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Le Bon Plan
Le Bon Plan - S.I.A.E et Agence de communication pour les partenaires associatifs et institutionnels
Publié le 07.05.2021 à 12:30
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Depuis novembre 2019, Florence est en contrat aidé à Saint-Joseph, le collège privé de Voiron.

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Elle aime la diversité de son poste qui lui permet de travailler à l’accueil, d’accompagner des élèves en situation de handicap et de proposer de l’aide aux devoirs. En parallèle, elle se forme en communication relationnelle au Centre Reliance d’Echirolles. Elle partage avec nous les étapes qui lui ont permis d’affiner son projet professionnel et de rebondir.

Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a amenée à vous inscrire au RSA ?
Il y a 10 ans, j’ai divorcé. Cela a marqué le début d’un vrai parcours du combattant. Jusque là, j’avais peu travaillé en dehors de la maison. Je m’occupais du foyer et j’aidais mon ex-mari dans ses diverses entreprises. Diplômée d’un BTS commercial, j’avais été salariée trois ans comme commerciale puis sur de courtes missions. Je connaissais donc peu le monde professionnel classique.J’ai dû commencer un long chemin pour trouver ma place et gagner en confiance.
Comment s’est passé votre parcours d’insertion ?
Avant de commencer un accompagnement, j’ai fait de nombreux petits boulots.
J’ai été négociatrice en immobilier et responsable en gestion locative. J’ai aussi été assistante de direction, artificière, préparatrice de commandes, j’ai travaillé dans un SAV dans l’industrie, animé des ateliers créatifs dans une MJC, donné des cours de tennis, de ski…! J’enchainais des contrats courts et précaires. J’ai aussi eu de longues périodes de chômage.
Début 2016, Pôle Emploi m’a orienté vers le PLIE, le Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi. Là j’ai été suivie par une Conseillère Emploi qui m’a énormément aidée. Elle m’a proposé de participer à un stage de coaching d’une semaine. Pendant cinq jours j’ai participé à des ateliers de groupe animés par deux coachs spécialisés en réinsertion professionnelle. J’étais très émue de découvrir les parcours et les difficultés de chaque participant. Cela a été pour moi un déclic, j’ai su que je voulais faire de l’accompagnement et aider les autres. Je sentais que j’avais cette capacité d’écoute et de disponibilité pour l’autre.
Comment s’est passé la suite de votre parcours avec le PLIE ?
Environ tous les deux mois, j’avais un rendez-vous avec ma conseillère emploi. Je savais désormais que je souhaitais m’orienter dans l’accompagnement, mais je ne savais pas encore comment.
J’explorais de nombreuses pistes, devenir sophrologue, graphologue… Mais rapidement j’abandonnais chacune de mes idées. En parallèle, ma conseillère me faisait passer des offres d’emploi. Bien qu’au départ je n’avais pas suffisamment confiance en moi pour postuler, elle n’a jamais douté. Elle m’a appris que les chutes servent à se relever, qu’il n’y a en réalité pas d’erreurs dans la vie, mais des occasions d’apprendre. Elle savait que j’allais y arriver. Elle m’a permis petit à petit de retrouver confiance. Comme quelqu’un m’a dit un jour : « à chaque fois que tu te plantes, tu pousses » !
Comment avez-vous vécu cette période au RSA ?
C’était moralement difficile pour plusieurs raisons. Je faisais face à une partie de mon entourage qui ne comprenait pas pourquoi je ne trouvais pas de travail, qui avait l’impression que je ne faisais rien et que je vivais “aux crochets de la société”. Cela fait partie des préjugés que l’on rencontre parfois à l’égard des personnes au RSA.  
Pour ma part, j’analysais mes échecs comme une confirmation de l’idée que je ne valais rien. Je ne me sentais plus capable de quoi que ce soit. Je n’étais plus en mesure de voir le positif en moi, j’étais très vulnérable.
Comment avez-vous ensuite trouvé votre poste actuel au lycée ?
En juin 2018, grâce à ma conseillère, j’ai eu un premier poste comme AESH, Accompagnante d'Élèves en Situation de Handicap au lycée LEAP de Chabons. Pendant cinq semaines, j’ai accompagné un jeune autiste. J’ai adoré cette expérience qui m’a permis de réaliser mon potentiel d’écoute.
Suite à cela, plusieurs pistes professionnelles sont tombées à l’eau : une piste de formatrice à l’AFPA, l'Association pour la Formation Professionnelle des Adultes, qui devait débuter à la rentrée 2018, puis une nouvelle proposition d’emploi dans le domaine de la métrologie.
En novembre 2018, j’ai finalement trouvé un poste dans une entreprise de travaux publics à Fontaine. J’étais enchantée de travailler dans l’administratif pour ce secteur. Au bout de quinze jours, j’ai eu une sciatique si forte que j’ai été hospitalisée aux urgences. Mon contrat s’est ainsi arrêté pendant la période d’essai.
L’enchaînement de ces épisodes a été extrêmement difficile. J’ai vécu une dépression. Puis en novembre 2019, la roue a enfin tourné, j’ai commencé le contrat aidé dans le lycée où je travaille encore actuellement.
En parallèle de votre poste, vous êtes actuellement en formation. Comment envisagez-vous la suite à la fin de votre contrat aidé ?
Depuis septembre 2020, je me forme à la méthode ESPERE de Jacques Salomé, une méthode pour apprendre à mieux communiquer. J’y apprends ce que l’on appelle l’écologie de la relation : construire un lien basé sur l’écoute, la bienveillance et le respect.
J’aimerais utiliser ces outils dans mon activité professionnelle pour travailler à la qualité des relations entre les personnes.
Mon contrat aidé se termine à la fin du mois de juin. Je prépare actuellement une candidature pour postuler comme formatrice au sein de l’AFPA. J’aimerais y donner des cours de communication ou de français à des personnes en insertion.
Parmi vos qualités, lesquelles vous ont le plus aidé à rebondir ?
Je dirais la résilience et la détermination.
Quel message aimeriez-vous partager avec des personnes actuellement bénéficiaires du RSA ?
Qu’il est important d’apprendre la patience lorsque nous devons nous relever d’une situation difficile. Nous devons garder l’espoir dans ces moments-là qui paraissent souvent bien longs à vivre. Il faut se rappeler qu’arrivera un moment où des solutions vont se présenter, un moment où des pistes vont s’ouvrir. Les choses arrivent à point nommé. Avant, nous avons besoin d’apprendre et de nous y préparer. Je crois qu’il n’y a pas de hasard.

