Associations iséroises


 Les Affiches

Annonces légales - Marchés publics - Ventes aux Enchères

Publié le 30.07.2021 à 12:00

Depuis le 21 juillet, le précieux sésame est devenu obligatoire pour assister aux festivals, qui se retrouvent contraints d’adapter leur organisation.

Préparer un festival est toujours une gymnastique compliquée. Mais quand s’invite une crise sanitaire, l’organisation relève du casse-tête. À Saint-Antoine-l’Abbaye, Textes en l’air vient d’en faire l’amère expérience pour la deuxième année consécutive. Après le « non-festival » de l’an dernier, l’événement a dû une nouvelle fois s’adapter au contexte, et ce jusqu’à la dernière minute. En cause ? Le pass sanitaire, devenu obligatoire pour accéder aux lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes, depuis le 21 juillet. Soit le premier jour de Textes en l’air. « Nous sommes un cas particulier, car, à une semaine près, nous passions entre les gouttes, note Adrien Carraud, chargé de communication. Nous pensions être dans la semaine de rodage annoncée par le porte-parole du gouvernement ». 

en juillet.

C’était sans compter le préfet, Laurent Prévost, qui a rappelé la consigne : « À partir du moment où il y a un contrôle des accès, les organisateurs doivent être en capacité de vérifier la validité du pass sanitaire. C’est de leur responsabilité et c’est une réalité à laquelle les organisateurs d’événements festifs et culturels doivent se préparer sans attendre ». Textes en l’air n’a donc pas attendu pour réserver le pass aux spectacles importants, limiter la jauge des petites formes, informer le public… Même lieu, autre festival, Pig’halle a également adapté ses concerts des 30 et 31 juillet, puis du 6 août. Muriel Miclet, chargée de communication, précise : « Nous allons mettre en place le pass dans une zone encadrée par des barrières, mais nous avons placé la scène de façon à ce que les gens situés à l’extérieur ou aux terrasses puissent regarder »

en août.

Après son annulation l’an passé, les organisateurs de Mens alors ! (lire p. 24) étaient décidés à maintenir leur événement, la première semaine d’août. « Pour un petit festival comme le nôtre, c’est beaucoup demander, reconnaît Marc Chonier, codirecteur artistique. Si l’on veut organiser des tests à l’entrée, c’est un coût supplémentaire ». Quant au Festival Berlioz, l’équipe a jusqu’à fin août pour définir un cadre sanitaire. « Nous nous en doutions. Ce ne sera donc pas un bouleversement, même si faire un contrôle à l’entrée sera plus lourd », annonce Camille Ducruix, responsable communication.

et après ?

Pour l’heure, impossible d’évaluer l’impact réel de la mesure. Autant Pig’halle, qui propose des concerts gratuits, n’aura pas à gérer d’éventuels remboursements ou annulations, autant d’autres organisateurs s’inquiètent. « Tout était prévu sans jauge, raconte Adrien Carraud. Ce n’est pas très rentable de faire des jauges de 49 personnes pour des spectacles qui devraient en accueillir 200. L’interrogation se porte donc sur l’année prochaine, car si nos partenaires financiers nous lâchent, la situation deviendra compliquée. Mais nos premiers contacts avec la Région ou le Département sont plutôt positifs ». Affaire à suivre.

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Publié le 30.07.2021 à 09:00

Riche de quatre massifs, l’Isère est un incontournable pour les amoureux du vélo. Chacun y trouvera un col répondant à son envie d’évasion ou de performance,  dans un cadre toujours exceptionnel.

Aimer la petite reine, c’est accepter une relation ambivalente avec la montagne. À la fois la plus belle des partenaires et la plus terrible. L’Isère, au cœur des Alpes, ne fait pas exception à cette règle que Bernard Hinault a dû affronter en 1977 lors du Critérium du Dauphiné. Passant d’une situation quasi-tragique, au fond d’un fossé, dans la descente du col de Porte, à une posture de véritable héros mythologique dans sa victoire au sommet de la Bastille. Mais les sommets auraient-ils la même saveur sans ces ascensions infernales ? Les cols seraient-ils aussi paradisiaques sans le chemin de croix qui les précède ? Nul besoin d’être un aficionado du vélo pour connaître la réponse. Il suffit de monter en selle et de partir à la découverte de ces cols qui relient les vallées de l’Isère tout autant que les Hommes qui les ont, un jour, franchis à la force des mollets.

Symbiose avec la nature.

