Associations iséroises


 Collectif pour la gratuité des transports publics dans l’agglomération grenobloise
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Publié le 06.06.2021 à 16:10

Mis à jour le 08 juin 2021

Communiqué

Nous sommes solidaires de la lutte des salarié.es de GEG, menée avec leur intersyndicale FO/CFE-CGC/CGT, pour protester contre le versement de 5 Millions d’€ de dividendes aux actionnaires (dont ENGIE, la ville de Grenoble et la Métropole). Comment accepter le triplement du montant des dividendes alors que les salaires sont à la traîne et qu’il y a autant besoin d’embaucher ?

Selon les informations disponibles dans la presse, ce prélèvement est motivé par la nécessité d’aider entre autres la TAG. Cette décision revient à donner 2 Millions d’€ à ENGIE, actionnaire privé.

Cette opération n’a pas beaucoup de sens politique. Comment va-t-on  expliquer aux personnes que via leur facture d’électricité elles subventionnent en fait les transports ? Ce n’est pas cela la solidarité.

Les difficultés actuelles de la TAG sont dues pour l’essentiel à l’épidémie de COVID et à la politique sanitaire décidée par le gouvernement (confinement et couvre-feux). Quitte à s’endetter momentanément, la Métropole doit donner les moyens à la TAG de fonctionner normalement, tout en s’adressant à l’État pour la prise en charge.

Si pour financer les difficultés actuelles, il faut prélever sur les SEM comme GEG, comment la Métropole et le Département feront-ils pour financer les dépenses autrement plus importantes pour développer les transports publics et répondre à l’urgence sociale et sociale ?

Collectif pour la gratuité des transports publics

(CGT, FSU, Solidaires, ATTAC, Ensemble! Isère, Generation.s, La France Insoumise, NPA, PCF)

Article de Place Gre’net


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Publié le 21.05.2021 à 10:45

Gratuité et développement des transports publics, réponse à la crise sociale, sanitaire et environnementale

Le 20 mai, jour du Conseil du SMMAG, le Collectif a remis une lettre ouverte aux élus arrivant à la réunion. 

Monsieur le Président du SMMAG,

La direction du SMMAG a décidé de mettre en place de nouvelles réductions de l’offre de service du réseau de transports publics de l’agglomération grenobloise.

Comme nous vous l’avons indiqué dans notre précédent courrier, nous considérons que ces décisions de réductions font courir un danger d’amoindrissement durable des transports collectifs dans l’agglomération grenobloise. Or les transports collectifs sont un élément essentiel pour faire face aux énormes enjeux sociaux, sanitaires et environnementaux. C’est une des clés pour construire la société de demain.

Nous demandons aux collectivités locales (Métropole et Département) de fournir à la SEMITAG les moyens financiers de mener son activité malgré la crise sanitaire et les restrictions de déplacement liées à la politique de protection de la santé publique menée par le gouvernement.. Nous estimons que les élu.es du SMMAG et de la Métropole doivent interpeller avec force l’État pour qu’il compense les pertes de recettes liées à la crise COVID.

Assurer la pérennité de la SEMITAG est très important, mais cela ne suffit pas.

Il nous paraît nécessaire d’insister sur le fait que nous faisons face à une crise sociale, sanitaire et environnementale de première ampleur. Il est très important pour notre avenir que les objectifs de la COP21 soient tenus. Or le secteur des transports représente 30 % du total des émissions de gaz à effet de serre. Le nombre de pauvres et de précaires a beaucoup augmenté. En 2021 on peut craindre que le nombre de personnes en-dessous du seuil de pauvreté atteigne les 12 millions.

A rebours de la politique menée, il faut développer massivement l’offre en matière de transports ferroviaires et de transports collectifs, et se donner les moyens pour changer en profondeur les habitudes de transport des habitant.es. Par ailleurs, la gratuité des réseaux du SMMAG permettrait d’instaurer un vrai droit à la mobilité pour toutes et tous. Ce serait un effort de solidarité pour que personne ne soit laissé de côté, pour une autre manière de vivre et partager la ville.

