Associations iséroises


 Les Affiches

Annonces légales - Marchés publics - Ventes aux Enchères

Publié le 12.05.2022 à 10:07

Le secteur tertiaire en quête de renouveau

En combinant les exigences environnementales aux évolutions d’usage des bureaux, les programmes neufs relancent le marché de l’immobilier d’entreprise en situation de quasi-pénurie. 

À en croire la très bonne santé du marché de l’immobilier d’entreprise en Isère, nous pourrions croire que les remous de la crise sanitaire sont désormais de l’histoire ancienne. Durant cette période, les priorités des dirigeants d’entreprises n’étaient pas au changement. Mais depuis, cela n’arrête plus ! Plusieurs grands groupes qui étaient en attente d’une meilleure visibilité économique  ont entamé des démarches d’agrandissement, d’acquisitions immobilières ou de déménagements. Les entreprises de tailles intermédiaires, soumises à des impératifs d’évolution rapide, préfèrent toujours louer plutôt que d’acheter. Mais cette proportion est en baisse. Selon l’étude de marché menée par la Fnaim Entreprises de l’Isère en 2021, 61 % des transactions ont concerné des locations, contre 85% en 2020 et 70 % en 2019. 

Des ombres au tableau.

Plusieurs nuages noirs viennent cependant ternir le ciel bleu de l’immobilier d’entreprise. D’abord, les prix de vente et de location dans les programmes neufs sont à la hausse en raison des augmentations des coûts de construction. Par ailleurs, la répartition des transactions entre le neuf et le marché de seconde main s’est inversée par rapport à 2020 et les stocks de bureaux anciens, au plus haut depuis au moins cinq ans, nécessitent des travaux de rénovation importants pour trouver preneur. Plus que jamais, les propriétaires, les promoteurs, les collectivités vont devoir unir leurs forces pour répondre collectivement aux besoins des entreprises du territoire. 

Découvrez ce dossier en intégralité dans l'édition des Affiches de Grenoble et du Dauphiné du 13 mai 2022.  
Les autres contenus de ce grand format : 
- Leurs programmes coups de cœur (1/2)
- Pour des locaux mieux protégés
- Le bail, un contrat à bien calibrer
- Le stationnement face à la rareté du foncier
- Retour aux sources pour Kis
- La location s’impose face à la pénurie
- Yann Chambaz : « La hausse des taux entraînera des surcoûts sur les emprunts »
- Un réel accompagnement des collectivités
- ZAC, des espaces en pleine mutation

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Publié le 12.05.2022 à 09:52

Inoubliable Barbara

Depuis deux décennies, le Festival Barbara met à l’honneur la chanson française dans le Sud-Grésivaudan. La 22e édition se tiendra du 18 au 21 mai pour le plus grand bonheur des amateurs du genre. Un programme qui ne laissera personne insensible.

Ode à la chanson française, le Festival Barbara sera articulé autour de quatre journées musicales d’exception. Le mercredi 18 mai se déroulera le vernissage de Barbara de théâtre en théâtre, à l’espace Saint-Laurent, à Saint-Marcellin. Suivra le concert « décentralisé » de No Mad ?, au Grand Séchoir, à Vinay. Départis des micros et des lumières de scène, les mots ciselés de Pierre Dodet s’inviteront au cœur d’un répertoire acoustique. Le lendemain, La Féline jouera au couvent des Carmes, à Beauvoir-en-Royans. Touchante philosophe de la pop « à la française », la musicienne fera voyager le public. Le vendredi aura lieu un concert réunissant les artistes Ours et Mathieu Boogaerts au Diapason, à Saint-Marcellin. Un double plateau pour une double dose musicale de qualité. 

temps fort.

La journée de samedi sera également bien remplie, puisque se tiendra en fin d’après-midi le tremplin Coup de pouce, qui sera l’occasion de découvrir de nouveaux artistes. En soirée, Emily Loizeau (photo) et son groupe se produiront au Diapason, à Saint-Marcellin, dans un spectacle à la fois musical et physique, intime et incandescent. L’artiste franco-britannique interprétera son dernier album, Icare, écrit pendant le confinement et enregistré en quarantaine au Royaume-Uni. L’occasion de découvrir une succession de chansons aux sonorités rock, racontant une société bouleversée : climat déréglé, crises économiques et sanitaires, fait divers… 

hommage.

