Association pour le Développement des Transports en Commun
Se déplacer autrement
Publié le 09.06.2026 à 19:08
Pour une piste cyclable continue et sécurisée à Varces


Publié le 09.06.2026 à 19:07
Grenoble le 4 juin 2026
Contribution de Se déplacer autrement à la concertation préalable relative à la Véloroute des 5 Lacs entre Lépin-le-Lac et Paladru via Voiron et la Chartreuse
En bref
La création d’une véloroute d’envergure régionale est une très bonne nouvelle pour l’émergence du système vélo dans ce secteur rural et montagneux. Nous soutenons cette initiative qui correspond à une attente très forte en faveur d’un tourisme doux et de pleine nature.
Cependant, nous constatons que la dimension utilitaire des déplacements à vélo est mise de côté, ce qui nous semble anachronique au vu de l’affirmation de ce mode de transport ces dernières années dans les territoires alpins. Or, de nombreux exemples démontrent que les aménagements touristiques bien pensés servent également de support à une forte pratique quotidienne. On peut citer ainsi les voies vertes longeant les lacs d’Annecy ou du Bourget, ainsi que les véloroutes de grande distance longeant les cours d’eau (V63, ViaRhôna…)
Nous émettons donc un avis favorable à ce projet, assorti de recommandations pour améliorer la qualité de l’itinéraire cyclable projeté, et en faire un support de déplacements du quotidien en complément de la pratique loisirs/tourisme.
Recommandations générales
Le temps accordé à la « concertation préalable » semble très court en regard de la durée des études et des travaux : uniquement un mois pour un projet qui s’étale sur plus de 5 ans. Si cette durée de concertation est réglementaire, elle est trop courte pour permettre de rentrer dans les détails. Nous demandons donc une concertation continue tout au long du projet, à l’échelle des tronçons lors des phases de réalisation des plans d’exécution.
Il est indiqué que les revêtements seront choisis selon les contraintes locales :
- Le revêtement en stabilisé est bien moins attractif pour les cyclotouristes qui circulent en vélos de route, alors qu’il est affirmé dans les intentions du projet que cela soit un « itinéraire touristique et sportif » et qu’il « cible les VAEs et les cyclos-sportifs ». Cette dernière cible ne peut pas rouler sur les revêtements stabilisés.
- De plus, le revêtement stabilisé est plus coûteux en entretien, et de ce fait pas forcément plus vertueux sur le plan environnemental.
- Nous préconisons d’affirmer que le principe de base est un revêtement en dur mais que, sur certains tronçons, une dérogation est possible avec une vraie justification (ex. zone humide, traversée de micro-faune). Auquel cas, un jalonnement alternatif pour le cyclisme de route doit être proposé sur des axes goudronnés.
- Des données précises en kilométrage sont nécessaires, de manière globale et par commune, sur les portions en stabilisé et les portions en dur, comme il en est donné sur le kilométrage en site propre et en voirie partagée.
- Les projets de nouvelles voies vertes peuvent être plus longs à réaliser que le planning initial, au vu de la dureté foncière ou de contraintes environnementales. Nous proposons de baliser des itinéraires provisoires le temps de réaliser les aménagements définitifs, au cas où des retards seraient constatés.
- Les aménagements doivent permettre le passage de vélos spéciaux, tandems, carioles et vélos munis de sacoches. Une attention particulière doit être apportée à ce sujet pour les barrières éventuellement installées en tant que filtres à véhicules.
- La présence d’aires de service et de repos, rappelant le fonctionnement des autoroutes, est une très bonne logique qui permet une meilleure insertion du système vélo dans ces territoires où il est aujourd’hui très mal implanté. Nous suggérons de réaliser ce type d’aire sur toutes les véloroutes de la région là où elles n’existent pas aujourd’hui.
- Il est indispensable de relier cette véloroute à la V63 entre Voiron et Moirans, et de la connecter aux projets de schémas cyclables des intercommunalités de la Bièvre et des Vals du Dauphiné, au moins par un jalonnement de routes faiblement fréquentées dans un premier temps. Il est également nécessaire de connecter la véloroute de Paladru à la ViaRhôna en nord Isère.
- L’accès à la gare de Voiron doit être intégré au projet pour permettre une intermodalité entre la véloroute et les transports collectifs de ce pôle d’échanges.
- Le jalonnement d’accès à la véloroute est important tout au long de l’itinéraire. Un jalonnement depuis et vers les gares, centres-villes et les pôles de loisirs doit être intégré au projet.
