19.03.2025 à 18:28
Régis Portalez
L’attaque des titans (Shingeki no Kyojin ou SNK pour les initiés), est un manga de type shonen extrêmement populaire, tant dans sa version écrite que télévisuelle animée. Le manga s’est … Continuer la lecture de SNK : une guerre de Troie
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L’attaque des titans (Shingeki no Kyojin ou SNK pour les initiés), est un manga de type shonen extrêmement populaire, tant dans sa version écrite que télévisuelle animée. Le manga s’est vendu à 140 millions d’exemplaires papier et la série a connu une immense popularité au moment du confinement en Europe et aux États-Unis.
L’univers de l’œuvre, pouvant paraître rebutant pour les adultes, constitué d’une humanité assiégée par des monstres anthropomorphes n’ayant pour seul but que dévorer les humains, est pourtant profond et éminemment politique. Souvent les critiques appuient sur cet axe. Il faut dire que les références sont nombreuses et évidentes : étoiles jaunes, champignons atomiques, militarisme, tranchées, élites cachant la vérité aux masses.
On est, au premier chef, tentés de lire la série ainsi : une critique politique d’un moment actuel (confinement, Israël, Gaza, Ukraine, …) ou passé (14-18, Hiroshima, Shoah, colonialisme, …). Et c’est ainsi que la chose a souvent été lue. Mais au fil des épisodes et du déroulement du scénario, quelque chose apparaît : on se prend dans les méandres de la politique, dans les affres de la guerre, mais surtout on se lie aux personnages auxquels on peut quasiment tous s’identifier, qu’il s’agisse d’un enfant, d’une mère, d’un vieux général. Il faut dire qu’on découvre les choses à leur rythme et qu’à leur manière, on passe d’enfant à guerrier, nourri de la même haine et du même désespoir face à l’absurde des titans.
A l’opposé d’un « Game Of Thrones », où seule compte la politique et où les personnages n’ont d’autre intérêt que d’en être des protagonistes plus ou moins répugnants, ici c’est le contraire : la politique est une trame tragique dans laquelle évoluent des êtres humains. Dans SNK, plus la politique (la tragégie) avance, plus on va de bouleversement en drame, moins la politique compte et plus on se pose la question importante : pourquoi personne n’est amoureux de personne ?
Certes nous sommes entraînés à voir ailleurs cette froideur mais ici c’est très choquant : les gens meurent, souffrent, sont déplacés, déportés, assassinés, vivent le pire ensemble mais jamais autre chose que de l’amitié très timide.
On pourrait mettre ça sur le dos bien large de la culture manga, voire sur celui de la culture japonaise, mais en réalité il en va d’autre chose : les gens sont déterminés par la structure des choses.
Dès la première scène on peut déjà lire la fin : Eren, enfant, rêve déjà d’un futur qu’il n’aura pas d’autre choix que de vivre.
Ainsi, SNK est une guerre de Troie : la guerre (enfin ses modalités) n’importe pas. Il fallait qu’elle ait lieu et elle aura toujours lieu. Que les Mahr manipulent les titans à leur guise, que Paradis soit un enfer de mensonge, peu importe. Ce qui compte, ce sont les gens plongés dans la guerre, peu importe comment ils la comprennent ou la vivent : elle est là et les détermine. En tant qu’enfants comme les principaux protagonistes au début. En tant qu’esclave comme Ymir (la mère des titans) 2000 ans avant les faits. En tant que dieu omnipotent, comme un des personnages à la fin. Ou en tant que simple survivant, plus ou moins courageux, comme tous les autres.
Ainsi la trame réelle est l’amour : omniprésent mais incapable de se déployer, comme réprimé. Entre amis d’enfance, d’esclave à roi, entre officiers dans l’armée, entre geôlière et prisonnier, entre vainqueur et vaincue.
Pris dans la politique en tant qu’acteur-spectateur, pris dans la cruauté de la guerre, nous oublions, peut-être à dessein, ce qui lie les personnages entre eux à l’échelle individuelle : l’amitié, le respect, la loyauté, l’amour.
A la toute fin de la série, ceci explose et ce qui était un sentiment latent devient une évidence : les personnages ont, bien malgré eux, autre chose à faire que l’important dans leur cœur. Comme le dit Armin : « nous n’avons même pas essayé de parler ». Mais en réalité, ils ne peuvent pas. Ils sont dévorés par la vengeance, par la haine, par la curiosité, par l’autorité, sans jamais laisser le temps à ce qui compte le plus : aimer celui ou celle qui compte, et lui dire. Eren et Mikasa sont évidemment éperdument amoureux l’un de l’autre mais, comme le voit Eren, leur amour est impossible dans ces structures.
