Associations iséroises


Un Toit Pour Tous
Journal de la Fédération de l'Isère du Parti Communiste Français

26.07.2021

Matériauthèque de Fontaine. La justice donne espoir aux acteurs du « Chantier »

Edouard Schoene

La matériauthèque de Fontaine. Un espcace consacré à donner une seconde vie aux matériaux utilisés dans le bâtiment.

La justice vient de refuser la demande d’expulsion de l’association le Chantier que lui présentaient la ville de Fontaine et l’établissement public foncier local. Les magistrats ont accordé un délai pour permettre à l’association de développer son projet de restructuration du lieu..

Dans un communiqué l’association « le Chantier » qui fait vivre un espace de matériauthèque, jardins partagés, cantine (14 rue Paul Vaillant Couturier  à Fontaine) se félicite du jugement rendu ce mois de juillet. La municipalité de Fontaine demandait l’expulsion des occupants du « Chantier ». 

Dans le verdict qui vient d’être rendu, la justice insiste sur l’importance de faire perdurer ces activités. Comme l’avait demandé le Chantier, la juge accepte de reporter l’expulsion, et accorde un délai de 6 mois afin de permettre « d’acquérir tout ou partie du terrain qu’elle occupe » ou « de relocaliser ses activités dans des conditions satisfaisantes. »

L’association salue cette victoire juridique qui est donc un premier pas vers la pérennisation du Chantier : «  Nous espérons maintenant que la mairie acceptera de reprendre les discussions afin de continuer à faire vivre ce projet écologique, social et solidaire. »
« Le procès a été l’occasion pour le Chantier de mettre en avant le patient travail de lien social créé dans le quartier. L’importance de ses activités n’a pas échappé a la juge qui a tenu à le souligner dans le verdict. Il est non contesté que l’association… a un objet social utile d l’intérêt général du fait de ses activités écologiques et solidaires, et que le terrain litigieux accueille également d’autres collectifs venue en aide aux plus précaires, en servant notamment des repas chauds le samedi. »

Le Chantier a aussi pu rappeler que des discussions étaient en cours avec la mairie de Fontaine afin de trouver une solution pérenne pour les activités du Chantier. Cela prend du temps, mais l’ établissement public foncier local (EPFL) demandait à ce que l’expulsion ait lieu sous quinze jours ! 
Là encore la juge a reconnu la nécessité de laisser le temps à ces discussions d’aboutir, afin de faire perdurer le projet, et ceci dans l’intérêt de toutes et tous.

« Afin d’assurer la continuité des aides aux populations locales les plus précaires, et de laisser les échanges se poursuivre avec la collectivité garante … il convient de laisser un délai de six mois pour régulariser la situation. … Ce délai de six mois doit permettre à l’association, soit d’acquérir tout ou partie du terrain qu’elle occupe illégalement en accord avec le propriétaire de cette parcelle, soit de relocaliser ses activités dans des conditions satisfaisantes. »
…  « La juge a par ailleurs rejeté la demande de l’EPFL qui demandait une indemnité de 1500 euros, c’est donc une victoire complète pour le Chantier ».

«  Malgré deux courriers et un rassemblement pour demander un rendez-vous, la mairie ne nous répond plus. Le Chantier n’a pas compris cette décision d’attendre encore plus de deux mois, au risque de diminuer les chances de voir le projet se pérenniser. Nous espérons donc que, suivant l’avis de la justice, la mairie reconnaîtra l’importance de pérenniser ce lieu de vie pour le quartier et acceptera d’étudier toutes les possibilités de manière ouverte et constructive. »

Sur le même sujet : La matériauthèque assignée au tribunal

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19.07.2021

Marie-France Allamand n’est plus

Edouard Schoene

Marie-France Allamand. Une militante.

Militante de la solidarité avec les peuple d’Amérique latine, Marie-Françoise Allamand s’est éteinte à la suite d’une longue maladie. Un hommage lui sera rendu le 21 juillet à 15 heures au centre œcuménique Saint-Marc.

Nombreux sont les militants-es de la solidarité internationale qui pleurent la mort de Marie-France Allamand, décédée d’une longue maladie à la mi juillet.



