Associations iséroises


Un Toit Pour Tous
Journal de la Fédération de l'Isère du Parti Communiste Français

17.05.2022

Edouard Schoene

Des témoins de ce qui se passe aujourd’hui, au quotidien, en Palestine occupée.

En partenariat avec l’association FFIP-Grenoble (Educational Network for Human Rights in Palestine/Israël), l’AFPS (Association France Palestine solidarité) organisait une rencontre, le 12 mai sur le domaine universitaire, avec trois résistants palestiniens en tournée nationale en France.

Après la présentation des intervenants, une minute de silence a été respectée à la mémoire de Shireen Abu Aqleh, journaliste américano-palestinienne de 51 ans assassinée la veille par l’armée israélienne d’une balle en pleine tête, lors d’une manifestation qu’elle couvrait avec un gilet pare-balles barré du mot « Press ». L’émotion était grande d’autant que trois jeunes l’avaient vu il y a quelques jours avant leur départ pour la France.

écologiste

Le cortège funéraire de Shireen Abu Aqleh.

Mohamed Zware, jeune journaliste de 23 ans, originaire du village de Al-Ma’sara, a grandi durant la deuxième intifada. A l’âge de six ans, il a subi des violences de la part des forces armées israélienne occupantes. Il a étudié à l’université de Bizeiry. Il a créé « Al-ma’sra presse », pour montrer au monde la réalité des souffrances palestiniennes. « A 9 ans j’ai décidé de relayer le travail des journalistes. J’ai commencé à documenter la la vie du village. Mon père est un résistant populaire. J’ai photographié tandis que mon père était attaqué par des militaires. Si je meurs dans une répression de l’occupant, il faut que les survivants gardent trace de notre histoire de résistance. »

Palestine Jérusalem Grenoble

Mohamed Zware.

Abeer Alkhatib, étudiante en master à l’université américaine de Ramallah, est cheffe du conseil des jeunes de Jérusalem nord-est et participe à de nombreux projets de la résistance populaire palestinienne. Elle est mère de trois enfants.

Après la présentation de films documentaires, elle témoigne. « Depuis 1981, les terres palestiniennes ont été colonisées. De 81 à 2008, neuf villages ont été totalement détruits, pour y placer des colonies illégales. 75 000 villageois sont coincées dans des enclaves. Le lien avec le reste du pays se fait par des « checks points » qui peuvent être fermés arbitrairement par la seule volonté d’un soldat. J’ai 41 ans, mes souvenirs sont à Jérusalem. Mes grands parents étaient agriculteurs. J’ai un fils de 21 ans qui ne connait Jérusalem que par les images des réseaux internet. J’ai un fils de 10 ans qui m’a posé une question à laquelle je n’ai pas pu répondre : « pourquoi les armées jordaniennes, égyptiennes… ne viennent elles pas nous délivrer ». Quand j’étais à Paris il y a quelques jours il m’a demandé au téléphone : « Les Français nous aiment ?» Je lui ai répondu : oui. « Alors pourquoi ils ne viennent pas nous libérer ? ».

Grenoble Alpes métropole

Abeer Alkhatib.

Ansam Khader, 23 ans, vit dans le village de Beïta qui résiste contre la construction d’une colonie. Elle a témoigné des souffrances du village, de la résistance populaire et pacifique.

Elle a expliqué l’inimaginable qui se produit avec le corps des Palestiniens assassinés par l’armée : « de 1948 à aujourd’hui, 800 corps sont conservés par les autorités occupantes, non rendus aux familles. Avant restitution aux familles d’autres corps ont été mutilés, des expériences réalisés, des organes enlevés… »

Grenoble Alpes métropole

Ansam Khader.

Le public qui a écouté attentivement les témoignages, les réponses aux questions, est sorti avec une grande émotion. Les témoignages sont accablants, effroyables et le courage de ces jeunes militants exceptionnel.

