Associations iséroises


Un Toit Pour Tous
UTPT se donne pour mission de favoriser l’accès et le maintien dans un logement décent des personnes à faibles ressources en lien avec les collectivités locales.

Publié le 25.10.2021 à 14:01

Point presse : s’informer pour agir en toute connaissance de cause. Le comité de rédaction du site web d’Un Toit Pour Tous sélectionne dans des quotidiens (surtout « Le Monde », « La Croix », « Le Dauphiné Libéré ») et dans des hebdomadaires et mensuels les articles couvrant les thèmes d’intervention de l’association.

>22 octobre 2021  Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné

Un logement très social à Crolles …

…inauguré en présence de P Lorimier maire de Crolles qui reste propriétaire et de P Coste président de la coopérative  Un Toit Pour Tous Développement (UTPTD) titulaire d’un bail à réhabilitation.

Ce grand logement, une maison réhabilitée par UTPT D, participe ainsi à l’insertion par l’habitat de personnes et familles défavorisées objectif d’Un Toit Pour Tous

 >22 octobre 2021 Le Dauphiné Libéré

Crolles. Le logement social réhabilité par Un toit pour tous a été inauguré

La maison du Raffour réhabilité pour devenir un logement social pourra accueillir une grande   famille en novembre pour un loyer de 579,42 soit 4,98 euros du m2. La Ville est prioritaire pour le choix des personnes lors de l’attribution. Un Toit Pour Tous a investi pour les travaux 130 000 euros en provenances de subventions, prêts et dons

>15 octobre 2021 Le Dauphiné Libéré

Grenoble. Ce camp de misère qui s’installe en pleine ville… dans le parc de l’Alliance pour une cinquantaine de personne. Selon C.D. conseillère municipale à la grande précarité « La Ville travaille avec la l’Etat pour trouver des solutions » « Seize personnes sont déjà sorties du camp ». Il y a beaucoup d’enfants et le président du département a été alerté au titre de sa compétence obligatoire de protection de l’enfance

>14 octobre 2021 Synthèse de presse de l’USH n°571

Loi SRU : des craintes de Thierry Repentin (président de l’ANAH)

Le Gouvernement promet que la future loi 3D va pérenniser la loi SRU, mais les ajustements votés au Sénat en juillet linquiètent, notamment sur la définition du logement social….  « Admettre que le logement intermédiaire est du logement social, c’est un danger » … Des maires préfèrent voir les familles éligibles à un logement social vivre ailleurs « au prétexte qu’elles n’auraient pas le pouvoir d’achat conforme à la sociologie de la commune » : « c’est insupportable » … « chacun doit pouvoir se loger là où il le souhaite »,

>14 octobre 2021 Le Dauphiné Libéré

Fontaine . Solidarité pour une famille menacée d’expulsion

Une mère angolaise et ses 3 enfants scolarisés à l’école du Pont du Drac.et au collège. ; une intégration réussie ; une demande d’asile rejetée ; une expulsion sans solution de relogement. Un collectif de parents se mobilise, l’obligation de quitter le territoire est annulée. Les initiatives d’aide s’organisent.

13 octobre 2021 Le Dauphiné Libéré

Grenoble. Ils veulent « de meilleures conditions de logement » …

…la cinquantaine de personnes rassemblées devant la préfecture de l’Isère à l’appel de l’association droit au logement le 12 octobre.

10 octobre 2021 Le Dauphiné Libéré

Saint Martin d’Hères. Le logement, essentiel pour une meilleure santé mentale

L’importance du logement : typologie, salubrité, accompagnement…a été soulignée dans le cadre des Semaines d’information sur la santé mentale. Les effets bénéfiques du  dispositif d’Etat innovant « Un chez soi d’abord «  en direction de personnes à la rue ( bipolaires et schizophrène essentiellement) ont été présentés.

 >7 octobre 2021 Synthèse de presse de l’USH _n°570

Les Hlm dans le débat public

 Un chercheur du Centre de recherche sur l’habitat signale un appauvrissement du débat public sur la question du logement… Selon un député seul une dizaine  de parlementaire (sur 577) serait capable  de comprendre le sujet et à pouvoir relier le problème du logement non pas à des éléments techniques… à le politiser dans le bon sens du terme, en faisant entrer la vie de nos citoyens de manière concrète dans le débat

> 5 octobre 2021 Le Dauphiné Libéré

Logement : le cri d’alarme des bailleurs sociaux

Le nombre de construction de logements reste faible alors que la demande ne cesse d’augmenter. En 2021 1500 logements seront produits en Isèreloin de l’objectif affiché de 2ààà dont 1100 dans la Métropole grenobloise.30 000 ménages sont en attente d’un logement social en Isère

>22 septembre 2021 Le Dauphiné Libéré

HLM : L’étage oublié de la relance

La France ne construit pas assez de logements sociaux malgré une promesse d’Emanuel Macron en 2017./ Loi SRU : trop de communes en dessous des quotas / Il faut encourager les maires bâtisseurs / Ces millions de Français qui attendent.

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Publié le 20.10.2021 à 16:07

On construit moins de logements. Cela aggrave les difficultés des plus démunis pour se loger dignement. Une actualité qui fait réagir Un Toit Pour Tous dont l’activité dépasse largement la fonction immobilière stricto-sensu.

