CGT ST Microelectronics
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Publié le 24.06.2026 à 20:00
CSE central ordinaire – déclaration du 24 juin 2026
La CGT STMicroelectronics dénonce l’acharnement du patronat en direction de Sophie BINET, secrétaire générale de notre Confédération.
En quelques mois, elle fait l’objet de deux mises en examen :
– En novembre 2025, Sophie Binet a été mise en examen pour injure publique à la suite d’une plainte déposée par le mouvement patronal Ethic (Entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance), car lors d’une émission sur RTL en janvier 2025, elle a commenté « les rats quittent le navire », après que le patron du groupe LVMH, Bernard Arnault, s’est plaint de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices réclamée aux grandes entreprises : pour le milliardaire, cette mesure, inscrite dans le projet de budget 2025, « poussait à la délocalisation ».
– En mai 2026, Sophie Binet a été mis en examen pour diffamation à la suite d’une plainte déposée par l’entreprise TEFAL après qu’elle ait dénoncé dans un débat de la Fête de L’Humanité, le 13 septembre 2025, le cas de Ouria Belaziz, une salariée de Tefal engagée à la CGT, qui a reçu un blâme de la part de son employeur après une prise de parole sur la présence de polluants éternels (PFAS) dans les accessoires ménagers fabriqués par le groupe.
Nous sommes évidemment solidaires de notre secrétaire générale, d’autant plus que ce qu’elle dénonce fait écho à ce que nous vivons chez ST :
– Nous rappelons qu’un récent rapport, du Sénat sur les aides publiques aux entreprises, a révélé que ST qui reçoit plusieurs centaines de millions d’euros d’aides publiques par an mais ne payent très peu voire pas d’impôts en France, et que le montage financier de l’entreprise a pour conséquence que les salariés de ST perçoivent peu voire pas du tout de participation aux bénéfices, lorsque l’entreprise gagne de l’argent.
– Nous rappelons également que la CGT STMicroelectronics dénonce régulièrement des situations de différence de traitement vis à vis de notre syndicat et de ses militantes et militants , et que récemment ST a été sanctionné par la justice pour discrimination syndicale dans deux affaires, une troisième affaire étant en cours d’instruction.
– Nous rappelons enfin que sur l’environnement, ST ne respecte pas ses obligations légales concernant la communication aux élus CSE et CSEC de l’impact environnemental de tout nouveau projet. De plus, concernant les PFAS, sur un plan de substitution des produits dangereux pour la santé publique et l’environnement, ou sur la prévention des risques sur la santé des salariés, ST ne répond pas à nos questions, alors que les PFAS sont très vraisemblablement un danger comme a pu l’être l’amiante.
Sachez que les mesures coordonnées de répression syndicale organisées par le patronat contre notre secrétaire générale et dans les entreprises adhérentes du MEDEF, comme STMicroelectronics, sont une honte et ne nous impressionnent pas.
Vous ne réussirez jamais à nous museler et nous continuerons toujours à défendre les intérêts des travailleuses et travailleurs sans nous compromettre.
Publié le 23.06.2026 à 20:00
CSE central ordinaire – déclaration du 23 juin 2026
Alors que s’ouvre notre CSEC dans un contexte de canicule nationale, la communication récente de la direction du site de Montrouge, centrée sur la longueur des tissus et l’interdiction des bermudas, nous paraît dramatiquement déconnectée des réalités vécues sur nos différents sites. Au-delà de l’ironie qu’un tel rappel suscite en pleine crise climatique, la CGT souhaite recentrer le débat sur ce qui relève de votre responsabilité pénale et humaine : la santé et la sécurité des travailleurs.
La situation actuelle sur les sites de ST France est préoccupante et révèle une politique à deux vitesses qui met en danger les salariés :
• Dans les bureaux : De nombreux collègues subissent des températures extrêmes dans des bâtiments qui s’apparentent à de véritables passoires thermiques. La réponse ne peut pas être d’exiger le port du pantalon réglementaire sous prétexte qu’un système de climatisation par ailleurs énergivore tourne à plein régime dans certains locaux, pendant que d’autres étouffent.
• Sur le terrain et en production : La situation est encore plus critique pour les salariés, qu’ils soient internes à ST ou salariés de la sous-traitance, qui exercent des activités pénibles parfois en extérieur. Pour eux, aucun aménagement d’horaires substantiel, aucune coupure ni solution alternative d’envergure n’ont été mis en place pour faire face à ces fortes chaleurs.
