Associations iséroises


Le Bon Plan

Publié le 25.04.2022 à 16:21

L’Arbre fruité : une structure d’insertion par la cuisine

L’Arbre fruité

Créé en 1993 par une poignée de femmes de l’association Solidarité Femmes Milena, une association de soutien aux femmes victimes de violences conjugales ou familiales, c’est aujourd’hui un chantier d’insertion dans la restauration.    

La structure est située à la Villeneuve. Le restaurant embauche des personnes en grande difficulté en leur apportant l’accompagnement nécessaire pour répondre à leurs problématiques et les guider vers l’insertion.

Les femmes qui ne sont pas, ou plus, en emploi subissent plus de violences que les actives occupées. Pour cela le chômage, une grande instabilité professionnelle et l’exclusion, temporaire ou définitive, du monde du travail sont des facteurs aggravants. A ce titre, l’emploi est un moyen pour les femmes de reprendre confiance en soi, de valoriser leurs compétences, de se socialiser. En ce sens, le projet de l’Arbre fruité permet aux femmes d’accéder à plus d’autonomie via une activité professionnelle dans la restauration.

Quels objectifs ?

D’une part, la structure offre aux femmes éloignées de l’emploi une opportunité de construire leur insertion professionnelle en créant leur parcours. D’autre part, elle permet aux salariés de créer des liens sociaux et d’ouvrir une porte vers le marché de travail. La structure assure à ces femmes un espace ressourçant et un travail formateur, en apportant aux salariés des compétences en cuisine et en service en salle, visant leur future intégration dans le secteur.       

Un accompagnement technique  

Un accompagnement technique est assuré afin que les salariés puissent progressivement acquérir des compétences et des techniques et gestes professionnels requis pour l’emploi en restauration.Les encadrants souhaitent avant tout permettre aux salariés de trouver leur talent dans la restauration et de bien maîtriser le métier avant de retourner vers l’emploi. 

“Je forme les salariées aux bases de la cuisine et de la pâtisserie afin qu’elles aient les connaissances de base des pratiques liées aux métiers de la restauration” explique le chef de cuisine 

Deux casquettes à l’arbre fruité 

Cette activité d’Atelier Chantier d’Insertion a une double mission : produire une cuisine de qualité pour les clients et accompagner les salariés en transition professionnelle vers l’emploi. Le restaurant propose des menus du jour sur place et prépare et livre des commandes en lien avec des cantines scolaires, restaurants d’entreprises, presque partout dans Grenoble et alentours. Frédéric, qui s’occupe de diriger l’équipe et surtout de former les salariées, garde toujours un œil pour les détails du travail, les erreurs techniques.Je suis le responsable de la cuisine et le chef donc je garde toujours un œil sur tous les détails en cuisine. Les cuisinières font un roulement tous les deux mois pour être polyvalentes en restauration ».

Menus du jour Au sein d’une carte de plats traditionnels (menu à 13 €), les mets « faits maison » à base de produits frais, sont élaborés par le personnel en insertion, sous la conduite de l’équipe d’encadrants diplômés

L’activité traiteur s’adresse tant aux particuliers qu’au milieu professionnel.

“Dans le menu du jour il y a toujours deux propositions. Ici les repas sont faits maison avec des plats traditionnels, des couleurs dans l’assiette. On travaille au maximum avec des produits frais. Nous décidons du menu à l’avance, mais les cuisinières peuvent ajouter leur touche personnelle au plat”.

Le chef  respecte la saisonnalité des produits, privilégie les circuits courts et les producteurs locaux. Il veut développer une démarche écologique en servant de vecteur de sensibilisation aux questions liées à la protection de l’environnement mais aussi en s’inscrivant dans une action de transition écologique concrète.

Dans un contexte de tension importante de l’emploi en France, cette structure d’insertion est avant tout un moyen d’intégration et un acteur économique et social ancré dans le territoire. Comme un espoir pour les femmes qui rencontrent de multiples freins à l’emploi, surtout celles qui souffrent de la barrière de la langue, en proposant un contrat de travail et un accompagnement professionnel personnalisé Elles agissent comme un sas, voire un tremplin vers le retour à l’emploi de droit commun et durable. 

   

                                                       

                                                                 


Publié le 21.04.2022 à 12:08

Améliorer votre accès à l’Énergie, des solutions à votre portée

Vous avez des difficultés à payer vos factures d’énergie ? Vous souhaitez réduire votre consommation, rénover votre logement ? Voici quelques dispositifs pour vous aider

L’augmentation du prix du gaz, de l’électricité, etc. met en difficulté plus d’un ménage vivant déjà dans la précarité énergétique, et ne pouvant pas bénéficier de l’énergie dont ils ont besoin. Dans ces ménages considérés comme modestes, la facture énergétique de chauffage et d’électricité peut représenter jusqu’à 8 % du budget global. Avec un faible revenu, comment faire pour payer ou baisser ses factures d’énergie ?
Plusieurs dispositifs ont été spécialement mis en place pour ceux qui rencontrent des difficultés financières.

