Associations iséroises


Maison de la Nature et de l'Environnement de l' Isère
Echanger, s'informer et agir pour l'environnement.

Publié le 11.05.2021 à 17:52

Les clés de l’habitat participatif : mes expériences du vivre-ensemble Audrey GICQUEL

Yves Michel, 2020

Un manuel complet pour connaître les intérêts, les enjeux et les acteurs de l’habitat participatif en France, mais surtout pour avoir tous les outils permettant de lancer son propre projet, et de le mener à bien ! Dans cet ouvrage remarquablement structuré, Audrey Giquel aborde les différents aspects de l’habitat participatif, des plus techniques (montage juridique, financements…) aux plus subtils (dynamiques de groupes, gouvernance…).

Enrichi d’illustrations synthétiques, de retours d’expériences ou encore de jeux et méthodes d’animation, il s’agit d’un incontournable pour se lancer de façon constructive dans cette aventure collective qu’est l’habitat participatif.

Cent mille ans : Bure ou le scandale enfoui des déchets nucléaires Gaspard D’ALLENS, Pierre BONNEAU, Cécile GUILLARD (illus.)

La Revue dessinée, Seuil, 2020

A la fois poétique, politique et scientifique, cette enquête journalistique en bande-dessinée réussit à traiter de façon sensible et captivante un sujet aussi complexe et « rebutant » que l’enfouissement des déchets nucléaires. Installés dans la région de Bure pendant deux ans, les auteurs se font le relais des témoignages des habitants et de l’incidence de l’installation de l’industrie nucléaire dans leur vie quotidienne, tout en documentant de façon très précise les manipulations politiques censées faire accepter le projet Cigéo à ce territoire – « choisi » dans l’idée que sa population ne s’y opposerait pas.

Aujourd’hui, c’est pourtant l’une des plus anciennes luttes écologiques de France, à redécouvrir dans cet ouvrage pour continuer à questionner des pratiques énergétiques qui « engagent un choix de civilisation ».

Passeur de nature : transmettre le goût de la nature aux enfants Emilie LAGOEYTE, Cindy CHAPELLE , TITWANE (illus.)

Plume de carotte, Terre vivante, 2019

Un joli guide bien conçu qui propose des activités nature à faire à l’échelle d’une journée, d’une semaine, d’un mois ou même d’une année. La tranche colorée par type d’activité permet de se repérer facilement pour piocher des idées selon le temps disponible, et découvrir diverses façons de faire découvrir la nature aux enfants : « sur les traces des animaux », « réaliser un exploit », « au pas de l’âne »…

On trouve par ailleurs en annexe des modèles et images très pratiques pour créer soi-même ses outils, comme par exemple un « éventail à trouvailles » des traces et indices.

Ressources numériques Exposition « Un amour de vélo » au Musée Dauphinois Musée Dauphinois, Grenoble

Une exposition pour retrouver la « petite reine » sous toutes ses formes depuis plus de 150 ans !

Illustré par des documents issus de diverses collections et enrichi par des œuvres artistiques et des témoignages, cette exposition nous offre l’occasion d’enfourcher nos biclous pour redécouvrir notre rapport au vélo.

Du 15 janvier 2021 au 4 juillet 2022Lien vers la présentation de l’exposition : https://musees.isere.fr/expo/musee-dauphinois-un-amour-de-velo


Publié le 11.05.2021 à 14:32

« Mange sauvage » est une nouvelle branche du projet Sème sauvage, pour découvrir et disséminer des plantes sauvages locales comestibles dans les jardins ou sur les balcons. Plus d’informations.

Au mois de mai et juin, le programme Sème sauvage/Mange sauvage vous propose un chantier participatif autour du jardin, une formation et un atelier.

Toutes les actualités sur « Sème sauvage-Mange sauvage »

Formation « Mettre en place une grainothèque de plantes sauvages et comestibles » le jeudi 03 juin

La formation « Mettre en place une grainothèque de plantes sauvages… et comestibles » est destinée à toute organisation (bibliothèque, MJC, MDH, comité d’entreprise, EHPAD, etc.) ayant des projets autour de la biodiversité.

