11.02.2026 à 08:00
Vincent Rissier sera l'invité de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris), le vendredi 20 février à 19h30 à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Contre l'écologie de guerre » aux éditions La Dispute.
La rencontre sera animée par Clément Quintard de la revue Fracas.
Vincent Rissier sera l'invité de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris), le vendredi 20 février à 19h30 à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « Contre l'écologie de guerre » aux éditions La Dispute.
La rencontre sera animée par Clément Quintard de la revue Fracas.

Présentation de l'ouvrage par la maison d'édition :
Alors que le monde marche à la guerre, les néolibéraux, le complexe militaro-industriel et les forces écologistes mainstream convergent pour défendre un « militarisme vert », entraînant le monde dans un double abîme guerrier et écocidaire. Dans cet essai politique documenté et incisif, le militant écologiste Vincent Rissier mène une critique de cette « écologie de guerre » qui justifie les intérêts géopolitiques de la France et de l'Union européenne au nom d'une transition écologique en forme de pillage. Son livre est un appel à ce que le mouvement écolo renoue avec ses traditions anti-militaristes et anti-impérialiste et participe à la construction d'un vaste mouvement anti-guerre en France.
11.02.2026 à 08:00
« Gilets bleus » montre que l'autonomie au travail est moins une source d'émancipation des salariés qu'une autre forme de reproduction d'inégalités préexistantes, au-dedans comme en-dehors de l'entreprise. à Publico mercredi 18 février à 19h
« Gilets bleus » montre que l'autonomie au travail est moins une source d'émancipation des salariés qu'une autre forme de reproduction d'inégalités préexistantes, au-dedans comme en-dehors de l'entreprise. à Publico mercredi 18 février à 19h
Mythique magasin d'articles de sport, Decathlon est aujourd'hui l'une des marques préférées des Français. Ce succès repose sur des produits innovants et accessibles, mais aussi sur l'image d'une entreprise conviviale et dynamique. Réunissant des équipes jeunes et sportives, la multinationale s'efforce de cultiver une bonne ambiance dans ses magasins, avec un management qui met l'accent sur l'autonomie des salariés : gestion des stocks, présentation des rayons, organisation d'événements, etc. L'enseigne aurait-elle trouvé la formule magique permettant d'allier performance économique et épanouissement au travail ? Pendant près de trois mois, deux sociologues ont enfilé les fameux gilets bleus pour participer à la vie d'une succursale. L'enquête fait alors apparaître une autre réalité : faiblesse des salaires, pénibilité du travail, maintien des frontières sociales.
Rencontre avec Maxime Quijoux et Karel Yon pour leur ouvrage « Gilets bleus. Les faux semblants de l'autonomie au travail chez Decathlon » à Publico mercredi 18 février à 19h

10.02.2026 à 08:00
Le groupe Salvador Séguí (FA) organise la projection du film : « Salvador Seguí, Histoire d'un anarcho-syndicaliste ». À la librairie du Monde libertaire, 145 rue Amelot - 75011 - Paris le dimanche 15 février 2026 à 16h
Le groupe Salvador Séguí (FA) organise la projection du film : « Salvador Seguí, Histoire d'un anarcho-syndicaliste ». À la librairie du Monde libertaire, 145 rue Amelot - 75011 - Paris le dimanche 15 février 2026 à 16h

Salvador Seguí, ouvrier peintre, militant de la CNT catalane fut une des figures les plus importantes du mouvement ouvrier catalan. Il était en effet Secrétaire de la Fédération locale du Bâtiment de Barcelone, avant la constitution des syndicats d'industrie, puis Secrétaire général de la Confédération Régionale du Travail de Catalogne, section de la Confédération Nationale du Travail.
Salvador Seguí a été de toutes les grèves et de toutes les luttes : grève générale révolutionnaire de 1909, celles de 1911, 1913, 1917 ou encore la grande grève de 44 jours à la société CANADIENSE en 1919, qui a marqué l'obtention de la journée de travail de 8 heures.
El Noi del Sucre (le gamin du sucre) a toujours joué un rôle clé dans le mouvement ouvrier. Syndicaliste révolutionnaire, anarchiste et militant convaincu, il s'était toujours engagé pleinement pour la cause des travailleuses et des travailleurs.
C'est grâce à son militantisme patient et acharné qu'il a impulsé la transformation des syndicats de métiers en syndicats d'industrie. Ce fonctionnement a été ensuite généralisé à tous les syndicats de la CNT.
Seguí a été persécuté, arrêté, emprisonné une vingtaine de fois pour lui faire payer son engagement inlassable et le faire taire. Il y a un peu plus de 100 ans, le 23 mars 1923, les milices patronales ont assassiné de sang froid ce syndicaliste engagé au service des luttes ouvrières. La mort tragique de ce camarade a été un coup dur pour le mouvement ouvrier espagnol et catalan.