Grenoble
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16.05.2022

Travailleur Alpin

Une rencontre avec la présidence de l’UGA jugée décevante par le collectif des vacataires de l’université Grenoble Alpes.

A l’issue de la rencontre d’une délégation avec la présidence de l’UGA, le 5 mai dernier, collectif des vacataires mobilisé.es de l’UGA et le collectif doctorant.es CGT ont publié un communiqué  qui exprime leur déception par rapport au projet de contrat qui leur a été proposé :
– périmètre trop restreint des vacataires concernés ;
– taux de rémunération horaire des heures d’enseignement inférieur au SMIC ;
– non rémunération des activités de recherche ;

Les deux collectifs soulignent cependant que cette proposition d’un contrat est une première avancée par rapport à l’existant (heures de vacation sans contrat). Afin d’amplifier et d’étendre la dynamique de mobilisation collective ils appellent à une réunion publique mardi 17 mai 2022 à 12h00 (bâtiment Stendhal, amphi 6) pour rendre compte en détail de la réunion avec la présidence et décider ensemble des suites à donner.

Claudine Kahane

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09.05.2022

Régine Hausermann

© Matthieu Ponchel

Istiqlal – « indépendance politique » en arabe – situe les enjeux de la pièce. Six femmes et trois hommes s’avancent sur le sable couvrant le plateau où se jouent les rapports de force ordinaires du patriarcat et du colonialisme : soumettre les femmes aux désirs et à la volonté des hommes.Tamara Al Saadi, dramaturge franco-irakienne, née en 1986 à Bagdad, « aspire à rendre visible ce qu’on ne peut pas voir ». Et pour cela elle a enquêté, alliant recherches et entretiens avec des reporters de guerre, des chercheurs sur le monde arabe, mais aussi des membres de sa propre famille. Le cheminement de la jeune Leïla vers l’indépendance, rompant ainsi avec la condition de générations de femmes, tient les spectatrices et les spectateurs en haleine.

Des voiles blancs tombent des cintres sur le sable brun et des espaces recouverts de parquet. Des silhouettes entrent sur scène, l’une en vêtements à l’occidentale, les autres en tunique orientale, semblant émerger d’un ailleurs, fantômes d’un passé ignoré. Contrairement à sa mère, Leïla ne parle pas l’arabe et n’en éprouve pas le besoin.

Mais sa rencontre avec Julien, reporter de guerre français travaillant en Irak et parlant arabe, crée un manque. N’est-elle pas irakienne ? Elle veut savoir, comprendre. Où est née sa mère ? Pourquoi est-elle partie ? Mais sa mère n’aime pas évoquer le passé. Les réponses sont apportées lors de séquences qui mettent en scène les femmes de cinq générations en butte à la violence.

L’arrière-grand-mère violée par un Anglais, plaquée sur le sol, étouffée, résistant en dissociant son corps de son esprit, qu’elle tourne vers le ciel étoilé.
La grand-mère, enfant du viol, métisse, frappée par son beau-père  parce qu’elle veut apprendre à lire et à écrire, comme son frère. Elle est sauvée par un homme qu’elle consent à épouser en échange de la promesse qu’elle pourra satisfaire son désir d’apprendre… et qui la tuera parce qu’elle veut s’émanciper.

La mère cherche à oublier tout en restant proche de sa culture d’origine, en préparant des poivrons farcis avec Leïla, en se livrant à une exhibition de danse orientale qui crée une parenthèse joyeuse dans le spectacle.

Au gré des séquences, les strates du récit s’imbriquent et l’histoire prend sens. En période de paix comme en période de guerre, la femme est, pour le mâle, un bien meuble, qu’il peut posséder à sa guise, sur laquelle il s’arroge le droit de vie ou de mort. Les héroïnes de la pièce témoignent, se révoltent, en meurent, mais combattent, préparant la voie de l’émancipation des femmes.