Ancien footballeur amateur, reconverti au triathlon, Paul Fontana est membre de la Team Vercors depuis quatre ans. « Quand je pense aux cols que l’on peut grimper dans le département, je visualise immédiatement l’Oisans, le col de la Croix de Fer. C’est un col long et majestueux. Avec mes amis, si l’on veut se faire plaisir, c’est là que l’on va. L’autre endroit que j’aime, c’est le Vercors, pour la variété des parcours. Nous sommes moins haut, c’est donc plus accessible. Le col du Mont Noir, avec des amis, c’est magique ! C’est un moment de symbiose avec la nature. » Avec quatre massifs à proximité, la ville de Grenoble offre une multitude de possibilités permettant aux novices comme aux plus aguerris de trouver un col à leur hauteur. Les plus élevés étant réservés aux connaisseurs, car la diminution du taux d’oxygène après 2000 mètres rend l’exercice ardu.

Une initiation.

Col de Sarenne, col de la Croix-Perrin, col de Porte ou encore col du Mont Noir… Ces noms sonnent moins aux oreilles que ceux de l’Izoard, du Tourmalet ou du Galibier. Mais celui qui rêve de ces grands cols de haute montagne, passera forcément par les premiers qui, telle une initiation, resteront comme ces premières victoires. « Mes routes d’entraînement d’enfance ont façonné le coureur que je suis aujourd’hui », revendique Nans Peters (voir l’interview ci-contre). La diversité des massifs isérois peut donc forger une multitude de profils de coureurs et saura aussi s’adapter à toutes les demandes. « C’est une chance pour l’Isère, car cela lui offre une diversité sur son territoire et favorise le développement de la pratique. D’autant qu’aujourd’hui, avec les vélos électriques, l’ascension des cols est ouverte à tous », note Emmanuel Henry, directeur du fonctionnement et du développement au Comité Auvergne-Rhône-Alpes de cyclisme. Routes réservées, diversité des parcours, assistance électrique… Tout est là pour faciliter la pratique. Alors en selle. 

Découvrez ce dossier en intégralité dans l'édition des Affiches de Grenoble et du Dauphiné du 30 juillet 2021.   
Les autres contenus de ce grand format :   
- Nans Peters : « J’adore prendre le col de Menée » 
- Cet été, des cols entièrement réservés aux cyclistes
- Découvrez six cols isérois: toutes les informations pour préparer votre ascension.

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Publié le 27.07.2021 à 09:30

Ceux qui se sont penchés sur le sujet ont été surpris par leur nombre. Tout autant que par leur nom, souvent tombé aux oubliettes. D’hier à aujourd’hui, rencontre avec quelques-unes des femmes remarquables du département. Une liste évidemment non exhaustive.

Tout est parti d’un constat. « On parlait beaucoup de femmes d’exception à l’autre bout de la terre. Mais j’étais sûre qu’en cherchant un peu, il y en avait aussi à deux pas de chez nous », confie Brigitte Périllié, présidente de l’association Les égales. Seconde observation : les femmes étaient davantage victimisées que valorisées. Après des recherches, l’ancienne vice-présidente du Département, chargée de l’égalité femme-homme, trouve suffisamment d’éléments pour alimenter des conférences et des expositions sur le sujet. « J’ai été frappée de rencontrer autant de personnalités qui valent le coup, qui ont eu des vies incroyables et des destins qui peuvent encore inspirer. » Et ce n’est pas Caroline Roussel qui la contredira. Cette guide-conférencière assure des visites organisées par l’office de tourisme Grenoble-Alpes Métropole : « La visite balaie plusieurs domaines et époques. En se promenant dans différents lieux, on montre comment les femmes ont joué un rôle, soit en existant pour elles-mêmes, soit en tant que mères ou épouses. Je pense que, sans leur femme, certains hommes n’auraient pas pu s’illustrer. Elles ont été importantes, rien que par leur présence ou leur écoute ». 

du destin hors du commun… 

Pour Brigitte Périllié, « une femme remarquable est une pionnière, qui s’est affranchie de la loi commune et qui a réalisé ses rêves ». Impossible de toutes les nommer, tant elles sont nombreuses. Pas forcément iséroises d’origine, certaines ont marqué la région, comme Jeanne de Chantal (1572-1641), cofondatrice du monastère Sainte-Marie-d’en-Haut. D’autres se sont illustrées dans les arts ou l’entreprenariat : la romancière Louise Drevet (1835-1898), cocréatrice du journal Le Dauphiné, ancêtre des Affiches ; Camille Perrin (1812-1886), à l’origine de la société Gant Perrin, à Grenoble… Et que dire des femmes résistantes (lire ci-contre) ? Ou de ces anonymes, comme Suzanne Borucki, rescapée d’Auschwitz, dont la biographie a été réalisée par des élèves du collège Robert-Denos, à Rives ? Plus près de nous, citons Gisèle Halimi (1927-2020), avocate, militante féministe et députée de l’Isère. Sans oublier celles qui lisent régulièrement ces lignes.

