Associations iséroises


 CGT ST Microelectronics - Syndicat des Ingé – Opé – Tech – Admin – Cadres
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Publié le 27.07.2021 à 15:51

La CGT se bat contre l’usage abusif et illégal des contrats précaires…

En 2017, faisant le constat que la direction de ST Crolles usait de contrats précaires (CDD et intérimaires) de manière structurelle et non pas conjoncturelle comme la loi le prévoit (remplacement ou accroissement temporaire d’activité), la CGT ST Crolles décida de dénoncer cette situation abusive et illégale.

Lire le tract CGT ST Crolles datant de 2017 et s’adressant aux salarié-e-s en contrat précaire.

Depuis, la CGT n’a pas cessé de mener campagne dans les instances représentatives du personnel, dans nos communications syndicales, dans les équipes postées afin que les salarié-e-s en contrat précaire soient titularisés.

Le dialogue social avec la direction de ST ne suffisant pas, car restant sourde à la situation, la CGT a dû employer, depuis quelques mois, des moyens supplémentaires dont elle dispose en tant qu’organisation syndicale : aide juridique, inspection du travail. Notre campagne a alors commencé à porter ses fruits avec des titularisations plus nombreuses qu’à l’accoutumée.

Lire le courrier de l’inspection du travail du 4 juin 2021 adressé à la direction du ST suite au signalement de la CGT.

La CGT reste tout de même vigilante et entend poursuivre sa campagne car si titularisations il y a, le compte n’y est pas !

En effet, fin juin 2021 (sans tenir compte des contrats « vacances ») :

  • le nombre total de contrats précaires à CR200 est égal à 182 lorsque le nombre de CDI par équipe postée est compris entre 143 et 164.
  • le nombre total de contrats précaire à CR300 est égal à 156 lorsque le nombre de CDI par équipe postée est compris entre 171 et 182.

Par ailleurs, le taux de précarité en 2021 est affiché respectivement de 22,16% et de 17,42% pour CR200 et CR300, mais celui-ci est basé sur la totalité des opérateurs et techniciens.

Or, lors de son enquête de terrain, en particulier à CR200, la CGT a fait le constat que le taux de précarité est particulièrement élevé parmi la population opérateurs, dépassant largement les 50% dans certaines zones ! 

Aussi, les élu-e-s CGT du CSE tentent, depuis mai 2021, d’avoir plus d’informations et explications de la part de la direction via une réclamation (inscrite dans le code du travail). Mais, la direction fait obstruction à l’une des missions des élu-e-s, refusant de porter les questions de la CGT à l’ordre du jour du CSE.

Après plusieurs demandes, la CGT a de nouveau sollicité l’inspection du travail qui a rappelé à l’ordre la direction de ST.

Lire le courrier de l’inspection du travail du 20 juillet 2021 adressé à la direction du ST suite au nom respect des missions des élu-e-s CGT du CSE.

Pourquoi la direction de ST refuse-t-elle de porter la réclamation des élu-e-s CGT à l’ordre du jour du CSE ? Aurait-elle une situation abusive et illégale à cacher ?

Dans tous les cas, la CGT va continuer d’œuvrer à la titularisation des salarié-e-s en contrat précaire, souvent des jeunes dont le taux de chômage était de 20,9% au premier trimestre 2021. 


Publié le 20.07.2021 à 17:37

La CGT ne signera pas un tel accord ! Mais que vont faire la CFDT et la CFE-CGC ?

Mercredi 21 juillet aura lieu au niveau ST France une relecture du projet d’accord relatif aux principes encadrant les politiques salariales.

Les négociations ont eu lieu en fin d’année 2020 mais en plein mouvement social notamment à Crolles et Grenoble contre le 0% d’augmentation, il aurait été mal venu que des syndicats signent un accord qui acte la possibilité d’être augmenté une fois tous les trois ans seulement pour les ingénieurs et cadres.

