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17.05.2026 à 08:00

État de l'autonomie : pour un milieu toto révolutionnaire, pour une ultragauche pensant les oppressions.

Petit état des lieux subjectif d'où en est l'autonomie en France. On estime pas avoir la science infuse alors si des erreurs historiques/théoriques se sont glissées dans ce texte, on sera très content.e.s de voir des gens les rectifier ! Plus globalement, on pense ce texte comme une ouverture : à réponses, à discussions, à réflexion, à débat... Toute réaction sera donc bienvenue.

Texte intégral (4425 mots)

Petit état des lieux subjectif d'où en est l'autonomie en France. On estime pas avoir la science infuse alors si des erreurs historiques/théoriques se sont glissées dans ce texte, on sera très content.e.s de voir des gens les rectifier ! Plus globalement, on pense ce texte comme une ouverture : à réponses, à discussions, à réflexion, à débat... Toute réaction sera donc bienvenue.

I.L'autonomie : histoire et ligne politique.

L'autonomie désigne souvent un milieu : milieu toto pour nous, mouvance anarco-autonome pour les keufs, black blocks radicalisés pour BFM... qui est plus ou moins lié au monde des squat – toto des villes – et des ZAD – toto des champs. En gros on est plein de gens qui aimons pas le capitalisme, qui aimons – théoriquement – pas les oppressions systémique non plus, et qui lisons des brochures radicales. Quand on y entre, c'est rarement par la théorie, et on finit par en oublier que l'autonomie ne désigne pas seulement des gens qui font des A cerclés sur les murs et qui ont un look ultra-dark [1], mais aussi un courant politique précis, avec un passé et une histoire. Ces deux réalités de l'autonomie entretiennent une relation complexe et contradictoire, et c'est là-dessus qu'on veut se pencher aujourd'hui.

L'autonomie correspond à tout ce qui est situé à « gauche » du léninisme, c'est-à-dire toutes les tendances révolutionnaires qui rompent radicalement avec l'autoritarisme et refusent la centralisation, la structuration hiérarchique, l'organisation bureaucratique, la délégation de pouvoir par la représentativité politique, etc. Pour résumer, elle vient historiquement de deux branches : la branche anarchiste – en gros le milieu toto d'aujourd'hui – et la branche ultragauche – aussi appelée marxiste anti-autoritaire ou autonomie communiste, dont les luxembourgistes des années 20 ou l'autonomie italienne des années 70 sont des exemples connus.

Une des particularités fondamentales de l'autonomie est de s'organiser hors et contre les institutions du capital, en vue de les détruire. Elle part du principe que ces institutions, multiples (l'État, la valeur, le travail, l'armée, la police, etc), ne peuvent être conquises ou utilisées à des fins positives. Cela marque une différence fondamentale entre elle et l'extrême-gauche, qui voit dans ces instances des outils dont nous serions dépossédés. Ainsi là où la pensée de gauche est de « réappropriation de ce qui nous est volé » et où sa préoccupation est de placer les bons à la direction de la machine, la pensée autonome est purement destructive de la machine en question, en tant que part non réformable du problème.

Ce point est déterminant, car il explique pourquoi, entre l'autonomie et tout ce qui constitue la gauche, il y a un gap de ligne : les sauce-dem militants ou les syndicats ne sont pas des alliés critique avec qui on a des querelles sectaires pendant que l'extrême droite avance, mais bien des adversaires politiques dont le programme et la ligne sont antagonistes aux notres. Le manque de compréhension de ce point nous semble réellement problématique, car il marque une perte de compréhension de ce qu'est la ligne autonome.

II. Les différents courants.

1. Ultragauche

Chacune des deux branches de l'autonomie a une histoire foisonnante, faite de multiples tendances. Si on voulait résumer à la serpe, on dirait ça : l'ultragauche, ou autonomie communiste, se définit par rapport aux autres courants communistes par son refus de toute conquête de l'appareil d'État et de tout parlementarisme. On peut en voir une préfiguration dans ceux qu'on appelle les « enragés » sous la révolution française, ou dans les communistes anti-léninistes à l'époque de la révolution russe. Les deux situations sont d'ailleurs assez similaires dans certains aspects des dynamiques qui s'y jouent : dans chacun de ces cas, les « ultragauches » sont en conflit avec des « révolutionnaires centralisateurs » – Marat dans un cas, Lénine dans l'autre – qui les traitent de débiles parce qu'ils veulent la révolution tout de suite alors que « le reste du pays n'est pas prêt ».