écologiste

© Matthieu Ponchel

Lorsque Leïla prend conscience de sa dépendance à Julien, dont les amis lui déplaisent, qui ne veut pas d’enfant, qui entre et sort de sa vie au gré de ses missions, elle trouve la force de s’affranchir de ce lien de servitude. Tamara Al Saadi précise ses intentions : «  Istiqlal a pour objectif de transposer les processus d’assimilation et les réflexes orientalistes que peuvent éprouver les femmes arabes. Cette banalisation alliant patriarcat et racisme ordinaire est un legs sous-jacent qui existe dans toutes les franges de la société.  A cet égard, le couple formé par l’ancien colonisateur et l’ancienne colonisée est une métaphore de la relation entre Occident et Orient. »

La construction non linéaire de la pièce, la beauté du décor qui va en se dépouillant, la variété des registres alternant l’émotion et la drôlerie, la douceur et la colère, la poésie et l’action en font un très fort moment de théâtre.

Représentation du 4 mai 2022

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09.05.2022

Maryvonne Mathéoud

Une conférence suivie d’un large débat dans la salle.

Le 4 mai Colibri junior conseil organisait une conférence/débat à sciences po Grenoble avec Bernard Friot sociologue et économiste sur le salaire à vie.

C’est devant un amphithéâtre comble que Bernard Friot a présenté le salaire à vie puis à répondu aux nombreuses questions de la salle. Le salaire à vie n’est pas qu’une théorie, c’est une réalité qui concerne un tiers des salariés, les salariés fonctionnaires.

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Bernard Friot.

En 1919 grâce à la CGT le salaire à la tâche, rémunération capitaliste a été remplacé par la rémunération à la qualification. La convention collective atteste de la production de valeur associée au poste de travail. En 1946 sous l’impulsion du parti communiste et de la CGT le gouvernement provisoire de la République française élabore un statut général des fonctionnaires adopté par l’Assemblée nationale constituante et devenu loi, le 19 octobre 1946.

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Pour les concepteurs du concept « salaire à vie », un salaire sera donné de 18 ans à la mort. 
« A 18 ans nous avons la majorité politique et nous sommes en capacité et responsabilité dans la production. Le revenu de base est la destruction du salaire à la qualification et le retour du salaire à la tâche. Pour le capital à la retraite on devient des anciens travailleurs on devient des bénévoles on ne serait plus en responsabilité. Les riches sont en responsabilités jusqu’à leur mort pourquoi pas nous ? Pour les rémunérations nous proposons un rapport de un à trois, entre le minimum et le maximum. »

Grenoble Alpes métropole

En réponse à une des nombreuses questions, Bernard Friot répondait :
« Concernant la réforme de la sécurité sociale l’enjeu n’est pas la retraite par répartition, qui n’est pas remise en cause mais la généralisation de l’agirc que souhaite Macron , pour laquelle c’est : « j’ai cotisé, j’ai droit. »
Il est à noter que cette assemblée de 200 personnes, essentiellement composée d’étudiants, semblait être très intéressée par les propositions communistes de Bernard Friot ; l’applaudimètre en attestait.

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09.05.2022

Maryvonne Mathéoud

Massacres de Setif, Guelma, Kherrata en Algérie sortir de l’oubli l’autre 8 mai 1945.

Ce dimanche 8 mai 2022 à Fontaine a eu lieu un rassemblement et un dépôt de gerbe devant la plaque commémorative à l’appel du collectif « 17 octobre 1961 Isère » Algérie au Coeur, Amal, ANPNPA (Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis ), ASALI (Association de Solidarité des Algériens de l’Isère), Coup de Soleil Rhône-Alpes, CSRA (Comité de Soutien aux Réfugiés algériens), La Libre Pensée Isère, Mouvement de la Paix Isère, Ras L’Front
avec le soutien de 45 organisations de l’Isère
Ils demandent
 la reconnaissance par l’État Français des crimes commis lors du 8 mai 1945 dans la région de Sétif, Guelma et Kherrata
 l’inscription dans les livres d’Histoire des crimes coloniaux commis contre les peuples (Algérie, Madagascar, Indochine, …)
 une écriture partagée entre la France et l’Algérie de leur histoire commune ouvrant sur de nouvelles coopérations citoyennes.

