toujours dans nos rues pour intimider les habitant·e·s et le ministre de l'Intérieur Nuñez a déclaré qu'il ne suspendrait pas les policiers. Seule notre mobilisation à tous et toutes pourra imposer la justice.
Ce n'est pas la première fois que la police du 20e tue, mutile, viole et humilie :
En 2007, Lamine Dieng est étouffé dans un fourgon de police, menotté avec 5 policiers sur son dos pendant 30 minutes. Comme El Hacen, Lamine criait qu'il ne pouvait pas respirer. Non-lieu. Aucun policier n'est condamné !
Entre 2019 et 2020, cinq femmes et une mineure ont subi des agressions sexuelles au sein du commissariat du 20e. Si le policier a été condamné, sa peine a été réduite à du bracelet électronique pour qu'il puisse "continuer son travail".
En 2023, Safyatou, Salif et Ilan, 17, 13 et 14 ans sont renversés VOLONTAIREMENT par une voiture de police. Chacun d'entre eux a été gravement blessé et traumatisé, leurs rêves d'avenir brisés. 3 ans plus tard, toujours pas de justice. L'impunité est totale !
Ils s'appelaient Moussa Bradai (2002), Zyed Benna et Bouna Traoré (2005), Lamine Dieng (2007), Hakim Ajimi (2008), Ali Ziri (2009), Wissam El-Yamni (2012), Amine Bentounsi (2012), Babacar Gueye (2015), Adama Traoré (2016), Shaoyao Liu (2017), Brahim Moussa (2018), Gaye Camara (2018), Sabri Choubi (2020), Claude Jean-Pierre (2020), Souheil El Khalfaoui (2021), Boubacar et Fadjigui (2022), Nahel Merzouk (2023), Alhoussein Camara (2023), Sulivan (2024)... et tant d'autres en France et dans les territoires colonisés.
De George Floyd à El Hacen Diarra, toujours le même cri : "Je ne peux pas respirer". La même violence raciste d'État. Le même système d'impunité qui tue.
Il n'y a pas de "bavures" : c'est un système qui tue les personnes racisées, les immigrées, les plus précaires. La police est un instrument de soumission à l'ordre raciste : gardes à vue pour briser nos jeunes, amendes pour appauvrir, violences pour soumettre, contrôles au faciès pour humilier, rafles pour expulser.
Ce combat nous concerne tou·te·s, parce qu'une société qui tolère qu'on blesse et qu'on assassine nos enfants, nos amis, nos cousin.e.s et nos frères et sœurs dans la rue ou dans un commissariat est une société où personne n'est en sécurité.
Nous ne serons JAMAIS en sécurité avec une police qui tue, avec un gouvernement qui hiérarchise les vies selon les origines et les religions. Nous ne serons JAMAIS en sécurité tant que l'impunité perdure.
La vraie sécurité, c'est la justice, c'est l'égalité des droits.
Nos revendications :
Nous refusons l'oubli. Nous refusons l'impunité. Quand une famille gagne, toutes les familles gagnent !
→ Manifestation unitaire le 21 février à Barbès (PARIS) et le 14 mars dans toute la France,
→ Pression sur tous les candidat·e·s aux élections,
→ Présence aux audiences et aux procès pour soutenir les familles,
→ Organisation d'événements de soutien pour permettre aux familles de se battre,
→ Solidarité partout : protégeons nos quartiers et surveillons la police.
Justice et vérité pour El Hacen ! Justice et vérité pour toutes les victimes ! Égalité des droits pour tous et toutes ! Pas de justice, pas de paix !
Comité Justice et Vérité pour El Hacen Diarra. Avec le soutien de la famille d'El Hacen, des résidents du foyer des Mûriers, du Comité Vérité et Justice pour Safyatou, Salif et Ilan, du Comité Vérité et Justice pour Lamine Dieng, du Réseau d'Entraide Vérité et Justice, de la Marche des Solidarités, du Collectif pour l'Avenir des Foyers.
20.02.2026 à 08:00
Bérénice Hamidi et Gaëlle Marti seront les invitées de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris), le vendredi 6 mars à 19h30 à l'occasion de la sortie du nouvel ouvrage qu'elles ont dirigé « Faire face aux violences sexistes et sexuelles » aux éditions des Presses Universitaires de Vincennes. Ce sera également l'occasion de présenter l'ouvrage « Le viol, notre culture » de Bérénice Hamidi, paru l'année dernière aux éditions du Croquant.
Bérénice Hamidi et Gaëlle Marti seront les invitées de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris), le vendredi 6 mars à 19h30 à l'occasion de la sortie du nouvel ouvrage qu'elles ont dirigé « Faire face aux violences sexistes et sexuelles » aux éditions des Presses Universitaires de Vincennes. Ce sera également l'occasion de présenter l'ouvrage « Le viol, notre culture » de Bérénice Hamidi, paru l'année dernière aux éditions du Croquant.