C'est donc une histoire qui commence à la seconde 1 du système bourgeois. Il y a, d'un côté, les « extrêmes-gauchistes » qui veulent renverser la table mais selon un plan précis, avec un peuple révolutionnaire bien au pas et qui fait les choses selon leurs ordres. Et de l'autre ceux qui, faisant partie de ce peuple, veulent tout détruire maintenant et sans suivre le plan, et sont donc vus comme des agitateurs « dangereux pour la révolution » par les premiers. On voit bien dès lors que si pour l'extrême-gauche le clivage politique se fait entre les partis bourgeois et la gauche révolutionnaire, pour l'ultragauche, la rupture est un pas plus loin qualitativement : entre les « représentants/chefs/parlementaires », quel que soit leur bord, et les exploité.e.s atomisé.e.s, car pour ces derniers, le rapport social induit par les institutions est plus déterminant que de savoir qui est à leur tête. En effet, peu importe la couleur du parti, peu importent les querelles entre « bons et mauvais gouvernants », si tous sont d'accord pour imposer un ordre social étatiste – même soit-disant transitoire –, le travail à une majorité de la population – sous peine de prison ou de crever de faim –, et pour envoyer la troupe quand cette majorité décide qu'elle veut changer l'état des choses.

C'est un des socles fondamentaux de l'ultragauche : il n'y a pas, pour elle, de rupture qualitative fondamentale entre démocratie, gouvernement « révolutionnaire », fascisme, pas de différence qui vaille la peine qu'on s'y arrête entre gauche et droite, ni même entre extrême-gauche et extrême-droite. Ce sont toutes des boutiques gestionnaires de l'exploitation, toutes des garantes du rapport social capitaliste, et c'est par ça qu'elles se définissent avant tout. Ainsi, si le fascisme est une forme spécifiquement violente du capital qui doit être combattue, elle ne doit pas l'être en régénérant ses causes dans le même mouvement : c'est seulement par l'angle de l'anti-étatisme que des perspectives émancipatrices peuvent apparaître. De Mao à Allende en passant par Jaurès, Blum, Lenine ou Maduro, il n'y a donc rien à choisir, ce qui reproduit l'État étant voué à reproduire en même temps l'exploitation et les oppressions sur lesquelles celle-ci repose. Le seul choix révolutionnaire que l'on peut faire à chaque instant est celui du camp prolétarien, radicalement contre ces États.

L'ultragauche se distingue ainsi par son refus premier de toute alliance transclassiste même lorsque le conflit semble opposer le « raisonnable » voire le « progrès » au « mal absolu ». De là découlent ses critiques de l'auto-gestion [2], de l'antifascisme [3], etc. Cette ligne de classe fait sa force et sa pertinence dans les mouvements de lutte et dans le milieu anticapitaliste : là où l'analyse anarchiste rejette l'État sans distinction – ce qui est à notre avis très pertinent, ce n'est pas une critique –, l'ultragauche produit une propagande spécifique contre la gauche et ses enseignes, propagande qui permet une rupture avec la récupération réformiste ou léniniste.

2. Les « toto »

La branche anar de l'autonomie vient d'une histoire propre, même si les deux finissent par se mêler. Contrairement au communisme, dont l'ultragauche est un courant très spécifique, on pourrait dire que l'anarchie dans son ensemble est intrinsèquement liée à l'autonomie, du fait de son refus de toute transition étatique vers le communisme et de toute forme de délégation de pouvoir. Ses références sont assez différentes de l'ultragauche : elle va avoir tendance à se réclamer de l'héritage de l'Espagne de 36, des marins de Cronstadt en Russie et des expériences d'auto-organisation menées sous l'impulsion de l'armée de Nestor Makhno en Ukraine.

Cette branche de l'autonomie est encore la plus vivace par chez nous : globalement il nous semble que la plupart des gens du milieu toto se définiraient plus facilement comme anarchistes ou anarchisants que comme communistes. Le corpus théorique qui la traverse n'est pas ou peu marxiste, il aborde plus l'anticapitalisme depuis l'anti-autoritarisme que depuis la question de l'exploitation, et il insiste plus sur les actions affinitaires de lutte que sur la rhétorique révolutionnaire de masse. C'est d'ailleurs un point important qui distingue ces deux branches : à l'heure actuelle et après de nombreux revirements au cours du temps, on aurait tendance à dire que l'autonomie communiste a pour horizon la révolte prolétarienne généralisée, là où l'autonomie anarchiste fait de la vie militante hors du travail et de la lutte directe contre le système une certaine fin en soi. Tout ça amène à des approches différentes de la politique et de la propagande. Ainsi, les cocos se définissent plus « autonomes » à partir de la ligne politique – être autonome c'est poser une ligne à la fois communiste révolutionnaire et anti-autoritaire – ; tandis que les anars le font souvent plus depuis un mode de vie et d'organisation – être autonome c'est être anticapitaliste, illégaliste et s'organiser dans le « milieu » squat, le « milieu » queerosse, le « milieu » ZAD...

Un autre point important de l'anarchisme toto est que, depuis quelques années au moins, il est fortement tourné sur la mise en lumière des oppressions et la lutte radicale contre elles. C'est pour nous un de ses apports fondamentaux : ne pas s'arrêter à la lutte des classes telle que définie par Marx, ne pas réduire les problèmes qui nous occupent au capitalisme « pur » ni la question de la classe à une définition masculine et blanche du prolétariat. Et poser très clairement que contrairement à ce que qu'arguent les class first, ce n'est pas parce que le genre et la race sont intriqués dans le capitalisme qu'ils seront abolis automatiquement si on le renverse. Tout ça est d'ailleurs confirmé par de nombreuses recherches récentes qui montrent que les oppressions systémiques de genre existaient dès le soi-disant « communisme primitif » [4]. Il faut donc bien en conclure que seules les luttes radicales contre toutes les formes de l'oppression humaine peuvent mener au communisme/à l'anarchisme réel.