 On peut discuter de tout sauf des chiffres !

En France la construction de logements collectifs a chuté de 14% depuis 2018 et de 36% pour les seuls logements sociaux. !

L’opinion alertée par la presse … 

…dans de multiples articles aux titres évocateurs :

 « Construire des logements pour éviter une crise majeure de l’offre » (Le Monde 24 septembre),  « La France souffre d’une pénurie de logements sociaux » (Le Monde 11 septembre),  « HLM : l’étage oublié de la relance – Ces millions de français qui attendent- il faut encourager les maires bâtisseurs – loi SRU :trop de communes en dessous des quotas » (Le Dauphiné Libéré 28 septembre) « Des mesures pour relancer la construction de HLM.  Jean Castex devait annoncer mardi au congrès HLM annuel quatre dispositions plutôt modestes pour encourager les bailleurs à construire »( (Le Monde 29 septembre), « Logement social : de plus en plus de demandes refusées. La liste des candidats à un HLM a bondi de 20% depuis 2013 » (Le Monde1er octobre) « Logement : le cri d’alarme des bailleurs sociaux » (Le Dauphiné Libéré 5 octobre 2021) « Les bailleurs sociaux tirent le signal d’alarme » (Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné 8 octobre) …etc

 

Des millions de Français qui attendent

Réunis en congrès, les organismes HLM constatent que la liste des candidats venant frapper à leur porte s’allonge en dépassant 2,15 millions (30 000 en Isère) soit 20% de plus qu’en 2013.

Seulement 412 000 ménages ont bénéficié d’une attribution en 2020 alors qu’ils étaient 500 000 entre 2015 et 2017.

Entre 2013 et 2020, en 7 ans, la demande a progressé 5 fois plus vite que le nombre de ménages et 2 fois plus vite que le nombre de logements sociaux.

En Isère on aura construit 1500 logements sociaux en 2021 alors que les besoins sont estimés à plus de 2000.

 

Qui sont-t-ils ces demandeurs de logements ?

Le profil des candidats et leurs raisons d’entrer dans l’un des 5,6 millions d’HLM ont été analysés par les bailleurs sociaux : 40% d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté. Sur ce nombre plus de la moitié travaillent (42 % en emploi stable, 13% en emploi précaire). De nouvelles catégories affluent : étudiants, travailleurs pauvres, sans logement.

L’idée selon laquelle les HLM ne seraient habités que par des minima sociaux est battue en brèche !

En fait, pour reprendre une formule de la présidente de l’Union Sociale pour l’Habitat « le logement social a pour vocation de loger la France telle qu’elle est » et pas seulement d’accueillir les plus pauvres orientation que veut privilégier  la Cours des Comptes, mettant ainsi en péril la mixité sociale, objectif auquel le logement social doit aussi répondre.

 

Il faut construire plus … massivement.

C’est la recommandation de François Rebsamen dans le rapport « Lever les freins à la construction » commandé par le Gouvernement et qui détaille des mesures susceptibles de relancer la construction.

Les besoins à satisfaire pour faire face à la démographie nécessitent la construction annuelle de 210 000 à 325 000 logements. Si on ajoute les 2 millions de logements pour éradiquer le sans – abrisme, le rythme de construction à atteindre d’ici 2030 est de 400 000  à  500 000 par an.

Le gouvernement a repris 4 dispositions du rapport pour lever les freins mais n’en propose qu’une version minimaliste. Citons, par exemple, la mesure envisagée pour atténuer la perte de recette des communes suite à l’exonération de taxe foncière des logements sociaux (1) : on parle de 70 millions pour une perte évaluée à 468 millions ! Comme mesure à inciter les maires à signer des permis de construire il y a mieux !!!

 

 Produire avec du sens

Partant des chiffres de production publiés pour le territoire de la Métro, Un Toit Pour Tous dénonçait début avril, l’insuffisance de la construction face aux besoins exprimé dans le Pan Local de l’Habitat (PLH) voté en 2020.

C’est un des éléments de la politique de plaidoyer vers l’opinion et les pouvoirs publics que mène l’association à longueur d’année en faveur d’une politique du logement qui ne laisse personne à la rue.

Par ailleurs, son propre investissement dans la location adaptée aux publics en difficulté participe à la résorption du déficit en logements sociaux et très sociaux dans le département.

Le parc géré, constitué de logements confiés en mandat de gestion locative ou acquis pour être loués après rénovation, est en constante progression pour atteindre aujourd’hui 700 logements qui accueillent des ménages à très faibles ressources comptant 2 000 personnes dont 1 000 enfants.

Cette action immobilière, d’ampleur modeste, se veut néanmoins exemplaire et porteuse de sens :

 elle produit des logements de qualité, accessibles aux faibles revenus et adaptés à l’insertion sociale des locataires ;  l’implantation des appartements fait, de plus, l’objet d’une attention soutenue en ce qui. concerne leur contribution au « vivre ensemble » des quartiers

 

(1) : sur 25 ans

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Publié le 20.10.2021 à 15:51

Ce volet du bénévolat au sein de l’association contribue à consolider sa politique d’insertion des plus défavorisés dans les logements très sociaux qu’elle possède, en diffus, dans différentes copropriétés.

