Pas d'argent pour la guerre, pas de pub pour JcDecaux
Il y a quelques nuits, on a ciblé un panneau JcDecaux à Toulouse. On y a laissé un tag « pas d'argent pour la guerre » et cassé la vitre de l'autre côté.
22.04.2026 à 13:12
Présentation d'un nouveau site d'histoire populaire consacré à la Commune de Paris, créé dans le prolongement de la célébration des 150 ans de cet événement.
Présentation d'un nouveau site d'histoire populaire consacré à la Commune de Paris, créé dans le prolongement de la célébration des 150 ans de cet événement.
« Capter une image du passé telle qu'elle se présente (…) à l'instant même d'un danger suprême. (…)
Danger de l'embaucher au service de l'oppression. (…)
Pénétré qu'un ennemi victorieux ne va même pas s'arrêter devant les morts – seul cet historien-là saura attirer au coeur même des évènements révolus l'étincelle d'un espoir.
En attendant et à l'heure qu'il est, l'ennemi n'a pas encore fini de triompher. »
— Walter Benjamin, 1940.
Après 1789, 1830 et 1848, la Commune de Paris est la dernière Révolution que la France ait connue.
Paris, 1871. Malgré la défaite de Napoléon III contre les Prussiens, les Parisien·nes ne veulent pas se rendre et réclament la République Sociale. L'Assemblée Nationale, installée à Versailles, capitule et envoie l'armée récupérer les canons qui défendent Paris assiégé.
Le 18 mars 1871 au matin, alors que les officiers appellent à tirer sur la foule venue s'interposer, soldats et citoyen·nes fraternisent et exécutent les généraux. Les insurgé·es prennent le contrôle de l'Hôtel de ville et organisent des élections libres et démocratiques : la Commune de Paris est née.
Pendant 72 jours, le drapeau Rouge flotte sur l'Hôtel de Ville, et les statues de l'Ancien Régime sont voilées de Noir. Les rues se couvrent de barricades, les églises s'allument la nuit pour accueillir des assemblées populaires, on organise des concerts gratuits dans la salle du Trône du Palais des Tuilleries.
Ce gouvernement populaire s'appuie sur une armée de volontaires qui élit ses officiers, la Garde Nationale. L'Assemblée Communale met en place des cantines municipales pour les plus pauvres, réquisitionne les ateliers au profit des ouvriers, sépare l'Église de l'État et met en place l'éducation laïque, gratuite et obligatoire, subventionne les théâtres et confie la gestion des Arts à une Fédération des Artistes…
Du 18 mars au 28 mai 1871, la Commune a construit une société plus libre, plus juste et plus belle. Et la République bourgeoise l'a écrasée dans le sang.
Les troupes de l'armée Versaillaise entrent dans Paris le 21 mai. Une semaine plus tard, malgré une résistance acharnée, les dernières barricades tombent. Hommes, femmes, enfants, les parisien·nes sont massacré·es par dizaines de milliers, au nom de ce qui va devenir la IIIe République.
À l'occasion des 150 ans de l'insurrection parisienne, nous souhaitons contribuer à faire revivre la mémoire de ce formidable élan populaire, et l'espoir d'un changement radical de la société.
Parce que tous les charniers de la bourgeoisie n'ont pas réussi à tuer l'idée Commune.
Rouge du sang du Peuple, son drapeau est aussi Noir du deuil de nos illusions.
Les mauvais jours finiront.
22.04.2026 à 08:00
Présentation du livre Vieillir sans temps mort, mourir sans entraves par son autrice Lola Miesseroff.
Présentation du livre Vieillir sans temps mort, mourir sans entraves par son autrice Lola Miesseroff.
Samedi 2 mai à partir de 19h30 à la Bibliothèque Associative de Malakoff (14 impasse Carnot), présentation de Vieillir sans temps mort, mourir sans entraves de Lola Miesseroff, en présence de l'autrice.
Manifeste de désobéissance sénile
Vent debout contre la guerre que la société fait à la vieillesse, Lola Miesseroff soutient que le vieil âge peut aussi être un bel âge de la vie.
Délivrée des contraintes du travail, de l'opinion et du regard des autres, la vieille génération a enfin la liberté de s'offrir d'autres plaisirs et de nouvelles aventures en rejetant les diktats supposés garantir sa bonne conduite.
L'autrice propose de lutter ensemble contre les formes spécifiques de la misère, de l'exploitation et de l'oppression qu'ont à subir les « anciens et les anciennes », tout en restant partie prenante des autres combats collectifs.
Elle en appelle à la solidarité entre les générations, en particulier pour conquérir l'ultime liberté, celle de choisir librement sa fin de vie.