Plusieurs mois plus tard, la direction ressort son texte, mais n’est-il toujours pas inacceptable de valider ce recul social ?

« Garantie triennale » : sous ce terme apparemment positif de « garantie », cela veut dire que ST garantie une augmentation tous les trois ans seulement et pas chaque année aux ingénieurs et cadres. Et ST voudrait que des organisations syndicales valident son orientation en termes de politique salariale.

Lorsque ST a commencé à déployer le variable à tous les ingénieurs et cadres, la CGT avait alerté que c’était pour ne plus augmenter les salaires. Et bien nous y voilà !

Rappelons que contrairement aux primes, le salaire conditionne tout un tas d’éléments de rémunération et de droits. Or la stagnation du salaire aura forcément des incidences à moyen et long terme.

La CGT ne signera pas un tel accord, ni en 2020, ni en 2021….

Nous sommes trois organisations syndicales représentatives au niveau de ST France ayant la capacité de valider ou pas un accord d’entreprise.

Pour valider un accord, il est suffisant que deux organisations syndicales signent.

Quelle seront les positions de la CFDT et de la CFE-CGC ?

 

Extrait du projet d’accord :

 

Garantie triennale

Une garantie d’évolution du salaire de base au moins une fois tous les 3 ans est mise en place. Cette garantie s’applique :

  • aux salariés Ingénieurs et Cadres éligibles,
  • éligibles sur une période de 3 ans continus,
  • après analyse de la situation individuelle et à l’exception de ceux placés sous plan de retour à la performance.

Ainsi la situation individuelle du salarié éligible à la garantie triennale et n’ayant pas eu d’augmentation devra être analysée par le manager, et pourra, sauf exception liée notamment à son positionnement salarial, donner lieu à l’attribution d’une augmentation individuelle.


Publié le 19.07.2021 à 17:57

Majoritairement, le CSE a rendu un avis défavorable (CGT défavorable, CAD défavorable, CFDT abstention, CFE-CGC divisée par un vote différent suivant leurs élu-e-s : 1 défavorable, 2 favorable, les autres élu-e-s n’ont pas pris part au vote).

Pour les salarié-e-s de ST qui aimeraient avoir accès à la présentation faite par la direction, merci de nous contacter.

 

La CGT a rendu un avis défavorable pour les raisons suivantes :

  • Nous contestons l’évaluation de la faisabilité et les chiffrages qui en sont tirés. En effet, les mesures d’occupation n’ont pas été faites dans une période de fonctionnement normal. De plus l’état de lieux est amené à évoluer rapidement à la fois à cause de la situation sanitaire et de l’expansion de la fab et des recrutements associés. Si on exclut les zones de travail partagées (table projet et salles de réunion qui seront occupées de manière intermittente et ne peuvent donc constituer un emplacement de travail continu sur la journée), on comptabilise 34 places seulement contre 44 précédemment. Nous regrettons que les IRP n’aient été associées à aucun moment à cette évaluation alors que le projet a démarré en mars 2020, soit il y a plus d’un an.

 

  • En plus du problème lié au nombre de postes de travail permanents disponibles, les équipements proposés nous semblent insuffisants :
    • Les salarié-e-s de cette zone passent beaucoup de temps au téléphone notamment en lien avec la salle blanche et donc avec un niveau sonore élevé. Deux cabines téléphoniques ne répondront pas à ce problème
    • La table de travail sur des projets collectifs est près de bureaux où les salarié-e-s sont censé-e-s pouvoir travailler seul-e-s. La gêne sonore liée au travail en groupe sera inévitable.
    • Nous avons, globalement sur le site, une problématique de salles de réunion disponibles. Une gestion par atelier n’a pas fait ses preuves en termes d’optimisation jusqu’à présent. Il y a un risque que ces salles soient occupées par des salarié-e-s cherchant une place de travail et qu’elles ne soient donc pas disponibles ou utilisées à mauvais escient.
    • Les équipements de stockage divers (casiers personnels et armoires pour les archives et le matériel) nous semblent également insuffisants (taille et nombre).

