Associations iséroises


 Pièces & Main d'Oeuvre

Site de bricolage pour la construction d'un esprit critique grenoblois

 

Publié le 25.10.2021 à 20:57

En Suède, déjà plus de 4000 personnes pucées

Cet article du quotidien suisse Le Temps, titré : "En Suisse, quel avenir pour les puces sous la peau", expose la situation en Suède, pays du monde où l'on compte le plus d'individus pucés. On peut s'y faire greffer sous la peau son abonnement de train, la clé de son bureau ou de son club de sport, ses cartes de visite et son profil LinkedIn.
Et pourquoi pas son QR code de vacciné ? C'est ainsi qu'on devient un composant de la Mère-Machine.

(Pour lire l'article du Temps, ouvrir le document ci-dessous.)

- Service compris

PIÈCE JOINTE (PDF)


 

Publié le 22.10.2021 à 21:20

Règne machinal : tout "Le Monde" savait

En 1948, le chroniqueur scientifique du Monde, Dominique Dubarle, envisageait des « machines à gouverner », capables d'administrer les sociétés humaines plus efficacement que leurs sociétaires. La cybernétique venait d'émerger du cerveau de Norbert Wiener et de quelques scientifiques, convaincus de l'urgence de limiter l'action de l'humain sur sa propre vie. « Nous ne sommes que tout à fait au début de la série des réalisations possibles en cet ordre d'idées », écrivait Dubarle dans son article (voir ci-dessous).

Trois décennies plus tard, en 1980, l'énarque Louis Kalfon s'inquiétait dans une tribune au Monde du fichage automatisé de la population et de l'interconnexion des fichiers, bref de la puissance des « machines à gouverner ». Et de mettre en garde, dans une formule qui semble un plagiat par anticipation de Pièces et main d'œuvre : « L'informatisation resserre le filet » (voir ci-dessous).

Encore quatre décennies et les Smartiens scannent leur prothèse électronique pour accéder aux lieux publics, obéissant au signal lumineux d'un code informatique. Vert = accès autorisé / Rouge = accès interdit. La machine nous gouverne. Et la technocratie se dissimule derrière les écrans et les automatismes de celle-ci.

Nul doute que les lecteurs du Monde d'après-guerre ont souri ou levé les yeux au ciel en lisant l'article de Dubarle. - De la science-fiction. Ceux de 1980 ont sans doute soupiré. – C'est très exagéré. On n'en est pas là. Les lecteurs de 2021, eux, peuvent dessiner la trajectoire à partir de ces trois points. Informatique quantique, « intelligence » artificielle, puces sous-cutanées, etc. Et en tirer la conclusion qui s'impose : soit la trajectoire vers l'asservissement technologique est maintenue, soit on refuse l'avènement de l'homme-machine dans le monde-machine, et il faut briser la trajectoire.

(Pour lire les articles du Monde, ouvrir le document ci-dessous.)

Lire aussi :
Le 4e Reich sera cybernétique

- Nécrotechnologies

PIÈCE JOINTE (PDF)


 

Publié le 16.10.2021 à 21:25

Alexandre Grothendieck & "Survivre et vivre" - Notre Bibliothèque Verte (n° 36)

Pierre Fournier, le fondateur de La Gueule Ouverte et Alexandre Grothendieck, celui de Survivre, restent, 50 ans après leur geste inaugural, des cadavres dans le placard des « écologistes ». Ils partagent une brève existence militante. Fournier publie ses premiers articles « écologistes » en 1967 dans Hara-Kiri, puis dans Charlie Hebdo entre 1970 et 1972, et meurt en février 1973, trois mois après le lancement de La Gueule Ouverte (voir ici).

Alexandre Grothendieck, médaille Fields de mathématiques en 1966, fonde en juillet 1970, avec quelques universitaires réunis à Montréal, le « mouvement international pour la survie de l'espèce humaine », nommé Survivre. Le bulletin du mouvement paraît en août 1970. Dès la fin de l'année, Grothendieck découvre, enthousiaste, les chroniques de Pierre Fournier. Le mathématicien, qui situe l'alternative entre la révolution écologique et la disparition de l'humanité, rejoint le journaliste dessinateur. Ils lancent ensemble le combat antinucléaire, épaulés par des petits groupes : l'Association pour la protection contre les rayonnements ionisants (APRI), fondée par Jean Pignero ; son rejeton, le Comité de sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin (CSFR) ; ainsi qu'Emile Premilieu et le Comité Bugey-Cobaye. Voilà ceux qui organisent le premier grand rassemblement antinucléaire et écologiste en France, les 10 et 11 juillet 1971, à Saint-Vulbas (01), devant la centrale du Bugey. Les ventes de Survivre devenu Survivre et Vivre, passent de 1300 en janvier 1971 à 12 500 exemplaires en 1972. C'est également l'année où Grothendieck pose à la corporation scientifique une question qu'elle ne voudra jamais entendre, et qu'elle ne lui pardonnera jamais : « Allons-nous continuer à faire de la recherche scientifique ? », et aussi : « Pourquoi faisons-nous de la recherche scientifique ? A quoi sert socialement la recherche scientifique ? »

Questions restées également sans réponse de ses amis du groupe Survivre et Vivre. A la rentrée 1973, Grothendieck qui a déjà quitté la recherche et l'Institut des Hautes Etudes Scientifiques, déserte également Survivre et Vivre, ainsi que le Collège de France, pour un simple poste d'enseignant à l'université de Montpellier. Il évoque son « enterrement » dans un texte autobiographique, Récoltes et Semailles, qui n'a toujours pas trouvé d'éditeur à ce jour. Après sa retraite en 1988, il vit et meurt en ermite, en 2014, à Lassere, un village des Pyrénées. Il a dit ce qu'il avait à nous dire ; il n'a plus rien à nous dire.