« L’amour qui meut le soleil et les étoiles du ciel » (Dante, La Divine Comédie XXXII-145) meut certes le soleil, les étoiles, les corps et les cœurs mais il ne peut pas grand-chose à l’échelle des sociétés humaines, elles déplacées par des forces bien plus sordides, qui emprisonnent ses membres dans un enfer dont ils ne peuvent sortir individuellement, auraient-ils l’impression d’y faire des choix, comme celui de se battre ou de fuir.
Comment, dans ces conditions, ne pas reconnaître que SNK décrit précisément l’important dans la guerre : l’éradication de l’humanité (telle que représentée à la fin) ? Il ne s’agit pas de savoir qui a le plus de chars, qui a le plus de morts ni qui gagne à la fin : ce qui compte c’est que tous y perdent leur cœur, ou presque.
Les personnages de SNK, comme nous, subissent cette malédiction sociale. Toute provoquée qu’elle soit par des intérêts ou des vengeances, la guerre de Troie, la guerre éternelle, dévore leurs âmes. Comme les titans dévorent les hommes, comme les bombes pleuvent sur des enfants : sans raison.
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05.01.2025 à 19:50
admin
Télécharger la note La réindustrialisation de la France semble être devenue une préoccupation « trans-partisane » sous l’effet d’une double mutation : Le groupe X-Alternative et le laboratoire d’idées Intérêt … Continuer la lecture de Construire une planification industrielle à partir des besoins – Episode 1 : Repenser l’industrie et ses politiques
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La réindustrialisation de la France semble être devenue une préoccupation « trans-partisane » sous l’effet d’une double mutation :
Le groupe X-Alternative et le laboratoire d’idées Intérêt Général publient une note intitulée « Construire une planification industrielle à partir des besoins ». Organisée en deux épisodes, cette note présente une description inédite de la situation industrielle française et de ses politiques en remettant au centre de l’analyse la question de la réponse aux besoins. Des propositions sont formulées pour bifurquer vers une industrie tournée vers la réponse aux besoins et aux défis actuels de souveraineté et de transition écologique.
Des décennies de politiques néo-libérales ont considérablement affaibli l’industrie française :
Les politiques industrielles sont désorganisées et entravées par une logique inefficace de soutien unilatéral à l’offre et d’accroissement de l’autonomie des acteurs privés :
L’urgence de nouvelles politiques industrielles, basées sur la planification et partant des besoins
Il est temps de bâtir de nouvelles politiques industrielles, capables de répondre aux défis actuels de souveraineté, de décarbonation et de progrès social.
Nous proposons donc d’ériger en objectif principal des politiques industrielles la capacité de fournir la réponse matérielle aux besoins du pays et de sa population, en particulier pour les biens les plus stratégiques.
Fort de l’exemple du Commissariat général au plan, et conscient de ses limites pour l’appliquer à la situation actuelle, nous proposons de bâtir de nouvelles politiques autour de la méthode de la planification, avec pour but de répondre aux besoins du pays et de ses habitant·es, en visant à :
Pour atteindre cet objectif et guider son action, la planification industrielle se dote de quatre grands principes :
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30.10.2024 à 21:19
admin
Intelligence Artificielle : pour l’émergence d’alternatives, refonder une politique scientifique, industrielle et sociale de l’IA Télécharger la note « Pouvons-nous imaginer des technologies de l’information et de la communication qui … Continuer la lecture de Intelligence Artificielle : pour l’émergence d’alternatives
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Intelligence Artificielle : pour l’émergence d’alternatives, refonder une politique scientifique, industrielle et sociale de l’IA
« Pouvons-nous imaginer des technologies de l’information et de la communication qui ne nous exploitent, ne nous trompent et ne nous supplantent pas ? Oui, nous le pouvons – une fois que l’on sort des réseaux de pouvoirs commerciaux qui ont défini la vague actuelle de l’IA », affirme l’écrivain britannique James Bridle dans un article du Guardian de 2023.
Portés par des acteurs privés monopolistiques aux objectifs clairement affichés de contrôle et de monétisation des comportements individuels, ces « réseaux de pou- voir » orientent le développement de l’Intelligence Artificielle vers de sombres destinées. Prolétarisation des individus, déséquilibres économiques extrêmes, aliénation des tra- vailleurs et travailleuses, impacts énergétiques et environnementaux démesurés : l’in- dustrie de l’IA actuelle concentre et exacerbe toutes ces “externalités négatives”. C’est à se demander si son développement actuel ne serait pas l’ultime parade du capitalisme néo-libéral.
Est-ce pour autant tout ce qu’il y aurait à dire sur un champ de recherche scien- tifique aussi fascinant ? N’y aurait-il aucun futur souhaitable, alternatif, pour les tech- nologies de l’intelligence artificielle ? Souhaiter des alternatives ne suffit pas, il faut s’at- teler à les faire apparaître : se demander à quoi elles pourraient ressembler, et à quelles conditions elles pourraient émerger.