 

  • Les modalités d’organisation au quotidien sont trop floues et la charte telle que présentée en CSE n’apporte pas de réponse sur la gestion des problèmes qui pourraient se poser :
    • Vous nous assurez qu’il est impossible qu’un-e salarié-e-s arrive et n’ait pas de place. Mais cette situation ne pouvant totalement être exclue, il faut proposer des modalités de gestion. Ce qui n’est pas le cas et renvoie donc la gestion du conflit aux salarié-e-s. De même pour l’occupation des salles de réunion.
    • Il n’est pas précisé non plus ce qui se passe lorsque l’on trouve un bureau sale et en particulier en période de pandémie quelles sont les nettoyages supplémentaires mis en œuvre et par qui.

 

  • Cette nouvelle organisation de l’espace nous semble indissociable de la mise en œuvre du télétravail or la renégociation de l’accord sur ce sujet n’est pas faite. De plus certain-e-s salarié-e-s n’y sont pas éligibles d’après vous étant donné leur fonction mais malgré cela vous ne leur prévoyez plus de bureau attribué.

 

  • Ce projet pilote modifie de manière très importante l’organisation du travail des salarié-e-s de cette zone et impacte leurs conditions de travail. Cela peut générer des risques pour leur santé et leur bien-être au travail (risques psycho-sociaux). Notamment ce dispositif entraine le fait d’avoir des bureaux impersonnels alors que retrouver tous les jours un environnement de travail connu et aménagé peut être important pour certain-e-s salarié-e-s.  Le fait de ne pas être localisé au même endroit va forcément compliquer la communication au sein d’un même service et fragiliser le collectif de travail. Dans certains cas, cela peut conduire à l’isolement de salarié-e-s. La direction n’a pas du tout pris en compte ces aspects et n’a pas présenté de mise à jour de l’évaluation des risques associés en particulier dans le document unique d’évaluation des risques.

 

  • Par ailleurs, cette réorganisation comme la mise en œuvre du télétravail appellent une adaptation des moyens syndicaux afin de permettre la continuité de l’accès aux informations syndicales pour tou-te-s les salarié-e-s.

 

  • Pour finir, très majoritairement, les salarié-e-s ainsi que les élu-e-s et mandatées, que ce soit à la CSSCT ou au CSE ont exprimé leurs craintes concernant ce projet. Sa mise en œuvre malgré la désapprobation assez générale présage mal de la suite et donne une idée de l’état du dialogue social dans notre entreprise. Nous exprimons donc un avis défavorable dans la mesure où le retour en arrière est impossible et où votre passage en force ne nous permet pas d’envisager qu’il puisse y avoir des adaptations satisfaisantes en concertation avec les salarié-e-s et les OS sur la base du retour d’expérience.

Publié le 05.07.2021 à 17:19

A l’attention de Monsieur GERONDEAU, Directeur du site ST Crolles

Copie : Mme BLOT FANJON Claudie et M. BONTAZ Frederic, DRH ST Crolles

 

Monsieur GERONDEAU,

Après l’échec de la négociation de l’accord séniors postés clôturée fin 2019 par M. CANAGUIER, DRH ST Crolles, cela fait plus d’un an et demi que la population des séniors postés des usines CR200mm et CR300mm ne bénéficie plus d’aucunes mesures de prévention et d’accompagnement pour la fin de carrière (ni accord d’entreprise, ni plan d’actions). Pour rappel, seulement un syndicat (peu représentatif de la population concernée) sur quatre avait signé cet accord, ce qui démontre les manquements de celui-ci. Pour la CGT c’est à l’issue d’une consultation des salarié-e-s que nous avions pris la décision de ne pas signer.

La CGT vous relance depuis un an et demi sur ce sujet en vous alertant sur la souffrance exprimée par cette population sans véritable réponse de votre part. M. BONTAZ, actuel DRH ST Crolles et prônant pourtant le dialogue social, reporte les discussions ou les rejette vers une hypothétique négociation nationale QVT2 qui dure déjà depuis plusieurs mois sans aborder ce sujet.