Le chèque énergie
Le chèque énergie est une aide nominative de l’État pour le paiement des factures d’énergie du logement. Certains travaux de rénovation sont aussi payables avec ce chèque. Il est destiné aux foyers aux ressources modestes.
Pour en bénéficier, vous n’avez aucune démarche à faire. L’administration fiscale établit chaque année la liste des bénéficiaires en fonction du revenu fiscal de référence et de la composition du foyer. Le montant de ce chèque varie entre 48€ et 277€. Cette aide a été généralisée en 2018 pour remplacer les tarifs sociaux de l’énergie.

Les primes “Coup de pouces économies d’énergie”
Les primes « coup de pouce » sont des aides financières aux particuliers, attribuées par des fournisseurs d’énergie dans le cadre du dispositif des certificats d’économie d’énergie, pour financer certains travaux de rénovation énergétique. Cette prime vient en aide aux ménages en situation de précarité énergétique, dans leurs travaux d’économies d’énergie. Il existe deux catégories :
La prime Coup de pouce chauffage qui couvre les travaux de remplacement de chaudières (à gaz, au charbon, au fioul) n’utilisant pas d’énergies renouvelables.
La prime Coup de pouce isolation qui couvre les travaux d’isolation des planchers, des toitures ou des combles.
Tous les ménages peuvent bénéficier de ces primes : propriétaires ou locataires, sous certaines ressources.
Le logement concerné peut être une résidence principale ou secondaire ; il doit être achevé depuis plus de 2 ans.Les travaux doivent respecter des exigences de performance minimales et être réalisés par des professionnels reconnus garants de l’environnement (RGE)
Le montant de ces primes énergies varie en fonction du revenu fiscal de référence. La prime peut être versée par virement bancaire ou par chèque ; déduite des factures ; ou sous une autre forme (par exemple, en bons d’achat).
Les démarches pour en bénéficier
Choisir un fournisseur d’énergie signataire de la charte d’engagement liée à la prime. Accepter l’offre du fournisseur d’énergie (ou de son partenaire) correspondant à vos travaux avant de signer le devis de vos travaux
Sélectionner un professionnel RGE pour la réalisation de vos travaux.
Signer le devis proposé par le professionnel RGE
Faire réaliser vos travaux par ce professionnel
Envoyer les pièces justificatives de vos travaux au fournisseur d’énergie ou à son partenaire.

Ma Prime Rénov’
Ma Prime Rénov a été lancée le 1er janvier 2020. Elle vient remplacer le crédit d’impôt transition énergétique et les aides de l’Agence nationale de l’Habitat (Anah) « Habiter mieux agilité ». Cette prime est ouverte à tous. Elle s’adresse aussi bien aux copropriétés (possibilité de financement de rénovation des parties communes) qu’aux propriétaires bailleurs, pour leur résidence principale. Le montant de cette prime est calculé en fonction des revenus et du gain écologique des travaux.

L’aide « Habiter mieux sérénité »
Le programme “Habiter mieux sérénité” est une aide de L’agence nationale de l’habitat (Anah) qui propose un accompagnement conseil et une aide financière pour les travaux de transition énergétique. Elle est accordée aux foyers aux “ressources modestes” ou “très modestes”, propriétaires, propriétaires bailleurs, syndicats.

Pour les foyers aux revenus très modestes, le montant de l’aide représente jusqu’à 50% du montant des travaux (hors-taxes) et il peut atteindre 15 000€, au maximum. En revanche, pour les foyers aux revenus modestes l’aide ne pourra couvrir que 35% du montant des travaux (HT) et atteindre jusqu’à 10 500€, au maximum.

Les aides de la Métropole de Grenoble
Grenoble-Alpes Métropole met en place différentes actions, aides et politiques pour accompagner le territoire et ses habitants vers la transition énergétique.
Aides pour isoler son logement (Mur Mur) : propose un accompagnement personnalisé, pris en charge financièrement à 100% par la Métropole, comprenant : Une aide technique, Un audit énergétique complet, Un plan de financement adapté à votre situation, Un un outil en ligne sécurisé pour calculer et demander votre prime énergie, Une aide pour bien choisir vos artisans.
Aide Zéro fioul pour aider les travaux de remplacement d’une chaudière fioul (de tous types) par un système de chauffage au gaz très haute performance énergétique (THPE) et l’installation d’un chauffe-eau solaire individuel (CESI). Le financement se fait via 2 organismes : la Métropole grenobloise et GRDF (GRDF finance le raccordement au réseau)( Aide Zéro fioul)
Prime air bois est une aide accordée aux particuliers pour changer les cheminées ouvertes ou les vieux poêles (Prime air bois)
Pour en bénéficier, La Métropole a mandaté l’ALEC (Agence locale pour l’énergie et le climat) pour accompagner techniquement et administrativement les particuliers (gratuitement). C’est l’ALEC qui reçoit et instruit les dossiers. Le dossier de demande d’aide doit être déposé à l’ALEC et validé avant la réalisation des travaux. Lorsque le dossier est validé, les particuliers disposent d’un an pour réaliser les travaux et le justifier auprès de l’ALEC afin de bénéficier des aides financières. Le particulier ne complète qu’un seul dossier pour mobiliser l’aide de la Ville et celle de la Métropole. Dossier de demande de prime air-bois.
Métroénergies est un outil en ligne qui permet, en créant un compte, de visualiser l’ensemble des consommations d’énergies de son logement : l’électricité, le gaz, le fioul et même l’eau. Expérimenté depuis six mois, ce dispositif est lancé officiellement dans le cadre du mois de l’énergie de Grenoble, Capitale verte européenne.
Pour en bénéficier, il faut d’abord créer un compte, renseigner son adresse, le nombre de personnes vivant dans le foyer, le nombre de mètres carrés, etc. Pour les foyers disposant d’un compteur connecté (Linky, Gazpar…), il faut ensuite renseigner le numéro d’abonné pour que les données remontent automatiquement. Pour ceux qui n’ont pas de compteurs connectés, il est nécessaire de faire manuellement cette opération.
Le site propose aussi de nombreux conseils pour réduire la facture : comment isoler sa maison, améliorer son système de chauffage, optimiser son éclairage, diminuer sa consommation d’eau chaude, etc.
La Métropole organise des ateliers afin d’aider à réduire la consommation d’énergie. Pour participer à des ateliers économies d’énergie
Une nouvelle aide financière spécifique est en phase d’expérimentation pour l’installation de chauffe-eau solaire thermique sur le toit des maisons individuelles. Il s’agit d’une aide financière spécifique de 1500 euros aux 15 premiers particuliers qui la sollicitent en téléchargeant et en remplissant le dossier de demande d’aide.
Pour bénéficier de l’Aide Solaire Thermique, vous devez prendre rendez-vous avec un conseiller de l’Alec (Agence locale d’énergie et du climat). Téléchargez le dossier de demande et vérifiez que vous remplissez les conditions d’attribution de l’aide en téléphonant au 04 76 14 00 10 ou en envoyant un courriel à aidesolairethermique@alec-grenoble.org

