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Annonces légales - Marchés publics - Ventes aux Enchères

Publié le 21.10.2021 à 13:04

Bee Abeille est née de la volonté de Bruno Gerelli de réunir ses passions dont l’apiculture, les nouvelles technologies et la communication, dans une même activité. Ce jeune retraité dynamique et têtu a réussi son pari de faire entrer les ruches dans les entreprises.

Comment vous êtes-vous piqué d’apiculture ?

B.G. C’est un hasard le plus complet. Quand j’étais en politique à Claix, j’ai été contacté par un apiculteur qui cherchait des terrains pour installer des ruches. Je lui ai proposé d’en installer chez moi. Quand il est arrivé, il m’a donné une combinaison et m’a dit : « donnez-moi un coup de main ». L’étonnement passé, je l’ai aidé et les fois suivantes aussi. Au bout d’une saison, j’avais le virus. Trois ans après, j’avais cinq ruches que je gérais en amateur.

Vous avez fait toute votre carrière chez EDF, notamment à la communication. Que gardez-vous de votre carrière ?

B.G. Me lancer dans l’apiculture a été la suite logique car je me suis rendu compte que cette activité était en quelque sorte la synthèse de tout ce que j’avais fait dans ma vie. Il y avait, bien sûr, l’apiculture. Mais dans Bee Abeille, la communication a un rôle central, que ce soit dans la sensibilisation que je réalise auprès de mes clients ou dans la capacité de Bee Abeille à décrocher des contrats. Enfin la négociation commerciale est également importante. Ce sont des compétences qu’aujourd’hui, je mobilise tous les jours. Et ces dernières sont celles que j’utilisais chez EDF au quotidien.

Vous considérez-vous comme un producteur de miel professionnel ?

B.G. Non, la connaissance des abeilles reste marginale dans la population. Les gens connaissent la problématique des pesticides, savent qu’elles pollinisent les fruits et les légumes… Mais ça ne va pas plus loin. Entre le pot de miel et les abeilles, il y a une grande méconnaissance. Mon job est de leur expliquer ce qui se passe entre les deux. De faire de la pédagogie. J’ai une formule que j’aime bien : la santé des abeilles, c’est la santé du monde. Les problèmes que l’on peut observer dans une ruche sont le reflet des problèmes de notre environnement. C’est cela qui est intéressant à transmettre. Le miel est le produit final, mais il ne représente qu’une petite partie de mon activité au sein de l’entreprise. Au final, des abeilles en bonne santé produisent beaucoup de miel. Et, pour mes clients, c’est un peu le témoin de la qualité environnementale qui les entoure sur leur lieu de travail.

Comment se sont passés les débuts de cette aventure ?

B.G. Le lancement de Bee Abeille fait suite à ma défaite aux municipales de 2014. Jeune retraité, j’avais anticipé ma vie dans ce projet et, en l’espace d’une heure, tout était fini. C’était le vide. L’apiculture est alors passée au centre de ma vie et j’ai décidé de monter une entreprise. Au départ, mes proches se sont interrogés sur mon projet. Ils ne voyaient pas quelle entreprise accepterait de payer pour qu’on lui installe des ruches sur son terrain. La première année, j’ai installé deux ruches. C’était chez Hipcom et chez Realiss, à Meylan. Ces deux entreprises m’ont beaucoup soutenu. Ce sont elles qui m’ont vraiment permis de décoller.

Et aujourd’hui, comment se déroulent vos journées ? Avez-vous réussi à trouver votre clientèle ?

B.G. Aujourd’hui, j’ai 80 ruches déposées sur 27 sites différents. Je consacre beaucoup de temps à mon activité et éprouve beaucoup de satisfaction à regarder le chemin parcouru. Si trouver les premiers clients n’a pas été une mince affaire, désormais j’ai du mal à satisfaire l’ensemble des demandes. Je reçois un à deux appels par jour de sociétés qui souhaitent faire appel à mes services et installer des ruches sur leur terrain.

Comment voyez-vous la suite ? Bee Abeille va-t-elle poursuivre son développement ?

B.G. Pour moi, la suite, c’est la poursuite et le développement de Bee Abeille. Je le ferai tant que je pourrai. Après, c’est une activité physique. Une ruche pèse un certain poids. C’est du sport ! Cela me maintient en forme, mais j’ai 67 ans et peut-être que dans quelques années, cela ne me fera plus rire. Pour l’instant, je profite tout en préparant l’après.

Vous avez lancé ce projet seul. Travaillez-vous toujours seul ? Avez-vous embauché ?

