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Rubrique «À LIRE AILLEURS»
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02.09.2026 à 12:05

Défendons Autistici/Inventati avant le 25 septembre

Les États-Unis attaquent Autistici/Inventati (un équivalent italien de Riseup et hébergeur de noblogs.org) en les qualifiant d'organisation terroriste internationale.

Texte intégral (1280 mots)

Les États-Unis attaquent Autistici/Inventati (un équivalent italien de Riseup et hébergeur de noblogs.org) en les qualifiant d'organisation terroriste internationale.

Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.

A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs.

Paranoia, la première machine de ce qui deviendra plus tard A/I, est née à Milan (Italie) en 2001, dans un contexte foisonnant de luttes sociales et d'expérimentations technologiques populaires entremêlées. Cette initiative antifasciste, anticapitaliste et antimilitariste, reposant sur des logiciels libres et maniant la cryptographie comme technique d'autodéfense numérique, s'est poursuivie par l'installation de toute une infrastructure visant à garantir le pseudonymat et la libre circulation des informations, de la connaissance et de la culture.

Là où les prestataires de services en ligne commerciaux utilisent l'argent comme barrière d'entrée, A/I fait partie de ces collectifs qui conditionnent l'utilisation de leurs services à un critère d'affinité politique. Sous cette condition, la liberté d'expression permise au travers de cette infrastructure n'a cependant jamais garanti de responsabilité collective à l'égard de toutes les publications ou communications qui y circulent. Et pourtant, l'administration états-unienne justifie aujourd'hui la censure de l'intégralité des services d'A/I dans un excès de zèle fasciste qu'on lui connaît particulièrement de nos jours.

Depuis 2001 et jusqu'à la catastrophe que représente cette dernière actualité, l'histoire d'A/I est émaillée de plusieurs événements parfois rocambolesques, mettant en lumière toute l'ironie et l'absurdité des institutions politiques et du capitalisme de surveillance. Lors de l'affaire Trenitalia, A/I avait créé un site web satirique pour dénoncer le transport d'équipements militaires pour l'invasion états-unienne de l'Irak en 2003. En 2005, une enquête contre une cellule italienne de l'Anarchist Black Cross, dont les emails étaient hébergés par A/I, a révélé l'installation clandestine d'un dispositif de surveillance du serveur.

À la suite de cette affaire, le collectif a initié un chantier titanesque de mesures anti-répression de l'infrastructure, le plan R*. Un plan qui permit en 2007 aux serveurs de résister aux tentatives de censure d'un jeu-vidéo dénonçant la pédocriminalité au sein de l'Église catholique. Puis en 2010, c'est face à la police norvégienne, en complicité avec une cour de Justice italienne, que le plan R* s'est montré efficace pour permettre la survie de l'infrastructure grâce à plusieurs relais à travers le monde.

Toutes ces attaques et perquisitions ayant exposé des milliers de boîtes mail, A/I a toujours insisté sur la nécessité d'une prudence à l'égard de sa propre confidentialité. Aucune infrastructure numérique ne sera jamais indemne de vulnérabilité, à l'instar des humains eux-mêmes. Pourtant, on peut retenir que la participation du collectif aux luttes sociales a notamment permis au mouvement Indymedia de naître, à partir des mobilisations contre le G8 de Gênes. Elle a également permis à d'innombrables mailing-lists d'émerger et à des dizaines d'ateliers et discussions à travers le monde de diffuser les savoir-faires d'autodéfense numérique et les expériences du collectif à d'autres communautés en lutte.

De fait, A/I fait aujourd'hui partie des collectifs de référence dans les communautés hacker anti-autoritaires et internationalistes, tant pour tout son historique et l'exigence technique acquise que pour son approche anti-élitiste qui permet à toustes d'utiliser ses services et d'apprendre à les répliquer ailleurs. Il est donc urgent de se mobiliser, avant le 25 septembre, en défense d'A/I, de plusieurs manières, dans la mesure de vos capacités :

  • faire connaître cette affaire (en partageant cet article, en en parlant, en taggant ta ville, ...) ;
  • rejoindre la coalition de défense d'A/I en te rapprochant d'organisations locales (hackerspaces, notamment ceux de https://interhacker.space et associations de défense des droits fondamentaux sur internet, notamment https://laquadrature.net, etc.)
  • contribuer à l'archivage décentralisé de Noblogs ;
  • préparer un soutien matériel légal à A/I en récoltant des fonds pour leur défense judiciaire et le renforcement de leur infratructure.