L'autonomie anarchiste permet ainsi de mettre en lumière que Marx avait un angle mort extrêmement dommageable en définissant la classe sans y intégrer entièrement les oppressions de genre et de race [5]. Cela lui donne une pertinence sur de nombreux points que les courants plus marxistes en France ont souvent du mal à articuler.

III. Limites des deux courants

Tout ça étant dit, on veut poser une analyse des limites qu'on voit à chacun de ces courants : ils nous paraissent tous deux avoir des angles morts importants, et gagneraient d'après nous beaucoup à se nourrir des points de pertinence de l'autre.

1. Ultragauche et autonomie

Si elle participe au maintien de la ligne de classe dans le milieu autonome, l'ultragauche est souvent plombée par une vision réductionniste. Elle a en effet tendance à tout ramener à la classe, et même à voir les luttes antiracistes ou antipatriarcales comme des parts secondaires ou « partielles » de la lutte anticapitaliste, qui se règleraient d'elles-mêmes mécaniquement dans la révolution. On trouve ainsi chez elle un certain désintérêt ou une incompréhension de ce que sont les autres axes d'oppressions (à sa décharge, certaines tendances anarchiste de l'autonomie sont aussi très proches de cette rhétorique).
On dénombre à cause de tout ça pas mal de textes ou podcasts versant dans des analyses réactionnaires quand il faut parler de race ou de genre. C'est évidemment un problème, et ça fout d'autant plus le seum que si elle se réemparait de ces questions pour les articuler à la lumière de son logiciel, l'ultragauche pourrait apporter beaucoup. Au-delà du fait que ça paraît un peu scandaleux en 2026, il nous semble en effet qu'une des réponses souhaitable aux courants anti-oppressions léninistes ou sauce-dém actuels serait de construire une lecture spécifiquement autonome des oppressions.

2. Anars

Quant au milieu toto-anarchiste, on l'a dit, il se distingue dans la sphère révolutionnaire par un certain désir de conscientiser ces oppressions et de lutter contre elles – même si c'est de moins en moins vrai, pas mal d'organisations non anar s'en étant finalement réemparées ces dernières années. Son défaut est là où sont ses qualités : s'il ne s'arrête pas au capitalisme et à la pure lutte des classes, il ne s'y arrête à notre avis pas assez, au point que le capitalisme ne semble parfois plus tant un problème. Si on voulait définir ce qui se passe, on dirait que le milieu toto s'organise encore hors des institutions du capital, mais plus forcément contre elles. On peut ainsi tout-à-fait voir des totos s'auto-organiser pour pousser à voter à gauche pendant les élections, car pour eux, globalement, la FI c'est bien, la gauche c'est quand même bien, et le problème est plus la droite, le néolibéralisme et le fascisme que la sociale démocratie, qui fait pourtant totalement partie du capitalisme. La relation entre sauce-démie, libéralisme autoritaire et fascisme est ainsi évacuée ou lue depuis un logiciel de gauche. On en arrive même parfois à des analyses un peu délirantes, où les toto encore autonomes sont quasiment vus comme plus responsables de la montée du fascisme par leur refus de participer au vote que la gauche institutionnelle.

De même, on voit un peu partout des événements « anti-impérialistes » tenir le haut du panier en matière d'antiracisme et ne pas être questionnés dans le milieu, comme si ce terme n'était pas une vieille enseigne des marxistes-léninistes pour diviser le monde selon leur ligne transclassiste habituelle : les « mauvaises bourgeoisies impérialistes et suprémacistes » et les « bonnes nations victimes ». Le soutien à des patries « résistantes » ou à des proto-bourgeoisies « révolutionnaires » est amalgamé à la lutte contre le capital, sans qu'aucune tentative de lecture autonome soit posée [6].

Cela est d'après nous dû à un manque de colonne vertébrale politique solide. On aurait tendance à dire que le milieu toto est devenu aujourd'hui politiquement gauchiste, c'est-à-dire flou et mélangeant plein de courants, et que l'autonomie anarchiste et l'autonomie communiste ne sont elles-mêmes plus que des tendances en leur sein, pas toujours majoritaires. On pense que c'est le résultat de plusieurs choses, en premier lieu son fonctionnement organique : comme on l'a dit, on y entre rarement par la théorie mais plus par des logiques de milieu social, de cooptation, par des rencontres lors de mouvements sociaux ou d'arrivée dans des lieux de lutte, etc. ce qui fait que l'anarchisme toto est une nébuleuse qui se définit souvent plus par des pratiques, des codes et des opinions que par une ligne. Ensuite, on pense que la question des oppressions joue dans tout ce flou un rôle important. En effet, celle-ci prend enfin depuis quelques années une importance nouvelle, plus difficile à contester qu'auparavant, dans les milieux militants et dans la société française en général. C'est peut-être un pas assez rarement vu à cette ampleur.