Il n’existe plus d’accord ou plan d’action pour accompagner la fin de carrière des séniors postés (55 ans et plus) et vous ignorez les alertes unanimes faites par les médecins du travail du site. Ils relèvent dans leur rapport annuel les impacts néfastes des horaires difficiles, atypiques (rythme alterné, week-end et nuit), sur la santé mentale et physique des travailleurs et travailleuses séniors posté-e-s reconnus par de nombreuses analyses (INRS par ex). Vous ignorez aussi les alertes faites par les représentant-e-s du personnel.

L’inexistence de mesures préventives entraine de potentiels dangers pour la santé mentale et physique de ces salarié-e-s, et donc de possibles accidents de trajet ou sur les postes de travail. Vous ne respectez donc pas votre obligation stipulée dans l’article L4121-1 : « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. ».

A ce jour, la direction a constitué un groupe de travail sénior (avec une partie des membres CSSCT) au lieu d’une négociation loyale telle que l’impose la législation.

Pour toutes les raisons évoquées, nous vous demandons l’ouverture d’une négociation dans le plus bref délai.

Dans l’attente de votre retour, veuillez recevoir nos syndicales salutations.

Monsieur David MAJEWSKI, pour l’ensemble des délégué-e-s syndicaux CGT STMicroelectronics Crolles


Publié le 05.07.2021 à 11:12

Témoignage des 11 femmes ayant attaqué STMicroelectronics en justice pour discrimination femmes/hommes.

Nous sommes 11 femmes salariées de ST opératrices, techniciennes et ingénieures (sites de Grenoble et Crolles)  à avoir réclamé à compter de l’année 2013, par le biais des instances représentatives du personnel (réunions délégués du personnel, Comité d’établissement et Commission égalité du CE) notre panel (composé d’éléments de salaire et d’évolution de carrière) pour pouvoir nous comparer à nos homologues hommes car nous pensions être discriminées de façon systémique en raison de notre genre et de l’état de grossesse au sein des entités du groupe STMICROELECTRONICS.

Face à la mauvaise foi et au mépris de ST, nous avons dû saisir l’inspection du travail et engager chacune une procédure judiciaire devant le Conseil des Prud’hommes de Grenoble. Nous avons entamé plusieurs procédures : devant la formation de référé, au fond en passant par une audience de départage, plusieurs procédures en appel, un pourvoi en cassation…et ce n’est pas fini ! 

Malgré des décisions de justice qui nous été favorables (une ordonnance de référé qui ordonnait à ST de nous communiquer nos panels de comparants en 2015, une bataille gagnée au fond reconnaissant la discrimination en 2019, plusieurs ordonnances juridictionnelles obtenues en 2020), le chemin vers la victoire est encore long et parsemé d’embauches. ST, de son côté, met tout en œuvre pour ralentir l’avancement de nos procédures juridiques jusqu’à conduire l’une d’entre nous à former un pourvoi en cassation pour lequel un arrêt favorable a été rendu le 16 mars 2021, légitimant notre droit à réclamer des panels de comparants non anonymisés. Espérons enfin que ST finisse par entendre raison. 

D’ailleurs, pourquoi ST s’obstine-t-elle, depuis le début (2013), à refuser de nous transmettre les éléments de comparaison puisqu’elle considère qu’il n’y a pas de différence de traitement entre les femmes et les hommes au sein de l’entreprise !?

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Pourquoi à la CGT sommes-nous tant attaché-e-s au panel de comparants?