Par ailleurs, dans un contexte de répression débridée, à coups d'accusation de terrorisme, à l'encontre d'un nombre toujours croissant de collectifs anti-autoritaires, l'attaque contre Autistici/Inventati est une alerte pour toutes les initiatives d'infrastructures alternatives sur internet. Elle démontre l'extension des leviers utilisés par l'administration pour censurer des services (en l'occurence via l'organisme chargé des noms de domaine en « .org »).

Au-delà d'A/I, cette invitation à la solidarité est donc aussi un gros coup de pied au cul pour défendre notre liberté d'expression et l'intégrité de notre vie privée ainsi que l'autonomie nos moyens d'organisation en ligne. Il est urgent de réfléchir collectivement à la dépendance aux États-Unis de nos propres moyens de communication et des plateformes de publication de nos luttes ; et de renforcer leur indépendance autant que possible en documentant le travail effectué et en faisant circuler ces recherches. Ne croyons pas que ces questions sont simplement l'affaire d'expert·es. Apprenons de l'histoire des luttes et de ses leçons. La lutte continue et c'est l'affaire de toustes !


Pour aller plus loin

Pour en savoir plus sur l'histoire de A/I et l'attaque actuelle des États-Unis : un article qui reprends toute l'histoire plus en profondeur.

Le domaine autictici.org n'est plus accessible, mais vous pouvez accéder à leur site par inventati.org (et notamment lire (anglais) leur campagne, leur communiqué de presse et trouver les autres articles de solidarités qu'iels ont référencés)

Le blog de A/I ou iels publieront peut être de nouveaux articles.

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01.09.2026 à 08:00

Rencontre avec Catherine Dorion sur Le courage et la joie. Comment traverser la tempête fasciste sans perdre le nord.

Mercredi 9 septembre, Catherine Dorion discutera avec Sylvie Tissot au Monte en l'air de son nouveau livre Le courage et la joie. Comment traverser la tempête fasciste sans perdre le nord.

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Mercredi 9 septembre, Catherine Dorion discutera avec Sylvie Tissot au Monte en l'air de son nouveau livre Le courage et la joie. Comment traverser la tempête fasciste sans perdre le nord.

« Nous ne sommes pas les animaux d'un zoo. Nous avons le choix. Nous ne sommes pas condamnés à la lâcheté. Notre énergie, notre cerveau, notre volonté, tout cela nous appartient. C'est le seul petit empire qui soit vraiment à nous, quand on y pense. Et il se trouve que ce petit empire est précisément ce dont les fascistes ont besoin pour chauffer leur enfer. »

Alors que des personnalités autoritaires se hissent partout au pouvoir et que les discours de haine se multiplient, nous assistons impuissants à la montée de l'anxiété et nous nous y habituons. Nous vaquons à nos occupations. Car nous n'y pouvons rien, n'est-ce pas ? Pourquoi sommes-nous si désemparés ? Qu'est-ce que résister veut dire quand l'actualité nous dépasse, quand le pouvoir nous emporte dans son emballement ?

Pour répondre à ces questions, Catherine Dorion propose une chronique intimiste de l'année 2025, année de la rupture. Pour tenter d'y voir clair, elle l'entrelace de récits du passé qui témoignent de la vie quotidienne en d'autres temps où, comme aujourd'hui, la démocratie s'est fait prendre à la gorge par l'autoritarisme. Le courage et la joie cherche ainsi dans la vie réelle les amorces de la résistance, les failles par où passe encore et toujours la conscience humaine – et, donc, la lumière.