La formation est gratuite et aura lieu le jeudi 03 juin. L’inscription est obligatoire auprès de mediathèque[a]mnei.fr avant le 28 mai . Téléchargez ici le programme détaillé.

Atelier « Mange sauvage » : découverte et repérage de plantes sauvages locales comestibles le 23 juin

Le premier atelier « Mange sauvage » aura lieu le mercredi 23 juin de 18h à 20h. Il sera consacré à la découverte et au repérage d’une sélection de plantes sauvages locales comestibles et aura lieu aux alentours de la MNEI.

Ce atelier est gratuit et accessible à tous (enfants accompagnés par un adulte, à partir de 12 ans) sur inscription.

2 autres ateliers auront lieu en septembre et octobre 2021 (dates à venir) : « Vertus des plantes sauvages et recettes de cuisine » et « Récolter et conserver les graines de plantes sauvages comestibles »

Plus d’informations

Jardin Sème sauvage : réaménagements et chantier participatif le 19 mai

Durant tout le mois de mai, le jardin « Sème sauvage » situé devant la MNEI sera réaménagé par Gentiana : création d’un espace « Mange sauvage » dédié aux plantes comestibles, replantation des plantes médicinales et à usage, espace pour les plantes messicoles, espace dédié aux fougères…

Un chantier participatif ouvert à tous aura lieu le mercredi 19 mai à partir de 14h et pendant toute l’après-midi. Contactez Gentiana pour vous inscrire (inscription obligatoire) et venir mettre les mains dans la terre !

Pour recevoir toutes les informations sur « Sème sauvage » et sur l’actualité des plantes sauvages, abonnez-vous à la lettre d’information Sème sauvage (un envoi tous les deux mois)


Publié le 10.05.2021 à 12:03

Mountain Wilderness vient de mettre en ligne le site www.installationsobsoletes.org. Retour sur la présentation de cet outil fraîchement débarqué sur les réseaux, et sur son accueil au sein de l’association.

Installations obsolètes ? Quésaco ?

Pour le lecteur découvrant cette notion, il est bon de rappeler la définition « d’installation obsolète«  selon Mountain Wilderness :

« Aménagement artificiel abandonné dans un espace naturel de montagne peu anthropisé, ayant un impact sur la naturalité ressentie »

 Depuis 2001, Mountain Wilderness s’est engagée dans une mission de recensement de ces installations et de sensibilisation du public à la préservation de espaces naturels. Remontées mécaniques abandonnées, barbelés, poteaux téléphoniques, et autres vestiges d’une activé humaine révolue, encombrent aujourd’hui le paysage.

2020@Glet-Monika-Cervieres (05) Un site participatif flambant neuf

« Ouvert à tous, adhérents ou pas de Mountain Wilderness »

Les installations obsolètes ont donc désormais leur propre site internet.Le but ? Inventorier le plus précisément possible via une carte interactive les infrastructures abandonnées présentes dans les massifs de France. Et il y a du travail !

Cet outil gratuit se veut collaboratif et ouvert à tous. Chacun peut, via la simple création d’un compte, signaler une installation pas encore inventoriée ou contacter l’équipe du site pour ajouter des précisions à propos d’une installations déjà recensée.

Nature de l’objet, photos, emplacement géographique, accès… Il est possible de renseigner pour chaque aménagement abandonné de précieux détails contribuant à l’exactitude de la base de données.

2020@Glet-Monika-Cervieres (05) Pourquoi participer ?

« Déclarer une installation, c’est contribuer à son échelle à la prise de conscience collective de l’impact humain sur l’environnement »

5 chantiers de démantèlement assurés par Mountain Wilderness sont prévus en 2021. Ces chantiers font avant tout figure d’exemples, et permettent de démontrer la faisabilité de tels projets. L’association ne pourra pas intervenir sur chaque infrastructure recensée, tant ces dernières sont nombreuses et le travail préparatoire long.

