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Le Bon Plan
Le Bon Plan - S.I.A.E et Agence de communication pour les partenaires associatifs et institutionnels
Publié le 19.10.2021 à 12:28
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Depuis le 1er Octobre, de nouvelles mesures sont entrées en vigueur en ce qui concerne les allocations chômage, les allocations logement (APL) et le smic.

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Les personnes payées au SMIC verront leur rémunération augmenter, tandis que les nouveaux demandeurs d’emploi risquent de voir le montant de leur indemnisation baisser.

Qu’est-ce qui change?
Les allocations chômage appelée allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE)
Nouveau calcul des allocations chômage : les nouvelles règles de calcul du montant et de la durée de l’allocation s’appliquent de manière progressive pour les fins de contrat de travail et les engagements de procédure de licenciement depuis le 1er octobre 2021. Elles ne modifient pas les droits en cours à l’assurance chômage pour les demandeurs d’emploi en cours d'indemnisation. Elles ne s'appliquent pas aux situations particulières du fait de la profession (ex : intermittents du spectacle, ouvriers dockers, etc.) ou du lieu de résidence (ex : Mayotte).
Il sera désormais pris en compte dans le calcul du salaire journalier de référence (SJR), le salaire mensuel moyen. C'est-à-dire tous les jours des 24 mois précédents, week-ends et jours fériés compris. Les salaires bruts perçus au cours des 24 mois précédents sont additionnés, puis divisés par 730 (soit le nombre de jours équivalent à 24 mois). Ce qui n’était pas le cas précédemment, ou seuls les jours travaillés étaient  pris en compte dans le calcul du salaire journalier de référence (c'est-à-dire le salaire divisé par le nombre de jours travaillés uniquement, ce qui donne un résultat plus élevé qu'en divisant par la totalité des jours de la période). Le salaire journalier de référence, qui sert de calcul à l'indemnité chômage, devrait donc être beaucoup moins favorable aux demandeurs d'emploi. Par ailleurs, la durée théorique durant laquelle un demandeur d’emploi peut toucher des droits est allongée de 11 mois à 14 mois. Pour les personnes âgées de 53 ans et plus, la période de référence pour le calcul du SJR est fixée à 36 mois au lieu de 24 mois.
Certains événements particuliers (congé maternité, arrêt maladie de plus de 15 jours hors contrat, etc.) et les périodes non déclarées sont retirés de la durée.
Les mesures de la réforme du chômage des intermittents prévoient une ouverture des droits au chômage pour les artistes et techniciens à compter de 507 heures travaillées sur 12 mois, au lieu de 10, ainsi que la hausse d'un point de la contribution patronale d'assurance chômage. Les intermittents du spectacle ne sont pas concernés par l'instauration d'un système de bonus-malus.
Baisse des allocations chômage de 30% : depuis le 1er juillet 2021, la dégressivité de l’indemnité mensuelle s’enclenche après un délai de 8 mois d’indemnisation (243 jours) contre 6 mois (182 jours) précédemment. Les allocations chômage pourront être diminuées de 30% (maximum) après 8 mois (puis 6 mois par la suite), pour les demandeurs d'emplois de moins de 57 ans dont le montant des allocations chômage journalières dépasse 84,67 euros . Il s'agit des demandeurs d’emploi de moins de 57 ans à la date de rupture du contrat et qui touchaient, avant d'être au chômage, un salaire supérieur à 4 518 euros environ. La rémunération de ces salariés est réduite de 30%, avec un plancher fixé à 2 261 euros net.
Si vous étiez déjà au chômage avant le 1er octobre 2021, rien ne change pour vous. Ces nouvelles règles concernent les personnes qui se mettent au chômage à partir du 1er octobre 2021.
Nouvelles conditions d'affiliation minimum et nouvelle durée d'indemnisation minimale :  les conditions d'affiliation pour toucher le chômage reviennent à 6 mois de travail (130 jours) au cours des 24 derniers mois et la durée minimale d'indemnisation devrait de nouveau être de 182 jours.
Bonus-malus sur les contributions chômage : En septembre 2022, un système de bonus-malus sur le taux de contribution d'assurance chômage des employeurs entrera en vigueur dans 7 secteurs d'activité. Ce bonus-malus vise à inciter les employeurs à avoir recours le moins possible aux contrats précaires, aux contrats courts. Ce système permet de moduler à la hausse ou à la baisse, le taux de contribution de l'employeur, en fonction du taux de séparation que connaît son entreprise. Le Gouvernement observera les entreprises entre le 1er juillet 2021 et le 30 juin 2022. En fonction des résultats, le bonus-malus s'appliquera ou non à compter de septembre 2022. Si elle a un taux de séparation élevé (c'est-à-dire beaucoup de fins de contrats, notamment dues à une accumulation de contrats courts types contrats à durée déterminée (CDD), contrats de missions, contrats précaires, etc.), son taux de contribution chômage sera majoré. Les entreprises les plus touchées par la crise sanitaire ne seront pas tout de suite touchées par ce dispositif.

