02.07.2026 à 13:12
En Mai 68, le siège de la Fédération française de football (FFF) est occupé plusieurs jours par des footballeurs. Retour sur cet évènement. [article initalement publié en 2014]
En Mai 68, le siège de la Fédération française de football (FFF) est occupé plusieurs jours par des footballeurs. Retour sur cet évènement. [article initalement publié en 2014]

Le Brésil connaît de nombreuses luttes sociales depuis plus d'un an (transport, éducation, santé, logement, écologie...). Avec le début du mondial de foot, les manifestations sont quotidiennes. Il s'agit de s'attaquer à la fois au gouvernement brésilien mais aussi à la FIFA (Fédération internationale de football association), organisatrice de l'évènement. En effet, des sommes colossales ont été dépensées pour cette compétition, alors que les revendications de la population ne sont toujours pas entendues par les socialistes au pouvoir ('parti des travailleurs'). Corruption, esclavage moderne, machine à fric... La FIFA joue parfaitement son rôle d'institution capitaliste. A l'échelle de la France, cette entreprise du foot a déjà été contestée. C'est ainsi l'occasion de revenir sur un événement de Mai 68 pour le moins symbolique et relativement inaperçu : l'occupation des locaux de la Fédération française de football (FFF) par des footballeurs.
Alors que les grèves et occupations d'usines rythment la vie de la France, l'AFP annonce au matin du 22 mai 1968, qu'une centaine de footballeurs se sont rendus devant le siège de la FFF (anciennement avenue d'Iéna à Paris) pour l'occuper [1]. Les employés sont retenus (Pierre Delaunay, qui a succédé à son père au poste de secrétaire général de la Fédération est lui isolé dans un bureau), des tracts sont distribués aux passant-e-s de l'avenue, tandis que des banderoles ornent la façade de l'immeuble. On peut notamment y lire « Le football aux footballeurs ». S'instaure alors un véritable siège dont on reconnaît « les méthodes d'actions inventées par le mouvement étudiant » estime l'historien Alfred Wahl [2].
« À l'origine de ce coup d'éclat, qui durera six jours, jusqu'au 27 mai, on trouve quelques joueurs amateurs menés par des journalistes du Miroir du football, magazine d'obédience communiste. "Tout le monde se révoltait. Les gars du Miroir étaient en lutte contre le pouvoir et l'argent dans le foot. Ils ont décidé d'attaquer la citadelle", se souvient Jules Céron, dit "Juju", joueur d'Aubervilliers qui jonglait entre l'occupation de son usine et celle de la fédération. Ce 22 mai, la prise de la FFF se propage rapidement grâce à la radio. À peine l'information entendue, Serge Anger, un joueur amateur de Pavillons-sous-bois (Seine-Saint-Denis), quitte son imprimerie pour rejoindre Paris. "Je ne pensais pas que le monde du football pouvait être capable d'un geste aussi audacieux, aussi irrévérencieux", rigole encore cet ancien international junior » [3]. Le mouvement se limite cependant quasi-exclusivement au monde amateur (à l'exception de deux joueurs : André Mérelle et Michel Oriot, tous deux membres du Red Star de Saint-Ouen).
Dans son tract, le Comité d'Action des Footballeurs rejette l'autorité des dirigeants de la FFF et souhaite « rendre aux 600.000 footballeurs français et à leurs millions d'amis ce qui leur appartient : le football dont les pontifes de la Fédération les ont expropriés pour servir leurs intérêts égoïstes de profiteurs du sport ». Il s'agit là d'exiger « la destitution immédiate (par voie de référendum des 600.000 footballeurs, contrôlé par des footballeurs) des profiteurs du football, et des insulteurs de footballeurs. Libérer le football de la tutelle de l'argent des pseudo-mécènes incompétents qui sont à l'origine du pourrissement du football ».