Le grand intérêt de ce travail de recensement est de tenir à jour une base de données complète et exhaustive des aménagements abandonnés, un critère essentiel pour assurer la crédibilité de l’association et de ses actions auprès du grand public et des collectivités.

Déclarer une installation, c’est contribuer à son échelle à la prise de conscience collective de l’impact de l’humain sur l‘environnement et ainsi donner des chances à d’avantage de projets de démantèlement de voir le jour.

Devant l’ampleur de la tâche, la participation de tous est essentielle. Alors à vos chaussures et vos appareils photos, et rendez-vous sur www.installationsobsoletes.org !

2017-MW-Granon (05) En savoir plus

- Rendez-vous sur www.installationsobsoletes.org- Pour mieux connaître la campagne Installations Obsolètes- Pour intégrer le groupe IO et suivre les actions contacter io@mountainwilderness.fr

Mountain Wilderness


Publié le 10.05.2021 à 10:03

Toutes les communes dites isolées qui possédaient un règlement local de publicité avant 2010 sont censées l’avoir révisé. À défaut, depuis le 14 janvier 2021, c’est le retour à la réglementation nationale, généralement plus laxiste encore que les règlements locaux. De même, les métropoles et les intercommunalités compétentes en matière d’urbanisme sont tenues d’élaborer un règlement de publicité intercommunal (RLPi) d’ici le 13 juillet 2022 dernier délai. 

« Des pubs, pas d’arbres : l’une des huit publicités sur « abribus » installées à un jet de pierre de la mairie de Grenoble. Toutes ces dernières, comme de nombreuses autres, le sont dans un secteur où toute publicité est normalement interdite par le code de l’environnement ». @Paysages de France

De Lille à Nice, de Brest à Strasbourg

Pour Paysages de France, la tâche a été immense, et le reste, avec le suivi de centaines de projets dont, entre autres, ceux concernant de très vastes territoires tels que la Métropole européenne de Lille (MEL), qui a elle seule regroupe 5 communes, l’Eurométropole de Strasbourg, Brest Métropole, ou, actuellement, les métropoles de Rouen, Nice Côte-d’Azur ou Nantes. Et, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, les métropoles de Clermont-Auvergne, Saint-Étienne et Lyon. Sans compter, bien sûr, Grenoble-Alpes-Métropole, pour laquelle, hélas, Paysages de France a été la seule et unique association à avoir participé aux réunions de travail et de concertation.

La publicité, accélérateur majeur des désastres écologiques

Pourtant, l’enjeu est considérable car il va bien au-delà de la seule question du paysage et du cadre de vie. La publicité n’a en effet d’autre finalité que d’inciter à acheter et consommer. C’est sa raison d’être. Et lorsqu’elle donne un coup de peinture verte à ses pratiques ou lance des campagnes « gracieuses » en faveur de causes humanitaires, elle cherche tout simplement, par ce biais, à conforter le système publicitaire lui-même. Voire à tenter de retourner celles et ceux qui en font le procès. Or la publicité est, de fait, le moteur et l’accélérateur majeurs, par cette incitation perpétuelle, continuelle, obsessionnelle à consommer, des désastres environnementaux et écologiques dont notre planète est victime aujourd’hui. 

Aux arrêts de bus, de la publicité plein la vue

Et, comme si le harcèlement publicitaire, omniprésent dans les médias et sur la toile, ne suffisait pas, il faut, en plus, qu’il se déploie et s’impose jusque dans nos rues, parfois à quelques centimètres seulement de nos regards lorsque nous attendons le bus ou le tramway. C’est ainsi que, sur les trottoirs des villes du monde, poussent entre autres, des millions d’abribus (marque déposée) bardés de publicité. Et cela jusque dans des villes qui se prétendent à la pointe du combat contre le réchauffement climatique, et même jusque dans les lieux où la publicité est normalement interdite par le code de l’environnement et ne peut être autorisée qu’en dérogeant à la loi.