10.02.2026 à 08:00
Discussion à la Parole Errante avec Omar Alsoumi et Thousand Madleens autour du livre « Enfant de Palestine » précédée d'un iftar.
Discussion à la Parole Errante avec Omar Alsoumi et Thousand Madleens autour du livre « Enfant de Palestine » précédée d'un iftar.

Michèle Firk est heureuse de recevoir de nouveau Omar Alsoumi pour la sortie de son livre « Enfant de Palestine » aux Liens qui Libèrent (dans la toute jeune collection dirigée par Fatima Ouassak ) !
On avait déjà eu l'occasion d'échanger avec lui sur le mouvement de résistance palestinien lors du passage de Gilbert Achcar, et on est contents de le recevoir malgré la situation, alors qu'un cessez-le-feu de façade a effacé la Palestine des unes médiatiques, bien que les bombardements, eux, se poursuivent. En mêlant récit autobiographique, réflexions militantes, historiques et politiques, son livre nous exhorte à l'action, autant qu'à la réflexion. A ce titre on a de la chance que des camarades de Thousand Madleens aient accepté de nous rejoindre pour une discussion qui s'annonce passionnante.
Période de ramadan oblige, la rencontre sera précédée par un iftar et les stands de différents collectifs seront présents !
⌚ Jeudi 26 Février à partir de 18h
📍 A la Parole Errante, 9 rue François Debergue, 93100 Montreuil
Enfant de Palestine est une démonstration de vérité face au silence complice, un manifeste politique et littéraire contre le génocide en Palestine. En réponse à la catastrophe en cours, ce premier livre d'Omar Alsoumi offre un éclairage indispensable pour en comprendre les raisons et lutter contre l'oppression coloniale israélienne dont sont victimes enfants, femmes et hommes palestiniens. Il s'agit aussi de rappeler de quoi la Palestine est le nom. Car la Palestine est une métaphore de la Terre et le colonialisme, comme système d'accaparement des terres et de déracinement de ses enfants, un synonyme de génocide et d'écocide. En replaçant la question palestinienne dans le champ de l'écologie politique, Enfant de Palestine contribue à réinscrire les enjeux de résistance et de libération dans les impératifs de la gauche.
10.02.2026 à 08:00
La France sera-t-elle le premier pays d'Europe à empêcher tout anonymat sur les réseaux sociaux ? C'est en tout cas la voie qui est empruntée ces derniers jours, avec le vote d'une loi visant à « interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans » votée par les députés d'extrême droite, les macronistes et leurs alliés du PS.
Publié précédemment sur Contre-Attaque
La France sera-t-elle le premier pays d'Europe à empêcher tout anonymat sur les réseaux sociaux ? C'est en tout cas la voie qui est empruntée ces derniers jours, avec le vote d'une loi visant à « interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans » votée par les députés d'extrême droite, les macronistes et leurs alliés du PS.
Publié précédemment sur Contre-Attaque

Commençons par démonter le prétexte : avec cette loi, Macron prétend vouloir « protéger la santé mentale des adolescents ». Son recours systématique au mensonge n'est plus à démontrer : le gouvernement sacrifie la jeunesse depuis des années. Destruction de l'Éducation Nationale, réduction dramatique de l'accès aux soins psychologiques, mesures de confinement qui ont créé une épidémie de troubles anxieux chez les plus jeunes, précarisation du travail, répression des fêtes et des moments de détente, encadrement militarisé et retour du service militaire… Macron et ses amis n'offrent à la jeunesse qu'un futur sans avenir, sans joie, sans épanouissement, sans perspective. Lorsqu'il prétend vouloir aider les jeunes avec cette loi, c'est évidemment avec des mauvaises intentions.
L'autre argument justifiant ce contrôle du net est la lutte contre la pédocriminalité. Or, nous avons vu toute l'année dernière un Premier Ministre, François Bayrou, qui a littéralement couvert pendant des années un gigantesque scandale d'agressions d'enfants dans un établissement privé de sa propre ville. Plus globalement, les autorités françaises ne font rien pour traiter le phénomène massif et gravissime de pédocriminalité, notamment dans les écoles privées et les services d'Aide sociales à l'enfance gérés par l'État, malgré les alarmes répétées de militant·es comme Lyes Louffok. La pédocriminalité bénéficie par ailleurs d'une impunité massive et d'une absence d'enquêtes sérieuses de la part de la justice. Viser en premier les réseaux sociaux n'a rien d'innocent.