La soirée sera suivi d'un buffet participatif (on apporte et on partage).
22.04.2026 à 08:00

Le 06 mai à 19h au Cinéma La Clef, 34 Rue Daubenton, 75005 PARIS.
D'autres dates sont prévus à travers la France et l'Europe ces prochains mois
“ Dans le cadre de la tournée européenne du film Les rêves que nous partageons de Valentina Leduc Navarro, le Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte (CSPCL) et le collectif Mujeres y Disidencia de la Sexta en la Otra Europa y Abya Yala vous invitent à une projection au cinéma La Clef le mercredi 6 mai 2026 à 19h en présence de la réalisatrice. La projection sera suivie d'un échange avec le public.
Tourné dans plus de dix lieux au Mexique et en Europe, le film trace une géographie de résistances et d'espoirs reliant territoires, langues et luttes : des Caracoles zapatistes au Chiapas, où s'inventent des formes de vie autonomes, à Lützerath en Allemagne, où des militant·e·s s'opposent à l'une des plus grandes mines de charbon d'Europe ; de Froxán en Espagne, où des communautés reconstituent une forêt détruite par la monoculture d'eucalyptus, à Puebla au Mexique, où les communautés cholultèques luttent contre des entreprises extractives pour défendre l'eau et leur territoire.
Les rêves que nous partageons met en lumière ces résonances transatlantiques et les liens de solidarités qui se tissent entre mouvements engagés dans la défense de la terre et de l'eau. Il propose également une projection vers une année utopique, 2050, en portant un regard sensible sur les conditions d'un changement global : renforcement des réseaux communautaires, convergence des luttes et prise en charge collective de la vie.
Le film a été produit au Mexique en 2025 et n'a pas encore diffusé en France. Les rêves que nous partageons a fait partie de la sélection officielle de la section « Documentaire mexicain » de la 23e édition du Festival international du film de Morelia (2025).
Présentation de la réalisatrice, Valentina Leduc Navarro :
L'une des monteuses de films les plus reconnues du Mexique, Valentina Leduc Navarro a imprimé sa vision et sa proposition narrative dans de nombreux longs métrages, parmi lesquels Plaza de la Soledad, de Maya Goded (2015) ; Las oscuras primaveras, d'Ernesto Contreras (2013) ; Vuelve a la vida, de Carlos Hagerman (2013) ; Tiempo Suspendido, de Natalia Bruschtein (coédité, 2013) ; Los que se quedan, de Juan Carlos Rulfo et Carlos Hagerman (2008), Cobrador, In God We Trust, de Paul Leduc (2006), et En el hoyo, de Juan Carlos Rulfo (2006). Plus récemment elle a assuré le montage de la Vocera, un film de Luciana Kaplan, (2020) consacré à María de Jesús Patricio (Marichuy), qui documente la campagne électorale de la première femme autochtone candidate à l'élection présidentielle au Mexique.
teaser du film
Valentina Leduc a choisi d'accompagner son film dans une tournée européenne qu'elle a organisée avec l'appui de différents collectifs qui ont pour point commun leur participation à la belle aventure du « Voyage pour la Vie », et leur solidarité avec les zapatistes, le Congrès National Indigène et les communautés luttant pour La Défense de la nature et de leur territoire.
Une manière de prolonger les rencontres du « Voyage pour la Vie » et de tisser des liens entre les résistances...
Tous les fonds récoltés pendant cette tournée contribueront à la construction d'un hôpital autonome dans la Selva Lacandona voir les communiqués des zapatistes :
Le Commun sur le flanc d'une Montagne. (un bloc opératoire dans la Forêt Lacandone)
https://cspcl.ouvaton.org/spip.php?article1715
Deuxième Phase : Un bloc opératoire dans la forêt lacandone. Campagne de solidarité avec le système de santé autonome zapatiste
https://cspcl.ouvaton.org/spip.php?article1768
pour aider ce projet, on peut envoyer un soutien via le lien de la campagne européenne du Quirofano
https://whydonate.com/fundraising/un-quirofano-en-la-selva-lacandona

