Associations iséroises


Terre de Liens

Publié le 08.07.2021 à 00:00

Située dans les Monts du Lyonnais, à 30 km à l'ouest de Lyon, la ferme du Petit Arbre à Savigny se compose de 26 ha de terres, d'une retenue collinaire et d'un bâtiment agricole. C'est la première acquisition instruite par le groupe local des Pays de L'Arbresle créé il y a 3 ans.

Le projet de Jean-René Bourrat, le fermier, consiste à démarrer une activité de maraîchage sur un territoire centré sur l'élevage bovin et la production de vin et de cerises. C'est en plein accord avec l'orientation du groupe local par ailleurs séduit par la personnalité du porteur de projet. Trois bénévoles se sont mobilisés pour réaliser l'instruction du projet. Il est maintenant temps de collecter de l'épargne citoyenne pour financer l'acquisition de la ferme.

La mise en vente
Les parents des vendeuses (une indivision de 3 sœurs) ont exploité cette propriété jusqu'en 1987. Ils ont ensuite vendu l'habitation et les bâtiments agricoles attenant au père de Jean-René et lui ont loué les terrains et un dernier bâtiment isolé.

En 2019, le père de Jean-René vend la maison à une apicultrice mais continue d'exploiter. En 2020, les sœurs prennent la décision de vendre les terres et le bâtiment et font une promesse de cession à la SAFER.

Après avoir travaillé plusieurs années chez un pépiniériste horticulteur, Jean-René reprend des études pour obtenir le Brevet Professionnel de Responsable d'Exploitation Agricole et un certificat spécialisé en maraîchage biologique. Lorsqu'il apprend que la propriété exploitée par son père est en vente, il se tourne vers Terre de Liens, qu'il connaît déjà et dont il partage les valeurs, pour en proposer l'acquisition.
C'est là que commence la tâche conséquente de l'instruction pour les bénévoles de Terre de Liens Rhône-Alpes.

L'appui du groupe local
En juin 2020 a lieu la première rencontre entre Jean-René et les 3 bénévoles instructeurs du groupe local Terre de Liens des Pays de l'Arbresle. D'un naturel réservé, ce dernier a rapidement fait l'adhésion des instructeurs. Il est efficace, a trouvé un associé potentiel et est inséré dans un réseau d'entraide au niveau local ; de plus, son projet entre pleinement dans les réflexions du groupe local :

  • Le projet économique est basé sur le maraîchage quasi-absent sur le territoire (celui-ci ne produit que 20% des légumes qu'il consomme sans parler de la proximité de la métropole lyonnaise),
  • Ce maraîchage est inséré dans un ensemble de polyculture cohérent intégrant des terres de grandes cultures (céréales, engrais vert…) et des zones de pâture. Une retenue collinaire permet l'irrigation de la zone dédiée au maraîchage.

En août, Terre de Liens candidate auprès de la SAFER, avec le projet agricole de Jean-René, et est retenu par le comité technique. La SAFER et les propriétaires aimeraient que la vente ait lieu avant fin 2020. C'est le début d'une course contre la montre pour les instructeurs (bien accompagnés par Aude, salariée de l'association territoriale Terre de Liens Rhône-Alpes), et Jean-René afin de finaliser le processus d'instruction en 4 mois.

Première étape : établir un bon contact avec les propriétaires et l'apicultrice voisine. Après quelques échanges avec la sœur représentant l'indivision, celle-ci a trouvé très bien le projet de Terre de Liens et a noué une relation de sympathie avec Jean-René. Quant à l'apicultrice, une parcelle de 6000 m2 lui a été laissée pour lui permettre d'installer des ruches.

L'instruction en interne
Un incontournable des instructions à Terre de Liens : analyser l'état du bâtiment. Une première expertise par une relation d'un des instructeurs a conclu au bon état des murs et de la charpente. Une visite d'un salarié de la Foncière Terre de Liens et d'un membre de la commission de suivi des projets a conforté cette conclusion. Ouf, une bonne chose de faite !