Le Salaire minimum de croissance (SMIC)
Le SMIC connaît une augmentation automatique au 1er octobre 2021. Cette augmentation est liée à l’inflation, qui s’est beaucoup accélérée en 2021. Le nouveau montant du SMIC mensuel est donc de 1.589 euros bruts, soit une hausse de 34,20 euros. Le SMIC horaire passe ainsi à 10,48 euros bruts, contre 10,25 euros.
Le Code du travail prévoit une revalorisation automatique du Smic en cours d'année lorsque l'indice des prix à la consommation connaît une augmentation de plus de
2 %par rapport à l'indice pris en compte lors de l'établissement du dernier montant du Smic. Il est alors augmenté automatiquement dans les mêmes proportions.
Pour les agents publics des trois fonctions publiques (d'État, hospitalière et territoriale) l'indice minimum de traitement est relevé au niveau du Smic. Cette hausse permet d'éviter que le traitement de certains agents ne passe au-dessous du niveau du salaire minimum. La rémunération de certains agents de catégorie C va ainsi augmenter de 37 €.

Les aides personnalisées au logement ( APL)
Le montant des APL augmente de 0,42 %. Cette hausse fait suite à un gel de leur revalorisation en 2018 ainsi qu’à la mise en place récente de la règle de contemporanéité des revenus. Dans l’absolu, cette hausse sera finalement de faible ampleur : une personne qui perçoit 150 euros d’APL verra une hausse de 63 centimes seulement.

A noter par ailleurs, le lundi 27 septembre, Jean Castex et Elisabeth Borne respectivement, premier ministre et ministre du travail, emploi et insertion professionnelle, ont présenté leur plan de réduction des tensions de recrutement. L’objectif est de renforcer la formation des salariés et des demandeurs d’emploi dès 2021 et 2022.
Ce plan consiste à investir massivement dans la formation des salariés et des demandeurs d’emploi. Et ce dès 2022. Grâce aux crédits d’urgence non utilisés pendant la crise sanitaire, au projet de loi de finances pour 2022 et au fonds national pour l’emploi (FNE), un budget de 1,4 milliard d’euros va être débloqué pour financer ce plan : 600 millions d’euros seront consacrés à la formation des salariés et 800 millions à celle des demandeurs d’emploi, dont ceux de longue durée. L’objectif est notamment de former 1,4 million de demandeurs d’emploi en 2022.

Il faut noter que certaines organisations syndicales de salariés et le patronat ne sont pas convaincus, jugeant la réforme trop pénalisante. C'est pourquoi, certains syndicats contestent certains points devant les juges.

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Publié le 15.10.2021 à 09:36
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... Ou l’avancée de la digitalisation de l’action sociale ! En septembre dernier, le Forum du Voironnais Chartreuse a été invité à réfléchir sur le projet de « Parlons le même langage »,

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une initiative pilotée par l’IREPS (Instance régionale d’Education et de Promotion de la Santé), représentée par Mme Elsa Beolet accompagnée de Mme Alice Chanteux, chargée de projet IODAS.

 

 

Décryptage :

 

L’IREPS développe la promotion de la santé en Auvergne-Rhône-Alpes pour :

  • Contribuer à améliorer la santé des populations en agissant sur les différents déterminants de santé,

  • Réduire les inégalités sociales de santé, en portant une attention particulière aux populations les plus vulnérables.

