LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie BLOGS Revues Médias
Paris-Luttes.info

Site coopératif d’infos et de luttes Paris - banlieue

Rubrique «À LIRE AILLEURS»

▸ les 10 dernières parutions

29.03.2026 à 08:00

Les post-anarchistes, en mode défense nationaliste et pro-guerre, se multiplient.

Voici encore un phénomène inquiétant : le « national-anarchisme ». Des individus se revendiquant anarchistes qui, sous couvert d'« anti-impérialisme », justifient l'entrée en guerre pour défendre une prétendue agression extérieure. En réalité, ils défendent l'État-nation, exactement comme de vulgaires réactionnaires.

Rappel élémentaire : toute personne qui revendique la guerre, la mobilisation nationale ou la défense d'un territoire étatique n'est pas anarchiste. C'est une contradiction totale. Ce courant n'a rien de libertaire ; il s'inscrit pleinement dans le roman national et relève historiquement et idéologiquement de l'extrême droite.

Présenter la guerre comme une « auto-défense populaire », alors qu'elle sert objectivement les intérêts de la bourgeoisie, des élites militaires et des appareils étatiques, est une imposture. Se battre sous les drapeaux, s'aligner avec des forces nationalistes ou fascistes, légitimer l'union sacrée au nom d'un ennemi extérieur : tout cela relève de la logique étatique la plus classique.

L'anarchisme ne choisit pas entre deux impérialismes, ne bénit aucun front, ne sacralise aucune frontière. Il refuse la guerre des États parce qu'elle est toujours menée contre les populations, jamais pour elles. Transformer la soumission à l'État en vertu révolutionnaire est une falsification pure et simple. Appeler cela de l'anarchisme est une foutaise.

Le délire de ces individus est tout aussi grotesque que dangereux. Ils pleurent ensuite les morts qu'ils ont eux-mêmes contribué à produire, tout en appelant à la guerre, à la mobilisation et au sacrifice. Inciter à la mort au nom d'une cause prétendument libertaire relève d'un crime : la négation totale de la vie, de l'autonomie et de la solidarité.

Leur justification est encore plus cynique lorsqu'ils invoquent une soi-disant « libération Queer ». Beaucoup de ces personnes s'en réclament, tout en acceptant, voire en soutenant des régimes, des armées ou des mouvements profondément discriminatoires. Ils veulent être « libérés » à l'intérieur de systèmes excluants, autoritaires et violents, tant que leur étiquette identitaire est tolérée ou instrumentalisée.

C'est là toute la supercherie : remplacer l'émancipation collective par un marché identitaire, où l'on négocie ses droits avec l'État, l'armée ou la nation. Aucune libération n'est possible dans un cadre qui repose sur l'oppression, la hiérarchie sociale et l'exclusion. On ne se libère pas sous des bombes, ni aux côtés de bourreaux, ni au prix du sang des autres.

Ce qu'ils proposent n'est ni une libération, ni une lutte, ni une rupture. C'est une intégration forcée dans la tuerie de masse repeinte en discours radical. Une mascarade réactionnaire, incompatible avec toute idée d'anarchie. Voilà la déchéance de ces post-anarchistes adhérents au national anarchisme (idéologique d'extrême droite).

Ni post-anarchisme, Ni frontière, Ni État, pour l'Anarchosyndicalisme, pour le socialisme libertaire !

Vive la révolution sociale !
Source : https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1490

Texte intégral (620 mots)

Voici encore un phénomène inquiétant : le « national-anarchisme ». Des individus se revendiquant anarchistes qui, sous couvert d'« anti-impérialisme », justifient l'entrée en guerre pour défendre une prétendue agression extérieure. En réalité, ils défendent l'État-nation, exactement comme de vulgaires réactionnaires.

Rappel élémentaire : toute personne qui revendique la guerre, la mobilisation nationale ou la défense d'un territoire étatique n'est pas anarchiste. C'est une contradiction totale. Ce courant n'a rien de libertaire ; il s'inscrit pleinement dans le roman national et relève historiquement et idéologiquement de l'extrême droite.

Présenter la guerre comme une « auto-défense populaire », alors qu'elle sert objectivement les intérêts de la bourgeoisie, des élites militaires et des appareils étatiques, est une imposture. Se battre sous les drapeaux, s'aligner avec des forces nationalistes ou fascistes, légitimer l'union sacrée au nom d'un ennemi extérieur : tout cela relève de la logique étatique la plus classique.