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Publié le 06.05.2021 à 12:20
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Connaissez-vous le coaching ? Souvent méconnu et regardé avec scepticisme, c’est pourtant un outil précieux pour sortir de difficultés et atteindre ses objectifs.

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Mais encore faut-il trouver un professionnel compétent, face au nombre croissant de coaches qui fleurit dans tous les domaines. L’EMCC propose aux plus défavorisés de bénéficier gratuitement de séances de coaching.

 

Le coaching solidaire à l’EMCC France
L’EMCC France est une fédération nationale qui regroupe 2600 coachs professionnels certifiés et supervisés. Dès sa création, portée par la volonté d’ouvrir l’accès au coaching à des personnes qui n’en ont pas les moyens, elle a développé le coaching solidaire.

Les personnes à faible revenu peuvent accéder à un accompagnement individuel et gratuit. Le bénéficiaire qui en fait la demande est suivi par un coach sur plusieurs séances dans une limite de 15h d’accompagnement.
En Isère et en Savoie, environ dix coachs proposent bénévolement leurs services en parallèle de leur activité professionnelle.

“Ce n’est pas normal qu'une personne qui a besoin d’aide ne puisse pas accéder au coaching, simplement parce qu’elle n’en a pas les moyens. C’est cet état d'esprit qui nous anime.” nous explique Corinne Delpech, coach professionnelle à l’EMCC France.


