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Rubrique «À LIRE AILLEURS»

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26.02.2026 à 08:00

Quand le soutien aux mineurs isolés se transforme en acharnement judiciaire

Nous souhaitons à travers ce texte raconter une histoire arrivée récemment, celle d'un mineur isolé contre qui une responsable d'une association de soutien subventionnée par la mairie de Paris a porté plainte à de multiples reprises. Ce qui a fini par conduire ce jeune, que nous appellerons W, en prison.

Texte intégral (966 mots)

Nous souhaitons à travers ce texte raconter une histoire arrivée récemment, celle d'un mineur isolé contre qui une responsable d'une association de soutien subventionnée par la mairie de Paris a porté plainte à de multiples reprises. Ce qui a fini par conduire ce jeune, que nous appellerons W, en prison.

Nous souhaitons alerter aussi sur les pratiques paternalistes de certaines associations où les mineurs isolés sont vus comme des êtres sans défense et dociles, qu'il faudrait materner tant qu'ils restent dans les normes qui leur sont dictées et correspondent au comportement qu'on attend d'eux.

Le jeune dont nous racontons ici quelques bribes de vie a été suivi quelque temps par des membres d'une association se revendiquant du soutien aux mineur⋅es isolé⋅es, notamment il a été « suivi » par sa présidente.

Les parcours de vie rendent les choses plus complexes qu'on le souhaite. La politique raciste de l'État abîme des vies, matériellement, socialement, physiquement et psychologiquement. C'est ce qui est arrivé à W. L'immense sentiment d'injustice, la rue, le rejet et la violence systémique qu'il s'est pris en pleine face l'ont profondément abîmé. W le dit, petit déjà il avait de la colère en lui et en grandissant, dans ce contexte de violence, cette colère s'est décuplée. Elle s'est tellement décuplée que s'en est devenu un problème. Pour W et pour les autres.

Des solutions ont été cherchées et trouvées par les personnes qui l'entouraient. Mais cette colère est insatiable. W a besoin de temps, de soins et de stabilité pour se reconstruire et envisager un avenir plus serein. Dire ça c'est enfoncer une porte ouverte et imaginer un futur qui n'existe probablement pas, ni pour lui, ni pour des milliers d'autres. L'État raciste dresse des murs, des frontières partout autour de lui, en permanence. Ces obstacles sont parfois insurmontables, la colère de W se décuple encore plus ; les soins parviennent à l'apaiser mais des fois elle déborde.

Pour ces proches, celles et ceux en qui il a choisi de faire confiance le quotidien est aussi difficile. L'isolement dans une relation duelle avec W est ingérable, c'est le collectif qui doit l'accompagner, échanger avec lui, trouver des solutions - politiques, administratives, médicales et matérielles - sans promettre de faire de miracles. Et des fois, il n'y a pas de solution. Il faut l'admettre et ne pas faire croire le contraire.

On ne sait pas exactement ce qu'il s'est passé avec cette responsable d'association. Toujours est-il que W avait choisi de lui faire confiance et que la situation a dérapé. Nous n'avons aucun problème avec ça, c'est normal, c'est humain. L'acharnement lui l'est moins. Car pour « se protéger » la responsable associative a décidé de porter plainte contre W. Puis ensuite d'alimenter sa plainte, et de nourrir la police de maintes et maintes informations qui n'auraient jamais dû arriver entre ses mains. Des informations que W lui avait confiées.

Elle avait peur de W, de ses réactions. Là aussi on peut l'entendre, mais face à ça que choisit-on de faire ? Mettre W dans les griffes de la police, c'était le condamner. Et c'est ce qui a fini par arriver car aujourd'hui W est en prison et ses perspectives de vie ici, là où il a choisi de vivre, sont réduites à néant tant l'acharnement de la société s'est abattu sur lui. Tout cela à un moment où la situation de W se stabilisait. Où il était impliqué dans un parcours de formation dans un lycée dans lequel il s'investissait beaucoup et dans un parcours de soin.

Pour arriver à ses fins et détruire ce parcours et l'équilibre fragile qui avait été trouvé par W, la responsable associative a décidé de charger le dossier le plus possible lors du procès. Elle déclare certaines choses mais sans fournir de preuve au tribunal. Elle ment sur des dépenses qui auraient été faites par son association pour le seul compte de W. Elle produit des documents qui ne figuraient pourtant pas au dossier, qu'elle avait entre les mains parce que W. avait confiance en elle au moment où il lui a donné.

