Associations iséroises


Un Toit Pour Tous
UTPT se donne pour mission de favoriser l’accès et le maintien dans un logement décent des personnes à faibles ressources en lien avec les collectivités locales.

Publié le 07.07.2021 à 10:04

Acteur incontournable depuis 25 ans de la solidarité à Grenoble, l’association Le Fournil a mené un long combat pour disposer des moyens lui permettant d’assurer dignement sa mission d’accueil de jour auprès des plus précaires de l’agglomération. La pugnacité a payé. C’est maintenant chose faite !

Il régnait un air de fête, sous les solides ramures des cerisiers, en cette fin de journée du 28 juin dans la cour du 17 quai de la Graille à Grenoble : Le Fournil inaugurait ses nouveaux locaux ! Une aventure vieille de 10 ans !

Et pas n’importe quels locaux ! Une ancienne école maternelle… quel beau symbole ! Des murs bruissant de rires d’enfants pour un nouvel avenir, des murs au fronton desquels furent inscrits, comme dans toutes les écoles de France, les trois mots Liberté Égalité Fraternité.

Brigitte Ménage, présidente sortante au terme de longues années d’activité, a rappelé le long combat pour maintenir Le Fournil contre vents et marées. Comment, installé rue Georges Sand à Grenoble il fut contraint de partir à la suite de la création de la ZAC Flaubert. Combien ce fut rude de trouver un local, des financements : un long parcours mené de front avec Joris, l’ancien directeur et cheville ouvrière essentielle auquel elle a exprimé sa profonde reconnaissance.

Pascal Caluori, nouveau président, a brossé le tableau des projets que ces nouveaux locaux permettent d’envisager : de l’accueil à l’accompagnement pour l’accès aux droits, de l’insertion dans le quartier à la mise à disposition des locaux… en un mot « être un maillon du remarquable réseau associatif grenoblois ».

Ont pris ensuite la parole tous les partenaires institutionnels impliqués dans cette nouvelle installation du Fournil : Christophe Ferrari, président de la Métro, Mme Gérin vice-présidente du conseil départemental, Eric Piolle, maire de Grenoble, Juliette Bérégi, secrétaire générale adjointe de la préfecture (accompagnée d’une représentante de la Direction départementale de la cohésion sociale). Tous ont tenu à souligner l’importance de ce lieu, d’un lieu qui vit. Chacun s’est exprimé au titre de son institution : ainsi Christophe Ferrari en a-t-il profité pour rappeler la participation de la Métro à la politique du logement d’abord aux cotés de l’État, et Eric Piolle pour évoquer,  comme  Juliette Bérégi, tout le symbole et l’intérêt de cette école maternelle mise à disposition.

Pierre Caluori n’a pas manqué de souligner qu’il y avait encore bien besoin de financements complémentaires en s’adressant directement à la représentante de l’État et en évoquant le plan de relance…

Le temps était lui aussi à la fête si bien qu’à l’issue des interventions, les organisateurs ont assemblé des tables dehors pour accueillir le magnifique buffet « maison », de qualité et bien alimenté ! Belle occasion de rencontres sous les cerisiers ! À noter la présence d’Emilie Chalas députée de la 3ème circonscription, d’Alain Denoyelle et Olivier Noblecourt anciens vice-présidents du CCAS de Grenoble. Un Toit Pour Tous était représenté par trois de ses bénévoles, membres du conseil d’administration du Fournil, Bernard Archer, Hervé Prévert et Jean-Pierre Félix ainsi que par Alain Nouvelot qui fut un membre si actif des deux associations.

 

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Publié le 01.07.2021 à 12:08

64 familles réfugiées (62 syriennes, 2 soudanaises), soit 326 personnes sont venues à la faveur d’un programme de réinstallation européen reprendre racines dans l’Isère.

Contraintes par la guerre, elles ont eu à découvrir un autre pays, une autre culture, une autre langue, elles ont appris à vivre ici, certains jeunes se sont mariés, des enfants sont nés sur notre sol, un jeune nous a quitté… c’est la vie qui se construit ici avec ses apprentissages, ses difficultés, ses joies et ses peines.

Nous, salariés, bénévoles, interprètes, partenaires qui les avons accompagnés, et, pour certains, les accompagnons encore, avons appris à connaître à leurs côtés une autre culture, avons tissé des liens, avons été enrichis, avons aussi souffert parfois, mais avons essayé de vivre l’hospitalité : secourir, accueillir, appartenir (« 3 verbes qui en forme l’esprit, le corps », selon le philosophe Guillaume Le Blanc, intervenu lors d’un événement).

 

Secourir  : « Le secours répond à un besoin humanitaire »

En participant à un programme de réinstallation de réfugiés piloté en France par les délégations interministérielles à l’accueil et à l’intégration des réfugiés, d’une part, à l’hébergement et à l’accès au logement d’autre part, LAMI (Logement d’attente pour migrants en Isère) a décliné la mission d’hospitalité que s’était donnée l’Europe envers les familles syriennes parties de leur pays en guerre et réfugiées au Liban et en Turquie.

C’est fin 2016 que commence l’aventure. Un petit groupe « planche » sur la question. Le programme est tracé : à la suite du « secourir » il s’agit d‘ »accueillir » puis de créer les conditions de leur intégration pour permettre aux familles réfugiées d’appartenir à une communauté.

Territoires AIVS® a les compétences pour trouver des logements, pour gérer et accompagner les familles et a fait appel aux bénévoles qui vont assurer pendant la durée de la mission d’accueil de chaque famille (1 an), et bien au-delà pour une grande majorité, cette mission d’intégration.