Dans ce contexte d’urgence sociale et environnementale, il nous semble économiquement possible et socialement juste de demander une taxation supplémentaire des entreprises, en portant à 3% le taux du Versement Mobilité. Nous demandons à la Métropole grenobloise de porter auprès de l’État la demande d’une augmentation significative du Versement Mobilité.

Malgré la crise, la Métropole de Montpellier a mis en place la gratuité des transports publics le week‑end avec l’objectif d’une gratuité totale à mi‑mandat, pour protéger l’environnement en incitant aux changements de comportement sans pénaliser les plus fragiles.

Ce que la Métropole de Montpellier a fait, la Métropole grenobloise peut le faire. Nous refaisons notre demande que la gratuité des transports publics le week-end soit mis en œuvre au plus tôt, comme l’avait envisagé le SMMAG en début 2020, avec l’objectif d’une gratuité totale.

Nous sommes bien entendu disponibles pour tout échange qui vous semblerait utile.

Veuillez croire, Monsieur, en notre mobilisation pour le développement et la gratuité des transports publics.

Collectif pour la gratuité des transports publics

(CGT, FSU, Solidaires, ATTAC, Ensemble! Isère, Generation.s, La France Insoumise, NPA, PAG38, PCF)

 


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Publié le 06.05.2021 à 09:50

La Loi Climat, dernier texte environnemental du quinquennat d’Emmanuel Macron, est en l’état un échec climatique et social. Le gouvernement et la majorité ont affaibli le projet de loi et empêché que les mesures de la Convention citoyenne pour le Climat soient reprises par les député·es. Le 9 mai, juste après le vote de la loi à l’Assemblée Nationale, nous marchons pour dénoncer le manque d’ambition du gouvernement qui refuse de faire face à l’urgence écologique, et pour nous unir face aux défis qui nous attendent.

GRENOBLE

DIMANCHE 9 MAI

14H00 PLACE DE VERDUN

Le Collectif CGTPAG dans la manifestation du 28 mars 2021

Texte de l’appel unitaire :

Pendant qu’ils avancent à reculons, nous marchons partout en France !

Alors que les débats sur la loi Climat et Résilience viennent de prendre fin à l’Assemblée nationale, nous constatons que le texte, déjà initialement bien en deçà de ce qu’il faudrait pour atteindre les objectifs de réductions des émissions de gaz à effet-de-serre que la France s’est fixés, a encore été raboté par les députés. Malgré l’ambition affichée de « grand texte du quinquennat » et après à peine deux semaines de débats dans l’Hémicycle, cette loi ne sera de toute évidence pas à la hauteur de l’amorce du plan de changement systémique fourni par les 150 de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), et encore moins à la hauteur de l’urgence climatique. Le gouvernement avait pourtant l’opportunité de marquer un véritable tournant dans sa politique pour que la France traduise enfin en mesures concrètes son engagement pris lors de l’Accord de Paris en 2015. Force est de reconnaître que le travail de sape des lobbies a porté ses fruits.

Cette loi aurait pu être l’instrument d’une réorganisation de notre société en donnant les moyens à tous les citoyens et citoyennes de vivre dignement en préservant la planète, et donc notre avenir. Elle aurait pu être l’instrument clé de régulation pour faire payer les plus gros pollueurs et réduire la pression exercée sur les plus précaires, déjà les plus impactés par les effets du dérèglement climatique. Elle aurait pu anticiper la reconversion des emplois des secteurs les plus polluants et la création d’emplois dits « verts ».

Cette loi devient le symbole du crash de la politique climatique d’Emmanuel Macron.

En l’état actuel, la loi Climat et Résilience ne permettra pas de nous assurer un avenir juste et soutenable. Le gouvernement d’Emmanuel Macron continue à mener une politique à des années lumières des enjeux climatiques et de la volonté démocratique. Pourtant, l’urgence n’a jamais été aussi criante dans un monde ravagé par la Covid-19 et sous la menace du dérèglement climatique dont l’intensité s’accroît un peu plus chaque jour à mesure que le gouvernement garde le silence.