La CGT vous rappelle que l’employeur est tenu à une obligation de sécurité de résultat en matière de protection de la santé physique et mentale des travailleurs. Mesurer la conformité « corporate » des tenues vestimentaires ne protège personne des risques de déshydratation, de malaise ou de coup de chaleur.
Face à ce constat, les représentants CGT vous posent aujourd’hui des questions précises et attendent des engagements clairs :
1. Quels sont les seuils de température maximaux jugés acceptables par ST France ? Nous exigeons des repères et des indicateurs identiques, transparents et opposables sur l’ensemble des sites de l’entreprise.
2. Quand allez-vous appliquer strictement les recommandations des autorités et de la médecine du travail ? Si les textes officiels fixent des orientations, rien n’empêche ST d’adopter des mesures plus favorables (aménagements d’horaires systématiques en cas d’alerte, pauses de récupération supplémentaires, distribution d’équipements adaptés). Nous vous demandons a minima le strict respect de ces recommandations nationales.
3. Quel est le plan d’investissement pour l’avenir ? Le dérèglement climatique n’est plus une surprise, et la situation actuelle qui était annoncée depuis des années va devenir la norme. Alors que notre entreprise à sa part de responsabilité dans les émissions carbone ; quels sont les travaux d’isolation thermique, de
rénovation des bâtiments et de restructuration des espaces de travail prévus à court et moyen terme pour que ces situations de crise ne se reproduisent plus chaque été ?
Nous refusons que la gestion des vagues de chaleur se résume à une note de service sur le « savoir-vivre vestimentaire ». Nous attendons de la direction des réponses à la hauteur des enjeux de santé publique et de justice sociale.
Publié le 18.06.2026 à 16:05
L’extrême droite prouve à nouveau qu’elle est le pire ennemi des travailleurs et travailleuses !
Le Maire RN veut expulser la CGT des locaux de la Bourse du travail, qu’elle occupe depuis 89 ans (sauf pendant la seconde guerre mondiale, sous le régime de Vichy).
La Bourse du Travail, depuis sa création, est un lieu de rassemblement pour les syndicats, les travailleur·euses, et tous celles et ceux qui luttent pour la justice sociale, l’égalité et la dignité sur le lieu de travail et dans la vie. La Bourse du travail est aussi un lieu de formation, d’échange, d’émancipation pour les salarié·es, privé·es d’emploi, retraité·es.
La stratégie du RN est bien établie, et Carcassonne est son laboratoire : bâillonner tout ce qui gêne !
Défendons la liberté d’expression, nos libertés syndicales, les Bourses du travail, outils indispensables pour la défense des salarié·es ! Défendons la Bourse du travail de Carcassonne !
Signez la pétition ici : https://www.change.org/p/la-cgt-doit-rester-%C3%A0-la-bourse-du-travail-%C3%A0-carcassonne
Courrier intersyndical adressé au ministre de l’Intérieur et au ministre du Travail, après la procédure engagée par le nouveau maire RN de Carcassonne visant à expulser les organisations syndicales de leurs locaux.
Publié le 16.06.2026 à 20:30
Les sénateurs ont voté pour que des salarié·es travaillent le 1er mai
Publié le 15.06.2026 à 15:53
Après nous avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et envisagé la suppression de deux jours fériés, les représentant·es du patronat s’obstinent à s’attaquer au 1er Mai.
Malgré les mobilisations syndicales et leurs relais politiques, ils reviennent à la charge avec un nouveau texte qui passera au Sénat le 16 juin.
Présenté comme une mesure en faveur des boulanger·es et fleuristes du coin, ce projet vise en réalité à banaliser le travail le 1er mai, au profit des grands groupes. Le gouvernement a commencé dès ce 1er mai 2026, en les incitant à enfreindre la loi existante !
Le 1er mai est un jour particulier. C’est le seul jour férié, chômé, rémunéré et protégé du lien de subordination. Des exceptions existent déjà pour les hôpitaux, l’énergie, les transports publics… Les commerçants ont le droit d’ouvrir le 1er mai, à la seule condition de ne pas faire travailler les salarié·es ce jour-là. Non seulement les petits commerces indépendants n’ont pas besoin de cette loi, mais elle va se retourner contre eux avec la concurrence des grands groupes.
