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Rubrique «À LIRE AILLEURS»
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19.07.2026 à 08:00

L'État offre à la police un permis de tuer

Le 7 juillet 2026, l'Assemblée nationale a voté en faveur d'une loi reconnaissant la présomption de légitime défense pour les forces répressives de l'État. Autrement dit, l'État offre à la police et à la gendarmerie un permis de tuer…

Texte intégral (790 mots)

Le 7 juillet 2026, l'Assemblée nationale a voté en faveur d'une loi reconnaissant la présomption de légitime défense pour les forces répressives de l'État. Autrement dit, l'État offre à la police et à la gendarmerie un permis de tuer…

Depuis l'adoption en 2017 de la loi Cazeneuve autorisant les forces répressives à tirer en cas de refus d'obtempérer, le nombre de personnes blessées ou tuées par la police a très significativement augmenté. Pour la seule année 2024, Basta ! a recensé 66 personnes tuées lors d'interventions policières, dont 27 par arme à feu, record absolu depuis 1967. L'ONU a pointé du doigt le fait que la France est déjà le pays de l'Union européenne comptant le plus grand nombre de personnes tuées ou blessées par des agents des forces répressives.

Le projet PPL n° 691 était porté par un député Droite républicaine (ex Les Républicains) ; il trouve ses origines dans le programme du Rassemblement national et a été soutenu par le gouvernement. Son adoption va aggraver la situation actuelle : en cas de violences, les forces répressives de l'État n'auront plus à faire la preuve qu'elles ont eu raison de tirer. Il sera encore plus difficile qu'auparavant d'obtenir la condamnation d'un agent des forces répressives de l'État ayant procédé à une exécution sommaire. Cette loi équivaut à rétablir la peine de mort, à ceci près qu'il ne sera désormais plus nécessaire de s'embarrasser des pesanteurs administratives d'un procès…

Dans un pays où d'une part les contrôles au faciès sont une réalité démontrée par plusieurs études et dénoncée par le Défenseur des droits, où d'autre part les agents des forces répressives de l'État votent massivement pour l'extrême-droite, il est évident que les personnes racisées et les personnes habitant dans les quartiers les plus défavorisés seront les premières victimes de cette nouvelle loi. La police aura le droit de tuer les pauvres, les précaires, les racisé·es s'iels sortent du seul cadre dans lequel on les accepte : celui de chair à patron faisant tourner la machine capitaliste !

Une pétition lancée par le père d'une victime de violences policières a recueilli plus de 500 000 signatures vérifiées en quelques jours. Prouvant une fois de plus que la « démocratie représentative » est une forfaiture, les député·es sont passé·es outre l'expression populaire. À l'automne, le projet doit encore être présenté au Sénat avant d'être adopté : il n'y a rien à espérer de cette institution antidémocratique et illégitime.

Des pétitions ne suffiront pas pour les arrêter… Une mobilisation massive est nécessaire. Il faut inverser le rapport de force et imposer une vraie démocratie ! N'attendons pas de voir exploser le nombre de nos morts et de nos mortes ! Donnons le pouvoir au peuple, pour le peuple !

NON À LAGALISATION DES VIOLENCES POLICIÈRES !
NON AU PERMIS DE TUER !

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19.07.2026 à 08:00

1er numéro du bulletin d'information de l'assemblée anticarcérale paname & environs (juin 2026)

Ce bulletin est édité par l'Assemblée Anti-Carcérale Paname & Environs, qui se réunit mensuellement. Les prochaines assemblées seront le 19 juillet à 14h à la Bourse du Travail d'Aubervilliers et le 30 août. Pour contribuer, témoigner, nous raconter des choses, être tenu·e au courant des nouvelles de l'assemblée ou y participer, il est possible d'envoyer un mail à l'adresse suivante : paname-anticarcerale @ riseup.net

Texte intégral (737 mots)