Nous n’avons plus le temps d’attendre du Président de la République qu’il mette en adéquation ses actes avec ses paroles, comme si le dérèglement du climat n’avait pas d’impact sur le vivant ou sur le risque d’augmentation de la fréquence des pandémies. Les mesures proposées par les 150 de la CCC auraient permis que la lutte contre le dérèglement climatique soit socialement juste, sans que personne ne soit mis de côté.

Alors le dimanche 9 mai, nous nous retrouverons une nouvelle fois dans la rue partout en France. Nous marcherons pour clamer le désaveu généralisé de cette loi Climat et Résilience et la trahison de la promesse faite par Emmanuel Macron au processus démocratique de la CCC. Nous marcherons pour dénoncer le pouvoir laissé aux lobbies qui condamnent nos vies en toute impunité.

Nous exigeons, dès maintenant, la reconversion des emplois dans tous les secteurs polluants, l’accès aux soins, à un logement décent, à de la nourriture saine, de l’eau potable et de l’air pur pour toutes et tous, la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles. Des mesures pour modifier nos moyens de production et de consommation doivent être prises en tenant compte que ce n’est possible qu’en réduisant les inégalités pour construire une société plus juste. Nous sommes profondément convaincus que la justice climatique va de pair avec la justice sociale.

Le dimanche 9 mai, nous marcherons car nous n’avons plus le choix face à ce gouvernement qui demeure éternellement sourd. Nous marcherons, ensemble, dans la joie et avec détermination. Car, si Emmanuel Macron avance à rebours de l’Histoire, nous sommes déjà en train de construire l’après.

Les signataires


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Publié le 20.03.2021 à 17:28

MARCHE POUR LE CLIMAT

DIMANCHE 28 MARS

13H30 – GARE DE GRENOBLE

Le projet de loi « Climat et résilience », discuté à l’Assemblée nationale, est le dernier texte du quinquennat consacré à l’environnement.

Un appel unitaire à se mobiliser le 28 mars :

  • dénonce son manque d’ambition et les manœuvres qui tentent de l’affaiblir
  • exige une vraie Loi Climat à la hauteur de l’urgence écologique
  • défend les mesures des 150 membres de la Convention citoyenne pour le Climat.

 

Marche pour le climat du 27  janvier 2019

Texte de l’Appel unitaire, déjà signé par près de 400 organisations :

Le projet de loi « Climat et résilience », discuté à l’Assemblée nationale, est le dernier texte du quinquennat consacré à l’environnement. En l’état, il est très loin de l’ambition requise pour répondre à l’urgence écologique et atteindre les objectifs que la France s’est fixée. De nombreuses organisations, mais aussi le Haut Conseil pour le Climat, le Conseil national de la transition écologique et le Conseil économique, social et environnemental l’ont affirmé à de nombreuses reprises.

Le gouvernement, après s’être renié sur de nombreux sujets et avoir été reconnu coupable d’inaction climatique, a mis de côté ou considérablement amoindri les propositions de la Convention citoyenne pour le climat que cette loi était censée reprendre.

Les député.es, qui débattront du projet de loi en séance plénière à partir du 29 mars, doivent à présent prendre leurs responsabilités, notamment :

  • en renforçant les articles du projet de loi dans le sens d’une plus grande ambition écologique, notamment s’agissant de la rénovation thermique des bâtiments, de la réglementation de la publicité et de l’utilisation des engrais azotés, du recours aux menus végétariens dans la restauration collective, de la lutte contre l’artificialisation des sols, de la limitation des vols intérieurs en avion ou la responsabilité climat des grandes entreprises.
  • en renforçant les articles du projet de loi dans le sens d’une meilleure prise en compte des aspects de justice sociale afin de rendre la transition écologique accessible à toutes et tous

Le 19 mars, dernier jour de l’examen du texte en commission, les jeunes pour le climat se mobiliseront. Le 28 mars, veille de l’examen du projet de loi, nous nous mobiliserons ensemble pour dénoncer son manque d’ambition et les manœuvres qui tentent de l’affaiblir, exiger une vraie Loi Climat à la hauteur de l’urgence écologique et défendre les mesures des 150 membres de la Convention citoyenne pour le Climat.