Pour autant, on pense qu'une sorte d'amalgame est fait, et que souvent la question soulevée pour se positionner par rapport à une oppression est « est-ce que tu es en train d'être raciste/sexiste ou non par ton positionnement ». On dirait que le racisme et le sexisme sont des blocs sans nuances, sans déclinaisons politiques, et qu'il s'agit juste d'être pour ou contre. Or, on pense qu'une ligne antiraciste sauce-démisante de droite, sauce-démisante de gauche, léniniste ou autonome n'ont pas grand-chose à voir entre elles. Ainsi, des questions comme « participer au vote », « être pour ou contre le Hamas », « déclarer une manif/partir en sauvage » et globalement de très nombreuses questions de ligne politiques sont rendues caduques car elles sont placées sous le saint-patronage de l'antiracisme et de l'antisexisme avec un grand A au lieu que la question : « de quel antisexisme/antiracisme parle-t-on ? » soit posée.

Conclusion

On a l'impression d'être coincé.e.s entre deux dynamiques pas ouffes au sein de l'autonomie. D'un côté on a l'ultragauche qui fait vivre la théorie autonome pas forcément si présente dans nos squats, mais qui se désintéresse encore trop globalement des questions d'oppressions, la rendant pour partie inaudible. De l'autre, le milieu toto-queer plus forcément autonome, lui, dans lequel les idées de « conscience des oppressions » et d' « anticapitalisme » sont devenus des sortes de totem – c'est-à-dire des idées générales impossibles à nuancer, des blocs « pour » ou « contre » lesquels on serait, sans aucune réflexion pour savoir de quelle ligne anticapitaliste, antiraciste, antipatriarcale, etc. on parle .

En vrai, on trouve ça assez logique. On se dit que le combat pour simplement visibiliser les oppressions et gagner du rapport de force là-dessus au sein de la militance a dû être un bordel immense qui a potentiellement empêché de gagner en même temps sur la question de la ligne à l'époque. Au-delà de ça, du simple fait d'être transversal à la question de la classe, c'est un combat qui a été mené parallèlement par des groupes de diverses lignes, et c'est donc sous cette multiplicité qu'il s'est répandu dans la société. Il paraît finalement pas déconnant que les formes léninisantes et sauce-démisantes de l'antiracisme et de l'antisexisme soient aujourd'hui largement répandues dans le milieu, tout simplement car cela semble plutôt raccord avec l'état du rapport de force entre les différentes tendances anticapitalistes elles-mêmes.

Enfin, de façon plus générale, il faut bien dire qu'on n'a pas vraiment accès à un corpus clair quand on arrive dans le milieu : pas tant de brochures mettent l'accent sur les différences entre autonomie et autres courants... à l'inverse, de nombreux médias d'autres tendances s'emparent de questions de théorie et d'actualité : la Paduteam (stal), la Zawa Prod (sauce dem), Wissam Xelka (léniniste), Paroles d'Honneur (léninisto-décolonialo-bizarre), Blast (sauce-dem) etc. Il est normal qu'on aille vers eux pour s'informer, si ce sont les seules sources disponibles, et si elles disent quand même plein de trucs pertinents qui aident à s'informer et à réfléchir. Ce faisant, on intègre des morceaux de leur ligne.

On pense qu'il serait vraiment important qu'on se saisisse de cette situation et qu'on y réponde, autonomes communistes comme anarchistes. Qu'il faudrait reposer le focus spécifiquement sur la propagande de ligne, et répandre partout des réflexions et des points de vue anti-sauces et anti-léninistes détaillés, appuyés, explicités, nuancés– en n'omettant pas nos tatonnements, nos questionnements et nos points de doute -, ainsi que des points de vue de ligne concernant les oppressions, pour permettre à l'autonomie de rester vivace... Parce que ses particularités sont le fruit d'une longue histoire militante, et, si le milieu finissait par devenir une pure nébuleuse non encartée d'extrême-gauche (ou de gauche tout court) à force de manquer de transmission, c'est deux siècles de leçons des luttes passées qui seraient perdus pour les mouvements à venir.


[1] ou shiny-queerisant, selon l'option

[2] l'autogestion est souvent mise en avant dans la gauche radicale comme une perspective désirable en soi. Cela mène à des situations étranges, comme la glorification d'usines ou de boites « autogérées » qui ne sortent pourtant absolument pas des logiques du capital

[3] l'antifascisme, en tant que « axe de lutte, groupe uni de tout ce qui est contre l'extrême-droite », représente dans cette logique l'incarnation du camp de la gauche, et répond donc à une logique transclassiste

[4] on peut notamment voir à ce sujet les conférences de Christophe Darmangeat ou Claudine Cohen, sur youtube. Les deux anthropologues sont en désaccord sur de nombreux points mais l'un d'eux est manifestement partagé : le patriarcat généralisé date au moins du Néolithique et des premières cités, il y a 8000 ans. Pour le paléolithique, ça a l'air moins clair

[5] On rappellera d'ailleurs à toutes fins utiles que Hegel, le philosophe sur lequel il s'est appuyé pour construire sa théorie de l'histoire, était un gros raciste de merde.