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31.08.2026 à 08:00

La contre-révolution en Russie commence en octobre 1917 : critique de la gauche communiste

Il faut être clair : la contre-révolution en Russie ne commence pas en 1921. Elle commence avec la prise du pouvoir par les bolcheviks en octobre 1917.

Texte intégral (1161 mots)

Il faut être clair : la contre-révolution en Russie ne commence pas en 1921. Elle commence avec la prise du pouvoir par les bolcheviks en octobre 1917.

C'est précisément sur ce point qu'une grande partie de la gauche communiste commet une erreur d'analyse. En faisant de 1921, de Kronstadt ou de la mise en place de la NEP [1] le moment de la contre-révolution, elle conserve implicitement une lecture d'un bon bolchevisme et d'un mauvais selon laquelle la révolution bolchevique aurait été authentiquement révolutionnaire pendant plusieurs années avant de dégénérer. Cette lecture est complètement erronée.

Le problème fondamental apparaît dès octobre 1917 : un parti politique s'empare du pouvoir d'État et exerce la dictature sur le prolétariat. Les soviets cessent progressivement d'être conçus comme des organes autonomes de la classe ouvrière pour être intégrés à un appareil d'État dominé par le pouvoir bolchevique, notamment à travers le Comité exécutif central panrusse des Soviets (CEC), qui devient l'organe suprême du pouvoir d'État entre les congrès des Soviets. La question n'est donc pas simplement de savoir si Lénine a commis des erreurs, si la guerre civile a provoqué la militarisation ou si la bureaucratie stalinienne est apparue plus tard. Le problème est structurel : le pouvoir politique est confisqué par un parti qui prétend représenter les travailleurs. C'est là que commence la contre-révolution !

La gauche communiste affirme souvent que la révolution aurait été vaincue progressivement sous l'effet de l'isolement international, de la guerre civile, de la pénurie et de la bureaucratisation. Ces facteurs ont évidemment joué un rôle considérable. Mais les invoquer pour repousser la contre-révolution à 1921 revient à passer à côté de la question fondamentale : une révolution ouvrière peut-elle être considérée comme victorieuse lorsque les travailleurs sont politiquement subordonnés au parti qui prétend parler en leur nom ?

La réponse est bien évidemment non : les soviets sont liquidés de leur liberté de décision et d'action, complètement vidés de leurs fonctions décentralisatrices. La Terreur rouge de 1918 va entraîner la persécution des anarchistes et de toutes les autres tendances politiques opposées au pouvoir bolchevique. La Tchéka devient l'un des principaux instruments de cette répression, avec des arrestations, des exécutions et des internements. Cette politique répressive s'étendra progressivement aux socialistes-révolutionnaires de gauche et à d'autres opposants politiques, jusqu'à l'élimination de toute opposition organisée au pouvoir bolchevique. Dans le même temps, la situation économique se dégrade fortement dès 1918. Voline décrit dans « La Révolution inconnue » l'aggravation des pénuries et la désorganisation de la production, dues à la mauvaise gestion et à la centralisation croissante de l'appareil d'État bolchevique. Les nombreuses entreprises en Russie connaissent des difficultés d'approvisionnement, des pénuries de matières premières et une baisse importante de leur production, ce qui remet fortement en question le déterminisme économique marxiste et montre les limites d'une conception qui réduit les transformations sociales aux seules conditions économiques.

Kronstadt n'est donc pas le commencement de la contre-révolution. Kronstadt révèle brutalement une contre-révolution déjà engagée. La répression des insurgés qui réclamaient notamment davantage de démocratie directe soviétique montre jusqu'où le pouvoir bolchevique était prêt à aller pour préserver son monopole politique.De même, la NEP ne constitue pas à elle seule le moment où la révolution aurait cessé d'être révolutionnaire. Elle représente une nouvelle étape dans une situation déjà profondément transformée en capitalisme d'État.