L'anarchisme ne choisit pas entre deux impérialismes, ne bénit aucun front, ne sacralise aucune frontière. Il refuse la guerre des États parce qu'elle est toujours menée contre les populations, jamais pour elles. Transformer la soumission à l'État en vertu révolutionnaire est une falsification pure et simple. Appeler cela de l'anarchisme est une foutaise.

Le délire de ces individus est tout aussi grotesque que dangereux. Ils pleurent ensuite les morts qu'ils ont eux-mêmes contribué à produire, tout en appelant à la guerre, à la mobilisation et au sacrifice. Inciter à la mort au nom d'une cause prétendument libertaire relève d'un crime : la négation totale de la vie, de l'autonomie et de la solidarité.

Leur justification est encore plus cynique lorsqu'ils invoquent une soi-disant « libération Queer ». Beaucoup de ces personnes s'en réclament, tout en acceptant, voire en soutenant des régimes, des armées ou des mouvements profondément discriminatoires. Ils veulent être « libérés » à l'intérieur de systèmes excluants, autoritaires et violents, tant que leur étiquette identitaire est tolérée ou instrumentalisée.

C'est là toute la supercherie : remplacer l'émancipation collective par un marché identitaire, où l'on négocie ses droits avec l'État, l'armée ou la nation. Aucune libération n'est possible dans un cadre qui repose sur l'oppression, la hiérarchie sociale et l'exclusion. On ne se libère pas sous des bombes, ni aux côtés de bourreaux, ni au prix du sang des autres.

Ce qu'ils proposent n'est ni une libération, ni une lutte, ni une rupture. C'est une intégration forcée dans la tuerie de masse repeinte en discours radical. Une mascarade réactionnaire, incompatible avec toute idée d'anarchie. Voilà la déchéance de ces post-anarchistes adhérents au national anarchisme (idéologique d'extrême droite).

Ni post-anarchisme, Ni frontière, Ni État, pour l'Anarchosyndicalisme, pour le socialisme libertaire !

Vive la révolution sociale !
Source : https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1490

PDF

29.03.2026 à 08:00

Avril à la BARK : Discussion, frites et gaufres en solidarité avec les compas incarcéré.es pour l'affaire d'Ampelokipi

Le Mercredi 1er avril, la permanence de la BARK s'inscrira dans la semaine d'action de solidarité avec les compas emprisonné.es pour l'affaire d'Ampelokipi. On se retrouve à 17h pour une discussion autour de l'affaire, de la solidarité anarchiste avec les compas en prison et plus généralement de réfléchir autour des stratégies et modes d'action du mouvement insurrectionnel et de la façon dont on s'y inscrit. Après la discussion, on fera des frites et des gaufres vegan ! N'hésitez pas à amener des toppings, pour les frites comme pour les gaufres. Sera aussi disponible un infokiosque avec brochures sur l'affaire et les actions solidaires, ainsi que d'autres affaires.

Texte intégral (933 mots)

Le Mercredi 1er avril, la permanence de la BARK s'inscrira dans la semaine d'action de solidarité avec les compas emprisonné.es pour l'affaire d'Ampelokipi. On se retrouve à 17h pour une discussion autour de l'affaire, de la solidarité anarchiste avec les compas en prison et plus généralement de réfléchir autour des stratégies et modes d'action du mouvement insurrectionnel et de la façon dont on s'y inscrit. Après la discussion, on fera des frites et des gaufres vegan ! N'hésitez pas à amener des toppings, pour les frites comme pour les gaufres. Sera aussi disponible un infokiosque avec brochures sur l'affaire et les actions solidaires, ainsi que d'autres affaires.

Le 31 octobre 2024, une bombe a explosé dans un appartement à Athènes où se trouvaient deux compagnon.nes anarchistes, tuant sur le coup Kyriakos Xymitiris et blessant gravement Marianna Manoura. L'État s'est attaqué à ses compagnon.nes endeuillé.es, en incarcérant cinq personnes dont Marianna virée prématuréement de l'hôpital, et les compagnon.nes Dimitra Zarafeta, Dimitris, Nikos Romanos et A.K. Il les poursuit sous enquête anti-terroriste tandis que le procès de cette affaire, dite d'Ampelokipi, commencera ce 1er avril après 18 mois de détention préventive. Depuis l'Assemblée de solidarité avec les prisonnier.ère.s d'Athènes, une semaine d'action est appelée pour lutter pour la libération des compagnon.ne.s incarcéré.e.s et faire vivre la mémoire du compagnon Kyriakos (https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/19/grece-et-partout-appel-pour-une-semaine-de-solidarite-avec-les-compas-emprisonne-es-pour-laffaire-dambelokipi/).