Chaque année, le festival est l’occasion de rendre hommage à Monique Andrée Serf, dite Barbara, née en 1930 à Paris. De confession juive, sa famille fuit la capitale pour se cacher pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle vit à Saint-Marcellin pendant deux ans, alors qu’elle n’a que 13 ans. La chanson Mon enfance lui vient d’ailleurs lors d’un retour sur la commune à l’occasion d’une tournée. Retour qui lui fera renaître des souvenirs d’enfance, vécus dans ce havre de paix malgré la période tourmentée. Ce titre n’est d’ailleurs pas le seul inspiré de sa période de vie dans le Sud-Grésivaudan. Il me revient raconte en effet l’arrestation musclée d’un maquisard par la milice, dont elle fut l’impuissant témoin pendant son adolescence saint-marcellinoise. 

22e Festival Barbara, du mercredi 18 au samedi 21 mai, dans le Sud-Grésivaudan.
Programme complet et tarifs : diapason-saint-marcellin.fr

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Publié le 12.05.2022 à 09:49

Tous à bord du Magic Bus

« Exigence artistique » et « esprit populaire ». Tels sont les deux piliers du festival Magic Bus, dont la 21e édition se tiendra du 19 au 21 mai. L’association Retour de scène proposera trois jours de festivités, à l’Esplanade de Grenoble. Le jeudi, la soirée sera placée sous le signe de la découverte de talents locaux et de coups de cœur. Le groupe grenoblois Al Peal Combo proposera un répertoire soul, le trio Plus Plus Plus fera résonner sa pop sombre mêlée d’un rock puissant, tandis que la fanfare brésilienne Techno Brass aura pour mission de faire danser les spectateurs. Le vendredi, le Magic Bus accueillera le groupe de reggae français Danakil et la rappeuse argentine Romina Bernardo, venue présenter son projet solo Chocolate Remix. Le voyage se poursuivra le lendemain en compagnie du duo malien Amadou et Mariam (photo) et de la chanteuse grecque Marina Satti, qui mélange pop et musique traditionnelle. Les deux frères Mouss et Hakim (ex-Zebda) viendront quant à eux revisiter le répertoire de Claude Nougaro. Renseignements : retourdescene.net

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Publié le 12.05.2022 à 09:45

Antoine Reboul : « La transition écologique est l’avenir de nos foires »

Après un premier mandat de conseiller municipal, Antoine Reboul a été élu en 2020 maire de Beaucroissant, une commune de 1750 habitants célèbre pour sa fameuse foire, l’une des plus importantes de France, qui existe depuis plus de 800 ans. Il est également conseiller communautaire délégué à la mobilité, à la communauté de communes de Bièvre Est.

 le retour de la foire

« Le Covid nous a obligés à annuler quatre foires (deux au printemps et deux à l’automne). Cela nous a coûté 300 000 euros par an, parce que nous avons une équipe dédiée, avec une régisseuse et cinq agents. Quand on a un budget de fonctionnement d’un million d’euros, vous imaginez le dégât… Heureusement, nous avons été aidés financièrement par le Département et la Région en 2020, et par l’État en 2021. Nous avons pu organiser la 51e foire de printemps les 2 et 3 avril derniers, mais nous avons perdu 45 000 euros : beaucoup d’exposants ne sont pas venus à cause du mauvais temps (neige, vent et froid). Dans la partie commerces, le champ de foire était quasiment désert… Il y a eu davantage de visiteurs le dimanche, grâce à la météo plus clémente. Il y a un fort attachement des gens à la foire. Nous avons mangé notre pain noir, mais je ne regrette pas : il fallait absolument renouer avec cette histoire multicentenaire. La guigne ne va pas s’acharner éternellement sur nous ! »