Des centaines de millions de lumières supplémentaires

On comprend dès lors l’extrême importance que revêtent les choix qui sont opérés lorsqu’une collectivité met en place un règlement local de publicité. A fortiori lorsque cette dernière prétend être exemplaire en la matière. Ceci d’autant plus que les nuisances engendrées par la publicité dite extérieure ne se limitent pas à ceux de la publicité en général. Ce sont aussi, sur la planète, des centaines de millions de lumières supplémentaires qui trouent le ciel nocturne, cachent les étoiles et perturbent la faune. Et, avec les écrans numériques, des éclats de lumière jaillissante, abolissant dès le crépuscule et dès l’aube, tout ce qui les entoure.

Panneau numérique à La Mure. @Paysage de France

Le pouvoir est à celui qui le prend

Face à une telle situation, que peut un règlement de publicité, qu’il soit communal (RLP) ou intercommunal (RLPi) ? Si interdire totalement reste interdit, rien en revanche n’empêche de protéger de toute publicité certains lieux. Ni de proscrire certaines catégories de dispositifs, à commencer par les plus intrusifs, les plus dévoreurs d’énergie. Ceux qui, par leurs dimensions, leur luminosité ou la mobilité de leurs images et de leurs messages, relèvent à l’évidence d’une forme de harcèlement, délétère pour la planète. Ceux encore qui sont, tout simplement laids et encombrent nos trottoirs comme nos regards. Rien n’empêche non plus de limiter le nombre, la surface et les hauteurs de ceux que l’on autorise. Ni de mettre fin à une logique permettant que soient abandonnés aux afficheurs certains quartiers, au prétexte qu’ils sont déjà dégradés ou considérés comme de faible intérêt paysager. Car l’enjeu est aussi de faire en sorte que tous les habitants d’un même territoire bénéficient, en la matière, du même respect, autrement dit du même niveau de protection de leur environnement. 

L’Isère, loin d’être exemplaire ?

L’Isère comme les autres départements de France est bien sûr concernée. C’est ainsi que des villes comme Vienne, des intercommunalités comme Grenoble-Alpes-Métropole ont déjà révisé ou élaboré leur RLP(i). Que d’autres projets comme ceux de Voiron, Voreppe ou La Buisse, démarrent, sont déjà avancés ou en cours d’achèvement. 

Comment a été utilisé l’outil RLP dans ces collectivités ? Si des mesures de limitation ou de réduction ont pu être prises ou sont envisagées ici ou là, le bilan est globalement loin d’être satisfaisant, cela notamment à cause de l’influence de certains bureaux d’études habitués à raisonner selon des schémas obsolètes au regard des enjeux en cause. 

Six fois plus grands qu’à Paris !

À Vienne, il n’a été tenu aucun compte de ces derniers ni même de l’image qu’une ville riche d’un patrimoine bimillénaire devrait avoir à cœur d’offrir. Le projet a été confié à un bureau d’études créé par d’anciens cadres du numéro 1 mondial de l’affichage publicitaire sur « mobilier urbain », et le résultat est là : à Vienne, sur les trottoirs pourront être installées des publicités d’une surface pouvant aller dans certains secteurs jusqu’à six fois la surface maximale autorisée à Paris ! Inutile dans ces conditions d’en dire plus, tout le reste étant à l’avenant.

Outil perverti : quand le RLP sert à autoriser la publicité là où la loi l’interdit

À Grenoble, il a fallu contrer la proposition du bureau d’études qui avait été missionné pour que la surface des publicités murales soit ramenée 4 m2 maximum*, considérés par Paysages de France comme la ligne rouge à ne pas dépasser. Pour autant, la surface maximale de 2 m2 pour les publicités scellées au sol, 1ère des « 10 mesures, immédiates et incontournables, pour engager une dépollution des paysages » réclamées dès mars 2009 par France Nature environnement, Paysages de France, Résistance à l’agression publicitaire et Sites & Monuments, n’a pas été retenue. Conséquence : dans 22 des communes de la métropole, toute publicité scellée au sol restera proscrite tout simplement parce que le code de l’environnement y interdit ce type de dispositif et qu’aucune dérogation n’est possible. En revanche, les 27 autres communes seront polluées par des panneaux publicitaires de 4m2 scellés au sol, lumineux et à affiches défilantes. Des panneaux qui non seulement jurent dans le paysage, mais qui contredisent dans les faits le discours d’une métropole qui se prétend « à la pointe du combat contre le dérèglement climatique ».