L'avocat de la responsable associative aussi s'est acharné. À transmettre ces documents, à décrire un être violent et à produire toujours plus de pièces. Tout cela au nom de la défense d'une prétendue humanité débordante.

Quelle est la logique si ce n'est de s'inscrire dans celle-là même que nous combattons, celle du tri entre les bons et les mauvais, celleux qui mériteraient notre soutien et celleux qu'il faudrait écarter, la logique de l'exclusion. Nous le disons, tout cela nous donne la nausée.

En attendant, certain⋅es ont fait le choix, conscient⋅es de la difficultés que cela impose, de continuer à apporter un soutien moral et matériel à W.

Parce que nous ne supportons pas les murs des frontières et des prisons, parce que derrière cette histoire singulière c'est bien la logique du pouvoir qui fait la guerre aux mineur⋅es isolé⋅es et aux personnes décrétées indésirables que nous voulons cibler.

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26.02.2026 à 08:00

Rencontre avec Bérénice Hamidi et Gaëlle Marti sur les violences sexistes et sexuelles

Bérénice Hamidi et Gaëlle Marti seront les invitées de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris), le vendredi 6 mars à 19h30 à l'occasion de la sortie du nouvel ouvrage qu'elles ont dirigé « Faire face aux violences sexistes et sexuelles » aux éditions des Presses Universitaires de Vincennes. Ce sera également l'occasion de présenter l'ouvrage « Le viol, notre culture » de Bérénice Hamidi, paru l'année dernière aux éditions du Croquant.

Texte intégral (663 mots)

Bérénice Hamidi et Gaëlle Marti seront les invitées de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris), le vendredi 6 mars à 19h30 à l'occasion de la sortie du nouvel ouvrage qu'elles ont dirigé « Faire face aux violences sexistes et sexuelles » aux éditions des Presses Universitaires de Vincennes. Ce sera également l'occasion de présenter l'ouvrage « Le viol, notre culture » de Bérénice Hamidi, paru l'année dernière aux éditions du Croquant.

Présentation des ouvrages par leur maison d'édition

Faire face aux violences sexistes et sexuelles :

Un livre essentiel, à la fois témoignage et guide, qui dévoile le continuum des violences sexistes et sexuelles. En croisant les voix de chercheur·es, expert·es, artistes et personnes concernées, il ouvre des pistes concrètes pour comprendre, prévenir et agir collectivement.
Les violences sexistes et sexuelles ne sont pas l'exception. Elles sont la règle cachée. De la « blague » humiliante aux féminicides, elles forment un continuum soutenu par nos institutions, nos imaginaires et nos silences. Elles touchent toutes les sphères de nos existences – famille, école, travail, culture, etc. Et détruisent des millions de vies. Tant que nous continuerons à les considérer comme des faits divers isolés et non comme une réalité structurelle et protéiforme, les choses ne changeront pas.
Chercheur·es, militant·es, professionnel·les de la justice et du soin, artistes et personnes concernées croisent ici leurs regards et leurs voix, pour comprendre les mécanismes de ces violences et ouvrir des pistes pour changer les représentations et repenser les prises en charge : trouver les mots, construire de nouveaux récits, changer les lois, repenser les dispositifs judiciaires et thérapeutiques, imaginer d'autres formes de justice, de prévention et de réparation.
Car apprendre à voir et à dire ces violences, briser la culture de l'aveuglement et de l'excuse, interroger le rôle clé des témoins et les enjeux de l'impunité massive des agresseurs, ne peut être qu'un effort collectif.

Le viol notre culture :

Depuis #Metoo, une expression a émergé dans le débat public : culture du viol. Souvent mal comprise, elle ne signifie pas que nous vivons dans une société pro-viol. Elle désigne l'ensemble des représentations stéréotypées qui, tout en dénonçant le viol, invisibilisent, normalisent et érotisent des formes de violences dans les rapports sexuels et les relations hommes/femmes. Or, les productions culturelles jouent un rôle non négligeable dans la diffusion de ces représentations. Cet essai interroge donc le rôle des œuvres – toutes les œuvres, les grands classiques comme la pop culture – et explore les diverses stratégies esthétiques, explicites et implicites, qui façonnent nos imaginaires, nos regards et nos désirs. Pour sortir du déni, avec la conviction que de nouveaux modèles de relations sexuelles et affectives sont possibles.

