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Publié le 01.12.2022 à 14:03

Léo Le Blé-Jaques pour confirmer

Parmi les dix-neuf sélectionnés français pour l’étape d’ouverture de la coupe du monde de snowboardcross aux Deux-Alpes, vendredi  2 et samedi 3 décembre, on retrouve Léo Le Blé-Jaques. L’étudiant à Polytech Grenoble, 25 ans, a signé son premier podium en coupe du monde l’hiver dernier.

Son objectif de la saison passée était de participer aux Jeux olympiques et d’atteindre enfin les demi-finales (soit le top 8) sur une épreuve de coupe du monde, lui qui n’avait jamais fait mieux que 9e à ce niveau. « Avec ma qualification pour les JO et mon premier podium en coupe du monde (3e à Veysonnaz lors de l’ultime épreuve de la saison), le bilan est très bon, même s’il y a eu des hauts et des bas », explique le snowboardeur qui vit à Grenoble, mais reste licencié au Grand-Bornand, d’où il est originaire.

Nouveau matériel.

De son expérience olympique, Léo Le Blé-Jaques retient une « bonne appréhension globale de l’événement »,et aussi cette incroyable photo-finish (éliminé en quarts de finale, à quelques centimètres près). Le fait d’avoir su « puiser dans [ses] ressources malgré la fatigue pour aller chercher mon premier podium à Veysonnaz, m’a montré que j’ai les capacités pour aller chercher des grosses performances. Je dois maintenant être plus constant dans mes résultats, être régulier dans le top 8, et aller chercher quelques podiums. » Pour y parvenir, l’étudiant à Polytech Grenoble a notamment fait le choix de changer de matériel : « J’ai choisi un modèle de snowboard qui doit me permettre d’avoir un peu plus relâchement et de fluidité – je sens que j’ai progressé sur ce point lors de la préparation – de façon à mieux conserver la vitesse une fois que je l’ai emmagasinée ».

Pas un parcours « à l’aspi ».

Même si c’est la première fois que la coupe du monde de snowboardcross fait étape aux Deux-Alpes, Léo et ses coéquipiers français n’arrivent pas tout à fait dans l’inconnu. « On a pu s’entraîner là-haut cet été sur un parcours similaire – même si celui de la coupe du monde est totalement nouveau – qui me convenait bien. Le départ est assez technique, il y aura un enchaînement de virages sympa et quelques créneaux de dépassement. A priori ce ne sera pas un parcours à l’aspiration comme aux JO (où il fallait mieux faire la course derrière et dépasser ses adversaires dans la dernière ligne droite, NDLR) ».

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Publié le 01.12.2022 à 14:01

Servi sur un coussin

Il nous sert notre cerveau sur un coussin… Étienne Eymard-Duvernay cultive l’énigme, dans une œuvre qui donne à penser, et où la figure voisine avec l’informel.

À gauche, trois tortues s’ébattent dans les profondeurs marines. Au centre, trois chevreuils font halte dans une clairière. À droite, trois singes grimpent aux branches d’un arbre. Au premier plan de chacune de ces saynètes, un coussin est installé : sur ce coussin repose une cervelle. Cette cervelle ressemble à un cerveau humain. Le coussin sur lequel le cerveau est placé rappelle ces coussinets de soie sur lesquels, dans les musées d’histoire, sont présentés les bijoux de la couronne. Au premier abord, on se dit que tout est clair, puisque tout est d’un réalisme confondant. Mais tel est le paradoxe : plus l’art est figuratif et plus le mystère est grand… Qu’est-ce donc que ce cerveau posé en pleine nature ? Pourquoi se trouve-t-il sur un tel coussin ? Et pourquoi ces cerveaux sur leur coussin sont-ils toujours placés au même endroit du dessin ? Et pourquoi y a-t-il trois animaux sur chaque dessin ? Et pourquoi les dessins sont-ils au nombre de trois ?

Qui est le roi de qui ?

Les œuvres d’Étienne Eymard-Duvernay sont ainsi : elles posent infiniment plus de questions qu’elles n’offrent de réponses. Encore qu’il ne soit pas interdit d’esquisser des pistes de réflexion. Les trois dessins s’intitulent successivement Propriétaire tortues, Propriétaire chevreuils, etc. Constatons que « propriétaire » est au singulier, alors que « tortues » est au pluriel ; admettons qu’il est peu probable qu’une tortue soit la propriétaire des deux autres ; et concluons que ce propriétaire au singulier ne peut être que le cerveau humain en avant du dessin. Qu’en déduire ? Que l’homme, qui aime à se définir comme un cerveau, prétend être le propriétaire de la nature et le souverain de la Terre. Ce que le dessin ne dit pas, c’est ce qui se passe dans l’image d’après : celle qu’on ne verra jamais et qu’il nous faut donc imaginer. Les tortues vont-elles dévorer cette cervelle appétissante ? Et les chevreuils ne vont-ils pas la piétiner ? Et les singes vont-ils la déchirer de leurs griffes et de leurs dents ? Ou bien ces animaux joueront-ils finalement la plus parfaite indifférence ? Qui est maître de quoi ? Qui est le roi de qui ?