La différence avec une partie de la gauche communiste est donc fondamentale. Celle-ci peut critiquer Lénine, le parti bolchevique, la répression et la bureaucratisation tout en conservant une périodisation qui fait de 1917 une révolution prolétarienne victorieuse et de 1921 son basculement contre-révolutionnaire. Une position véritablement anti-bolchevique doit aller plus loin : le problème n'est pas que le bolchevisme aurait mal tourné ; le problème est que la prise du pouvoir par le parti bolchevique constitue elle-même une rupture avec l'autonomie révolutionnaire des travailleurs. Il est donc nécessaire, dans cette logique, de rejeter toute figure d'autorité et tout culte du chef, qu'il s'agisse de Lénine ou de tout autre individu prétendant parler au nom du prolétariat. Aucun individu, ne peut se substituer à l'action autonome des travailleurs ni prétendre détenir une vérité révolutionnaire qu'ils devraient suivre. C'est précisément cette prétention à parler au nom du prolétariat, à se présenter comme son représentant exclusif et à imposer une vérité politique venant d'une colonne vertébrale qui doit être rejetée. On peut qualifier cette posture de « populisme ouvrier : elle consiste à reprendre le langage marxiste et les revendications ouvrières pour se présenter comme la seule force capable de résoudre les problèmes du prolétariat, en entretenant une logique de chef sauveur du « peuple » et de vérité politique absolue. Il s'agit donc de rejeter toute conception de la formation révolutionnaire en parti d'avant-garde prétendant représenter le prolétariat. Une telle structure reproduit une séparation entre une minorité chargée de diriger, d'organiser et de décider, et une majorité appelée à suivre et à exécuter. Elle produit une nouvelle couche bureaucratique et reproduit les rapports hiérarchiques propres à la société capitaliste. Or, la révolution sociale ne consiste pas à remplacer une classe dirigeante par une autre : elle vise à abolir les rapports de domination, la hiérarchie et le pouvoir politique lui-même.

La libération des travailleurs ne pourra être que l'œuvre des travailleurs eux-mêmes.
C'est précisément pourquoi octobre 1917, et non seulement 1921, doit être placé au centre de la critique anti-bolchevique de la révolution russe.

ASR


[1] Nouvelle politique économique

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30.08.2026 à 08:00

A propos du régime autocratique du président Kais Saïed et de la montée du racisme en Tunisie

Ce document veut analyser l'ascension du populisme et du racisme utilisés par Kaïs Saïed et parmi la population en Tunisie. Déjà, avant et pendant son accession aux rennes de l'État, le président en Tunisie, s'était rendu populaire en se présentant d'abord comme proche des travailleurs et de la population, et en ayant fait de l'anti-élite et la lutte contre la corruption son principal, voire son unique, axe politique.

Texte intégral (1572 mots)

Ce document veut analyser l'ascension du populisme et du racisme utilisés par Kaïs Saïed et parmi la population en Tunisie. Déjà, avant et pendant son accession aux rennes de l'État, le président en Tunisie, s'était rendu populaire en se présentant d'abord comme proche des travailleurs et de la population, et en ayant fait de l'anti-élite et la lutte contre la corruption son principal, voire son unique, axe politique.

Pour rappel, la population tunisienne avait déjà dans son histoire mené un soulèvement, à savoir la révolution du jasmin du 17 Décembre 2010 au 14 Janvier 2011 qui a culminé sur la fin du règne de feu le dictateur Zine el-Abidine Ben Ali, donc au règne d'un tyran. Déjà cela. Mais cette révolte s'était arrêtée par son déraillement avec la mise en place d'un gouvernement transitoire qui, en pratique, a dépossédé les travailleurs et la population de leur destin et donc finalement de leurs capacités de prendre des décisions politiques.