Le fin du fin de la technique publicitaire

Et que dire d’une métropole quiambitionne de « relever le défi climatique » tout en autorisant également l’installation de centaines de panneaux publicitaires sur les abris pour voyageurs ? Cela y compris dans des lieux, tel le site patrimonial remarquable (SPR) de Grenoble, où toute publicité est normalement, interdite… Qui plus est, des publicités dont certaines seront numériques.

C’est dire à quel point l’emprise de la publicité est forte, elle qui parvient à contaminer et à instrumentaliser ceux-là mêmes qui se targuent de la combattre, jusqu’à faire de certains de ces derniers l’un des plus sophistiqués de leurs outils de communication. 

Montagne d’enseignes

Quelle étrange posture également que de s’être farouchement opposé à la proposition de Paysages de France de ne pas autoriser les enseignes sur toitures.  Ces dernières se retrouvent donc admises dans toutes les zones commerciales de la métropole ! Cela alors même que nombreux sont les RLP qui les interdisent. Une aberration paysagère, certes, incompréhensible quand on songe à l’écrin qui entoure la capitale des Alpes françaises et donc à ce cadeau que lui a offert la nature.

Mais également une aberration environnementale, toutes ces enseignes étant non seulement de grandes dimensions, mais lumineuses.

Et même, une aberration économique puisque ces dispositifs, ostentatoires, favorisent la grande distribution au détriment des commerces de proximité et de centre-ville, et donc vont à l’encontre d’un exercice moins féroce de la concurrence entre acteurs économiques. 

Qui sera celle qui montrera réellement la voie ?

Oui, les RLP(i) peuvent être l’outil qui permet aux collectivités de prendre sur leur territoire les mesures qui, au regard des multiples enjeux en cause, devraient « naturellement » s’imposer à toutes.

C’est pourquoi Paysages de France garde l’espoir que Grenoble-Alpes-Métropole saura rectifier le tir et ne pas attendre indéfiniment avant de réviser son projet. Que Voiron, Voreppe et La Buisse sauront se montrer à la hauteur des enjeux. Que l’exemple donné par certaines communes proches de Grenoble, qui ont décidé d’interdire purement et simplement les publicités scellées au sol, sera suivi. Et que cette puissante voisine qu’est la métropole de Lyon ne cèdera pas aux incessantes pressions qu’exercent les publicitaires aussi bien sur les collectivités qu’au plus haut niveau de l’État. Et donc deviendra celle qui montrera réellement la voie et renversera la logique délétère qui, en la matière, prévaut encore trop souvent jusque-là où l’on ne jure que par l’environnement.

« Campagnes « humanitaires » JCDecaux ou comment faire sa publicité sur le dos de la misère ». @Paysage de France

* Voir plus d’images et informations

paysagesdefrance.org

@paysagesdefrance


Publié le 09.05.2021 à 12:31

Carte postale aquarelle – Alexis Nouailhat

Alexis Nouailhat, illustrateur, aquarelliste, naturaliste, militant de l’environnement, s’en est allé le 1er mai dernier.Cet artiste engagé habitant du Champsaur avait notamment collaboré au travers de ses dessins avec de nombreuses associations de préservation de l’environnement comme la Fédération Rhône Alpes de Protection de la Nature, la Ligue de Protection des Oiseaux,…