Le 27 mai, la fin de l'occupation est décidée par « ces enragés du football » [4] qui estiment qu'il fallait que ce mouvement prenne une autre tournure. « Le monde du travail avait d'autres priorités et le foot n'était pas assez politisé » rappelle un occupant [5].
Bien évidemment, l'action est aussitôt critiquée par la presse sportive (France-Football par exemple) et des représentants de la FFF. Néanmoins, l'institution est chamboulée et cède sur quelques revendications. Ainsi, la plus grande victoire de cette « révolution » reste l'abolition effective du fameux « contrat à vie » [6] remplacé par un contrat à durée librement déterminée.
« L'occupation de mon usine, c'était politique. Prendre la FFF, c'était intellectuel. Et une récréation » indique l'ouvrier et footballeur amateur Juju [7]. Il n'en demeure pas moins que cette occupation, similaire aux autres de Mai 68, a su faire bouger les lignes ; changer les règles du jeu.
Pour détruire la FIFA et ses organes sœurs, une révolution reste à faire. Solidarité avec les révolté-e-s du Brésil !
[1] La FFF parle d'une quarantaine d'occupants.
[2] Voir cet article universitaire sur l'évènement http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/xxs_0294-1759_1990_num_26_1_2971
[4] Selon l'expression d'Alfred Wahl.
[5] Citation de l'article du JDD.
[6] Ce contrat dit « d'esclavage » liait les joueurs à vie à leurs clubs. Ils étaient ainsi transférables uniquement selon le bon vouloir de leurs dirigeants. Déclaré illégal en 1967, ce contrat est définitivement aboli quelques semaines après l'occupation (malgré une menace de sa restauration en 1972.
[7] Citation de l'article du JDD.
02.07.2026 à 08:00
Rendez-vous le jeudi 9 juillet, pour un atelier de création de zine antispéciste.
📖Qu'est-ce qu'un zine ?
Un zine est une publication autoéditée à faible tirage, souvent avec des moyens simples et peu coûteux (photocopie, agrafage à la main), avec une grande liberté de ton et de forme.
☀️Nous aimerions proposer un moment créatif et collaboratif pour entamer l'été, avec un atelier de création de zine antispéciste.
L'idée est de créer ce zine ensemble au cours de la soirée, dans un esprit de « jam » créative.
Il n'y a pas de direction artistique imposée ni de projet collectif unique : chacun·e-x est libre de proposer sa propre contribution, sa propre page du zine. Les collaborations entre participant·e-xs sont bien sûr aussi les bienvenues.
A la fin nous récupèrerons les contributions de tout le monde pour les réunir dans un petit livret, qui sera ensuite disponible en pdf numérique, ainsi qu'en exemplaires imprimés qui seront disponibles lors des prochains Jeudis Antispés.
✏️Que créer pour le zine ?
Sens-toi libre !
Tu peux tout aussi bien mobiliser tes compétences en arts visuels (illustration, BD...) qu'en rédactions de textes (réflexions, témoignage personnel, poésie, guides militants...), ou encore partager des recettes véganes si tu es plus à l'aise en cuisine :)
Tous les niveaux sont bienvenus, donc n'aie aucune pression ou hésitation à ce sujet :)
Les seuls points que nous vous demandons de respecter dans vos contributions sont les suivants :
• un lien avec l'antispecisme.
• Aux Jeudis Antispés, nous souhaitons porter des valeurs d'inclusivité et de liens entre les luttes. Nous n'accepterons pas de propos discriminatoires ou irrespectueux. D'ailleurs votre contribution peut tout à fait être un espace de réflexion sur les liens avec d'autres luttes et l'intersectionnalité.
🖌 Nous prévoyons du matériel à disposition pour l'atelier (papier, crayons, feutres...), mais si tu possèdes déjà des outils que tu souhaites utiliser, nous t'encourageons à les apporter. Cela nous aide dans l'organisation et permet à chacun·e-x d'avoir plus de choix de techniques.
Bien entendu, tu es aussi bienvenu·e-x les mains vides.