Nous nous proposons ici de faire un pas de côté, d’adopter une réflexivité sur la technique instruite de ses rapports aux conditions socio-économiques, aux probléma- tiques éthiques comme pratiques, aux jeux d’influences et aux discours médiatiques des garants du techno-solutionnisme. Repenser l’Intelligence Artificielle non pas comme une entité semi-consciente annonciatrice d’une ère nouvelle, mais comme un mode d’assemblage de méthodes statistiques, de jeux de données, de puissance de calcul, et d’idéologies. Ancrer notre critique de l’IA dans le réel en parcourant son histoire, en in- vestiguant ses modes spécifiques de développement scientifique et industriel, en ques- tionnant les narratifs en vogue et les intérêts qui les sous-tendent.
Souligner enfin ce sur quoi il faudrait agir pour soutenir l’émergence, en France et en Europe, de voies alternatives pour ces technologies. S’il s’agit, comme nous le sou- tenons, de mettre les technologies numériques au service des décisions collectives, c’est- à-dire aussi de nos capacités d’invention, d’imagination et d’interprétation, il nous faut porter une vision alternative de “l’intelligence”. Selon l’association Ars Industrialis, « ce qui est bête ou intelligent, ce n’est pas tant tel individu ou tel milieu que la relation qui les lie l’un à l’autre ». L’enjeu pour nous n’est donc pas de déterminer quelles “solutions” techniques feraient progresser l’IA, mais plutôt de construire et décrire une « nouvelle alliance avec la machine » qu’appelait de ses vœux en 1992 le philosophe Félix Guattari.
X-Alternative est un groupement d’ingénieurs et scientifiques au service de l’in- térêt général : en ouvrant des espaces de réflexion, nous tâchons de repenser la tech- nique pour une inscription sociale émancipatrice. Composé de jeunes chercheuses en informatique, d’industriels expérimentés, de philosophes des techniques, le comité de rédaction de cette note s’est donné pour tâche de poser un regard technique et critique sur l’Intelligence Artificielle et les problématiques qu’elle soulève. Cette note s’adresse aux décideurs, fonctionnaires, cadres, chercheurs, étudiants, au grand public : à qui- conque chercherait un partage sensible entre mirages de quelques-uns et réalité de tous.
Nous souhaitons ainsi proposer le socle sur lequel refonder une politique scientifique, industrielle et sociale de l’Intelligence Artificielle.
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17.06.2024 à 23:42
Régis Portalez
Il est des heures qui obligent à sortir du placard. Celle-ci en est une. Nous avons devons nous la perspective claire d’un gouvernement d’extrème droite en France. Eventuellement mâtiné de … Continuer la lecture de L’opium des cadres
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Il est des heures qui obligent à sortir du placard. Celle-ci en est une.
Nous avons devons nous la perspective claire d’un gouvernement d’extrème droite en France. Eventuellement mâtiné de membres de « partis de gouvernement » comme caution démocratique : le PS de Cazeneuve, honoré de la mort de Rémi Fraisse, les LR de Ciotti (qu’en dire ?) ou les macronistes, auréolés de leur cortège de gilets jaunes mutilés, de syndicalistes emprisonnés, de maltraitance morbide en EHPAD et de suicidés au travail.
Voilà qui devrait, normalement, faire taire les egos et les dérives sectaires et faire filer doux tout le monde. Faire parler tout le monde, engager chacun, faire oser.
Même dans un simple désir — bien naturel — de préservation de soi, il s’agit d’empêcher ça. Dans un mois : pourrai-je encore écrire ce texte ? Et pour l’empêcher, il n’y a pas cinquante moyens, étant donnée la maigreur de la fenêtre temporelle que l’autre nous accorde : les élections. Certes il fallait les préparer (certains l’ont fait), mais il est un peu tard pour déplorer de l’absence de préparation. Maintenant il faut agir et faire. Déjà, malgré tout : voter et faire voter.
Mais pendant ce temps, nous avons droit au spectable déplorable de députés se battant pour conserver leur poste, de partis se battant pour leur poids, de militants pour avoir eu raison. Que pèsera votre poste, votre poids ou votre raison face à des arrestations arbitraires généralisées (c’est-à-dire ce qui est arrivé à Eric Drouet le 14 juillet 2019, mais tout le temps) ? Votre raison, vous pourrez toujours essayer de l’exposer à un magistrat lepéniste ou un inspecteur de la PJ lepéniste, ou à un juge lepéniste, j’ai essayé face à la version macroniste, ce n’était déjà pas terrible. Votre parti ? Il pèsera autant qu’un référendum dans une société fascisée (dont on sait au moins depuis l’expérience chilienne récente ce qu’il peut valoir — j’ai hâte de voir la constituante — quand l’hégémonie est capitaliste fascistoïde).