Lire notre article sur alpes-la.info : Dernier envol du gypaète


Publié le 07.05.2021 à 09:35

Dans de nombreuses agglomérations et vallées, en particulier à Grenoble et alentour, la pollution de l’air est un grave problème de santé publique. Le sujet fait l’actualité lors des pics de pollution, mais c’est au quotidien et dans les projets d’aménagement que tout se joue : dans le choix de prendre le tram ou sa voiture, dans la décision d’élargir l’A480 plutôt que d’investir dans les transports en commun ou les réseaux cyclables, dans le contrôle et le bon fonctionnement des appareils de chauffage, dans les pratiques agricoles …

L’air a une grande vertu : mobile et insaisissable, il nous rappelle que nous sommes tous reliés les uns aux autres. Les émissions urbaines de particules fines, d’oxydes d’azote et d’ozone polluent la campagne, et réciproquement. Nul ne peut s’affranchir du devoir de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air. C’est pourquoi le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA), en cours de préparation, prévoit des dispositions qui visent les grands domaines émetteurs de polluants : l’habitat résidentiel et les bâtiments tertiaires, l’urbanisme et les transports, l’agriculture, l’industrie.

Menée sous l’égide de l’Etat, (DREAL), la préparation d’un PPA est une affaire au long cours. Plusieurs associations, dont FNE Isère, y participent, mais il y a grand besoin que les citoyens et le mouvement associatif s’emparent du sujet et plaident en faveur de mesures réellement efficaces pour améliorer la qualité de l’air.

Certes, le sujet est complexe et peut paraître ardu. En réalité, tout est accessible. ATMO, l’observatoire agréé pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air, publie des documents remarquables, factuels et explicatifs, en libre accès, qui montrent les enjeux et donnent des pistes pour améliorer la qualité de l’air.

La concertation sera ouverte en ligne, du 21 mai au 18 juin, sur le site de la Dreal

Contact

Pour aller pus loin


Publié le 05.05.2021 à 11:44

Chaque dimanche en juin, un thème, un auteur !

Pour chacune de ces journées, nous avons le plaisir de recevoir un/ des auteurs des éditions Terre vivante.

Nos auteurs sont des acteurs engagés de l’écologie. Ces femmes et ces hommes agissent au quotidien et ont à cœur de transmettre leurs connaissances et leurs passions pour pouvoir agir ensemble.

Et en cette période troublée, nous voulons continuer à accompagner les citoyens pour vivre ces valeurs au quotidien afin de construire un monde résilient et écologique.

Au programme, des conférences, ateliers, visites des jardins sur la thématique du jour.

6 juin : S’organiser pour l’autonomie alimentaire, avec Sabine Becker et François Rouillay13 juin : Inviter la nature au jardin, pour plus de biodiversité, avec Gilles Leblais20 juin : Changer sa vie et son territoire avec la permaculture, avec Grégory Derville27 juin : (Re)prendre sa santé en main avec les plantes, avec Christine Cieur

Retrouvez le programme de ces journées  sur notre site internet 


Publié le 13.04.2021 à 15:59

Membre fondateur de la FRAPNA Isère, Robert Javellas nous a quitté il y a quelques jours. Marcel Macaire, bénévole de longue date, retrace le parcours de cet infatigable défenseur de la nature. Robert Javellas, un demi-siècle au service de la défense de l’eau et des milieux aquatiques

Robert Javellas nous a quitté ce jeudi 31 mars 2021 à l’âge de 87 ans, cela six mois après le décès de son épouse Françoise survenu en septembre 2020. Avec lui la FRAPNA Isère devenue aujourd’hui France Nature Environnement Isère perd un de ses fondateurs historiques et les milieux aquatiques dauphinois un de leurs meilleurs défenseurs.

Robert naît le 22 février 1934 à La Tronche. Ses parents tenaient un magasin dans le quartier St Bruno de Grenoble et avaient deux enfants, lui et sa sœur Edmée. Après sa scolarité normale Robert intégrera l’école technique Vaucanson.