Le 06 mai à 19h au Cinéma La Clef, 34 Rue Daubenton, 75005 PARIS.
D'autres dates sont prévus à travers la France et l'Europe ces prochains mois
“ Dans le cadre de la tournée européenne du film Les rêves que nous partageons de Valentina Leduc Navarro, le Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte (CSPCL) et le collectif Mujeres y Disidencia de la Sexta en la Otra Europa y Abya Yala vous invitent à une projection au cinéma La Clef le mercredi 6 mai 2026 à 19h en présence de la réalisatrice. La projection sera suivie d'un échange avec le public.
Tourné dans plus de dix lieux au Mexique et en Europe, le film trace une géographie de résistances et d'espoirs reliant territoires, langues et luttes : des Caracoles zapatistes au Chiapas, où s'inventent des formes de vie autonomes, à Lützerath en Allemagne, où des militant·e·s s'opposent à l'une des plus grandes mines de charbon d'Europe ; de Froxán en Espagne, où des communautés reconstituent une forêt détruite par la monoculture d'eucalyptus, à Puebla au Mexique, où les communautés cholultèques luttent contre des entreprises extractives pour défendre l'eau et leur territoire.
Les rêves que nous partageons met en lumière ces résonances transatlantiques et les liens de solidarités qui se tissent entre mouvements engagés dans la défense de la terre et de l'eau. Il propose également une projection vers une année utopique, 2050, en portant un regard sensible sur les conditions d'un changement global : renforcement des réseaux communautaires, convergence des luttes et prise en charge collective de la vie.
Le film a été produit au Mexique en 2025 et n'a pas encore diffusé en France. Les rêves que nous partageons a fait partie de la sélection officielle de la section « Documentaire mexicain » de la 23e édition du Festival international du film de Morelia (2025).
Présentation de la réalisatrice, Valentina Leduc Navarro :
L'une des monteuses de films les plus reconnues du Mexique, Valentina Leduc Navarro a imprimé sa vision et sa proposition narrative dans de nombreux longs métrages, parmi lesquels Plaza de la Soledad, de Maya Goded (2015) ; Las oscuras primaveras, d'Ernesto Contreras (2013) ; Vuelve a la vida, de Carlos Hagerman (2013) ; Tiempo Suspendido, de Natalia Bruschtein (coédité, 2013) ; Los que se quedan, de Juan Carlos Rulfo et Carlos Hagerman (2008), Cobrador, In God We Trust, de Paul Leduc (2006), et En el hoyo, de Juan Carlos Rulfo (2006). Plus récemment elle a assuré le montage de la Vocera, un film de Luciana Kaplan, (2020) consacré à María de Jesús Patricio (Marichuy), qui documente la campagne électorale de la première femme autochtone candidate à l'élection présidentielle au Mexique.
teaser du film
Valentina Leduc a choisi d'accompagner son film dans une tournée européenne qu'elle a organisée avec l'appui de différents collectifs qui ont pour point commun leur participation à la belle aventure du « Voyage pour la Vie », et leur solidarité avec les zapatistes, le Congrès National Indigène et les communautés luttant pour La Défense de la nature et de leur territoire.
Une manière de prolonger les rencontres du « Voyage pour la Vie » et de tisser des liens entre les résistances...
Tous les fonds récoltés pendant cette tournée contribueront à la construction d'un hôpital autonome dans la Selva Lacandona voir les communiqués des zapatistes :
Le Commun sur le flanc d'une Montagne. (un bloc opératoire dans la Forêt Lacandone)
https://cspcl.ouvaton.org/spip.php?article1715
Deuxième Phase : Un bloc opératoire dans la forêt lacandone. Campagne de solidarité avec le système de santé autonome zapatiste
https://cspcl.ouvaton.org/spip.php?article1768
pour aider ce projet, on peut envoyer un soutien via le lien de la campagne européenne du Quirofano
https://whydonate.com/fundraising/un-quirofano-en-la-selva-lacandona
22.04.2026 à 08:00
Afin d'ambiancer nos manifs, réchauffer nos cœurs, casser les oreilles aux réacs et rappeler que la police c'est pas bien, pas content·e·s prod vous présente son tout premier titre :
✨ À BAS L'ÉTAT POLICIER ✨
(inspiré d'un chant qu'on entend parfois dans les manifs et les occupations)
° * - . _ . - * ° * - . _ . - * ° * - . _ . - * ° * - . _ . - * ° * - . _ . - * ° * - . _ . - * °
Et puisqu'on voulait bien faire les choses, il y a même deux versions pour le prix de zéro :


° * - . _ . - * ° * - . _ . - * ° * - . _ . - * ° * - . _ . - * ° * - . _ . - * ° * - . _ . - * °
Vous pouvez retrouver les sons sur soundcloud ou les télécharger directement ici :
A BAS L'ÉTAT POLICIER

A BAS L'ETAT POLICIER (radio edit)