[6] En fait, certains courants trotskystes spécifiques, non campistes, posent aujourd'hui des analyses et des critiques plus pertinentes des situations internationales que ce qu'on peut voir dans le milieu toto, alors même qu'eux sont léninistes. Il semble qu'il y a chez eux une mémoire plus forte de certaines bases révolutionnaires que dans le milieu toto. On se retrouve ainsi avec des situations rocambolesques, où des totos se retrouvent proches de divers groupes léninistes campistes, stals ou trotskystes, et où ce sont des courants trotskystes plus « stricts » qui critiquent tous ceux-là sur des bases prolétariennes

PS : l'image d'illustration nous a fait rire mais en vrai, on aurait des débats à ouvrir sur le Rojava, la CNT de 36 et le Chiapas, précisément dans la lignée de ce qu'on a développé ici.

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17.05.2026 à 08:00

Projection antifasciste : Brucia ancora dentro

Le 28 mai au CICP, la CNT Éducation Paris organise la projection du film documentaire Brucia Ancora Dentro portant sur Davide “Dax” Cesare, militant antifasciste assassiné par des néonazis le 16 mars 2003 à Milan.

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Le 28 mai au CICP, la CNT Éducation Paris organise la projection du film documentaire Brucia Ancora Dentro portant sur Davide “Dax” Cesare, militant antifasciste assassiné par des néonazis le 16 mars 2003 à Milan.

Le 28 mai au CICP, la CNT Éducation Paris organise la projection du film documentaire Brucia Ancora Dentro portant sur Davide “Dax” Cesare, militant antifasciste assassiné par des néonazis le 16 mars 2003 à Milan. Cette diffusion sera suivie d'un temps d'échange pour discuter de l'impact du gouvernement d'extrême droite de Georgia Meloni sur les mobilisations sociales et les luttes antifascistes en Italie.

Jeudi 28 mai à 18h30 au CICP, 21ter rue Voltaire, Paris (Métro Nation). Entrée à prix libre. Cette projection sera suivi d'un temps d'échange avec nos invités, notamment Antoine Schwartz, collaborateur au Monde diplomatique. Plus d'informations à venir.

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17.05.2026 à 08:00

Des histoires à raconter / une émission de Minuit Décousu

Le feuilleton du limogeage du chef de la maison d'édition de Grasset par Bolloré a ramené l'écriture, la place de l'écrivain-e et le monde de l'édition sur les plateaux du monde médiatique. On en profite pour réaliser 1h d'émission où l'on cause des droits des artistes-auteurices, de lutte des classes, de politique de l'édition et de l'écriture, des plumes de la réaction et de jeu de rôle.

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Le feuilleton du limogeage du chef de la maison d'édition de Grasset par Bolloré a ramené l'écriture, la place de l'écrivain-e et le monde de l'édition sur les plateaux du monde médiatique. On en profite pour réaliser 1h d'émission où l'on cause des droits des artistes-auteurices, de lutte des classes, de politique de l'édition et de l'écriture, des plumes de la réaction et de jeu de rôle.

Début avril, le limogeage du patron de la maison d'édition Grasset par Vincent Bolloré a créé un micro-séisme dans le monde éditorial et culturel. Après Hachette et Fayard, c'est une nouvelle maison d'édition qui se retrouve sous le giron direct du milliardaire réactionnaire. Pour autant, derrière la levée de bouclier très médiatique de la bourgeoisie culturelle pour le maintien en poste de leur patron se cache la réalité bien plus précaire de la majorité d'artistes-auteurices en lutte pour leurs droits.

L'occasion pour Minuit Décousu de réaliser 1h d'émission en découdre avec les histoires et l'écriture. Dans cette émission, tu pourras entendre :

  • Pourquoi et comment on écrit des histoires (entretien avec Marie, autrice syndiquée au Syndicat des Travailleur·euses Artistes-Auteur·ices-CNT-SO*)
  • Du rap qui raconte des trucs
  • Artiste-auteurice : lutte des classes dans l'industrie des histoires (*)
  • Le jeu de rôle et son histoire (entretien avec Thomas**)
  • La forme des nuages (nouvelle)
  • Les bourgeois prétentieux tuent le livre
  • Politique de l'édition et politique de l'écriture (*)
  • Gagner le jeu, c'est co-construire une histoire à plusieurs (**)

L'émission s'écoute sur notre audioblog, ici, et un peu partout en podcast. Bonne écoute !

Des histoires à raconter / une émission de Minuit Décousu

Minuit Décousu, c'est un fanzine radiophonique nocturne sur Radio Canut (Lyon et alentours), Cause Commune (Paris/IDF), Radio Kipik (Arriège) et Radio Vassivière (Limousin).