L’objectif initial du groupe a toujours été de représenter  au mieux, et le plus souvent possible, l’association dans les Assemblées Générales des copropriétés où elle détient un logement.

Cette présence, naturellement indispensable pour assurer le suivi de son patrimoine, permet de  rappeler ses orientations, de valoriser son image auprès de l’ensemble des occupants et des syndics et de contribuer à installer un climat de bienveillance à l’égard de ses locataires.

Jusqu’en 2020, le groupe, constitué d’une dizaine de membres actifs, assurait le suivi des convocations, sélectionnait celles auxquelles il était important de participer et organisait  la présence des bénévoles qui remettaient, en fin de réunion,  une Fiche  compte rendu d’AG.  Les deux dernières années, ce sont respectivement 38 et 47 AG qui ont été ainsi couvertes soir à peu près 10% du parc.

L’arrivée de la pandémie du Covid 19 a déstabilisé ce fonctionnement du fait des AG tenues par correspondance. Les salariées d’Un Toit Pour Tous ont dû prendre le relais à l’initiative de la responsable du Patrimoine.

 

Une mutation bienvenue

Ce qui aurait pu être un recul, a été en fait une véritable opportunité car quelques bénévoles se sont mobilisés dès janvier 2021, en étroite relation avec le service Patrimoine. Cela a permis de repenser collectivement  l’essentiel  de la mission du groupe, et d’améliorer les supports qui existaient déjà.

Des réunions hebdomadaires  ont permis d’échanger sur les multiples questions que posent les convocations aux AG et, par le biais des formulaires de vote par correspondance, la présence d’Un Toit Pour Tous a, pour la première fois, été assurée pour toutes les copropriétés de son parc de logements.

Au-delà de cette participation -importante-  au regard des syndics et des Conseils Syndicaux, la cohérence des réponses apportées par Un Toit Pour Tous aux questions soulevées dans les AG a été améliorée. Une fiche Principes de vote a été proposée. Elle donne un fil conducteur et permet de répondre selon une ligne « politique » qui réaffirme les exigences de l’association.

Enfin, le fond d’informations constitué et mis à disposition du service Patrimoine et du Pôle Logement permet d’avoir une vision complète du parc (situations financières délicates, prévision gros travaux, « ambiance » de la copropriété).

 

Les perspectives 2021-2022

Beaucoup reste à faire… et  les 3 bénévoles actuels ne suffiront pas à assumer l’ampleur de la tâche. Merci à ceux qui viendront nous rejoindre, convaincus de la nécessité des missions du  groupe pour notre association, et de l’importance du travail qui reste à accomplir !

A signaler que le groupe va pouvoir disposer de moyens qui vont faciliter sa capacité d’intervention : un ordinateur et une messagerie dans les locaux d’Un Toit Pour Tous, l’accès à la base des données internes sur les copropriétés et aux espaces clients des syndics. Il est prévu aussi de faciliter le contact avec les Conseillers syndicaux, relais d’information importants, particulièrement sur les questions d’intégration des locataires d’UTPT. Néanmoins, cela ne remplace pas complètement la possibilité de dialogue en direct avec les autres propriétaires.

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Publié le 16.09.2021 à 14:46

Annie Bachelier, dans le rapport d’activité 2020 d’Un Toit Pour Tous présenté en juin, vous tracez le tableau de tout ce qui a été mis en œuvre l’an dernier pour adapter l’activité de l’association à la nouvelle donne de la pandémie.

Vous évoquez aussi les changements intervenus en interne permettant à l’avenir d’adapter l’action de l’association aux opportunités de financements tout en gardant une cohérence interne au travail d’accompagnement social. Pouvez-vous nous en parler ?

Notre objectif est d’affirmer le cœur de métier du Pôle social : accompagner vers et dans le logement tout ménage. Chaque intervention étant nécessairement contrainte par le type de financement, donc le « dispositif », dans lequel le travailleur social intervient il s’agit d’articuler l’action au mieux avec des partenaires extérieurs et, bien sûr, en interne avec le Pôle Logement de Territoires.

Comment cela s’est-il traduit pour le Pôle Social ?

Actuellement il comprend neuf travailleuses sociales de formations initiales différentes (assistante de service social, conseillère en économie sociale et familiale, éducatrice spécialisée) permettant ainsi d’enrichir les pratiques en croisant les regards sur les situations.

Nous avons mis en place des réunions hebdomadaires pour travailler ensemble, co-construire, assimiler les conventions, les dispositifs, rencontrer des partenaires, sans oublier des séances régulières d’analyse de la pratique.

Une étape importante a été de quantifier les temps de travail d’accompagnement en fonction des conventions, de définir les modalités et les champs d’intervention et de créer des outils de veille, de gestion et d’analyse.

Maintenant chaque personnel peut ainsi intervenir sur plusieurs dispositifs et chaque dispositif peut réunir plusieurs intervenants, ce qui facilite la souplesse et la réactivité des accompagnements, limite l’isolement professionnel et permet de parfaire la compétence professionnelle.