Des projets pour la foire

« Notre projet est de conforter les racines de cette foire traditionnelle et rurale, qui a fêté ses 800 ans en 2019. C’est la raison pour laquelle nous avions organisé un petit événement agricole l’automne dernier, qui nous a permis de rester en contact avec les éleveurs et les agriculteurs. Nous voulons également développer les circuits courts, les produits locaux ou bio et tout ce qui touche aux énergies nouvelles et alternatives. Nous essayons ainsi de montrer l’exemple en participant à la démarche d’une centrale villageoise : des panneaux photovoltaïques ont été installés sur le toit du gymnase de Beaucroissant. Il y a une vraie logique aussi à améliorer le tri et la collecte des déchets : 60 tonnes de déchets sont produites lors de la foire d’automne, c’est considérable ! Nous sommes en route vers la transition écologique. C’est l’avenir de nos foires. »

La vie du village 

« Pour l’aménagement du village, il y a une dualité entre les habitants de souche et les nouveaux habitants, qui n’ont pas forcément les mêmes aspirations. Il faut trouver des façons de faire qui permettent à tout le monde de s’y retrouver, par exemple en développant des activités conviviales. Pour cela, le projet au cœur de notre mandat est la création d’une place du village, près de l’école. Il y a déjà des arbres et une vieille maison patrimoniale dans laquelle nous voulons aménager des commerces au rez-de-chaussée et six à neuf appartements dans les étages. Il y a un an et demi, nous avons créé un marché le vendredi de 16 h à 19 h 30, qui marche très bien. Nous travaillons aussi avec les 21 associations du village, qui ont été à la peine avec le Covid, et avec le centre de Parménie, situé sur la commune : il appartient à la Fondation de La Salle, qui a des projets de rénovation et de développement importants. » 

La première Journée de la transition écologique aura lieu le 14 mai
Économiser l’énergie, manger sainement, trier ses déchets, protéger la biodiversité, consommer et manger différemment… Le 14 mai, de 9 h à 17 h, la commune de Beaucroissant réunira une quarantaine d’exposants sur la place du marché, à l’occasion de la première Journée de la transition écologique, ouverte à tous. Différentes animations sont prévues : une mini-ferme pédagogique, une fresque du climat, un parcours des abeilles, une démonstration de fours solaires, des conférences ... 

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Publié le 12.05.2022 à 09:40

Le nordique a connu une saison de «confirmation»

Les pratiquants auraient-ils pris goût aux activités nordiques ? Après une saison record lors de l’hiver 2020-2021 marqué par la fermeture des remontées mécaniques, l’engouement s’est confirmé cette saison dans tous les massifs français. Sans atteindre les chiffres de l’année dernière (19,6 millions d’euros de chiffre d’affaires), le bilan saisonnier n’en demeure pas moins très positif avec 14 millions d’euros, soit la deuxième référence historique, selon les chiffres collectés par Nordic France, l’association nationale qui fédère les gestionnaires de domaines nordiques. « Nous attendions beaucoup de cette saison suite à celle de l’an passé qui avait mis en lumière les activités nordiques. Nous avons réussi à transformer l’essai. Nous poursuivons notre travail de réflexion autour du modèle économique et du développement des activités nordiques », se réjouit Marine Michel, présidente de Nordic France.

Record battu dans le Vercors.

D’un hiver à l’autre, la fréquentation des domaines d’activités nordiques a donc globalement diminué cette année. Une baisse qui s’explique assez naturellement par le retour à une saison « normale », où le ski alpin a retrouvé une place centrale. Cependant, en Isère, certains sites ont même réussi à faire encore mieux que l’année passée grâce à d’excellentes conditions d’enneigement de novembre à mars. C’est le cas du domaine nordique de Corrençon-en-Vercors, qui dépasse son record de l’an passé avec plus de 245 000 euros de chiffre d’affaires. Lans-en-Vercors enregistre également une prestation exceptionnelle cet hiver avec un chiffre d’affaires de plus de 125 000 euros. Le vaste domaine d’Autrans-Méaudre, paradis du nordique, sans reproduire son record de l’année passée, enregistre 30 % de fréquentation supplémentaire par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Après sa revanche de 2020-2021, le nordique confirme son mouvement de (ski de) fond !

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Publié le 12.05.2022 à 09:36

Samy Sisaid : « En électronique, un lauréat sur cinq est en Isère »

Nommé en janvier 2021, Samy Sisaid est l’un des trente sous-préfets à la relance. À quelques mois de la fin du plan France Relance, il dresse, pour notre département, un premier bilan de cet accompagnement, destiné à faire rebondir l’activité économique.