Une grande partie des travailleurs en Tunisie s'étaient régulièrement mobilisés contre tous les nouveaux gouvernements « post révolution » de « l'après Ben Ali » qui ont suivi, sachant qu'ils n'avaient promis que faux espoirs et chimères. C'était alors dans ce contexte-là que Kaïs Saïed avait saisi l'opportunité de se mettre en avant (avec la complicité d'une partie de la bourgeoisie) pour se présenter comme le champion de la logique anti système et contre la corruption puis d'accroître progressivement sa popularité et son influence.
Avec ce populisme, Kaïs Saïed est rapidement devenu, au début et en l'espace d'une dizaine d'années, une figure de « sauveur du peuple » tunisien. Et cette image s'est consolidée lorsqu'il a remporté l'élection présidentielle tunisienne de 2019 avec une large victoire en se présentant comme un candidat anti-élite, proche des travailleurs et du peuple, extérieur aux partis traditionnels, islamistes, démocrates, etc…ainsi qu'étranger aux magouilles.
Mais progressivement, sa politique devint de plus en plus autoritaire. Et pour cause, en 2021, il a suspendu le Parlement et concentré ses pouvoirs pour imposer en 2022 une nouvelle constitution lui confirmant les pleins pouvoirs.
À partir de là, ce seront plusieurs opposants qui seront arrêtés. En 2023, plusieurs figures de l'opposition de tout bord politique ont été arrêtées et jugées dans des affaires dites de « complot contre la sûreté de l'État » et via leur procès en 2025, certains ont même été condamnés à de très lourdes peines, allant jusqu'à plus de 20 ans de prison, ce qui est du jamais vu depuis la chute de feu le tyran Ben Ali.

L'organisation et la contestation par les travailleurs en Tunisie devant ces mesures autoritaires commencent alors à monter. Et sachant que son pouvoir était susceptible de vaciller tôt ou tard, ce président Kaïs Saïed a alors lancé (d'ailleurs également sur recommandation de certains de ses parrains de l'Occident) une politique démagogique raciste et anti-immigration visant les migrants africains Subsahariens. Et avec le support de la bourgeoisie nationale, cette politique cherche à la fois à diviser les travailleurs et la population et à détourner la colère des classes populaires vers une haine raciste pour casser le potentiel de contestation, mettre au pas la population pour qu'elle ne bronche pas, étant focalisée sur le faux problème de l'immigration subsaharienne, et ainsi aider à renforcer davantage l'image respectable de ce pouvoir brutal. Ainsi, en plus des expulsions, cette politique raciste s'est accompagnée de vagues d'arrestations policières, de mise en examens et d'emprisonnement de militants ou de personnalités antiracistes et outre les expulsions, d'abandons dans le désert, ce qui est criminel ! C'est inhumain, en plus d'être destiné à mettre au pas la population, d'autant plus que ces migrants sont des personnes qui passent par la Tunisie de manière temporaire dans l'espoir de rejoindre l'Europe pour espérer (d'ailleurs très souvent sans succès) une vie meilleure suite aux dégâts causés dans leurs pays à cause des dictatures placées par les grandes puissances si ce n'est pas par ces dernières elles-mêmes.

Cette montée du racisme dans la culture et la mentalité « populaire » est la suite logique de cette politique gouvernementale populiste. C'est également lié au nationalisme et au patriotisme, tous les deux forts en Tunisie, car en parlant en terme de « peuple » et en réduisant tout à une identité nationale » homogène imaginaire et fantasmée voire élucubrée, on alimente une logique qui mène forcément à une vision de boucs émissaires, donc au racisme, avec le culte du chef, avec un président présenté comme le « porteur de la nation » et « celui qui redresse la nation ». Et partant de là, les travailleurs, les jeunes, les populations, etc…qui ne correspondent pas à ces critères identitaires et « nationaux » sont alors désignés comme des « ennemis », ou comme une « cinquième colonne complotant », soit, ce sont les bouc émissaires idéaux à accuser d'être les responsables de la misère sociale et des problèmes que le pays connait, et à mettre à l'écart. Puis, à cette fin, tout devient permis.