Une humanité sans tête.

Ces trois dessins, à eux seuls, méritent déjà la visite. Pour leur ampleur monumentale : chaque dessin mesure 2,40 mètres sur 1,50 mètre. Pour leur finesse virtuose : réalisés aux seuls crayons de couleur (moyennant quelques rehauts d’aquarelle), ils ont chacun demandé trois semaines de travail. Pour leur profondeur insondable : tout est là, lisible, identifiable, et pourtant nous butons sur tout. Face à ces trois dessins-là, trois autres dessins aux crayons de couleur, de dimensions nettement plus modestes, représentent une femme, un homme et un couple, tous nus… et dépourvus de tête. Est-ce à dire que leur tête est en face ? Que leur tête est ce cerveau posé sur un coussin ? Et qu’en se croyant maîtres du monde, ils ont perdu la tête ? L’artiste ne répond pas. À nous de faire marcher notre cerveau. Si nous en avons encore un.

Organique et cérébral.

Pour rendre notre perplexité plus grande encore, Étienne Eymard-Duvernay multiplie les techniques et les factures. Dans d’autres œuvres, il pratique la peinture acrylique, ou bien la carte à gratter et les encres. Il peint des rochers rouges, rouges comme des morceaux de chair ; il peint des formes organiques, matricielles, formes en expansion ; il peint des excroissances torses, des grouillements nocturnes, des filaments, des coulures, de la matière cérébrale, des circonvolutions et des circonlocutions… Étienne Eymard-Duvernay peint autant la figure que l’infigurable. Mais notre cerveau sur un coussin, nos frères les animaux vont-ils le réduire en bouillie ?

Étienne Eymard-Duvernay, œuvres récentes. 
Jusqu’au 14  décembre au château de la Condamine (18, avenue de la Condamine, Corenc). 
Du lundi au vendredi, 14 h 30-18 h 30.

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Publié le 01.12.2022 à 14:00

Vincent Wauters : « Rossignol est un succès industriel français à l’étranger »

Au cœur de la crise sanitaire, en février 2021, le Belge Vincent Wauters a pris les commandes du groupe Rossignol, basé à Saint-Jean-de-Moirans. Il revient sur son parcours et détaille ses ambitions pour ce fleuron de l’industrie outdoor française dont les produits s’arrachent à l’étranger.

Comment l’historien agrégé que vous êtes a-t-il bien pu devenir patron d’un groupe équipementier sportif ?

V. W. C’est la beauté de la vie, du hasard et il faut bien l’avouer, de la nécessité ! J’ai eu la chance d’avoir fait des études qui m’ont passionné et effectivement, je suis agrégé en histoire contemporaine. Mon premier emploi était libraire dans une boutique spécialisée dans les ouvrages d’histoire. Puis, j’ai postulé auprès d’un cabinet de recrutement à Bruxelles dont les critères étaient d’avoir un bac+5 et de parler au moins deux langues. J’ai tenté ma chance et après une série d’entretiens et de tests, le petit historien que j’étais s’est retrouvé dans un programme de pépinière de hauts potentiels, entourés d’étudiants de grandes écoles de commerce et d’ingénieurs. 

C’est cette expérience qui vous a permis de bifurquer dans le secteur commercial et industriel…

V. W. J’ai d’abord fait mes armes chez La Redoute et Amazon dans les années 1990. C’étaient les lieux par excellence pour l’apprentissage de la vente à distance, le direct marketing et l’utilisation des bases de données. Ensuite, j’ai exercé davantage dans l’organisation de la logistique et des chaînes d’approvisionnement au sein de groupes internationaux comme Newell Brands et Amer Sports. Enfin, j’ai travaillé ces dix dernières années dans le développement de marques de vêtements, chez Arc’teryx Equipment et Hunter Boot. Depuis 2021, c’est donc l’ensemble des expériences que j’ai pu glaner au fil de mes aventures professionnelles que je peux désormais mettre au service des marques et des équipes du groupe Rossignol. 

Entre un propriétaire suédois, du capital chinois et un patron belge, que reste-t-il de français au coq tricolore, logo de Rossignol ?