Premier bilan chiffré.

« Depuis le lancement du plan France Relance en septembre 2020, 1,5 milliard d’euros ont été engagés en Isère, sur les trois volets : écologie, compétitivité et cohésion. D’ici son échéance, le 31 décembre prochain, on devrait arriver à 2 milliards d’euros, qui auront bénéficié à des projets portés par les entreprises, les collectivités locales, les administrations ou les particuliers. L’objectif du plan était de relancer l’activité grâce à des investissements à court terme, mais aussi de rénover l’économie, en investissant dans des secteurs stratégiques. On remarque que l’Isère est le département français dans lequel il y avait le plus de projets initiés de longue date sur ces domaines identifiés comme stratégiques. Par exemple, en électronique, un lauréat sur cinq est isérois ; dans le domaine de la santé, c’est un sur dix. Globalement, quasiment tous les secteurs du plan France Relance ont trouvé un écho en Isère, car notre territoire est bien positionné sur des thématiques qui sont aujourd’hui avant-gardistes. »

Qui sont les bénéficiaires ?

« La plus grande partie des lauréats isérois se compose de TPE/PME, qui ont moins de 50 salariés. Le dispositif Industrie du futur a ainsi permis à 295 entreprises iséroises d’acheter de nouvelles machines, dans des délais très rapides, et donc de recruter des salariés pour les faire fonctionner. Cela fait gagner en productivité et entraîne souvent de nouveaux investissements quelques mois plus tard. France Relance a permis de casser l’inertie descendante et de reprendre l’activité. »

Friches en recyclage.

« Entre 2000 et 2016, 25 000 emplois industriels ont été supprimés en Isère, entraînant des fermetures d’usines transformées en friches, qui sont plus coûteuses pour s’y installer à nouveau que du foncier nu. Le fonds friches de France Relance a ainsi permis d’accompagner à hauteur de 10 millions d’euros, 18 projets isérois, soit 40 hectares de friches. Une troisième vague est en cours d’instruction et sera connue prochainement. »

Plan de résilience.

« En mars 2022 a été lancé le plan de résilience économique et sociale. Son objectif est de contrecarrer la conjoncture actuelle. De nouvelles mesures seront annoncées comme l’accompagnement spécifique des entreprises énergo-intensives. Le prêt garanti par l’État, jusqu’ici limité à 25 % de chiffre d’affaires, peut être complété par un second PGE, permettant d’atteindre un cumul de 40 %. L’activité partielle de longue durée est mise en œuvre pour toutes les filières. Le dispositif chèque relance export, qui a déjà bénéficié à 254 entreprises iséroises pour financer la mise en œuvre de nouveaux marchés à l’étranger, est prolongé au moins jusqu’au 15 décembre, dans le cadre du plan de résilience. Au niveau de la préfecture, nous avons créé des cellules départementales de crise sur plusieurs secteurs particulièrement confrontés à la hausse des prix, comme le BTP, l’agriculture, l’automobile ou les transports routiers. C’est l’occasion de bien faire connaître les mesures nationales d’aides, mais aussi de recenser toutes les problématiques pour y répondre ».

Le Plan FRance 2030 vise à accompagner des secteurs stratégiques
Lancé en octobre dernier, le Plan France 2030 de 30 milliards d’euros permettra aux entreprises d’investir à long terme dans les secteurs stratégiques, comme l’électronique, ce qui bénéficiera encore à l’Isère. « Si quelques appels à projets sont déjà clos, la plupart sont prévus sur un à cinq ans, avec des vagues d’instructions successives, indique Samy Sisaid. Certains sont dédiés à la résilience, comme celui concernant la réduction de la dépendance à l’Est de l’Europe ».

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Publié le 12.05.2022 à 09:32

SBI, la construction au temps de la pénurie

Créée en 2008, SBI exerce comme contractant général et entreprise générale sur le marché de la construction de bâtiments professionnels industriels, logistiques, commerciaux et tertiaires. Une activité dans laquelle son nom est reconnu.