Il faut noter que cette liste n’est pas exhaustive, vous pouvez consulter les sites des services publics, de la Région ou de la Métropole tels que ADEME, Grenoble Alpes Métropole , etc. pour en savoir plus sur ces aides.


Publié le 12.04.2022 à 15:42

« Territoires zéro chômeur de longue durée » De nouvelles candidatures

Vers un modèle de transformation économique, et sociale

Initiée en 2011, puis lancée en 2017 dans l’idée de résorber le chômage et prouver que nul n’est inemployable, l’association Territoires zéro chômeur de longue durée (TZCLD) est née en 2016 sous l’égide d’ATD Quart Monde. Un dispositif devenu national, qui permet de recruter des personnes privées durablement d’emploi et de mobiliser leurs savoir-faire et leurs compétences vers la création d’activités socialement utiles (services de proximité, mobilités alternatives, petit bricolage, bûcheronnage, maraîchage, recyclerie, épicerie solidaires, etc.). Des activités qui n’entrent pas en concurrence avec les entreprises locales du territoire.

Le fonctionnement du TZCLD repose sur le montage d’entreprises à but d’emploi (EBE), et le versement d’un fonds d’expérimentation territoriale attribué par l’État, les conseils départementaux et régionaux, les communautés de communes volontaires, et les organismes publics et privés volontaires. Il permet d’assurer l’aide au développement et le versement des premiers salaires avant d’envisager la pérennisation.

Un coup de pouce issu de la réaffectation des coûts et manques à gagner dus à la privation durable d’emploi. Soit plus de quarante milliards d’euros par an, selon une étude réalisée en 2017 par ATD Quart Monde (dépenses sociales, RSA, AAH, APL, allocation spécifique de solidarité, accompagnement, formation professionnelle, logement, santé, sécurité, et manque à gagner d’impôts et de cotisations sociales). Une réaffectation qui s’avère utile pour permettre au dispositif Territoires zéro chômeur de longue durée d’exister, et d’accompagner les projets territoriaux émergents en faveur des personnes volontaires à développer leur activité.

Pour qui, comment, et où ?

Le dispositif TZCLD s’adresse aux personnes privées d’emploi depuis plus d’un an et domiciliées depuis au moins six mois dans l’un des territoires habilités à mettre en œuvre l’expérimentation. Ces personnes sont éligibles quel que soit leur niveau de qualification, leur âge, l’existence ou non d’une situation de handicap. Elles doivent être volontaires pour travailler dans le cadre de cette expérimentation, et s’adresser au comité local pour l’emploi (CLE) de leur territoire pour faire valoir leur droit.

Le recrutement des demandeurs est réalisé en CDI à temps choisi et au taux du Smic, au sein d’entreprises à but d’emploi (associations intermédiaires, ateliers, chantiers, et entreprises d’insertion). Il se focalise uniquement sur la recherche d’activités professionnelles qui s’adaptent au quartier ciblé, aux compétences, aux envies et au savoir-faire des candidats. A l’inverse d’une entreprise traditionnelle ou le postulant doit s’adapter aux nécessités de la structure. Définies par la Loi de 2014, les entreprises à but d’emploi sont issues de l’économie sociale et solidaire. Elles ont pour objectif de transformer la société de façon positive, en faisant passer l’intérêt collectif avant les gains.