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16.05.2026 à 08:00

L'avenir ne dure pas longtemps / Mayday / podcast

L'avenir ne dure pas longtemps est le titre du dernier livre du philosophe Bernard Aspe. Comme une manière de dire que le temps presse. Que l'heure n'est ni au pessimisme ni à la mélancolie car rien ne garantit que ce qui nous écrase ne continue pas de le faire encore longtemps. Dans cette émission il est donc question de mise au travail, de vérité mais aussi de politique, de philosophie et d'histoire pour continuer de penser ici et maintenant l'époque en révolutionnaires. Se défaire de l'idée que les contradictions du capitalisme permettront inéluctablement sa chute, tout en se libérant de l'horizon bouché par la catastrophe et le présent perpétuel.

Avec Bernard Aspe on essaie de redonner de l'élan au geste révolutionnaire.

L'avenir ne dure pas longtemps / Mayday épisode 250

Mayday c'est mercredis à 18h sur radio canut et aussi en rediffusion sur la Clé des ondes (Bordeaux), Radio Dragon (Mens), Radio Zinzine (Limans), radio Cause Commune (Paris et Île-de-France), radio Méga (Valence), radio Larzac (causses et au delà), radio Grenouille (Marseille). Toutes nos émissions se réécoutent aussi ici ou sur les trucs de podcast : https://audioblog.arteradio.com/blog/98875/mayday

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L'avenir ne dure pas longtemps est le titre du dernier livre du philosophe Bernard Aspe. Comme une manière de dire que le temps presse. Que l'heure n'est ni au pessimisme ni à la mélancolie car rien ne garantit que ce qui nous écrase ne continue pas de le faire encore longtemps. Dans cette émission il est donc question de mise au travail, de vérité mais aussi de politique, de philosophie et d'histoire pour continuer de penser ici et maintenant l'époque en révolutionnaires. Se défaire de l'idée que les contradictions du capitalisme permettront inéluctablement sa chute, tout en se libérant de l'horizon bouché par la catastrophe et le présent perpétuel.

Avec Bernard Aspe on essaie de redonner de l'élan au geste révolutionnaire.

L'avenir ne dure pas longtemps / Mayday épisode 250

Mayday c'est mercredis à 18h sur radio canut et aussi en rediffusion sur la Clé des ondes (Bordeaux), Radio Dragon (Mens), Radio Zinzine (Limans), radio Cause Commune (Paris et Île-de-France), radio Méga (Valence), radio Larzac (causses et au delà), radio Grenouille (Marseille). Toutes nos émissions se réécoutent aussi ici ou sur les trucs de podcast : https://audioblog.arteradio.com/blog/98875/mayday

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16.05.2026 à 08:00

Les médias autonomes : un enjeu clé pour la survie de nos luttes et de nos idées

Texte intégral (1744 mots)

En 13 ans, le réseau Mutu est passé de 4 à 22 sites [1] Aujourd'hui, c'est environ 100 000 visiteur-euses par jour (en dehors des périodes de mouvements sociaux massifs), c'est des serveurs qui craquent tellement vous étiez nombreu-seux à consulter nos sites le 10 septembre dernier. C'est plus d'une centaine de personnes qui s'activent derrière les écrans, plusieurs générations qui se sont succédé, des sites qui ont fermé, certains qui ont réouvert avec des nouvelles équipes, d'autres qui naissent chaque année. C'est surtout des dizaines de milliers de personnes qui ont fait vivre ces sites en y publiant des articles.

Pourtant, ces dernières années, il nous est régulièrement arrivé de nous questionner sur notre modèle. Avec la montée de l'utilisation des réseaux sociaux dans le milieu militant, nous nous sommes demandé·es plus d'une fois si nos sites avaient encore un avenir, en voyant de plus en plus de collectifs se détourner du réseau Mutu pour réserver leur communication à instagram.

Nous comprenons pourquoi des collectifs décident d'investir les réseaux sociaux. La mainmise croissante de l'extrême droite dans les médias traditionnels nous étouffe. Alors qu'il y a dix ans, il était déjà assez rare que les médias mainstream parlent de nos luttes, cette invisibilisation est aujourd'hui doublée d'une promotion décomplexée pour les idées les plus réactionnaires. Dans cette ambiance médiatique, beaucoup de collectifs ont investi massivement les réseaux sociaux pour communiquer et mobiliser, ce qui a clairement participé à augmenter la notoriété de discours minorisés, y compris dans certaines sphères militantes. Dans le Réseau Mutu, certains sites ont décidé de les investir, d'autres non. Individuellement, nous sommes nombreux·ses à les consulter ou à les utiliser.

Nous partageons avec les réseaux sociaux le fait que n'importe qui peut publier une information en quelques clic, et nos sites sont donc souvent mis en concurrence avec ces plateformes par des - potentiel·les - utilisateurices, qui nous renvoient que, notamment vis-à-vis d'instagram, nos sites ne seraient pas assez efficaces, pas assez accessibles, n'auraient pas assez de portée, etc.