… à la mémoire collective.

Tous ces noms « méritent qu’on ne les oublie pas », affirme Brigitte Périllié. C’est pourquoi son association présentera douze portraits féminins à la mairie de Saint-Martin-d’Hères, en septembre. « Je souhaiterais que cette exposition devienne itinérante et que les portraits s’adaptent aux secteurs : Ninon Vallin dans la région de Bourgoin-Jallieu ou Barbara et Françoise Sagan, du côté de Saint-Marcellin ».Et pourquoi pas inciter les élus à les inscrire dans le paysage urbain, à travers des noms de rue ou d’école. Car, au-delà du devoir de mémoire, l’enjeu est aussi d’ « inspirer » la population. à commencer par les filles et femmes d’aujourd’hui. 

Découvrez ce dossier en intégralité dans l'édition des Affiches de Grenoble et du Dauphiné du 23 juillet 2021.   
Les autres contenus de ce grand format :   
- La Résistance face à la mémoire des femmes 
- Portraits de femmes d'hier et d'aujourd'hui

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Publié le 26.07.2021 à 08:00

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Le droit d’auteur impose traditionnellement à l’exploitant d’obtenir les autorisations des titulaires de droit préalablement à toute exploitation, sous peine d’être accusé de contrefaçon. En ce sens, la directive 2019/790 du 17 avril 2019 sur le droit d’auteur et les droits voisins dans le marché unique numérique, dite « directive DAMUN », oblige les fournisseurs de services de partage de contenu en ligne à obtenir une autorisation des titulaires de droits, afin de communiquer au public des contenus protégés.

Création de nouvelles obligations à la charge des plateformes de partage de contenu en ligne

L’article 17 de la directive, intitulé « Utilisation de contenus protégés par des fournisseurs de services de partage de contenus en ligne », rompt avec la situation antérieure marquée par une incertitude juridique sur la responsabilité des plateformes de partage dans le champ du droit d’auteur. En effet, ces plateformes n’avaient aucune obligation de contracter des licences, ni aucun risque de voir leur responsabilité engagée dans l’hypothèse où ces licences n’étaient pas conclues.

Il est vrai toutefois que certaines de ces plateformes avaient, avec le temps, décidé de conclure des accords de licence avec certains titulaires de droits. Cependant, ce choix n’était pas dicté par des considérations juridiques, mais il résultait de la volonté de ces plateformes d’acquérir, dans de meilleures conditions, certains contenus auprès des professionnels des industries culturelles afin de maximiser leur audience.

À ce titre, l’adoption de l’article 17 de la directive DAMUN est principalement motivée par la sécurité juridique que le législateur européen souhaitait garantir aux utilisateurs, qui téléversent des contenus protégés vers les plateformes en vue de leur communication au public. Cet article instaure un nouveau régime juridique de responsabilité pour ces plateformes de partage de contenus en ligne, qui mettent à disposition une quantité importante de contenus partagés par leurs utilisateurs.

Plus précisément, il vise les fournisseurs de services de partage de contenus en ligne tels que Youtube, Dailymotion ou Google Actualités, définis comme « le fournisseur d’un service de la société de l’information dont l’objectif principal ou l’un des objectifs principaux est de stocker et de donner au public l’accès à une quantité importante d’œuvres protégées par le droit d’auteur ou d’autres objets protégés qui ont été téléversés par ses utilisateurs, qu’il organise et promeut à des fins lucratives ». En d’autres termes, la directive vise les plateformes qui tirent profit de l’exploitation des œuvres protégées par le droit d’auteur, auxquelles elles donnent accès.

L’article 17.1 de la directive tend à élargir la responsabilité de ces plateformes, en considérant qu’elles effectuent des actes relevant du droit d’auteur, en mettant en ligne des œuvres protégées et en les incitant à fournir leurs meilleurs efforts pour obtenir une autorisation des titulaires de droits concernés, par exemple, en concluant un accord de licence. Si certaines le faisaient déjà, toutes devront s’y soumettre.