Le 27 janvier, en urgence, une Assemblée Nationale quasiment vide a donc validé la possibilité pour le gouvernement et l'Union Européenne d'exiger une vérification d'identité pour chaque création de compte sur tous les réseaux sociaux. Officiellement, pour vérifier que les utilisateurs et utilisatrices ont plus de 15 ans. Mais en fait, cette vérification touchera tout le monde, quel que soit l'âge.
Comment s'appliquera cette loi concrètement ? Le gouvernement veut imposer une application de vérification d'âge, adossée à la carte d'identité et intégrée à France Identité. Il s'agit du système imposé l'été dernier pour les sites pornographiques : il faut prouver son identité en ligne, en s'appuyant sur les données contenues dans la puce de la nouvelle carte d'identité.
Cette appli serait déjà en phase de test et sera, en cas d'adoption définitive de la loi, proposée gratuitement aux plateformes pour organiser l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. En clair, tout est déjà prêt, le fichage est déjà en marche, il ne manquait plus qu'une loi pour généraliser l'outil.
Cela signifie que tous les internautes devront prouver leur identité à un système numérique opaque qui contrôlera tout ce qui est posté, et avec en prime des risques importants de fuites de données. Car nous l'avons vu, les services informatiques de l'État français sont totalement incompétents et ont déjà subi de nombreux piratages massifs au sein de plusieurs services publics. Il y a quelques semaines seulement, un groupe de hackers affirmait avoir volé les données personnelles de près de 4 millions d'allocataires de la CAF.
Cette mesure serait une attaque de plus contre la liberté d'expression en France. Nous avons vu ces dernières années de nombreuses arrestations et poursuites pour des messages de soutien à la Palestine, des publications hostiles au président ou à la police postés sur les réseaux sociaux. Cela renforcerait encore considérablement les possibilités de surveiller et réprimer les publications contestataires. Mais il reste encore des obstacles.
D'abord, le texte doit aller au Sénat et revenir à l'Assemblée pour être définitivement validé puis appliqué. On peut espérer qu'entre-temps, un vrai débat émerge sur ce sujet. Surtout, la Commission Européenne doit elle aussi valider la mesure. Mais celle-ci vient de déclarer qu'elle donnerait son feu vert à la France, et même que la vérification de l'âge sera prochainement obligatoire dans toute l'Union Européenne.
Tout s'accélère donc, et notre pays sert de vaisseau amiral des politiques liberticides en Europe.
10.02.2026 à 08:00
Concert en soutien à Arturo Lugo « Sheveck », camarade anarchiste agressé, incarcéré et criminalisé au Mexique en représaille de sa participation à la grève étudiante féministe de 2019 à la F.E.S. Acatlán (UNAM).
Concert en soutien à Arturo Lugo « Sheveck », camarade anarchiste agressé, incarcéré et criminalisé au Mexique en représaille de sa participation à la grève étudiante féministe de 2019 à la F.E.S. Acatlán (UNAM).
Mercredi 11 février 2026 · SOLIDARITÉ PLANÉTAIRE · À La Pointe Lafayette* · 20h
Soirée de soutien à Shevek, pour des faits ayant eu lieu au Mexique :
IDIOMA IDEAL (drone, ambient)
https://idiomaideal.bandcamp.com
CARA DE LIJA (folk)
https://www.youtube.com/@CaraDeLija-c6f
DIEGO ORTIZ (rock)
https://archive.org/details/gato-del-estadio-de-besiktas
*230 Rue Lafayette, Paris 10e - Métro Jaurès lignes 2, 5 et 7bis
5€

Ou comment les appareils de l'État utilisent sa force disproportionnée contre les étudiants.
Arturo Lugo, sous-nom Sheveck, est un étudiant de la F.E.S. Acatlán à Naucalpan, banlieue de Mexico. En 2019 et début 2020, il a fait partie de la grève féministe dans sa faculté en protestation contre des abus sexuels perpétrés en toute impunité par des professeurs, des étudiants, ainsi que des travailleurs à l'intérieur de l'ecole.
Fin 2019, le mouvement féministe était à son point le plus haut, mais c'est au début 2020, avec l'arrivée du Covid que le mouvement s'est éteint lentement, et personne n'était plus dans la faculté. Les deux espaces qu'ils avaient maintenus en occupation dès mars 2020 sont peu à peu sabotés par des autorités de l'école : des coupures d'électricité et d'eau furent appliquées, même si ce genre de mesures est interdit dans le règlement interne scolaire.