En élargissant la dérogation, l’intention n’est pas de « sécuriser » une situation existante mais de remettre en cause le droit au repos rémunéré du 1er mai. Loin de concerner quelques commerces de proximité, le dispositif pourrait s’appliquer à l’ensemble des entreprises de moins de 250 salarié·es ! Une extension considérable qui banaliserait progressivement le travail le 1er mai : lorsqu’un droit commence à être remis en cause, les exceptions se multiplient progressivement jusqu’à devenir la norme.
Non, le travail du 1er Mai ne serait pas « payé double »
Le 1er Mai est déjà rémunéré, même lorsqu’il n’est pas travaillé. Faire passer cette compensation pour un cadeau est un mensonge : elle ne fait que compenser la perte d’un jour chômé et payé.
Non, les salarié·es n’auront pas le « choix »
Parler de « volontariat » est un leurre. L’expérience du travail dominical montre que les dérogations se banalisent, tandis que les contreparties accordées aux salarié·es s’amenuisent progressivement.
L’urgence n’est pas de « travailler plus pour gagner plus » mais bien d’obtenir des augmentations générales des salaires et des pensions et de bloquer le prix du carburant !
Le 16 juin, le Sénat examinera la proposition de loi remettant en cause le caractère chômé du 1er Mai. À Paris, la fédération CGT Commerce et Services et la CGT Île-de-France (Urif), avec d’autres organisations syndicales, appellent à un rassemblement devant le Sénat à partir de 13 heures.
D’ores et déjà dans tous les départements, mobilisons-nous et interpellons les parlementaires, car la bataille ne s’arrêtera pas au Sénat : le texte devra encore être examiné par l’Assemblée nationale. Plus nous serons nombreux et nombreuses à nous mobiliser, plus nous aurons de chances de faire reculer cette nouvelle attaque contre le 1er Mai.
Publié le 08.06.2026 à 19:00
Courrier adressé le 8 juin 2026 à la Direction ST France
Madame, Monsieur,
Les syndicats et sections CGT de STMicroelectronics France ont décidé collectivement de ne pas prendre part aux discussions inscrites dans l’agenda de concertation intitulé « procédure d’alerte interne ».
Nous rappelons tout d’abord que ce dispositif, dénommé « Speak Up », a été mis en œuvre de manière unilatérale par la direction, sans concertation préalable avec les organisations syndicales représentatives. La CGT avait déjà dénoncé cette méthode dès 2023, sans que nos remarques, alertes et réserves ne soient prises en compte.
Depuis la mise en œuvre des procédures d’alerte, nous avons été amenés à suivre de nombreux dossiers à la demande de salariés. Dans une très grande majorité des situations, les conclusions des enquêtes sont systématiquement réduites à de simples « problèmes relationnels » ou « difficultés de communication » entre personnes, sans jamais rechercher sérieusement les causes organisationnelles, managériales ou structurelles pouvant être à l’origine des situations dénoncées.
Plus grave encore, nous avons constaté plusieurs dérives particulièrement préoccupantes :
– un lanceur d’alerte convoqué à un entretien disciplinaire après son signalement,
– des enquêtes Speak Up conduites directement par les RH de proximité, remettant en cause l’impartialité même du dispositif,
– des enquêtes déclenchées sans que le salarié concerné ne soit clairement informé,
– l’absence quasi systématique de transmission des conclusions ou du contenu des enquêtes aux salariés concernés,
– l’absence de suivi dans le temps des éventuelles mesures correctives annoncées.
Nous avons également constaté à plusieurs reprises des tentatives de détournement des droits d’alerte L2312-59 exercés par les élus CGT du CSE. Ces alertes, encadrées par le Code du travail, n’ont pas donné lieu à de véritables enquêtes conjointes. Des élus ont été cantonnés à une simple présence d’« observateur », conditionnée de surcroît à une demande expresse des salariés eux-mêmes, alors même qu’ils ne disposent pas nécessairement de tous les éléments leur permettant d’apprécier les enjeux juridiques et procéduraux. Et au pire la direction a refusé toute enquête conjointe.
Nous considérons donc que la procédure d’alerte ST vise à contourner les dispositifs légaux d’alerte prévus par le Code du travail en les substituant par un dispositif interne unilatéral, sur lequel les élus n’ont aucune prise.