V. W. L’ancrage national le plus prégnant, c’est la production industrielle et l’emploi. Les capitaux sont internationaux depuis très longtemps et le groupe Rossignol réalise 80 % de son chiffre d’affaires à l’étranger. Mais 50 % du personnel est en France. Nous avons deux usines en France, un centre logistique mondial ainsi que notre siège social à Saint-Jean-de-Moirans. C’est important de démontrer qu’il est possible d’être une marque industrielle française qui a un grand succès à l’international. 

«Dans un monde qui devient frileux, l’outdoor est une bouffée d’oxygène. »

Vincent Wauters

Vous avez pris les rênes du groupe Rossignol en février 2021, après une année complexe pour l’activité, impactée par la saison blanche des stations de ski en France. Dans quel état se porte l’entreprise, deux ans après ?

V. W. Quand je suis arrivé dans le groupe, la situation devenait chaque semaine de plus en plus critique. Nous avions besoin d’actions tactiques pour agir avec prudence sur les coûts et garder des liquidités. Dans le même temps, nous avons amplifié les investissements en recherche et développement pour pouvoir doubler le nombre de prélancements de produits en pariant sur le rebond du début d’année 2022. Le marché l’a confirmé et cela nous a permis d’assainir la situation financière du groupe et de réaliser une très bonne saison l’hiver dernier.

Pourquoi les produits Rossignol plaisent-ils autant aux consommateurs, et sur les marchés étrangers en particulier ?

V. W. Dans un monde qui devient frileux et où les frontières ont tendance à se refermer, le marché de l’outdoor est une bouffée d’oxygène. Les États-Unis représentent 30 % de notre chiffre d’affaires, c’est 10 % pour le Canada et la marque est également fortement présente en Chine et au Japon. En Europe, le marché est plus mature, mais notre stratégie de diversification nous permet de toucher la clientèle des pays alpins, de la Scandinavie, d’Angleterre et du Benelux. Je crois que ce qui plaît autant dans les produits du groupe Rossignol, ce sont leur authenticité et leur qualité. C’est une marque de 115 ans, la plus ancienne marque mondiale de skis, qui a su traverser deux guerres mondiales et perdurer au-delà des siècles. C’est également une marque associée aux performances de plus de 100 champions olympiques. Aucune autre marque ne peut en dire autant. Enfin, c’est une marque qui a toujours été inclusive pour ouvrir la montagne au plus grand nombre, avec des produits familiaux et pour les débutants. Nous poursuivons cette démarche avec un programme qui permet à des jeunes de quartiers défavorisés d’être accompagnés sur le plan sportif et scolaire avant d’intégrer un dispositif de parrainage en entreprise ou d’incubateur d’entrepreneurs. 

Depuis votre arrivée, vous avez engagé le groupe Rossignol dans une nouvelle stratégie productive plus respectueuse de l’environnement. Comment se décline-t-elle ?

V. W. Nous voulons être une entreprise leader dans l’engagement écologique et social et cette stratégie se déploie au niveau de l’innovation, de la production et du commerce. Par exemple,grâce à un partenariat avec l’entreprise iséroise MTB, nous avons réussi à développer des skis hautement recyclables, à base de matériaux bio sourcés et recyclés. Nous sommes d’ailleurs très fiers de les fabriquer en France, dans notre usine de Sallanches (Haute-Savoie). C’est la dernière usine de France à produire des skis. Nous utilisons les années 2020 pour nous préparer au contexte et aux contraintes des années 2030. Ce qui me motive personnellement, c’est de transmettre la notion d’aventure humaine et collective. Il y aura des embûches, mais si nous sommes capables de nous projeter collectivement, beaucoup de choses sont encore possibles.

Bio express

20 juin 1972 : Naissance à Bruxelles (Belgique).
1996 : Agrégé d’histoire contemporaine, de l’université libre de Bruxelles.
1997 : Intègre le programme « hauts potentiels »,  du groupe Kering. 
2000-2002 : Directeur catalogue et supply chain d’Amazon France.
2008-2012 : Directeur supply chain et automatisation du groupe Amer Sports (Helsinki, Finlande).
2012-2015 : PDG d’Arc’teryx Equipment (Vancouver, Canada).
2016-2020 : PDG de Hunter Boot (Londres).
Depuis 2021 : PDG du groupe Rossignol qui développe les marques d’équipements sportifs Rossignol, Dynastar, Lange et Look.


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Publié le 01.12.2022 à 13:58

Élisabeth Borne essaye de rassurer les maires

Zéro artificialisation nette, finances locales, pression énergétique… En clôture du congrès des maires de France, la Première ministre a tenté de désamorcer plusieurs dossiers épineux qui couvaient entre les élus locaux et le gouvernement. 