C’est fin 2016 qu’Un Toit Pour Tous publie sa feuille de route qui guidera l’action.

 

Accueillir  :  » l’accueil est plus politique… l’hospitalité, c’est une affaire de création de lieux, c’est une affaire d’institution. »

La recherche de logements et leur équipement est le tout premier souci : chaque logement trouvé permet l’arrivée d’une famille. Au cours des 3 ans de la durée du contrat 63 logements seront trouvés au sein du parc d’Un Toit Pour Tous – Développement, auprès des bailleurs sociaux, auprès de propriétaires privés.

Le pilotage du projet, l’acquisition du statut (réfugié ou bénéficiaire de la protection subsidiaire), l’acquisition des droits (Sécurité sociale, allocations familiales et…), la mise en route du parcours santé, écoles etc. sont assurés par les salariés de Territoires AIVS®. Il s’agit d’un accompagnement global pour favoriser l’autonomie de chaque famille qui a sa référente sociale et, en général, une personne bénévole d’un Toit Pour Tous en lien étroit. L’événement, organisé par Un Toit Pour Tous le 1er octobre 2019, a permis de prendre la mesure de cette mission de Territoires et le film qui l’accompagne est très révélateur de son ampleur.

Pour réaliser sa mission Un Toit Pour Tous a mis en place un véritable maillage de collaborations et conventions institutionnelles locales pour assurer un environnement complet et rassurant pour les familles : Caisse d’allocations familiales, Allocations familiales, Caisse primaire d’assurance maladie, Permanence d’accès aux soins de santé de l’hôpital, association AGECSA pour l’accès aux centres de santé, Le Caméléon pour le suivi psychologique des exilés, Médecins du monde, Solident, Centre départemental de santé, TAG (transports en commune de l’agglomération de Grenoble) pour l’accès à la tarification solidaire, Emmaüs-connect, Inspection académique, écoles, enseignants du réseau UPC2A (classes pour primo-arrivants), ALPES pour un premier apprentissage de français dès l’arrivée, les services et associations des villes d’installation, Grenoble Alpes métropole etc… et, bien sûr, la préfecture, l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides), l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration).

 

Appartenir  : « il nous faut imaginer une valeur au-delà de l’hospitalité et cette valeur… c’est celle de l’appartenance… appartenir à une société ».

La recherche de bénévoles, comme celle des logements précède l’arrivée des familles. Plus d’une centaine de bénévoles bénévoles sont venus d’horizons différents, touchés par le drame syrien et mobilisés par la communication d’Un Toit Pour Tous, mais aussi le bouche à oreille, les réseaux, France-Bénévolat. Ces bénévoles ont accompagné les familles dans la découverte de leur quartier, des transports en commun, des services et maisons de quartier, de l’école, puis au fur et à mesure se sont adapté à leurs demandes. Petit à petit se sont créés, en parallèle, des groupes spécialisés : tout d’abord pour la santé, point crucial, puis le français, le soutien scolaire, l’aide à l’aménagement, l’emploi. Des collectifs se sont constitués, assurant une intégration encore plus forte qui dure. Des liens se sont créés. Et, cerise sur le gâteau, certain.e.s syrien.e.s sont devenu.e.s « bénévoles-pairs » !

Ça n’a pas toujours été facile pour chaque bénévole de faire face à la différence de langue et de culture, de se situer à la bonne distance avec la famille, d’être parfois très/trop accaparé, d’avoir trop de difficultés. Il n’a pas toujours été facile de faire face à un afflux de bénévoles à accueillir, à orienter, à mettre en relation, à conseiller.

Mais… les rencontres avec les référentes sociales, des rencontres hebdomadaires et l’appui d’une spécialiste de la relation ont été à l’origine de co-formation. Les bénévoles ont pu déployer leur choix de l’hospitalité, libérés des parcours administratifs lourds et des recherches d’appartement. Et, in fine, c’est une formidable synergie qui s’est mise en place entre le pôle social et le pôle animation d’Un Toit pour Tous, entre les bénévoles et les référentes sociales, synergie au grand bénéfice des familles.

Des rencontres avec les familles, des spectacles grâce aux partenaires d’Un Toit Pour Tous ont été organisés. Des familles ont pu profiter de séjours en montagne grâce à des bénévoles et à un collectif d’habitants pour l’accueil en « vacances ».

Un événement a lieu le 1er octobre 2019 pour l’ensemble des familles, salariés, bénévoles et partenaires d’UTPT, avec la participation des représentants de l’Etat (Direction Interministérielle à l’Hébergement et à l’Accès au Logement)  et de la Métro.

Tout ceci a été malheureusement interrompu par le COVID-19 ce qui n’empêche pas les bénévoles de continuer leur action.

Et après…

L’accompagnement des dernières familles par les salariés d’Un Toit Pour Tous s’est terminé en mars 2021. Mais des bénévoles ont continué à entretenir des relations avec les familles, des liens d’amitié se sont créés.

Pour les familles, après le bouleversement et l’installation, c’est la vie qui se poursuit avec ses joies et ses peines, ses victoires, ses difficultés. Il s’est passé tant de choses !