B.G. Non, je travaille avec une personne. Elle s’appelle Sonia. Avant, il y a eu Lionel. Ces personnes, je ne les ai pas recrutées par Pôle emploi. J’ai mis une annonce sur Facebook « recherche un/une passionné(e) d’abeilles ». J’ai eu deux types de profils : des ouvriers apicoles et des diplômés du supérieur à la recherche d’une reconversion passion. Lionel, comme Sonia, font partie du deuxième groupe. Ce sont eux qui vont faire grandir Bee Abeille. Lionel devrait revenir l’an prochain en CDI et je ne m’interdis pas d’embaucher Sonia l’année suivante, après son congé parental. Une autre personne pourrait également participer au développement de la société, c’est ma compagne, Corinne. Elle pourrait me rejoindre en 2023 pour m’aider.

Lancer une entreprise à l’âge de la retraite est un sacré challenge ?

B.G. Je ne crois pas. Si votre activité vous passionne, l’effort devient accessible. Je ne me vois pas me plaindre de ma situation ou rester dans un fauteuil. Je ne comprends pas ces jeunes retraités qui refusent catégoriquement l’idée d’être à nouveau actifs.

La question qu’on ne pose pas à un apiculteur… Aimez-vous le miel ?

B.G. (rires) Oui, j’adore ça ! Je ne peux pas vivre sans miel. Depuis toujours, je tartine mes tartines avec du miel. Aujourd’hui, manger mon propre miel, c’est du bonheur ! Quand je l’offre, c’est pareil, car je ne vends pas mon miel, je l’offre. Les entreprises gardent le leur, le mien je l’offre… C’est du plaisir. Parfois, j’aime me voir comme un fournisseur de bonheur. 

bio express
 1954 : naissance à Annonay en Ardèche.
 1965 : entrée chez les Frères des écoles chrétiennes à Thonon-les-Bains.
 1971 : entrée à l’école de métier d’EDF.
 1973 : entrée à EDF comme technicien.
 1975 : service militaire au 7e BCA à Bourg-Saint-Maurice.
 1995 : conseiller municipal à Claix.
 2001 : adjoint au maire chargé des écoles.
 2007 : première candidature à la maire de Claix.
 2014 : départ à la retraite.
 2014 : deuxième candidature à la mairie.
 2015 : lancement de Bee Abeille

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Publié le 21.10.2021 à 13:00

La skieuse de Chamrousse débute ce qui sera peut-être sa dernière saison, samedi 23 octobre à Sölden (Autriche), sur une piste qui ne sied guère à sa façon de skier. Débarrassée des soucis physiques de l’an passé, elle peut espérer retrouver le top 15 en géant cet hiver.

« Sölden m’a rarement souri – hormis une 11e place en 2016, aucune qualification en seconde manche sur ses cinq autres participations, ndlr – mais j’ai envie d’arriver sans a priori. Je dois me faire confiance, me laisser skier sans trop y réfléchir pendant des heures. Je sais que c’est une piste où on a des mauvaises sensations, il faut juste être guerrière », confie Coralie Frasse-Sombet à propos du slalom géant autrichien. La skieuse de Chamrousse, âgée de 30 ans, sort d’une saison décevante – 29e de la coupe du monde de slalom géant – mais qui s’expliquait par des douleurs au genou qui avaient perturbé sa préparation et son début de saison.

Préparation compliquée.

« C’était un peu mieux en fin d’hiver, même si ce n’est pas le niveau que j’attendais. » Le contexte est différent cette année. Malgré l’absence de stage à Ushuaïa à cause des contraintes sanitaires, des conditions d’entraînement pas forcément exceptionnelles à Zermatt et Saas-Fee et une mauvaise météo qui a fait perdre aux Bleues une dizaine de jours de ski, Coralie Frasse-Sombet se montre plutôt confiante. « Physiquement, cela va beaucoup mieux qu’il y a un an, je peux m’entraîner à 100 %. À l’entraînement, je suis souvent autour de 3 ou 4 dixièmes derrière Tessa (Worley) et Clara (Direz), quand j’étais parfois à plus d’une seconde la saison passée. » Ses objectifs ? « Faire un bon début de saison afin de remonter dans les 15 à la WCSL (le classement qui détermine les numéros de dossards, dont elle occupe la 25e place, ndlr) en vue de Pékin. Ce n’est pas une destination qui fait rêver, mais ce seraient les seuls JO que je pourrai faire. Cet hiver sera sans doute mon dernier, sauf si je parviens à finir dans le top 15 de la coupe du monde de géant. Dans ce cas, peut-être que je déciderai de rempiler une saison avec la perspective des championnats du monde à Courchevel-Méribel. Mais je n’irai pas jusqu’en 2026 », conclut la skieuse de Chamrousse. 