Quelles sont les nouvelles missions engagées en 2021 qui permettent de tester cette nouvelle organisation ?

La mission Accompagner Vers et Dans le Logement (AVDL), pour le compte de la Métropole, a commencé en janvier. Cela représente 22 nouvelles mesures d’accompagnement à l’accès au logement pour des ménages orientés par le SIAO.

Une nouvelle convention avec Action Logement a été signée, finançant des mesures d’Accompagnement Social Lié au Logement (ASLL) pour des ménages en emploi. Soit ils sont orientés directement par Action Logement vers Territoires, soit ils sont logés à Territoires et c’est après l’évaluation d’un besoin par un travailleur social que le déclenchement d’une mesure d’accompagnement est demandée par Territoires, ce qui a été le cas pour deux ménages en 2020.

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Publié le 09.09.2021 à 11:33

Madame S a signé le bail de son appartement le 25 juin 2021 avec Territoires, l’agence immobilière à vocation sociale, et a emménagé le 10 juillet dernier dans un T1 à la Murette, au sein d’un petit immeuble.

Comment avez-vous connu l’association Un Toit Pour Tous ?

J’ai connu l’association par la mairie de Voiron qui m’avait fait auparavant trois propositions d’appartements mais dont aucune ne me convenait (l’un n’avait pas d’ascenseur alors qu’il se situait au 4e étage, un autre n’avait aucune place pour se garer…). Par la suite, la mairie de Voiron a envoyé mon dossier à Un Toit Pour Tous et j’ai eu très rapidement cette proposition d’appartement à La Murette.

Êtes-vous satisfaite de l’appartement ?

Oui, j’ai été très étonnée du loyer peu élevé vu la qualité de l’appartement. C’est propre, tout carrelé. Avant, j’habitais à Voiron dans un appartement ancien, plus petit et le loyer était plus élevé. Lors de la visite de l’appartement, on m’a dit que je pouvais réfléchir trois jours mais j’ai dit oui tout de suite ! Je m’y sens bien depuis.

Comment trouvez-vous la localisation ?

Je n’ai pas encore eu le temps de faire le tour du bourg mais il y a tout ce qu’il faut au niveau des commodités. Il y a aussi toujours de la place pour se garer, c’est très bien. De plus, l’appartement est proche de chez ma mère que j’aide régulièrement. C’est bien pratique.

Comment l’association vous a-t-elle accompagnée ?  

J’ai été très bien accompagnée à chaque étape, avec des visites à domicile que ce soit pour monter le dossier, pour la visite de l’appartement, pour l’état des lieux. Je n’ai jamais eu besoin de me déplacer.

Comment le groupe de bénévoles bricoleurs vous a t-il aidée ?

En une semaine ils sont intervenus deux fois dans mon appartement. Ils y ont passé du temps ! Ils m’ont aidé pour le montage de différents meubles : un bureau, deux portants, une étagère et meuble de salle de bain. Ils ont aussi fabriqué un petit meuble sur mesure pour installer correctement ma plaque à induction et une nouvelle étagère dans les WC. Je les remercie vraiment ! Sans eux, je ne sais vraiment pas comment j’aurais fait… Emménager seule, c’est difficile. Mes enfants sont loin. Je suis très contente de l’intervention des bénévoles.

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Publié le 09.09.2021 à 10:07

Arrivée en février 2000 à Un Toit Pour Tous, Michèle quitte cet été les effectifs de l’association pour une retraite bien méritée ! Elle revient en quelques mots sur son parcours…

 

Quel a été ton parcours professionnel avant ton arrivée à Un Toit Pour Tous ?

Après un BTS en gestion, j’ai travaillé dans une entreprise privée où je m’occupais de la partie RH/compta/finances. Par la suite, l’entreprise devait être transférée en région parisienne. J’ai refusé cette mobilité et j’ai cherché un nouvel emploi sur l’agglomération grenobloise. C’est à la suite d’un entretien avec un chargé de Pôle-Emploi qui était le frère d’une personne travaillant à la FAPIL que j’ai eu connaissance de l’annonce.

Comment s’est passée ta prise de poste ?

J’ai été recrutée par le directeur de l’époque, Jean-François Deral. Le siège et les locaux étaient au 21 rue Christophe Turc, la structure était beaucoup plus petite qu’actuellement et comptait environ 10 salariés. J’ai été embauchée notamment pour récupérer et structurer la comptabilité, la paye… qui étaient sous traitées à un cabinet comptable ; c’était également une période difficile pour Territoires [soumis à un redressement judiciaire], il a fallu se retrousser les manches !

Quels sont tes plus anciens collègues ?

Yannick est arrivé presque au même moment, avec comme mission principale l’achat de logements en bail emphytéotique. J’ai également embauchée Wafa en 2001 sur les missions de comptabilité à la fois sur UTPT et l’hôtel Social. Tout au long de ma carrière, j’ai connu 5 directeurs et 5 présidents différents.

Quels sont les événements forts dans ta carrière à UTPT ?