IODAS est, d’après le site web qui lui est consacré, « le logiciel leader pour la gestion de l'action sociale ». Les Départements sont aujourd’hui des acteurs incontournables dans la lutte contre l’exclusion et la pauvreté. Mais ils sont confrontés à une baisse des dotations de l’Etat en même temps qu’une augmentation du nombre de bénéficiaires. Ce qui nécessite l’utilisation de solutions logicielles.  

A l’heure de la modernisation du monde du social, « Parlons le même langage » a pour vocation de pointer l’écart de perception et d’appréhension du dispositif RSA entre ceux qui l’organisent et ceux qui en ont l’usage. IODAS a donc besoin d’un « retour de terrain » afin de couvrir au mieux tous les canaux qui font sa spécificité : portail et application mobile, téléphone et accueil physique pour les usagers, formulaires et processus CRM (un acronyme, anglais celui-ci : Customer Relationship Management, soit la collecte et traitement des données ‘Clients’). 

 

Interaction

 

Le portail PCRM-Iodas est fabriqué pour gérer les relations avec l’administration et traiter les dossiers d’aides sociales (formulaire connecté). Il est donc logique que les intéressés soient consultés dans la mise en place d’un changement majeur dans leurs relations avec les institutions. Cet exercice a été l’occasion pour les habitués du Forum de témoigner de la charge émotionnelle que leur fait porter leur statut d’allocataire du RSA et ces courriers.

Cette première prise de contact a également souligné la pertinence que pourrait avoir la présence de travailleurs pairs au sein de la collectivité : être le trait d’union de « ces deux mondes » et ainsi améliorer leurs relations tout en favorisant l’accès aux droits.

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Publié le 13.10.2021 à 13:45
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Conseillère en Insertion Professionnelle au sein du chantier d’insertion Impact, Le Bon Plan, qui propose une activité dans le domaine de l’information et de la communication, Magali Merle nous présente en détail son métier méconnu.

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Diplômée du centre de formation Arobase en tant que chargée d'insertion et de développement local, Magali Merle exerce ce métier passion depuis plus de 10 ans. C’est pour elle, un métier très vivant, et humain.
Elle prépare et aide au recrutement des salariés, puis les accompagne dans l’élaboration et la réalisation de leurs projets professionnels. Elle leur apporte son soutien dans la recherche de formations ou de stages, dans la rédaction de CV, de lettres de motivation…

Mais elle est surtout présente à leurs côtés dans la définition de leur projet professionnel. Elle aime rappeler qu’elle ne travaille pas pour la personne accompagnée mais avec elle. Sa méthode de travail est précise. Pendant le premier contrat de 6 mois, l’accent est mis sur le retour à l’emploi du salarié qui vient d’être embauché (comprendre le travail demandé, intégrer une équipe, reprendre les codes du travail, etc.) et sur son accompagnement social (accompagnement aux démarches de logement, aide pour les démarches auprès de la CAF et de Pôle Emploi). Elle collabore étroitement avec les conseillers-référents de chacun des salariés en insertion. Des bilans sont réalisés régulièrement en leur présence, afin de les soutenir tout au long de leur parcours et de trouver au besoin des formations ainsi que leurs financements. Le but de Magali Merle est de voir repartir toutes les personnes embauchées au Bon Plan avec un projet professionnel, une formation, des stages ou un emploi pérenne.

Ce qu'elle aime au Bon Plan et dans son métier, c'est la diversité des gens qu'elle y rencontre et la diversité de leurs projets professionnels.

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Publié le 05.10.2021 à 12:18
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Si le passage au RSA est généralement considéré comme une descente aux enfers, la trajectoire d’Elisabeth inscrit en faux ce lieu trop commun : ce fut pour elle l'occasion de se réinventer !