Au tour du porteur de projet de fournir des éléments économiques satisfaisants. Heureusement, il prépare sa demande de DJA (dotation jeune agriculteur) avec la chambre d'agriculture et peut les fournir (juste) à temps.

Fin décembre a lieu la visite du pôle ferme de la Foncière Terre de Liens. Un point de vigilance surgit : la retenue collinaire n'est pas aux normes. Grâce aux bonnes relations avec le chargé de mission agriculture de la communauté de communes, les instructeurs ont eu accès à une étude qui leur a permis de donner un avis étayé au comité d'engagement : les travaux pour la mise aux normes sont modestes et l'évaluation du prix de la retenue par la SAFER est en conformité avec son état.
Une expertise, réalisée début février par un cabinet spécialisé, a confirmé cela.

Prêt pour l'achat : la collecte commence !
Voilà, tout est nickel pour un achat par la Foncière Terre de Liens, qui est validé par le comité d'engagement de janvier 2021, le groupe local des Pays de l'Arbresle est ravi.

Il ne reste plus qu'à trouver les souscripteurs pour financer l'acquisition.

Epargner solidaire

>> Visiter la page web de la ferme


Publié le 08.07.2021 à 00:00

Les fermes Terre de Liens en Rhône-Alpes sont-elles “transmissibles” et/ou "reprenables" ? Quelles sont les réalités foncières derrière une “ferme Terre de Liens” ? Quelle proportion représente le foncier Terre de Liens sur le total de la ferme ?

PNG - 304.8 ko
Victor Lapel

Victor Lapel a terminé son stage de 8 mois à mi-temps à Terre de Liens Rhône-Alpes sur ce sujet. Porté par une approche de terrain, il est allé à vélo à la rencontre les fermier⋅es de 11 des 26 fermes rhônalpines.

Ce travail dresse un état des lieux de la situation foncière des fermes et propose une analyse par type de ferme en fonction de la place de Terre de Liens dans son système foncier, étayant la notion de sécurisation foncière pour Terre de Liens.

Pour Terre de Liens Rhône-Alpes, une bonne sécurisation foncière est une ferme avec des surfaces majoritairement Terre de Liens. Celle-ci est améliorée si Terre de Liens possède aussi les bâtiments agricoles voire la maison d'habitation selon le territoire où elle s'insère.

Rencontre des fermiers à vélo

En effet, une surface Terre de Liens isolée dans une ferme trouvera très certainement toujours un preneur, mais ne sécurise pas la notion de “fermes Terre de Liens ” car ce type d'acquisition ne renvoie qu'à une partie de la mission de Terre de Liens (acheter des terres agricoles) mais pas à la mission d'installer des fermier·es dans un esprit d'agriculture paysanne.

Ce sujet de transmissibilité renvoie directement la question de : Que voulons-nous transmettre ? et par voie de conséquence, Que voulons-nous acquérir et défendre à travers ces terres ?

Ainsi, les conclusions apportées par Victor nous montrent que sur les 26 fermes Terre de Liens, seulement cinq sont en propriété complète de Terre de Liens (totalité de la surface utilisée par les fermiers, bâtiments agricoles et habitation) et trois fermes sont en propriété de Terre de Liens sur la totalité du foncier utilisé et les bâtiments agricoles. Ces huit fermes sont donc identifiées comme “sécurisées” avec une unité agricole transmissible, c'est-à-dire une unité Terre de Liens qui permet la viabilité économique de l'activité agricole.

Sept autres fermes sont considérées comme sécurisées même si Terre de Liens ne possède pas l'ensemble du foncier car il est possible de développer une activité viable sur les terres détenues par Terre de Liens ou bien car les baux complémentaires sont entre les mains de personnes avec lesquels les fermier·es ou Terre de Liens entretiennent une bonne relation.

