23.04.2026 à 08:00
Côtoyer pendant quelques mois une communauté palestinienne assaillie par les colons et l‘armée israélienne. Assister à leur joie, leur peine et leur volonté de résistance. Faire vivre la solidarité internationale chez celleux qui semblent avoir été abandonné·es par le monde entier.
Côtoyer pendant quelques mois une communauté palestinienne assaillie par les colons et l‘armée israélienne. Assister à leur joie, leur peine et leur volonté de résistance. Faire vivre la solidarité internationale chez celleux qui semblent avoir été abandonné·es par le monde entier.

Nous voilà à Al-Mugayyir, village palestinien entre le Jourdain et les collines de Cisjordanie. Nous retrouvons sur place un des membres palestiniens d'ISM (International Solidarity Movement), qui coordonne l'arrivée de volontaires internationaux auprès de communautés menacées par la colonisation. Il nous accueille avec un grand sourire et son absurde expression favorite : « Welcome to Texas ». C'est vrai que c'est un peu le Far West ici…
Sur la route vers le village, l'oppression est visible, pesante. Entre check-points et colonies, nous circulons sur des routes encadrées par des allées de drapeaux israéliens (« Ils savent que cette terre n'est pas à eux », nous dira un ami, « alors ils tentent de se l'approprier en la couvrant de drapeaux »). Le bus dans lequel nous circulons a été traversé par une balle israélienne. Le chauffeur a dessiné une fleur autour du trou, tentative d'embellissement des traces de l'horreur. Nous nous rendons à Al-Khalayel, ou nous allons résider. On est vite mis dans le bain par un bref historique du lieu : déjà chassées de leur lieu d'origine par la colonisation, les familles s'y sont installées ces dernières années, espérant continuer à vivre de l'élevage traditionnel. Mais le sionisme les a vite rattrapés. Un « avant-poste » (début de colonie) s'est installé sur la colline. En apparence, rien de très impressionnant, un grand mât équipé d'un drapeau élimé (on prendra d'ailleurs plaisir à voir les éléments le détruire, jour après jour) et un container posé à côté. Il ne s'agit même pas de la maison des colons, mais seulement d'un entrepôt. Depuis ce jour, les familles ont subi de nombreuses attaques particulièrement violentes, entre intrusion de colons le jour et la nuit, tabassage des habitant·es, jets de pierre et incendies, ouverture des réservoirs d'eau et vol des terres. Conséquence de cet acharnement : la moitié des familles ont déjà pris la difficile décision de quitter leur terre et partir vivre ailleurs. Depuis chaque localisation, nous voyons au moins trois maisons abandonnées.
Ainsi s'effectue la colonisation du Jourdain à la mer : les habitant·es sont harcelé·es et chassé·es petit à petit par des colons suréquipés, s'organisant avec leur État illégitime installé là en 1948 par la Société des Nations (SDN). Nous rappelons qu'à cette époque, seuls des pays colonisateurs étaient représentés à la SDN et que ceux-ci n'ont depuis pas cessé de soutenir Israël, États-Unis en tête.
Notre vie d'internationaux à Al-Khalayel
Elle est faite de hauts et de bas. Certaines journées sont festives et prennent l'allure de réunions de famille. Nos journées sont rythmées par le thé que nous ingurgitons par litres (avec des kilos de sucre), par les repas toujours incroyables en saveur et en abondance, par les parties de football et de volley qui rassemblent les familles, des vieillards aux jeunes enfants. On rit, on mange, on boit et on serait tenté·es d'oublier l'oppression ! Puis la situation change d'un instant à l'autre : l'armée est sur la colline, on entend des coups de feu, les colons sont dans les oliviers…
La colonisation prend de multiples formes. Les Palestiniens ne peuvent pas accéder à leur champs d'olivier pour en faire la récolte. Depuis plus d'un an, les camps de Jenin, Tulkarem et Nur Shams sont sous siège militaire. Personne ne peut y entrer, sous peine de se faire tirer dessus. Ce sont 40.000 personnes qui sont déplacées et régulièrement, l'armée donne des espoirs de fin de siège, toujours déçus. Le siège continu, les démolitions à l'intérieur continuent. L'objectif de cette opération est d'attaquer et d'essayer de détruire la résistance forte et combative qu'abritaient ces camps. Malgré les attaques, les habitant·es des camps continueront de résister : « Je suis très fière d'être du camp de Tulkarem.