Chaque année, c’est le rendez-vous incontournable durant lequel le pouvoir central s’adresse aux élus locaux. Et inversement ! Le congrès des maires de France s’est tenu à Paris Expo Porte de Versailles, du 22 au 24 novembre derniers. Si Emmanuel Macron a boudé cette année la grand-messe de clôture du congrès en préférant aller directement à la rencontre des maires présents dans les allées  voisines du salon d’exposition, le chef de l’État avait cependant mandaté sa Première ministre, Élisabeth Borne, pour assurer le service après-vente de plusieurs mesures gouvernementales décriées par les élus locaux. 

Des fiches de postes comparables.

« Être maire, c’est être à la barre, toutes les heures de la journée et tous les jours de l’année. Ce sont de grandes joies et de grandes crises. Finalement, nos fiches de postes se ressemblent beaucoup ! », a comparé Élisabeth Borne, lors de son allocution de clôture, le 24 novembre, rappelant au passage que plusieurs ministres de son gouvernement ont exercé des mandats d’élus locaux. Mais la comparaison s’arrête là. Car de son côté, David Lisnard, le président de l’Association des maires de France (AMF), tout en saluant « un climat de dialogue et de respect mutuel », a préféré insister sur une différence de taille qui demeure entre les élus locaux et l’exécutif du pays : « Les communes ne sont pas un problème pour les comptes publics. Contrairement à l’état, nos budgets sont à l’équilibre et nous n’empruntons que pour investir. Le bloc communal représente 17 % des dépenses publiques, mais pèse pour 70 % des investissements. Dans ce contexte, notre demande d’indexation des dotations globales de fonctionnement (DGF) n’est pas une demande inflationniste. C’est un juste retour des ressources des communes ! », a insisté le chef de file des élus locaux français, qui est aussi maire de Cannes. L’édile a également regretté la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), un impôt de production perçu par les communes, qui est programmée en 2023. « Quitte à supprimer des impôts pour améliorer la compétitivité des entreprises, vous auriez mieux fait de supprimer l’impôt d’État de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S). À ce moment-là, vous auriez récolté le soutien des élus locaux autant que des entrepreneurs », a estimé David Lisnard. 

Des contrats sans sanction.

Élisabeth Borne n’a pas prévu de revoir sa copie sur ces deux sujets. Cependant, la Première ministre n’est pas venue les mains vides au congrès. Elle a annoncé que le mécanisme de contractualisation budgétaire entre l’état et les collectivités, rejeté par le Parlement mais réintroduit à la hussarde par 49-3 dans le projet de loi de finances (PLF) 2023 ne serait plus accompagné de sanctions financières en cas de dérapage. Une concession saluée par les applaudissements de l’auditoire. Sur un tout autre dossier non moins brûlant, celui de l’objectif zéro artificialisation nette (Zan), la Première ministre a confirmé que l’impact foncier des projets d’intérêt national ne serait pas comptabilisé dans les décomptes régionaux. Une manière de ne pas pénaliser les territoires qui accueilleront ces infrastructures. La liste de ces projets sera arrêtée au premier trimestre 2023. La chef de l’exécutif a également donné des gages aux territoires ruraux. « Nous voulons garantir que toutes les communes rurales puissent bénéficier d’une possibilité de construction, en particulier lorsqu’elles ont peu construit par le passé », a-t-elle assuré. 

Une nouvelle méthode.

En réponse au président de l’AMF, David Lisnard, qui demandait la fin des appels à projets pour obtenir des crédits gouvernementaux, « bloquant de facto les communes qui n’ont pas l’ingénierie juridico-financière pour y répondre », Élisabeth Borne a indiqué avoir « entendu le message ». Sur l’agenda territorial qui est en cours d’élaboration ainsi que sur le Fonds vert visant à accélérer la transition écologique dans les territoires, la Première ministre a promis une « nouvelle méthode et un pacte de confiance ». Quelques lignes bougent et les élus locaux ont salué ces changements, sans grande clameur cependant. 

Les quatre infos à retenir du congrès des maires de France

1/ Élisabeth Borne a assuré que le nouveau mécanisme de contractualisation budgétaire « Cahors 2 » ne serait plus assorti de sanctions financières.
2/ Face à la crise énergétique, le « filet de sécurité » et « l’amortisseur électricité » seront simplifiés en collaboration avec l’association des maires de France.
3/ La part de TVA versée aux collectivités locales en remplacement de la CVAE comprendra un intéressement à l’accueil d’entreprises.
4/ La mise en œuvre de l’objectif Zan fera l’objet de plusieurs assouplissements, dont un décompte séparé des projets d’intérêt national.


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Publié le 01.12.2022 à 13:56

Après les classes vertes, place aux écoles vertes

68 écoles du département bénéficient du fond « Coup de pouce vert éducation » dans le cadre de Grenoble Capitale verte de l’Europe.