Depuis Paris, nous désirons nous inscrire dans la solidarité insurrectionnelle et internationaliste avec les compagnon.nes anarchistes en lutte contre leur propre État et ses prisons, contre les guerres et les génocides qui font rage à travers le monde. L'État grec, tout comme l'État français, arme et facilite le génocide des Palestinien.nes, s'inscrit dans un capitalisme mondiale qui exploite et assassine avec une brutalité particulière, ravage et privatise la planète au profit des plus riches et en excluant celles et ceux qui ne sont pas désiré.es. Les forces fascistes s'y sentent tout autant pousser des ailes qu'ici, dans les strates du pouvoir comme dans la rue.
Nous désirons nous inscrire dans un anarchisme insurrectionnel international, dont les actions dans telle partie du monde résonne dans toutes les autres, jusqu'à la destruction totale de ce monde qui nous tue. Nous désirons nous inscrire dans un anarchisme insurrectionnel où aucun.e compagnon.ne ne sera jamais oublié.e ou laissé.e seul.e aux mains de l'État, à croupir dans ses donjons. Nous désirons nous inscrire dans un anarchisme insurrectionnel qui garde dans son coeur toustes les compagnon.nes tombé.es au combat, dans l'action comme par la guerre que nous mène l'État, pour nous accompagner dans nos luttes.

Pour cela, on se donne rendez-vous le mercredi 1er avril à 17H à la BARK, bibliothèque queer anarchiste à La Parole Errante, à Montreuil. On proposera des frites et des gaufres, dont tout bénéfice sera envoyé aux compagnon.nes, autour d'un infokiosque sur l'affaire d'Ampelokipi et d'autres, pour discuter ensemble de l'affaire, de la solidarité que l'on peut apporter aux compagnon.nes incarcéré.es depuis notre géographie et des formes que celles-ci prend, et des résonances avec nos actions, nos luttes et nos mouvements ; et de réfléchir sur la stratégie et les modes d'action que l'on peut et désire adopter au sein du mouvement insurrectionnel.

Feu aux prisons, liberté pour toustes les compas emprisonné.es !

PDF

29.03.2026 à 08:00

Réunion publique contre les Centres de Rétention Administrative – Mercredi 1er avril à 19h !

Assemblée publique contre les centres de rétention administrative mercredi 1er avril à 19h au CICP (21 ter rue Voltaire, Paris 11e).

Lire la suite (376 mots)

Assemblée publique contre les centres de rétention administrative mercredi 1er avril à 19h au CICP (21 ter rue Voltaire, Paris 11e).

L'État prévoit toujours plus de lieux d'enfermement. D'ici 2027 le gouvernement veut atteindre 3 000 places en centre de rétention administrative (CRA). Des ouvertures de CRA sont ainsi notamment prévues à Dijon, Mérignac, Béziers, Aix/Luynes, Dunkerque, Nantes, Oissel…

Face à cette offensive de l'État des collectifs se bougent partout en France.

L'Assemblée contre les Centre de rétention d'Île-de-France propose de faire un point pour discuter de la mobilisation contre les constructions de nouveaux CRA et notamment du week-end organisé à Dijon les 18-19 avril lors d'une assemblée publique ce mercredi 1er avril à 19h00.

Au CICP, 21 ter rue Voltaire, Paris.

PDF

29.03.2026 à 08:00

SOLID'HAIR - Soirée de soutien aux coiffeuses et barbers en grève (65 bvd. Strasbourg)

Mercredi 1er avril à partir de 18h on se retrouve pour une soirée en soutien à la caisse de grève des coiffeuses et barbers du 65 dans le 18e !

Texte intégral (704 mots)

Mercredi 1er avril à partir de 18h on se retrouve pour une soirée en soutien à la caisse de grève des coiffeuses et barbers du 65 dans le 18e !

13 coiffeuses et barbers en grève au 65 boulevard de Strasbourg !