Elle fut membre de l’Association de solidarité avec les peuples d’Amérique centrale, depuis 1982, présidente du Collectif pour Cuba depuis en 2002, prenant des responsabilités au sein de MédiCuba-Europe.
Marie-France a cofondé en 2014 l’association Nuestra América regroupant l’ASPAC, le Collectif pour Cuba et le collectif de soutien à l’ALBA-TCP, adhérente au nom de Nuestra América à l’association Maison Latina de Grenoble et au Collectif mémoire-vérité-justice Rhône Alpes.


Elle a été la cheville ouvrière de la semaine de la Solidarité internationale de Grenoble – désormais FestiSol.


Marie-France était une une infatigable militante de la solidarité avec les peuples d’Amérique Latine. Soutenir des projets solidaires était sa raison d’être. Ces dernières années, avec Nuestra América, Jaime Perez, mort en 2014, et d’autres militants, elle a soutenu le projet Propuesta Tatu à Buenos Aires. 
Ces dernières années, avec Roberto Badilla, qu’elle a épousé en 2013, elle avait choisi de s’investir dans le soutien à divers projets au Chili. Parmi ces derniers, le soutien aux éleveurs de Putaendo dans leur droit à la terre et à l’eau, le soutien au « SUTE » (Syndicat unique des travailleurs de l’éducation), la collaboration avec des publications : El Topo, La Estaca.

Une cérémonie en hommage à Marie-France Allamand au centre œcuménique Saint Marc à Grenoble le mercredi 21 juillet à 15h.

En décembre 2010, pour l’inauguration d’une fresque réalisée par l’artiste chilien Francisco Rivero, devant la médiathèque Paul Eluard à Fontaine.

Marie-France Lallemand en octobre 2017.

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09.07.2021

Pont-de-Chéruy. La mobilisation se poursuit pour la libération de Ramadan Marvukaj

Luc Renaud

Le 7 juillet, à Pont-de-Chéruy.

La mobilisation se poursuit à Pont-de-Chéruy pour obtenir la libération d’un père de famille détenu en centre de rétention à Perpignan.

Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées le 7 juillet à Pont-de-Chéruy pour un rassemblement de solidarité avec la famille Marvukaj. Ramadan Marvukaj a été arrêté le 28 juin et placé en centre de détention à Perpignan. Ses enfants, Xheni et Lear sont scolarisés à Pont-de-Chéruy et l’Isle-d’Abeau. La famille Marvukaj a fui l’Albanie en 2007.
Des démarches sont en cours pour déposer un recours contre les décisions de justice qui mettent Ramadan Marvukaj en situation d’expulsion. Recours qui pourrait être examiné par la cour administrative d’appel de Marseille, mais n’est cependant pas suspensif.
Dans le même temps, l’association Solidarité logement est prête à accompagner la famille pour lui permettre d’avoir accès à un logement.
Le collectif d’associations qui oeuvrent à une solution pour la famille et à la libération de Ramadan Marvukaj ont engagé des démarches auprès des élus pour qu’ils manifestent un soutien à leurs demandes. C’est déjà le cas du sénateur Guillaume Gontard.
Le maire de Pont-de-Chéruy, rencontré à l’issue du rassemblement du 7 juillet, s’est déclaré humainement en accord avec les demandes présentées par le collectif.
800 signatures ont été recueillies sur les pétitions mises en ligne sur deux sites. On peut notamment la signer ici.

Sur le même sujet :
Un rassemblement de solidarité

 

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07.07.2021

Pont-de-Chéruy. Un père de famille menacé d’expulsion

Travailleur Alpin

A Pont de Chéruy, mobilisation solidaire autour de la famille Marvukaj.

Le collectif Réseau Education sans frontières, personnels, enseignants, citoyens de Pont de Chéruy organise le 7 juillet à 16 heures un rassemblement au square fontaine, entre la mairie et l’école Alstulfoni, de Pont-de-Chéruy pour obtenir la libération de Ramadan Marvukaj.

Ramadan Marvukaj, père de Xheni Marvukaj, élève au lycée La Pléiade à Pont-de-Chéruy a été arrêté le lundi 28 juin 2021. Il est depuis retenu et menacé d’expulsion vers l’Albanie, pays où sa sécurité n’est pas assurée.