Ce bulletin est édité par l'Assemblée Anti-Carcérale Paname & Environs, qui se réunit mensuellement. Les prochaines assemblées seront le 19 juillet à 14h à la Bourse du Travail d'Aubervilliers et le 30 août. Pour contribuer, témoigner, nous raconter des choses, être tenu·e au courant des nouvelles de l'assemblée ou y participer, il est possible d'envoyer un mail à l'adresse suivante : paname-anticarcerale @ riseup.net

La prison est - et sera - toujours l'un des symbole les plus éloquents de la puissance de l'État, de sa capacité à réprimer, enfermer et isoler l'ensemble des individu·es qui menacent son existence. La prison est au centre même de l'appareil colonial qui constitue l'État français : elle sert à mater et punir les révoltes des colonies comme récemment en Kanaky, Guadeloupe ou Martinique, à intensifier le tri aux frontières comme à Mayotte, et à tracer des frontières intérieures en incarcérant massivement les populations racisées, colonisées et les plus pauvres. Une des prouesse des États dits « démocratiques », est d'avoir réussi à faire de la notion d'enfermement un impensé pour toute une partie de la population. Une situation si lointaine que l'on ne prend même pas la peine de l'envisager, alors que c'est pourtant le quotidien de beaucoup de personnes...

Rompre l'isolement des/avec les détenu·es est alors devenu rapidement pour les mouvements anticarcéraux un moyen d'affaiblir l'appareil carcéral et l'État colonial. En exposant la voix des personnes enfermé·es, on se donne le moyen de penser « la prison » (son fonctionnement, ses outils, etc.), mais aussi de la rendre moins « extérieure à nos vies ». Attaquer les lieux d'incarcération - par les mots, la solidarité, le feu ou la bombe - c'est alors s'attaquer à ses outils privilégiés.

L'Assemblée Anticarcérale Paris & Environs a pour vocation d'être un espace d'organisation ouvert se réunissant mensuellement afin d'agir collectivement en solidarité avec les mouvements des prisonnier·es et tisser des liens avec les prisonnier·es et leurs proches.

Ce bulletin mensuel se veut un moyen de diffuser la parole, en revenant sur des mouvements ou luttes dans les prisons, et faisant sortir les nouvelles de l'intérieur. Il se veut aussi comme un outil internationaliste pour mettre en lien la répression de toutes les luttes, diffusant nouvelles d'affaires et de procès, luttes et lettres de prisonnier·es du monde entier.

La troisième Assemblée Anticarcérale Paname & Environs aura lieu le dimanche 19 juillet à la Bourse du Travail d'Aubervilliers (1 rue des 21 appelés, Aubervilliers). Le lieu sera ouvert dès 14h pour s'installer, écrire ensemble des lettres à des prisonnier·es ou parcourir l'infokiosque, et l'assemblée même commencera à 14h30. On conseille d'essayer autant que possible de venir sans téléphone (ou au pire, de l'éteindre en avance) pour réduire la surveillance que l'on s'impose à travers l'omniprésence des mouchards technologiques dans nos milieux. Il y aura aussi un coin et des activités pour les enfants, pour permettre aux personnes qui ont des enfants de pouvoir participer à l'assemblée.

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17.07.2026 à 17:00

Canicule, agriculture en péril, grèves à la rentrée... Sans attendre les présidentielles, construisons des alliances !

Les prochains rendez-vous de Bloquons tout IDF, pour préparer la rentrée sociale.

Texte intégral (651 mots)

Les prochains rendez-vous de Bloquons tout IDF, pour préparer la rentrée sociale.

Bloquons contre l'inaction climatique dont nous subissons les conséquences ! Le 23 juin 2026, la France a affiché une température moyenne supérieure à 99 % de la planète.

Bloquons contre la loi “Permis de tuer” : le 7 juillet 2026, la loi dite de « présomption de légitime défense » des forces de l'ordre a été votée.

Reprenons une agriculture paysane : alors que les agriculteur.ices sont en détresse, que les sols sont asséchés, l'État n'apporte aucune aide publique.