Ils nous ont déplacés pour briser la communauté. Mais nous reviendrons et nous reconstruirons. Et un jour, nous retournerons sur nos terres de 1948. »
Nous observons le colonialisme pastoral : se découvrant éleveur·euses, iels utilisent les troupeaux comme une arme de destruction. Les bergers sont souvent de très jeunes Israéliens, enrôlés dès le plus jeune âge dans des groupes tels que hilltop youth, groupe connu pour installer des avant-postes illégaux et mener le harcèlement violent contre les Palestiniens. Leur politique est celle de l'intimidation et de la destruction : ils font pâturer les oliviers pour ruiner toute possibilité de récolte, cassent les clôtures et les murets quand ceux-ci leur font barrage et s'approchent chaque jour un peu plus des maisons en espérant une réaction violente de la part des habitant·es. Leur action devient vite routinière : le berger descend de l'avant-poste vers 8h, arrache la clôture des oliviers vers 9h et laisse les moutons entrer. Si la famille réagit, ils appellent l'armée en renfort. Les familles se retrouvent limitées à filmer l'intrusion, et nous avec elle, afin d'éviter une escalade. Lors de notre séjour, des camarades ont tenté de bloquer un berger pacifiquement, l'armée est venue les chercher le matin même et a déporté deux d'entre eux, en les accusant de violence envers un enfant et d'empoisonnement. On a l'impression de rester bras ballant devant ces jeunes aux têtes enfantines, utilisés comme outils dans le processus de nettoyage ethnique de la Palestine.

Conséquence de cet acharnement pastoral, les familles d'Al-Khalayel, qui sont éleveuses, ne peuvent plus pâturer leur propriété comme avant. La plus grande partie de leur terre est à présent inaccessible et faire pâturer les troupeaux risque toujours de déboucher sur une confrontation avec les colons. La famille se voit contrainte d'acheter de coûteux aliments pour leurs animaux, là ou l'élevage extensif les faisaient vivre depuis des générations. Les alentours du campement se retrouvent donc surpaturés, et les dégâts écologiques succèdent aux blessures du déracinement. Le changement est également profond dans leur habitat : si à notre arrivée leur lieu de vie était un espace ouvert à l'extérieur, la pression des colons les oblige petit à petit à fermer leur espace. La dernière construction est une clôture en barbelé entourant le campement, dans un maigre espoir d'empêcher les intrusions.
La nuit est occupée par des rondes nocturnes. Les internationaux se relaient avec les shébabs (jeunes en arabes) pour éclairer les collines avec des lampes. Les attaques de nuit sont courantes : lors de l'une d'elle, 7 colons sont entrés dans une maison et ont blessé la matriarche, Umm Hamam ainsi que Rizik, jeune de 13 ans, et 3 activistes présentes. Une autre fois, nous trouverons une personne seule au sommet de la colline en début de nuit, puis deux autres sur la colline de l'autre côté. Nous sommes pris en tenaille. Finalement des rafales d'armes automatiques retentissent à plusieurs reprises, depuis la direction des deux colons, puis le calme revient et nous voyons les assaillant·es s'en aller. Personne n'aura été blessé cette fois, la réactivité des jeunes palestinien·es empêchant la situation de dégénérer. Si nous nous en sortons cette fois-ci avec plus de peur que de mal, ce genre d'attaque fait partie de la stratégie coloniale : il s'agit de créer un environnement insécurisant, où même dans son lit, on ne peut être sûr d'être en sécurité.