Quelques mots de conclusion

À l’issue de ce programme LAMI , un peu plus long que prévu, à la suite des contretemps et difficultés de tous ordres inhérentes à ce transfert compliqué de familles depuis les camps de réfugiés du Moyen Orient jusqu’à chez nous, voici ce que nous pouvons retenir :

Oui nous avons su accueillir 62 familles syriennes et 2 familles africaines Oui nous avons déployé le maximum de conditions favorables pour que ces familles soient insérées et se sentent appartenir à leur nouvel environnement de vie Oui ce programme a nécessité, pour être mené à son terme, de l’énergie, de l’innovation et surtout de la solidarité. Il y en a eu chez les salariés, les bénévoles et beaucoup de contributeurs qui ne s’y attendaient pas au départ Notre association Un Toit Pour Tous est heureuse et fière de cette réalisation et des liens qui ont pu se nouer et qui, pour certains, perdurent Aujourd’hui, UTPT a clos ce chapitre. Les salariés se sont vus attribuer de nouvelles missions. Les familles se sont intégrées dans les dispositifs de droit commun et ne bénéficient plus de l’accompagnement spécifique dont elles pouvaient avoir besoin à leur arrivée en France.

 

Quelques regrets bien sûr : en premier lieu la déception de ne pas avoir été reconduits pour un second programme puisque les besoins demeurent immenses et que nous aurions pu mettre à profit toute l’expérience acquise.

Et puis aussi notre grande tristesse en constatant la situation catastrophique actuellement en Syrie, pays dévasté ; cette situation très douloureuse pour nos amis syriens que nous avons aidés à s’installer en France, mais qui rêvent, bien sûr, de revoir un jour leur pays et ceux qui y sont restés.

 

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Publié le 30.06.2021 à 09:44

L’association Un Toit Pour Tous a tenu le 3 juin 2021 son assemblée générale annuelle : une occasion de faire un point sur l’actualité des personnes en difficulté de logement en Isère et sur ce qui est entrepris pour éradiquer le déni du droit au logement pour tous que leur situation manifeste.

Quelques chiffres 2020 (extraits de « chiffres clés 2020 » du site untoitpourtous.org) à retenir pour se mobiliser … même pendant l’été !

 

300 000 hommes, femmes et enfants sont privés de domicile en France

leur nombre a doublé depuis 2012 (143 000) et triplé depuis 2002.

L’Isère a toute sa part dans ces chiffres :

plus de 2000 personnes de l’agglomération grenobloise recourent à un hébergement contraint chez un tiers

 

Contribution d’Un Toit Pour Tous à l’animation d’un réseau local du mal-logement : 163 adhérents (100 adhérents actifs, 4,25 équivalents temps plein). 6 groupes de bénévoles prennent part au fonctionnement de l’association. l’évènement partenarial « Loger les plus vulnérables en Isère » lors de 11 webinaires, plus de 300 personnes autour de la connaissance des besoins en logement, de la production et de l’attribution des logements sociaux, et de l’accompagnement social. 4 réunions publiques « 12/14 » pour partager et échanger autour des situations de mal-logement. la mise en lien des acteurs associatifs sur le territoire:  comité de suivi DALO,  coordination des accueils de jour, coordination des collectifs citoyens pour l’accueil des ménages privés de domicile. étude « Hébergement chez les tiers » pour la Métro, et publication de 6 cahiers thématiques de l’Observatoire de l’hébergement et du logement.

 

La production de logements abordables la production de logements très sociaux :

443 propriétés d’UTPT-Développement au 31 12 2020 dont

à loyer médian 5,6 euros/m2. nouveaux logements acquis en 2020.

14 réhabilitations livrées en 2020.

la mobilisation du parc privé à des fins sociales

239 logements au 31 12 2020 confiés en mandat de gestion par des propriétaires privés.

 

La gestion et l’accompagnement 683 logements gérés (ou loués) à fin 2020 dont 411 logements PLAI d’UTPT Développement et 246 de propriétaires privés. 743 ménages logés soit 1956 personnes dont 972 585 logements en gestion locative adaptée (96% à moins de 8 euros/m2) pour 595 ménages accompagnés (d’âge moyen et très modeste : 48% vivent des minimas sociaux). plusieurs dispositifs spécifiques de gestion locative avec accompagnement : mesures d’intermédiation locative (IML) pour 45 ménages, logements d’attente des migrants en Isère (LAMI) pour 52 familles syriennes et soudanaises accompagnés pour trouver un logement, logements d’attente en réponse à des situations d’urgence (LASUR et MALU) pour 30 ménages, accompagnement vers et dans le logement (AVDL, LSA) pour 46 ménages dont 76% en situation très précaire.

 

Soutenue en 2020 l’activité de l’association se poursuit maintenant dans un cadre renouvelé du projet associatif pour les 5 années à venir adopté à l’Assemblée générale du 3 juin 2021.

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Publié le 28.06.2021 à 14:41

L’OHL a tenu son assemblée générale relative à l’année 2020 le 14 juin dernier.

Outre les résolutions habituelles (approbation rapport moral, rapport financier, …), elle a permis d’approuver le projet associatif de l’ensemble UTPT ainsi que la convention pluriannuelle entre UTPT et l’OHL qui fixe la commande d’études internes à réaliser par l’Observatoire et son financement.

Parmi les éléments du rapport d’activité, on peut souligner plus particulièrement trois réalisations marquantes de l’Observatoire : la semaine partenariale de décembre 2020, l’étude hébergement chez les tiers pour la Métro, et la publication de six cahiers thématiques, contribuant à renforcer sa reconnaissance comme structure d’études sur le mal-logement.

A l’issue de l’assemblé générale et du conseil d’administration qui a suivi, les représentants suivants ont été désignés :

René Ballain (président), Bernard Duru (secrétaire), Paul Coste (trésorier), Michelle Daran, Bernard Hoffman, Elisabeth Paccard, Roseline Blin, rejoints par Jean Claude Vial, Francie Mégevand et Adriana Diaconu.