Reprenons les droits du travail ! Luttons contre ces patron.nes qui augmentent la pression de la productivité et dégradent les conditions de travail des salarié.es.

Obtenons la régularisation de tous.tes les sans-papiers ! Abolissons les loi anti-immigré.es et ouvrons les préfectures pour les régulariser sans attendre.

Reprenons la protection de l'enfance ! La petite Lyhanna n'est pas un cas isolé, c'est tout un système qu'il faut abattre. Obtenons une loi-cadre intégrale dédiée à l'Enfance.

Reprenons la fête ! Mobilisons-nous contre la loi RIPOST qui réprime les free party. Cette loi attaque la liberté de se rassembler, danser, partager et vivre sa culture.

Reprenons l'éducation ! Ouvrons des postes d'enseignant.es et d'AESH, augmentons leurs salaires, réduisons les effectifs des classes, augmentons le budget de l'école publique, refusons la militarisation de l'école.

Venez discuter et préparer la mobilisation unitaire de la rentrée !

Prochaines réunions publiques à l'EDMP (8 impasse Crozatier, Paris 12e) :
Dimanche 19 juillet - 14h (présentiel* + visio)
Dimanche 9 août - 14h (visio)
Jeudi 27 août - 19h30 (en présentiel* + visio)

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17.07.2026 à 08:00

Le cul entre deux chaises. Une histoire intime de l'immigration yougoslave / Un feuilleton documentaire de Minuit Décousu

Une série documentaire arrivée à terme diffusée chaque semaine depuis janvier dans Minuit Décousu, qui raconte bout par bout l'histoire de Rahima et Rasim, qui ont immigré en France dans les années 1970. Entre foyers immigrés, déclin industriel, diaspora, identité musulmane et guerre en Bosnie-Herzégovine, iels racontent une histoire d'immigration universelle, mais aussi l'intimité d'une famille yougoslave.

Texte intégral (3944 mots)

Une série documentaire arrivée à terme diffusée chaque semaine depuis janvier dans Minuit Décousu, qui raconte bout par bout l'histoire de Rahima et Rasim, qui ont immigré en France dans les années 1970. Entre foyers immigrés, déclin industriel, diaspora, identité musulmane et guerre en Bosnie-Herzégovine, iels racontent une histoire d'immigration universelle, mais aussi l'intimité d'une famille yougoslave.

Minuit Décousu, c'est une émission de création sonore/documentaire de nuit sur Radio Canut (Lyon et alentours) et Cause Commune (Paris/IDF). Semaine après semaine pendant une heure, on en découd avec la nuit et on tire le fils de sons, de textes, d'archives et de voix qui s'entremêlent. Cette année, on a diffusé chaque semaine une série documentaire qu'on a réalisé Le cul entre deux chaises. Une histoire intime de l'immigration yougoslave . Maintenant que la série est arrivée à terme, on voulait la proposer à l'écoute indépendamment de notre émission.

Rahima et Rasim ont immigré en France au début des années 1970. À travers leur récit, Le cul entre deux chaises raconte une histoire d'immigration universelle, mais aussi l'intimité d'une famille yougoslave. Des foyers de travailleurs migrants au pavillon de la banlieue lyonnaise, des premiers signes du déclin industriel à leurs licenciements pour inaptitude physique, Rahima et Rasim témoignent des évolutions de la condition ouvrière de leur point de vue d'immigrés. Leurs efforts d'intégration sont constamment mis à mal par le racisme qu'ils rencontrent dans leur quotidien. La guerre en Bosnie-Herzégovine les renvoie à leur identité musulmane, fait éclater la diaspora yougoslave au sein de laquelle ils vivaient et marque la fin des rêves de retour au pays. Entre humour et mélancolie, anecdotes croustillantes et considérations géopolitiques, les 20 épisodes racontent sous la forme d'un dialogue les effets d'assignation et les faits marquants qui ponctuent leur trajectoire.