Certain·e·s d'entre nous avaient donc envie de partager quelques réflexions au sujet des enjeux de l'usage des réseaux sociaux à des fins militantes, et de remettre en avant tout le sens que l'on donne au Réseau Mutu.

Sur nos sites, nous tentons de rassembler et de visibiliser différentes pratiques militantes, différents points de vue, toujours dans une optique de nous renforcer les un·e·s et les autres. Chacun·e peut y diffuser des informations de manière anonyme et sécurisée [2], y rencontrer des initiatives de luttes qui lui sont moins connues et y partager/nourrir des réflexions.

Par le travail de modération, nous veillons à mettre en avant des informations qui témoignent d'engagements militants quotidiens, des fois moins spectaculaires et photogéniques que d'autres.

Les contenus des sites du réseau Mutu sont modérés par des collectifs autogérés. La publication d'un article représente parfois des heures de discussions ; il est même arrivé que des mois passent avant d'avoir pu se mettre d'accord sur un texte...

Les réseaux sociaux sont avant tout des empires économiques qui appartiennent à des milliardaires. Ils nous autorisent à publier... jusqu'à ce qu'ils ne nous l'autorisent plus. Dépendre de nos ennemis à ce point-là nous paraît loin d'être enthousiasmant. Comme ailleurs dans le monde, en France, pendant les mouvements pour Nahel, ou en Kanaky, nous avons été témoins de la manière dont les réseaux sociaux et le gouvernement pouvaient s'entendre pour bloquer, influencer les contenus ou s'en servir pour identifier et arrêter des personnes.

En plus de devoir s'inscrire nominativement sur ces plateformes et ainsi alimenter les bases de données de la surveillance généralisée, l'accès aux informations y est filtré par des machines au service des enjeux capitalistes. Ces fonctionnements algorithmiques nous échappent et nous posent questions à différents niveaux.

Ces algorithmes agglomèrent, hiérarchisent, fragmentent ou isolent les flux de contenus d'après des régles et des logiques qui leur appartiennent et qui jouent, sciemment ou non, contre nous. Nous assistons alors impuissamment à la compartimentation de nos luttes. Celles-ci s'en retrouvent couramment invisibilisées pour les personnes non-concernées et/ou non initiées.

Les réseaux sociaux nourrissent nos ambitions de visibilités à coup de like et de nombre de vues. Ils favorisent les contenus viraux, valorisent les actions spectaculaires et nous transforment parfois en publicitaires des luttes.

Dans la rue, nous pouvons légitimement questionner l'impact réel de ces outils sur nos mobilisations. Aujourd'hui, il n'est pas rare d'être 50 à un rassemblement qui était pourtant suivi des centaines de fois en ligne.

Nous n'oublions pas non plus que les algorithmes des réseaux sociaux sont avant tout conçus pour créer de la dépendance. Nous sommes nombreux·ses à avoir fait l'expérience des conséquences mortifères de l'utilisation de ces réseaux sociaux sur notre santé mentale et de leurs impacts délétères sur nos capacités à interagir socialement hors des écrans.

Nous constatons aussi que l'intensité des flux d'informations sur les réseaux sociaux nous fait perdre notre mémoire collective. Une fois postés, les contenus sont rapidement digérés et difficilement accessibles. De plus, les archives de nos activités ne nous appartiennent pas et peuvent disparaître au bon vouloir des propriétaires des plateformes. À l'inverse, les sites du réseau Mutu permettent de garder des traces de nos actions et de nos idées, car les archives de nos luttes constituent un moyen très concret de faire exister notre propre réalité face à la réécriture de l'histoire par les dominant·es et les réactionnaires de tous bords.

Malgré tous nos doutes et notre méfiance, on comprend bien que la nécessité stratégique de certain.es à rester actif·ves sur ces réseaux puisse persister. Mais nous sommes persuadé·es que des alternatives doivent continuer à être investies. Pour notre sécurité, notre autonomie et la pérennité de nos luttes. Pour faire lien autrement, entre nous et entre nos initiatives. Le réseau Mutu et les sites qui le composent font partie des propositions qui vont dans ce sens !

Nous savons que nos sites ne sont pas parfaits, que nos outils ne sont pas toujours les plus simples à utiliser, ni les plus simples à consulter. Année après année, nous continuons à mutualiser nos expériences et nos savoirs pour les faire évoluer.

Dans ce contexte de montée en puissance des politiques et des idéologies fascistes, nous pensons que continuer à faire vivre et à construire des médias autonomes est un enjeu clé pour la survie de nos luttes et de nos idées.

Longue vie au réseau Mutu et aux médias libres !