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26.02.2026 à 08:00

SEMAINE NOIRE - Du 8 au 14 mars 2026, on reprend tout !

Du 8 au 14 mars 2026, nous appelons à une semaine de grève, d'actions et d'auto-organisation partout dans le pays. Face à la montée du fascisme, à la destruction du vivant et à l'injustice sociale, nous refusons l'attente et la résignation.

Il est temps d'interrompre la machine qui broie nos vies et de construire, par notre force collective, une riposte populaire.

Texte intégral (2191 mots)

Du 8 au 14 mars 2026, nous appelons à une semaine de grève, d'actions et d'auto-organisation partout dans le pays. Face à la montée du fascisme, à la destruction du vivant et à l'injustice sociale, nous refusons l'attente et la résignation.

Il est temps d'interrompre la machine qui broie nos vies et de construire, par notre force collective, une riposte populaire.

I. Il est minuit dix.

L'heure n'est pas une figure de style. Elle est un constat. À chaque minute qui passe, dans ce pays, le fascisme avance d'un pas. Le sexisme se décomplexe. Le patriarcat se durcit. Le racisme se normalise. Le validisme exclut en silence les personnes porteuses et/ou en situation de handicap. Les LGBTQIA+phobies s'affichent. L'islamophobie et l'antisémitisme sont instrumentalisés, tantôt niés, tantôt attisés selon les intérêts du moment.

Et tandis que la haine s'organise, le climat se dérègle.

Les canicules n'ont rien d'abstrait pour celles et ceux qui vivent dans des logements insalubres, dans ces passoires thermiques où l'été devient étouffement et l'hiver supplice. Dans les immeubles mal isolés, dans les appartements humides, la chaleur s'accumule, l'air devient irrespirable, la maladie gagne. La crise climatique n'est pas une courbe sur un graphique, elle est une fièvre dans les murs des plus pauvres.

Les inondations ravagent les campagnes et les périphéries oubliées. Les feux dévorent les forêts. L'eau, bien commun par excellence, devient objet de spéculation. La biodiversité s'effondre dans l'indifférence des conseils d'administration. Les pathologies liées à la pollution se multiplient dans les zones industrielles et le long des axes saturés.

Là encore, ce sont les plus modestes qui paient le prix fort. Celles et ceux qui ne peuvent déménager. Celles et ceux qui ne peuvent isoler. Celles et ceux qui ne peuvent fuir. Un système qui privatise les profits et socialise les catastrophes impose aux mêmes de respirer l'air vicié, de subir la chaleur extrême, d'habiter l'injustice jusque dans leurs murs.

Ainsi se révèle l'ordre véritable. Une société où l'on protège le capital plus que la vie, où l'on subventionne les dividendes pendant que l'on laisse les enfants dormir sous des toits brûlants. Ce n'est pas une fatalité climatique. C'est un choix politique.

Ce ne sont pas des crises dispersées. C'est un même ordre social qui se fissure. Ce n'est pas une dérive passagère. C'est une logique profonde. Un système qui ne sait plus promettre que l'austérité, la guerre, la concurrence généralisée et la destruction du vivant. Incapable d'intégrer, il désigne des boucs émissaires. Incapable de redistribuer, il divise. Incapable de planifier pour le bien commun, il épuise les ressources et les êtres.

Lorsque le profit devient la seule mesure, la démocratie se réduit à un décor et la planète à une variable d'ajustement.

On nous répète que tout se joue dans les urnes. Mais la démocratie ne saurait être un rite périodique. Elle est la capacité réelle des peuples à décider de la production, de l'énergie, des transports, de l'usage des terres, de l'organisation du travail.

Or que voyons-nous. Des gouvernements qui imposent. Des parlements qui entérinent. Des puissances économiques qui orientent les choix essentiels. Pendant ce temps, l'extrême droite prospère sur la peur.

Les partis passent, l'injustice demeure. Les visages changent, les mécanismes persistent. Et tandis que les gouvernant·es calculent, la terre s'échauffe.

Il faut rompre cette répétition stérile. Les peuples, conscients de leurs forces, se doivent d'intervenir et d'imposer, par leur action collective, la justice sociale et la sauvegarde du monde vivant.

II. La peur doit changer de camp.

Nous savons une chose.

Le 10 septembre a montré qu'une date peut devenir une force lorsque le peuple s'en empare. Ce n'est pas la magie du calendrier. C'est la puissance d'une organisation vivante.