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Débarquant d’Alsace en 2018 avec sa famille dans la région voironnaise, elle se trouve prise dans un faisceau de conjonctures défavorables quelques semaines seulement après leur installation : la séparation d’avec son conjoint la laisse (ainsi que ses enfants) avec des ressources minimales ! En à peine un mois, ses droits au Revenu de Solidarité Active sont ouverts, en complément d'un emploi d’assistante commerciale à mi-temps décroché in-extremis à Voiron même. Le Parcours RSA la dirige vers la Maison de l’Emploi et sa nouvelle conseillère Mme Terrancle (voir article précédent). Cette dernière lui conseille de se rendre au Forum RSA le plus proche, et l’accompagne dans la réalisation de ses projets personnels. « Ca m’a nourri et donné la motivation pour mettre des choses en place ! », nous confie Elisabeth.

Le Forum en effet lui permet de rencontrer d’autres bénéficiaires et d’évoquer un projet qui lui tient à coeur depuis des années : l’accompagnement personnalisé. Grâce aux conseils de Claudine Damond, animatrice du groupe, ainsi que de l’écoute et la dynamique du groupe, elle ébauche des ateliers de CNV (Communication Non Violente) sur son temps libre. Parallèlement, les images produites par le Forum pour l’exposition ‘Paysages, Paysages...’ organisée par le Département lui donnent matière à introduction pour ses premiers ateliers d’écriture.

Courant 2019, elle prend le statut de travailleur indépendant afin de se ménager plus de flexibilité (son activité d’assistante commerciale lui prenant désormais 25 heures hebdomadaires). Cette nouvelle souplesse dans la gestion de son temps lui permet de continuer à développer son concept d’Accompagnement Individuel, tout en sortant du dispositif, à son grand soulagement par ailleurs : l’étiquette ‘RSA’ n’étant toujours pas perçue par la majorité comme autre chose que le stigmate de l’incapacité. Cette autonomie retrouvée lui permet d’affirmer, au regard de l’année écoulée, que les mesures encadrant le RSA furent pour elle « un beau tremplin » !

Elle produit alors un guide de développement personnel synthétisant un sujet qui la passionne depuis près de vingt ans. Il lui permet d'être un solide support à l'accompagnement qu'elle désire développer.

La survenance de la pandémie faillit à nouveau lui couper les ailes, mais à l’orée 2021, elle fait la rencontre d’Audrey Saurat, praticienne en massage ayurvédique, qui vient tout juste de créer sur Voiron un espace « bien-être » en co-working, l'Éveil d’Ody. Elle adhère donc à l’équipe bourgeonnante et entame une nouvelle étape vers la réalisation de soi : dès Avril, elle loue un local dans ses locaux et s’institue ‘Coach en Développement Personnel’. La synergie entre les sept autres actrices de ce centre du bien vivre est devenue effective lors de l’inauguration de la structure le 18 Septembre dernier : un succès déjà d’estime pour Elisabeth, qui peut se permettre d’affirmer qu’il faut « oser la vie qui nous inspire » ! 

Contact ici

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Publié le 04.10.2021 à 11:12
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Dans le cadre de l’événement 1 semaine pour l’emploi, le Forum de l’emploi de Villefontaine fêtera cette année ses 20 ans. Un rendez-vous incontournable pour l’emploi.

 

 

 

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Le Forum se déroulera en ligne et en présentiel à Villefontaine (Gymnase Jacques Anquetil 90 Avenue des Pins). L’occasion de rencontrer des recruteurs, de bénéficier de conseils et de faire valoir sa candidature pour toutes les personnes en recherche d’emploi (jeunes diplômés, personnes en reconversion…).

Au programme :

Le Forum Emploi : jeudi 14 octobre de 9h à 12h et de 14h à 17h
* un espace recrutement avec 72 recruteurs publics et privés présents pour accueillir les visiteurs.

* un espace numérique en accès libre pour découvrir de façon ludique les métiers en réalité virtuelle.
Principalement dédié aux jeunes en recherche d’emploi, une découverte des métiers sera proposée via des casques de réalité virtuelle et E-jeux de l’emploi.

* le forum inversé : un concept original imaginé pour cette édition, un espace où 20 candidats accueilleront des employeurs en entretien.