J’ai été aux premières loges pour voir la structure se développer, se structurer et gagner en professionnalisme. Pour moi, la célébration du 100e logement en bail emphytéotique (2004-2005) fût un événement fort ; cela illustre la montée en charge de l’association avec l’augmentation du nombre de salariés. Beaucoup d’autres événements sont marquants mais je retiendrais surtout : le développement du partenariat avec la Métro et les différentes étapes du déploiement de UTPT-Développement.

Quels ont été les périodes, moments difficiles ?

2018 a été sans conteste une année difficile avec de nombreux licenciements liés à la fermeture de l’hôtel social ainsi qu’une montée soudaine de l’activité avec le dispositif LAMI qui s’est accéléré.

Ton meilleur souvenir ?

Je n’ai pas un souvenir à évoquer en particulier. J’ai beaucoup apprécié le relationnel avec les gens, les salariés, les bénévoles, les directeurs. UTPT, c’est pour moi une maison commune qui, même dans la difficulté, a su maintenir un esprit collectif.

Malgré mon attirance pour le changement, je suis restée plus de 20 ans à UTPT. Jamais, je ne me suis ennuyée ! J’ai aimé m’adapter, composer avec plusieurs changements de directions. Mon poste m’a permis d’être au cœur de ces évolutions et d’accompagner les développements. J’ai eu l’impression de changer plusieurs fois de services tout en restant dans la même association !

 

Un mot pour qualifier ton travail ?

Quand je parle autour de moi, de mon métier et du public pour qui je le fais, avec mes amis, ma famille, je suis très fière. En dehors du sens, des valeurs et de l’utilité sociale des missions de l’association, je trouve que l’on a expérimenté beaucoup de choses, on essaye d’innover, d’aller de l’avant. Et ça fonctionne, UTPT est dans une bonne dynamique !

Qu’est-ce qui te plait le plus dans ton métier ?

Deux aspects m’intéressent particulièrement : la partie finance/contrôle de gestion et les RH. Faire « parler » les chiffres est d’autant plus stimulant qu’il y a aujourd’hui un vrai besoin pour mieux mesurer et valoriser l’activité dans le cadre du développement que connait actuellement UTPT. Néanmoins, si j’avais la possibilité de refaire des choix dans une 2e vie, je voudrais me perfectionner en RH.

Un regret peut être à communiquer ?

J’aurais aimé continuer à mener à bien les missions autour de la foncière. C’est un projet qui m’intéresse beaucoup.

Quels souhaits voudrais-tu adresser à UTPT pour la suite ?

Aujourd’hui, la dynamique est en bonne voie :

le projet autour de l’association des locataires dans le cadre de la foncière et la recherche d’investisseurs solidaires est vraiment intéressant. la captation de logement privés est une volonté forte pour UTPT depuis l’origine. Actuellement, l’augmentation du parc, dans le cadre du marché avec la Métro, semble tout à fait concrète et réalisable. les relations avec les partenaires, les politiques sont bonnes. UTPT est reconnu, a fait ses preuves, a développé des nouvelles expérimentations (comme le dispositif Lazur) et arrive à être force de propositions. On est dans le réel et ça fonctionne !

Je souhaite donc que cette dynamique à l’œuvre se poursuive !

Quelles sont tes envies, projets pour la retraite ?

Je vais continuer à m’investir dans des actions de bénévolat pour des projets déjà en cours au sein d’autres structures. Ce sont les bénévoles d’UTPT qui m’ont donné envie et montré ce chemin.

Je vais aussi profiter de ce temps pour voir mes amis, ma famille. À très court terme, j’ai prévu d’aller faire du voilier en septembre vers Majorque.

J’aimerais aussi consacrer du temps à (re)faire des meubles. Ne pas faire fonctionner uniquement la tête et utiliser mes mains pour travailler le bois.

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Publié le 23.08.2021 à 13:40

Le dispositif des Vignes a subi un incendie lundi 16 août 2021. Il a fait une victime : un résident âgé de 92 ans.

Pour rappel ce dispositif fonctionnant sur un concept « d’appartements regroupés à services partagés », a fait suite « aux domiciles collectifs » créés à Grenoble dans les années 1980.Véritable alternative à l’entrée en EHPAD, il fonctionne depuis 2001 à la grande satisfaction de toutes les personnes qui en ont bénéficié et de leurs proches.

Au printemps 2020 il a reçu le label « Habitat inclusif » par l’ARS Auvergne Rhône Alpes. C’est le premier habitat inclusif pour personnes âgées en Isère.

Cet évènement dramatique risque de mettre en péril le fonctionnement de ce dispositif innovant, d’éventuellement réactiver des critiques, et de façon certaine ne pas être viable financièrement pendant plusieurs mois. En effet ce sont les résidents (au nombre de 16) qui partagent le coût des auxiliaires de vie sociale qui assurent une présence 24h/24. L’absence de quatre personnes qui habitaient l’appartement détruit, ne pourra pas être supportée pas les autres résidents ou par l’association « Vivre aux Vignes ».

Aussi nous avons besoin de lettres de soutien afin que l’association puisse trouver grâce à vos témoignages de solidarité, des aides auprès des institutions et organismes pour passer ce cap difficile pendant les travaux.