Trop longtemps, la peur a pesé sur les travailleur·euses, les jeunes, les précaires, les retraité·es. Peur du chômage. Peur de la répression. Peur du déclassement. Il faut que la peur change de camp. Il faut que celles et ceux qui vivent de notre résignation comprennent que le peuple n'est pas une foule inerte, mais une énergie en réserve.

C'est pourquoi nous appelons à construire, du 8 au 14 mars 2026, une Semaine Noire.

Non une agitation passagère. Non une procession rituelle. Mais une semaine entière de grève et d'actions coordonnées. Une semaine où le pays suspendra son mouvement pour se retrouver.

Il ne s'agit pas d'un éclat de colère. Il s'agit d'une interruption réfléchie d'un mécanisme qui broie les existences et dérègle le climat. Il s'agit d'affirmer que la production n'est légitime que si elle sert la vie. Il s'agit d'exiger que la transition écologique soit placée sous le contrôle de celles et ceux qui travaillent et qui connaissent les réalités du terrain.

Une semaine pour investir les places, les ronds-points, les universités, les lycées, les entreprises. Une semaine pour unir luttes sociales et luttes écologiques, car c'est le même système qui exploite les corps et ravage la terre.

Les Gilets Jaunes ont ouvert une brèche. La mobilisation contre la réforme des retraites a révélé la profondeur du refus. Les mobilisations populaires ont prouvé que l'unité n'est pas un mot, mais une force matérielle.

À nous d'en faire une volonté continue.
La Semaine Noire doit être ce point d'appui.

III. Dès maintenant.

Nous n'avons plus des mois. Nous avons des jours. Il ne s'agit pas d'édifier une structure lourde, mais d'allumer des foyers.

Rendons la Semaine Noire visible immédiatement.

Signez l'appel !

Envoyez-le à vos collègues. À vos ami·es. À vos camarades. À votre famille. Affichez-le. Diffusez-le. Faites-le circuler. Une Semaine Noire ne naît pas d'un texte. Elle naît de celles et ceux qui s'en saisissent.

Signer l'appel, c'est affirmer publiquement que nous refusons la résignation. Le partager, c'est briser l'isolement. Chaque signature est une voix. Chaque partage est une brèche.

Lire et signer l'appel : https://app.formbricks.com/s/cmjfh4utmfkxcad01vdunwtnk

Propageons la Semaine Noire.

Affiches, banderoles, craie sur les trottoirs, visuels partagés. Que chaque rue sente qu'un souffle nouveau circule.

En ligne, soyons visibles et créatif·ves. Prenons en photo nos affiches et publions-les. Filmons nos assemblées, même “petites”. Enregistrons des vidéos de trente secondes pour dire pourquoi nous participons.

Montrons que la Semaine Noire existe partout, dans les grandes villes comme dans les petites communes. Relions les initiatives entre elles. Utilisons #SemaineNoire #OnReprendTout.

Deux mots d'ordre clairs. Chaque publication rend le mouvement réel. Chaque partage brise l'isolement. Chaque vidéo peut convaincre une personne de plus. Les réseaux sociaux ne remplacent pas la rue. Ils en amplifient la force.

Proposons des assemblées ouvertes dans chaque quartier, chaque campus, chaque commune. Une salle, un café, une cour suffisent. Une question claire : que faisons-nous du 8 au 14 mars ?

Comment agir du 8 au 14 mars ?

Que chaque territoire invente sa forme.
Rassemblements quotidiens sur une place. Blocages décidés collectivement. Ateliers politiques. Cantines populaires. Projections en plein air. Chaînes humaines autour des hôpitaux ou des écoles. Occupations symboliques.

Chaque action doit visibiliser la rupture et tisser du lien durable.
Face au fascisme, la réponse ne peut être seulement défensive. Elle doit être expansive. Occuper le terrain social. Être présent·es là où la colère existe. Écouter, parler, convaincre.

La peur recule lorsque la solidarité devient tangible.
Il n'y a pas un centre qui commande. Il y a une date commune qui relie.

Du 8 au 14 mars, que chaque commune ait au minimum un point fixe de rassemblement quotidien, une action visible, une assemblée ouverte.

Ne demandons plus la permission. Ne cherchons pas l'unanimité préalable. Faisons.

La Semaine Noire ne sera pas un aboutissement. Elle sera une irruption. Une irruption du peuple dans sa propre histoire. Une irruption d'une démocratie vivante dans un régime qui s'épuise. Une irruption de la solidarité contre la haine et contre la destruction du vivant et des peuples.