Une série à écouter ci-dessous pendant la pause estivale de Minuit Décousu, qui revient sur les ondes pour une 7e saison à la rentrée ! L'ensemble des épisodes est disponible sur notre audioblog (comme on fait les choses bien on l'a mise sous forme de playlist pour les amateurices d'écoute en continu) ou sur l'ensemble des applis de podcast. Bonne écoute ! 🎧

Épisode 1 – SOS Rasim
De l'obtention de papiers français à la location d'un appartement, les prénoms musulmans de Rasim et Rahima ne facilitent pas les choses. Le racisme ponctue le quotidien dans les rapports de voisinage comme avec les pouvoirs publics.


Épisode 2 – Yougo en exil
Rasim arrive en France en 1973 via une agence d'intérim qui recrute des travailleurs en Yougoslavie. Un an plus tard, Rahima le rejoint. Les premiers pas sont difficiles financièrement et dans un environnement qu'ils ne maitrisent pas.


Épisode 3 – France Travail
Rasim et Rahima enchaînent les boulots d'ouvriers. Les cadences soutenues, la pression élevée, les gestes répétitifs rythment des quotidiens de travail difficiles. Leur santé se dégrade inexorablement dans l'indifférence de leurs patrons.


Épisode 4 – Carnet rose
Rasim et Rahima se marient conformément aux traditions bosniaques. Rahima rejoint alors Rasim en France et ils commencent leur vie amoureuse au foyer de travailleuses et travailleurs migrants. Episode déconseillé aux mineurs.


Épisode 5 – L'éternel retour
Pendant des années, Rahima et Rasim se projettent dans un retour au pays où ils font construire une maison et où leurs enfants grandissent. Ils refusent cependant l'aide au retour de l'État français. Et finalement ils s'installent en France définitivement au début des années 1990.


Épisode 6 – L'assignation
La montée du nationalisme à la fin des années 1980 en Yougoslavie politise les appartenances religieuses. Alors que Rasim et Rahima se sentent profondément yougoslaves et que l'islam n'a guère de place dans leur vie quotidienne, ils sont alors assignés à leurs origines musulmanes.


Épisode 7 – Feu l'usine
Arrivés en France dans un période de plein emploi pour les ouvriers, Rahima et Rasim ont vécu le processus de désindustrialisation de l'intérieur. À mesure que les conditions de travail s'améliorent, l'emploi se déshumanise et se raréfie.


Épisode 8 – Enfants du bled
L'ainée et le cadet des trois enfants sont élevés en Yougoslavie par leurs grands-parents. En 1990, suite à la naissance de la benjamine, la famille se regroupe et lance le processus de naturalisation. Les enfants découvrent le français à l'école, tandis que Rasim et Rahima s'ancrent en faisant construire une maison.


Épisode 9 – Vanesa
Rahima et Rasim découvrent progressivement le français, entre bricolages et quiproquos. Lorsqu'il va déclarer la naissance de sa benjamine, Rasim oublie la lettre à son prénom qui aurait permis qu'il soit prononcé correctement en français. Vanesa deviendra Vanessa quelques années plus tard.


Épisode 10 – Aller simple
La guerre éclate en Yougoslavie. Rasim et Rahima rapatrient la famille en urgence en France, traversant les frontières qui se ferment juste derrière eux. Alors que les parents de Rahima ne devaient s'y réfugier que temporairement, la guerre s'éternise et ils ne repartiront jamais.


Épisode 11 – Sous-traitance atomique
Pendant trois décennies, Rasim travaille pour une société sous-traitante dans le nettoyage des centrales nucléaires. Lui et ses collègues sont exposés à de fortes radiations ; si le taux maximal est dépassé, l'entreprise les retire des centrales et les fait travailler ailleurs. Pour maximiser son salaire, il est souvent en déplacement et économise sur les indemnités forfaitaires en partageant des habitats précaires avec d'autres travailleurs immigrés.