Présentation des ouvrages par la maison d'édition :
Faire face aux violences sexistes et sexuelles :
Un livre essentiel, à la fois témoignage et guide, qui dévoile le continuum des violences sexistes et sexuelles. En croisant les voix de chercheur·es, expert·es, artistes et personnes concernées, il ouvre des pistes concrètes pour comprendre, prévenir et agir collectivement.
Les violences sexistes et sexuelles ne sont pas l'exception. Elles sont la règle cachée. De la « blague » humiliante aux féminicides, elles forment un continuum soutenu par nos institutions, nos imaginaires et nos silences. Elles touchent toutes les sphères de nos existences - famille, école, travail, culture, etc. Et détruisent des millions de vies. Tant que nous continuerons à les considérer comme des faits divers isolés et non comme une réalité structurelle et protéiforme, les choses ne changeront pas.
Chercheur·es, militant·es, professionnel·les de la justice et du soin, artistes et personnes concernées croisent ici leurs regards et leurs voix, pour comprendre les mécanismes de ces violences et ouvrir des pistes pour changer les représentations et repenser les prises en charge : trouver les mots, construire de nouveaux récits, changer les lois, repenser les dispositifs judiciaires et thérapeutiques, imaginer d'autres formes de justice, de prévention et de réparation.
Car apprendre à voir et à dire ces violences, briser la culture de l'aveuglement et de l'excuse, interroger le rôle clé des témoins et les enjeux de l'impunité massive des agresseurs, ne peut être qu'un effort collectif.
Le viol notre culture :
Depuis #Metoo, une expression a émergé dans le débat public : culture du viol. Souvent mal comprise, elle ne signifie pas que nous vivons dans une société pro-viol. Elle désigne l'ensemble des représentations stéréotypées qui, tout en dénonçant le viol, invisibilisent, normalisent et érotisent des formes de violences dans les rapports sexuels et les relations hommes/femmes. Or, les productions culturelles jouent un rôle non négligeable dans la diffusion de ces représentations. Cet essai interroge donc le rôle des œuvres – toutes les œuvres, les grands classiques comme la pop culture – et explore les diverses stratégies esthétiques, explicites et implicites, qui façonnent nos imaginaires, nos regards et nos désirs. Pour sortir du déni, avec la conviction que de nouveaux modèles de relations sexuelles et affectives sont possibles.
19.02.2026 à 08:00
Vendredi 13 mars à 19h, dans le cadre du Mois Féministe, la Librairie Publico reçoit Camille Schmoll pour son livre « Les damnées de la mer. Femmes et frontières en Méditerranée »
Ce livre décline l'histoire des migrations en Méditerranée au féminin. Il refuse les clichés binaires qui opposent la migrante-victime à la migrante-héroïne pour adopter le point de vue de l'expérience des femmes : non sans tensions, l'autonomie qu'elles mettent à l'épreuve apparaît à la fois comme le support et l'horizon de leur projet migratoire
Vendredi 13 mars à 19h, dans le cadre du Mois Féministe, la Librairie Publico reçoit Camille Schmoll pour son livre « Les damnées de la mer. Femmes et frontières en Méditerranée »
Ce livre décline l'histoire des migrations en Méditerranée au féminin. Il refuse les clichés binaires qui opposent la migrante-victime à la migrante-héroïne pour adopter le point de vue de l'expérience des femmes : non sans tensions, l'autonomie qu'elles mettent à l'épreuve apparaît à la fois comme le support et l'horizon de leur projet migratoire
Longtemps, les femmes ont été absentes du grand récit des migrations. On les voyait plutôt, telles des Pénélope africaines, attendre leur époux, patientes et sédentaires. Il n'était pas question de celles qui émigraient seules. Elles sont pourtant nombreuses à quitter leur foyer et leurs proches, et à entreprendre la longue traversée du désert et de la Méditerranée.
Fondé sur une recherche au long cours, menée aux marges de l'Europe, en Italie et à Malte, ce livre est une enquête sur la trace des survivantes. Au fil des récits recueillis, il restitue leurs parcours, de déchirements en errance, de rencontres en opportunités. Entre persécutions, désir d'autonomie et envie d'ailleurs, les causes de leur départ sont loin d'être simples et linéaires.
Les Damnées de la mer offre ainsi une remarquable plongée dans leur vie quotidienne, dans des centres d'accueil où leur trajectoire est suspendue, dans l'attente d'une reconnaissance de cette Europe qui souvent les rejette. L'ennui et la marginalisation sont omniprésents. Mais ces femmes sont également résistantes et stratèges, à la recherche de lignes de fuite.