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Publié le 28.06.2021 à 11:58

Le conseil d’administration, qui a suivi l’assemblée générale de l’association le 3 juin dernier, a élu son bureau et pourvu le poste de présidente laissé libre par le non renouvellement du mandat d’Andrée Demon

Michelle Daran s’est exprimée pour expliciter ses motivations :

J’ai souhaité proposer ma candidature à la présidence de l’Ensemble Un Toit Pour Tous, après mûre réflexion de ma part et peut-être aussi une certaine dose d’inconscience… Car Un Toit pour tous est une grande dame, et qu’il faut être un brin inconscient à vouloir présider pareil navire amiral. L’équation n’est pas simple parce que les métiers que déploie UTPT sont multiples, les dispositifs sur lesquels il s’appuie foisonnants, la conjoncture variable et le contexte actuel plutôt anxiogène, pour les associations comme pour les salariés qui y travaillent.

Mais ce qui m’a convaincue de franchir le pas, malgré les difficultés actuelles, ce sont les valeurs qui fondent l’action d’UTPT et la robustesse de ses buts sans cesse réaffirmés : loger les plus vulnérables, agir en faveur du logement des défavorisés pour accompagner leur insertion sociale et rendre effectif le Droit au logement de tous. Je veux m’employer à inscrire durablement l’association comme acteur majeur du logement des plus défavorisés sur notre territoire, en mobilisant une gouvernance renouvelée, des salariés motivés par le sens de leur intervention et un cadre de travail réassurant, et enfin des adhérents et des bénévoles actifs.

Collégialité dans l’animation de la gouvernance, devoir de représentation, action de valorisation et d’interpellation auprès des partenaires, mobilisation des bénévoles, souci des publics logés sont à mon sens les lignes forces d’une présidence associative.

Je ne pourrai m’y employer qu’avec votre intense participation, à la hauteur des responsabilités qui sont les nôtres dans l’action que nous avons tous collectivement engagée.

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Publié le 28.06.2021 à 11:44

Après 6 ans de bons et loyaux services de la part d’Anne Rabillard, Stéphanie est la nouvelle responsable et prend le relais de la communication de l’ensemble Un Toit Pour Tous.

Le bureau de l’association lui a préparé une feuille de route pour guider son travail dans les mois à venir : direction du service, communication interne de l’association, être la journaliste des 4 structures, élaboration d’un plan de communication à mettre en œuvre fin 2021…

 Le comité de rédaction du site internet lui souhaite un travail efficace et enrichissant pour elle-même au service du projet de l’association. Elle nous livre les impressions de ses premiers contacts avec la réalité de l’activité d’Un Toit Pour Tous.

 

Comment appréhendez-vous le sens de la démarche de l’association au service du logement des plus pauvres ?

Je suis très sensible aux valeurs défendues au quotidien par l’association : solidarité, laïcité, respect de l’autonomie…

Le droit au logement est un droit fondamental. Pouvoir participer à la lutte contre le mal-logement sur le territoire, diffuser une information pertinente et de qualité, entretenir et développer les partenariats sont des actions déterminantes aujourd’hui.

Est-ce que ce poste correspond à vos attentes ?

Pour moi, la communication doit être vectrice de sens et être en lien avec mes valeurs. Je n’ai jamais souhaité travailler dans le domaine du marketing, avec une communication uniquement centrée sur la vente de services ou de produits. Auparavant, j’ai travaillé à l’université afin de valoriser au mieux les travaux des scientifiques, notamment en les vulgarisant. Aujourd’hui, travailler à UTPT pour mieux faire connaitre ses missions, sensibiliser les citoyens et les pouvoirs publics au problème du mal logement fait totalement sens avec mes valeurs personnelles et mon engagement

Comment se passent les relations de travail avec vos nouveaux collègues et les bénévoles ?

Je suis ravie de rencontrer et découvrir des collègues très investis et mobilisés par le projet associatif. Je prends peu à peu rendez-vous avec chacun d’entre eux afin de mieux connaître leurs postes et leurs missions.

J’ai également pu rencontrer un certain nombre de bénévoles dont un militant de longue date qui a eu la gentillesse de me consacrer plusieurs rendez-vous afin de me raconter l’historique de l’association et ses événements fondateurs. Je n’ai malheureusement pas encore eu le temps d’échanger avec tout le monde, les contraintes sanitaires encore en vigueur n’aidant pas ; j’espère pouvoir le faire dès que possible !

Avez-vous des besoins spécifiques à ce jour ?  

 Mon principal besoin est de prendre le temps de découvrir et maîtriser la richesse mais aussi la complexité de ce nouvel environnement de travail. En effet, l’association Un Toit Pour Tous est une structure importante avec 40 salariés et plus de 80 bénévoles actifs. Il faut un peu de temps pour bien appréhender les problématiques spécifiques liées au logement social, les missions de mes nouveaux collègues qui exercent des métiers très variés, les relations avec les partenaires et, également, pour rencontrer l’ensemble des bénévoles qui font d’UTPT une association dynamique qui mobilise !

 

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Publié le 22.06.2021 à 09:39

Deux bénévoles d’un collectif nous partagent ce qu’elles ont vécu depuis quelques mois pour accompagner une famille de réfugiés, lui trouver un logement et chercher un financement. Comment avez-vous été « embarquées » dans cette aventure ?