💡 L'entrée est à prix libre et sans inscription :) la gratuité fait partie du prix libre.
📚 Sur place, il y aura aussi un infokiosque antispéciste
🥪 Bar et restauration 100% vegan au baranoux (à prix fixe)
🕐 Quand ?
Jeudi 9 juillet à partir de 19h. (C'est ok de venir plus tard si tu n'es pas libre avant)
📍 Où ?
@lebaranoux, 78 rue Compans, 75019 Paris
Métro 11 place des fêtes
Métro 7b Botzaris
(Dans la grande salle au fond)
🦽 En termes d'accessibilité ?
Il y a une porte à l'entrée avec un rebord, il faut l'enlever pour passer avec un fauteuil donc tu peux nous écrire pour nous dire quand tu arrives et on viendra l'enlever. Une fois dans la cour, la cour et le bar sont goudronnés et il y a de l'espace pour circuler ou se poser. Le bar est en hauteur et pas à hauteur de fauteuil. L'atelier aura lieu dans la grande salle au fond, accessible aux personnes à mobilité réduite. Les toilettes ne sont pas aux normes PMR.
🖌️ Graphisme par @teppichhai39
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Il n'y a pas de direction artistique imposée ni de projet collectif unique : chacun·e-x est libre de proposer sa propre contribution, sa propre page du zine. Les collaborations entre participant·e-xs sont bien sûr aussi les bienvenues.
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Sens-toi libre !
Tu peux tout aussi bien mobiliser tes compétences en arts visuels (illustration, BD...) qu'en rédactions de textes (réflexions, témoignage personnel, poésie, guides militants...), ou encore partager des recettes véganes si tu es plus à l'aise en cuisine :)
Tous les niveaux sont bienvenus, donc n'aie aucune pression ou hésitation à ce sujet :)
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02.07.2026 à 08:00
Chaque été l'OCL propose des temps d'échanges à ceux et celles qui se reconnaissent dans les problématiques abordées dans les colonnes de Courant Alternatif. Si vous en êtes, nous vous invitons à nous rejoindre entre le mercredi 15 et le mardi 21 juillet dans le Poitou
Chaque été l'OCL propose des temps d'échanges à ceux et celles qui se reconnaissent dans les problématiques abordées dans les colonnes de Courant Alternatif. Si vous en êtes, nous vous invitons à nous rejoindre entre le mercredi 15 et le mardi 21 juillet dans le Poitou
Comme chaque année, nous nous retrouvons pour discuter politique et passer du bon temps ensemble. Car la période n'est pas toujours à la fête et le collectif reste notre force. Nous vous invitons donc chaleureusement à nous rejoindre entre le mercredi 15 et le mardi 21 juillet dans le Poitou. L'adresse précise vous sera communiquée au téléphone ou par mail. L'ambiance sera au camping bucolique et sympathique, donc prévoyez le matériel adéquat. Nous camperons sur un terrain privé arboré, les douches et toilettes seront en extérieur.
Un principe de pot commun est mis en place. Les tarifs pour les trois repas journaliers et les autres frais sont établis en fonction des revenus. Chaque jour, des équipes ménage/cuisine/ apéro sont librement constituées – vive l'autogestion ! Il y aura deux temps de débats dans la journée. L'idée étant aussi d'avoir des échanges agréables et constructifs pendant les repas, balades, jeux…
On peut venir vous chercher à la gare de Poitiers, Châtellerault ou Montmorillon si vous arrivez en train. Merci de prévenir au moins 24 heures à l'avance, que l'on s'organise pour pouvoir le faire. Vous pourrez nous joindre sur le numéro de téléphone suivant : 07-84-82-44-57, et également à l'adresse courriel oclibertaire [at] riseup.net.

Voici le programme des débats :
MERCREDI 15 JUILLET
10 h 30 : libre
15 heures : Intelligence artificielle : rupture et/ou continuité ?