Basée dans le bassin grenoblois et l’agglomération annécienne, l’entreprise SBI créée en 2000 fait partie du groupe de BTP indépendant EOS. Spécialisée dans la réalisation de locaux industriels, SBI travaille aussi pour les secteurs de la logistique, du commerce et du tertiaire. « Quand nous travaillons sur le nouveau bâtiment de Portalp ou sur le siège de HRS, nous sommes à la fois sur de l’industriel et du tertiaire », précise Frédéric Chessa, le président de SBI, également directeur général du groupe EOS. L’entreprise, qui ne se positionne pas sur les marchés publics et les particuliers, rayonne dans tout le quart sud-est et a renforcé sa présence en Savoie avec l’ouverture d’une antenne à Épagny-Metz-Tessy en 2019.  « Nous avons également ouvert une agence à Valence en début d’année, avec l’objectif de mieux rayonner dans le Sud de la France. La prochaine étape d’ici deux à cinq ans est une ouverture en région lyonnaise. Si nous sommes déjà présents, une plus grande présence est intéressante pour accroître notre activité sur ce territoire », précise Frédéric Chessa.

projets à haute valeur ajoutée.

Face aux profondes mutations que connaît le secteur depuis deux ans, SBI s’adapte. Spécialisée dans la construction neuve, l’entreprise fait face aux problématiques de rareté du foncier disponible en travaillant sur des projets de réhabilitation, de destruction reconstruction et cible les projets à haute valeur ajoutée. « Depuis cinq ans, nous recrutons et nous formons pour acquérir les compétences nécessaires face aux changements du métier. Nous nous sommes également entourés d’architectes et de bureaux d’études qui ont le savoir-faire nécessaire pour que SBI traverse les turbulences actuelles comme les hausses de prix des matières premières, mais également les changements de réglementations comme la RE 2020 », note le président de SBI. S’agissant de la rareté du foncier, l’entreprise a pris les devants en créant une filiale spécialisée dans la promotion : Impact. Cette dernière a notamment pour objectif de constituer un patrimoine foncier qui permet à SBI plus de réactivité face aux demandes de ses clients.

situation inflationniste.

« SBI appartient à un groupe multimétiers. Nous sommes conscients des problématiques de nos entreprises partenaires comme de nos clients. C’est aussi ce qui fait notre force. Nous sommes des acteurs de terrain », rappelle Frédéric Chessa, qui reste néanmoins inquiet pour les années 2023-2024 et la situation inflationniste dans la construction. Il est cependant confiant dans les capacités de son entreprise à surmonter cette difficulté avec ses partenaires.

2000
La société SBI, aujourd’hui filiale du groupe EOS, a été créée en 2000.
24
L’entreprise compte 24 salariés et recrute chaque année. Actuellement, trois postes sont à pourvoir.
40 millions
SBI a réalisé un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros en 2021. Elle est en croissance continue depuis 2008.
50 millions
Frédéric Chessa anticipe un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros pour l’année 2022.

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Publié le 12.05.2022 à 09:25

Lireka, une librairie à la conquête du monde

Sept mois après le lancement de la librairie en ligne Lireka, les repreneurs d’Arthaud confirment leur projet en s’installant dans un nouvel entrepôt trois fois plus grand.

Reprise courant 2020, la librairie Arthaud, institution grenobloise née au XIXe siècle, est désormais pleinement entrée dans l’ère du numérique et du e-commerce. En septembre dernier, les deux repreneurs, deux anciens d’Amazon, créaient Lireka avec comme ambition de bousculer le modèle actuel en proposant la livraison de livres dans 185 pays gratuitement. « Nous avons participé au lancement de la liseuse numérique Kindle en France. Mais au fil des ans, l’entreprise est devenue une immense galerie commerciale.[…]Je rêvais d’un site entièrement dédié au livre », confiait Marc Bordier, l’un des deux repreneurs, lors du lancement de Lireka en septembre dernier.

Augmenter la taille du stock.