Cinq fermes ont été identifiées comme à sécuriser en priorité car Terre de Liens possède une faible part du foncier sur laquelle il n'est pas envisageable de maintenir une activité agricole viable.

Ainsi, ce travail questionne les stratégies d'acquisition de Terre de Liens en Rhône-Alpes pour le futur, et soulève l'importance d'établir un projet politique à ce sujet. Il montre par ailleurs le travail de veille foncière à venir pour assurer la transmissibilité des fermes déjà acquises.


Publié le 10.06.2021 à 00:00

Dans l'optique de l'arrêt de l'activité de la fermière en place, Terre de Liens cherche un·e repreneur·euse pour la ferme de la Fournachère, propriété de Terre de Liens. Mise à disposition de 49ha avec bâtis agricoles et habitation pour un projet d'agriculture biologique. Projet d'élevage souhaité, projets complémentaires possibles.

JPEG - 6.8 Mo
Ferme de la Fournachère

Composition du bien : 49,70 ha regroupés, 2 bergeries (580m2 et 650m2), bâtiment de stockage (625m2), habitation (135m2).
+ Surface en location auprès de 5 autres propriétaires : 16 ha 13 a
Propriété : Foncière Terre de Liens.
Bail : Bail Rural Environnemental de 9 ans.
Occupation : le bien est occupé par Christelle Bonnefoux, éleveuse ovin avec un projet de transmission courant 2022.
Production agricole actuelle : 350 brebis viande en agriculture biologique.
Commercialisation actuelle : vente directe (50%) et vente en gros à la coopérative SICAREV (50%).
Potentiel agricole : Élevage de petits ruminants avec transformation, maraîchage, petits fruits, activité d'accueil.
Irrigation : deux retenues collinaires (4700m3 et 12 400m3) à remettre en état.
Raccordement : Une source privée alimente la ferme. L'habitation est raccordée au réseau.
Zonage urbanistique : zones A pour la partie bâtie et zone Ap pour les terrains.

Échéance des candidatures : 30 septembre 2021
Entrée sur les terres : début 2022

Si vous êtes intéressé·e, merci de vous manifester dès à présent par mail aux adresses suivantes : a.crequy@terredeliens.org et addear69.eta@gmail.com.
Suite à quoi, nous vous enverrons le dossier de candidature et les dates des visites du site vous seront communiquées. Nous vous demanderons de vous inscrire à l'une d'entre elles (la participation à une visite étant fortement conseillée pour candidater). Nous vous orienterons également vers les partenaires compétents en fonction de votre projet, afin que vous soyez accompagné·e sur votre projet et dans l'élaboration de votre dossier.

+ d'info sur la ferme


Publié le 03.06.2021 à 10:02

La ferme Le Petit Arbre est située à 30 km à l'ouest de Lyon, au pied des monts du Lyonnais, dans la vallée de la Brévenne, dans une zone à forte pression foncière.

Le père de Jean-René Bourrat la louait et y élevait des vaches et des chèvres. Au fil des années, il a converti les terres en bio. En 2020, Jean-René reprend la ferme mais en s'installant en maraîchage bio, ce qui correspond bien aux besoins du territoire : seuls 20 % des légumes consommés sont produits sur le territoire et le bio est très présent dans les rayons des supermarchés locaux.

Cette acquisition contribue à la préservation d'une ferme, au développement de la bio sur le territoire (4 % de la production actuelle) et à la relocalisation de l'alimentation.

Les coulisses de l'instruction de la ferme

La mise en vente
Les parents des vendeuses (une indivision de 3 sœurs) ont exploité cette propriété jusqu'en 1987. Ils ont ensuite vendu l'habitation et les bâtiments agricoles attenant au père de Jean-René et lui ont loué les terrains et un dernier bâtiment isolé.

En 2019, le père de Jean-René vend la maison à une apicultrice mais continue d'exploiter. En 2020, les sœurs prennent la décision de vendre les terres et le bâtiment et font une promesse de cession à la SAFER.