Depuis quelques années, l'IA est présentée comme la grande Révolution de notre époque, comparable à l'invention de l'imprimerie, de la machine à vapeur ou bien d'Internet et vouée à transformer radicalement le travail, l'économie, la société et jusqu'à nos manières de penser (E. Sadin). Mais derrière le terme abstrait d'« intelligence artificielle » se cache une réalité matérielle bien concrète : des mines, du béton, des gigantesques centres de données, des infrastructures énergétiques (dont les coûts écologiques et sociaux sont largement invisibilisés) et des milliards d'euros d'investissements publics et privés. Dès lors, une question se pose : l'IA constitue-t-elle une véritable rupture historique ou n'est-elle que le prolongement d'une dynamique du capitalisme industriel et numérique ?
Il s'agit de s'interroger sur la place de la technologie dans nos sociétés, sur les rapports de pouvoir qu'elle produit et sur le monde qu'elle rend possible. L'IA marque-t-elle une rupture dans l'histoire du capitalisme ou, au contraire, est-elle une technologie parmi d'autres, ou une étape supplémentaire dans la transformation industrielle du capitalisme et en révélant sa logique la plus profonde : remplacer toujours davantage le travail vivant, étendre le contrôle technique et subordonner chaque aspect de l'existence aux impératifs de l'accumulation ?
21 heures : Projection de Blue Collar (Paul Schrader – 1978 – États-Unis – VOSTFR – 1h54)
Blue Collar raconte le quotidien de trois ouvriers qui bossent ensemble dans une usine de construction automobile aux États-Unis : le racisme, outil de division de la classe ouvrière ; l'exploitation, bien sûr ; mais aussi tout ce qui permet de la supporter (alcool, drogue, sexe). Mais l'intérêt de ce film, particulièrement drôle, est surtout de poser la question du rapport des prolétaires au syndicalisme, car nos trois comparses ont bien compris comment le syndicat travaille main dans la main avec les patrons et les contremaîtres pour la bonne gestion de l'usine. Les autoproclamés représentants des ouvriers ne servent ici qu'à pacifier les conflits et la rage intériorisée par les ouvriers de peur de se retrouver au chômage. Alors, pour sortir de ce quotidien de misère, une idée émerge : aller chercher l'argent là où il se trouve : dans les caisses… du syndicat.
JEUDI 16
15 heures : Présentation-débat avec Nedjib Sidi Moussa, autour de son dernier livre Le Spectre du colonialisme
Nedjib Sidi Moussa, docteur en sciences politiques, spécialiste de la guerre d'Algérie et de ses répercussions en France, nous propose une synthèse de différents textes récents, contemporains de la recrudescence d'une cacophonie médiatique et politique particulièrement rance autour des questions d'immigration, d'identité, de mémoire.
Sa thèse est la suivante : pour y voir clair dans ce bourbier, et donc critiquer avant tout l'offensive réactionnaire dont la matrice coloniale algérienne reste la colonne vertébrale, mais aussi les fausses solutions identitaires et / ou décoloniales, il faut reprendre certains concepts, certains auteurs, raviver certaines idées, se replonger dans l'histoire de notre courant politique révolutionnaire, sans nostalgie mais avec exigence.
Ce sera donc l'occasion d'aborder les questions d'anti-impérialisme, d'islamophobie, d'apostasie, d'anticolonialisme, de tiers-mondisme, au prisme, encore et toujours, d'une lecture dialectique, anticapitaliste et révolutionnaire des événements.
21 heures : Se cogner les fronts… (unique, populaire, antifasciste, etc.)