Dès l'année suivante, la candidature de René Dumont aux élections présidentielles, coaché par Brice Lalonde, son directeur de campagne, annonce clairement que la « révolution écologique » n'est plus à l'ordre du jour, et que « l'écologie » n'est plus désormais qu'une branche du consumérisme et de l'innovation technologique ; un produit d'appel pour marchands de verdure, en échange de postes politiques ou bureaucratiques. Cependant que des courants technologistes lancent leur propre sous-marque, « écosocialisme », « écoféminisme », « collapsologie », afin de détourner à leur profit, une part au moins, de cette force apparue voici 50 ans ; et en hausse constante depuis.

Si vous croyez que Sandrine Rousseau incarne « la radicalité écologique », consultez son CV (ici), et après avoir éclaté de rire, lisez Survivre et Vivre ().

Si vous croyez que Yannick Jadot, le promoteur de l'industrie et du silicium « verts », incarne « l'écologie réaliste », lisez les trois premiers numéros de La Gueule Ouverte. En vente dans toutes les bonnes brocantes.
Ni l'une, ni l'autre ne sont les successeurs de Fournier et Grothendieck, mais leurs fossoyeurs. Heureusement, les deux fantômes de « la révolution écologique » ne cessent de s'évader du placard où les ont enfouis les anti-écologistes Verts.

(Pour lire les notices, ouvrir le document ci-dessous.)

Lire aussi :

Notre Bibliothèque Verte

- Documents

PIÈCE JOINTE (PDF)


 

Publié le 14.10.2021 à 21:23

La puce dans le vaccin

Ceux qui décideront de rester humains et refuseront
de s'améliorer auront un sérieux handicap.
Ils constitueront une sous-espèce et
formeront les chimpanzés du futur.

Kevin Warwick, cybernéticien pucé

C'était dans les années 2000. La publication de nos enquêtes sur les nanotechnologies et sur les puces RFID - puces d'identification à radiofréquences - (voir ici) avait provoqué une nano-épidémie de paranoïa chez des lecteurs hyper-sensibles. Dans nos réunions-causeries, il s'en trouvait toujours un pour alerter l'auditoire sur ce funeste projet des gouvernants : « ils prévoient de nous pucer à notre insu quand on se fait vacciner ». A chaque fois, nous expliquions, tels des « fact checkeurs » d'avant-garde, que rien de tel n'était envisagé, pas même dans la loi américaine dite « Obama Care », et qu'il y avait suffisamment de motifs réels d'indignation ou de contestation pour s'épargner la peine d'en inventer. Nous en avons déçu quelques-uns qui nous en voulaient.

Certes, on puçait les animaux - et nous étions aux côtés des éleveurs refusant les moutons électroniques (ici et ). On puçait çà et là des humains volontaires. La société Applied Digital Solutions commercialisait VeriChip, puce de la taille d'un grain de riz, injectée par simple piqûre et lisible par scanner, pour délivrer un « code d'identification » donnant accès aux données personnelles du pucé (identité, dossier médical, professionnel, etc). Les modèles équipés de GPS intéressaient les millionnaires sud-américains et les parents de Floride craignant les enlèvements. VeriChip était testée à Los Angeles sur les prisonniers en liberté conditionnelle (bracelet électronique 2.0), et aux États-Unis sur des malades d'Alzheimer.
Le puçage sous-cutané d'employés était signalé en Australie (dans une banque), en Suède (chez Epicenter - voir ici ) ou en Belgique (chez New Fusion à Malines - ici ), pour remplacer les badges d'accès et échanger ses cartes de visite virtuelles. Les supporters argentins du club de Tigre se faisaient injecter leur abonnement, le « Ticket Passion » (voir ) ; les boîtes branchées de Barcelone testaient la puce porte-monnaie, pour payer ses consommations en scannant son bras. Le cybernéticien anglais Kevin Warwick s'injectait des puces pour communiquer avec son épouse et son ordinateur.
Autant d'exemples que nous citions pour alerter sur l'avènement de l'homme-machine, en insistant sur le caractère volontaire et non dissimulé du puçage. Non, les gouvernements ne puçaient pas les gens à leur insu en les vaccinant.

Ce jeudi 14 octobre 2021, la radio d'État (France Info) nous informe que le gouvernement prolonge l'obligation de « passe sanitaire » jusqu'à la fin juillet 2022, après les élections présidentielles. La journaliste politique Nathalie Saint-Cric assure qu'il n'y a « pas de problème démocratique, car on s'y est habitués ». L'évidence nous saute à l'esprit : la puce dans le vaccin, nous y voilà.