Après avoir travaillé plusieurs années chez un pépiniériste horticulteur, Jean-René reprend des études pour obtenir le Brevet Professionnel de Responsable d'Exploitation Agricole et un certificat spécialisé en maraîchage biologique. Lorsqu'il apprend que la propriété exploitée par son père est en vente, il se tourne vers Terre de Liens, qu'il connaît déjà et dont il partage les valeurs, pour en proposer l'acquisition.
C'est là que commence la tâche conséquente de l'instruction pour les bénévoles de Terre de Liens Rhône-Alpes.

L'appui du groupe local
En juin 2020 a lieu la première rencontre entre Jean-René et les 3 bénévoles instructeurs du groupe local Terre de Liens des Pays de l'Arbresle. D'un naturel réservé, ce dernier a rapidement fait l'adhésion des instructeurs. Il est efficace, a trouvé un associé potentiel et est inséré dans un réseau d'entraide au niveau local ; de plus, son projet entre pleinement dans les réflexions du groupe local :

  • Le projet économique est basé sur le maraîchage quasi-absent sur le territoire (celui-ci ne produit que 20% des légumes qu'il consomme sans parler de la proximité de la métropole lyonnaise),
  • Ce maraîchage est inséré dans un ensemble de polyculture cohérent intégrant des terres de grandes cultures (céréales, engrais vert…) et des zones de pâture. Une retenue collinaire permet l'irrigation de la zone dédiée au maraîchage.

En août, Terre de Liens candidate auprès de la SAFER, avec le projet agricole de Jean-René, et est retenu par le comité technique. La SAFER et les propriétaires aimeraient que la vente ait lieu avant fin 2020. C'est le début d'une course contre la montre pour les instructeurs (bien accompagnés par Aude, salariée de l'association territoriale Terre de Liens Rhône-Alpes), et Jean-René afin de finaliser le processus d'instruction en 4 mois.

Première étape : établir un bon contact avec les propriétaires et l'apicultrice voisine. Après quelques échanges avec la sœur représentant l'indivision, celle-ci a trouvé très bien le projet de Terre de Liens et a noué une relation de sympathie avec Jean-René. Quant à l'apicultrice, une parcelle de 6000 m2 lui a été laissée pour lui permettre d'installer des ruches.

L'instruction en interne
Un incontournable des instructions à Terre de Liens : analyser l'état du bâtiment. Une première expertise par une relation d'un des instructeurs a conclu au bon état des murs et de la charpente. Une visite d'un salarié de la Foncière Terre de Liens et d'un membre de la commission de suivi des projets a conforté cette conclusion. Ouf, une bonne chose de faite !

Au tour du porteur de projet de fournir des éléments économiques satisfaisants. Heureusement, il prépare sa demande de DJA (dotation jeune agriculteur) avec la chambre d'agriculture et peut les fournir (juste) à temps.

Fin décembre a lieu la visite du pôle ferme de la Foncière Terre de Liens. Un point de vigilance surgit : la retenue collinaire n'est pas aux normes. Grâce aux bonnes relations avec le chargé de mission agriculture de la communauté de communes, les instructeurs ont eu accès à une étude qui leur a permis de donner un avis étayé au comité d'engagement : les travaux pour la mise aux normes sont modestes et l'évaluation du prix de la retenue par la SAFER est en conformité avec son état.
Une expertise, réalisée début février par un cabinet spécialisé, a confirmé cela.

Prêt pour l'achat : la collecte commence !
Voilà, tout est nickel pour un achat par la Foncière Terre de Liens, qui est validé par le comité d'engagement de janvier 2021, le groupe local des Pays de l'Arbresle est ravi.

Il ne reste plus qu'à trouver les souscripteurs pour financer l'acquisition.