Le 15 février 1955 il est, comme on dit alors, appelé sous les drapeaux et affecté au quatrième régiment du Génie basé à Grenoble. Après avoir fait ses classes militaires, il intégrera le 63ème bataillon du Génie à Gardimaou en Algérie. Avec la guerre qui s’éternise et le maintien sous les drapeaux décrété alors, il ne sera libéré que le 15 août 1957, au bout de 2 ans et demi de service militaire au lieu des 18 mois prévus à l’origine.

Après des débuts comme technicien chez Ugine Infra, sa carrière professionnelle se déroulera ensuite entièrement au sein des Ateliers Allimand constructeurs de machines à papier à Rives sur Fure, d’où il prendra sa retraite d’ingénieur en 1994 à 60 ans.

Marié avec Françoise, fille d’un officier du Génie rencontrée chez les Grimpeurs des Alpes, ils auront deux enfants.

Montagnard et pêcheur passionné, il adhérera aux Grimpeurs des Alpes et au Club de minéralogie, deux associations qu’il rapprochera de la FRAPNA jusqu’à leur adhésion. Il deviendra administrateur de l’Union des Pêcheurs de Grenoble une association également membre de la FRAPNA.

Logé dans un immeuble des Grands Boulevards de Grenoble, Robert achètera une petite maison au pied du Vercors. Cela permettra à la famille de passer l’été hors de la chaleur étouffante de la cuvette grenobloise. De là il pouvait accéder facilement aux coins de pêche sur le Drac et la Gresse qu’il affectionnait et effectuer des sorties à VTT ou des courses en montagne.

En 1972, il se mobilise aux côtés d’autres personnalités qu’on allait bientôt appeler « écologistes » contre la tentative d’atteinte à l’intégrité du parc national de la Vanoise et sera alors un des membres fondateurs de la FRAPNA Isère. Il en sera le secrétaire général de 1972 à 1981 et présidera la commission eau.

En 1981, les associations de pêcheurs du pays voironnais appellent au secours devant l’état de pollution de leurs rivières la Fure et la Morge. Robert va alors rencontrer Gisèle Halimi nouvelle députée de l’Isère qui obtiendra l’entrée de la FRAPNA dans la commission d’assainissement du SMAV, le syndicat d’aménagement du Voironnais. Cela se traduira à terme par la mise en service de deux stations d’épuration sur la Morge et la Fure et par deux contrats de rivière successifs.

Sous sa responsabilité, la FRAPNA se mobilise sur le projet de barrage EDF sur l’Isère à Saint-Egrève présenté la même année. Elle demande la réalisation préalable d’une station d’épuration pour les eaux usées domestiques et industrielles que l’agglomération grenobloise déversait alors sans traitement dans l’Isère. Elle obtient également la conservation de la végétation sur les digues nouvelles et anciennes, ainsi qu’une passe à poissons qui se révèlera tout à fait fonctionnelle et parfaitement justifiée. Cela se concrétisera non sans mal, et Robert assistera en 1989 à l’inauguration de la station Aquapole par Alain Carignon alors président du Conseil Général de l’Isère. Ensuite Robert représentera la FRAPNA à la commission d’assainissement de Grenoble-Alpes-Métropole ainsi qu’au Comité de bassin Rhône Méditerranée.

Puis en 2003 la Commission Eau sera associée au projet “Isère amont” du Symbhi et veillera au respect du volet environnemental de ce projet de protection contre les crues, intégrant la réduction de l’endiguement et le développement des loisirs écologiques. Elle militera dans la foulée pour la mise en place d’une gestion globale intégrée au niveau de tout le bassin de l’Isère, revendication aujourd’hui inscrite depuis 2016 dans le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux du bassin Rhône Méditerranée (SDAGE) mais qui tarde à se réaliser.

Robert, qui a beaucoup œuvré pour la réhabilitation de la rivière Drac notamment dans le cadre du SAGE DRAC, a eu le plaisir sur la fin de sa vie de participer à la création et la matérialisation de la Réserve naturelle régionale des Îles du Drac.