« Une initiative pour faire de l’emploi un droit »

Le 10 février dernier, le ministère du Travail a habilité quatre nouveaux territoires d’expérimentation. Il s’agit d’Échirolles-Ouest en Isère, du quartier Rosa Parks à Paris, de Saumur Hauts-Quartiers/Chemin Vert et de Montreuil-Bellay situés dans le Maine-et-Loire. Ces territoires font partie des projets émergents accompagnés par le dispositif TZCLD. Et plus d’une trentaine de territoires ont aussi candidaté en 2021 auprès du fonds d’expérimentation territoriale contre le chômage de longue durée, à l’instar du Trièves en Isère.

Mais qu’en est-il du territoire métropolitain grenoblois ?

« En 2019, un appel à manifestation d’intérêt a été lancé auprès des 49 communes de Grenoble-Alpes-Métropole, nous explique Loëva Labye, cheffe de projet Territoires zéro chômeur de longue durée à la Métropole. Et cinq d’entre elles y ont répondu favorablement (Grenoble, Vizille, Le-Pont-de-Claix, Échirolles, et Saint-Martin-d’Hères) ».

La candidature de Solidarité Emploi Échirolles Ouest a été retenue

Une participation qui s’est d’ailleurs concrétisée sur le secteur ouest de la ville d’Échirolles. « En effet, la candidature a été retenue et portée via un projet tripartite avec la ville d’Échirolles, un collectif d’habitants investis, et la Métropole », a rappelé Madame Labye.

Il s’agit du projet Soleéo (Solidarité Emploi Échirolles Ouest). Une association destinée à devenir entreprise à but d’emploi, et dont la signature des tous premiers postes de travail devrait avoir lieu en mai prochain (services aux habitants, formations outils numériques, transformation de déchets végétaux, service d’auto-rénovation de bâtiments, atelier de réparation de cycle ou encore de réemploi de jouets). Une perspective innovante pour les quartiers ouest (La Ponatière, La Luire, et La Viscose) qui comptabilisent plus de 9000 habitants, près de 4 000 actifs, et un taux de chômage estimé à plus de 20 %.

L’association Soleéo a vu le jour en mars 2021 dans le cadre de la candidature au dispositif d’État Territoires zéro chômeur de longue durée. Elle se situe 2 rue Pablo-Picasso à Échirolles, dans des locaux mis à disposition gratuitement par la ville, dans l’idée de favoriser le développement d’activités professionnelles utiles à la collectivité.

La deuxième phase d’expérimentation du TZCLD a débuté en 2021

Ainsi après une première étape permettant à 10 territoires d’expérimenter le droit à l’emploi, la Loi du 14 décembre 2020, a étendu l’expérimentation à 50 nouveaux territoires. Et depuis juin 2021 plus de 150 projets émergents ont été validés un peu partout en France, et environ 1 000 personnes ont été embauchées dans des entreprises à but d’emploi. Des chiffres qui tendent à démontrer que collectivement le chômage d’exclusion et la privation durable d’emploi n’est pas une fatalité. Et que la création d’emplois longue durée à l’échelle de petites circonscriptions ou de bassins de vie, serait sans surcoût pour la collectivité publique.

Aujourd’hui le dispositif Territoires zéro chômeur longue durée est sans conteste un modèle de transformation économique, sociale et écologique, qui pourrait bien apporter une réponse concrète aux personnes les plus éloignées de l’emploi.

Pour en savoir plus : https://www.tzcld.fr/wp-content/uploads/2021/05/Livret-de-presentation-TZCLD-2021-1.pdf



Publié le 06.04.2022 à 11:32

La Caravane des Métiers est en route dans la région Auvergne-Rhône-Alpes

Découvrez de façon ludique des métiers de plusieurs secteurs d’activité !

Du 4 au 16 avril 2022, une dizaine de véhicules sillonnent la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour faire découvrir les métiers de différents secteurs.

De quoi s’agit-il ?
La Caravane des Métiers est un événement créé par Auvergne-Rhône-Alpes Orientation et ses partenaires pour faire découvrir de façon ludique les métiers de plusieurs secteurs à tous les habitants de la région. Il est ouvert à tous les publics : individuel ou groupe. Collégiens, lycéens, étudiants, parents, professionnels en reconversion, demandeurs d’emploi, missions locales, réseaux Information Jeunesse. etc.
Cet événement est organisé pour aider les habitants de la région à rencontrer les professionnels, échanger sur les différentes questions d’orientation scolaire ou professionnelle afin de mieux connaître les domaines d’activité, les métiers, leurs spécificités et les formations qui y mènent.

Plusieurs villes de la région participent à cet événement

Moulins : Lundi 4 avril, place Maréchal de Lattre de Tassigny
Clermont-Ferrand : Mardi 5 et mercredi 6 avril, place de Jaude
Le Puy-en-Velay : Jeudi 7 avril, place du Breuil, (en partenariat avec le forum Un Métier Pour Chacun)
Aubenas : Vendredi 8 avril, parking du Belvédère, 14 rue des Réservoirs
Valence : samedi 9 avril, esplanade du champ de Mars
Annecy: Mardi 12 avril, parking Belle étoile
Caluire-et-Cuire : Mercredi 13 avril, esplanade Bernard Roger-Dalbert (derrière l’Hôtel de Ville),
Villefranche-sur-Saône : Jeudi 14 avril, Palais des Sports
Bourg-en-Bresse : Vendredi 15 avril, parking de Challes
Roanne : Samedi 16 avril, esplanade des Mariniers

Comment ça se passe ?
Pendant deux semaines, soit du 4 au 16 avril 2022, de 8h30 à 18h, des véhicules et des engins de démonstration se déplacent de ville en ville pour faire découvrir les métiers au public et répondre aux différentes questions.