* un espace d’accompagnement et d’orientation pour tous les demandeurs d’emploi



Le salon en ligne “Un clic pour l’emploi”
C’est un service d’e-recrutement en ligne de Pôle emploi qui permet de multiplier les contacts directs entre les entreprises et les candidats.
Informations et inscription : https://www.salonenligne.pole-emploi.fr/candidat/

Conseils pour trouver un emploi : https://capi-agglo.fr/offres-demploi-capi-2019/#1562573101973-1cc2c14a-917f

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Le Bon Plan - S.I.A.E et Agence de communication pour les partenaires associatifs et institutionnels
Publié le 01.10.2021 à 12:37
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Tourné à l’occasion d’une réunion du Forum RSA Villefontaine, ce document vidéo invite à connaître tant le Forum que le service « Emploi d’abord ».

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https://www.youtube.com/embed/ZikgYijERmw

C'est une initiative du Département qui a pour mission d’amener à l’emploi le plus rapidement possible les bénéficiaires du RSA. Cette « mise en relation directe avec l’emploi » a été initiée en 2019 pour le territoire Porte des Alpes et en 2020 pour le bassin grenoblois. Il permet de découvrir des métiers tout en favorisant la prise de contact avec l’entreprise.

Cette présentation globale illustrée par la responsable du Forum RSA et du représentant du Service en question s’assortit du témoignage du retour à l’emploi d’un allocataire ayant bénéficié de cette mesure. 

(27 Septembre 2021 – 5 mn)

 

 

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Le Bon Plan - S.I.A.E et Agence de communication pour les partenaires associatifs et institutionnels
Publié le 27.09.2021 à 10:22

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Les difficultés sociales, professionnelles, économiques ou financières rencontrées par les bénéficiaires du RSA peuvent amener à un mal-être nécessitant un soutien psychologique.

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Dans le cadre de l'accompagnement des allocataires du RSA, ceux-ci peuvent bénéficier d'un soutien par un psychologue agréé. Celui-ci intervient pour faciliter l’accompagnement social ou professionnel des bénéficiaires. Jalil LEMSEFFER est l’un des psychologues qui assurent cet accompagnement en Isère.

Qui est Jalil LEMSEFFER ?
Diplômé en psychopathologie clinique, puis formé à la psychothérapie individuelle avec des référentiels ethnoculturels, Jalil LEMSEFFER est salarié de l’association ODTI (Observatoire sur les Discriminations et les Territoires Interculturels). Il s’occupe du soutien psychologique des allocataires du RSA avec des conventions successives signées entre le Département de l’Isère et l’ODTI depuis au moins une vingtaine d’années. Il est titulaire d’un agrément départemental et encadré par un « cahier des charges » signé par les psychologues accompagnant les bénéficiaires du RSA, J. LEMSEFFER reçoit en majorité les patients(es) originaires de pays étrangers. Il accompagne autour de 25 personnes par an dont 40% sont des femmes.
Au Département de l’Isère, Jalil LEMSEFFER travaille aussi comme médiateur entre les travailleurs sociaux et les bénéficiaires étrangers du RSA afin de faciliter la communication interculturelle.

Pourriez-vous nous dire comment vous intervenez dans l’accompagnement en tant médiateur ?
“Par exemple, lorsqu’un travailleur social et le bénéficiaire n’arrivent plus à se comprendre pour un projet dans le cadre du Contrat d’Engagement Réciproque (CER). J’interviens pour savoir si c’est un problème de communication qui crée un souci. Prenons le cas d’un bénéficiaire qui doit assister sa mère en urgence médicale dans son pays d’origine parce qu’elle est seule et que personne ne peut l’aider. Le bénéficiaire décide de retourner dans son pays pour venir en aide à sa mère, sans prévenir son assistante sociale. Trois mois plus tard, il revient et trouve son droit au RSA suspendu. Il ne comprend pas et contacte son assistante sociale qui de son côté est en colère parce que le patient n’a pas respecté ses engagements CER. Cette situation crée un conflit entre les deux en raison d’un non-dit. Mon rôle ici, est d’aider les deux parties à comprendre la situation et de montrer au bénéficiaire l’importance de la communication dans son accompagnement. Dans ce contexte, il aurait dû en amont prévenir son assistante sociale de son absence et éviter ainsi le conflit à venir.” De son côté, le travailleur social comprend la réaction du bénéficiaire et relativise le contexte en reprenant le dossier avec le bénéficiaire.