Épisode 12 – L'écho du front
Durant quatre ans, Rahima et Rasim vivent la guerre en Yougoslavie à travers la télévision et la radio. Ils sont perpétuellement sous tension et en attente des nouvelles des proches, qui parviennent au compte-goutte et souvent tardivement. À défaut de s'engager dans les combats, ils tentent d'aider en envoyant des colis qui n'arrivent jamais. L'éclatement du conflit éveille aussi des soupçons en France : comme Rasim accède au cœur des centrales nucléaires, une enquête est diligentée pour vérifier ses intentions.


Épisode 13 – La fête est finie
Dans les années 1970 et 1980, Rahima et Rasim ont une vie sociale riche au sein de la diaspora yougoslave de l'est lyonnais. Le déclenchement de la guerre marque la fin fêtes hebdomadaires : Rasim et Rahima sont bosniaques, leurs proches d'origine serbe leur tournent le dos. Résonnance en France de la fin du rêve multiculturel yougoslave, cet éclatement soudain de leurs relations amicales contribue à entretenir, trente ans après la guerre, une forme de yougostalgie.


Épisode 14 – 50 000 lieues sur la terre
Depuis 1973, Rasim et Rahima font chaque année plusieurs allers-retours entre la France et l'(ex) Yougoslavie. Avant la modernisation des routes et des voitures, les trajets de trente heures sont éprouvants. L'été, c'est l'absence de climatisation qui fait défaut ; mais les hivers rigoureux compliquent aussi les choses.


Épisode 15 – Convois exceptionnels
Pendant la guerre, la solidarité s'organise pour aider la famille restée au pays ou réfugiée en Croatie. Rasim et Rahima collectent des denrées alimentaires et des vêtements et organisent des convois humanitaires avec la camionnette prêtée par le voisin. Les trajets sont aussi l'occasion de rapatrier les proches en Europe de l'ouest, en zigzagant entre les frontières qui se ferment.


Épisode 16 – Slobodan massacre
En Yougoslavie, les tensions politiques sont montées progressivement. La haine s'est immiscée dans la population, montant les communautés les unes contre les autres, jusqu'à l'éclatement du conflit. Trente ans après, la Bosnie est divisée entre territoires bosniaques, croates et serbes, les tensions demeurent et le nationalisme sature encore les discours politiques.


Épisode 17 – Non mais allô !
Les évolutions technologiques modifient la nature et le rythme des échanges avec la famille au pays. Le téléphone a d'abord succédé au courrier, internet permet aujourd'hui de se parler et de se voir à des milliers de kilomètres pour une somme modique. Mais la révolution numérique entraine aussi des difficultés pour Rahima et Rasim. Rasim ne s'est jamais converti au sms et la dématérialisation des services publics complexifie leurs démarches.


Épisode 18 – Téléfoot
Rasim et Rahima passent beaucoup de temps devant la télévision. La parabole matérialise le lien avec le pays et permet de regarder les films, les émissions musicales et le sport en bosnien. Et quand la France affronte la Bosnie au football, c'est Rasim qui commente…


Épisode 19 – Import Export
Les trajets entre la Bosnie et la France sont des occasions de s'approvisionner en spécialités culinaires, en cigarettes et en alcool. Rasim ne lésine pas sur les quantités de gnôle, mettant au défi les douaniers. Parfois, c'est le culot de Rahima qui sauve les précieuses marchandises. D'autres fois, il faut accepter d'abandonner quelques produits. Et surtout, il faut bien choisir le moment où on arrive à la frontière !


Épisode 20 – Grève générale
Rasim est surnommé Tito par ses collègues car il n'hésite pas quand il faut monter au front face aux patrons, quitte à risquer le licenciement. Son engagement pour les ouvriers conduit le syndicat à lui proposer de devenir « bureaucrate », ce qu'il refuse en raison de ses difficultés avec le français. Alors que les délégués négocient leurs promotions, Rasim ne se laisse jamais corrompre.