La notion de meilleurs efforts afin d’obtenir une autorisation auprès des titulaires de droits s’analyse comme une obligation de moyens renforcée. Son manquement est caractérisé par l’absence de diligences effectuées par le débiteur pour atteindre un but précis.

De plus, le considérant 61 de la directive DAMUN vient préciser que « ces accords de licence devraient être équitables et maintenir un équilibre raisonnable entre les deux parties. Les titulaires de droits devraient percevoir une rémunération appropriée pour l’utilisation de leurs œuvres et autres objets protégés ».

Cette obligation de contracter avec les titulaires de droits s’accompagne d’une obligation de transparence, prévue à l’article 17.8, selon laquelle les plateformes de partage de contenus en ligne sont désormais tenues de fournir aux titulaires de droits, en cas d’accords de licence, des informations sur l’utilisation des contenus couverts par ces accords. Le considérant 68 vient rappeler sur ce point que les informations des plateformes devraient être suffisamment précises pour offrir une transparence adéquate et utile aux titulaires de droits sans être tenues toutefois de fournir des informations détaillées et individualisées concernant chaque œuvre ou objet protégé.

Les plateformes de partage de contenus en ligne devront donc être proactives et diligentes dans les démarches qu’elles doivent entreprendre vis-à-vis des titulaires de droits afin d’obtenir des licences de leur part.

L’article 17 de la directive DAMUN ne se limite toutefois pas à la question de l’obtention des autorisations auprès des titulaires de droits, mais il vise également à traiter l’hypothèse où aucune autorisation n’a été accordée par ces derniers.

Conditions pour échapper au nouveau régime de responsabilité

En l’absence d’accord de licence, l’article 17.4 prévoit que les plateformes seront exonérées de responsabilité uniquement si elles justifient avoir fait tout leur possible pour obtenir une autorisation ou pour bloquer l’accès aux contenus protégés faisant l’objet d’une notification suffisamment motivée de la part des titulaires des droits.

Cette nouvelle obligation de moyen à la charge des plateformes voit son intensité être renforcée en fonction de leur taille. Plus précisément, pour apprécier si une plateforme a satisfait à ses obligations, seront pris en considération le type, l’audience, la taille de la plateforme, ainsi que le type de contenus protégés téléversés par les utilisateurs des plateformes en question. La disponibilité de moyens adaptés et efficaces et leur coût proposé aux fournisseurs de services de partage de contenus en ligne doivent également être pris en compte.

Autrement dit, les obligations incombant aux plateformes de partage de contenus en ligne en vertu de l’article 17.4 doivent s’apprécier « à la lumière du principe de proportionnalité ».

Par ailleurs, toutes les plateformes ne sont pas soumises aux mêmes obligations. La directive prévoit un régime allégé pour les start-up c’est-à-dire pour les nouvelles plateformes de partage de contenu en ligne.

Ainsi, l’article 17.6 précise que les structures de moins de trois ans et qui ont un chiffre d’affaires annuel inférieur à dix millions d’euros devront uniquement justifier d’avoir fait tout leur possible pour obtenir une autorisation des titulaires des droits et d’avoir agi promptement, après réception d’une notification suffisamment motivée, pour bloquer l’accès aux contenus visés par la notification. Autrement dit, la notification crée une obligation de retrait pour les publications du passé, mais aussi pour l’avenir, ce qui est favorable à l’auteur.

Enfin, l’article 17.7 prévoit certaines exceptions aux droits d’auteur en précisant que la mise en ligne sur les plateformes par les utilisateurs d’œuvres protégées à des fins de citation, critique, revue, caricature, parodie ou pastiche sont autorisées au titre des exceptions ou limitations au droit d’auteur. Cette précision a pour objectif de rassurer ceux qui voyaient en ce nouvel article 17 un obstacle à la liberté d’expression.

Le dispositif adopté par l’article 17 de la directive DAMUN est à la fois efficace et cohérent : il insiste sur la nécessité de conclure des licences avec les titulaires de droits qui le souhaitent, mais permet également, lorsque la conclusion d’accords de licence n’est pas possible ou souhaitable, de rendre les contenus non autorisés, sous certaines réserves, indisponibles.

La directive DAMUN rééquilibre donc le rapport asymétrique entre les titulaires de droits et les plateformes en ligne qui tirent profit de l’exploitation des œuvres protégées par le droit d’auteur auxquelles elles donnent accès sans pour autant rémunérer de manière appropriée les créateurs.

Par Me Philippe Simon, avocat au Barreau de Grenoble.