Nous demandons au maître d’ouvrage de communiquer les données suivantes :
- Pourcentage en stabilisé / en dur : sur quels tronçons, tronçon par tronçon.
- Profils en termes de dénivelé des itinéraires.
- Typologie d’aménagements : en voirie dédiée 100% vélo, en voirie partagée cyclistes-piétons, en voirie partagée cyclistes-piétons-engins-agricoles, en voirie partagée cyclistes-motorisés.
Recommandations par section
Les Echelles – Entre-deux-Guiers / la volonté d’éviter les axes principaux (et le fait de maximiser la traversée des cyclistes devant les commerces) amène un parcours inutilement sinueux, qui sera shunté par les plus aguerris. Plutôt accompagner ce potentiel « mésusage » en jalonnant une variante courte sur la RD102c.
Traversée de St-Etienne-de-Crossey / Cette section emprunte les routes RD520/RD49d (itinéraire principal Voiron – Chambéry), où la circulation est dense. Ce projet doit anticiper un aménagement cyclable avec des rues en double-sens cyclable dans toute la traversée du village pour permettre aux cyclistes de se déplacer facilement. De tels aménagements ne seront pas dangereux, et même plus sécurisants pour les cyclistes que d’être dépassés de trop près ! La voie verte projetée sur la rue de la Mayoussière doit être réalisée en enrobé, au vu de son potentiel utilitaire.
Gorges de la Morge / L’idée de limiter le trafic motorisé le week-end sur la route des Gorges pour la rendre attractive aux modes actifs est très bonne et constituerait un engagement des collectivités dès cette étape du projet. Nous préconisons que celle-ci soit expérimentée toute la semaine pendant une durée significative (ex. 6 mois à la belle saison) entre le pont de Tolvon et la Tivollière, pour mesurer son impact sur le trafic routier et surtout sur l’augmentation de la pratique cyclable, afin de mesurer l’opportunité de transformer cette route en voie verte permanente. En effet, le trafic de transit dispose déjà de la RD520 pour s’écouler. En complément, la voirie doit être ponctuellement réaménagée pour limiter l’effet de « route déserte » qui entraîne certains conducteurs à ne pas respecter les limitations de vitesse. Aussi, nous proposons de créer un itinéraire alternatif entre l’entrée des gorges et la gare de Voiron : piste en site propre jusqu’à La Croix Bayard, descente vers Coublevie sur le Chemin des Verchères, puis jonction sur la route du Bourg et le Boulevard du Guillon pour retrouver l’itinéraire du schéma vélo du Pays Voironnais, jusqu’à la gare de Voiron.
Traversée de Voiron / là aussi, l’enjeu de cet aménagement dépasse la simple traversée par des touristes, et revêt une réelle fonction utilitaire. le projet proposé nécessite d’être complété avec une liaison en site propre vers la gare de Voiron, et la mise en double-sens cyclable total de la rue Sermorens. Les carrefours doivent être traités pour garantir continuité et lisibilité des itinéraires cyclables, ainsi que leurs liaisons avec le schéma vélo de la commune (partiellement réalisé aujourd’hui) et les itinéraires jalonnés par la CAPV. Nous demandons également la création d’un tronçon de véloroute reliant Voiron à Moirans et à la V63, conformément au schéma vélo de la CAPV.
Chemin des Pierres Froides (nord de Voiron) / le tracé choisi doit être le moins pentu possible pour garantir un parcours inclusif envers les enfants et les cyclistes moins sportifs. Le choix d’aménagements en site propre et en voies à trafic limité est ici très cohérent.
Voiron – Chirens / les aménagements de nouvelles voies vertes doivent être réalisés en enrobé, au vu du potentiel utilitaire de celles-ci.
Chirens – Charavines / le tracé en voies partagées doit être accompagné de dispositifs de réduction de vitesse et de limitation de trafic de transit, tels que cités dans le dossier de concertation. Il y a une attention spécifique à avoir sur la route de Clermont, servant de raccourci automobile pour rejoindre le lac de Paladru depuis Chirens ; de plus le caractère sportif de la section (pente à 15%) est un potentiel point dur du tracé. Nous suggérons l’étude d’un itinéraire alternatif, via la transformation en voie verte du chemin de Ayes et un passage par la route de la Garangère. Ce tracé, un peu plus coûteux, peut être étudié dès maintenant et concrétisé au vu du retour d’expérience observé sur le tracé originel.
Charavines / le passage par la rue de la Fure équipée de son filtre modal est tout à fait pertinent. Le jalonnement d’itinéraires vers Rives et Apprieu peut être ajouté au projet.
Contribution_SDA_veloroute5lacs