Minuit Décousu, le 23h-00h de création sonore/documentaire sur Radio Canut tous les mardis soirs et en rediff' sur Cause Commune à Paris/IDF 📻
En podcast ici ou sur toutes les autres applications de podcast :
https://audioblog.arteradio.com/blog/139527/minuit-decousu

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16.07.2026 à 21:00

Soutien à Daniil Moukhametov, déserteur russe, que la République française veut extrader ! [RDV Paris, 17/07, 16h]

Rendez-vous vendredi 17 juillet à 16h place Saint-Augustin (Paris 8e)

Texte intégral (558 mots)

Rendez-vous vendredi 17 juillet à 16h place Saint-Augustin (Paris 8e)

Soutien à Daniil Moukhametov, déserteur russe, que la République française veut extrader !

Daniil, jeune électromécanicien russe, a fui la mobilisation en Russie, car il ne veut pas faire la guerre, ni tuer ou être tué. Il a sauté d'un train qui traversait la Lituanie pour rejoindre l'enclave russe de Kaliningrad. (lire ici le portrait que lui a consacré le journal Le Monde le 15 juin dernier)

Les autorités lituaniennes risquent de le retourner à la Russie, pour ne pas se « fâcher » avec leur agressif voisin. Daniil s'est alors enfui en Finlande puis est venu en stop en France, pensant que c'était le pays des Droits de l'Homme et de la Liberté. Mais la République Française vient de décider de l'extrader vers la Lituanie. C'est à coup sur le
condamner à mort, car il serait ensuite remis aux autorités russes qui lui feront payer sa désertion avec la peine prévue dans ce cas, la peine de mort.

Des amis exilés et déserteurs russes viennent de nous informer qu'ils organisent un rassemblement de soutien vendredi 17 juillet. L'initiative Olga Taratuta appelle toutes les personnes qui soutiennent les déserteurs et qui sont opposées à la guerre en général à ce joindre à ce rassemblement qui aurai lieu :

RDV Place Saint Augustin,
Vendredi 17 juillet, 16 heures

Chaque déserteur nous rapproche de la paix !

Déserteurs de tous les pays, unissez-vous !

Initiative « Olga Taratuta », de soutien aux déserteurs, réfugiés, réfractaires russes, bélarusses et ukrainiens

contact@solidarite.online
http://nowar.solidarite.online/blog

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16.07.2026 à 20:38

[Appel à soutien] Occupation illimitée devant le siège du SAMU Social

Rendez-vous devant le siège du SAMU Social (13 rue Jean Berlier, Paris 13e) pour soutenir l'occupation !

Texte intégral (1153 mots)

Rendez-vous devant le siège du SAMU Social (13 rue Jean Berlier, Paris 13e) pour soutenir l'occupation !

Occupation illimitée - parvis du Samu social de Paris (13 rue Jean Berlier, Paris 13e).

Communiqué d'Utopia 56

Ce soir, nous, familles, femmes isolées, enfants, mineurs non accompagnés, Utopia56 et travailleurs-euses en grève du 115, occupons le parvis du SAMU Social de Paris.

Nous n'avons cessé d'interpeller, d'alerter, de manifester.

Les travailleuses et travailleurs du 115 et du SAMU Social de Paris sont en grève reconductible depuis plus de deux semaines, sans aucune réponse de leur direction, ni de l'État.

Nous resterons ici, jour et nuit, avec toutes celles et ceux qui voudront rejoindre cette mobilisation, jusqu'à avoir obtenu des réponses à nos revendications communes.

Nous demandons des places d'hébergement pour celles et ceux qui dorment dehors, des moyens supplémentaires pour les équipes de l'urgence sociale, de meilleures conditions de travail pour celles et ceux qui accompagnent chaque jour les personnes les plus précaires.

Toutes ces revendications convergent ensemble et sont restées ignorées jusqu'ici.

Face au silence des institutions et à la poursuite des politiques de destruction de l'hébergement d'urgence, nous n'avons pas d'autre choix que de passer une étape supplémentaire dans notre mobilisation.

Nous occupons donc le parvis du siège du SAMU Social de Paris, point névralgique de l'hébergement d'urgence à Paris.