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Publié le 25.07.2021 à 20:45

Jusqu’au 30 septembre, une expérimentation d’autopartage est mise en place dans le Vercors pour proposer aux touristes et aux habitants du plateau d’essayer cette solution pour tout type de déplacements.

Les voitures en autopartage de Citiz Alpes Loire étaient déjà déployées dans l’agglomération grenobloise et depuis le 26 juin, ils le sont également pour tout l’été sur le plateau du Vercors ! Cette expérimentation est coordonnée par la chambre de commerce et d’industrie de Grenoble, en partenariat entre Isère Attractivité et la communauté de communes du Vercors. Vacanciers ou habitants, chacun pourra sillonner les routes du territoire et utiliser ces voitures en libre-service à tout moment du jour ou de la nuit et durant toute la semaine. Plusieurs stations Citiz sont prévues sur le plateau, à Autrans, Villard-de-Lans et Lans-en-Vercors.

Deux formules proposées.

Afin de s’adapter aux différents usages de véhicules en autopartage, deux formules sont proposées : en boucle ou en flotte libre. Dans le premier cas, le véhicule doit être réservé, utilisé, puis redéposé au même endroit à l’heure programmée. Dans le second, la location s’effectue sans réservation préalable en fonction de la disponibilité des véhicules dans les zones de dépose. Par exemple, une voiture peut être prise à Grenoble et déposée dans la zone du Vercors, sans impératif de retour. Côté tarif, les offres de Citz Alpes Loire fonctionnent sans abonnement, ni dépôt de garantie. Le paiement s’effectue à l’usage des véhicules.

Expérimentation des besoins.

Cette expérimentation se terminera le 30 septembre et permettra de mesurer plus précisément les besoins d’autopartage sur un secteur touristique comme le Vercors. Cette action fait suite à une étude menée en 2019 par l’agence Isère Attractivité, pour développer la gamme de solution de mobilité touristique. Le plan d’actions issu de cette étude prévoit ainsi de construire des solutions de transport sur mesure pour la haute saison et durant les pics de fréquentation, de développer le covoiturage entre sites isolés et lors des événements générant des flux importants de déplacements, mais aussi d’augmenter la pratique du tourisme à vélo et à vélo à assistance électrique.

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Publié le 25.07.2021 à 08:00

On retrouvera trois représentants de notre département sur le vélodrome des Jeux olympiques de Tokyo : le spécialiste du sprint Rayan Helal, 22 ans, et les « endurantes » Marion Borras (23 ans) et Valentine Fortin (22 ans), qui seront alignées ensemble sur la poursuite féminine par équipes.

 S’il porte désormais les couleurs de Créteil, Rayan Helal est né à Saint-Martin-d’Hères et a été formé au C2S (Seyssins-Seyssinet). Marion Borras est née à Pontcharra, où elle a également pris sa première licence en club. Valentine Fortin est depuis deux ans une Iséroise d’adoption, puisqu’elle est installée à Champagnier, après avoir vécu à Herbeys.

Rayan Helal, l’opportuniste

Sans le report d’un an des JO, Rayan Helal n’aurait pas été du voyage au Japon. « Les sélections s’étaient décidées lors de l’hiver 2019-2020, et à cette époque, Rayan n’était pas le meilleur à son poste », rappelle Herman Terryn, l’entraîneur des équipes de France de sprint. Mais Helal a beaucoup travaillé pendant le premier confinement : il a d’abord gagné sa place de remplaçant (en juin 2020), puis il a été remis dans la boucle pour un poste de titulaire, en concurrence avec Melvin Landerneau. « Il a un gros potentiel. Il devait prendre conscience du travail à réaliser pour l’exploiter pleinement… c’est ce qu’il a fait », poursuit Terryn. Si une médaille en vitesse par équipe est largement envisageable, elle semble beaucoup plus délicate à décrocher sur la vitesse individuelle ou le keirin, où Helal se situe aux environs de la 10e place mondiale. « Mais il a un gros mental. On sait qu’il répondra présent, qu’il ne sera pas inhibé par la pression ».