L'objectif : l'épuisement des communautés
Entre une situation économique difficile et leurs responsabilités familiales, les jeunes auraient mieux à faire que de passer la nuit à surveiller les colonies. Mais la détermination se lit sur leur visages le soir au coin du feu : cette terre est palestinienne, et malgré les souffrances, rien ne les fera partir. Leur détermination, leur résilience et leur esprit de résistance, malgré l'évident déséquilibre du rapport de force, impose le respect. Ils écriront d'ailleurs :
« Al-Mughair n'est pas qu'un point sur une carte… Al-Mughair est un pouls qui refuse de s'éteindre. En elle, la douleur n'est pas vaincue, mais apprend à se transformer en dignité. Al-Mughair a beaucoup souffert, mais elle n'a pas cédé. Elle a beaucoup pleuré, mais elle n'a jamais perdu son sourire. Elle a appris à panser ses plaies avec des fils de patience et à semer l'espoir sur une terre qui connaît bien la douleur. »
Une autre invention Israélienne destinée à faciliter le nettoyage ethnique de la région est la CMZ, acronyme pour « zone militaire fermée ». Avec cet outil, l'armée peut demander le départ des habitant·es palestinien·nes ou des activistes internationaux uniquement, ce qu'elle fera beaucoup à Al Khalayel. Chaque fois qu'une zone militaire fermée a été déclarée, la colonie en faisait également partie. Pour autant, les colons n'ont jamais été inquiétés, et sont les premiers à avertir l'armée dès qu'ils voient des internationaux. Il est courant de se faire survoler par des drones envoyés par les colons pour nous trouver. Les raids militaires au village sont quasi quotidiens et toujours dévastateurs, entre arrestation arbitraire, tir à vue dans les bâtiments et réquisition de maisons soi-disant à des fins militaires. Lors de notre séjour, un de ces raids coûtera la vie à Muhammad, 14 ans, abattu par un soldat. Le lendemain, les colons harcèleront les funérailles et l'armée empêchera certaines personnes de s'y rendre. À chaque incursion militaire, nous tremblons pour nos ami·es palestinien·nes qui risquent blessures, viols et tortures en prison.
En ce qui nous concerne
L'armée aura fini par nous capturer un dimanche matin, après avoir présenté un énième avis de fermeture de la zone, et demandé aux familles de s'en aller. L'ennui de la semaine d'emprisonnement n'était pas grand chose comparé à la peur des familles de devoir quitter leur lieu de vie.
Et en prison aussi, nous n'avons pas cessé de jouir de nos privilège de blanc·hes, entre les codétenu·es palestinien·nes qui souffraient de nombreuses blessures après s'être fait tabasser par les gardiens, et les travailleur·euses migrant·es dont nous avons partagé les cellules, qui ont subi le racisme de la société israélienne. Israël vient d'ailleurs d'acter la possibilité d'utiliser maintenant la peine de mort sur les prisonnier·es palestinien·nes accusé·es d'avoir tué un citoyen israélien ou de terrorisme, accusation utilisée contre tout·e résistant·e palestinien·ne. Nous serons les 6e internationaux déporté·es d'Al-Khalayel en moins de deux mois, dans une vaine tentative de l'État hébreux de vider, comme à Gaza, la Cisjordanie de tout·e observateur/trice international·e. 37 organisations ont également été interdites à Gaza et en Cisjordanie, dont Médecin Sans Frontières, car elles ont refusé de se plier à une nouvelle règle imposant de donner les noms de tous les travailleur·euses palestinien·nes.
Cet État colonial a été fondé par nos empires coloniaux en 1948, il est désormais de notre devoir de soutenir la résistance des peuples opprimés en luttes contre la colonisation. De l'Ukraine à la Kanaky, du Kurdistan au Myanmar, partout où les peuples en résistance le demandent, faisons vivre la solidarité internationale ! Pour la Palestine, cela peut impliquer de s'y rendre, par exemple avec ISM ou de se mobiliser là où nous sommes avec des organisations telles que Boycott Désinvestissement Sanction.
Camille et Théo
23.04.2026 à 08:00
La Librairie Publico (145 rue Amelot, Paris 11e) reçoit Yves Lenoir le dimanche 3 mai à 16h.
Dans son ouvrage, il montre comment Tchernobyl s'inscrit dans une continuité historique méconnue. Les gouvernements et les institutions internationales ont dissimulé les conséquences, car leur priorité a toujours été de maintenir l'humanité dans l'âge de l'énergie atomique.
La Librairie Publico (145 rue Amelot, Paris 11e) reçoit Yves Lenoir le dimanche 3 mai à 16h.
Dans son ouvrage, il montre comment Tchernobyl s'inscrit dans une continuité historique méconnue. Les gouvernements et les institutions internationales ont dissimulé les conséquences, car leur priorité a toujours été de maintenir l'humanité dans l'âge de l'énergie atomique.
Les récits et images de la bataille dantesque livrée à Tchernobyl ont terrifié le monde entier. Là-bas une catastrophe sans équivalent s'est produite le 26 avril 1986. Or, Tchernobyl s'inscrit dans une continuité historique méconnue. Les archives parlent, celles du KGB et du Politburo notamment. Pourquoi la population a-t-elle été laissée sans protection ? Pourquoi les évacuations indispensables ont-elles été retardées à la limite du criminel ? Les gouvernements et les institutions internationales ont dissimulé les conséquences, car leur priorité a toujours été de maintenir l'humanité dans l'âge de l'énergie atomique.