Cette méthode consiste, dans le cas d’une discrimination fondée sur le genre, à ce que les femmes puissent se comparer à des hommes embauchés dans la même entreprise et dans les mêmes conditions qu’elles (niveau de diplôme, même coefficient, même période). C’est comme une course de fond : on démarre tou.te.s sur la même ligne. Au bout de 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans, 30 ans, on regarde où on est arrivé. A ST, les femmes sont bien souvent empêchées d’accéder à la ligne d’arrivée (déroulement de carrière identique à celui des hommes). Du coup, on se pose des questions et on demande des explications, une réparation en justice puisque l’égalité salariale est inscrite dans la loi française, afin de contraindre ST à l’appliquer pour toutes. D’ailleurs cette méthode de comparaison est entérinée par la Cour de cassation et appliquées par les juges du fond depuis fort longtemps car permet de réparer dans l’intégralité le préjudice de carrière due à la discrimination. 

Sur le sujet de l’égalité femmes/hommes, on entend à ST : 

C’est la faute des femmes : « elles s’occupent des enfants », « elles sont à temps partiel », « elles n’occupent pas les postes exposés », « elles refusent les promotions », « elles n’ont pas de réseau », « elles n’ont pas d’ambition », « elles ne sont pas assez nombreuses », « elles sont victimes du sexisme de la société », « Ont-elles les compétences pour occuper un poste à responsabilités ? » etc…

C’est la faute des hommes : « ils sont macho », « ils ont des stéréotypes », « ils ne laissent pas la place aux femmes », « ils sont sexistes » etc…

Et si finalement, c’était la faute de la direction de ST avec sa volonté de maintenir la masse salariale inchangée par tous moyens quitte à nier la réalité et nos droits !?

Ces procédures individuelles ont pour nous un enjeu collectif. Le but est de montrer qu’il y a une discrimination systémique des femmes au sein de ST et qu’aucune mesure n’est mise en place pour y remédier. Ce n’est pas que notre histoire, c’est la vôtre aussi !

Notre combat pour gagner l’égalité entre les femmes et les hommes est publique et nous serons ravies de le partager avec vous. N’hésitez pas à nous rejoindre pour y assister ou pour rejoindre le mouvement !

Par contre, la justice ça coûte cher, vous pouvez donc nous soutenir financièrement, si vous le souhaitez, sous forme de dons en vous adressant au syndicat CGT présent sur votre site ou en participant à la cagnotte en ligne : https://paypal.me/pools/c/8APXlwVsfh.


Publié le 28.06.2021 à 17:58

Concernant l’intéressement, la CGT a décidé de signer le nouvel accord. Voici pourquoi :

Nous avions deux revendications :

  • intéressement égalitaire
  • augmentation de l’enveloppe intéressement

Sur le deuxième point, il est difficile de prévoir ce que donnera l’accord, mais il est clair que si l’enveloppe augmente, ce sera dans des proportions bien plus faibles que les performances de l’entreprise. Le compte n’y est donc pas. 

Sachant que les salaires sont notre priorité, nous poursuivrons l’action pour un plus fort intéressement, et pour l’arrêt de l’optimisation fiscale de ST, qui a aussi pour conséquence de priver les salariés de participation. Rappelons que la CGT a interpellé le Ministre de l’Economie sur ce point.

Nous allons poursuivre notre campagne « NON à l’optimisation fiscale, rétablissement de la participation »

 

Sur le premier point, nous revendiquions un intéressement égalitaire, pour commencer à compenser la flambée des plus hautes rémunérations de l’entreprise, notamment via le mécanisme aujourd’hui totalement inégalitaire et arbitraire des actions gratuites.

Nous ne l’avons pas obtenu, loin de là, notamment parce que nos collègues de la CFE-CGC sont restés bloqués sur la défense de quelques privilèges surannés. 

Cependant la direction a accepté de relever le plancher de l’intéressement de 15 000  à 30 000€ ce qui améliore la situation des bas salaires. Nous avions déjà porté, sans succès, cette  revendication il y a trois ans.

Ceci est un premier résultat de la campagne « STOP aux inégalités » que nous menons. Pour acter ce point qui va dans le bon sens, celui de plus d’égalité, la CGT signera le texte intéressement.