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Lynda Bensella.

Lynda Bensella lit l’appel ci dessous

La chute du régime nazi a été un événement considérable dans le monde entier, soulevant l’espoir d’un monde plus juste, respectueux des droits et des peuples. Cent trente mille soldats algériens et des dizaines de milliers d’autres soldats et de civils de pays colonisés ont participé à la lutte contre le nazisme au sein de l’armée française, les fameux « indigènes de l’armée française ». Alors que l’Algérie est constituée de trois départements français, la célébration de la victoire des Alliés contre le nazisme le 8 mai 1945 est l’occasion pour les Algériennes et les Algériens de faire entendre les revendications d’égalité des droits et d’indépendance.
A Sétif, des milliers d’Algériens manifestent et brandissent des pancartes « Libérez Messali » (Messali Hadj, leader nationaliste emprisonné), « Nous voulons être vos égaux », « À bas le colonialisme », « Vive l’Algérie libre et indépendante », et un drapeau qui deviendra le drapeau algérien. La répression contre les Algériens durera des mois et sera féroce : 10 000 à 40 000 victimes selon les historiens, à Sétif, Guelma et Kherrata. C’est un véritable massacre et un crime d’État : il s’agissait pour le pouvoir français de l’époque de maintenir à tout prix l’Algérie sous domination coloniale.
Cet événement tragique a été occulté par tous ceux qui veulent masquer la réalité du colonialisme, faite de violence, d’inégalités et d’oppression. La colonisation explique largement les discriminations qui frappent aujourd’hui les personnes issues de l’immigration. L’occultation ou de la négation des crimes coloniaux ne peut avoir que des effets délétères. Leur reconnaissance est une étape nécessaire et importante pour lutter contre les discriminations et les dominations.
Il est urgent de comprendre que notre avenir est commun et qu’il est essentiel de construire des ponts plutôt que des murs. Face aux nostalgiques de la colonisation qui n’hésitent pas à falsifier l’Histoire, il est important de dire que la colonisation fut un crime contre les peuples et que les victimes de Sétif, Guelma et Kherrata furent des victimes de l’ordre colonial. 2022 : 60ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie
L’indépendance de l’Algérie est une bonne nouvelle pour tous les peuples. Cette victoire a été un point de repère essentiel pour beaucoup de luttes pour l’émancipation qui ont suivi. C’est dans cet esprit que les associations membres du collectif « 17 Octobre 1961 » participent à l’initiative « Algérie 1962 2022 fin de la guerre et indépendance , des récits et solidarité en partage ».
En Algérie, une révolution pour l’émancipation et la dignité Depuis le 22 février 2019, sur l’ensemble du territoire algérien, le peuple s’est levé en masse et pacifiquement, pour en finir avec la corruption et obtenir des changements politiques et sociaux. Jeunes, femmes, étudiants, progressistes et démocrates, se sont mobilisés pour une nouvelle société plus libre, plus démocratique et plus juste. 3 ans après, force est de constater que le pouvoir algérien a choisi la répression (300 militants du Hirak emprisonnés, partis politiques réprimés, …) plutôt que de répondre aux aspirations légitimes des Algériennes et des Algériens.
Nous appelons à être solidaires du peuple algérien dans son combat démocratique. Nous demandons la libération de tou·te·s les détenu·e·s du Hirak qui ont exercé de manière pacifique leur droit à la liberté d’expression et le droit de manifester. Nous demandons que cesse la répression contre les organisations politiques démocratiques.

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Jamal Zaïmia.