Quelques bus de découvertes métiers

Le bus de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie : Découvertes des métiers de l’industrie. Ce bus est pourvu d’une imprimante 3D, d’un vélo à hydrogène, d’appareils de démonstration, de vidéos.
L’Aventure du vivant du Ministère de l’Agriculture : découverte de plus de 250 métiers de l’agriculture. Le bus est doté de casques virtuels et de simulateurs de conduite d’engins agricoles..
PUXI, le bus de l’Union des transformateurs de polymères (Poly Via): Applications digitales et démonstrations vous permettront de découvrir et comprendre les techniques de transformations utilisées en plasturgie. Il est équipé d’un lab mobile.
Les engins de chantier de la Fédération régionale du BTP et de la Fédération du BTP
: faire le tour des métiers du BTP en assistant à des démonstrations et en regardant des vidéos.
Le véhicule de l’AFT Transport & Logistique est accompagné d’un tracteur avec des ateliers angle mort et sanglage. Immersion totale dans ce milieu professionnel avec une valise de réalité virtuelle et films métiers à 360°.
Le bus d’Action 3 PF comprend des vidéos, des casques de réalité virtuelle, organise des ateliers. Il donne accès aux nombreux métiers de la finition.
Le bus de l’armée de Terre propose une découverte des missions des soldats.
Le bus de l’armée de l’Air propose un simulateur de vol : destination les différentes familles de métier ainsi que les formations existantes.
Le Procar de la Marine nationale propose une visite interactive et une découverte des quatre composantes de la marine nationale (sous-marine, aéronavale, surface et fusilier marins/commandos).
Le van de l’OPCO EP organise des échanges avec des représentants de branches professionnelles et des entreprises. Ils présenteront des métiers de proximité qui recrutent.
Le bus de l’orientation d’Auvergne-Rhône-Alpes Orientation, équipé de casques virtuels vous découvrirez un grand nombre de métiers (les métiers du tertiaire, de bouche, de la santé, sanitaire et social, de la restauration, de l’hôtellerie et du tourisme, de l’enseignement et de l’animation, du numérique, de la mode, de l’art, de la décoration, du secours, de l’automobile). Les équipes du bus de l’Orientation, de la Région et du MEDEF Auvergne-Rhône-Alpes vous accompagnent dans votre parcours d’orientation et de formation : sensibilisation au monde de l’entreprise et à ses codes, trouver des solutions, connaître les aides et les financements, coaching…

Il faut noter que pour voyager à bord de ces véhicules, une inscription est obligatoire via ce lien (inscription individuelle) ou ici ( inscription groupe)
Plus d’infos : Caravane des métiers


Publié le 04.04.2022 à 10:52

La maltraitance numérique institutionnelle

La marche forcée du numérique a mis sur le banc des pans entiers de la population en France. Au point que la Défenseure des droits parle de maltraitance institutionnelle. A quoi cela est-il dû ? Qui sont ces populations ? Le Bon Plan fait le point.

“De la maltraitance institutionnelle”, c’est par ces mots que la Défenseure des droits Claire Hédon, a qualifié la marche forcée au numérique du service public et dès lors, le (mauvais) traitement réservé à ceux qui sont défavorisés et deviennent donc, en plus, des ”e-exclus”.

Cette “dématérialisation forcée” profite “aux cadres aux hauts revenus et aux diplômés du supérieur” mais pas “aux personnes âgées, aux ruraux, aux prolétaires, aux non-diplômés, aux détenus, aux étrangers et aux handicapés”. Ceux-ci ne sont pas bien équipés en ordinateurs, tablettes, smartphones, manquent de savoirs informatiques, de réseau, d’une assistance de la part de leurs proches ou ne maîtrisent pas le langage administratif. 

Comme l’indique le rapport de la Défenseure des droits “Dématérialisation des services publics : trois ans après où en est-on ? ” (Le rapport de 2022 vérifie si le premier rapport émis en 2019 a été ou non suivi d’effet), “la dématérialisation des services publics […] s’est souvent accompagnée de la fermeture de guichets de proximité et donc de la suppression de tout contact humain”. Cette situation “met […] en danger notre cohésion sociale, notre sentiment d’appartenance commun”. Et en effet, ce ne sont pas moins de 13 millions de personnes qui sont en difficulté avec le numérique dans notre pays. Une véritable fracture.

Et une fracture d’autant plus grande que, comme le rapporte la Défenseure des droits, les personnes sont contraintes de recourir aux services publics “soit [car] des textes [les y obligent], soit parce que leurs ressources et leur équilibre de vie dépendent des prestations du service public”.

Cette numérisation cache en fait une autre réalité : celle de “demander plus aux usagers pour que l’administration fasse moins et économise des ressources”.