En 2022, l’Isère voit la vie en vert et c’est tout l’écosystème du département qui est concerné, écoles comprises. À la rentrée, 71 établissements, de la maternelle au lycée, ont proposé des initiatives afin de sensibiliser les jeunes aux enjeux écologiques. Le 15 novembre, 68 propositions ont été retenues et vont pouvoir bénéficier du fond « Coup de pouce vert éducation » de 31 000 euros. Il est financé à hauteur de 16 000 euros par l’État, et complété par les groupes La Poste (10 000 euros) et Bouygues (5 000 euros). « Nous sommes ravis d’avoir réussi à financer presque tout le monde », assure Maud Tavel, présidente de l’agence Grenoble Capitale verte.

Entre 200 et 300 euros par projet.

Les projets récompensés sont répartis équitablement sur le territoire, urbain et périurbain, et entre les différents niveaux. « Nous sommes heureux de servir d’exemple et cette aide va nous permettre de continuer notre initiative », se réjouit Ameline Dierot, conseillère d’éducation au collège Marcel Cuynat, à Monestier-de-Clermont. Ici, les élèves se sont employés à réutiliser des pots de confiture vides et à trouver des fruits auprès d’agriculteurs locaux pour fabriquer leur propre gelée. Chaque établissement a eu le droit à 200 euros maximum pour un projet d’une classe unique et 500 euros maximum pour un projet réunissant plusieurs classes. « Cela nous a permis de nous équiper en brouettes et en outils », raconte Isabelle Mazauric, directrice de l’école primaire et élémentaire Diderot, à Grenoble, qui a décidé de redonner vie à un jardin en friche, afin d’en faire un espace où « rêver et se ressourcer ». « Maintenant je sais utiliser une scie pendulaire ! », se félicite Anaïs, élève en CE2.

Former la génération de demain.

En effet, avant d’être ludiques, les ateliers nés du « Coup de pouce vert éducation » sont éducatifs. « Nous formons les citoyens de demain en leur donnant le goût du jardinage, des fruits et des légumes et en leur apprenant la patience et le respect », insiste Florence Pinch, enseignante à l’école maternelle Florence Arthaud, à Grenoble, qui a vu ses arbres « sans intérêt » remplacés par des arbres fruitiers. Pour Clément Theveron, professeur d’histoire géographie au collège Pablo Picasso, à Échirolles, c’est aussi un moyen de « faire revenir la motivation chez les élèves et les familles au collège », grâce à la création d’un jardin entretenu par les collégiens. Une jolie façon de clore cette année placée sous le signe de Grenoble Capitale verte de l’Europe, un titre qui reviendra en 2023, à la ville estonienne de Tallinn.

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Publié le 01.12.2022 à 13:55

Un forum pour aider les TPE-PME à s’engager dans les transitions

Dans le cadre de Grenoble Capitale verte européenne, la Métropole de Grenoble et ses partenaires ont organisé le 1er forum Entreprises & Environnement, le 28 novembre dernier, à Alpexpo.

« Changer mes véhicules professionnels vers des véhicules à faibles émissions », « Réduction des déchets et préservation des ressources dans l’industrie », « Je facilite les déplacements de mes salariés », « Comment faire face à l’évolution du marché de l’énergie ? » ou encore « Faciliter le rapprochement entre acheteurs et fournisseurs : quatre initiatives pour l’achat local et responsable » : voici quelques exemples des ateliers qui étaient proposés lors du 1er forum Entreprises & Environnement, le 28 novembre dernier, à Alpexpo.

État des lieux énergétique.

« Les 10 % de réduction de la consommation d’énergie dont tout le monde parle sont facilement atteignables », assurait ainsi Aurélie Le Bruchec, développeuse économique à Grenoble-Alpes Métropole, qui animait l’atelier sur le thème « S’engager dans la sobriété et l’efficacité énergétique pour les TPE et les PME ». Preuves à l’appui, François Goubet, ingénieur en optimisation au sein du bureau d’études OID Consultants, a présenté le dispositif « Diag flash énergie », financé par la Métro, qui permet de réaliser un état des lieux énergétique, afin d’identifier des pistes d’amélioration : « Cela va des actions faciles à mettre en œuvre avec des investissements faibles, comme l’optimisation de son contrat, le pilotage du chauffage ou le remplacement d’équipements, jusqu’à l’isolation des toitures ou l’installation de panneaux solaires ». En trois ans, une soixantaine d’entreprises ont ainsi pu bénéficier de ce dispositif. De son côté, Jean-Sébastien Guillet, gérant de Janioud – JSGroupe, a évoqué la réhabilitation d’un bâtiment de 1976, dans lequel cette entreprise spécialisée dans le génie climatique s’est installée à Fontaine. « Fier d’avoir rénové ce bâtiment et de lui avoir donné une autre vie », il a notamment détaillé les travaux réalisés et les aides financières qu’il a pu obtenir.