« Au pré avec sa mère, le poulain de trois jours tangue sur ses pattes. La seringue pénètre sous la peau du cou. Injection rapide et indolore. Le vétérinaire vérifie son lecteur portable : le numéro d'identification X0723A s'inscrit à l'écran, la puce est opérationnelle. Grâce à l'interface sans fil Bluetooth, le lecteur transmet directement à l'ordinateur les données concernant X0723A : date de naissance, sexe, numéro des géniteurs, vaccinations, allaitement, etc. Il sera désormais simple, en consultant les bases de données, d'assurer un suivi sanitaire rigoureux, de vérifier qui est le propriétaire, et, en le scannant avec un lecteur portable, d'identifier à tout moment X0723A. L'animal est entré dans le système, il a le droit d'exister. » (RFID, la police totale)

En France depuis le mois d'août 2021, c'est pareil pour les humains : une injection rapide et indolore, répétée à quelques semaines d'intervalle. Vérification sur votre lecteur portable : votre QR code est opérationnel. Grâce aux applis téléchargées par les tenanciers de bistrots, de restaurants, de lieux culturels et sportifs, de transports publics, votre smartphone transmet directement les données vous concernant. « Si la personne a un test ou une attestation de convalescence du Covid ou si elle vaccinée, ça apparaît en vert, et on a le nom et l'âge de la personne », explique Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie. Vous êtes entré dans le système, vous avez le droit d'exister.

Ce qu'on fait aux animaux, on le fait aux humains. Avec leur vaccins puceurs, nos auditeurs paranoïaques nous proposaient une métaphore et une hyperbole. Parfois les fous ont obscurément raison.
Le QR code des vaccinés n'est pas encore sous-cutané. Mais bien des gérants de bars et leurs clients trouveraient plus pratique d'éviter de sortir le smartphone pour boire un coup. Une puce bien placée ne ferait pas une grande différence, maintenant qu'on est habitués à être scannés comme des colis. Comme dit ce client en terrasse interrogé par la radio : « Au début c'est un peu gênant, mais on finit par s'habituer à tout ».

Rendez-vous à la prochaine crise. Cela nous coûte de le dire, mais en ces temps d'emballement techno-totalitaire, il n'est pas exclu que les paranoïaques soient juste en avance.

Pièces et main d'œuvre
Grenopolis, le 14 octobre 2021

A lire :
Le Règne machinal
(La crise sanitaire et au-delà)
Pièces et main d'œuvre
Service compris, septembre 2021
19 €, 248 p.

- Nécrotechnologies

PIÈCE JOINTE (PDF)


 

Publié le 09.10.2021 à 22:07

1688 : l'Angleterre passe à l'orange - Bleue comme une orange, chap.12

Vous pensiez que l'Angleterre n'avait été conquise qu'une fois, en 1066, par Guillaume le Normand, époux de Mathilde de Flandre ? Erreur. Vous gardiez le vague souvenir que l'Angleterre avait fait sa révolution bourgeoise un siècle et demi avant la France, en 1640, avec le puritain Olivier Cromwell, et connu une sorte de réplique en 1688, afin d'achever un triomphe sans retour ? Erreur encore, c'est plus compliqué que ça.

Nous avons découvert avec ahurissement ce que les Anglais feignent d'ignorer ou travestissent en révolution nationale. Imaginez qu'en 1688, les protestants français, poussés à bout par les persécutions, les dragonnades, la guerre des camisards et la révocation de l'édit de Nantes, aient fomenté le débarquement d'une armée néerlandaise, renforcée de huguenots français, à Calais par exemple. Imaginez que ce corps expéditionnaire, avec à sa tête Guillaume III d'Orange – marié à la fille aînée de Louis XIV – soit entré dans Paris, après trois jours de marche paisible, et que Guillaume III ait pris la place de Louis XIV sur le trône de France, liquidant aussitôt l'absolutisme, et instaurant un parlement issu des vieux États généraux. Parlerait-on dans nos manuels d'histoire de « Glorieuse révolution » ? Sans doute, oui, mais l'Histoire a ses raisons, ses voies et circonstances, toujours particulières et invincibles. Et si cette étrange invasion/révolution a pu réussir en 1688 en Angleterre, c'est que celle-ci était depuis un siècle et demi en voie d'orangisation – mais les vrais historiens disent de néerlandisation : going dutch. La diaspora flamande ayant déjà imposé sa suprématie technique et son calvinisme besogneux, bases de la future grandeur industrielle, et capitaliste, de l'Angleterre. Reprenons donc l'orangisation de l'Angleterre depuis ses débuts.

Pour lire ce chapitre, ouvrir le document ci-dessous.

Chapitres 1 à 3.
Chapitres 4 et 5.
Chapitre 6.
Chapitre 7.
Chapitre 8.
Chapitre 9.
Chapitre 10.
Chapitre 11.

- Documents

PIÈCE JOINTE (PDF)