Epargner solidaire

Mai 2021 : Vente directe à la ferme

JPEG - 337.4 ko
vente à la ferme

Une nouvelle ferme maraîchère Terre de Liens est née à Savigny à 30km au nord-ouest de Lyon au pied des monts du Lyonnais, dans la vallée de la Brévenne, dans une zone à forte pression foncière où seuls 20% des légumes consommés sont produits sur le territoire.

Le mercredi 26 mai, Jean-René, ouvrait ses portes pour une vente à la ferme. L'occasion pour les consommateurs de relocaliser leur alimentation.


Publié le 20.04.2021 à 00:00

Depuis le 18 février 2021, la ferme maraîchère de Rochefort, à Neulise (42), est la 26ème ferme acquise en Rhône-Alpes par Terre de Liens. C'est 7 ans plus tôt que, face à une rare opportunité foncière (5ha équipés d'une borne d'irrigation), la Communauté de Communes du Pays entre Loire et Rhône (la CoPLER) avait pris contact avec Terre de Liens. Son projet : favoriser une activité de maraîchage bio pour approvisionner la restauration collective locale.

Pose du panneau Terre de Liens 1

Forte d'une inébranlable volonté politique, la CoPLER, accompagnée par l'Association des producteurs biologiques du Rhône et de la Loire (l'ARDAB), l'association Vivre Bio en Roannais, et la SAFER, achète le terrain, décide d'y faire construire un bâtiment agricole à l'aide de financements européens, et recherche en parallèle un·e candidat·e à l'installation. La commune de Neulise s'engage, elle, à prendre à sa charge le raccordement aux réseaux.

Fin 2016, les partenaires signent une convention qui lie la Région (gestionnaire des crédits européens), la communauté de communes et la Foncière Terre de Liens, qui s'engage à acheter le bien une fois le bâtiment opérationnel. La CoPLER s'engage également à faciliter la collecte en mettant à disposition ses outils de communication.

JPEG - 119.5 ko
Aude-Marie

Un an plus tard, le bâtiment est inauguré et la maraîchère Aude-Marie Moyne s'y installe, mais en raison du délai de versement des subventions, il faudra attendre encore trois ans pour concrétiser la rétrocession à Terre de Liens.

C'est chose faite à présent, et le groupe local s'est empressé d'aller poser en ce début de printemps le panneau Terre de Liens sur les murs de la ferme.

Visiter la page de la ferme


Publié le 13.04.2021 à 00:00

Depuis 2020, les bénévoles du groupe local Loire Pilat ont engagés une réflexion autour de l'arboriculture suite à un double constat. Alors que la demande des consommateurs en fruits locaux et bio n'a jamais été aussi importante et largement supérieure à l'offre, un grand nombre d'arboriculteurs de notre secteur (Côteaux du Jarez et Pélussinois) qui vont partir à la retraite ne trouvent pas de repreneurs.

Les pommiers


Nous sommes allés à leur rencontre pour essayer de comprendre leurs difficultés et avons cerné différents obstacles :

  • un accès à l'eau indispensable mais souvent difficile,
  • des aléas climatiques de plus en plus fréquents,
  • de moins en moins de porteurs de projets et donc de formations
  • une image dégradée du métier donnée par les arboriculteurs conventionnels…

Tous les ingrédients sont réunis pour que les repreneurs ne soient pas au rendez vous !

Une rencontre, en septembre 2020, avec 4 autres associations membres du réseau du Treuil engagées dans ce domaine n'a pu malheureusement que valider ce constat peu optimiste. A contrario, l'expérience de Terre de Liens Auvergne, porteuse de l'achat du verger-test des Cheires (63) et du Verger de l'Étoile à Saint Amand-Tallende (63) que nous avons visité nous conforte dans l'idée qu'il n'est pas question pour nous de baisser les bras !