La stratégie du front est une méthode éprouvée à gauche depuis la IIIe Internationale tant pour dominer les concurrents que pour tenter de contrer les adversaires. Ce qui s'apparentait à une tactique du répertoire classique est devenu depuis vingt ans un piège dans lequel les seuls vainqueurs sont ceux qui ont intérêt au maintien du système... et malheur à ceux et celles qui ne trouveraient pas leur place dans ces différents attelages…
VENDREDI 17
15 heures : Transition énergétique, data centers et nucléaire
De fait, le sujet est très vaste. La transition énergétique est en réalité le nom de l'accélération de l'électrification et de la numérisation du monde, accélération dont on sait qu'elle ne fera qu'aggraver le réchauffement climatique et le risque d'extinction de beaucoup d'espèces, dont la nôtre. Les data centers, les nouvelles mines et les centrales nucléaires sont l'envers du décor, de gigantesques infrastructures extractivistes, destructrices des sols, énormes consommatrices d'eau et d'énergie ; quant au nucléaire, il porte le risque d'inhabitabilité de vastes territoires sur plusieurs siècles. C'est la face matérielle de la dématérialisation. Comment s'y opposer ? Pourquoi le capital s'accroche-t-il à ces projets dont la rentabilité est pourtant souvent aléatoire ? Quel rapport de forces pour empêcher cette destruction du monde ?
Débat en présence de membres des collectifs Stop Newcleo, Stop Golfech, Stop Mines 03, Assemblée de lutte contre les projets miniers en Ariège et ailleurs, et contre le data center de Vitry
21 heures : Pratiques et autonomie – le nouveau monde se prépare-t-il avant la révolution ?
Des collectifs de cantine aux bambineries en passant par les caisses communes de l'alimentation, nombreux sont les collectifs qui se créent ces dernières années en soutien aux luttes. Ils ne se constituent pas pour lutter directement contre une condition sociale ou contre un projet inutile, mais viennent en appui, en soutien, avec un savoir-faire (logistique, de cuisine, d'animation) spécifique. Ces collectifs sont peuplés de gens sincères – nous en faisons partie ! – qui espèrent transformer l'existant, instaurer de la solidarité et, souvent, contribuer à créer les conditions de la lutte sociale. En même temps, ces initiatives ressemblent fort à une professionnalisation des pratiques qui implique une perte d'autonomie des gens en lutte. L'effet le plus marquant de cette spécialisation est la séparation des mondes – les gens venant cuisiner étant parfois tellement extérieurs à la lutte qu'ils soutiennent qu'ils ne savent même pas de quoi il retourne. Fournir des outils aux luttes leur permet-il d'instaurer un rapport de forces plus rapidement ou plus efficacement ? Que permettent ou ne permettent pas les grands camps militants de ces dernières années ? Qu'est-ce qui se transforme dans les trajectoires personnelles par la participation à des collectifs ?

SAMEDI 18
10 h 30 : Stratégie et intervention
Cela concerne concrètement les questions de stratégie dans les mouvements sociaux : s'interroger pour savoir s'il y a des éléments plus importants à nos yeux que d'autres à mettre en avant et à y défendre ou si tous sont également importants.
Le mouvement libertaire, anarchiste-communiste, lutte de classe, etc., ne parvient pas actuellement à exister politiquement et collectivement comme force autonome qui compte (mais le veut-il et est-ce souhaitable ?), justement parce que les questions de stratégie (hormis répéter les prêt-à-penser éternels de l'idéologie libertaire, et il faut sans doute le faire) ne sont pas assez abordées collectivement dans les groupes communistes libertaires ou autres. Nous avons toujours pensé qu'il fallait commencer à le faire à l'échelle d'une ville ou d'une région, en tous les cas sur un terrain commun, et non au niveau central, par le haut.
17 heures : Quelles alliances dans les luttes ?
Récemment, l'alliance conjoncturelle qui a parfois lié dans certaines régions la Confédération paysanne et la Coordination rurale nous a interrogés, tant les objectifs politiques des uns et des autres étaient jusque-là différents voire opposés. Le même problème se pose parfois lors d'une grève sur nos lieux de travail ou dans un collectif local sur une question environnementale. Plutôt que de crier immédiatement à la traîtrise comme cela s'est fait parfois, il nous paraît nécessaire de revenir plus sereinement sur ces questions pour en comprendre les enjeux et les raisons. Quels sont nos objectifs à court et moyen terme dans une situation donnée, à un moment et dans un lieu donné ?