Marion Borras, la polyvalente

La qualification olympique pour la poursuite par équipes a été stressante jusqu’au bout ! « Elle s’étalait sur deux ans et il fallait être dans les huit meilleures mondiales, avec une addition de points sur les coupes du monde et les championnats du monde et d’Europe. On a été au coude à coude avec la Belgique, et ce n’est qu’à l’ultime course qu’on a validé notre ticket pour Tokyo », explique Marion Borras. Capable d’évoluer à tous les postes – « même si j’ai une légère préférence pour celui de finisseuse » – la cycliste de Pontcharra préfère se fixer des objectifs de temps plutôt que de place… faute de confrontation avec les autres nations depuis plus d’un an. « On va là-bas sans trop de pression. Mais on aimerait tout de même faire descendre le record de France d’au moins deux secondes. »

Valentine Fortin, l’union fait la force

Elle aussi alignée sur la poursuite par équipes, la Toulousaine installée en Isère voit d’un bon œil le fait que les Françaises tournent à cinq pour quatre places. « Aux JO, il y a trois courses à faire : la qualification le premier jour, puis le premier tour et les finales de classement le lendemain. À mon poste de démarreuse, on produit beaucoup d’acide lactique. Et avec seulement 1 h 30 de récupération entre les deux courses, ce n’est pas évident d’enchaîner. C’est mieux de pouvoir tourner. » Et ce d’autant plus que les conditions – potentiellement 35 °C et 75 % d’humidité – seront éprouvantes. « On s’est entraînées régulièrement dans une thermo-room, c’est-à-dire une pièce qui recrée les conditions climatiques de Tokyo, où on pédale sur un home-trainer pendant environ une heure. J’ai senti lors des courses sur route que j’ai faites récemment que ça me permet de mieux supporter la chaleur. Nous serons prêtes. »

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Publié le 24.07.2021 à 20:00

Le préfet de l’Isère et le président du conseil départemental viennent de signer dix-sept contrats de relance et de transition écologique avec les présidents des communautés d’agglomération et de communes du territoire.

Les contrats de relance pour la transition écologique (CRTE) signés pour six ans, ont pour objectif de traiter des enjeux de territoire, dans une approche transversale notamment dans les domaines suivants : développement durable, éducation, développement économique, emploi, sport, santé, culture, revitalisation urbaine, agriculture et aménagement numérique. Après celui de la métropole grenobloise, acté le 8 juillet, les dix-sept autres intercommunalités du département viennent de conclure le leur, le 15 juillet, lors d’une séance magistrale de signatures avec Laurent Prévost, préfet de l’Isère, et Jean-Pierre Barbier, président du Département de l’Isère. 

Des projets concrets.

Si ces contrats viennent conforter de grandes orientations, souvent déjà engagées, mais qui bénéficieront d’aides significatives, ils trouveront leurs concrétisations dans des projets « concrets », petits ou grands, qui participeront à la relance de notre économie sur tout le département, tout en assurant un cadre de vie durable aux habitants des territoires concernés. Parmi les projets soutenus, dans le cadre de ces CRTE, on note, par exemple, pour Vienne Condrieu Agglomération, un appui apporté à l’installation de centrales hydroélectriques dans la vallée de la Gère, à Vienne, ainsi qu’une aide à la rénovation de ses réseaux d’assainissement. Sur le Pays voironnais, la création d’un nouveau quartier sur la Zone d’aménagement concerté (ZAC) Rossignol République et l’aménagement du quartier Divercité, à Voiron seront également soutenus, avec notamment la création d’un réseau de chaleur et l’installation d’une chaufferie bois. Autre illustration concrète, sur le territoire de la communauté de communes de Bièvre Est, avec la construction d’une station d’épuration de traitement des eaux usées et des réseaux de transfert associés sur la commune de Châbons.

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Publié le 24.07.2021 à 10:30

Critique gastronomique du restaurant Le Campagnard, au Passage

S’il y a un bien restaurant dont le nom reflète parfaitement le cadre, c’est bien le Campagnard. Ici, Au Passage, tout n’est que verdure, calme et repos de l’âme. Dans son charmant établissement aux multiples facettes, Annie Cartillier, qui associe si bien gentillesse et talent culinaire, régale les gourmands de la région, et même au-delà, avec sa cuisine généreuse basée sur des produits de qualité.

Deux terrasses, une couverte, au frais, une grande salle aux larges baies vitrées et des petits espaces à la fois douillets et intimes près d’une somptueuse cheminée, le cadre est exceptionnel. Dichotomie des ambiances, on s’y sent aussi bien l’été que l’hiver.

Les entrées sont constituées par un buffet varié ou cette assiette de crudités et charcuteries. Carottes râpées, feuilles de vigne, melon, ananas, œuf mayonnaise, radis, l’assiette de crudités ne fait pas dans la demi-mesure.

Le tournedos fait volte face.