C'est ici que se prennent, en lien avec l'État, des décisions qui affectent directement des milliers de personnes privées de solution.

C'est aussi ici que travaillent les écoutantes et écoutants du 115, contraints chaque jour de répondre à des familles, des femmes seules à la rue et de leur annoncer qu'aucune place n'est disponible faute de moyens.

Pour les personnes concernées, venir ici revendiquer leurs droits est essentiel : elles viennent rendre visible leur abandon et exiger des réponses devant le seul dispositif de droit commun existant.

Cette occupation porte donc un double objectif :

  • Rendre visibles celles et ceux que les politiques publiques abandonnent et maltraitent et exiger une mise à l'abri immédiate, pérenne et locale pour toutes et tous.
  • Faire gagner la grève. Que toutes les demandes des grévistes soient entendues et approuvées : des salaires dignes, davantage d'effectifs, plus de moyens pour accompagner les personnes, des conditions de travail à la hauteur de l'urgence sociale.

Cette lutte est commune. C'est une convergence entre celles et ceux qui sont privé-es de toit, et celles et ceux qui tentent chaque jour de les accompagner.

Face à nous, la préfecture de région Île-de-France (l'État) a annoncé la suppression de 1200 nuitées-jours supplémentaires. Ce n'est pas une fatalité, mais des choix politiques contraires au droit.

L'article L345-2-2 du Code de l'action sociale et des familles garantit à toute personne sans abri en situation de détresse un accès à l'hébergement d'urgence. L'article L345-2-3 impose, lui, la continuité de l'hébergement et interdit toute remise à la rue sans solution.

Cette annonce est tombée en pleine canicule. L'État n'accorde que quelques ouvertures temporaires de places indignes quand la pression médiatique monte, notamment pendant les épisodes de canicule ou de grand froid, puis des remises à la rue dès que l'attention retombe, comme aujourd'hui.

Cette logique doit cesser.

Les mineurs non accompagnés sont les premières victimes de cet abandon.

Après des évaluations de minorité menées par la Ville de Paris que nous dénonçons comme arbitraires, défaillantes et racistes, des jeunes sont remis à la rue pendant des mois avant de pouvoir faire valoir leurs droits devant un juge des enfants.

Pourtant, plus de 60% qui font un recours finissent par être reconnus mineurs par un juge des enfants.

ces jeunes demandent : la présomption de minorité, l'hébergement immédiat, l'accès aux soins et à la scolarisation, ainsi que la réduction des délais de recours.

Les institutions ne peuvent plus se renvoyer la balle, entre protection de l'enfance et droit commune : les jeunes ne doivent plus jamais être les victimes de ces guerres institutionnelles, ni sacrifiés à dormir chaque nuit à la rue.

Concrètement, nos revendications :

  • La réouverture immédiate des places ouvertes lors du plan canicule, et leur transformation en places pérennes.
  • La mise à l'abri immédiate de toutes les personnes en famille et femmes isolées.
  • L'annulation de la décision de suppression des nuitées, et la mise en place de moyens supplémentaires pour assurer le respect du droit à l'hébergement pour toutes et tous.
  • La mise à l'abri immédiate des mineurs en recours en lutte pour leurs droits, mais également et surtout la mise à l'abri systématique de chaque mineur remis à la rue après son évaluation de minorité, jusqu'à la fin du recours.

Ce soir, nous ne demandons pas des réponses temporaires.

Nous exigeons le respect des droits fondamentaux, des moyens pour accueillir dignement, la fin du tri, de la pénurie organisée et de l'abandon.

Nous exigeons des conditions dignes de travail.

Rejoignez l'occupation. Venez soutenir les rondes de nuit, apporter du matériel, de la nourriture, des produits d'hygiène et partagez partout autour de vous cette mobilisation.

Nous sommes plus fort-es que ceux qui, depuis leurs bureaux climatisés, décident en plein été de ruiner toujours plus l'urgence sociale. Nous ne lâcherons rien.

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