Sept petits mois après ce lancement, la société traite en moyenne plus de 300 commandes chaque jour, « et ce nombre devrait plus que doubler d’ici la fin de l’année », confirme l’entreprise. Des commandes qui partent principalement pour l’Europe, mais aussi pour les États-Unis, le Canada, le Brésil, l’Afrique du Sud, Israël ou encore la Nouvelle-Zélande. Face à ce succès, l’entreprise a dû changer de braquet. Jusqu’à présent, ces commandes étaient préparées et emballées depuis un petit local situé rue Jean-Jacques-Rousseau à Grenoble, en face de la librairie Arthaud. Pour faire face à l’augmentation des volumes, Lireka a emménagé fin avril dans un tout nouvel entrepôt situé dans le quartier Capuche, rue des Alliés, à proximité du marché d’intérêt national. Elle triple ainsi la surface allouée à ses opérations logistiques et améliore le confort de ses salariés. À terme, cet espace permettra également d’augmenter la taille du stock partagé entre la librairie Arthaud et Lireka avec comme objectif de le faire passer de 80 000 à 100 000 références. Pour garantir le fonctionnement, dix personnes travaillent d’ores et déjà dans ce nouvel entrepôt. Sept embauches sont également prévues d’ici la fin de l’année pour faire face à la hausse des commandes. « Dès le départ, nous avons réalisé cinq fois plus de ventes que prévues dans notre business plan, avec près de 100 000 euros de chiffre d’affaires mensuel », expliquait à la presse Emmanuelle Henry, la seconde repreneuse, confirmant que la demande est réelle sur le segment des livres francophones. Amazon n’a plus qu’a bien se tenir !

Repères
Lireka est la première librairie en ligne à proposer aux lecteurs du monde entier plus d’un million de livres en français avec la livraison gratuite. L’idée est née d’un constat simple : les lecteurs hors de France ont beaucoup de mal à se procurer des livres en français.

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Publié le 12.05.2022 à 09:22

Hugues de Villard : « La réindustrialisation ne se fera pas sans terrains constructibles »

Entre la mutation des besoins d’immobilier tertiaire des entreprises et la pénurie de foncier à vocation industrielle, le nouveau président de la Fnaim Entreprises de l’Isère commente les tendances du marché.

En 2021, le marché de l’immobilier isérois a battu de nouveaux records !

H.D. V.: Effectivement, les trois composantes de l’immobilier d’entreprise (bureaux, locaux d’activité et industrie) tournent à plein régime. Globalement, 2021 a été une très bonne année avec 67 700 m2 de bureaux placés, en location ou à la vente. Ce niveau d’activité représente 20 % de plus que la moyenne décennale. Cela s’explique par la très bonne santé économique du territoire. Car un déménagement d’entreprise coûte cher et n’est pas une chose aisée si nous intégrons le recloisonnement des bureaux, le câblage informatique, l’information des clients et les changements d’habitude des salariés. Comme les perspectives économiques sont rassurantes, cela ouvre des projets d’embauche dans de nombreuses entreprises, qui se retrouvent à l’étroit dans leurs locaux, à l’image de Soitec qui lance un nouvel agrandissement à Bernin. Par ailleurs, le département de l’Isère est l’un des territoires les plus attractifs de France, mais du fait de son économie locale spécialisée dans la recherche et l’innovation, les industries anciennes sont de moins en moins présentes et ont moins de besoins immobiliers.

Les effets des confinements et de la crise sanitaire ont accéléré l’évolution des modes de travail. Est-ce que cela se fait ressentir également sur l’immobilier d’entreprise ? 

H.D. V.: Le télétravail a été déployé à très grande échelle durant les confinements successifs. Les salariés y ont pris goût et les entreprises se sont rendu compte que non seulement cela pouvait être absorbé dans leur organisation, mais que ce pouvait être aussi une source d’économie. En effet, si le télétravail est organisé intelligemment, il est possible d’arriver à un poste de travail pour deux salariés, comme c’est désormais appliqué chez HP, qui a investi les locaux du Y.Spot, sur la Presqu’île de Grenoble. En province, le coût d’un poste de travail de bureau étant d’environ 6 800 euros par an, pour une entreprise d’environ 250 salariés, ce type d’organisation permet d’économiser jusqu’à 1,7 million d’euros par an. Mais cela nécessite un bon roulement des journées de télétravail sur l’ensemble de la semaine. Sinon, la majorité des postes seront libres les lundis, mercredis et vendredis contre 100 % d’occupation les mardis et jeudis. Par ailleurs, dans des open spaces de 15 personnes comme c’est le cas en moyenne chez Schneider Electric, par exemple, si seulement un tiers des postes sont occupés, cela donne une mauvaise impression. L’environnement de travail serait assez moribond et peu enthousiasmant pour les collaborateurs présents.