Stratégie économique.

Des stands ont également permis aux visiteurs d’échanger en direct avec les services de la Métro, ses partenaires et des entreprises proposant des solutions concrètes à leurs problématiques, en termes d’énergie, de mobilité, de biodiversité, d’économie circulaire et de circuits courts. Pendant ce forum, le président de la Métro Christophe Ferrari a officiellement lancé la stratégie économique Grenoble Alpes 2030, travaillée conjointement avec 150 participants (dont la moitié d’entreprises) pendant l’année 2022. Visant à conjuguer écologie et économie, elle a été votée le 18 novembre dernier lors du conseil métropolitain (lire Les Affiches du 25 novembre). 


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Publié le 01.12.2022 à 13:54

Koelis cible le cancer de la prostate

Fondée en 2006, la PME meylanaise Koelis, leader dans la conception et la fabrication de matériel médical en urologie pour le diagnostic et le traitement ciblé du cancer de la prostate, s’apprête à lancer un nouvel outil chirurgical utilisant les micro-ondes.

 « Avec Koelis, fondée en 2006, nous avons mis sur le marché une technologie de chirurgie urologique dédiée au cancer de la prostate mise au point à Grenoble avec le laboratoire Techniques de l’ingénierie médicale et de la complexité (TIMC) », résume Antoine Leroy, PDG de la PME meylanaise. Ses clients ? Des urologues d’hôpitaux universitaires ou de cliniques privées. « Notre technologie d’imagerie échographique en trois dimensions permet en effet de cartographier les prostates au moyen de notre plateforme Trinity® et de guider précisément l’aiguille de diagnostic puis les aiguilles de traitement », décrit le PDG.

Un marché de 3 milliards d’euros par an.

Une chose est sûre, le cancer de la prostate étant le plus répandu chez l’homme après celui du poumon, sur un marché mondial de 20 000 centres d’urologie, estimé à près de 3 milliards d’euros par an, la concurrence est forcément rude. « Nos concurrents sont les vendeurs d’échographes pour les hommes, essentiellement américains, mais qui ne disposent pas de la technologie de navigation suffisante pour visualiser le cancer et bien guider l’aiguille vers la tumeur », explique Antoine Leroy. Qui n’est pas peu fier de cette longueur d’avance maintenue depuis plus de quinze ans par la PME comptant 100 salariés. Ainsi, la société labellisée French tech, BPI excellence, membre des pôles de compétitivité Minalogic et Lyon Biopole ainsi que du réseau grenoblois Medicalps, connaît-elle ces dernières années une croissance soutenue de 40 % par an. « Nos premières ventes ont eu lieu après trois ans de recherche et développement, en 2009, aux États-Unis, où nos clients ont publié sur notre technologie dédiée à la biopsie, ce qui a contribué à porter la marque Koelis. Nous disposons désormais d’un réseau d’une quarantaine de distributeurs dans toute l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Sud », précise le PDG. Auxquels s’ajoutent deux filiales : Koelis Inc à Princeton aux États-Unis et Koelis GmbH en Allemagne, ainsi qu’un bureau à Singapour. Forts désormais d’une centaine de publications citant Koelis, « nous vendons ainsi nos produits dans 50 pays dans le monde », se félicite-t-il.

Thérapie ciblée par les micro-ondes.

Avec 500 machines vendues depuis sa création, « pas loin d’1/2 million de patients dans le monde ont bénéficié de l’imagerie et de la précision de Koelis pour détecter leur cancer de la prostate. Cela nous rend très fiers et très motivés pour aller plus loin », se réjouit Antoine Leroy. Ce à quoi Koelis s’emploie activement en développant un moyen de traitement innovant à l’aide d’une aiguille inédite. « Toutes sortes de thérapies focales existent déjà sur le marché, certaines utilisant le froid, vont créer des boules de glace au niveau des tissus cancéreux, d’autres des ablations par la chaleur au moyen d’ultrasons focalisés de haute intensité, indique le spécialiste. Mais pour un traitement encore plus ciblé, préservant la qualité de vie du patient risquant des troubles urinaires et sexuels, nous développons actuellement une aiguille de traitement de type micro-ondes ». À la suite d’une étude pilote initiée en 2017 qui a démontré la faisabilité de la nouvelle technologie, Koelis a lancé une étude multicentrique européenne pour prouver son efficacité. « Nous aurons les publications l’année prochaine, suite à quoi, nous pourrons commencer à commercialiser notre produit dans des centres experts en 2023-2024 », annonce, confiant, Antoine Leroy. 