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Publié le 21.10.2021 à 12:59

Critique gastronomique du restaurant Le Comptoir Libanais, à Meylan

Quand Hani Haddad décide d’ouvrir un restaurant, il ne le fait pas avec le dos de la cuiller ! Après celui d’Échirolles que nous vous avons présenté il y a quatre ans, voici Le Comptoir Libanais de Meylan. Un établissement XXL flambant neuf, véritable temple à la gloire de la gastronomie libanaise. Avec ses 170 places en terrasse et 110 en salle, le nouveau joyau de Hani Haddad en impose. Ici, tout respire la classe, le bon goût et le confort moderne. Sol en grands carreaux sombres, fauteuils bi-ton fort seyants, éclairage travaillé, insonorisation parfaite en salle et présence de bois, banquettes et petits recoins plus intimistes, jolie cave à vin en verre, immense terrasse tout autour, abritée par de grands parasols. Voilà pour le cadre qui ravira les convives, bien chouchoutés.

Les mezzés sont là !

La carte des réjouissances fait la part belle aux traditionnels mezzés proposés ici en différentes assiettes à géométrie variable, selon le nombre de convives et leurs propres envies. Citons les incontournables falafels bien croustillants et relevés à souhait, le houmous, absolument délicieux, le bœuf aux épices dans sa sauce à base de tomates, le bien connu taboulé libanais, frais, une salade de légumes confits, poivrons oignons aubergines. Le solo kefta ou le makloubeh (viande hachée, poulet et riz) sont également à la carte. Et en dessert, l’assiette de pâtisseries libanaises s’impose d’elle-même, regroupant diverses douceurs où la fleur d’oranger est omniprésente. Au rayon liquide, malgré la présence de plusieurs vins français dont des bourgognes d’Aegerter à 37 euros, je vous conseille de piocher dans la liste des vins libanais qui sont nombreux et de qualité comme le Clos Saint-Thomas à 29 euros, et les déclinaisons du Château Kefraya, les Coteaux à 29 euros, ou les Bretèches à 25 euros.

Voilà une nouvelle adresse gourmande à Meylan qui séduit déjà de très nombreux amateurs. 

Demandez l’addition
Cadre : superbe ! Une longue terrasse qui entoure le bâtiment, avec ses jolies petites tables et un intérieur très cosy, banquettes et sièges confortables, luminaires recherchés, plafond en bois, petit bar et espaces plus confidentiels.
Spécialités du chef : Hani Haddad décline dans ce nouveau restaurant toute la panoplie de la cuisine libanaise traditionnelle.
Carte des vins : c’est l’occasion ou jamais, grâce à une superbe cave à vin vitrée, de partir à la découverte des vins de la plaine de la Bekaa, dont les tarifs sont aussi doux que les tannins.
Pain : libanais.
Café : le thé à la menthe peut encore s’améliorer.
Parking : oui, en face du restaurant.

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Publié le 21.10.2021 à 11:52

Il est devenu le rendez-vous local des films de montagne. Après une édition digitale l’an passé, les Rencontres ciné-montagne sont de retour au Palais des sports de Grenoble, du 2 au 6 novembre. Avec, comme maître-mot, l’ouverture.

Pour Tiphaine Dupérier, chaque performance est synonyme d’ascenseur émotionnel : « Je suis partagée entre le soulagement d’avoir réussi un sommet, la fatigue du poids des sacs durant la montée et la concentration qu’il faut pour la descente technique ». Pisteuse-secouriste à Val-d’Isère, guide de haute montagne, voyageuse, aventurière… La jeune femme cochait toutes les cases pour être désignée première marraine des Rencontres ciné-montagne. Une nouveauté qui donne le ton de cette 23e édition, accueillie à Grenoble du 2 au 6 novembre. 

tout public.