Aile de raie aux câpres, filet de sandre, truite aux amandes, crevettes géantes flambées, poulet aux morilles, pavé de bœuf, kangourou sauce poivre se disputent votre choix de plat principal. Ce sera finalement ce tournedos Rossini ! Un plat à l’image du lieu et de sa cheffe. Gourmand, généreux, composé d’un épais tournedos cuit bleu comme demandé, surmonté d’une tranche de foie gras, allongé dans une sauce aux morilles relevée au Cognac, avec quelques lamelles de truffes. L’onctuosité de la sauce, la qualité de la viande, le parfum des morilles, bref tout y est, y compris les petites pommes de terre sautées dans la graisse de canard !

Pour ceux qui ont encore faim, Annie confectionne des gâteaux dont elle a le secret comme cette génoise aux fruits rouges et son coulis.

La carte des vins n’est pas longue comme le bras, mais les propositions sont d’autant plus alléchantes que cédées à bon prix. Le saint-véran à 36 euros, le mâcon à 38 euros ou encore, la mondeuse d’Yves Duport à 24 euros devraient vous permettre d’accorder mets et vins sans vous ruiner. Ce Campagnard est une vraie bonne adresse, comme on les aime, authentique et conviviale en diable. Et tout le mérite en revient à celle qui l’incarne.

Le Campagnard, 35, chemin du Cabit, au Passage. 04 74 88 14 51. Environ 80 couverts. Ouvert sept jours sur sept.

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Publié le 24.07.2021 à 08:00

Cette balade, sans difficulté dans sa première partie, s’achève par un magnifique parcours panoramique, avec des vues imprenables sur les glaciers et le massif des Grandes Rousses.

La balade s’amorce sur le large chemin forestier qui prolonge la route goudronnée (panneau de randonnée indiquant le pas de la Coche). Sitôt franchi un lacet sur la droite, un faux plat montant amène sans problème à une prise d’eau (panneau). Il est possible d’atteindre cet espace par une montée directe depuis le parking en suivant le lit d’un petit ruisseau, mais cet itinéraire se déroule le plus souvent sur un terrain boueux et glissant.

Vers le refuge d’Aiguebelle.

La marche se poursuit sur un sentier plus étroit et plus agréable qui s’élève le long d’une belle clairière. On remarque, sur sa gauche, le habert du Muret, une petite cabane toujours fermée. Un petit arrêt s’impose pour admirer la beauté du paysage. Le regard est attiré par la gerbe de sommets du Ferrouillet au relief finement ciselé. La présence de plusieurs névés renforce le caractère alpin du site malgré une altitude modeste (2 500 m). On aperçoit, plus à gauche, la pointe du Sifflet, l’objectif de la balade.

La progression ne pose aucune difficulté sur un bon sentier, parfaitement balisé de marques rouges et blanches (GR de Belledonne). Après le passage devant une source (eau fraîche à volonté…), la pente se redresse pour surmonter un ancien verrou glaciaire avant de déboucher au bas d’un profond vallon fermé par la superbe pyramide du pic du Pin. Le paysage, plus rocailleux, piqueté de rares touffes de verdure, contraste avec les pentes couvertes de forêts et de prairies qu’on vient de gravir.

Quelques minutes suffisent pour atteindre un croisement en vue du refuge d’Aiguebelle, ouvert en période estivale, qui peut marquer le terme de la balade pour les personnes à court de condition.

Le pas de la Coche.

Cependant, il serait regrettable de ne pas poursuivre la balade jusqu’au pas de la Coche, dont on aperçoit la profonde dépression juste au-dessus. Il n’en coûte qu’une petite heure sur un bon sentier qui s’élève sur une pente régulière sans excès. Au fil de la montée, la vue s’étend sur le vallon du Venetier dominé par la cime de la Jasse. Le cadre sauvage, dépouillé de végétation, avec de longues casses d’éboulis se dressant parmi les barres rocheuses jusqu’à une ligne de crête découpée et fractionnée par l’érosion, présente l’image typique de Belledonne.

Le sentier atteint ensuite le bas d’un étroit goulet serti entre deux parois rocheuses. Parfois, un petit lac se blottit au pied des éboulis. Un double lacet permet de rejoindre le pas de la Coche (voir texte encadré).

Sur la ligne de crête.

Sans être délicate, la montée à la pointe du Sifflet ne peut s’entreprendre que par beau temps, car elle se déroule sur un terrain dépourvu de réel sentier. En revanche, elle offre un magnifique parcours en plein ciel face au relief tourmenté des Roches Rissiou, creusé de couloirs d’avalanche, en vue des plus hauts sommets des Grandes Rousses drapés de leurs neiges. Tout autour, les pentes de Belledonne se déploient dans un cadre sauvage, austère, rugueux, d’une beauté presque oppressante.