En chiffres :

2006 : Date de création de Koelis par Antoine Leroy et son associé, Patrick Henri.
3 : C’est le nombre d’actionnaires soit, le PDG et deux fonds d’investissement : Medevice et Innovahealth.
40 % : C’est le taux de croissance annuel de Koelis qui a obtenu le Trophée de l’économie 2018 de la CCI.
7,8 millions d’€ : C’est le chiffre d’affaires 2021. En 2022, « année extrêmement expansive », le CA visé est de 11 M€.


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Publié le 01.12.2022 à 13:52

Science et conscience

Critique gastronomique du restaurant Le Régence, à Apprieu

 Si la Régence n’a duré que huit ans entre 1715 et 1723, Le Régence, ce petit restaurant d’Apprieu, vogue allégrement sur ses 27 ans. Voilà qui demande allégeance. Un feu qui crépite entre la salle et la cuisine ouverte, un chef qui s’active aux culs des casseroles, cet établissement fleure bon la gourmandise, comme une évidence. Derrière sa magnifique hotte en cuivre, Thierry Llorca jongle avec les produits du Sud-Ouest, qu’il cuisine avec élégance. La salle, sobre mais nappée de tissu, en résonne de fragrances. De votre festin, la carte sera donc la sentence. Posez séant sur table dressée et à vous la bombance. Cuisses de grenouilles en persillade, œufs brouillés aux truffes, foie gras de canard poêlé aux pommes, Saint-Jacques en persillade, constituent, en entrée, le programme des réjouissances. Servies avec diligence, nos Saint-Jacques, arrosées de beure d’ail, bien saisies et moelleuses, font preuve de réelle élégance.

De belles références.

Pour la suite, prenez patience. Les ravioles de la Mère Maury, célèbre maison de Romans, vous attendent en silence, déclinées ici à la truffe noire. Les ris de veau se parent de morilles, la cuisse de canard est confite et le magret en parfaite intelligence avec des noix du Dauphiné et du miel. Le bœuf n’entend pas briller par son absence. Voici donc les entrecôtes, grillées, aux cèpes, ou, la référence, « Rossini ». Filet de daurade royale ou dos de lieu aux écrevisses complètent la danse. Le choix demandera donc résilience. Car cette fricassée de foie gras aux morilles et sa sauce relevée au porto pourraient faire la différence. Servie dans une assiette chaude, entouré de moult morilles, le foie gras joue sur du velours avec sa sauce onctueuse et dense. Les becs sucrés entreront en transe avec cette crème caramel, cette île flottante ou, plus original encore, cette soupe aux pruneaux et crème à l’armagnac, qui frise l’impudence. La carte des liquides mérite notre indulgence, car de nombreuses régions de France, elle prend la défense. Le crozes-hermitage blanc de la Cave de Tain s’affiche à 34,50 euros, le chignin-bergeron de Jean Vullien à 31,80 euros. Comme une évidence, cette Régence connaît souvent l’effervescence, faites donc diligence avant que le chef ne tire sa révérence.

Demandez l’addition
Cadre : Sans extravagance, avec du blanc en prépondérance, le cadre, trois salles dont deux avec vue plongeante sur la cuisine, offre tables nappées et serviettes en papier.
Menus et cartes : Menus à 28, 37, 38, 40,50, 49,50 euros.
Spécialités du chef : Pétri d’expérience, au faîte de sa science, Thierry Llorca magnifie les produits gourmands du Sud-Ouest de la France. Obsolescence non programmée.
Carte des vins : Le Rhône et la Savoie y ont quelques assurances.
Pain : Tranches.
Café : Agréable, servi avec sa meringue.
Parking : Un parking vous attend, mais pas immense.

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Publié le 01.12.2022 à 13:51

La montagne toute l’année, avec les moniteurs de ski

Après une séance parisienne le 23  novembre, le Syndicat national des moniteurs du ski français tenait une conférence de presse « en piémont », le 30  novembre, en son siège, en Isère.

Le président du syndicat, Éric Brèche, a choisi ce moment pour annoncer les bons chiffres des réservations de pré-saison : à date, +38 % pour l’hiver à venir (par rapport à 2019, dernière saison complète). Pour l’exercice prochain, cela représente 210 000 semaines de cours de ski réservées (contre 160 000 en 2019) pour l’ensemble des 162 écoles de ski présentes en ligne. « Cela montre que les clients s’organisent de plus en plus tôt lorsqu’ils ont confiance dans un outil », a souligné Éric Brèche, avant de rappeler le déploiement progressif de monsejourenmontagne.com, la plateforme de réservation mise en place par le syndicat des pulls rouges.