Afin d'ambiancer nos manifs, réchauffer nos cœurs, casser les oreilles aux réacs et rappeler que la police c'est pas bien, pas content·e·s prod vous présente son tout premier titre :
✨ À BAS L'ÉTAT POLICIER ✨
(inspiré d'un chant qu'on entend parfois dans les manifs et les occupations)
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Et puisqu'on voulait bien faire les choses, il y a même deux versions pour le prix de zéro :


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Vous pouvez retrouver les sons sur soundcloud ou les télécharger directement ici :
A BAS L'ÉTAT POLICIER

A BAS L'ETAT POLICIER (radio edit)

21.04.2026 à 08:00
Il y a quelques nuits, à Grenoble, nous avons cassé trois vitres de panneaux publicitaires JcDecaux et tagué « JcDecaux finance la guerre ». Cette action répond à l'appel lancé par des camarades de Toulouse (ici)
Il y a quelques nuits, à Grenoble, nous avons cassé trois vitres de panneaux publicitaires JcDecaux et tagué « JcDecaux finance la guerre ». Cette action répond à l'appel lancé par des camarades de Toulouse (ici)
Cet appel est lancé dans le cadre des investissements militaires de JcDecaux, et y répondre nous semblait pertinent car Grenoble est le bassin d'entreprises impliquées dans l'industrie de l'armement de pointe. Cet armement est ensuite utilisé par les puissances impérialistes en Kanaky, en Palestine et aux frontières.
En écho aux luttes antimilitaristes, nous envoyons tout notre soutien et notre solidarité à Daniela Klette, prisonnière allemande accusée de braquages et actions contre l'impérialisme militaire occidental durant les années 90.
L'armement en France aujourd'hui c'est aussi la relance du nucléaire civil et militaire si chère à Macron : soutien à la lutte à Bure et contre l'expulsion de la Gare.
Nous nous y sommes pris de plusieurs façons pour casser ces vitres.
Lancer un caillou dessus a permis d'étoiler la vitre. L'impact du caillou a laissé un trou et le bruit était relativement sourd mais quand même audible. Ça nous semble être le plus efficace de ce qu'on a testé, un caillou trouvé pas loin, des gants propres et le tour est joué (en évitant tout de même de laisser le caillou dans la vitre).
Nous avons aussi utilisé des éclats de céramique de bougie d'allumage de voiture. Ça n'a pas éclaté la vitre mais ça peut être dû au fait que la vitre était recouverte d'un film plastique, et ça aurait peut-être mieux marché sur une vitre en verre uniquement. C'était beaucoup de préparation (casser la céramique, la mettre dans un contenant propre), pour peu d'efficacité.
Le marteau brise-vitre (comme ceux trouvés dans des bus ou trains) s'est avéré plutôt efficace mais il a fallu taper fort et plusieurs coups dans les angles. Aussi, ça a été plus bruyant et c'est moins simple à se procurer qu'un caillou.
En attendant de lire d'autres retours de camarades répondant à cet appel à améliorer le mobilier urbain, nous pensons à nos camarades italiens et grec qui ont perdu la vie récemment, et aux compas grecs poursuivis dans l'affaire d'Ambelokipi.
21.04.2026 à 08:00
Soirée de soutien aux personnes exilées bloquées à Ceuta, contre les frontières le 30 Avril au Baranoux (78 rue Compans 75019)
Soirée de soutien aux personnes exilées bloquées à Ceuta, contre les frontières le 30 Avril au Baranoux (78 rue Compans 75019)

À Ceuta, enclave coloniale, ville-frontière entre deux continents, de nombreux jeunes réussissent chaque jour à défier la militarisation et brûler les kilomètres de barbelés au prix d'une traversée dangereuse.
Une fois arrivé.es, les personnes sont placées dans un centre (CETI) dans l'attente d'obtenir un laisser-passer qui leur permette de rejoindre le continent. Une fois ce laisser passer obtenu, les jeunes, dont de nombreux.ses mineur.es, sont remis.es à la rue et se retrouvent seul.es, livré.es à eux mêmes, pour trouver où dormir et de quoi payer leur billet de bateau ...
Cette soirée s'inscrit dans un mouvement concret de solidarité transnationale, en lien avec des camarades sur place.
C'est aussi l'occasion de reparler d'une des frontières les plus militarisées d'Europe et de mettre en lumière les luttes incessantes des personnes entravées dans leur liberté de circulation.
Au programme :
✊ On vous attend le jeudi 30/04 à 19h au Baranoux
78 rue Compans 75019
NO BORDERS, NO NATIONS
Et si ne vous pouvez pas venir, vous pouvez participer via le lien de la cagnotte : https://www.leetchi.com/fr/c/ceuta--no-borders-1412587
Rubrique «À LIRE AILLEURS»