Depuis le 3 mars 2026 toute l'équipe d'un salon de coiffure et d'esthétique du boulevard de Strasbourg est en grève, en tout 13 personnes ! Leur patron profitait de leur situation administrative (pour beaucoup en situation irrégulière) pour les exploiter : salaire de misère, exposition sans protection à des produits toxiques, obligation de verser 250€ par mois pour obtenir une fiche de paie. Le tout pour que les fiches ne servent à rien en termes de régularisation puisqu'il ne les déclarait pas à l'URSSAF.

Elles savent qu'elles ne sont pas les seules dans le quartier dans cette situation donc elles tiennent aussi pour tous les autres ! Cela fait plus de 10 ans que les employé·es pour beaucoup surexploité·es de ce boulevard n'avait pas pu agir collectivement, la dernière grève remonte à 2014.

Les grévistes réclament : le paiement de l'intégralité des salaires non-versés, le remboursement de la totalité de l'argent extorqué par l'employeur ; le respect de leurs conditions de travail et de leur santé. Et en réponse : leur patron a disparu des radars.

Cette lutte est une question de temps : il faut permettre aux grévistes de poursuivre leur lutte pour leur dignité. Cela ne peut passer que par le soutien matériel, c'est-à-dire en leur permettant de subvenir à leur besoin et ceux de leur famille pour ne pas devoir arrêter cette lutte par nécessité. Pour l'instant, elles n'ont aucune visibilité et n'ont de vision qu'au jour le jour car les entrées et les sorties sont égales dans leur caisse de grève. Elles ont besoin d'une entrée importante pour s'assurer un semblant de sécurité.

Soutien aux coiffeuses et barbers du 65 boulevard Strasbourg (Métro Château d'Eau) en lutte contre leur exploitation et le chantage aux papiers de leur patron !

La soirée de solidarité aura lieu en deux temps :

  • à partir de 18h à la Ressourcerie Le Poulpe (4b, rue d'Oran) : cantine (bánh mì vegan) et bar
  • à partir de 20h à La Télévision (sous l'Olympic Café, 20 rue Léon) : soirée de solidarité

📢 Réservez votre soirée et venez soutenir leur lutte avec nous ! Les grévistes seront présent•es pour parler de leur lutte et perspectives !

🎫 Billetterie prix libre : https://www.helloasso.com/associations/la-television/evenements/01-04-26-soiree-de-soutien-caisse-de-greve

Programme de la soirée : La Mana, Ryaam + Kofi, Lywen + Miel Fou, DJ set B2B Yasmn + Meuns

PDF

29.03.2026 à 08:00

Fête de la Cantine des Pyrénées le 4 avril

La Cantine des Pyrénées fait sa fête le samedi 4 avril de 14h à minuit à la Parole Errante (9 rue François Debergue, Montreuil).

Lire la suite (375 mots)

La Cantine des Pyrénées fait sa fête le samedi 4 avril de 14h à minuit à la Parole Errante (9 rue François Debergue, Montreuil).

La Cantine des Pyrénées est un lieu de construction de solidarités et d'organisation politique autogéré dans le 20e arrondissement de Paris. Toutes les semaines on y cuisine et mange des repas à prix libre, on y prend des cours de français, on s'entraide lors des permanences juridiques et d'accès aux droits de santé, on cultive et on récolte un bout de champ avec d'autres cantines et on soutient d'autres collectifs ou associations camarades le weekend.
Pour financer toutes ces activités nous avons besoin de votre soutien !!

Au programme le 4 avril dès 14h des ateliers : pochoirs sur tissu, fanzines de recettes, bar à paillettes, jeux en bois, ventes de bouquins, ... et évidemment le soir des concerts : Fanfare I carbonari, Jam à Chansons, Irascible, et un DJ set du collectif Dernière Minute.

PDF

28.03.2026 à 13:12

La Commune de Paris au 28 Mars - Les Éphémérides Anarchistes de Radiolutte

Le 28 mars 1871, place de l'Hôtel de Ville, devant plus de 200 000 personnes, la Commune de Paris est proclamée, la « République de Paris » est constituée.
A écouter également sur Radiolutte
Corrections et participations ouvertes sur thechangebook.org !

Texte intégral (1492 mots)

Le 28 mars 1871, place de l'Hôtel de Ville, devant plus de 200 000 personnes, la Commune de Paris est proclamée, la « République de Paris » est constituée.
A écouter également sur Radiolutte
Corrections et participations ouvertes sur thechangebook.org !