Soirée libre pour faire la fête
DIMANCHE 19
15 heures : LFI : pour une actualisation de la critique de la social-démocratie
Social-démocratie 2.0 ou vieille rengaine réformiste, entreprise électorale au service d'un dinosaure de la République ou espace gazeux amalgamant une envie de changement de sa base sans y mettre les termes (révolution, communisme, lutte des classes)… ? Finalement, qu'est-ce que LFI ? Que signifient les attaques incessantes du camp bourgeois contre ce parti pourtant inoffensif ?
En amont de l'année présidentielle, la question Mélenchon va forcément – et malheureusement – arriver dans les discussions au boulot, dans la vie et dans les luttes. Notre critique ne peut se contenter de la simple posture « LFI = social-traître », mais doit se doter d'arguments critiques actualisés sur ce qu'est vraiment LFI pour être crédible, audible, et défendre la perspective auto-organisée et révolutionnaire.
21 heures : Projection de Révolution 2023
Nous projetterons le film Révolution 2023, réalisé par le même collectif que Les gilets jaunes par nous, à partir d'images d'archives des différentes luttes sociales de l'année éponyme. Ce film nous semble intéressant pour ouvrir de multiples débats sur la période : la question du blocage par des personnes « extérieures » à la boîte impactée vs la grève des travailleurs de cette boîte ; la dynamique sociale à l'œuvre lors des émeutes qui ont suivi la mort de Nahel à Nanterre ; les perspectives des luttes lycéennes, qui ont réussi à foutre en l'air toute forme d'encadrement ; une analyse du schéma d'intégration des mouvements sociaux à l'électoralisme, de 1936, 1968, 1995 ; le sens de la logique punitive, avec la répression du mouvement écologique à Sainte-Soline ; et enfin (et surtout), pour rappeler un énoncé qui s'est semble-t-il estompé dans la période actuelle : « C'est dans le mouvement que se pose la question de la révolution. »
LUNDI 20
10 h 30 : commission journal de Courant alternatif (début) : préparation du numéro d'octobre.
17 heures : Iran : affrontement géopolitique, répression fasciste, instrumentalisation campiste
Si la situation de l'Iran occupe un espace médiatique considérable en raison de ses répercutions énergétiques, la nature sanguinaire du régime islamiste d'une part, et la résistance qui s'y déroule d'autre part, ont subi toutes deux un certain effacement. De plus, la vieille rhétorique campiste de défense d'un supposé « Axe de la résistance » à Israël et aux USA (dont font partie l'Iran, le Hamas, le Hezbollah…) continue d'avoir un certain écho auprès d'une partie de ceux qui luttent, ici et ailleurs.
Pourtant, si on souhaite lutter ici contre la guerre là-bas, il importe d'avoir les idées claires, aussi bien sur les forces impérialistes que sur celles qui prétendent les combattre avec des moyens similaires et au mépris des aspirations émancipatrices des exploités. Il s'agira donc, à partir d'une analyse de la situation en Iran, de réfléchir à des initiatives de solidarité, à des actions contre les guerres, l'armement et la militarisation rampante qui gagne toute la planète.
Des camarades connaisseurs de la situation en Palestine, au Rojava, en Ukraine, ou sur d'autres terrains d'affrontements actuels pourront se joindre à la présentation de ce débat, qui sera animé par Assareh Assa, exilée iranienne en France, autrice de plusieurs articles sur la situation locale.
MARDI 21
15 heures : commission journal de Courant alternatif (fin) + debrief camping + affaires internes OCL.
02.07.2026 à 08:00
Contre le sommet de l'OTAN qui se tiendra à Ankara les 7 et 8 juillet, rejoignons-nous le 4 juillet à 14h00, place de la République, pour renforcer la lutte contre la guerre impérialiste, la militarisation et l'exploitation !