Membres d’un collectif RESF de Grenoble, nous avons été alertées sur la situation d’une famille mise en grande difficulté par son obligation de quitter le CADA (Centre d’accueil de demandeur d’asile) et dont les 3 enfants étaient à l’école du quartier. Une mobilisation a d’abord été organisée auprès du 115 ; la sollicitation du 115 s’est conclue par un hébergement à l’hôtel.

Pourquoi rechercher un logement ?

Parce qu’à l’hôtel les conditions de vie et d’hygiène n’étaient pas compatibles avec le traitement préconisé par l’hôpital pour la maman atteinte d’une maladie dégénérative. C’est en raison de son état de santé qu’elle seule avait obtenu un titre de séjour, son mari ayant été débouté.

RESF est connu pour ses plaidoyers pour le respect des droits fondamentaux, pour les collectifs actifs autour des écoles mais guère sur les questions de logement…

Oui, c’est un débat et nous l’avons au sein de notre collectif RESF. La question du logement  c’est très lourd et compliqué. Mais pour qu’une famille avance dans ses démarches, pour trouver du travail il faut vraiment un logement et puis… c’est trop dur de voir ces familles dehors… Dans le cas de cette famille que nous suivons c’était fondamental : l’hôpital ne voulait pas commencer un traitement si les conditions d’hygiène n’étaient pas réunies.

Vous avez dû trouver un financement…

C’est pour cela que nous nous retrouvons dans le dispositif LASUR d’Un Toit Pour Tous qui, plus est, nous a aidé à candidater pour un financement participatif abondé par Les Petites Pierres (le contrat avec Les Petites Pierres c’est : pour X euros fournis par des donateurs, X euros sont rajoutés par la fondation, ce dans une fourchette de temps limitée. Si à la fin de la période définie la somme totale n’est pas atteinte la fondation n’apporte rien.). Nous avons monté un projet permettant de prendre en charge la location, les charges et les fluides pendant un an. L’appartement est déjà trouvé, la famille installée et nous espérons que le financement sera assuré…

Quelle est la suite pour la famille ?

Nous essayons de voir quel type de dossier préparer pour renouveler  le titre de séjour de Madame et obtenir un titre pour Monsieur. La maman avait eu un premier contrat d’insertion mais les conditions de travail étaient trop dures pour son état de santé. Le père, artisan dans la rénovation, trouvera du travail très facilement dès qu’il aura un titre de séjour.  L’administration a mis cette famille dans l’impasse en n’accordant pas à Monsieur un titre de séjour pour subvenir aux besoins de sa famille et soutenir son épouse malade.

Toutes ces démarches et cet accompagnement auprès des migrants demandent beaucoup de compétences. Comment RESF s’organise ?

Dans l’Isère nous nous appuyons sur les associations spécialisées, comme l’APARDAP (Association de parrainage républicain des demandeurs d’asile et de protection ), l’ADA (Aide aux demandeurs d’asile), la CIMADE (Comité inter-mouvements auprès des évacués), etc. Pour toutes les questions administratives certains bénévoles sont de véritables « agents de liaison » qui assurent la connaissance des compétences propres de ces associations et les liens à faire fonctionner.

Vous avez prévu un financement d’un an, les différentes démarches administratives prennent souvent bien plus de temps. Comment voyez-vous la suite ?

Dans le cas de cette famille, Madame a déjà un titre de séjour, ce qui n’est habituellement pas le cas pour les familles que nous accompagnons sur la question du logement. C’est un atout pour voir la situation se stabiliser plus rapidement. Et puis, dans notre collectif nous essayons de ne pas nous interdire d’agir par peur de la suite. Dès qu’un ou plusieurs bénévoles sont prêts à s’engager sur une action qui va dans l’intérêt des familles que nous accompagnons, nous l’encourageons.  » Pas de règles avant qu’un problème ne se pose, pas de règles à priori ». Les stratégies à adopter sont différentes pour chaque famille car chaque cas est unique dans sa réalité de vie. Pour les familles que nous accompagnons sur la question du logement, notre objectif est de les accompagner jusqu’à l’autonomie, mais nous avançons à tâtons sans savoir à l’avance combien de temps cela va prendre.

C’est une étape importante pour vous ce projet ?

Oui, car dans le cas présent c’est la première fois que nous faisons appel au financement participatif pour loger une famille qui est hébergée en hôtel par le 115, jusque là c’était pour des familles à la rue. Double innovation : intervention dans le champ du mal-logement et cofinancement citoyens-fondation. Il y a quelques années il y avait eu une expérience de partenariat avec la ville de Grenoble pour des familles, logées dans d’anciens logements d’instituteurs le temps d’être prises en charge par le 115. Mais cela s’était révélé très lourd à porter. Au bout de quelques mois des familles n’ayant aucune proposition du 115 se sont retrouvées “bloquées” dans ces appartements. Le CCAS a fini par prendre en charge l’ensemble.

Quel est le fondement de votre statut de collectif ?

C’est un statut qui nous laisse beaucoup de souplesse et de liberté, de « coller » à la réalité. Tel l’écoulement de l’eau sur le terrain, nous suivons toutes les lignes de faiblesse, les creux ; nous pouvons adapter notre action à chaque cas concret tout en alimentant le plaidoyer d’RESF sur toutes les failles, les non-sens, les scandales et les atteintes au droits fondamentaux. Du coup nous sommes amenés à créer des liens avec des associations spécialisées comme celles que nous avons déjà citées et comme Un Toit Pour Tous. Je dirai plutôt que c’est un non statut, qui permet d’avoir une gouvernance souple évoluant au fil du temps avec ceux qui composent le collectif.