Voici l'éphéméride du jour, pas forcément la plus représentative du genre, mais rien n'est parfaitement lisse, et surtout pas ces petites pastilles à monter !

C'est une courte présentation de la Commune de Paris au 28 mars.

Appel également à contribuer à l'éphéméride anarchiste radio pour 365 jours de luttes : c'est un travail ouvert à la critique, et plus encore, ouvert à la critique constructive, par la participation : si une erreur est constatée, ou si on trouve discutable tel ou tel parti pris (généralement par défaut, jusque-là), on est invité à rejoindre l'équipe pour proposer soit une correction du texte initial, soit un choix qui nous paraît plus opportun, soit un nouvel enregistrement, avec ou sans nouvel habillage. Ou remplir les dates encore vierges, grosso modo entre Mai et Octobre.
À écouter également tous les jours à 9h et 18h25 sur Radiolutte
Y're welcome !

Éphéméride Anarchiste 28 Mars - La Commune
Le 28 Mars 1871, place de l'Hôtel de Ville, devant plus de 200 000 personnes, la Commune de Paris est proclamée, la « République de Paris » est constituée.
L'étincelle s'était produite le 18 mars. Un Paris étouffé par le siège prussien, dégoûté par la signature de l'armistice, méfiant envers l'assemblée élue en février, n'avait pas supporté pas la tentative de reprise des canons de la Garde nationale, payés par souscription lors de la guerre contre la Prusse. Des barricades s'étaient montées pour protéger les canons, les soldats envoyés pour les contrer, (manquant par ailleurs de chevaux pour les transporter), avaient été nombreux à fraterniser et à mettre la crosse en l'air, des généraux avaient été exécutés, et les autorités s'étaient repliées à Versailles, d'où, accaparé par la seule visée municipaliste, on les laissa organiser la contre-offensive..
Pour l'heure, la ville bascule enfin pleinement dans le souffle révolutionnaire.
Les noms des nouveaux élus, membres de la Commune, sont lus à la foule qui les acclame, faisant de cette journée une fête révolutionnaire.Automatic word wrap
À leur côté, les classes populaires de Paris manifestent une extraordinaire effervescence politique. La population se retrouve dans de nombreux lieux pour y discuter de la situation, proposer des solutions, voire faire pression sur les élus ou aider l'administration communale. Automatic word wrap
Toute occasion est bonne pour se rassembler, et de nombreux clubs de paroles qui se forment, dans les quartiers populaires pour l'essentiel. orateurs réguliers ou occasionnels y font entendre les aspirations de la population et l'on débat de la mise sur pied d'un nouvel ordre social favorable aux classes populaires.

« Paris est un vrai paradis ! Point de police, point de sottise, point d'exaction d'aucune façon, point de dispute. Paris va tout seul comme sur des roulettes. Il faudrait pouvoir rester toujours comme cela. En un mot, c'est un vrai ravissement. Tous les corps d'État se sont établis en fédération et s'appartiennent. »

Gustave Courbet

"Notre mémoire est née de ces quelques semaines,
Compagnons et compagnes, il faut l'utiliser !
Revendiquons les rues, les montagnes, les plaines,
et comme les communards, abolissons l'armée...!
Il faut gratter l'oubli dont on a recouvert
les leçons des copains qui furent assassinés."

Extrait de la chanson de Serge Utge Royo « Sur la Commune »
La Commune administrera Paris jusqu'au 20 mai.
Merci aussi aux sites Ephemanar, Maitron et Wikipedia qui ont servi de source à la rédaction de cette pastille, et un remerciement tout particulier à Quentin Deluermoz, qui a bien voulu relire et vérifier ce texte !

Fin septembre 2019, sur Thechangebook, réseau associatif, non marchand, indépendant, géré et financé par ses propres membres, se lançait un défi un peu fou. Il s'agissait d'enregistrer, sur le mode autogéré ouvert aux participations - qui caractérise déjà thechangebook et radiolutte - , 365 éphémérides anarchistes à diffuser quotidiennement sur Radiolutte, la webradio de Thechangebook. Le 1er confinement est quelque peu venu entraver la boucle annuelle, mais qu'importe, le chantier a repris, et on ira jusqu'au bout !