Dans quels autres types de situations intervenez-vous ?
“Le bénéficiaire du RSA peut rencontrer des difficultés ponctuelles le mettant dans un état de mal être. Il peut s’agir de dépression, de stress, de difficultés de compréhension, de discrimination, de racisme effectif ou supposé, ou de difficultés dans l’éducation scolaire des enfants, par exemple. A la fin de la prestation, j’oriente le bénéficiaire vers une prise en charge médicale, ou un chargé d’insertion pour un retour vers l’emploi..., Je viens en aide à ces personnes pour les sortir d’un fonctionnement chronique... usant beaucoup d’énergie...

Comment faites-vous cet accompagnement ?
“Je travaille en partenariat avec les intervenants du social, du Pôle Emploi, PLIE, les médecins et paramédicaux, le personnel de la justice... Lorsqu’un référent RSA perçoit une souffrance chez une personne, il peut contacter le psychologue pour avoir un éclairage, une distance juste, un recul nécessaire sur la situation. Le professionnel peut aussi faire appel au psychologue et obtenir une aide à la réflexion par le biais du groupe trimestriel où des professionnels du social peuvent exposer une situation critique, chronique au « Groupe Ressources Santé ».
L’allocataire exprimant le besoin d’être entendu peut aussi se rapprocher du psychologue. Le référent RSA lui transmet la liste des psychologues afin que la personne puisse se rapprocher du psychologue de son choix.
Toutefois un lien entre le référent et le psychologue RSA est souhaitable en amont d’un premier contact avec le bénéficiaire, afin d’échanger sur la situation. Je reste à l’écoute pour comprendre la problématique de la personne et lui proposer un soutien qui convient.”
La durée initiale de ce soutien psychologique est entre 6 à 9 séances.  Des heures complémentaires peuvent être accordées, en cas de besoin, sur dérogation sollicitée auprès du Service Développement Social.

Quelle est votre motivation à travailler avec les allocataires du RSA ?
“C'est la situation de précarité qui me motive. Payer un psychologue en libéral coûte cher et les séances ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale, comme pour les psychiatres. Les allocataires du RSA ne peuvent pas payer cette dépense alors qu’ils ont besoin d’être entendus et respectés, dans leur souffrance...”

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans cet accompagnement ?
La grande difficulté c’est aussi la langue du pays d’origine des patients. Connaître des langues étrangères et avoir des références culturelles pour mieux faire cet accompagnement... J’ai la chance de connaître l’arabe et l’anglais et ceci me facilite la compréhension de la situation de certains allocataires...
Une autre difficulté peut naître lorsque la personne ne comprend pas le sens d’un accompagnement psychologique. Il faut faire le travail de pédagogie auprès du patient pour lui expliquer la différence entre un psychologue, un psychiatre, comment ils peuvent s’articuler et se compléter etc. Les gens ont parfois peur d’un suivi psychologique. J’interviens pendant les cours FLE Français Langue Etrangère auprès de migrants pour faire ce travail d’explicitation et de pédagogie sur le rôle du psychologue, dans un contexte interculturel.”

La crise sanitaire a-t-elle un impact sur votre métier ?
Tout à fait ! Cette crise sanitaire nous oblige à adapter notre façon de travailler. Il faut trouver de nouvelles méthodes d’intervention. Trouver d’autres modalités relationnelles pour accompagner au mieux les allocataires ébranlés par le contexte sanitaire où les blocages, les défenses, peurs et phobies, de tout un chacun, ont été mises à rude épreuve, ou réactivées...Le téléphone est un des outils ayant servi à atténuer les impacts psychologiques de cette pandémie. La voix, en tant qu'outil émotionnel, est un autre repère afin de trouver les bons mots pour une aide à distance. Mais, selon les patients, le présentiel vaut mieux que le distanciel. L’inverse est vrai aussi...“

Que souhaitez-vous pour l’évolution de votre métier ?
“Il est intéressant de continuer à se former sur les syndromes post traumatiques, surtout pour les réfugiés arrivant de contrées où la violence et la guerre civile sont endémiques.
Il serait intéressant que les psychologues continuent à solliciter des partenaires linguistiques par exemple : traducteurs, interprètes, etc. Cela nous permettrait d’avoir des interlocuteurs dans le domaine linguistique.”