Comme l’indique Gabriel Dupuy dans son article scientifique “La fracture numérique : mythes et réalités”, les Technologies de l’Information et de la Communication affectent fortement la vie quotidienne, l’identité et la culture. 
Pour pallier cette “maltraitance institutionnelle”, la Défenseure des droits propose des pistes de solutions comme celle de “renforcer l’efficacité de la politique d’inclusion numérique” et surtout “d’offrir aux usagers la possibilité de choisir réellement leurs modes d’interaction avec les administrations”. Ceci pour répondre aux grands principes du service public que sont : la continuité, l’égalité et l’adaptabilité. 

#A Grenoble
La ville de Grenoble  ne propose pas de services numériques gratuits mais dispose d’unecarte des zones de wifi accessible depuis le site de la Mairie. Des points numériques sont ouverts dans les halls de la préfecture et des sous-préfectures de l’Isère. Ils s’adressent prioritairement aux personnes ne disposant pas d’outils informatiques personnels, ou peu à l’aise avec Internet.
Une carte fournie par HinAura (Hub pour l’inclusion numérique en Auvergne Rhône-Alpes) est également proposée sur le site des Espace Publics Numériques de l’Isère. Elle recense tous les espaces et l’on peut choisir le type d’accompagnement ou les démarches en ligne (CAF, Pole Emploi, etc.). Il existe également l’association Pangolin qui propose des ateliers d’initiation et de formation alliant créativité et citoyenneté numérique ou encore l’Age d’Or. Cette dernière, dédiée aux 50 ans et plus, propose une carte des lieux numériques grenoblois. 


Publié le 30.03.2022 à 09:08

Les écoles alternatives

Montessori, Steiner, Freinet, tous ces noms d’écoles promeuvent des pédagogies dites alternatives autour de l’enfant. Ces écoles majoritairement fondées par des parents ont principalement éclos après mai 68. Quelles sont ces pédagogies alternatives ? Le Bon Plan tente de faire toute la lumière sur ce champ de recherche et d’expérimentations aussi vaste que complexe.

Une floressence après mai 68

    Dans les années suivant mai 68, de nombreuses écoles alternatives [ont vu] le jour”. Marie-Laure Viaud, professeur émérite en sciences de l’éducation à l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation de Lille est spécialisée dans ce domaine. Elle les définit comme des écoles qui, a tous les niveaux scolaires, sont repérées dans le paysage éducatif comme expérimentales et/ou se réclamant du courant des pédagogies nouvelles. 

Le contexte devient même extrêmement favorable pour elles après mai 68 car la critique envers l’école traditionnelle devient de plus en plus virulente. A cela s’ajoute la théorie de Michel Foucault, philosophe en vogue à l’époque, selon laquelle l’école serait une “structure insidieuse d’enfermement”. Ses livres invitent ainsi à “libérer” les enfants de l’oppression des adultes. Fleurissent également nombre d’ouvrages faisant état d’expériences d’écoles alternatives en Suisse, en Italie, en Norvège, en Grande-Bretagne, ou aux Etats-Unis. 

D’après Marie-Laure Viaud, les écoles alternatives se situent dans la tradition de l’école libertaire c’est-à-dire qu’elles refusent l’autorité du maître et de la discipline pour laisser à l’enfant la plus grande liberté d’expression et de comportement. L’enfant se situe ainsi véritablement au cœur du projet pédagogique pour harmoniser les écoles et la société, comme l’indique l’ouvrage “l’école alternative et la réforme en éducation” de Richard Pallascio et de Nicole Beaudry. 


Une co-construction

Pour toutes les pédagogies alternatives (Montessori, Steiner-Waldorf, Freinet), l’apprentissage est un processus social : “L’école doit être centrée sur les jeunes ; elle doit être un processus social de participation ; elle doit d’abord être un processus de vie et non de préparation à un futur métier ou à des études ultérieures ; elle doit développer la capacité à vivre une intégration coopérative avec les autres ; et elle doit aider à réfléchir de façon critique dans un cadre de vie démocratique.”

Selon le chercheur Richard Pallascio du Centre Interdisciplinaire  de Recherche sur l’Apprentissage et le Développement en Éducation (CIRADE), trois acteurs entrent en compte dans les pédagogies nouvelles : les enseignants, les enfants et les parents. 


Chacun possède un rôle spécifique, l’élève est perçu “comme un coconstructeur de ses propres connaissances”, l’enseignant, lui, partage et décide de l’évaluation avec l’élève ;  évaluation qui n’est pas vue comme une sanction mais comme un indicateur de progrès ;  et les parents sont considérés comme des mécènes. “Les parents sont [en effet] les protecteurs de cette activité de recherche qui se passe à l’école et ils doivent faire la démonstration quotidienne qu’ils sont eux aussi dans un processus continu de coconstruction de leurs propres connaissances.” Ce sont eux qui majoritairement fondent les écoles alternatives, ils sont même pour certains des militants. 


C’est ainsi que s’illustre le constat de Marie-Laure Viaud selon lequel tous les projets sont autogestionnaires (gestion d’une collectivité par elle-même), fondés sur l’invention de relations non hiérarchiques entre tous les membres. 

Un exemple concret

De façon plus générale, les écoles alternatives promeuvent, le “libre choix des élèves au moins pour une partie de leur emploi du temps, [la] nouvelle organisation du temps scolaire, [la] pédagogie de projet, [la] participation des élèves aux décisions qui les concernent, l’individualisation des parcours, etc.”