23.04.2026 à 08:00
Le 28 avril à 14h, pour exiger le droit à la santé au travail pour toutes et tous, retrouvons-nous allée Amara Dioumassi (square Marie Curie, 29 boulevard de l'hôpital, Paris 13e)
Le 28 avril à 14h, pour exiger le droit à la santé au travail pour toutes et tous, retrouvons-nous allée Amara Dioumassi (square Marie Curie, 29 boulevard de l'hôpital, Paris 13e)

Le travail tue. Accidents, polyexpositions, pénibilité, burn out, les atteintes à la santé des travailleuses et travailleurs sont graves et multiples. Elles touchent les corps et les esprits. De nombreuses vies sont sacrifiées sur l'autel de la rentabilité et de la performance. La France a le record européen pour les morts au travail.
Le 16 juin 2023, Amara Dioumassi, ouvrier malien du BTP, est mort sur le chantier du bassin d'Austerlitz destiné à rendre la Seine baignable pour les JO. Percuté par un camion sur un chantier non sécurisé, il a perdu la vie aux pieds de l'Institut médico-légal de Paris, dans un silence assourdissant. Sans l'opiniâtreté de sa famille, de ses collègues et du collectif Justice et dignité pour Amara, sa mort aurait pu être réduite à un simple fait divers.
Aujourd'hui, une allée porte le nom de celui qui a contribué à bâtir Paris. C'est le seul endroit public en France qui porte nom d'un travailleur mort au travail.
Cet espace est un symbole. Il est emblématique de nos combats pour :
Cette allée est la nôtre. C'est un espace de mémoire pour Amara et pour tous les morts au travail, mais aussi de luttes et de convivialité pour se rencontrer, s'organiser et gagner ensemble le respect de nos droits et de nos vies.
Retrouvons au square Marie Curie, 29 boulevard de l'hôpital métro Gare d'Austerlitz à 14h. L'hommage à Amara sera suivi d'une prise de parole des luttes et d'un moment convivial.
23.04.2026 à 08:00
Assemblée générale pour s'organiser face à la crise du logement dans le 94, le dimanche 26 avril à 17h à la Kunda (51 Boulevard Stalingrad 94270 Vitry-sur-seine)
Assemblée générale pour s'organiser face à la crise du logement dans le 94, le dimanche 26 avril à 17h à la Kunda (51 Boulevard Stalingrad 94270 Vitry-sur-seine)

En France en 2026 des personnes meurent dans la rue, victimes de la crise du logement.
Les loyers augmentent, l'accès au logement social est un parcours du combattant et les expulsions se multiplient. Locataires précaires, sans-logis, habitant·es de squats ou de foyers : nous sommes tou·tes concerné·es par cette politique de précarisation organisée par l'État et les acteurs de l'immobilier.
Avec la loi Kasbarian-Bergé, le gouvernement a renforcé la répression contre les squatteur·euses et accéléré les expulsions de locataires en difficulté. Le résultat est sans appel : des familles jetées à la rue, des loyers toujours plus inaccessibles et une criminalisation des plus précaires, tandis que les profits des propriétaires et des promoteurs explosent.
Le Val-de-Marne n'échappe pas à cette logique. Avec 38 000 logements vacants et 100 000 demandes de logements sociaux en attente, les expulsions continuent à un rythme effréné. Chaque année 1 500 expulsions avec recours à la force publique sont autorisées dans le département poussant des centaines de personnes à la rue. À Vitry, après l'expulsion des squats de la Maison Nectar et du village Mongania, dont les habitant·es sont sans solution de relogement ou d'hébergement depuis fin août, la Kunda est aussi menacée d'une expulsion illégale.
Depuis maintenant plus d'un an, nous nous organisons en assemblée générale mensuelle pour défendre le droit à un logement digne pour toutes et tous.
Cette 14e assemblée générale se déroulera à la Kunda, un squat qui existe depuis plus de 5 ans et qui est sous la menace d'une expulsion.
Retrouvons-nous le dimanche 26 Avril à 17h à la Kunda (51 Boulevard Stalingrad 94270 Vitry-sur-seine, T9 Beethoven-Concorde)
Insta : assemblées.logement94
Mail : aglogement94@proton.me
22.04.2026 à 13:12
Présentation d'un nouveau site d'histoire populaire consacré à la Commune de Paris, créé dans le prolongement de la célébration des 150 ans de cet événement.