Une offre globale.

Le SNMSF avait débuté la vente en ligne dès 2001, avant d’endosser la légitimité pour agréger d’autres offres à la seule réservation des cours de ski : « Nous avons voulu prendre en main notre destinée. Nous sommes dans un état d’esprit de développement du territoire au profit du territoire, tout en facilitant le parcours client ». En 2017, monsejourenmontagne.com réalisait 70 millions d’euros de chiffre d’affaires sur la vente en ligne, exclusivement sur des cours de ski. Cinq ans plus tard, l’outil comptabilise 140 millions d’euros en 2022, dont 80 % de réservation de cours de ski. « Les 20 % autres – hébergement, matériel, forfait, etc. – sont en progression pour cette saison », a ajouté le directeur adjoint Jérémie Noyrey.

Une priorité : les enfants.

Cette matinée a aussi permis au syndicat de mettre en lumière ses autres initiatives, dont celle visant la relance des classes découverte au travers du fonds de dotation « Enfance et Montagne », qui est passé de 370 000 euros de budget en 2021-2022 à 500 000 euros en 2022-2023. « L’objectif est d’aller chercher des gens au-delà des piémonts. Le but n’est pas une superposition des subventions avec d’autres politiques publiques existantes », a tenu à préciser Éric Brèche. Fléchée à 75 % sur l’hiver, cette initiative est complétée par un autre dispositif, estival celui-ci, « Mon aventure en montagne ». En test dans quatre stations en 2022, ces stages doivent permettre aux enfants de découvrir la montagne et son environnement en été, et ce au bénéfice de l’ensemble du territoire.


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Publié le 01.12.2022 à 13:49

Le bois flambe, pas les prix

À l’heure où le coût de l’énergie explose, la Compagnie de Chauffage, exploitant du chauffage de ville de Grenoble, dresse le bilan. Les résultats de la saison 2021-2022 sont encourageants.

Depuis quatre ans, la Compagnie de Chauffage (CCIAG), accompagne la Métropole de Grenoble dans sa transition, en produisant du chauffage urbain issu d’un mix énergétique tendant vers le tout renouvelable. Les résultats sont là : cette saison, 80 % du chauffage de ville a été produit à partir d’énergies non fossiles et les prix des abonnements restent compétitifs.

Du bois en fin de vie purifié.

Le bois est la première composante de ce mélange. Il constitue 40 % du bouquet, devant les ordures ménagères (36 %), le charbon (12 %), le fioul (5,8 %) et à plus petite échelle, le gaz naturel, la chaleur industrielle, les farines animales et les biocombustibles liquides. Dans la biomasse, on trouve une petite quantité (2,9 %) de bois en fin de vie purifié, soit du bois de déchet traité afin d’éliminer au préalable tout polluant. Un procédé récemment mis en place avec le centre de recherche du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et que compte bien développer la compagnie. « Notre objectif, d’ici 2026, est d’utiliser pleinement cette ressource afin que 100 % de la biomasse soit du bois de seconde main », s’enthousiasme Frank Leroy, directeur général. À ce titre, l’unité de production de chaleur de la Poterne va être requalifiée afin de valoriser ce nouveau combustible.

Un budget moyen de 774 euros / an.

En plus d’être écologique, produire localement permet d’être moins dépendant du prix des énergies fossiles. Cette saison, l’abonnement au chauffage de ville est passé de 72 euros à 91 euros / MW. Une hausse inférieure au prix du gaz. « Pour le même service, le gaz est à 230 euros / MW, sans bouclier tarifaire  », assure le directeur. À cette stabilité, s’ajoute une clause de retour à meilleure fortune (CRAMF). Cet avoir permet de redistribuer aux consommateurs les surbénéfices de l’entreprise. Ces derniers proviennent de la production électrique de la compagnie revendue sur le marché au tarif réglementé. « L’an passé, les dysfonctionnements du marché ont entraîné une hausse des prix. » Ces bénéfices s’élèvent à 4,2 millions d’euros hors taxes, soit 5,74 euros HT / MWh. Par exemple, un ménage vivant dans un 69 m2, avec des normes d’isolation passables, va consacrer en moyenne 849 euros à son budget chauffage. Avec la remise, cette somme s’élève à 774 euros, soit une économie de 75 euros. Ces arguments séduisent puisque le réseau de raccordement est en expansion. La compagnie comptabilise
1 234 nouveaux abonnements cette saison contre 1 121 l’an passé. Un nombre amené à augmenter avec le chantier de l’Université Grenoble Alpes (UGA) en cours, estimé à 14,5 millions d’euros, et qui va permettre de raccorder le patrimoine immobilier des universités grenobloises au chauffage de ville, soit environ 100 bâtiments


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