Xheni Marvukaj et sa famille ont fui l’Albanie en mai 2017 et se sont réfugiés en France. La famille Marvukaj est arrivée à Nantes puis a été installée à Rennes par le Centre d’accueil des demandeurs d’asile (CADA) pendant neuf mois avant d’être déplacée à La Verpillière en janvier 2018. Suite au refus du droit d’asile, la famille Marvukaj est ensuite venue à Pont-de-Chéruy tout en veillant à la scolarité de leurs enfants.

Xheni, élève au lycée de Pont-de-Chéruy, a passé ces derniers jours les épreuves anticipées de français du baccalauréat écrit et oral. Son frère Lear est scolarisé au lycée Philibert Delorme à L’Isle d’Abeau. Expulser leur père compromettrait leur scolarité en cours et leurs projets scolaires et professionnels respectifs.

« Nous considérons que la famille Marvukaj a le droit de vivre en paix et sécurité en France et de préparer un avenir pour ses enfants. Dans ce but, nous demandons la libération de Ramadan Marvukaj, papa de notre élève Xheni », écrit le collectif RESF Pont-de-Chéruy. « Nous demandons la régularisation de leur situation en France et l’octroi d’un titre de séjour à toute la famille. »

RESF a mis en ligne une pétition pour demander la régularisation de la famille Marvukaj.

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06.07.2021

Mouvement social en cours chez Soitec, à Bernin

Travailleur Alpin

Le 5 juillet, à l’entrée de l’usine, à Bernin, au coeur de la vallée du Grésivaudan.

Un mouvement social est en cours à Soitec. Les salariés veulent bénéficier de la croissance de l’entreprise et non pas la subir. Revendications sur les conditions de travail et les hausses de rémunération.

Un mouvement social secoue l’entreprise SOITEC située à Bernin, très suivi à la production. Fabrice Lallement, délégué syndical CGT, secrétaire du CSE de SOITEC, membre de la commission exécutive fédérale de la métallurgie CGT, nous explique. 

« Nous avons organisé une assemblée générale le 24 juin (hors conflit nous précise-t-il) pour informer sur la tenue des négociations annuelles obligatoires et les propositions de la direction. Beaucoup de personnes étaient présentes. A la suite de cette réunion, la direction a fait pression sur les salariés, en particulier sur le personnel en production en salle blanche. Suite à cela des débrayages ont eu lieu. »

Un exemple : postée de 5h30 à 13h30 une semaine et la semaine suivante de 13h30 à 21h30, l’équipe semaine jour alternée revendique une hausse des primes au vu des conditions de travail. « En début de carrière quand on est jeune et quand on a la forme on peut trouver un avantage à cette organisation du travail. Mais avec 20 ou 25 ans d’ancienneté avec ces horaires ça devient compliqué », commente Fabrice.

Devant le refus de la direction de revaloriser cette prime de nouveaux débrayages ont eu lieu, avec pour réaction une volonté de pourrissement de la direction qui cherche à temporiser. Un classique…

Une entreprise aidée et qui se porte bien

« La bonne nouvelle c’est qu’il y a une vraie solidarité entre les équipes. Celles de la nuit, de la semaine, du week-end jour et nuit ont enchaîné les débrayages. »
 Il y a une véritable volonté de concentrer les revendications autour des conditions de travail. 

Les salarié·e·s se prononceront sur la stratégie de lutte ce mardi.

SOITEC est une entreprise en plein développement, avec une prévision de croissance de 30 % pour l’année fiscale en cours. Le rythme de production augmente. « Il y a deux manières de sortir des plaques au bon rythme, c’est soit de mettre des coups de crosse pour que les gens fassent le job dans des conditions déplorables en faisant une copie du management de ST, soit on est capable de créer de la cohésion entre les équipes et d’entraide entre les personnes. »

Le chiffre d’affaire est aujourd’hui d’environ 600 millions d’euros et il est prévu qu’il atteigne dans les trois prochaines années les 2 milliards. L’entreprise reçoit par ailleurs de nombreuses aides publiques de l’Etat, de la région, de la communauté de commune, de l’UE… « On est une boîte qui est énormément subventionnée, par exemple 40 % de la R&D est financée par les aides publiques (crédit impôt recherche, Nano 2022, etc.) », précise le syndicaliste.