Contre le sommet de l'OTAN qui se tiendra à Ankara les 7 et 8 juillet, rejoignons-nous le 4 juillet à 14h00, place de la République, pour renforcer la lutte contre la guerre impérialiste, la militarisation et l'exploitation !

Contre le 36e sommet de l'OTAN, organisation de guerre impérialiste, qui se tiendra à Ankara les 7 et 8 juillet, renforçons la lutte unie des travailleur·euse·s, des exploité·e·s, des jeunes, des femmes et des peuples opprimés !
Aujourd'hui, dans de nombreuses régions du monde ; les guerres, les occupations, les destructions et la pauvreté s'aggravent. Au Moyen-Orient, notamment en Palestine, l'agression impérialiste et les politiques d'occupation et génocidaires menées par Israël se poursuivent. De la Libye à la Syrie, du Soudan au Yémen, de l'Iran au Venezuela et à Cuba, les peuples sont confrontés à l'encerclement, aux menaces et aux interventions impérialistes. En Ukraine, la guerre se poursuit au prix de la destruction des peuples ; l'OTAN y reste engagée de manière indirecte et attise le conflit.
C'est dans ce contexte que l'hégémonie impérialiste dirigée par les États-Unis et la lutte pour un nouveau partage du monde entraînent l'humanité vers de nouvelles guerres. L'un des principaux instruments militaires de ce processus est l'OTAN. Tandis que les pays de l'OTAN augmentent leurs budgets de guerre, une nouvelle vague d'armement et de militarisation déferle sur l'Europe. Les ressources qui devraient être consacrées à la santé, à l'éducation et aux droits sociaux sont transférées vers l'industrie de guerre. Pendant que les monopoles de l'armement accroissent leurs profits, ce sont les travailleur·euse·s, les exploité·e·s, les migrant·e·s, les jeunes et les femmes qui en paient le prix.
S'opposer à l'OTAN, c'est s'opposer à la guerre, à l'exploitation, à l'occupation et à l'ordre impérialiste-capitaliste. C'est défendre le travail pour les travailleur·euse·s, l'avenir pour les jeunes, la liberté pour les femmes et la paix pour les peuples.
Alors, pour renforcer la lutte contre l'OTAN, la guerre impérialiste et la militarisation, rejoignons-nous le 4 juillet à 14h00, place de la République !
Les travailleur·euse·s ne seront pas la chair à canon de l'OTAN !
Dissolution de l'OTAN, fermeture des bases impérialistes !
De l'argent pour l'éducation, la santé et les droits sociaux, pas pour la guerre !
Unissons-nous contre l'occupation, l'exploitation et la guerre !
Plateforme contre l'OTAN et les guerres impérialistes
Premiers signataires
Confédération européenne des droits démocratiques (ADHK)
Confédération des migrant·e·s opprimé·e·s en Europe (AVEG-KON)
Conseil démocratique kurde en France (CDK-F)
Jeunesse communiste (JC)
Jeunesse révolutionnaire (JR)
Ligue anti-impérialiste (LAI)
Organisation de solidarité trans (OST)
Parti des travailleurs de Turquie (TIP)
Partizan
Position révolutionnaire prolétarienne (PDD)
Plateforme pour l'unité des travailleur·euse·s et la fraternité entre les peuples (BIR-KAR)
Union prolétarienne marxiste-léniniste (UPML)
02.07.2026 à 08:00
Le Groupe Louise-Michel de la Fédération Anarchiste accueille les auteur.e.s de « La guerre d'Espagne 1936-1939. La démocratie assassinée » pour un échange
Le Groupe Louise-Michel de la Fédération Anarchiste accueille les auteur.e.s de « La guerre d'Espagne 1936-1939. La démocratie assassinée » pour un échange

Espagne, juillet 1936. Un putsch tente d'abattre la République. L'assassinat de la démocratie par des militaires, des monarchistes et des fascistes était prémédité de longue date. L'intensité de la réaction populaire et de la résistance du régime, moins attendue, transforme ce conflit en une guerre sanglante de presque trois ans. Une guerre à la fois politique et sociale, civile et internationale : Mussolini et Hitler soutiennent les troupes du général Franco, l'URSS s'engage du côté républicain alors que les démocraties libérales s'abstiennent. Le monde regarde l'Espagne et se mobilise pour cette guerre qui fait plus de 500 000 morts et autant d'exilés.