Ce déploiement des bureaux partagés a-t-il accéléré l’obsolescence des locaux d’entreprises anciens ?

H.D. V.: Tous les programmes neufs mis en avant par ce phénomène se commercialisent beaucoup plus facilement. Par exemple, l’entreprise Becton Dickinson, installée au Pont-de-Claix dans des vieux immeubles des années 1980, se fait actuellement construire un bâtiment neuf, dans le quartier Europole, à Grenoble, pour adopter une organisation de bureaux partagés, avec trois jours de télétravail par semaine. La proximité de la gare permettra également à l’entreprise d’étendre son bassin d’emploi vers le Lyonnais, car avec les difficultés de recrutement que rencontrent de nombreuses entreprises du territoire, l’organisation du travail et l’accessibilité des bureaux sont désormais des critères majeurs d’attractivité. En s’installant dans des programmes neufs quand elles en ont les moyens, les grandes entreprises comme Atos, Schneider Electric, Becton Dickinson ou HP libèrent des ensembles de bureaux qui sont rapidement loués par des PME quand ils sont récents, mais qui peuvent rester en stock pour les bâtiments plus anciens. Le décret qui contraint à réduire la consommation d’énergie des bâtiments tertiaires de 40 % d’ici 2030 est une véritable contrainte. Si la Ville de Grenoble déménageait de l’hôtel de ville actuel, personne n’en voudrait, car c’est une véritable passoire thermique. Pour donner d’autres exemples, les anciens locaux d’EDF, en bordure de l’A480, à Grenoble, devront être en partie rasés pour que l’autre partie puisse trouver preneur ; ou encore les anciens locaux de Kis à Échirolles ne correspondent plus du tout à la demande du marché et doivent être entièrement rénovés pour pouvoir être placés. Ce phénomène d’obsolescence accélérée des immeubles de bureaux va devenir un problème déterminant pour l’évolution du marché.

Qui doit porter les investissements pour que ces biens vieillissants puissent être remis sur le marché ?

H.D. V.: C’est aux propriétaires de ces bâtiments de faire les investissements nécessaires, mais il leur faut parfois un peu de temps pour l’accepter, comme des propriétaires de logements anciens qui pensent pouvoir vendre ou louer leurs biens au prix du marché récent. Ces propriétaires doivent accepter une décote importante, car le prix de rénovation des grands ensembles revient souvent au prix de la construction, voire un peu plus, parfois. 

Le marché des locaux d’activités est-il toujours en tension en raison de la rareté du foncier disponible ?

H.D. V.: Plus que jamais ! Car tout commence par l’obtention de nouveaux terrains et la construction de nouveaux bâtiments qui libèrent ensuite des locaux plus anciens. Dans l’exemple de l’entreprise HRS, qui a fait construire ses nouveaux locaux d’activité à Champagnier, son ancienne implantation à Champ-sur-Drac a été vendue dès la deux-ième visite. S’il n’y a pas de construction neuve, il n’y a pas de libération de biens. C’est comme le jeu des chaises musicales ! Et comme le foncier disponible est rare, les collectivités qui en possèdent encore sont très sélectives sur les entreprises qu’elles acceptent de voir s’installer. Ce n’est pas un hasard si c’est Aledia qui s’installera à Champagnier et pas une entreprise de travaux publics, par exemple. Sous pression de leurs administrés qui ne veulent pas d’activités bruyantes ou qui provoqueraient un trafic important de poids lourds, les élus préfèrent des activités technologiques. Mais les entreprises logistiques et industrielles aussi ont besoin de locaux !

Selon vous, quelle est la solution pour répondre à cette situation ?