Pour notre part, militant socialistes libertaires et anarchistes, nous disons qu'il n'y a AUCUN complot que ce soit, et quant aux problèmes que nous connaissons, nous savons très bien d'où ils viennent et au demeurant qui sont les véritables ennemis : ce sont les ennemis de la classe des travailleurs, à savoir les classes parasitaires, incarnées par la bourgeoisie, les maîtres capitalistes, les agents hiérarchiques du système capitaliste étatique et les hauts fonctionnaires, etc…. Ainsi, toute la rhétorique versée n'est que du poison employé pour détourner la colère sociale et faire oublier aux travailleurs la nécessité de s'unir et de contester le système capitaliste et ses instruments qui non seulement nous enferment et nous tiennent en laisse, castrent nos libertés, etc….mais qui sont aussi justement à l'origine de nos problèmes, des malheurs causant les déplacements de populations, etc…..
La seule réponse est donc d'abord, en plus d'expliquer patiemment la source de nos malheurs, de refuser ensuite ces politiques menant aux divisions pour mieux régner, permettant à nos maîtres de dormir tranquille, et à partir de là, de reconstruire la solidarité entre tous les travailleurs, qu'ils soient « nationaux » ou étrangers, légaux comme « clandestins », d'autant plus que PERSONNE n'est illégal, la Terre appartenant à tous les humains. Tant que les exploités resteront divisés, le pouvoir et la classe dominante continueront de régner, et vice versa.

C'est pour cela que le salut réside avant tout dans la mise d'un terme à ce système pourri et décadent qu'est le capitalisme, et cela signifie en finir avec le capitalisme et l'État et mettre en place le socialisme libertaire sans État ni capitalisme ni système monétaire, pour concrétiser une véritable libération sociale et politique. C'est donc aussi de faire la révolution pour cela et ainsi achever la révolution du 17 Décembre 2010 – 14 Janvier 2011, qui n'était qu'un début et devait continuer, la chute de Ben Ali n'étant pas une fin en soi.

Ni État Ni capitalisme ! Mort au capitalisme, à l'État et à ses instruments (forces répressives, système monétaire, etc…) et au racisme !

A bas les agressions et les pogroms et les préjugés y compris « populaires » contre les migrants !
Abrogation des barrières sur les migrations et des frontières, qui condamnent justement les populations à la clandestinité !
Les États, nations et frontières n'ont rien de naturel car la Terre appartient aux humains !

Liberté de circulation et d'installation pour tous où bon lui semble, peu importe la nationalité !
Vive l'unité de classe, la révolution sociale libertaire et la mort du capitalisme !
ASR

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30.08.2026 à 08:00

Du 30 août au 6 septembre, semaine d'action en soutien à l'antifasciste Gino

Semaine d'action pour Gino !

Lire la suite (450 mots)

Semaine d'action pour Gino !

Il y a quelques jours, la justice française a décidé que l'antifasciste Gino devait être extradé vers l'Allemagne. Un pourvoi en cassation a été déposé par ses avocats, laissant un délai de 40 jours pour statuer définitivement. Cette extradition qui pourrait entraîner une peine de plusieurs années de prison en Allemagne, voire une nouvelle extradition vers la Hongrie, où l'antifasciste Maja est actuellement incarcérée dans des conditions alarmantes.

Cette décision s'inscrit dans la criminalisation croissante de l'antifascisme, alors même qu'on assiste à une résurgence des forces fascistes et réactionnaires à travers l'Europe. Partout, les antifascistes sont poursuivis, réprimés, emprisonnés parce qu'ils s'opposent de manière conséquente à cette situation. En prenant une telle décision, les autorités françaises participent pleinement à la criminalisation de l'antifascisme.

Face à cette situation, la solidarité est notre meilleure arme pour renforcer notre résistance contre l'État et sa répression ! Nous avons le pouvoir de l'empêcher en agissant !

Nous appelons à une semaine d'action du 30 août au 6 septembre !

Organisons des actions devant les ambassades et consulats allemands et français, distribuons des tracts, collons des affiches et menons toute autre action pour soutenir Gino et tous les antifascistes !