Publié le 28.06.2021 à 17:52

 

Communiqué CGT STMicroelectronics France (17/6/2021)
 
Suite aux annonces faites par diverses autorités sur la question de l’optimisation fiscale des multinationales, la CGT de ST Microelectronics France a écrit à M. Le Maire.
 
En effet si l’attention se focalise sur les GAFA américaines, elles ne sont pas les seules en cause.
 
Concernant la situation de STMicroelectronics la CGT s’interroge depuis plusieurs années sur les pratiques de l’entreprise, qui fait apparaître des résultats très faibles en France, et donc une imposition elle-aussi très faible.
 
Mais la situation prend un caractère plus préoccupant ces trois dernières années, marquées par :
  • Un retour à des bénéfices conséquents au niveau mondial
  • Une flambée des rémunérations du staff dirigeant et des cadres dirigeants via le mécanisme des actions gratuites
  • Un impact concret sur les salariés français privés de participation aux résultats
Devant l’impossibilité d’engager une réelle discussion sur ce sujet avec la direction, et compte-tenu de la présence au capital de l’entreprise de l’Etat (qui via un pacte d’actionnaires avec l’Italie, joue un rôle majeur dans la gouvernance de l’entreprise), la CGT a décidé de rendre public cette situation et de demander des éclaircissements au Gouvernement.
 
à lire :

Publié le 24.06.2021 à 13:55

Le 21 juin, le CSE s’est réuni à nouveau dans la suite du CSE du 10 juin afin de faire un bilan des observations des élu-e-s, de la CSSCT sur le projet d’adaptation des mesures sanitaires et de recueillir des avis.

Majoritairement, le CSE a rendu un avis défavorable (CGT défavorable, CAD défavorable, CFDT abstention, CFE-CGC favorable)

Avis CGT

Les élu-e-s , madaté-e-s Cgt du CSE donne un avis défavorable pour les raisons suivantes : 

La direction annonce vouloir avancer avec prudence dans cette phase d’allègement de mesure sanitaire.

Pour cela, au lieu d’assouplir certaines protections individuelles, elle a choisi de s’attaquer à une mesure de protection collective majeure sur le site : le décalage des entrées sorties des équipes postées. Au contraire, afin d’alléger la pression sur les salarié-e-s et dans la ligne des préconisations gouvernementales, il nous semblerait possible d’alléger le port du masque en extérieur et en dehors de zones de rassemblement.

En cas de reprise de l’épidémie, la remise en place des décalages d’entrées/sorties des équipes devra être immédiate. 

Comme depuis le début de la crise sanitaire, la CGT voit dans cette approche toujours une logique de priorité de produire plutôt que la santé et la sécurité des salarié-e-s  

La CGT a fait remonter plusieurs points bloquants lors de la phase de test, notamment :

Engorgement et ralentissement du flux des personnes dans les escaliers, couloirs, vestiaires et pré-sas habillage et déshabillage

L’augmentation des effectifs couplée à ce nouveau protocole ne permet pas systématiquement le respect des distances physiques, ce qui ne répond pas aux mesures prescrites !

dysfonctionnement du système stop and GO et de son affichage, La CGT demande que le nombre de personnes soit indiqué et qu’une inspection du CSSCT de ce système de compteur soit faite pour en vérifier le fonctionnement !

Blocage de la part des encadrants du flux au niveau de la mise des gants dans le pré-sas. Cela entraîne un bouchon alors que le système de compteur annonce ok !

Le nouveau protocole entraîne une forte affluence sur le parking et de potentiels accidents ! La CGT demande l’ouverture du 2eme portail  » accès pompier » en permanence lors des entrées sorties des équipes postées 

Télétravail :

La CGT constate que la direction persiste à faire porter l’essentiel de la charge de télétravail à certains salarié-e-s de certains services plutôt que de répartir le télétravail a un plus grand nombre de personnes éligibles. Cette gestion peut engendrer des situations de RPS. Le protocole de retour sur site pour les salarié-e-s qui le demandent doit être simplifié. Dans l’autre sens, le retour sur site doit se faire de manière progressive de manière à tenir compte des contraintes organisationnelles des salarié-e-s. De manière plus générale, l’expérience à prouver que la productivité des salarié-e-s n’était pas amoindri par le télétravail, l’accès à ce mode de travail doit donc être assoupli tout en garantissant le droit à la déconnexion.