POUR ALLER PLUS LOIN

Présentation du Réseau mutu

Carte des sites du réseau

Le réseau Mutu : la renaissance des médias radicaux

Émanciper nos luttes d'Instagram et TikTok

Technofascisme, Une proposition de quitter au plus vite tous les réseaux sociaux

Anatomie d'un basculement : Comment l'underground numérique a été capturé

Lettre à celleux qui militent sur les réseaux sociaux

Sur le bannissement par Facebook de pages anarchistes et antifascistes et la censure digitale qui vient

Pour des médias autonomes, changeons notre rapport aux réseaux sociaux


[1] Rebellyon (Lyon), Iaata (Toulouse), Paris-luttes (Île-de-France), Renversé (Suisse romande), Marseille Infos Autonomes (Marseille), Bourrasque (Brest), Le Numéro Zéro (Saint-Étienne), Expansive (Rennes), Manif-est (Nancy et le Grand Est), Cric (Grenoble), Barrikade (Suisse alémanique), La Bogue (Limousin), Dijoncter (Dijon), Basse-Chaine (Angers), Emrawi (Wien et alentours), Vallées en Lutte (Alpes du Sud), Stuut (Bruxelles) Ricochets.cc (Drôme), Alter-Vienne (Vienne 38), La Grappe (Bordeaux), Trognon.info (Normandie), Rabasse.info (Franche Comté), L'arnapée.info (Sarthe-Mayenne) et La Gabarre (Tours)..

[2] En utilisant Tor et une adresse mail sécurisée, pour en savoir plus : https://stuut.info/Securite-informatique-060

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16.05.2026 à 08:00

Spazio Popolare Neruda : 10 ans d'occupation, 15 ans de lutte contre les expulsions !

Le samedi 30 mai à partir de 15h rencontrons les camarades du Spazio Popolare Neruda à Turin et du collectif Prendocasa Torino à la Kunda ( 46 rue Jules Lagaisse, Vitry-sur-Seine ).

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Le samedi 30 mai à partir de 15h rencontrons les camarades du Spazio Popolare Neruda à Turin et du collectif Prendocasa Torino à la Kunda ( 46 rue Jules Lagaisse, Vitry-sur-Seine ).

DISCUSSION, PROJECTION FINALE LDC - PSG vs ARSENAL ( + crêpes & frites ) et DJ sets

Il y a plus de dix ans, le collectif Prendocasa Torino, avec plusieurs dizaines de familles, a décidé d'occuper une ancienne école dans le quartier Valdocco à Turin. L'école occupée, devenue le Spazio Popolare Neruda, continue aujourd'hui d'être un lieu autogéré d'organisation politique ainsi qu'une maison pour plusieurs dizaines de personnes. Au fil des années, de nombreuses activités gratuites et ouvertes au quartier ont vu le jour : une garderie, une permanence juridique, une école populaire d'italien, des cours dans la salle de sport, etc.

Le Neruda et le collectif Prendocasa ont aussi été moteur dans plusieurs luttes à Turin, notamment autour de l'antiracisme et du droit au logement, en organisant plusieurs mobilisations et des piquets anti-expulsions.

Face à la criminalisation des luttes par le gouvernement de Meloni, aux expulsions des espaces autonomes et autogestionnaires, montrons notre solidarité. Rendez-vous le samedi 30 mai à 15h à la Kinda pour discuter autour de l'expérience du Neruda et de la lutte anti-expulsion à Turin .

Programme
15h : Discussion
18h : Projection finale LDC PSG-Arsenal (+ crêpes & frites)
20h30 : DJ sets

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 Persos A à L
Carmine
Mona CHOLLET
Anna COLIN-LEBEDEV
Julien DEVAUREIX
Cory DOCTOROW
Lionel DRICOT (PLOUM)
EDUC.POP.FR
Marc ENDEWELD
Michel GOYA
Hubert GUILLAUD
Gérard FILOCHE
Alain GRANDJEAN
Hacking-Social
Samuel HAYAT
Dana HILLIOT
François HOUSTE
Tagrawla INEQQIQI
Infiltrés (les)
Clément JEANNEAU
Paul JORION
Christophe LEBOUCHER
Michel LEPESANT
 
 Persos M à Z
Henri MALER
Christophe MASUTTI
Jean-Luc MÉLENCHON
MONDE DIPLO (Blogs persos)
Richard MONVOISIN
Corinne MOREL-DARLEUX
Timothée PARRIQUE
Thomas PIKETTY
VisionsCarto
Yannis YOULOUNTAS
Michaël ZEMMOUR
LePartisan.info
 
  Numérique
Thomas BEAUFILS
Blog Binaire
Christophe DESCHAMPS
Dans les Algorithmes
Louis DERRAC
Olivier ERTZSCHEID
Olivier EZRATY
Framablog
Fake Tech (C. LEBOUCHER)
Romain LECLAIRE
Tristan NITOT
Francis PISANI
Irénée RÉGNAULD
Nicolas VIVANT
 
  Collectifs
Arguments
Blogs Mediapart
Bondy Blog
Dérivation
Économistes Atterrés
Dissidences
Mr Mondialisation
Palim Psao
Paris-Luttes.info
Rojava Info
X-Alternative
 
  Créatifs / Art / Fiction
Nicole ESTEROLLE
Julien HERVIEUX
Alessandro PIGNOCCHI
Laura VAZQUEZ
XKCD
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