Solidarité avec Gino !
Solidarité avec tous les antifascistes emprisonnés !
#FreeAllAntifas

A l'appel du Comité Solidarité Budapest, Secours Rouge International, Plateforme Voix des Prisonniers, Free All Antifas – Italy

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30.08.2026 à 08:00

PROPAGATION IMPRIMÉE 4

Exposition d'affiches collectives : typographie, linogravure, sérigraphie, monotypes, peinture et marbrure accompagné par les notes de l'Orchestre Nobis. Impression en direct.

Texte intégral (712 mots)

Exposition d'affiches collectives : typographie, linogravure, sérigraphie, monotypes, peinture et marbrure accompagné par les notes de l'Orchestre Nobis. Impression en direct.

La Parole Errante accueille une nouvelle fois l'exposition d'affiches collectives, Propagation imprimée. Les affiches réalisées cet été 2026, en typographie, linogravure, sérigraphie, monotypes, peinture et marbrure investiront la Grande salle de La Parole Errante.
Et les notes de l'Orchestre symphonique Nobis voyageront dans cet espace redessiné.

"Bonjour a toustes,
depuis que 2026 est le nouveau 1984, le permis de tuer pour les flics, la loi RIPOST, la loi d'orientation agricole et autres oppressions en tous genres au profit de la bourgeoisie et de ses intérets, les canicules mortiferes, les feminicides, les meurtre homophobes et racistes, s'enchaînent à toute vitesse.
On trouve que tout ça constitue toujours plus de bonne raisons d'écrire. Écrire sur du papier, sur les murs, sur les couverture des Closer de la salle d'attente de ton kiné, sur les abris bus, les manches de caddies du carrefour du coin de la rue, les affiches du puy du fou, les smartbox ; à l'aide d'un stylo, d'encre, de peinture, de la pointe de tes clefs, de javel, d'une craie, de blanco et tant d'autre. Écrire pour dire notre feu qu'on ravale trop souvent, la rage qu'on a au ventre et qui nous brûle de l'intérieur.
Nous on a choisi l'encre et les presses pour faire des affiches à coller dans la rue, dans tes toilette ou dans le salon de ta·on voisin·e. C'est donc pour ça que tu es invité·e le 12 septembre à la Parole Errante pour t'en inspirer et surtout reproduire chez toi et partout ailleurs, avec ou sans fautes, parce que toustes celleux qui ont la capacité d'agencer des lettres qui forment les sonorités d'un message sont invité·es à le faire.

Si le contenu orthographique de ce mail te derange, n'hesite pas a mettre du blanco, ratturer ou bien tirer une balle dans l'ecran de ton ordinateur de maniere absolument necessaire et strictement proportionée*
* extrait de la Proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale, visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions le 7 juillet 2026, T.A. n° 328.
Vive l'impression non numérique engagée et libre.
{{}}
Violemment tienne,
l'équipe des rêves"

Ouverture à 14h - Fermeture 21h59
Exposition, impressions en direct
18h Concert de l'Orchestre Nobis

Entrée libre.
Petite restauration sur place. (Vous pouvez aussi amener de quoi grignoter )

Et encore et toujours : FREE GINO, FREE ZAID !

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6 / 10
 Persos A à L
Carmine
Mona CHOLLET
Anna COLIN-LEBEDEV
Julien DEVAUREIX
Cory DOCTOROW
Lionel DRICOT (PLOUM)
EDUC.POP.FR
Marc ENDEWELD
Michel GOYA
Hubert GUILLAUD
Gérard FILOCHE
Alain GRANDJEAN
Hacking-Social
Samuel HAYAT
Dana HILLIOT
François HOUSTE
Tagrawla INEQQIQI
Infiltrés (les)
Clément JEANNEAU
Paul JORION
Christophe LEBOUCHER
Michel LEPESANT
 
 Persos M à Z
Henri MALER
Christophe MASUTTI
Jean-Luc MÉLENCHON
MONDE DIPLO (Blogs persos)
Richard MONVOISIN
Corinne MOREL-DARLEUX
Timothée PARRIQUE
Thomas PIKETTY
VisionsCarto
Yannis YOULOUNTAS
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