Temps fort de l’automne, l’événement est devenu « un héritage » à transmettre. « Ces rencontres appartiennent à tous les amoureux de la montagne », assure Claus Habfast, conseiller municipal délégué à la montagne. La Ville se permet toutefois d’apporter quelques touches, comme l’inclusion des femmes, encore sous-représentées dans l’alpinisme. « La montagne peut coûter cher. Nous souhaitons aussi l’ouvrir aux jeunes et notamment à ceux qui n’ont pas les moyens », poursuit l’élu. D’où des tarifs abordables, une programmation en ligne et une journée familles.

aventures humaines…

Ski ou escalade, contrées proches ou lointaines, parcours de vie ou défis extrêmes… L’ouverture se retrouvera aussi dans la programmation, à travers vingt-quatre projections, dont six avant-premières, et une rencontre thématique par jour. « La Mission montagne reçoit et va chercher des films en France et dans le monde entier, explique Timothée Courtois, coordinateur des Rencontres. Nous en présentons cinquante au comité de sélection, composé de membres professionnels et issus du public ». Le premier soir, il sera question de résilience avec Zac Hoffman et Casey Dubois, qui retraceront dans Crux le parcours d’un personnage tourmenté. Le mercredi, oubliez les skis, c’est en kite-surf que deux athlètes se laisseront guider Sous le vent des glaciers, devant la caméra de Chris Tong Viet. L’aventure se vivra suspendu à un fil, le jeudi, et se poursuivra du mont Aiguille aux écrins, le lendemain. Le dernier jour, impossible de manquer La liste : everything or nothing. Dans ce film très attendu, deux skieurs de l’extrême embarqueront les spectateurs à 6000 mètres d’altitude, sur les pentes les plus raides du monde… 

… et scientifiques.

Exceptionnellement, l’événement ne se déroulera pas en même temps que les Rencontres montagnes et sciences. « Les deux tiers de notre public étant scolaire, nous avons dû faire le choix de nous décaler au 18 novembre », annonce le coordinateur Éric Larose. C’est donc après les vacances qu’enfants et adultes auront rendez-vous pour découvrir une panoplie de films d’aventures scientifiques. L’occasion, cette fois encore, de poser un autre regard sur la montagne. 

23es Rencontres ciné-montagne, du 2 au 6 novembre, au Palais des sports, à Grenoble. 
De 4 à 7 €. Rens. : Maison de la montagne, à Grenoble / cine.montagne.com
Rencontres montagnes et sciences, jeudi 18 novembre, à partir de 19 h, à Alpes congrès, à Grenoble.

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Publié le 21.10.2021 à 11:48

En partie occupé depuis près d’un an, le Campus technologies Grenoble d’Air Liquide a été officiellement inauguré.

Une fois encore, c’est le Covid qui a contrarié le déroulement des choses. Mais la crise sanitaire ne pouvait pas empêcher l’inauguration en bonne et due forme du Campus technologies Grenoble : le plus grand site mondial du groupe Air Liquide. C’est Émilie Mouren-Renouard, membre du comité exécutif d’Air Liquide en charge de l’innovation, et Benoît Hilbert, directeur général d’Air Liquide Advanced Technologies (notre photo), qui ont officiellement inauguré ce site ou plutôt son entrée dans une nouvelle ère. En effet, l’entreprise est présente à Sassenage depuis six décennies. Les travaux entrepris sont avant tout une modernisation d’un site unique. « La force de ce site, c’est le continuum qui va du concept jusqu’à la commercialisation, détaille Émilie Mouren-Renouard. C’est le seul site d’Air Liquide sur lequel, cohabite l’innovation et l’industrialisation. » Ce site est à la pointe dans le secteur de la cryogénie extrême, dans le domaine du spatial, de l’aéronautique et des nouvelles énergies, biométhane et hydrogène en particulier.

embarquées sur Ariane 6.

Si les locaux tertiaires sont achevés, les travaux se poursuivent. Un restaurant d’entreprise est en train de sortir de terre et les ateliers où sont fabriquées les lignes cryogéniques embarquées sur Ariane 6 ou encore les systèmes de liquéfaction des gaz utilisés dans la marine marchande à travers le monde, sont en cours de construction. « C’est une vraie satisfaction d’observer et d’accompagner le développement d’Air Liquide sur le territoire de la commune », a déclaré Christian Coigné, le maire de Sassenage, qui a confié qu’une voie directe vers l’avenue des Martyrs était à l’étude pour améliorer la connexion entre le site et la Presqu’île scientifique.

50 millions d’euros.

L’ensemble des travaux devrait s’achever avant la fin de l’année prochaine, permettant à Air Liquide de disposer sur son site de Sassenage de 14 000 m2 de bâtiments tertiaires, largement orientés vers la recherche-développement et 20 000 m2 d’atelier dédiés à la production. « Sur cinq ans, c’est un investissement de 50 millions d’euros qui nous permet de nous renforcer dans les secteurs du spatial ou de la cryogénie extrême, mais il doit aussi nous renforcer dans des secteurs en croissance forte comme celui de l’hydrogène », a confié Benoît Hilbert, directeur général d’Air Liquide Advanced Technologies. 

