01.07.2026 à 08:00
Face au consensus sécuritaire autour de l'affaire Barella, cette table ronde propose d'ouvrir un débat politique à la hauteur des enjeux. Elle interrogera l'idée selon laquelle le renforcement de l'arsenal pénal constituerait la réponse privilégiée, voire unique, à la protection des enfants.
Face au consensus sécuritaire autour de l'affaire Barella, cette table ronde propose d'ouvrir un débat politique à la hauteur des enjeux. Elle interrogera l'idée selon laquelle le renforcement de l'arsenal pénal constituerait la réponse privilégiée, voire unique, à la protection des enfants.
Face à ce discours, cette table ronde propose une réponse politique à la hauteur des enjeux, qui refuse de confondre renforcement de l'arsenal pénal et protection réelle des enfants.
Plusieurs axes seront abordés : enfantisme, carcéralisme, fémo-sécuritarisme et, bien-sûr, que font la police-justice-prison quand on augmente leurs moyens ?
La table ronde est organisée par la Legal team antiraciste et les Féministes révolutionnaires.
Plusieurs intervenant·es participeront à cette discussion, parmi lesquel·les :
Gabriel Allegre est un militant enfantiste intersectionnel et actuellement doctorant en sciences sociales et primatologie sur l'adultisme.
Sihame Assbague est une journaliste indépendante et militante contre les violences d'État, le racisme, l'islamophobie et le continuum colonial.
Dawud Bumaye est une militante afroféministe. Ses travaux visent principalement à articuler les rapports de race, classe, sexe/genre et sexualités. Engagée sur les luttes noires et de la diaspora, antiracistes décoloniales, contre les violences policières et anticarcérales, anticapitalistes, matérialistes, féministes et « queers of color », Dawud Bumaye est co-fondatrice du collectif Queer et trans révolutionnaire et a exercé la profession d'éditrice.
Elsa Deck Marsault a cofondé Fracas, collectif queer et féministe d'entraide militante à la prise en charge des conflits et des violences en milieu intracommunautaire. Elle est l'autrice de Faire justice. Moralisme progressiste et pratiques punitives dans la lutte contre les violences sexistes (2023) et de La violence en spectacle (2026) aux éditions La Fabrique.
30.06.2026 à 13:12
À l'occasion du plus long mouvement social depuis Mai 68, une émission autour du grand mouvement de révolte politique et existentiel de mai-juin 1968, à partir de 1968. De grands soirs en petits matins, Seuil, 2018 – avec l'autrice, Ludivine Bantigny, historienne, maîtresse de conférences à l'université de Rouen, également codirectrice sur ce sujet de « Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? » Le genre de l'engagement dans les années 1968, Presses universitaires de Rennes, 2017.
À l'occasion du plus long mouvement social depuis Mai 68, une émission autour du grand mouvement de révolte politique et existentiel de mai-juin 1968, à partir de 1968. De grands soirs en petits matins, Seuil, 2018 – avec l'autrice, Ludivine Bantigny, historienne, maîtresse de conférences à l'université de Rouen, également codirectrice sur ce sujet de « Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? » Le genre de l'engagement dans les années 1968, Presses universitaires de Rennes, 2017.

La première partie de l'émission (50 minutes) comporte :
Une présentation sélective de l'historiographie de Mai 68 ;
Une présentation des aspects novateurs de l'ouvrage ;
Une critique de l'expression des « Trente Glorieuses », masquant des inégalités profondes (de classe, de genre, de race et de régions), des conditions de travail et de vie difficiles, une montée du chômage, une multiplication des grèves, une fronde agricole particulièrement offensive, des manifestations de solidarité ouvriers-étudiants-paysans, une exploitation particulièrement forte des femmes et des immigré·e·s, un débordement des syndicats et des partis de gauche et une « insubordination ouvrière » croissante ;
Une discussion des « sujets » de mai-juin 1968 : des étudiants, des ouvriers et des ouvrières (souvent jeunes), des employé·e·s, des lycéen·ne·s, des fonctionnaires, des intellectuel·le·s et des artistes, et de leurs rencontres, de leurs solidarités et de leurs (auto)critiques ;
Une discussion des causes (sociales, culturelles, économiques) de mai-juin 1968 : prémisses d'une crise du capitalisme, accélération des cadences, refus des étudiant·e·s de devenir des cadres du capitalisme, révolte des jeunes, etc. ;
Une histoire des grèves de mai-juin 1968, de son caractère massif et national, et des modalités de mises en grèves, d'organisation et de lutte.

La deuxième partie de l'émission (30 minutes) comporte :
Une description des réactions du pouvoir face aux événements de mai-juin 1968, entre crise existentielle de Pompidou et de De Gaulle, tentative de division du mouvement étudiant et ouvrier, accords de Grenelle (« carotte ») et répression policière violente (« bâton »), dissolution des organisations d'extrême gauche, alliance avec l'extrême droite (amnistie des anciens de l'OAS et manifestation du 30 mai), mobilisation des forces de l'ordre, de l'armée et des militants gaullistes, expulsion d'étrangers, conspirationnisme gaulliste, propagande gouvernementale, « élections piège à cons » de juin 1968… le tout bénéficiant d'une complaisance du PCF et de la CGT.

La troisième partie de l'émission (30 minutes) comporte :
Une relecture de mai-juin 1968 comme une révolte existentielle et politique, avec ses affects joyeux (liée à une prise de parole, une interruption de l'ordinaire, une densification de l'expérience, une libération des chaînes capitalistes), ses mémoires vivantes (de la commune de Paris, du Front populaire, de la Résistance), ses angoisses (de manquer une opportunité révolutionnaire, que cette temporalité extraordinaire s'arrête, de faire l'objet d'une récupération), son imaginaire (ses rêves d'un futur radicalement nouveau, d'une société sans classes et sans argent, d'une abolition de la division sociale du travail, d'une société autogérée non marchande ou au moins avec un contrôle ouvrier des entreprises) et sa méconnue lucidité (la conscience du caractère récupérable de ses mots d'ordre d' « autogestion » et d' « autonomie des universités ») ;
Une présentation de la place des femmes et du féminisme au cours de mai-juin 1968 et son sillage ;
Une critique du sexisme de mai-juin 1968, et en particulier des staliniens, des gauchistes et des situationnistes ;
Une discussion du reflux de mai-juin 1968 et de ses causes (attitude contre-révolutionnaire des partis et des syndicats de gauche), de la réaction gaullienne et patronale, et de la décennie contestataire lui succédant ;
Une analyse des transformations personnelles et des mutations anthropologiques nées de mai-juin 1968.
Des liens en rapport avec cette émission sur http://sortirducapitalisme.fr/emissions/285-la-grande-revolte-politique-et-existentielle-de-mai-juin-1968-avec-ludivine-bantigny
30.06.2026 à 08:00
Le 4 juillet à partir de 16H30
à l'angle du boulevard de la chapelle et de la rue caplat
30.06.2026 à 08:00
La Librairie Publico reçoit Louise Tassin pour son ouvrage « Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa »
30.06.2026 à 08:00
Elles se tiendront cette année les 3, 4 et 5 juillet à nouveau à Fromental (87) (entre La Souterraine et Bessines).
29.06.2026 à 19:00
Grève des écoutant.e.s du Samusocial de Paris, des agent.e.s de l'ASE 75 et des agent.e.s de France Travail principalement du 94.
Rubrique «À LIRE AILLEURS»