Jalil LEMSEFFER apprécie son métier. Il est satisfait des résultats de cet accompagnement qu’il juge positifs, en coordination avec les autres psychologues du dispositif. Il invite les professionnels du social à régulièrement se faire assister par des médiateurs linguistiques, et de constituer ainsi un répertoire des intervenants parlant une ou plusieurs langues étrangères.

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Le Bon Plan - S.I.A.E et Agence de communication pour les partenaires associatifs et institutionnels
Publié le 24.09.2021 à 11:44
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Située à Notre-Dame-de-l’Osier et appartenant au réseau Emmaüs-France et au réseau Cocagne, l’association Tero Loko a vu le jour il y a un peu plus de 3 ans. Elle propose un projet d’insertion par l’activité économique à destination de personnes réfugiées et des habitants du territoire. L’objectif est double, faciliter l’insertion de personnes en situation de précarité et participer au dynamisme de cette commune rurale de 700 habitants. Leur slogan « Cultivons l’accueil » est le reflet de cette volonté.

Dans ce projet d’accès à l’emploi, Tero Loko propose des contrats en insertion (CDDI) en maraîchage, en boulangerie ainsi qu’en commercialisation. Ces postes de 6 mois renouvelables pendant une durée maximale de deux ans sont ouverts à des personnes réfugiées bénéficiant d’une protection internationale ainsi qu’à des personnes issues des communes avoisinantes bénéficiaires des minimas sociaux, ou répondant à des critères d'embauche en structure d'insertion. Cette mixité est un enrichissement réciproque et créatrice de liens sociaux.

L’orientation dans cette structure se fait généralement de deux manières, par des candidatures spontanées ou sur offres d’emploi dans les plateformes dédiés aux emplois IAE (Insertion par l’Activité Économique), ou encore par l’intermédiaire d’un conseiller pôle emploi ou d’un référent emploi, dès lors que la personne est éligible à ces emplois réservés. Lorsqu’il s’agit de personnes réfugiées, un accompagnement à l’emploi mais aussi au logement ou à l’apprentissage du français est mis en place. A ce titre Tero Loko possède un agrément d’intermédiation locative, lui permettant de louer ou sous-louer des logements.

Français, Soudanais, Afghans, Guinéens ou encore Nigérians....les nationalités des salariés sont diverses. La structure accueille actuellement 12 personnes en emploi d’insertion en maraîchage, boulangerie et commerce. Les personnes sont orientées dans ces diverses activités en fonction de leurs compétences et de leurs projets. Tero Loko propose des passerelles, permettant de naviguer entre maraîchage, boulangerie et vente, afin d’observer ou de se tester sur les différentes fonctions proposées.

L’ensemble de la production, entièrement bio, se retrouve ensuite à la vente sur le marché hebdomadaire ainsi que dans les paniers de légumes et de pain, distribués toutes les semaines sur place et dans 2 points de livraison à proximité (à Vinay et Tullins). Tero Loko produit ainsi une centaine de paniers hebdomadaires.

Ce projet permet d’apporter des réponses à un besoin d'insertion dans les territoires ruraux et de proposer un accueil complet à des personnes réfugiées en recherche de stabilité. Il participe également à la revitalisation des communes rurales. La joie d'être ensemble est manifeste lors de ces marchés car l’échange est réciproque. Les réfugiés sont aidés dans leur intégration, et les habitants retrouvent une vie de village animée, par le biais d’un marché hebdomadaire et diverses activités annexes proposées (comme des ateliers poterie, cuisine, récolte de miel ou encore ateliers créatifs en tout genre).

Vous pouvez retrouvez le détail de leur projet d’insertion sur leur site internet:https://www.teroloko.com/presentation-2/

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