 

La campagne de dons est toujours en cours, il est possible de participer à ce beau projet ! Plus d’informations ici.

 

L’article Logement d’une famille de réfugiés : histoire d’une convergence de compétences est apparu en premier sur Un Toit Pour Tous.


Publié le 14.06.2021 à 16:11

Point presse : s’informer pour agir en toute connaissance de cause. Le comité de rédaction du site web d’Un Toit Pour Tous sélectionne dans des quotidiens (surtout « Le Monde », « La Croix », « Le Dauphiné Libéré ») et dans des hebdomadaires et mensuels les articles couvrant les thèmes d’intervention de l’association.

> 31 mai 2021 La Croix

Fin de la trêve hivernale : comment éviter la multiplication des expulsions

Repoussée du fait de la crise sanitaire, la trêve hivernale prend fin ce lundi 31 mai. Le gouvernement a donné pour instruction aux préfets de prévoir un relogement ou un hébergement ou de ne pas mettre dehors les locataires mais d’indemniser le propriétaire. Mais les moyens seront-ils suffisants pour éviter toutes les expulsions ?

Mais « …se rabattre vers l’hébergement d’urgence, ne nous semble pas bonne, car les solutions d’hébergement ne sont jamais durables donc cela ne fait que retarder le problème » (Christophe Robert).

> 27 mai 2021 La Croix

Deux millions de personnes touchées par la « grande pauvreté »

Pour la première fois, l’Insee a établi des critères définissant la grande pauvreté. Deux millions de personnes en France entrent dans cette catégorie, cumulant de très faibles revenus et de nombreuses privations.

> 25 mai 2021 La Croix

Logement : vers la fin des remises à la rue des sans-domicile ?

Le ministère du logement a annoncé qu’il entendait pérenniser le nombre record de 200 000 places d’hébergement d’urgence « jusqu’à la fin du mois de mars 2022 ». Il compte ensuite redescendre à 190 000.

« On va maintenir les places jusqu’en mars 2022 mais l’objectif est de les transformer en places plus qualitatives avec plus d’accompagnement » affirme le gouvernement.

Mais face aux conséquences sociales du Covid 19, »le budget alloué à ce fonds d’indemnisation (des propriétaires) est tout à fait insuffisant » estime Christophe Robert.

>22 mai 2021 Le Monde

Sans-abri : un effort budgétaire de 700 millions d’euros pour garder ouvert l’hébergement « d’hiver »

Le gouvernement a annoncé la prolongation de dix mois de l’accès à 43 000 places hivernales, dans le contexte de la crise sanitaire et d’un accès aux logements HLM embouteillé.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/05/22/sans-abri-un-effort-budgetaire-de-700-millions-d-euros-pour-garder-ouvert-l-hebergement-d-hiver_6081126_3224.html

>21 mai 2021 Le Monde

Les places d’hébergement d’urgence créées pour les sans-abri pendant la crise sanitaire sont prolongées

Le ministère du logement a décidé, vendredi, de « pérenniser » les 43 000 places ouvertes depuis un an « jusqu’à la fin du mois de mars 2022 » au moins.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/05/21/les-places-d-hebergement-d-urgence-creees-pour-les-sans-abri-pendant-la-crise-sanitaire-sont-prolongees_6080961_3224.html

>20 mai 2021 Le Dauphiné Libéré

Grenoble. Le Habert : une souscription pour aider des mal-logés.

L’association Le Habert/Hébergement Saint Paul héberge et accompagne des personnes à la rue (150 personnes dans 41 logements). Deux des logements (mis à disposition par des particuliers) ont besoin de travaux. L’association fait appel à des donateurs pour les financer par l’intermédiaire du site www.les.petites pierres (rubrique Explorer les projets / Rénover deux logements pour des familles à la rue.). Les « Petites Pierres » doublent la somme recueillie.

>18 mai 2021 Le Dauphiné Libéré

Un milliard d’euros pour les logements durables …

… annoncé par le premier ministre dans le cadre du « fonds friche » créé dans le plan de relance et alors que les délivrances de permis de construire ne redécollent pas après la crise sanitaire

> 18 mai 2021 La Croix

Au Cese, Alerte confie son siège à ATD Quart Monde

Alors que le Conseil économique, social et environnemental (Cese) entame une nouvelle mandature, ATD Quart Monde restera représentée, le collectif d’associations Alerte ayant décidé de lui donner son siège.

>14 mai 2021 Les affiches du Dauphiné

Près d’un enfant sur cinq est touché par la pauvreté en Auvergne-Rhône-Alpes …

… particulièrement nombreux dans les métropoles. (21,6 % des enfants à Grenoble) en 2018 suivant l’INSEE. Plus d’un tiers des enfants vivant en famille mono parentale sont pauvres.

Le parc social tiendra-t-il le coup ?