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Publié le 17.03.2021 à 20:56

Le périmètre du SMMAG (Syndicat Mixte des Mobilités de l’Aire Grenobloise) concerne aujourd’hui 600 000 personnes, soit la moitié des habitants de l’Isère, 8 communautés de communes pourraient à l’avenir intégrer le SMMAG qui organiserait ainsi la mobilité de 800 000 personnes. Il était donc important que le Département réintègre le SMMAG.

C’est ce qui s’est fait lors du conseil syndical du SMMAG du 11 mars, mais en actant une baisse importante de la contribution de celui-ci au SMMAG, à un moment où les transports en commun connaissent d’importantes difficultés. Le Département qui contribuait jusqu’à présent à hauteur de 11 M d’€ au fonctionnement du SMTC ne contribuera plus qu’à hauteur de 4.4 M € au fonctionnement du SMMAG, alors même que le périmètre du SMMAG (600 000 h)  est plus important en population que celui du SMTC (450 000 h). Sans ressources supplémentaires, cette baisse durable de 7 millions d’€ par an se traduira nécessairement par une baisse de l’offre ou une augmentation des tarifs, l’une n’excluant pas l’autre.

Alors que la Métropole de Lyon a décidé une forte augmentation de ses investissements, que des villes comme Nancy, Montpellier ou Nantes se sont engagées sur la voie de la gratuité, comment imaginer que l’agglomération grenobloise voie un recul des moyens accordés aux transports publics ?

La crise sociale, sanitaire et environnementale demande de changer en profondeur notre façon de nous transporter. Respecter les objectifs de la COP21 suppose de doubler la part des transports publics (tramway, bus, train …) d’ici 2030. 2030 c’est demain ! C’est tout de suite qu’il faut prendre des mesures fortes pour développer fortement l’usage des transports publics (TER, bus et tramway).

Nous demandons que dans l’immédiat le Département continue à verser la contribution qu’il versait les années précédentes, et que pour l’avenir les collectivités locales donnent plus de moyens aux transports publics. Nous demandons que l’État compense les pertes liées à la crise sanitaire.

Le monde de demain doit permettre à tout le monde de vivre mieux, notamment celles et ceux que la crise sociale met en difficulté, prendre les transports publics plutôt que sa voiture est utile à toute la société.

C’est pourquoi nous demandons le développement et la gratuité des transports publics, pour que la mobilité devienne un véritable droit. La gratuité c’est possible et c’est efficace, comme l’ont montré les villes déjà en gratuité comme Dunkerque où il y a eu une forte augmentation de la fréquentation des transports publics.

Nous demandons la gratuité le week-end comme première étape à la gratuité totale. Si Montpellier a pu le faire, l’agglomération grenobloise peut le faire aussi.

Il est urgent de ne plus « regarder ailleurs pendant que la maison brûle« . Cela demande de sortir des logiques gestionnaires et revoir à tous les niveaux, depuis l’État jusqu’aux collectivités locales, l’ensemble des priorités.


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Publié le 13.03.2021 à 18:06

Le 12 mars 2021 le Collectif CGTPAG(*) organisait une manifestation suivi d’un rassemblement devant le siège de la Métropole grenobloise.
Cette manifestation répondait à la décision des transports publics grenoblois de réduire l’offre de transport dans le cadre de la pandémie alors que pour le Collectif la situation de crises multiples nécessiterait au contraire un fort développement des TC.

Cette manifestation était soutenue par les organisations : Union Nationale Lycéenne, Union des Etudiant.es de Grenoble, Alternatiba, EELV Métropole, UNEF, Extinction Rebellion, Alternatiba, PEPS 38, Gilets Jaunes Marie-Curie

(*) ATTAC, CGT, FSU, Solidaires, Ensemble!38, Génération.s, LFI, NPA, PCF

Une lettre ouverte a été remise aux Présidents de Grenoble-Alpes-Métropole, du SMMAG, du département de l’Isère ainsi qu’une motion remise au Préfet.


Interview de Laurent Terrier par Télé Grenoble

 

 

 

Dans la presse :