Présentation d'un nouveau site d'histoire populaire consacré à la Commune de Paris, créé dans le prolongement de la célébration des 150 ans de cet événement.
« Capter une image du passé telle qu'elle se présente (…) à l'instant même d'un danger suprême. (…)
Danger de l'embaucher au service de l'oppression. (…)
Pénétré qu'un ennemi victorieux ne va même pas s'arrêter devant les morts – seul cet historien-là saura attirer au coeur même des évènements révolus l'étincelle d'un espoir.
En attendant et à l'heure qu'il est, l'ennemi n'a pas encore fini de triompher. »
— Walter Benjamin, 1940.
Après 1789, 1830 et 1848, la Commune de Paris est la dernière Révolution que la France ait connue.
Paris, 1871. Malgré la défaite de Napoléon III contre les Prussiens, les Parisien·nes ne veulent pas se rendre et réclament la République Sociale. L'Assemblée Nationale, installée à Versailles, capitule et envoie l'armée récupérer les canons qui défendent Paris assiégé.
Le 18 mars 1871 au matin, alors que les officiers appellent à tirer sur la foule venue s'interposer, soldats et citoyen·nes fraternisent et exécutent les généraux. Les insurgé·es prennent le contrôle de l'Hôtel de ville et organisent des élections libres et démocratiques : la Commune de Paris est née.
Pendant 72 jours, le drapeau Rouge flotte sur l'Hôtel de Ville, et les statues de l'Ancien Régime sont voilées de Noir. Les rues se couvrent de barricades, les églises s'allument la nuit pour accueillir des assemblées populaires, on organise des concerts gratuits dans la salle du Trône du Palais des Tuilleries.
Ce gouvernement populaire s'appuie sur une armée de volontaires qui élit ses officiers, la Garde Nationale. L'Assemblée Communale met en place des cantines municipales pour les plus pauvres, réquisitionne les ateliers au profit des ouvriers, sépare l'Église de l'État et met en place l'éducation laïque, gratuite et obligatoire, subventionne les théâtres et confie la gestion des Arts à une Fédération des Artistes…
Du 18 mars au 28 mai 1871, la Commune a construit une société plus libre, plus juste et plus belle. Et la République bourgeoise l'a écrasée dans le sang.
Les troupes de l'armée Versaillaise entrent dans Paris le 21 mai. Une semaine plus tard, malgré une résistance acharnée, les dernières barricades tombent. Hommes, femmes, enfants, les parisien·nes sont massacré·es par dizaines de milliers, au nom de ce qui va devenir la IIIe République.
À l'occasion des 150 ans de l'insurrection parisienne, nous souhaitons contribuer à faire revivre la mémoire de ce formidable élan populaire, et l'espoir d'un changement radical de la société.
Parce que tous les charniers de la bourgeoisie n'ont pas réussi à tuer l'idée Commune.
Rouge du sang du Peuple, son drapeau est aussi Noir du deuil de nos illusions.
Les mauvais jours finiront.
22.04.2026 à 08:00
Présentation du livre Vieillir sans temps mort, mourir sans entraves par son autrice Lola Miesseroff.
Présentation du livre Vieillir sans temps mort, mourir sans entraves par son autrice Lola Miesseroff.
Samedi 2 mai à partir de 19h30 à la Bibliothèque Associative de Malakoff (14 impasse Carnot), présentation de Vieillir sans temps mort, mourir sans entraves de Lola Miesseroff, en présence de l'autrice.
Manifeste de désobéissance sénile
Vent debout contre la guerre que la société fait à la vieillesse, Lola Miesseroff soutient que le vieil âge peut aussi être un bel âge de la vie.
Délivrée des contraintes du travail, de l'opinion et du regard des autres, la vieille génération a enfin la liberté de s'offrir d'autres plaisirs et de nouvelles aventures en rejetant les diktats supposés garantir sa bonne conduite.
L'autrice propose de lutter ensemble contre les formes spécifiques de la misère, de l'exploitation et de l'oppression qu'ont à subir les « anciens et les anciennes », tout en restant partie prenante des autres combats collectifs.
Elle en appelle à la solidarité entre les générations, en particulier pour conquérir l'ultime liberté, celle de choisir librement sa fin de vie.

La soirée sera suivi d'un buffet participatif (on apporte et on partage).
Rubrique «À LIRE AILLEURS»