« La véritable difficulté aujourd’hui c’est le retard accumulé sur les mises en chantier à cause de la faible disponibilité du foncier, de la crise sanitaire, de  la période électorale qui s’est éternisée en 2020 » (Absise). «  Pour parvenir à un résultat il faudra revoir la politique du logement de fond en comble : le coût des charges foncières et surtout l’impact des politiques de défiscalisation qui transforment l’en jeu du logement en support de produits financiers » (un élu à Voiron)

>14 mai 2021 Le Monde

Etat de santé, temps d’errance, accès aux soins… Une étude dévoile le profil des sans-abris

Des équipes du 115 ont interrogé 755 personnes dans 39 départements. Le temps d’errance s’allonge de plus de trois ans pour 54 % des SDF. Mais il y a aussi moins de femmes, d’enfants et de familles à la rue depuis l’année dernière.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/05/14/les-grands-exclus-oublies-de-la-lutte-pourtant-active-contre-le-sans-abrisme_6080171_3224.html

>12 mai 2021 Le Monde

Loi « 4D » : des mesures sur les quotas de logements sociaux

Dans le texte présenté en conseil des ministres mercredi, la ministre déléguée chargée du logement, Emmanuelle Wargon, propose de supprimer l’écheance de 2025 concernant la création de logements sociaux et de rendre l’obligation permanente.

https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/05/12/loi-4d-des-mesures-sur-les-quotas-de-logements-sociaux_6079995_823448.html

>12 mai 2021 Le Dauphiné Libéré

Auvergne-Rhône Alpes. 30% des ménages pauvres sont propriétaires de leur logement …

… pour 35% en logement social et 35% en location privée.

 

>11 mai 2021 Le Dauphiné Libéré

Grenoble. Fusion Actis-Grenoble Habitat : le collectif contre la privatisation saisit le tribunal…

…pour contester la validité de la délibération du CA de mars d’Actis lançant la démarche de travail pour le rapprochement avec Grenoble Habitat.

Il redoute que la société de coordination actant la fusion devienne une SEM qui reverse des dividendes soit de l’argent qui n’est pas utilisé pour l’investissement et l’entretien. Pour Actis 85% des financements du logement public viennent des locataires … « il faut trouver d’autres modes de financement ».

>08 mai 2021 Le Monde

« Une politique ambitieuse de prévention des expulsions locatives s’impose plus que jamais, et quoi qu’il en coûte »

Le logement est le grand oublié de la relance soulignent, dans une tribune au « Monde », quatre responsables associatifs, dont Katia Dubreuil, la présidente du Syndicat de la magistrature, et Bernard Lacharme, président de l’association Droit au logement opposable, rappelant que les expulsions ne doivent être qu’exceptionnelles.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/05/08/une-politique-ambitieuse-de-prevention-des-expulsions-locatives-s-impose-plus-que-jamais-et-quoi-qu-il-en-coute_6079602_3232.html

>7 mai 2021 Les affiches DE GRENOBLE ET DU DAUPHINE : Guide de l’immobilier 2021

Lois SRU : Bilan positif pour les bailleurs

Une hausse de la construction de logements sociaux notamment à destination des plus modestes, de moins en moins de communes en carence et un certain nombre de préjugés qui tombent : même si elle a ses limites la loi SRU semble avoir plutôt bien atteint ses objectifs 20 ans après sa mise en œuvre. Le gouvernement vient d’annoncer qu’il souhaite pérenniser la loi SRU au-delà de 2025.

Encadrement des loyers. Bientôt à Grenoble ?

28 communes de l’agglomération grenobloise situées en zone tendue pourraient bientôt voir leurs loyers encadrés afin de « lutter contre les abus ». Mais cette mesure n’est pas vraiment du goût de certains professionnels de l’immobilier, des bailleurs et des propriétaires.

> 6 mai 2021 La Croix

Logement : la Fondation Abbé-Pierre appelle à prolonger la trêve

En 2020, la trêve hivernale avait été prolongée, limitant grandement le nombre d’expulsions.

> 4 mai 2021 La Croix

Comment la crise sanitaire a changé la pauvreté 

Dans un rapport, le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale analyse l’évolution de la pauvreté depuis le début de la crise sanitaire.

« La crise a provoqué un triple mécanisme, écrit le CNLE. D’abord, elle entrave les sorties de la pauvreté. Ensuite, elle précipite dans la pauvreté des personnes qui en étaient proches. Enfin, elle entraîne des arrivées inattendues dans les associations qui luttent contre la pauvreté. »

>4 mai 2021 AFP

Une aide de l’État au repérage des logements vacants

Le ministère de la Transition écologique précise vouloir fournir un « accompagnement méthodologique » aux acteurs locaux, notamment à travers la mise à disposition de données fiscales et foncières «sur les logements vacants et leurs propriétaires ».

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Publié le 08.06.2021 à 15:12

La délégation Auvergne Rhône-Alpes de la Fondation Abbé Pierre s’est intéressée au développement des initiatives citoyennes pour l’accueil des migrants dans sa Région et a produit un Eclairage vidéo sur l’hébergement citoyen. Pour le département de l’Isère elle s’est appuyée sur une analyse statistique réalisée par l’Observatoire de l’Hébergement et du Logement d’Un Toit Pour Tous (OHL) portant sur les activités des collectifs/associations enquêtés et sur les ménages accueillis.

Que ressort-il en particulier de l’enquête effectuée par l’OHL sur les ménages accueillis en Isère en 2020?

338 ménages accueillis en 2020 par 33 collectifs citoyens et associations

L’OHL a identifié 51 collectifs et associations (1) et parmi eux, 33 ont accepté de répondre à cette enquête. En 2020, ils ont accueilli 338 ménages, soit 625 personnes (218 mineurs dont 49 isolés) (2) dont plus de la moitié en hébergement autonome (3).  L’OHL note que ces hébergements autonomes sont des initiatives intéressantes qui peuvent conduire à la mise en place de baux glissants (4) lorsque la situation économique et administrative des ménages le permet. Un peu plus d’un tiers des hébergements ont eu lieu au sein de familles.