De plus, nous considérons également que l’élément le plus problématique demeure l’engagement de confidentialité que la direction souhaite imposer aux représentants du personnel, empêchant de fait toute communication et tout échange avec les salariés que nous représentons.
Pour l’ensemble de ces raisons, et en l’absence de tout cadre clair de négociation, nous ne participerons pas à ces concertations.
Nous ne sommes pas opposés à échanger avec la direction sur tous les sujets. Toutefois, nous ne le ferons uniquement dans un cadre clair, loyal et compatible avec nos prérogatives, celui de la négociation collective.
Cordialement,
Les DSC CGT
Publié le 29.05.2026 à 17:13
Courrier de la CGT à la direction de Crolles adressé le 28 mai 2026
A la direction de ST Crolles
Bonjour,
Des salariés au forfait jours, à temps partiel à 80% ou moins, nous ont fait part de leur étonnement du fait que cette année ST leur a demandé de poser un jour entier de repos le lundi de Pentecôte dans le cadre de la journée de solidarité.
La CGT est également étonnée car depuis le déploiement de la journée de solidarité, et jusqu’à l’année dernière en 2025, pour les salariés au forfait jours ayant un temps de travail inférieur ou égal à 80%, la journée de solidarité devait être effectuée sous la forme d’une demi-journée.
Or, vous ne pouvez pas mettre fin à cet avantage (plus favorable que la loi) devenu un usage, en dehors de toutes vos obligations légales, du jour ou lendemain sans en informer au préalable salariés et CSE, en respectant un délai de prévenance suffisant pour permettre le dialogue et laisser place à une négociation.
La CGT vous demande donc de rendre une demi-journée de congé à tous les salariés au forfait jours ayant un temps de travail inférieur ou égal à 80%.
Par ailleurs, pour faire suite à votre message du 13 avril 2026, nous réitérons notre position : la signature de l’accord ST Crolles sur journée de solidarité, par la direction de ST et les syndicats signataires, ne rend pas davantage légal le travail dissimulé, interdit et punissable par la loi.
Puisque nous sommes en désaccord, pour trancher ce point, nous vous proposons de solliciter l’inspection du travail.
Cordialement,
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Bureau du syndicat CGT STMicroelectronics Crolles
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Publié le 28.05.2026 à 16:00
Négociation pour un accord applicable sur tous les sites à partir de 2027
Publié le 30.04.2026 à 17:56
Manifestation à Grenoble – Départ 10h avenue Alsace Lorraine
Publié le 17.04.2026 à 20:07
Réponse reçue le 17 avril 2026. Pour obtenir satisfaction, seule la mobilisation paye !
Bonjour,
Nous accusons réception de votre email du 14 avril 2026 et vous remercions pour l’attention que vous portez à la situation des salariés de STMicroelectronics France dans le contexte économique actuel.
Nous partageons votre préoccupation face aux conséquences de la hausse des prix des carburants et, plus largement, de l’inflation sur le pouvoir d’achat des salariés. Ces sujets appellent, à juste titre, un examen attentif et responsable dans le cadre du dialogue social.
Après analyse approfondie de votre demande, nous avons toutefois décidé de ne pas engager, à ce stade, d’actions spécifiques relatives au prix des carburants, pour les raisons suivantes :
- Nous ne disposons pas aujourd’hui de visibilité suffisante sur la durée de cette situation, ce qui ne permet pas d’envisager sereinement la mise en œuvre de mesures exceptionnelles bornées dans le temps ;
- Les sites de STMicroelectronics France disposent de modalités d’aide au transport différentes, en fonction de leurs réalités locales et des dispositifs existants ;
- Nous déployons dans les prochains mois des mesures salariales importantes présentées et discutées avec les représentants du personnel au mois de février dernier ;
- Enfin, nous notons que l’État français a pris la décision de déployer des mesures spécifiques, qui devraient être communiquées dans les prochains jours. Nous suivrons avec attention ces annonces.
Cette position ne remet nullement en cause l’attention que nous portons à la situation sociale ni notre volonté de rester à l’écoute des préoccupations exprimées par les partenaires sociaux. Nous demeurons naturellement attentifs à l’évolution du contexte et disponibles pour poursuivre nos échanges dans un esprit de dialogue constructif, équilibré et responsable.
Cordialement.
Mme Frédérique Le Grevès
M. Jean-François Malleville