Une école d’adeptes 

Malgré tous les bénéfices que peuvent en retirer les enfants comme les parents, les écoles alternatives regroupent certains inconvénients. Les coûts des écoles sont élevés, le nombre d’écoles est faible ce qui oblige les parents intéressés à déménager. Certaines écoles sont également vues comme sectaires.  Les écoles Steiner sont effectivement bâties sur des croyances ésotériques.Et une enquête effectuée par Charlie Hebdo parue en mai 2021 parle du cas d’une école Steiner dans les Pyrénées Orientales et de la controverse de sa pédagogie. Cet article a valu un droit de réponse de la part de la Fédération Pédagogie Steiner-Waldorf en France qui rétorquait que leur pédagogie n’est ni secrète, ni cachée et qu’elle se fonde sur “le lien à la nature, l’intelligence multiple, l’apprentissage par l’expérience et le vivre ensemble.” Des pédagogies à prendre avec des pincettes donc. 

#Grenoble
A Grenoble, il existe plusieurs écoles alternatives. Une nouvelle école nommée Schola natura a fait son apparition. Destinée aux enfants de 3 à 12 ans, cette “maison d’exploration” est basée sur la pédagogie Montessori. 

Il existe également l’école Steiner à Mens qui accueille les enfants dès 3 ans et qui met en place à travers sa pédagogie, des pratiques éco-responsables (repas bio locaux et végétariens, communication non violente, etc.). 

Enfin, vous pouvez inscrire votre enfant à Positive School, l’école Montessori internationale de Grenoble. 

Sources :
Charlie Hebdo
Marie-Laure Viaud
Richard Pallascio


Publié le 29.03.2022 à 15:49

La sophrologie : tout un art du bien-être

Patricia Beaubrun, infirmière-sophrologue et Jean-Bernard Collet, enseignant méditation et pleine conscience étaient les invités mardi 1er mars de la rédaction du Bon Plan pour évoquer leurs pratiques et soins de santé notamment en sophrologie. Plongée au cœur du bien-être.

Le Bon Plan : Pouvez-vous vous présenter et présenter votre approche du soin ? 


Patricia Beaubrun : Je suis soignante et plus précisément infirmière. J’ai exercé différentes pratiques permettant de prendre soin de soi et de sa santé. Cela m’a permis de développer des approches corporelles et prenant en compte un aspect sophrologie.

Le soin peut aussi passer par le toucher. 

Et je pense aussi que la prévention est une dimension essentielle. Grâce à cela, les gens deviennent acteurs de leur santé. Le but est d’arriver à leur donner la capacité de gérer leur capital santé, de lui donner du sens.

En parallèle de ce parcours de soignante, j’ai développé une curiosité naturelle qui m’a permis d’enrichir ma pratique et dorénavant de l’orienter entièrement vers la sophrologie, que j’ai faite mienne, car j’ajoute beaucoup de pratiques corporelles. 


LBP : Qu’est-ce que la sophrologie exactement ?

P.B. : La sophrologie est une convergence de différentes approches, basées sur la respiration, tout en songeant à réaliser un objectif. On peut y retrouver des aspects qui ressemblent à l’hypnose, à la méditation. Par exemple, si on vient me voir avec une problématique de stress, il faudra que l’on identifie les moments dans lesquels il surgit afin de pouvoir le réduire. Je considère qu’il y a une dimension du stress qui se ressent dans le corps. De fait, je passe par le ressenti, souvent lié à une émotion bloquante ou limitante. Le but est d’aller explorer ce qui a provoqué ce blocage, quel environnement ou quels épisodes de vie ont été vécus comme agressifs et donc sources de stress. En observant la situation, il est possible tout doucement de désamorcer ce qui a déclenché le stress.  

Il est vrai qu’en soi, le stress n’est pas forcément une mauvaise chose mais il le devient lorsqu’il bloque, limite et donc emprisonne. 

La sophrologie n’est pas une méthode unique, c’est un creuset de pratiques différentes qui vont toutes dans le sens du bien-être, de la volonté de se poser, de s’apaiser. Le but est de gérer les vagues de la vie bien qu’on ne puisse pas toutes les éliminer.

Comment on les traverse dans la pratique ? Par la respiration, la visualisation, par des exercices de sophronisation, des exercices dynamiques qui passent par le mouvement. C’est dans ce mouvement que l’on va libérer le stress et les tensions du corps. Ces exercices corporels permettent aussi de libérer l’esprit car le mouvement permet de moins réfléchir. 

Nous proposons ainsi aux patients une boîte à outils qui peut être utilisée au quotidien. 

LBP : Quels sont les bénéfices de la sophrologie à court et long termes ?

P.B. : Le but de la sophrologie à court terme est de pouvoir se réapproprier son corps, d’être de nouveau acteur de sa vie et ne pas se laisser submerger par de multiples facteurs extérieurs qui peuvent nous porter atteinte. Il sera ainsi plus facile de faire des choix, de prendre du recul par rapport aux événements. Par exemple, la crise  COVID a généré de nombreux dommages collatéraux. Certaines personnes ont eu du mal à passer à autre chose. 