Des réponses partielles concernant les caractéristiques des ménages accueillis

Le volet de l’enquête portant sur la situation familiale et administrative, l’activité, les ressources, l’origine résidentielle des hébergés et leur ancienneté en France a été plus difficilement rempli par les collectifs, notamment par ceux qui accueillent un grand nombre de ménages au cours d’une année. Le nombre de réponse varie donc d’une question à l’autre (entre 251 réponses et 137 réponses pour un total de 338 ménages accueillis).

Beaucoup de personnes isolées…

Sur 251 réponses au questionnaire : 2/3 sont des personnes isolées et près d’1/4 sont des couples avec enfants.

… souvent en cours de démarches administratives

Sur 201 réponses : 65% des ménages sont en cours de démarches pour obtenir un droit de séjour, 16% ont un titre de séjour et 9% sont des sans papier et sans démarche en cours.

… mais sans ressource économique ni droit au travail

Sur 187 réponses on observe

– qu’une moitié des ménages est sans activité, 22% avec une activité (déclarée ou non) et 28% en formation. Cela s’explique par la forte proportion de ménages en cours de démarches qui n’ont pas encore le droit de travailler.

– qu’un tiers des ménages est sans ressource, 25% touchent l’Allocation pour demandeurs d’asile, 18% bénéficient du soutien financier du collectif et 23% vivent de leur activité,

 

Face à ces difficultés administratives et économiques, les ménages ont des besoins en hébergement qui s’inscrivent sur plusieurs années…

Sur 190 réponses :

56% des ménages sont accueillis depuis plus d’un an 40% des ménages sont accueillis depuis plus de 2 ans.

… très souvent après un passage à la rue

Sur 164 réponses, 71% des ménages étaient à la rue, en alternant parfois avec des nuits chez des tiers, avant de pouvoir être accueillis par un collectif. Les autres étaient dans des squats, dans d’autres collectifs, ou sortant d’un hébergement institutionnel.

A noter que 70 ménages (sur 137 réponses) étaient en France depuis plus de 3 ans.

 

1 : dont l’association St. Martin qui comprend 13 comités locaux et l’Apardap (Association de parrainage républicain des demandeurs d’asile et de protection) qui héberge en lien avec, entre autres, plusieurs collectifs informels.

2 : ces nombres peuvent comprendre des doubles comptes. Si une attention a été portée à la situation résidentielle antérieure des ménages afin d’identifier ceux qui auraient été accueillis par plusieurs collectifs au cours de la même année, cette information n’était pas toujours disponible.

3 : logement autonome : le ménage n’est pas accueilli dans une famille mais hébergé dans un logement indépendant dont le collectif prend en charge le loyer (sauf mise à disposition gratuite) et les autres frais. Un Toit Pour Tous, avec son dispositif LASUR, apporte son soutien à un certain nombre de collectifs dans ce domaine du logement.

En savoir plus : https://www.untoitpourtous.org/lasur-un-dispositif-pour-les-collectifs-qui-accueillent-des-migrants/

4 : un glissement de bail est le processus par lequel un ménage sous-locataire devient locataire en titre du logement qu’il occupe.

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Publié le 03.06.2021 à 17:16

Un Toit Pour Tous assiste depuis de nombreuses années  des demandeurs de logement ou d’hébergement dans leurs démarches de recours dans le cadre de l’application de la loi DALO/ DAHO, au cours de permanences tenues par des bénévoles chaque lundi (1). Une délocalisation de cette permanence dans des locaux où sont régulièrement reçus des sans abri a été organisée à deux reprises avec l’Equipe Juridique Mobile de Grenoble (EJM) : à la  Maison des Habitants du Vieux-Temple et Point d’eau (2).

Le groupe de bénévoles DALO/DAHO d’Un Toit Pour Tous est prêt à renouveler de telles opérations de permanences délocalisées, en plus de celle habituelle du lundi après-midi. Les associations grenobloises intéressées peuvent prendre contact avec le service animation d’Un Toit Pour Tous : contact@untoitpourtous.org.

Les 22 et 29 avril de 9 h à midi, quatre bénévoles du groupe DALO/DAHO d’Un Toit Pour Tous ont tenu leur permanence à Point d’eau, en lien avec l’Equipe Juridique Mobile de Grenoble (EJM)

Point d’eau a mis a disposition un local avec deux postes d’accueil pour recevoir les sans-abris demandeurs d’un hébergement ainsi qu’un support technique pour les photocopies.

L’EJM avait préparé à l’avance les contacts et, au cours d’échanges informels avec les personnes venues à l’accueil de jour, a sélectionné les personnes relevant du droit à l’hébergement opposable.

Les quatre bénévoles ont reçu vingt candidats, rempli avec eux un recours DAHO et préparé les envois assurés par l’EJM.

Ils ont constaté que plusieurs des candidats  DAHO reçus avaient une demande d’asile en cours et n’avaient pas eu de proposition d’hébergement :

«  L’Etat ne tient pas ses engagements et participe à la multiplication des sans-abris »

1 : Actuellement ces permanences ont lieu dans les locaux d’Un Toit Pour Tous, sur rendez-vous, le lundi après-midi. Elles reprendront dans leur lieu habituel, la Maison des Associations de Grenoble quand les conditions de sa réouverture seront réunies. Pour toute information contact@untoitpourtous.org ou 04 76 09 26 56

2 : Point d’eau est un accueil de jour pour les personnes en situation de précarité sociale et / ou sans domicile fixe. Il fait partie de la Coordination des Accueils de Jour en Isère

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