H.D. V.: Les autorités publiques ont la possibilité de remettre sur le marché des zones qui sont actuellement non constructibles. Par exemple, 135 millions d’euros ont été engagés par le syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère (Symbhi) pour recreuser le lit de l’Isère et sécuriser les digues entre La Tronche et Pontcharra, en amont de Grenoble, pour prévenir les crues. Des terrains à Meylan ou à Pontcharra, qui étaient en zones inondables, pourraient donc être déclassés pour redevenir constructibles. J’ai rencontré le préfet de l’Isère à ce sujet pour lui rappeler les sommes qui ont été engagées dans cet objectif, mais il craint que les digues ne soient pas suffisantes en cas de grandes crues. D’autres solutions existent pourtant et sont déjà déployées, comme des immeubles sur pilotis à Meylan ou une surélévation des terrains, comme l’entreprise Photoweb à Saint-Égrève. Mais rien n’y fait ! C’est en contradiction totale avec l’objectif de réindustrialisation de la France. Quand l’entreprise Verkor cherchait des locaux pour son centre d’innovation, ses dirigeants n’ontpas eu d’autre choix d’implantation dans l’agglomération grenobloise que l’ancien bâtiment de Siemens, à Grenoble. Heureusement, sinon ils allaient s’installer ailleurs. L’entreprise Symbio, pionnière des moteurs hydrogène, qui a fait toutes son innovation à Fontaine, a dû partir s’installer en région lyonnaise, faute d’implantation possible en Isère… Je suis très inquiet de voir la courbe des stocks disponibles de locaux d’activité s’effondrer inexorablement.

La surélévation des bâtiments, déjà en déploiement pour les immeubles de bureaux, est-elle envisageable pour les locaux d’activité ? 

H.D. V.: Je ne connais pas beaucoup d’industriels qui acceptent de travailler sur plusieurs niveaux, même si cela a existé par le passé et que s’est à nouveau pratiqué à Annecy, où le foncier est encore plus rare. Je crois davantage en un modèle de construction multi-usages des bâtiments avec des locaux d’activité au rez-de-chaussée et des étages de bureaux, qui permettrait de répondre aux besoins d’entreprises semi-industrielles en valorisant des sites comme la friche Allibert, à Grenoble, par exemple. 

Bio express
1983-1989 : formation supérieure à l’Institut européen des affaires (IEA), à Paris.
1989-1998 : directeur associé de Brussiaud et De Villard, réseau d’agence de gestion et transaction en immobilier d’habitation sur Grenoble, Lyon et Paris.
Depuis 1992 : pdg de l’agence de Grenoble d’Axite CBRE, spécialisée en transaction, gestion et conseil en immobilier d’entreprise.
Depuis mars 2022 : président de la branche Entreprise de la Fnaim de l’Isère, pour un mandat de trois ans.

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Publié le 11.05.2022 à 17:56

Le Rassemblement national présente ses candidats

Défait lors du second tour de l’élection présidentielle mais ragaillardi par le déclin des partis politiques historiques, le Rassemblement national (RN) souhaite incarner l’opposition politique à Emmanuel Macron durant son deuxième quinquennat. Mais pour cela, le parti d’extrême droite devra réussir à peser à l’Assemblée nationale. Un défi de taille pour le parti de Marine Le Pen qui alignera des candidats dans toutes les circonscriptions iséroises lors des élections législatives des 12 et 19 juin prochains, tout en espérant décrocher jusqu’à trois sièges de députés en Isère.

LE nord-Isère en ligne de mire.

Fort des résultats de Marine Le Pen à l’élection présidentielle dans le nord du département, Alexis Jolly, le responsable départemental du RN, ambitionne de « constituer un bloc populaire contre l’oligarchie qui nous gouverne », en remportant les élections législatives sur les 6e, 7e et 8e circonscriptions de l’Isère. Déjà conseiller régional et conseiller municipal d’Échirolles, il sera d’ailleurs lui-même candidat sur la 6e circonscription, la plus prometteuse, où Marine Le Pen a obtenu 30,86 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle. Quatre hommes et cinq femmes complètent la liste des candidats isérois, dont plusieurs ont déjà des mandats électifs ou été candidats. Les conseillers régionaux Alexandre Moulin-Compte et Benoît Auguste, seront ainsi respectivement candidats sur les 7e et 8e circonscriptions. Dans les circonscriptions de l’agglomération grenobloise, où les résultats électoraux de la présidentielle sont nettement moins encourageants pour la formation politique d’extrême droite, les idées de Marine Le Pen seront défendues par la conseillère régionale Christel Dupré sur la 3e circonscription et par les jeunes militantes Aurore Meyrieux (1re circonscription) et Chloé Bailly (2e circonscription). 

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