La question est de savoir comment prendre du recul et se réapproprier une sérénité intérieure ? 

Je conseille généralement aux personnes de faire des exercices de respiration ou des exercices dynamiques quotidiennement même lorsqu’ils n’en n’ont pas besoin car cela leur permet de les intégrer. 

Cet état d’esprit nous rend plus serein dans la façon d’aborder la vie.

LBP : Quel est votre public ? 

P.B. : Je travaille souvent avec de jeunes enfants qui sont envahis par leurs émotions et qui explosent. Par exemple des enfants prostrés, ayant du mal à gérer le relationnel avec leurs pairs. Ou des adolescents qui ont du mal avec leur propre image et l’estime d’eux-mêmes. Ou encore des adultes qui rencontrent des problèmes au sujet de leur vie amoureuse. Certains souhaitent se réaliser et être en mesure de faire des choix de vie : comment être sûr que le choix provient de moi et n’est pas une injonction de la société ? Le but de cette démarche est de se reconnecter avec ses propres désirs. Des parents en difficulté avec leurs enfants peuvent également venir me voir. Ils se posent des questions variées : Comment arriver à faire la part des choses ? Comment se dégager du temps pour soi ? Quelles limites mettre aux enfants ? Plus globalement, comment se positionner en tant que parent ? 

Enfin des personnes âgées peuvent également être amenées à faire des séances de sophrologie. Elles sont emplies d’inquiétudes et leurs émotions les envahissent. La sophrologie peut aider à lever tous ces sentiments négatifs. 

Il est aussi possible de s’orienter vers la sophrologie pour des performances sportives. Des athlètes ou des pratiquants de haut niveau qui souhaiteraient potentialiser davantage leur performance. Cela existe beaucoup en visualisation : lever un obstacle, visualiser la victoire. Cela fait office d’entraînement physique.

LBP : Quelle est la place de la peur dans la vie quotidienne ?

P.B. : La peur est, me semble-t-il, le résultat de quelque chose. Ce n’est pas tant la peur elle-même qui compte que ce qu’elle provoque : la croyance. La croyance s’est mise en place à un moment donné pour se protéger. La peur peut être la clé de compréhension d’une situation vécue. Nos yeux et notre cerveau ont fabriqué une croyance autour d’une situation ou d’un événement. C’est de l’ordre du pulsionnel, cela nous envahit et ne peut pas être réfréné. Comme il s’agit là d’une pulsion de survie, c’est très fort. 

Contacts :
Jean-Bernard Collet, méditation : www.meditationetpleineconscience.com  ; 06.70.23.08.16 ; 1jbcollet@gmail.com
Patricia Beaubrun : 06.82.95.01.70 ; 1pat.beaubrun@gmail.com 

Propos recueillis par Fanny Bancillon 


Publié le 29.03.2022 à 12:17

Revalorisation des aides sociales au 1er avril 2022

Comme chaque année, plusieurs allocations de la CAF vont être revalorisées pour suivre l’inflation que connaît le pays. Le RSA et la prime d’activité seront concernés au 1er avril 2022. 

Avec 1,8 % d’augmentation au lieu de 0,1 % l’année dernière, le RSA et la prime d’activité vont voir leur montant augmenter. Si vous êtes une personne seule et sans ressources, votre allocation RSA passera dès ce mois d’avril de 565,34€ à 575,52€. Pour une personne seule avec 2 enfants à charge, elle s’élèvera à 863,28€, une personne seule avec 3 enfants à charge à 1035,94€.

Concernant la prime d’activité, complément de revenu mensuel s’adressant aux personnes de plus de 18 ans ayant des ressources modestes, le montant forfaitaire maximum pour une personne seule s’élèvera à 563,68 euros par mois. Pour une personne seule avec un enfant à charge, l’allocation pourra aller jusqu’à 845,52 euros par mois.   

Les autres changements au 1er avril 2022

la remise carburant : En raison de l’inflation et de la hausse des prix des carburants à la pompe, Jean Castex a annoncé le 12 mars 2022 qu’une remise carburant de 15 centimes d’euros par litre sera mise en place à compter du 1er avril 2022. Cette « remise carburant » de 15 centimes/litre s’appliquera pendant quatre mois, soit jusqu’au 1er août 2022. Seul le Superéthanol E85 est exclu du dispositif.

Les allocations familiales : Cette aide réservée aux familles de plus de deux enfants âgés de moins de 20 ans verra son montant passer de 131,95 € en 2021, à 134,46 € pour les couples ayant au moins deux enfants à charge, à partir du 1er avril 2022.

L’allocation aux adultes handicapés (AAH) : L’allocation aux adultes handicapés, dont les modalités ont évolué cette année, devrait également augmenter, passant de 919,86€ (contre 903,60 € en 2021)

Le chèque énergie 2022 : Dans le courant du mois d’avril, plus de 6 millions de foyers recevront leur chèque énergie au titre de l’année 2022. Cette aide est destinée aux ménages modestes qui consacrent plus de 10 % de leur budget annuel au règlement de leurs factures d’électricité, de gaz ou de fioul. Pour le département de l’Isère, elle devrait être versée au cours de la semaine du 11 au 14 avril.