Merci de les envoyer à l’adresse suivante : vivreauxvignes38@gmail.com

Le bureau du conseil d’administration

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Publié le 07.07.2021 à 10:04

Acteur incontournable depuis 25 ans de la solidarité à Grenoble, l’association Le Fournil a mené un long combat pour disposer des moyens lui permettant d’assurer dignement sa mission d’accueil de jour auprès des plus précaires de l’agglomération. La pugnacité a payé. C’est maintenant chose faite !

Il régnait un air de fête, sous les solides ramures des cerisiers, en cette fin de journée du 28 juin dans la cour du 17 quai de la Graille à Grenoble : Le Fournil inaugurait ses nouveaux locaux ! Une aventure vieille de 10 ans !

Et pas n’importe quels locaux ! Une ancienne école maternelle… quel beau symbole ! Des murs bruissant de rires d’enfants pour un nouvel avenir, des murs au fronton desquels furent inscrits, comme dans toutes les écoles de France, les trois mots Liberté Égalité Fraternité.

Brigitte Ménage, présidente sortante au terme de longues années d’activité, a rappelé le long combat pour maintenir Le Fournil contre vents et marées. Comment, installé rue Georges Sand à Grenoble il fut contraint de partir à la suite de la création de la ZAC Flaubert. Combien ce fut rude de trouver un local, des financements : un long parcours mené de front avec Joris, l’ancien directeur et cheville ouvrière essentielle auquel elle a exprimé sa profonde reconnaissance.

Pascal Caluori, nouveau président, a brossé le tableau des projets que ces nouveaux locaux permettent d’envisager : de l’accueil à l’accompagnement pour l’accès aux droits, de l’insertion dans le quartier à la mise à disposition des locaux… en un mot « être un maillon du remarquable réseau associatif grenoblois ».

Ont pris ensuite la parole tous les partenaires institutionnels impliqués dans cette nouvelle installation du Fournil : Christophe Ferrari, président de la Métro, Mme Gérin vice-présidente du conseil départemental, Eric Piolle, maire de Grenoble, Juliette Bérégi, secrétaire générale adjointe de la préfecture (accompagnée d’une représentante de la Direction départementale de la cohésion sociale). Tous ont tenu à souligner l’importance de ce lieu, d’un lieu qui vit. Chacun s’est exprimé au titre de son institution : ainsi Christophe Ferrari en a-t-il profité pour rappeler la participation de la Métro à la politique du logement d’abord aux cotés de l’État, et Eric Piolle pour évoquer,  comme  Juliette Bérégi, tout le symbole et l’intérêt de cette école maternelle mise à disposition.

Pierre Caluori n’a pas manqué de souligner qu’il y avait encore bien besoin de financements complémentaires en s’adressant directement à la représentante de l’État et en évoquant le plan de relance…

Le temps était lui aussi à la fête si bien qu’à l’issue des interventions, les organisateurs ont assemblé des tables dehors pour accueillir le magnifique buffet « maison », de qualité et bien alimenté ! Belle occasion de rencontres sous les cerisiers ! À noter la présence d’Emilie Chalas députée de la 3ème circonscription, d’Alain Denoyelle et Olivier Noblecourt anciens vice-présidents du CCAS de Grenoble. Un Toit Pour Tous était représenté par trois de ses bénévoles, membres du conseil d’administration du Fournil, Bernard Archer, Hervé Prévert et Jean-Pierre Félix ainsi que par Alain Nouvelot qui fut un membre si actif des deux associations.

 

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Publié le 01.07.2021 à 12:08

64 familles réfugiées (62 syriennes, 2 soudanaises), soit 326 personnes sont venues à la faveur d’un programme de réinstallation européen reprendre racines dans l’Isère.

Contraintes par la guerre, elles ont eu à découvrir un autre pays, une autre culture, une autre langue, elles ont appris à vivre ici, certains jeunes se sont mariés, des enfants sont nés sur notre sol, un jeune nous a quitté… c’est la vie qui se construit ici avec ses apprentissages, ses difficultés, ses joies et ses peines.

Nous, salariés, bénévoles, interprètes, partenaires qui les avons accompagnés, et, pour certains, les accompagnons encore, avons appris à connaître à leurs côtés une autre culture, avons tissé des liens, avons été enrichis, avons aussi souffert parfois, mais avons essayé de vivre l’hospitalité : secourir, accueillir, appartenir (« 3 verbes qui en forme l’esprit, le corps », selon le philosophe Guillaume Le Blanc, intervenu lors d’un événement).

 

Secourir  : « Le secours répond à un besoin humanitaire »

En participant à un programme de réinstallation de réfugiés piloté en France par les délégations interministérielles à l’accueil et à l’intégration des réfugiés, d’une part, à l’hébergement et à l’accès au logement d’autre part, LAMI (Logement d’attente pour migrants en Isère) a décliné la mission d’hospitalité que s’était donnée l’Europe envers les familles syriennes parties de leur pays en guerre et réfugiées au Liban et en Turquie.

C’est fin 2016 que commence l’aventure. Un petit groupe « planche » sur la question. Le programme est tracé : à la suite du « secourir » il s’agit d‘ »accueillir » puis de créer les conditions de leur intégration pour permettre aux familles réfugiées d’appartenir à une communauté.