En restituant les multiples facettes de ces destinées, ce livre décline l'histoire des migrations en Méditerranée au féminin. Il refuse les clichés binaires qui opposent la migrante-victime à la migrante-héroïne pour adopter le point de vue de l'expérience des femmes : non sans tensions, l'autonomie qu'elles mettent à l'épreuve apparaît à la fois comme le support et l'horizon de leur projet migratoire.
Géographe, Camille Schmoll est directrice d'études à l'EHESS. Membre de l'Institut universitaire de France, de l'Institut convergences migrations et du laboratoire Géographie-cités, elle a fondé, avec Hélène Thiollet et Virginie Guiraudon, le Groupe international d'experts sur les migrations (GIEM).

19.02.2026 à 08:00
Le 12 février alors que Rima Hassan intervenait lors d'une conférence à l'IEP de Lyon, le groupe de « féministes » identitaires racistes Némésis accompagné de son service d'ordre ont tenté de s'introduire dans la conférence et de la perturber. A l'issue d'un affrontement avec des militants antifascistes, un des nationalistes finit à l'hôpital. Retour sur une mort prévisible, l'emballement médiatique qui s'ensuit et la nécessité de tenir une ligne antifasciste face à la vague brune qui s'annonce. Article initialement publié sur Rebellyon
Le 12 février alors que Rima Hassan intervenait lors d'une conférence à l'IEP de Lyon, le groupe de « féministes » identitaires racistes Némésis accompagné de son service d'ordre ont tenté de s'introduire dans la conférence et de la perturber. A l'issue d'un affrontement avec des militants antifascistes, un des nationalistes finit à l'hôpital. Retour sur une mort prévisible, l'emballement médiatique qui s'ensuit et la nécessité de tenir une ligne antifasciste face à la vague brune qui s'annonce. Article initialement publié sur Rebellyon
Le 12 février alors que Rima Hassan intervenait lors d'une conférence à l'IEP de Lyon, le groupe de "féministes" identitaires racistes Némésis accompagné de son service d'ordre ont tenté de s'introduire dans la conférence et de la perturber. Elles ont été repoussées en dehors de l'Université. Un peu plus tard un affrontement a éclaté entre les militants identitaires et des antifascistes. Les antifascistes ont fini par prendre l'avantage et plusieurs identitaires sont tombés au sol. Alors qu'il avait quitté la scène, l'un des nationalistes finit par perdre connaissance avant de se retrouver en état de mort cérébrale a l'hôpital.
Bien que nos joues soient sèches, il n'y a aucune satisfaction a tirer d'un tel événement tragique. La mort de Quentin D. est le résultat symptomatique d'une situation extrêmement tendue depuis des années à Lyon. La ville est connue pour être un bastion de l'extrême droite, favorisé par l'implantation historique d'une bourgeoisie catholique réactionnaire. Elle a vu pululer au fil du temps nombre de groupuscules d'extrême droite de différentes obédiences (royalistes, identitaires, catholiques traditionalistes, nationalistes-révolutionnaires etc ...). Depuis, ces groupes ont commis de nombreuses attaques, que ce soit en s'attaquant à des rassemblements de gauche, à des locaux d'organisations ou en commetant des agressions racistes ou homophobes. Ces violences, exercées par les militants-es de ces groupes, sont consubtantielles à la nature du projet politique d'extrême droite qu'ils portent : le nationalisme, le racisme, le masculinisme, bref le maintien de la hiérarchie sociale et la suprémacie blanche.
Pour en faire une rapide liste rien que ces dernières années à Lyon :
Face à cela les militants-es progressistes et a fortiori les révolutionnaires, ne croyant pas au recours a l'État ni à sa police qui se contente de protéger l'ordre établie, ont toujours répondu par l'autodéfense populaire et l'organisation antifasciste. Cette autodéfense n'est pas une fin en soi, c'est une première mesure nécessaire pour faire face à l'extrême droite mais elle doit forcément s'accompagner de la construction d'un horizon révolutionnaire d'émancipation désirable afin de contrecarrer la tentation fasciste. Elle passe par le fait de connaitre l'extrême droite et ses courants, de former les gens a les reconnaitre, de contrecarrer leur propagande, d'organiser les solidarités mais aussi par le fait de savoir se défendre physiquement face à eux et de les empêcher de s'organiser.