Les embauches traduisent la bonne santé de l’entreprise. La CGT œuvre en faveur de la titularisation des CDD. « Il y avait jusqu’à 35 % de CDD chez les opérateur·ice·s. Aujourd’hui on en est à 20 % grâce aux titularisations (une cinquantaine) ces dernières semaines. une boîte comme SOITEC qui est en croissance avec des perspectives doit titulariser.» Des avancés possibles grâce à l’engagement syndical.

Jean Dassier

Kamel Mouhad, salarié de Soitec et secrétaire de l’UL CGT Grésivaudan,
et Fabrice Lallement, délégué CGT, secrétaire du CSE.

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03.07.2021

Métropole. Protestation contre l’allongement de la durée du travail sans compensation

Luc Renaud

Près de cent cinquante personnes ont fait entendre leur colère dans l’enceinte de la salle du conseil métropolitain.

Les agents de la métropole grenobloise se sont mobilisés le 2 juillet dernier. En cause, un allongement de la durée du travail voulu par la loi. Pour l’heure, sans compensation, jugent les organisations syndicales.

À compter du 1er janvier de l’année prochaine, les agents de Grenoble Alpes métropole devront travailler dix jours de plus par an. C’est le résultat d’une obligation pour la collectivité : appliquer la loi. En l’espèce, une loi adoptée en 2019 par l’Assemblée nationale et dont la rapporteure était… Emilie Chalas, députée de l’Isère mais aussi conseillère métropolitaine.

Le 2 juillet, le conseil de la Métro avait à son ordre du jour une délibération dont le champ était limité à la mise en conformité avec ce texte législatif. Le débat portait pourtant logiquement aussi sur les compensations réclamées par le personnel. Pour l’heure, elles se limitent à des tickets restaurant. Propositions jugées insuffisantes par les syndicats CFDT, CGT, CFE-CGC, FO qui, ensemble, appelaient à la grève ce vendredi. Les salariés s’étaient rassemblés devant le siège de la Métro et ils ont interrompu la réunion du conseil : près de cent cinquante d’entre eux se sont invités dans les débats, qui ont repris après une interruption de séance ordonnée par le président Christophe Ferrari.

Un pouvoir d’achat en chute libre

Les demandes syndicales sont claires : une compensation intégrale, chiffrée par la collectivité à 3,5 millions d’euros et refusée par Christophe Ferrari et une partie de la direction de la métropole. Et la majorité s’est une nouvelle fois fractionnée. La délibération a été adoptée par 57 voix contre 38 et 21 abstentions. Les écologistes ont voté contre et les groupes LREM – logiquement – NMC (« petites communes ») et socialiste ont voté pour. Le groupe des élus communistes s’est divisé : sept abstentions, un contre et cinq pour. Cette délibération était présentée par Michèle Veyret, première adjointe de la ville de Saint-Martin-d’Hères.
Tout reste maintenant à faire en terme d’équité pour les salariés de la Métro : après ce vote qui portait sur l’application de la loi, le débat peut revenir sur des compensations à cet allongement de la durée du travail annuelle.

« Un geste fort, juste et légitime »

Car les syndicats ne manquent pas d’arguments. La baisse du pouvoir d’achat dans la fonction publique, par exemple. Au coeur du rassemblement de protestation, une affiche le constatait : en vingt ans, les prix ont augmenté de 30 % et l’indice de la fonction publique de 10 %. Les salariés font également remarquer que l’allongement de la durée du travail va entraîner une diminution proportionnelle de l’emploi : autant d’économie pour la collectivité.
Dans son intervention, Jean-Paul Trovero, président du groupe communiste à la Métro, notait par ailleurs que « cette loi est au passage une sérieuse entorse au principe de libre administration des collectivités. On notera que dans les entreprises privées, il est toujours possible de négocier du temps libre en sus de celui qu’accorde le Code du travail ». Et il appelait, dans le cadre des négocations à venir avec les organisations syndicales, « à un geste fort, juste et légitime de la métropole en direction de ses agents, en directions de ceux qui font tourner la boutique ».

Car on parle là des « premiers de cordée » de la crise sanitaire, de ceux qui ont fait fonctionner le service public contre vents et marées et dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils n’ont pas rechigné à la tâche.

1607 grenoble métropole

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