Territoires AIVS® a les compétences pour trouver des logements, pour gérer et accompagner les familles et a fait appel aux bénévoles qui vont assurer pendant la durée de la mission d’accueil de chaque famille (1 an), et bien au-delà pour une grande majorité, cette mission d’intégration.

C’est fin 2016 qu’Un Toit Pour Tous publie sa feuille de route qui guidera l’action.

 

Accueillir  :  » l’accueil est plus politique… l’hospitalité, c’est une affaire de création de lieux, c’est une affaire d’institution. »

La recherche de logements et leur équipement est le tout premier souci : chaque logement trouvé permet l’arrivée d’une famille. Au cours des 3 ans de la durée du contrat 63 logements seront trouvés au sein du parc d’Un Toit Pour Tous – Développement, auprès des bailleurs sociaux, auprès de propriétaires privés.

Le pilotage du projet, l’acquisition du statut (réfugié ou bénéficiaire de la protection subsidiaire), l’acquisition des droits (Sécurité sociale, allocations familiales et…), la mise en route du parcours santé, écoles etc. sont assurés par les salariés de Territoires AIVS®. Il s’agit d’un accompagnement global pour favoriser l’autonomie de chaque famille qui a sa référente sociale et, en général, une personne bénévole d’un Toit Pour Tous en lien étroit. L’événement, organisé par Un Toit Pour Tous le 1er octobre 2019, a permis de prendre la mesure de cette mission de Territoires et le film qui l’accompagne est très révélateur de son ampleur.

Pour réaliser sa mission Un Toit Pour Tous a mis en place un véritable maillage de collaborations et conventions institutionnelles locales pour assurer un environnement complet et rassurant pour les familles : Caisse d’allocations familiales, Allocations familiales, Caisse primaire d’assurance maladie, Permanence d’accès aux soins de santé de l’hôpital, association AGECSA pour l’accès aux centres de santé, Le Caméléon pour le suivi psychologique des exilés, Médecins du monde, Solident, Centre départemental de santé, TAG (transports en commune de l’agglomération de Grenoble) pour l’accès à la tarification solidaire, Emmaüs-connect, Inspection académique, écoles, enseignants du réseau UPC2A (classes pour primo-arrivants), ALPES pour un premier apprentissage de français dès l’arrivée, les services et associations des villes d’installation, Grenoble Alpes métropole etc… et, bien sûr, la préfecture, l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides), l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration).

 

Appartenir  : « il nous faut imaginer une valeur au-delà de l’hospitalité et cette valeur… c’est celle de l’appartenance… appartenir à une société ».

La recherche de bénévoles, comme celle des logements précède l’arrivée des familles. Plus d’une centaine de bénévoles bénévoles sont venus d’horizons différents, touchés par le drame syrien et mobilisés par la communication d’Un Toit Pour Tous, mais aussi le bouche à oreille, les réseaux, France-Bénévolat. Ces bénévoles ont accompagné les familles dans la découverte de leur quartier, des transports en commun, des services et maisons de quartier, de l’école, puis au fur et à mesure se sont adapté à leurs demandes. Petit à petit se sont créés, en parallèle, des groupes spécialisés : tout d’abord pour la santé, point crucial, puis le français, le soutien scolaire, l’aide à l’aménagement, l’emploi. Des collectifs se sont constitués, assurant une intégration encore plus forte qui dure. Des liens se sont créés. Et, cerise sur le gâteau, certain.e.s syrien.e.s sont devenu.e.s « bénévoles-pairs » !

Ça n’a pas toujours été facile pour chaque bénévole de faire face à la différence de langue et de culture, de se situer à la bonne distance avec la famille, d’être parfois très/trop accaparé, d’avoir trop de difficultés. Il n’a pas toujours été facile de faire face à un afflux de bénévoles à accueillir, à orienter, à mettre en relation, à conseiller.

Mais… les rencontres avec les référentes sociales, des rencontres hebdomadaires et l’appui d’une spécialiste de la relation ont été à l’origine de co-formation. Les bénévoles ont pu déployer leur choix de l’hospitalité, libérés des parcours administratifs lourds et des recherches d’appartement. Et, in fine, c’est une formidable synergie qui s’est mise en place entre le pôle social et le pôle animation d’Un Toit pour Tous, entre les bénévoles et les référentes sociales, synergie au grand bénéfice des familles.

Des rencontres avec les familles, des spectacles grâce aux partenaires d’Un Toit Pour Tous ont été organisés. Des familles ont pu profiter de séjours en montagne grâce à des bénévoles et à un collectif d’habitants pour l’accueil en « vacances ».

Un événement a lieu le 1er octobre 2019 pour l’ensemble des familles, salariés, bénévoles et partenaires d’UTPT, avec la participation des représentants de l’Etat (Direction Interministérielle à l’Hébergement et à l’Accès au Logement)  et de la Métro.

Tout ceci a été malheureusement interrompu par le COVID-19 ce qui n’empêche pas les bénévoles de continuer leur action.

Et après…

L’accompagnement des dernières familles par les salariés d’Un Toit Pour Tous s’est terminé en mars 2021. Mais des bénévoles ont continué à entretenir des relations avec les familles, des liens d’amitié se sont créés.