Repères
En dix ans, les effectifs d’Air Liquide sur le site de Sassenage ont été multipliés par trois, passant de 450 en 2012, à 1 300 aujourd’hui.

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Publié le 21.10.2021 à 11:42

Annulé l’année dernière pour raisons sanitaires, le congrès des maires de l’Isère s’est tenu le 16 octobre dernier au centre des congrès d’Alpexpo, à Grenoble, en présence d’Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé.

Chaque année, au congrès des maires de l’Isère, il y a le passage obligé des rapports statutaires, des médailles d’honneur et des visites aux exposants. Et puis il y a le temps des discours. La 63e édition de l’événement n’a pas dérogé à la règle. Mais est-ce parce que le congrès avait été annulé l’an dernier pour cause de crise sanitaire que les élus présents dans l’assemblée ont eu droit à une séquence de prises de parole débordée de près de deux heures ? Ou peut-être est-ce la présence d’Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, qui a incité tous les autres orateurs à rallonger quelque peu leur temps de parole ? 

Les maires au rendez-vous…

Dans un modèle de concision, Daniel Vitte, président de l’Association des maires de l’Isère, a ouvert l’événement. Puis, les trois personnalités politiques « accueillantes » du congrès se sont ensuite succédé à la tribune. Éric Piolle, le maire écologiste de Grenoble, a d’abord insisté sur la capacité des collectivités locales à faire progresser, à leur échelle, la lutte contre le réchauffement climatique. « Comme le confirme le rapport du Giec, ce changement s’accélère deux fois plus vite qu’ailleurs dans les Alpes. Si Grenoble a obtenu le statut de Capitale verte européenne pour 2022, c’est pourtant bien plus qu’un titre honorifique. Avec la Métropole, le Département de l’Isère et plus largement avec tout l’arc alpin, nous allons nous mettre durant toute une année au diapason pour accélérer les transitions », a annoncé l’élu grenoblois. Face au parterre de maires, d’adjoints et de présidents d’intercommunalités issus des 512 communes de l’Isère, Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole, a tenu à saluer la responsabilité des élus locaux durant la crise sanitaire. « Merci de vous être confrontés à la complexité de votre tâche quand la facilité aurait été de succomber à l’incantation. À chaque fois que la République est bousculée, c’est sur les maires qu’elle peut se reposer. À cette période où les populismes ressurgissent et où le refus de la complexité et du débat érige des paroles clivantes, la République ne saurait reculer, ni dans les mairies, ni dans les écoles, ni au bord des piscines municipales ! », a martelé l’ancien socialiste, dans un discours politiquement plus aiguisé qu’à son habitude. Profitant de la présence d’un ministre et de parlementaires de la majorité présidentielle, Christophe Ferrari a appelé le gouvernement à ne pas considérer les collectivités locales comme une variable d’ajustement. « C’est une forme d’irrespect dont nous nous satisfaisons trop docilement, nous, les élus », a-t-il commenté. 

… Et L’état «à leurs côtés ».

En première réponse, Émilie Chalas, députée (LREM) de la troisième circonscription de l’Isère, a défendu l’action du gouvernement. « Notre début de mandat a parfois été maladroit envers les élus locaux. Mais l’état est à votre service et à vos côtés à travers des projets comme Actions cœur de ville, Petites villes de demain, Territoires d’industries ou avec 85 millions d’euros investis pour la rénovation des bâtiments de l’état sur le territoire isérois ». Privilège du protocole, Olivier Véran a pu clore ce long temps des discours d’ouverture. Le ministre des Solidarités et de la Santé a d’abord salué l’investissement de tous les élus du bloc communal réunis pour l’écouter. « J’ai une véritable admiration pour votre implication et pour votre disponibilité quand il s’agit de gérer dans la même journée les conflits de voisinage et les deniers de la commune. C’est vrai que vous êtes aimés par les Français. Ils ont confiance en vous. Vous avez de la chance ! Alors merci de votre engagement dans la campagne vaccinale. Il y a encore trop de personnes âgées non vaccinées et il n’y a que vous qui pouvez les attraper pour les convaincre », leur a-t-il demandé. Au sujet de la désertification médicale – une difficulté territoriale permanente et partout présente – le ministre prévoit les effets rapides de l’action conduite par le gouvernement durant le quinquennat qui touche à sa fin : « Nous y travaillons avec toute notre énergie et notre détermination. Il fallait supprimer le numerus clausus. Nous l’avons fait. Les nouveaux médecins diplômés arriveront bientôt plus nombreux. Le Ségur de la santé a mobilisé 19 millions d’euros pour construire et rénover des hôpitaux. Aucune décision ne sera prise sans l’aval des élus locaux. J’ai également pris les arrêtés nécessaires pour autoriser la téléconsultation pour certains rendez-vous médicaux et paramédicaux. Je vais continuer à décloisonner pour permettre à tous nos concitoyens d’accéder aux soins dont ils ont besoin, malgré cette pénurie de médecins ». Après une séquence d’ouverture bouleversée par la longueur de ces prises de paroles, le congrès des maires de l’Isère a ensuite pu reprendre son cours habituel. Le bureau de l’Association des maires de l’Isère a présenté son rapport d’activité et les comptes de l’organisme ont été certifiés par un commissaire aux comptes. Faute d’avoir pu être organisés l’an dernier, quatre ateliers de formation étaient également proposés aux maires nouvellement élus. Tous les participants se sont donné rendez-vous dans un an, pour le prochain congrès, à Saint-Savin.