Nous n'attendrons pas qu'on nous sauve. Nous construirons notre propre puissance.

Ensemble, soyons la Riposte Populaire.
Ensemble, offrons-leur une Semaine Noire.

Ensemble, faisons trembler celles et ceux qui vivent de notre travail, de nos divisions et du pillage de la planète.

Car lorsque viendra le temps des cerises, ce ne sera pas un rêve naïf, mais le fruit de notre courage partagé.

Soyons vrai·es.
Soyons fort·es.

Vive la lutte !

RIPOSTE POPULAIRE
Notre site : https://linktr.ee/riposte.populaire
Nous écrire : https://framaforms.org/contacter-riposte-populaire-1768812233

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26.02.2026 à 08:00

Cantine de soutien annuelle à l'interchampêtre

Venez manger avec nous le samedi 7 mars à partir de 12h à La Pagaille à Ivry-sur-Seine !

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Venez manger avec nous le samedi 7 mars à partir de 12h à La Pagaille à Ivry-sur-Seine !

Samedi 7 mars : cantine annuelle de soutien à l'interchampêtre !

L'interchampêtre, c'est 7 collectifs de cantines solidaires et de récups qui cultivent ensemble un champ d'une maraîchère solidaire en Ile-de-France pour s'approvisionner en courges, oignons et pommes de terre.

En mettant en commun des récups d'invendus et des récoltes, des repas, des lieux de gratuité ouverts et rejoignables par tou.te.s, des pratiques autogestionnaires, des moyens de lutter et de nourrir les luttes, nous cherchons à renforcer l'autonomie alimentaire là où nous habitons. Nous le faisons à notre petite échelle, dans nos quartiers, avec nos moyens et nos forces.

Retrouvez-nous à la Pagaille à Ivry-sur-Seine (15 rue Ernest Renan), le samedi 7 mars pour découvrir le projet et nous aider à financer les semences et le matériel pour notre saison 2026 !

Pour plus d'infos sur l'histoire du collectif, c'est par ici :

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24.02.2026 à 17:46

Appel à manifester contre les attaques fascistes aux Lilas, à Romainville et au Pré-Saint-Gervais

Rendez-vous ce mercredi 25 février à 18h30 devant la Mairie des Lilas pour une déambulation jusqu'à la Mairie de Romainville.

Texte intégral (729 mots)

Rendez-vous ce mercredi 25 février à 18h30 devant la Mairie des Lilas pour une déambulation jusqu'à la Mairie de Romainville.

Fascistes, hors de nos quartiers !

Avec la campagne électorale des Municipales, les fascistes et leurs organisations multiplient les actions, notamment au Pré-Saint-Gervais, aux Lilas et à Romainville.

Dans la nuit du 15 au 16 février le domicile personnel d'un candidat insoumis des Lilas a été pris pour cible et tagué de l'inscription « LFI tue ! ».

Depuis maintenant plusieurs années des militants fascistes de Reconquête viennent régulièrement tracter au marché des Lilas. A Romainville et au Pré, ce sont des militants RN qui ont tracté et collé.

Dans le 20e, le 19 janvier, deux individus ont fait des saluts nazis et agressé la fondatrice de l'association Couleurs Brazil : « Sale négresse, on va t'exterminer, sors de ta voiture, il va t'arriver la même chose qui est arrivée à ton frère négro », faisant référence à la mort sous les coups de la police de El Hacen Diarra, un résident du foyer de travailleurs migrants de la rue des Mûriers. En réponse, une manifestation antiraciste a été organisée par des habitant·es du quartier Saint-Fargeau.

Le 10 février, l'inscription « bougnouls dehors » et un énorme drapeau français ont été tagués sur la façade du lycée professionnel Etienne Dolet, nettoyés immédiatement.

Le 15 février, une vingtaine de fascistes cagoulés ont parcouru le boulevard Ménilmontant en criant : « On est chez nous ! » et en faisant des saluts nazis. Des croix gammées ont également été dessinées sur la statue de la République.