La violence antifasciste n'existe qu'en réponse à celle de l'extrême droite. C'est l'extrême-droite qui définit le niveau de violence et pas l'inverse. Par exemple dans l'histoire, face à l'arrivé au pouvoir d'une dictature militaire les antifascistes ont du prendre les armes pour lutter. Aujourd'hui, face à des militants nationalistes entraînés à se battre, les antifascistes leur font face dans la rue. Au delà de la violence, à d'autres moments historiques ou sur d'autres territoires où l'extrême droite reste minoritaire et faiblement implantée, c'est le travail de veille et d'information qui prévaut afin d'endiguer son développement
La mort de Quentin D. n'est pas le fruit d'un événement isolé, que l'extrême droite et la presse tentent de présenter comme une agression ou un lynchage. C'est le fruit d'affrontements répétés entre l'extrême droite et celleux qui s'y opposent. C'est le fruit d'un climat de violence dans laquelle l'extrême droite mène la danse. Car il faut en être conscient, chaque affrontement physique peut avoir un débouché fatal, autant pour les militants nationalistes que pour les antifascistes, comme nous le rappelle la mort tragique de Clément Meric en juin 2013. Le narratif qui tente de faire passer Quentin D. pour un jeune garcon innocent et bon croyant est grossier. On sait d'ores et déjà qu'il était passé par des groupes comme l'Action francaise vienne, et qu'il était un militant actif du milieu nationaliste révolutionnaire local. En jouant les gros bras dans des services d'odre lors d'actions comme celles de Nemesis, il savait pertinemment qu'il acceptait à minima de blesser des gens et qu'il risquait lui même de l'être. Quand son projet politique est basé sur l'écrasement des autres il est malvenu de se présenter comme la victime parfaite.

Médiatiquement, l'événement a été transformé en véritable campagne contre les « antifas » par l'ensemble de la classe politique. Partout, c'est le discours de Némésis qui est répété en boucle sur les plateaux. Même à gauche, nombreux se sont empressés d'envoyer des messages de soutien à l'extrême-droite, jetant d'un même geste sous le bus les militant-es antifascistes qui les protègent bien souvent des nervis l'extrême-droite dans les manifs et les rassemblements. L'événement rentre d'ores et déjà dans une offensive globale de diabolisation de la figure de l'antifasciste en terroriste intérieur, que l'on voit se dérouler en Europe en Hongrie, en Allemagne, en Italie mais aussi outre-Atlantique aux États-Unis.
Depuis 13 ans et la mort de Clément Méric, le climat politique a bien changé et la fascisation s'est accélérée avec une vitesse inédite, portant l'extrême droite aux portes du pouvoir et infusant ses idées nauséabondes dans l'ensemble de la société.
Il importe de tenir bon face à cette offensive et de serrer les rangs afin de ne pas se faire emporter par la vague brune. Il s'agit pour cela de garder une ligne claire, et de rappeler la raison d'être de l'antifascisme.
PS : Depuis les événements du 12 février l'extreme droite s'en est déjà pris à plusieurs lieux comme le local de Solidaires et de la Plume Noire ainsi qu'à la mosquée de la Croix-Rousse. Un rassemblement de commemoration se prépare samedi prochain.
19.02.2026 à 08:00
Soirée de soutien au Front Internationaliste Antifasciste, qui combat la junte militaire au Myanmar le 27/02 à 18h à l'AERI (Montreuil). Au programme : projection, discussion, et cantine vegan à prix libre !
Soirée de soutien au Front Internationaliste Antifasciste, qui combat la junte militaire au Myanmar le 27/02 à 18h à l'AERI (Montreuil). Au programme : projection, discussion, et cantine vegan à prix libre !

Depuis le coup d'État de 2021, le Myanmar/Birmanie est sous le contrôle d'un pouvoir militaire dictatorial qui opprime, mutile et tue la population birmane. Chaque contestation, qu'elle soit pacifique ou armée, est durement réprimée. Pourtant, la résistance ne cesse de croître : les milices ethniques qui s'étaient armées au fil des décennies précédentes pour lutter contre le pouvoir central continuent le combat, et les populations rejoignent les Forces de Défense du Peuple qui s'entraînent dans les montagnes pour faire face à la junte.
C'est dans ce contexte que des internationalistes prennent l'initiative en 2024, juste avant la bataille de Falam, de créer l'AIF, le Front Internationaliste Antifasciste. L'appel est lancé aux révolutionnaires antifascistes du monde entier : rejoignez la révolution en cours au Myanmar pour mettre fin à la dictature militaire.
L'Assemblée Internationaliste Antimilitariste Paris-Banlieues organise donc cette soirée de soutien pour faire connaître la révolution birmane qui grandit chaque jour un peu plus et de venir en aide aux groupes qui s'y battent, notamment l'AIF. Rendez-vous à l'AERI à Montreuil (57 rue Etienne Marcel) à 18h ! Au programme de la soirée : la projection du documentaire Inside Myanmar's Revolution (VOSTFR) des Frères Weinert, suivie d'une discussion. Et une cantine vegan à prix libre ouverte tout le long de la soirée !