Jean-Pierre Barbier réélu, le préfet Laurent Prévost se présente

Pour clore ce 63e congrès des maires de l’Isère, Jean-Pierre Barbier, président du Département de l’Isère, réélu en juin dernier a défendu l’action de sa collectivité comme « première partenaire des communes et des intercommunalités avec 50 millions d’euros investis dans 8 400 projets territoriaux ». Sur le déploiement du très haut débit, qui a pris du retard par rapport aux engagements initiaux, Jean-Pierre Barbier a promis aux maires de mener le chantier à son terme, même si le nombre d’abonnés à la fibre est en dessous des attentes. « 100 000 prises sont déjà opérationnelles pour seulement 33 000 abonnés. Cela peut légitimement nous interroger », a-t-il précisé. Dernier à prendre la parole à la tribune, le préfet de l’Isère, Laurent Prévost, arrivé en août dernier, s’est présenté aux élus locaux et leur a également précisé sa feuille de route.

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Publié le 21.10.2021 à 09:56

Sur les sets de table ou sur les trams, la Foire de Grenoble s’affiche partout. L’événement automnal d’Alpexpo revient du 29 octobre au 8 novembre, à Grenoble. Et, après l’annulation en 2020, les attentes sont grandes.

Jérôme Riff l’assure : « Rien ne remplace la rencontre ». Suite à l’annulation de l’édition 2020, le directeur général d’Alpexpo est impatient d’accueillir la Foire de Grenoble, du 29 octobre au 8 novembre. Avec, comme objectif, celui de renouer avec le public dans un contexte encore marqué par la crise sanitaire. Il faut dire que l’enjeu est grand cette année. Pour la Région d’abord, qui pilote Alpexpo depuis un an. Pour Jérôme Riff aussi, arrivé en octobre dernier. Pour toutes les entreprises participantes ensuite, qui espèrent multiplier leurs ventes. Enfin, pour le bassin grenoblois en général, à qui profite indirectement la Foire. 

retour à l’essentiel.

L’encadrement a beau avoir changé, cette nouvelle édition sera marquée par un retour aux fondamentaux. L’accent sera ainsi mis sur le territoire, à travers deux espaces distincts : l’un consacré aux acteurs isérois ; l’autre, aux stations de montagne. Le rendez-vous misera aussi sur le sérieux des participants et la qualité des produits présentés. De racines, il en sera également question avec la nouvelle exposition, qui plongera les visiteurs à l’âge de pierre. Comme en 2019, une panoplie d’animations et des nocturnes viendront rythmer les festivités. Bref, tout sera mis en œuvre pour proposer un événement « populaire et rassembleur », dont la fréquentation peut atteindre 140 000 personnes. Reste à savoir si le public répondra présent. 

Découvrez ce dossier en intégralité dans l'édition des Affiches de Grenoble et du Dauphiné du 22 octobre 2021. 

Les autres contenus de ce grand format :
- Jérome Riff : "La Foire de Grenoble génère 50 millions d'euros de retombées économiques" ;
- La Foire de Grenoble en chiffres ;
- Un vrai coup de projecteur sur le territoire isérois ;
- Yves Arias :  "Plus de 15 ans de présence" ;
- Trial Isolation, active de Metz à Nice ;
- Biossun, de l'Isère aux Caraïbes ;
- Le bien-être selon Eaufeeling ;
- Voyage en Orient avec La Médina ;
- La palette de saveurs de la Régaline ;
- 1 2 3 Pare-brise au-devant des clients ;
- Ecla technologie vise les énergies vertes ;
- Au programme des festivités ; 
- Une exposition autour de l'Âge de pierre .