Les Éphémérides anarchistes sur radiolutte, c'est un chantier collectif toujours perfectible, collaboratif et autogéré ouvert aux participations. Ce d'autant plus qu'elles ne seront probablement pas exemptes d'éventuels désaccords historiques autour de l'Histoire de l'Anarchie, ainsi en cas d'impossibilité de parvenir à un accord, des pastilles complémentaire mentionnant les différentes positions pourraient être envisagées.

Outre cette possibilité de faire valoir de possibles divergences historiques, ces éphémérides ouvertes sont l'occasion, quand on en a envie, de se lancer ou de s'entraîner sur la diction et l'enregistrement, le montage sonore ou la programmation radio, ou encore sur l'écriture. Ce n'est pas un chantier qui doit faire peur, car il est sans engagement autre que ce qu'on se propose de faire, à partir du moindre ajout de virgule dans un texte.

365 Éphémérides, c'est 365 textes à recalibrer pour le format de 5 minutes de la pastille, (dont 3 minutes de texte environ), un ou plusieurs habillages à réaliser ou à utiliser en fonction des moyens disponibles, 365 enregistrements, 365 montages... Retour ligne automatique
Aussi, il est évident que c'est un travail qui sera perfectible d'une année sur l'autre, sur les textes, notamment. En effet, il aurait été hors de question de se lancer d'emblée dans un travail d'universitaire sur chacun des textes : dès lors qu'ils font la taille requise, nous les reprenons tel que, depuis diverses sources, telles que l'Ephemanar, Maitron, l'Encyclopédie anarchiste, etc, un peu dans l'urgence, sans avoir plus de temps pour choisir, vérifier, recouper. Retour ligne automatique
Aussi, c'est un travail ouvert à la critique, et au delà : ouvert à la critique constructive, par la participation : si une erreur est constatée, ou si on trouve discutable tel ou tel parti pris (généralement par défaut, jusque-là), on est invité à rejoindre l'équipe pour proposer soit une correction du texte initial, soit un choix qui nous paraît plus opportun, soit un nouvel enregistrement, avec ou sans nouvel habillage. Ou remplir les dates encore vierges, grosso modo entre Mai et Octobre.

Voici donc l'éphéméride du jour, pas forcément la plus représentative du genre, mais rien n'est parfaitement lisse, et surtout pas ces petites pastilles à monter !

À écouter donc tous les jours à 9h et à 18h25 sur Radiolutte. Nous organisons peu à peu la visibilité des éphémérides ->ICI dire ce qu'il faut faire », mais « faire » :) ) dans les fils correspondants !

PDF
6 / 10
 Persos A à L
Carmine
Mona CHOLLET
Anna COLIN-LEBEDEV
Julien DEVAUREIX
Cory DOCTOROW
Lionel DRICOT (PLOUM)
EDUC.POP.FR
Marc ENDEWELD
Michel GOYA
Hubert GUILLAUD
Gérard FILOCHE
Alain GRANDJEAN
Hacking-Social
Samuel HAYAT
Dana HILLIOT
François HOUSTE
Tagrawla INEQQIQI
Infiltrés (les)
Clément JEANNEAU
Paul JORION
Christophe LEBOUCHER
Michel LEPESANT
 
 Persos M à Z
Henri MALER
Christophe MASUTTI
Jean-Luc MÉLENCHON
MONDE DIPLO (Blogs persos)
Richard MONVOISIN
Corinne MOREL-DARLEUX
Timothée PARRIQUE
Thomas PIKETTY
VisionsCarto
Yannis YOULOUNTAS
Michaël ZEMMOUR
LePartisan.info
 
  Numérique
Blog Binaire
Christophe DESCHAMPS
Louis DERRAC
Olivier ERTZSCHEID
Olivier EZRATY
Framablog
Fake Tech (C. LEBOUCHER)
Romain LECLAIRE
Tristan NITOT
Francis PISANI
Irénée RÉGNAULD
Nicolas VIVANT
 
  Collectifs
Arguments
Blogs Mediapart
Bondy Blog
Dérivation
Économistes Atterrés
Dissidences
Mr Mondialisation
Palim Psao
Paris-Luttes.info
ROJAVA Info
 
  Créatifs / Art / Fiction
Nicole ESTEROLLE
Julien HERVIEUX
Alessandro PIGNOCCHI
Laura VAZQUEZ
XKCD
🌓