Du sommet (2 286 m d’altitude), le panorama surplombe la vallée de l’Eau d’Olle pour s’étendre des glaciers au massif de la Chartreuse et au Grésivaudan. On remarque, en contrebas, le minuscule refuge d’Aiguebelle. Le retour se déroule par le même itinéraire.

Difficulté 3/4 Temps aller-retour : 6 heures. Dénivellation cumulée : 1 100 m. Carte de référence : carte IGN Le Bourg-d’Oisans-Alpe d’Huez 3335 ET. Balisage  : marques rouges et blanches (GR de Belledonne), marques jaunes, carins. Départ : du pont de la Betta, à 45 kilomètres de Grenoble, en passant par Tencin, Laval et Prabert. Laisser son véhicule sur le parking situé au terminus de la route forestière de Prabert au Prè de l’Arc (panneaux de randonnée).

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Publié le 23.07.2021 à 20:00

Face au changement climatique et aux crises de surproduction, le syndicat des Jeunes agriculteurs de l’Isère alerte sur la crise à venir : celle du renouvellement des générations. Actuellement, en France, seuls deux exploitants sur trois sont remplacés. Le point en Isère avec Jocelyn Dubost.

Le renouvellement, l’enjeu de la décennie.« La problématique du renouvellement des générations est devenue cruciale. D’ici six ans, 50 % des agriculteurs vont partir à la retraite. Dans notre département, cela représente 2 000 agriculteurs que nous allons devoir remplacer. Face à cet enjeu majeur, la première question est : comment installe-t-on des jeunes ? Les Jeunes agriculteurs préconisent une augmentation du budget de la dotation jeune agriculteur qui est versée à l’installation de l’exploitant. Cela n’a pas vocation à augmenter cette dotation, mais plutôt à éviter qu’elle ne diminue face à la multiplication des installations qui vont avoir lieu. La question de l’accompagnement vers la transmission est également importante. Il faut que les recensements réalisés par la Mutualité sociale agricole (MSA) et la chambre d’agriculture se poursuivre afin de bien identifier les exploitants désirant transmettre. Ensuite, il faut monter des dispositifs permettant à un repreneur de valider son acquisition. Nous proposons que le dispositif de stage qui existe en Haute-Savoie, soit étendu en Isère. Cela permettra au cédant comme à l’acquéreur de travailler ensemble pendant un an et de valider la transmission. Enfin, il faut que ce métier soit mieux connu et reconnu. Nous avons des échanges dans les lycées agricoles, mais nous gagnerons à être davantage présents dans les collèges afin de casser les idées reçues sur un métier qui ne laisse pas de temps et qui fonctionnerait toujours comme il y a cinquante ans. »

Le problème du prix d’achat des produits.« Nous devons pouvoir vivre décemment de nos productions. Nous nous étions beaucoup investis lors de la mise en place de la loi Egalim (voir encadré). Mais cela n’a rien changé. La loi Egalim 2 doit être votée à la rentrée. Nous espérons que cela permettra de changer le rapport de force avec l’industrie agroalimentaire. »

Anticiper face au changement climatique. « Je ne peux pas dire qu’il y a un changement radical dans nos pratiques face au changement climatique. Quand on travaille sur du vivant, les choses se font par petites touches. Nous sommes donc dans l’anticipation et ce, depuis des années. Chez les Jeunes agriculteurs, nous organisons aussi des discussions avec des agronomes afin de s’informer sur les évolutions. Enfin, une plateforme d’essai a été installée récemment à La Verpillière afin de tester de nouvelles cultures ou de nouvelles méthodes. Personnellement, j’ai réduit l’irrigation en changeant les variétés que je cultive. Le métier d’agriculteur c’est s’adapter au présent en misant sur ce que sera demain. »

Deuxième round pour la loi Egalim
La loi Egalim issue des États généraux de l’alimentation (EGalim) a été votée le 2 octobre 2018. Elle visait notamment à rétablir l’équilibre des relations commerciales producteurs-grande distribution. Mais en octobre 2019, l’UFC Que Choisir et la Confédération paysanne ont souligné l’échec de la loi, la réduction des marges de l’industrie et de la distribution n’ayant pas eu lieu. Une nouvelle loi est actuellement en discussion au parlement pour corriger la loi de 2018.

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