Jamal Zaïmia témoigne sur les circonstances de l’assassinat de son grand père et de son oncle dans la ville de Guelma. Témoignage transmis par sa grand mère et son père.
En mai 1945 ce n’était que le début d’un massacre qui va durer jusqu’au mois de juin 1945. La France a massacré un peuple au moment où elle célébrait la victoire contre le nazisme. «Alors que 300 000 Algériens ont participé à la victoire contre le nazisme, elle commettait les mêmes crimes sur les Algériens que ceux commis par les nazis en France et en Europe. Mon grand père à participé à la première guerre mondiale et a été décoré, mon oncle âge de 26 ans était membre du PPA (parti populaire algérien) et chef scout musulman. ».

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Jacqueline Madrennes élue à Echirolles rappelle l’importance du travail de mémoire en collaboration avec toutes les organisations mobilisées sur cette question et la l’importance de la présence des élus lors de cette commémoration

Emmanuel Carroz élu à Grenoble indique que cette année 2022 nous célébrons les 60 ans de l’indépendance de l’Algérie. A cette occasion les communes de Grenoble Saint Martin d’Hères, Echirolles, Eybens et Gières déploient une programmation culturelle à cet effet.

Siamo Tutti pour UCL (union communistes libertaires) souligne que le colonialisme n’est pas seulement une appropriation des terres mais également une approximation du destin des peuples.

Après le dépôt de gerbe la chorale des barricades interprète des chants révolutionnaires algériens.

Pour clore la cérémonie un pot de l’amitié est offert aux participants.

Grenoble
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05.05.2022

Travailleur Alpin

La météo n’y avait pas mis du sien, mais la détermination est restée intacte.

Un rassemblement était organisé le 5 mai sur le campus de Grenoble pour soutenir une délégation venue négocier avec la présidence de l’université des conditions de travail et de rémunération décentes pour les vacataires. Des salariés qui sont devenus des piliers de l’enseignement supérieur.

Le collectif des vacataires de l’université de Grenoble Alpes (UGA) appelait ce 5 mai à un rassemblement pour soutenir la délégation qui avait rendez-vous avec le président de l’université pour discuter de la mise en oeuvre de contrats de travail pour tous·tes les vacataires.

Malgré une météo bien maussade, une trentaine de personnes (vacataires, étudiants, personnels, représentants des organisations syndicales CGT, SUD, FSU, UNEF) ont ainsi soutenu les revendications du collectif, qui a rappelé à cette occasion quelques éléments clés de la situation des vacataires à l’UGA : 

  • Dans un contexte d’asphyxie budgétaire des universités et de réduction massives des postes de titulaires, l’UGA, comme les autres, fonctionne en faisant massivement appel à des personnels précaires, notamment en matière d’enseignement, où, en moyenne 20% des heures sont effectuées par des doctorants (étudiants en cours de thèse) ; ainsi, d’après le bilan social 2019-2020, cette année-là 5969 vacataires d’enseignement ont été recruté·es contre 2065 titulaires enseignant·es en poste.
  • Outre des conditions de travail déplorables pour les vacataires (paiement différé, missions souvent mal définies, rémunération horaire inférieure au SMIC, parfois sans cotisations sociales…), cette situation génère une dégradation de la qualité des enseignements de l’université.

Depuis décembre 2021, des doctorant·es et des personnels BIATSS (personnels de bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé), vacataires, syndiqué.es à la CGT et à SUD ou non syndiqué.es, se sont organisé·e·s en collectif et mobilisé·e·s pour obtenir de l’université des contrats de travail pour tous·tes les vacataires. Après une première rencontre avec la présidence pour faire état de leurs revendications, ils ont obtenu ce nouveau rendez-vous afin d’examiner un projet de contrat type, qui ne leur a d’ailleurs été fourni que le 4 mai dans l’après-midi !

Difficile de ne pas y voir un manque d’empressement de la présidence de l’université à mettre en œuvre les contrats revendiqués.

Nous rendrons compte des résultats de cette rencontre, dès que connus, sur le site du TA et dans un article plus détaillé du numéro de juin de l’édition papier du Travailleur alpin.

Claudine Kahane

Université grenoble cgt

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