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Publié le 21.10.2021 à 09:49

Le 18 octobre dernier, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a annoncé la participation de l’état au financement des événements de Grenoble Capitale verte européenne 2022.

Il y a un an, la Ville de Grenoble était retenue par l’Union européenne pour représenter la « Capitale verte européenne » en 2022, après Lisbonne (Portugal) en 2020 et Lahti (Finlande) en 2021. Douze mois plus tard, l’événement prend forme.

200 événements.

Durant toute l’année 2022, plus de 200 événements réunis autour de douze thématiques se dérouleront dans toute la capitale des Alpes, et bien au-delà encore. Car de la Métropole de Grenoble au Département de l’Isère en passant par les massifs alentours, plusieurs échelons territoriaux se sont également greffés au programme de cette distinction, afin « d’amplifier les transitions environnementales sur le territoire ». Le lancement officiel des festivités devrait avoir lieu le 16 janvier prochain, en présence du président de la République, Emmanuel Macron.

Tour de table.

Lundi dernier, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, en visite à Grenoble, a également confirmé la participation de l’état français au tour de table budgétaire de l’événement, à hauteur de 4 millions d’euros. « Cette distinction de Grenoble est une preuve que la transition environnementale essaime sur le territoire. C’est une belle réussite grenobloise et à travers elle, une belle réussite française », a indiqué la ministre. Selon nos informations, la Ville de Grenoble et Grenoble-Alpes Métropole abonderont également au pot du financement des événements à hauteur de 2 millions d’euros chacune. « Ce titre de Capitale verte européenne peut devenir un très beau symbole pour la France. Nous sommes ravis que cela se fasse sous le haut patronage du président de la République », a déclaré Eric Piolle, le maire de Grenoble. Malgré les régulières divergences politiques entre l’élu grenoblois et les membres du gouvernement, toutes les parties prenantes semblent désormais déterminées à pacifier leurs relations, autour de cet événement au moins, afin de célébrer, douze mois durant « cette réussite collective ».

Repères
Tout au long de l’année à venir, 200 événements seront organisés, autour de 54 défis, le tout sous la bannière de 12 thématiques en lien avec la transition écologique.

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Publié le 21.10.2021 à 09:44

Depuis trois décennies, la société Vision assure la sécurité d’événements sportifs, de manifestations culturelles ou de divers salons. Son credo : la qualité des prestations effectuées.

Installée le long du cours de la Libération, face au stade Lesdiguières à Grenoble, la société Vision est présente dans le paysage isérois de la sécurité depuis plus de trente ans. L’entreprise, créée en 1990 par Alain Majd et son frère, aujourd’hui disparu, est une institution dans ce secteur d’activité, habitué à rester dans l’ombre de ses clients. « Tous mes concurrents sont passés par Vision. Ils ont tous été mes élèves », confie Alain Majd avec une certaine malice. Le gérant défend une certaine façon de procéder. S’il est un prestataire, il reste libre de négocier voire de refuser des contrats, aussi prestigieux soient-ils. Pour lui, le secret de la réussite de son entreprise, c’est la gestion. Et cela passe par un certain respect de ses équipes. « Je ne produis rien. La richesse de l’entreprise,ce sont ses agents, rappelle-t-il. C’est par eux que passent la qualité de service et donc la reconnaissance de l’entreprise. »

une formation de 175 heures.

Afin de s’assurer du savoir-faire de collaborateurs, mais également de répondre à une évolution de loi datant de 2008, Alain Majd a monté son propre centre de formation délivrant des agréments conformes. « L’agrément a beaucoup changé le métier. Avant, nous pouvions embaucher n’importe qui. Aujourd’hui, mes 150 collaborateurs ont obligatoirement un agrément qui a nécessité une formation de 175 heures. Disposer de mon propre centre de formation me permet de choisir et de former moi-même les agents qui rejoindront Vision dans le respect des valeurs de l’entreprise : la réactivité et l’exigence. »

Sting ou Mickael Jackson.