Nous, habitant·es, salarié·es, membres d'associations, de collectifs, de syndicats, d'organisations politiques, refusons que les fascistes soient présents dans nos quartiers. Nous refusons de banaliser leur projet politique : réhabilitation de Pétain, apologie de génocide en Palestine, propagande raciste autour du grand remplacement pour attaquer les personnes immigrées ou musulmanes, attaques LGBTQIA+phobes et antisémites… Du RN à Reconquête, c'est un projet politique dangereux pour l'ensemble de nos luttes qui se déploie sous couvert de campagne électorale. Les laisser diffuser leur propagande et se construire, ce serait accepter d'affaiblir nos capacités de résistance.

Mais ensemble, nous sommes plus nombreux·ses qu'eux. Nous pouvons faire en sorte que les réactions antifascistes qui ont eu lieu se généralisent et s'amplifient. Nos quartiers sont antiracistes et antifascistes, ils doivent le rester ! Ensemble, stoppons l'escalade :

  • Empêchons les tractages des militant.es de Reconquête ou du RN, essayons de les isoler en criant des slogans, incitons les passant·es à ne pas prendre leur tract et à nous rejoindre pour les faire partir
  • Lançons l'alerte sur les réseaux du quartier lorsque les fascistes se montrent dans nos quartiers
  • Recouvrons leurs affiches
  • Faisons connaître la date de la manifestation nationale antiraciste et antifasciste du 14 mars, veille du premier tour des élections municipales

Manifestons ensemble mercredi 25 février à 18h30 de la mairie des Lilas à la mairie de Romainville !

Appel soutenu par :
CARAF - Collectif Anti Fasciste Anti Raciste Les Lilas, Romainville, le Pré-Saint-Gervais
Assemblée en lutte Les Lilas, Romainville, le Pré-Saint-Gervais
FSU 93
Solidaires 93
VISA - Vigilance et Initiative Syndicales Antifascistes 93

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24.02.2026 à 08:00

Revolutiontimes : nouveau site international pour la revolution

Présentation du site revolutiontimes.world, un site d'élaboration collective pour la revolution

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Présentation du site revolutiontimes.world, un site d'élaboration collective pour la revolution

Nous sommes pour la révolution sans frontières, par une insurrection généralisée contre tous les États, contre le capital et la propriété, par l'abolition de la marchandise, de l'argent, du travail, de la famille… La création d'un monde nouveau libéré de l'exploitation et de l'oppression n'est pas séparable de la destruction de la société existante.

Au sein des soulèvements à travers le monde, des dynamiques autonomes posent concrètement dans leur pratiques la question de la révolution. Nous nous inscrivons dans cette visée. Nous sommes liés à une histoire, celle de la lutte de classe révolutionnaire.

Dans la période actuelle, notre classe lutte et se bat. Comment aller jusqu'à la révolution mondiale ?

Ce site est un outil pour tisser des liens, se rencontrer et participer, avec d'autres, à cet effort collectif mondial pour percer le brouillard du présent.

Pour cela, nous voulons :

Rendre compte des soulèvements en cours.

Œuvrer à un imaginaire collectif autour de la révolution et sa victoire.

Promouvoir les luttes réelles de notre classe dans la vie quotidienne.

Vous y trouverez des textes écrits collectivement par l'équipe éditoriale. Un petit texte intitulé « que voulons nous » présente un certain nombre de tâches que le collectif de ce site souhaite porter, bien au-delà de lui-même.

Vous trouverez également ce qui constitue le socle commun de nos positions politiques, notre rapport aux luttes et leurs dynamiques, une analyse de la période ainsi qu'une tentative de carte mondiale des soulèvements et une liste de questions que nous souhaitons partager avec les camarades en lutte à travers le monde. D'autres textes suivront.

Nous avons fait le choix d'un processus d'écriture collectif, ce qui prend du temps. Nous ferons un effort particulier pour traduire les textes dans le plus de langues possibles, cela nous semble indispensable dans une démarche internationaliste. Toute aide à ce propos sera d'ailleurs la bienvenue.
Bonne lecture !

Pour nous contacter et contribuer à cet effort collectif : revolutiontimes@riseup.net

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Mona CHOLLET
Anna COLIN-LEBEDEV
Julien DEVAUREIX
Cory DOCTOROW
Lionel DRICOT (PLOUM)
EDUC.POP.FR
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Michel GOYA
Hubert GUILLAUD
Gérard FILOCHE
Alain GRANDJEAN
Hacking-Social
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Dana HILLIOT
François HOUSTE
Tagrawla INEQQIQI
Infiltrés (les)
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Paul JORION
Michel LEPESANT
 
 Persos M à Z
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Christophe MASUTTI
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