Par ailleurs, dans un contexte qui reste globalement fragile, il nous semble totalement inapproprié de mener des expérimentations de partage de bureaux. D’autant plus qu’aucune instance n’a été consultée à ce sujet.

 


Présentation par la direction de l’adaptation des mesures sanitaires sur le site de ST Crolles :

1. Evolution des mesures relatives au travail à distance à compter du 14 juin:
Chaque manager devra demander et s’assurer que les collaborateurs étant en travail à distance à 100% reviennent désormais 1 jour par semaine sur site, sauf exceptions dues à des contraintes médicales (validées par service médical) ou matériel de travail (PC fixe sans possibilité d’utiliser un autre PC sur le site).
Le reste des mesures demeure inchangé.
La jauge de présence journalière sur site est portée à 55% maximum.

2. Evolution des mesures relatives à l’organisation du temps de travail dans les équipes postées :
Les salariés postés reprendront leurs horaires de travail conformément aux horaires collectifs des équipes.
Le port du masque systématique, dans les locaux et sur le parking, les mesures de distanciation sociales, la présence de GHA, le 3ème sas et les jauges dans les sas permettent d’assurer la sécurité des salariés.
Le reste des mesures mises en place demeure inchangé.

3. Evolution des mesures relatives à l’organisation des visites et des réunions sur site :
o Les réunions pourront se tenir en présentiel ou mode mixte, en respectant la jauge de 50% dans les salles de réunion
o Les visites intersites sont autorisées, sous stricte validation, au cas par cas

4. Autres mesures applicables sur le site :
Le reste des mesures mises en place demeure inchangé.

 


Publié le 07.06.2021 à 10:55

https://investir.lesechos.fr/marches/actualites/accord-historique-au-g7-sur-la-taxation-des-multinationales-1966426.php

Grand tapage sur les Nouvelles mesures annoncées au G7… Belles déclarations de Bruno Le Maire.

L’accord est très timoré, comme l’explique ATTAC et d’autres organisations :

https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/accord-du-g7-finances-sur-un-taux-mondial-dau-moins-15-pour-limpot-sur-les-societes-1321101

https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/taux-de-15-sur-les-multinationales-une-non-avancee-historique

Timoré (sachant qu’il faut encore qu’il soit appliqué !), MAIS intéressant car il montre que les préoccupations des citoyens sur les manipulations fiscales des multinationales font leur chemin.

Les multinationales ne sont pas seulement américaines…

Dans plusieurs articles nous avons analysé la situation à ST Micro, une championne en matière d’optimisation fiscale.

A relire nos articles ….

http://stmicro.reference-syndicale.fr/2021/05/26/bizarre-bizarre-les-curieux-comptes-de-st-micro/

http://stmicro.reference-syndicale.fr/2021/05/12/st-ne-paye-quasiment-pas-dimpot-en-france-normal/

Nous allons poursuivre en interpellant le gouvernement. Rappelons qu’en plus des questions de justice fiscale, les manipulations de ST Micro font perdre aux salariés français environ 2000€ par personne en 2020…

http://stmicro.reference-syndicale.fr/2021/05/26/la-participation-volee/


Publié le 03.06.2021 à 21:40

 Dès 2017 la CGT avait alerté sur la monté en puissance des contrats précaires dans nos usines. Nos craintes se sont malheureusement vérifiées années après années, avec l’instauration d’une précarité structurelle dans les usines de C200 et C300. Face à l’ampleur de la structure et des non réponses de la direction, nous engageons depuis le début d’année une lutte pour remettre de l’ordre dans cet emploi abusif et illégal des contrats précaires dans sa globalité.