Publié le 28.05.2026 à 16:54
Pour le développement des transports publics entre Grenoble, les Hauts de Seyssins, Seyssinet-Pariset, Sassenage et le Vercors !
Compte tenu des évolutions climatiques, de leurs causes et de leurs conséquences, et pour répondre aux besoins des habitant.es, développer les transports publics est une nécessité.
Nous, habitants du plateau du Vercors, des coteaux et de la plaine demandons aux élus locaux et leurs instances CCMV et SMMAG de mettre en œuvre une véritable politique de développement des transports publics.
Ce qui est possible pour le Grésivaudan et le Voironnais doit l’être pour le Vercors : nous demandons que les transports en commun entre Grenoble et le Vercors soient accessibles au tarif M Réso (2 € par trajet).
Les associations Se déplacer autrement – ADTC et des Habitants des Coteaux Sans Venin appellent à signer la pétition en ligne sur change.org.
Contacts Presse :
- Catherine Casalegno, association des Habitants des Coteaux Sans Venin, adhérente de Se déplacer autrement – ADTC
- Emmanuel Colin de Verdière, coprésident de Se déplacer autrement – ADTC
20260518-cp-sdaADTC-developpement-tc-Vercors

Campagne d’affichage en cours pour le développement des transports en commun entre Grenoble Alpes Métropole et le Vercors.
Publié le 27.05.2026 à 08:40
Grenoble le 27 mai 2026
Communiqué de presse
L’ADTC devient « Se déplacer autrement » et adopte une gouvernance collégiale
L’Assemblée Générale extraordinaire du 29 avril 2026 a adopté de nouveaux statuts.
L’ADTC change de nom et devient : « Se déplacer autrement ».
L’objectif de cette évolution est de mieux refléter l’ensemble des mobilités alternatives à la voiture individuelle : marche à pied, vélo, transports en commun (bus, car, tramway et train) et voiture partagée.
Le nom change mais nous continuons nos engagements pour :
- Promouvoir les modes alternatifs à la voiture individuelle,
- Proposer des aménagements inclusifs de l’espace public pour toutes et tous,
- Faire remonter les avis et demandes des usagères et usagers lors des comités techniques ou des réunions avec les décideurs.
Adoption d’une gouvernance collégiale
L’assemblée générale a élu un conseil collégial de 17 membres dont 6 nouveaux.
Le conseil collégial réuni le 4 mai 2026 a élu 6 co-président.es, une trésorière et un secrétaire avec l’objectif d’une gouvernance partagée et paritaire.
- 6 co-président.es : Alric BONVALLET, Charline HOUDY, Emmanuel COLIN de VERDIERE, Michel LECORSIER, Monique GIROUD et Suzanne DATHE
- 1 trésorière : Nathalie TEPPE
- 1 secrétaire : Aurélien DELOS
Contacts Presse : Co-Président.es de Se déplacer autrement
- Alric BONVALLET
- Charline HOUDY
- Emmanuel COLIN de VERDIERE
- Michel LECORSIER
- Monique GIROUD
- Suzanne DATHE
Publié le 20.05.2026 à 08:29
Grenoble le 20 mai 2026
Communiqué de presse
Invitation à l’inauguration non-officielle festive de l’avenue Jeanne d’Arc réaménagée et du carrefour Jeanne d’Arc / Clémenceau à la hollandaise
le jeudi 21 mai à 18h
au croisement de l’av. Jeanne d’Arc et du blvd Clémenceau à Grenoble
Après plusieurs mois de travaux, l’aménagement d’une partie de l’avenue Jeanne d’Arc à Grenoble est terminé avec des déplacements à pied ou à vélo plus sécurisés et agréables. Le carrefour avec le boulevard Clémenceau, réalisé « à la hollandaise », garantit une intersection sécurisée entre les cyclistes et les automobilistes.
Pour fêter ce réaménagement, l’association Se déplacer autrement – ADTC vous invite à son inauguration non-officielle ce jeudi 21 mai à 18h au croisement de l’avenue Jeanne d’Arc et du boulevard Clémenceau à Grenoble.
Dans ce secteur, les aménagements ne doivent pas s’arrêter là. Se déplacer autrement appelle au lancement des travaux au sud pour améliorer les déplacements à pied et relier la piste à la chronovélo 2 via les avenues Jeanne d’Arc et Washington. La piste cyclable doit également être prolongée au nord, jusqu’à l’avenue de Valmy permettant de rejoindre en sécurité à vélo la Chronovélo 1 Sassenage – Fontaine – Grenoble – Meylan – Crolles ainsi que le CHU à La Tronche et le campus de Saint Martin d’Hères – Gières.
Contacts Presse :
- Alric Bonvallet, co-président de Se déplacer autrement – ADTC
- Aurélien Delos, secrétaire de Se déplacer autrement – ADTC
➔ Lire le communiqué de presse

La nouvelle piste cyclable de l’avenue Jeanne d’Arc à Grenoble.

L’inauguration non officielle de l’avenue Jeanne d’Arc le jeudi 21 mai 2026.