Aujourd'hui, de nombreuses recherches et archives, mais aussi des témoignages, permettent d'écrire une nouvelle histoire de la guerre d'Espagne. Cette histoire dévoile le long travail de sape de la démocratie par les forces réactionnaires et l'extrême droite espagnole, bien avant 1936. Elle montre les mécanismes profonds de la dictature franquiste et se penche enfin sur l'expérience au jour le jour des acteurs de cet épisode majeur du XXe siècle européen.
LES AUTEUR.E.S
Mercedes YUSTA RODRIGO est professeure d'histoire contemporaine de l'Espagne à l'université Paris 8. Elle est spécialiste de la dictature franquiste et de l'antifascisme.
François GODICHEAU est professeur d'histoire à l'université Toulouse Jean-Jaurès. Il a publié une quinzaine d'ouvrages dont plusieurs livres sur la guerre d'Espagne.
Pierre SALMON est maître de conférences en histoire contemporaine a l'École normale supérieure (PSL), spécialiste de la guerre d'Espagne, de la mémoire de ce conflit et, plus généralement du trafic d'armes.
01.07.2026 à 08:00
Face au consensus sécuritaire autour de l'affaire Barella, cette table ronde propose d'ouvrir un débat politique à la hauteur des enjeux. Elle interrogera l'idée selon laquelle le renforcement de l'arsenal pénal constituerait la réponse privilégiée, voire unique, à la protection des enfants.
Face au consensus sécuritaire autour de l'affaire Barella, cette table ronde propose d'ouvrir un débat politique à la hauteur des enjeux. Elle interrogera l'idée selon laquelle le renforcement de l'arsenal pénal constituerait la réponse privilégiée, voire unique, à la protection des enfants.
Face à ce discours, cette table ronde propose une réponse politique à la hauteur des enjeux, qui refuse de confondre renforcement de l'arsenal pénal et protection réelle des enfants.
Plusieurs axes seront abordés : enfantisme, carcéralisme, fémo-sécuritarisme et, bien-sûr, que font la police-justice-prison quand on augmente leurs moyens ?
La table ronde est organisée par la Legal team antiraciste et les Féministes révolutionnaires.
Plusieurs intervenant·es participeront à cette discussion, parmi lesquel·les :
Gabriel Allegre est un militant enfantiste intersectionnel et actuellement doctorant en sciences sociales et primatologie sur l'adultisme.
Sihame Assbague est une journaliste indépendante et militante contre les violences d'État, le racisme, l'islamophobie et le continuum colonial.
Dawud Bumaye est une militante afroféministe. Ses travaux visent principalement à articuler les rapports de race, classe, sexe/genre et sexualités. Engagée sur les luttes noires et de la diaspora, antiracistes décoloniales, contre les violences policières et anticarcérales, anticapitalistes, matérialistes, féministes et « queers of color », Dawud Bumaye est co-fondatrice du collectif Queer et trans révolutionnaire et a exercé la profession d'éditrice.
Elsa Deck Marsault a cofondé Fracas, collectif queer et féministe d'entraide militante à la prise en charge des conflits et des violences en milieu intracommunautaire. Elle est l'autrice de Faire justice. Moralisme progressiste et pratiques punitives dans la lutte contre les violences sexistes (2023) et de La violence en spectacle (2026) aux éditions La Fabrique.
Rubrique «À LIRE AILLEURS»