Nous contactons alors L'ADEAR de la Loire pour partager notre bilan, nos interrogations ainsi que notre souhait d'avancer avec d'autres partenaires sur cette problématique. Les constats sont identiques. Sur les 80 à 100 porteurs de projet reçus annuellement aucun ne pense à l'arboriculture ou de façon très marginale en complément d'une activité principale telle que le maraîchage.

Il devient urgent de redonner une image positive au métier d'arboriculteur pour le rendre plus visible et casser le défaitisme ambiant. Il faut sans doute sortir de l'image dominante d'une arboriculture en monoculture pour aller vers une image de l'arboriculture comme composante d'une activité globale de type agroforesterie.

En mai prochain, nous ouvrons notre groupe de travail à d'autres partenaires : le lycée professionnel de Montravel, l'ARDAB, le technicien en charge de l'agriculture à Saint Étienne Métropole ainsi que celui de la Chambre d'Agriculture, le Parc Régional du Pilat et une ou deux plateformes de redistribution de produits locaux et bio. Au delà du partage des diagnostics, nous souhaitons que cette rencontre permette d'engager la co-construction d'une stratégie qui redynamise cette filière peu attractive qu'est actuellement l'arboriculture.


Publié le 07.04.2021 à 00:00

Profitant d'une dernière journée avant les restrictions de circulation, des bénévoles rhônalpin·e·s se sont mobilisé·e·s autour de leurs fermes.

À Neulise, ferme de Rochefort, les bénévoles ont posé le panneau Terre de Liens et rencontré le futur associé de la ferme.

Pose du panneau Terre de Liens 1

À Nandax, ferme des Herbes Folles, différents travaux ont été réalisés par les bénévoles :

  • pose du panneau Terre de Liens
  • plantation d'une haie variée le long d'une parcelle exposée au vent
  • curage / débroussaillage et remise en état d'un bief servant à l'alimentation en eau pour l'irrigation
    Journée Taille 2021 à Charpin 1

    À Saint-Pierre de Soucy Charpin, ferme Charpin, les travaux ont consisté à tailler vieux pommiers et y poser des nichoirs pour chouette et mésanges, réalisés par un bénévole du groupe local dans le cadre d'un partenariat avec la LPO. L'occasion de découvrir la ferme et son environnement qui sont métamorphosés : les ânes ont tondu les parcelles leur donnant l'aspect d'un parc ; salle de formation et sellerie dans les caves de l'habitation. Une bouteille de prune de Mr Charpin, testateur de la ferme, a été découverte, les bénévoles ont eu une pensée pour lui !

    Journée Taille 2021 à Charpin 2

    Dans la bonne humeur, ces petits travaux étaient aussi l'occasion de retrouvailles en « physique » qui manquent tellement dans le contexte sanitaire actuel.


Publié le 07.04.2021 à 00:00

Après 5 ans d'activité, les fermiers passent le relais suite à des soucis de santé. Pour permettre la continuité de ce projet, ils souhaitent permettre à d'autres de pouvoir s'installer sur cette ferme Terre de Liens en élevage ovin viande avec possibilité de créer d'autres ateliers.

Organisée par l'Addear du Rhône, cette rencontre a pour but de faire connaitre le projet de transmission. Il s'agit de laisser la possibilité à toutes et à tous de visiter une ferme à reprendre et de favoriser les échanges entre les candidat·e·s à l'installation et les cédant·e·s.

Cette visite sera l'occasion de :
- présenter la ferme et le contexte agricole du secteur ;
- prendre connaissance de la proposition de reprise ;
- comprendre ce que veut dire être "fermier Terre de Liens".

Un appel à candidatures est en cours et prendra fin le 15 mai prochain. La visite de la ferme est indispensable avant de répondre à l'appel à candidatures, qui vous sera remis lors de la visite ou sur demande à a.crequy@terredeliens.org.

Visite de la ferme le 7 avril 2021 de 10h à 15h. Inscription obligatoire auprès de l'Addear 69 (addear69.eta@gmail.com / 07 63 02 83 48).

Les Haies (69420)