C'est dans ce contexte que, la nuit du 5 avril 2020, les étudiants sont attaqués par un groupe de Porros [1]. Les témoins racontent-ils qu'entre sept et dix hommes sont arrivé chargés des capuches, des vêtements tactiques, d'armes à feu, des bâtons, des pics, ainsi que de bidons d'essence au premier bâtiment où il n'y avait que deux grévistes, Adan et une fille (nom anonymisé). Les agresseurs ont brutalement frappé Adan, lui cassant la mâchoire et le laissant avec des dommages permanent à la santé. La fille a été déshabillée et agressée sexuellement par les agresseurs, et après obligée à regarder comme ils ont frappé son ami.
Puis, ce groupe paramilitaire est allé vers le deuxième bâtiment, où étaient Shevek avec d'autres grévistes. Lui, il a vu les assaillants arriver et a rapidement réussi à fermer la porte de la salle, mais ils ont versé de l'essence et mis feu à la porte, Sheveck fut englouti par les flammes tout en essayant d'éteindre le feu lui causant des brûlures au troisième degré. Les agresseurs ont réussi à entrer dans la salle, ils ont frappé Sheveck (même s'il était toujours en feu), et ensuite deux autres filles qui étaient dans la salle, tandis qu'ils prononçaient des propos misogynes et menaçants tels que « c'est pour ça que on les tue »* (référence à la crise des féminicides au Mexique*) et « cela c'est un message d'Erasmo », ce dernier se référant au chef de vigilance de la F.E.S. Acatlán.
Pendant que tout cela se passait et qu'ils pointaient du doigt la tête d'un des camarades, deux coups de feu ont été entendus dans la salle ; ça plutôt comme un signe des agresseurs pour se casser. Le groupe partit, laissant Adan et Sheveck gravement blessés. Tout le monde était choqué. D'abord, ils ont appelé les ambulances, mais personne n'est arrivé. Dans ce contexte désespéré, Sheveck décide d'aller au bâtiment d'administration de la faculté et d'y mettre le feu comme mesure pour attirer l'attention et faire venir les ambulances, assurant ainsi que les victimes reçoivent des soins...
Lendemain matin, en apprenant les événements, la Commission nationale des droits de l'Homme (C.N.D.H.) demande à l'UNAM d'adopter des mesures de précaution en raison des actes de violence extrême. Au cours des mois suivants, Adan et Tania (étudiante aussi présente dans le deuxième attaque) sont persécutés et enfermés accusés de dommages à la propriété privée et sont obligés de payer la somme exorbitante de 4 millions de pesos (presque 200,000 euros). Apres quelques mois enfermés, Adan et Tania sont libérés en arrivent un accord avec l'université.
Mais la répression n'en fini pas. Six ans après la fatidique nuit d'avril 2020, Sheveck habite à Guadalajara. Le 8 janvier 2026 lui et sa copine sortent chercher du pain, quand deux hommes arrivent en voiture sans aucune identification officielle et ils arrêtent Arturo. D'abord, sa copine avait pensé que c'était un enlèvement, mais c'est au ministère qu'elle apprit que les deux hommes dans la voiture étaient des agents de la F.G.R.(Ministère public général de la République) et qu'il serait désormais privé de sa liberté, accusé de dommages à la propriété fédérale. Quelques heures après, Sheveck est déplacé dans un avion à Naucalpan, État du Mexique, avec une procédure qui rappelle les transferts des importants narcotrafiquants. À Naucalpan, Arturo est maltraité en garde à vue. Ils interdisent à leurs proches de leur donner un pull pour les protéger du froid, et après il est transféré en détention provisoire à la prison de haute sécurité « El Altiplano » à Almoloya, connue pour avoir accueilli des personnalités infâmes liées au narcotrafic et à la politique telles que El Chapo, José Luis Abarca, Rafael Caro Quintero, etc.
Après un mois d'intense pression populaire par des organisations militantes, le 6 février dernier, Arturo est autorisé à passer son procès dehors de prison grâce à la décision d'un juge, une réussite importante pour sauvegarder son intégrité, mais pas suffisante car il fait toujours face à un procès entaché d'irrégularités, et accusé d'une cause judiciaire qui a été déjà réglée en 2020 dans le cadre des accords réparatoires d'Adan et Tania. Sans oublier que, pendant ces années, aucun responsable des violentes attaques du 5 avril n'a été jamais imputé.
Tout ça peut être lu comme un autre exemple de la pourriture du système judiciaire mexicain qui acte en collaboration avec des dirigeants universitaires corrompus pour réprimer brutalement les mouvements d'étudiants organisés, les emmenant jusqu'à entrer en prison, si nécessaire. Et que, si l'UNAM essayait de chercher les agresseurs du 5 avril, ils se retrouveraient eux-mêmes.
[1] genre de groupuscule violent et mercenaire qui obéit aux intérêts institutionnels, présent dans plein d'universités au Mexique