Après le refus de la CFE-CGC & CFDT d’instruire un droit d’alerte social sur ce sujet, ces organisations privilégient la commission emplois et compétences de la direction, la CGT a pris acte de ce choix, et a participé activement à ces réunions.
Malheureusement nous avons fait très vite le constat que cette commission ne traite pas le fond du sujet de la précarité, le seul objectif est la communication. La direction nous présente une évolution des effectifs dans les deux usines pour répondre aux objectifs des plans de charges. Ces prévisions conservent toujours un taux très anormalement élevé de précarité, notamment pour la catégorie socio-professionnelle OPERATEURS. La CGT a donc décidé de mener un travail de fond pour traiter ce sujet. Notre objectif : proposer un plan de résorption de la précarité, et ainsi titulariser massivement les contrats précaires (cdd et intérim) qui occupent des postes pérennes ! Nous voulons aussi que le recours aux précaires réponde au cadre légal. ST Crolles, par ses montages juridiques, touche énormément d’aides issues de nos impôts ou d’exonération de cotisations sociales ! Il nous parait donc primordial que ST Crolles ait une attitude exemplaire concernant l’emploi et la politique sociale ! La CGT ST Crolles veille donc aux dérives d’optimisation de la main d’œuvre !
Cette structure de précaires fait également perdre des subventions CSE aux salarié-e-s ST Crolles !


Pour cela voici les actions que les élu-e-s CGT ont menées et mènent au quotidien:


–  Mars 2021 : Réalisation d’une enquête dans les 5 équipes de C200 pour cartographier et quantifier la précarité (% intérim dans les secteurs de production) : Le résultat est affligeant entre 50 et 70% d’intérimaires dans les secteurs, les CDI font exceptions
Avril-Mai : Réalisation d’une étude complète en analysant les emplois par CSP et l’activité depuis 2013 (étude bilans sociaux, activité, suivi effectifs, registre du personnel, offres d’emplois). A titre d’exemple entre 2013 et 2017, nous constatons la perte de 172 cdi d’opérateurs et a contrario une augmentation de +142 intérimaires sur les postes
d’opérateurs. La CFE-CGC & CFDT votent contre le droit d’alerte social. En parallèle nous apportons de nombreux éléments d’analyses à l’inspection du travail. (Etude de 45 pages disponible en cliquant ici)
28 Mai 2021 : Fautes de réponses concrètes de la direction, nous réalisons une réclamation sur un non-respect du code du travail (articles L.1251-5 & L.1242-1) concernant le recours illégal et abusif des contrats précaires (CDD et de missions intérimaires) sur les métiers d’opérateurs-trices en production, techniques et administratif. Ces articles rappellent l’usage des contrats précaires pour un employeur, qui ne doit pas avoir pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise. Le contrat à durée indéterminée reste le contrat de travail de droit commun contrairement aux contrats précaires dont l’exécution est précise et temporaire et leur motif est strictement encadré par la loi. Réclamation disponible ici.
28 Mai 2021 :Les élu-e-s CGT demande un CSE EXTRA suite à un constat de plusieurs CDD travaillant sur des parcs équipements utilisant des agents chimiques dangereux listés par décret et rappelé par l’article D4154-1 du Code du travail. Interdits aux contrats précaires (niveau formation et suivi médical renforcé obligatoire).Seul un CDI peut travailler sur ces équipements.


Depuis notre travail sérieux et l’alerte donnée à l’inspection du travail, nos actions commencent à faire bouger les lignes de la direction qui titularise des contrats précaires ! Mais face à la structure importante, nous sommes encore loin du compte, il y a de la marge! Nous sommes aussi convaincu qu’en titularisant ces précaires, le site a tout à y gagner pour accompagner: la réussite de son développement, sa performance, et redorer son image et réputation dans notre région.

Voici la lettre de l’inspection du travail à la direction de STMicro en date du 4 juin : telechargeable ici