On n’attendait pas grand chose en fait. C’était bien parti avec la signature d’un accord, un programme commun. Et patatras : Hollande (!!), Cahuzac (!!) et la cohorte des Autain-Garrido-Corbière dont on sait que jadis il formaient pourtant la « colonne de fer ». Elle est loin la colonne de fer. Maintenant il s’agit de garder son micro chez LCI. Ailleurs, les ambitieux comme Ruffin (qu’il est loin Merci Patron!) qui voient dans ces législatives une plateforme pour 2027. On voudrait tout de suite les entendre dire, en bons chrétiens : « je reconnais devant mes frères que j’ai péché en pensée, en parole, par action et par omission ; oui, j’ai vraiment péché ». Mais non, ils ont tous autre chose à faire de bien plus important : sauver leur rente ou préparer la prochaine.
Pendant ce temps, quelques jours avant ces élections, d’autres organisaient des séminaires de « reconnexion au temps long », « d’écoute de chants d’oiseaux » et de « travail qui relie ». On s’y rassure en se disant qu’on fait quelque chose. Qu’on va mieux. Que ça nous aide à « supporter » les choses. Cette invitation m’a rendu fou, comme me rendent fou les frasques des politicards du pandemonium.
Ces deux délires (conserver son poste et écouter les oiseaux) relèvent de la même maladie : le titre.
Qu’il est difficile, étant cadre (particulièrement pour les convertis — toujours les plus fanatiques) de reculer d’un pas : perdre (une partie de) son salaire, ne pas avoir d’augmentation, de promotion, de députation, alors qu’on a toujours tout fait pour ça. Alors d’un côté on écoute des oiseaux plutôt que faire grève ou quitter son travail. De l’autre on scissionne, on brille sur LCI ou BFM, on invente des « valeurs ». Tout plutôt que risquer un « déclassement ».
Certes la condition salariale est dure pour tous (ou à peu près), mais il s’agit de savoir d’où l’on parle : député, cadre du CAC ou caissière, ce n’est pas la même chose. Pourtant, à chaque mouvement social, ce sont les caissières, les raffineurs, les éboueurs, les ouvriers qui font. Pendant ce temps les cadres écoutent les oiseaux ou signent des tribunes. Aux élections, ce sont les quartiers populaires, les racisés, les petits fonctionnaires, les employés qui vont aller voter pendant que messieurs et mesdames les député.e.s décideront lors d’un diner chic de quel big bang à la noix il faudra lancer.
Mon grand père, matelot des FFL, me parlait avec admiration de son commandant de bord, casquette vissée sur la tête, clope au bec, sur le pont sous les bombardements pendant les convois du nord. Nous n’en sommes pas là mais un cadre, c’est ça. Ça n’écoute pas les oiseaux, ça ne scissionne pas, ça ne défend pas son rond de cuir, ça réfléchit, ça reste avec les troupes, ça prend des décisions sous le feu et ça fait ce qu’il faut pour mériter le respect, quitte à en mourir le premier.
Lénine a passé sa vie en exil pour ses actes et son idéal. Louise Michel aussi. Robespierre s’en est fait décapiter. Ça c’était des cadres — disons plutôt des figures pour ne pas vexer Louise — politiques qu’on suit jusqu’au bout du monde. Ruffin qui parle de primaire de la gauche au moment où le fascisme toque à Matignon ? C’est du beurre rance. Les polytechniciens qui écoutent les oiseaux pour supporter la peine d’être priviligiés ? Qu’en dire ?
On avait dit faites mieux. La tête commence à faire n’importe quoi. Alors que ce serait si simple. Mais face à l’inquiétude, après tout, il faut se réconforter. Le pouvoir ne va pas au fascisme par plaisir. Je veux croire qu’il y va par nécéssité. La productivité au travail s’effondre. Les démissions se multiplient. Pas un chantier sans une ZAD. Pas une réforme sans manif. Ils ne tiennent que par la force et celle qu’ils ont déjà ne leur suffit plus : il leur faut autre chose que le subterfuge de la démocratie parlementaire.
Alors s’ils vont par là, nous aussi nous iront. Les oiseaux et les bigbang n’auront qu’un temps, les cadres de pacotilles seront balayés et resteront les casquettes au vent, les rires, les chants et la Victoire.
Dès le 7 juillet au soir, ça sera l’heure des casquettes, des manifestations heureuses et du courage : soit pour bloquer le macrono fascisme, soit pour pousser cette gauche là à la Révolution sociale. Dans tous les cas pour continuer de se battre, pas pour un poste.
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