Face à l’augmentation de la demande de sécurité, cette réglementation génère un goulot d’étranglement qui pourrait entraîner une pénurie. Mais Alain Majd est serein. La réputation de Vision le précède, tant auprès des clients que des salariés. « Je suis le seul à payer les heures supplémentaires à 125 %. Je propose des tenues sur-mesure à mes agents. J’attends de la réactivité et de la disponibilité, mais je suis proche de mes salariés. C’est ma force », avoue le gérant. Arrivé en France il y a trente-cinq ans pour faire des études d’ingénieur, Alain Majd n’était pas destiné à faire ce métier. Mais son caractère, sa force dans la négociation et la qualité du travail effectué par Vision lui permettent aujourd’hui une certaine liberté. « Nous avons assuré la sécurité des concerts de Sting ou de Mickael Jackson dans la région, à leur demande. C’est un gage de qualité. Mais je n’accepte pas de m’engager dans des magouilles où le client refuserait de payer le juste prix », lance Alain Majd.

1990
L’entreprise Vision a été créée par Alain Majd et son frère en 1990.
1,3 million
Vision a réalisé, en 2020, un chiffre d’affaires de 1,3 million d’euros.
150
C’est le nombre de collaborateurs qui travaillent pour Vision.
175 heures
C’est la durée de formation pour obtenir l’agrément d’agent.

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Publié le 21.10.2021 à 09:37

Conseillère régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes, Nathalie Béranger a pris la présidence d’Alpexpo en 2020, à l’occasion du nouveau pacte d’actionnariat de la société publique locale par les collectivités territoriales. Avant l’ouverture de la Foire de Grenoble, elle précise la stratégie et les ambitions de la Région pour cet équipement événementiel.

Une Foire « des retrouvailles ».

« 2020 a été une année très difficile pour Alpexpo et ses équipes. Au même moment, l’année dernière, nous nous posions tous les jours la question de savoir si la Foire serait annulée. Tous les jours, j’échangeais avec les services préfectoraux pour confirmer la jauge de 5 000 personnes simultanées dans le parc des expositions d’Alpexpo. Quand le couperet est tombé et que nous avons appris que la jauge était finalement fixée à 1 000 personnes, nous avons été contraints d’annuler l’édition 2020. Alors cette édition 2021 de la Foire, malgré les contraintes sanitaires (lire ci-dessous), marquera les retrouvailles avec tous ceux qui y participent et sera une grande joie et une grande satisfaction pour les équipes d’Alpexpo. »

Première édition depuis la reprise d’Alpexpo par la Région.

« Quand la Région Aura est rentrée en majorité dans le capital de la SPL Alpexpo en 2020, c’était pour donner à cet équipement événementiel une dimension supérieure qui irait au-delà du bassin grenoblois et de l’Isère. Je souhaite qu’Alpexpo devienne le reflet de tout notre territoire régional. Cela s’est déjà traduit dans la rénovation des salons des Alpages et des Brûleurs de Loups. Et cela se confirmera aussi durant la Foire. Tous les massifs et les stations de la région seront mis en valeur, ainsi que les collectivités locales. La Foire sera aussi une vitrine pour tous nos savoir-faire régionaux et nos produits du terroir. »

« Tout est possible à Alpexpo ».

« Alpexpo n’est pas une île déserte dans l’agglomération, c’est le pôle de tous les possibles événementiels ! Il faut que cela devienne un réflexe. Ce sera le cas, le 20 novembre avec le “Summum de la box”, organisé par le Ring Grenoblois. C’est la première fois que la salle de spectacles du Summum sera utilisée pour un événement sportif de cette nature. Toutes les entreprises, toutes les associations qui cherchent à organiser un événement sont les bienvenues à Alpexpo, même les particuliers, pour des événements privés, comme des mariages, par exemple ! C’est la consigne que j’ai donnée au directeur d’Alpexpo : tout est possible à Alpexpo. Quand un organisateur d’événement – quel qu’il soit – nous démarche, il faut commencer par lui répondre “Oui”. Ensuite, nous construisons un dispositif adapté à ses besoins et à ses capacités. Nous ne sommes pas que des loueurs de mètres carrés, nous sommes aussi les animateurs de tout un territoire. »

Quelles contraintes sanitaires pour la foire de Grenoble ?
« Conformément aux règles en vigueur, l’entrée à la Foire sera soumise à la présentation du pass sanitaire à partir de 12 ans. Le port du masque sera également obligatoire. J’ai toujours un espoir que cela puisse évoluer. Certains organisateurs d’événements semi-publics et privés ont déjà eu des dérogations. Mais avec plus de 130 000 visiteurs attendus, la Foire de Grenoble reste un événement qui brasse beaucoup de monde. C’est donc la préfecture qui aura le dernier mot ! »

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