Pour les familles, après le bouleversement et l’installation, c’est la vie qui se poursuit avec ses joies et ses peines, ses victoires, ses difficultés. Il s’est passé tant de choses !

Quelques mots de conclusion

À l’issue de ce programme LAMI , un peu plus long que prévu, à la suite des contretemps et difficultés de tous ordres inhérentes à ce transfert compliqué de familles depuis les camps de réfugiés du Moyen Orient jusqu’à chez nous, voici ce que nous pouvons retenir :

Oui nous avons su accueillir 62 familles syriennes et 2 familles africaines Oui nous avons déployé le maximum de conditions favorables pour que ces familles soient insérées et se sentent appartenir à leur nouvel environnement de vie Oui ce programme a nécessité, pour être mené à son terme, de l’énergie, de l’innovation et surtout de la solidarité. Il y en a eu chez les salariés, les bénévoles et beaucoup de contributeurs qui ne s’y attendaient pas au départ Notre association Un Toit Pour Tous est heureuse et fière de cette réalisation et des liens qui ont pu se nouer et qui, pour certains, perdurent Aujourd’hui, UTPT a clos ce chapitre. Les salariés se sont vus attribuer de nouvelles missions. Les familles se sont intégrées dans les dispositifs de droit commun et ne bénéficient plus de l’accompagnement spécifique dont elles pouvaient avoir besoin à leur arrivée en France.

 

Quelques regrets bien sûr : en premier lieu la déception de ne pas avoir été reconduits pour un second programme puisque les besoins demeurent immenses et que nous aurions pu mettre à profit toute l’expérience acquise.

Et puis aussi notre grande tristesse en constatant la situation catastrophique actuellement en Syrie, pays dévasté ; cette situation très douloureuse pour nos amis syriens que nous avons aidés à s’installer en France, mais qui rêvent, bien sûr, de revoir un jour leur pays et ceux qui y sont restés.

 

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Publié le 30.06.2021 à 09:44

L’association Un Toit Pour Tous a tenu le 3 juin 2021 son assemblée générale annuelle : une occasion de faire un point sur l’actualité des personnes en difficulté de logement en Isère et sur ce qui est entrepris pour éradiquer le déni du droit au logement pour tous que leur situation manifeste.

Quelques chiffres 2020 (extraits de « chiffres clés 2020 » du site untoitpourtous.org) à retenir pour se mobiliser … même pendant l’été !

 

300 000 hommes, femmes et enfants sont privés de domicile en France

leur nombre a doublé depuis 2012 (143 000) et triplé depuis 2002.

L’Isère a toute sa part dans ces chiffres :

plus de 2000 personnes de l’agglomération grenobloise recourent à un hébergement contraint chez un tiers

 

Contribution d’Un Toit Pour Tous à l’animation d’un réseau local du mal-logement : 163 adhérents (100 adhérents actifs, 4,25 équivalents temps plein). 6 groupes de bénévoles prennent part au fonctionnement de l’association. l’évènement partenarial « Loger les plus vulnérables en Isère » lors de 11 webinaires, plus de 300 personnes autour de la connaissance des besoins en logement, de la production et de l’attribution des logements sociaux, et de l’accompagnement social. 4 réunions publiques « 12/14 » pour partager et échanger autour des situations de mal-logement. la mise en lien des acteurs associatifs sur le territoire:  comité de suivi DALO,  coordination des accueils de jour, coordination des collectifs citoyens pour l’accueil des ménages privés de domicile. étude « Hébergement chez les tiers » pour la Métro, et publication de 6 cahiers thématiques de l’Observatoire de l’hébergement et du logement.

 

La production de logements abordables la production de logements très sociaux :

443 propriétés d’UTPT-Développement au 31 12 2020 dont

à loyer médian 5,6 euros/m2. nouveaux logements acquis en 2020.

14 réhabilitations livrées en 2020.

la mobilisation du parc privé à des fins sociales

239 logements au 31 12 2020 confiés en mandat de gestion par des propriétaires privés.

 

La gestion et l’accompagnement 683 logements gérés (ou loués) à fin 2020 dont 411 logements PLAI d’UTPT Développement et 246 de propriétaires privés. 743 ménages logés soit 1956 personnes dont 972 585 logements en gestion locative adaptée (96% à moins de 8 euros/m2) pour 595 ménages accompagnés (d’âge moyen et très modeste : 48% vivent des minimas sociaux). plusieurs dispositifs spécifiques de gestion locative avec accompagnement : mesures d’intermédiation locative (IML) pour 45 ménages, logements d’attente des migrants en Isère (LAMI) pour 52 familles syriennes et soudanaises accompagnés pour trouver un logement, logements d’attente en réponse à des situations d’urgence (LASUR et MALU) pour 30 ménages, accompagnement vers et dans le logement (AVDL, LSA) pour 46 ménages dont 76% en situation très précaire.

 

Soutenue en 2020 l’activité de l’association se poursuit maintenant dans un cadre renouvelé du projet associatif pour les 5 années à venir adopté à l’Assemblée générale du 3 juin 2021.

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