Infatigable responsable de la commission « eau » depuis l’origine, il a, grâce à son action déterminée aussi courtoise que tenace, permis à la FRAPNA d’être aujourd’hui reconnue comme le partenaire incontournable de toute concertation institutionnelle touchant au domaine de l’eau. Il reste un modèle pour ses successeurs dans cette commission.

Juste récompense, il recevra en 2003 les insignes de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur au titre de l’environnement et sa médaille lui sera remise par un autre montagnard, son ami Robert Beck qui l’avait précédé dans cette distinction. Il sera également décoré de la médaille de bronze de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif.

Pêche en rivière et en lacs d’altitude, sorties en montagne en toutes saisons, recherche des champignons et de minéraux, seront ses principales activités de loisirs quand sa vie de militant associatif lui en laissera le temps.

A partir des années 2010 le poids des années et les effets de la maladie se feront hélas sentir sur lui et sur Françoise, son épouse. Robert devra réduire puis cesser ses activités au sein de la FRAPNA qui l’instituera Président d’honneur. Contraint de résider à l’EPHAD Bevière situé tout près de son domicile, il vient de s’éteindre, six mois après son épouse, indissociable de son action au service de la collectivité et des biens communs.

Marcel Macaire, membre de la Commission Eau FNE Isère.

Lors des 80 ans de Robert

Publié le 07.04.2021 à 16:16

Conformément aux dispositions gouvernementales, la médiathèque reste ouverte pendant la nouvelle période de confinement, aux horaires habituels : du mardi au vendredi de 13h à 18h.

Vous pouvez venir pour emprunter ou rendre des documents, faire des réservations ou des prolongations, ou échanger des graines via la grainothèque. Plus d’infos.

La consultation sur place des documents (presse, livres…) est suspendue. L’utilisation du poste informatique est limitée à une durée de 30 minutes. Les accueils de groupe et animations sont suspendus pour le moment.

Les ressources numériques restent bien entendu accessibles.

Si vous ne souhaitez pas rentrer dans le bâtiment, vous pouvez toujours faire appel au service de « Livres à emporter » : réservation à distance, retrait des documents sur rendez-vous devant la médiathèque. Plus d’informations.

Dans un rayon de 10 km autour du lieu de résidence, les déplacements peuvent se faire sans attestation, sous réserve de pouvoir présenter un justificatif de domicile. Si vous résidez à plus de 10 km de la médiathèque, vous pouvez venir en cochant la case « Déplacements pour se rendre dans un établissement culturel ouvert ou un lieu de culte » de l’attestation de déplacement dérogatoire (Point n°6). Pour les personnes résidant aux frontières d’un département, une tolérance de 30 km au-delà du département est acceptée.

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question : mediatheque[a]mnei.fr / 04 76 51 56 76


Publié le 07.04.2021 à 16:07

Pour s’adapter au contexte sanitaire actuel, la médiathèque a mis en place un service de « livres à emporter » (fonctionne aussi avec les DVD, jeux de société, revues, etc.), depuis le mois de novembre 2020.

« Livres à emporter » : comment ça marche ? Réservez vos documents (livres, DVD, jeux, revues…) via votre compte en ligne, par email (mediatheque[at]mnei.fr) ou par téléphone au 04 76 51 56 76.> Vous retrouverez tous les documents disponibles sur le Catalogue en ligne de la médiathèque. Vous pouvez aussi nous contacter pour des conseils, ou demander une « sélection surprise » ou thématique. Prenez rendez-vous par email ou par téléphone (04 76 51 56 76) pour venir chercher vos documents. Nous vous les donnerons devant le bâtiment si vous ne souhaitez pas y rentrer. Retour des documents

Vous pouvez rendre les documents empruntés en les déposant dans la boîte de retour située sur le côté du bâtiment, côté « jardin » (voir photo ci-contre) ou à l’accueil de la médiathèque.

Les livres retournés seront placés en quarantaine avant d’être à nouveau disponibles au prêt.