En quoi consiste le coaching exactement ?
Le coaching est très différent du conseil. Il s’agit d’une technique d’accompagnement basée sur un jeu de questions, permettant à la personne coachée de prendre conscience de son mode de fonctionnement. Elle sera ainsi amenée à trouver ses propres solutions pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée. Chaque personne étant différente, pour atteindre un même objectif, chacune aura son cheminement et son rythme propres.
Le coaching va amener la personne coachée à identifier ses fonctionnements automatiques sous stress. En apprenant à ressentir ses émotions, elle pourra trouver progressivement d’autres façons de faire, pour s’affranchir petit à petit de ses conditionnements automatiques.

A quel type de problèmes le coaching solidaire peut-il répondre ?
Si l’on parle à l’EMCC de coaching professionnel, il ne se limite pas pour autant au monde du travail. Il est aussi possible de travailler des objectifs liés à la sphère personnelle ou relationnelle : développer sa confiance en soi, son estime de soi, apprendre à créer du lien de confiance, à mieux s’intégrer dans un groupe ou une équipe par exemple.

“En réalité, les mondes professionnel, personnel et relationnel sont étroitement liés, nous explique Corinne Delpech. En effet, si l’on prend l’exemple de la façon dont nous nous percevons, elle aura indéniablement des répercussions sur notre vie professionnelle. Travailler sur l’une des sphères aura donc une incidence au global.”

Comment bénéficier du coaching solidaire via l’EMCC France ?

Ce dispositif est réservé aux personnes dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1300€ net par part fiscale.

Le coaching prend la forme suivante :

  • 5 à 10 entretiens en présentiel, en visio ou par téléphone
  • d’une durée comprise entre 1 et 2 h
  • espacés en moyenne de 2 semaines
  • sur une période de 2 à 6 mois.

 

Pour faire une demande d’accompagnement via le coaching solidaire :

 

Retrouvez les informations sur le coaching solidaire sur le site de l’EMCC France

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Publié le 05.05.2021 à 12:39
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Avec une expérience professionnelle de plus d’une décennie comme assistante sociale, Amandine Burdet exerce pour le département de l’Isère depuis 2009.

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Elle accompagne des personnes en difficulté (toutes catégories confondues, dont les bénéficiaires du RSA) dans leurs démarches vers l’autonomie. Il s’agit de Parcours santé sociale insertion (PSSI). Un accompagnement centré sur les problématiques du quotidien des bénéficiaires.
Diplômée en sociologie, Amandine Burdet poursuit ensuite des études d’assistante sociale pendant trois ans à Grenoble. Elle  commence son métier d’assistante sociale dans le service municipal de santé scolaire de la ville de Grenoble dans 4 écoles. Elle rejoint ensuite la CAF de l'Isère pour travailler dans le centre médico-social de Crolles, avant d’être embauchée par le Conseil départemental de l’Isère. Près de 90 personnes bénéficient actuellement de son accompagnement, dont 28 bénéficiaires du RSA sur 16 communes de l'Isère. Amandine Burdet exerce aussi le mandat d’accompagnement dans le cadre du RSA des personnes les plus éloignées de l’emploi.

Qu’est-ce qu'un.e assistant.e social.e ?
Un.e assistant.e social.e aide et soutient les personnes confrontées à des difficultés familiales, sociales, financières, etc. dans leurs démarches de recherche d’autonomie et d’inclusion sociale. Ses missions ont pour objectif d'améliorer les conditions de vie des personnes et des familles sur le plan social, sanitaire, familial, économique, culturel et professionnel ; mais aussi de développer leurs capacités à maintenir ou restaurer leur autonomie. L'assistant.e social.e travaille au sein d'une équipe pluriprofessionnelle et est en lien avec les partenaires du territoire, tels que les communes, la CAF, les missions locales,etc.
Amandine Burdet aide ainsi les bénéficiaires du RSA  à connaître leurs droits, à faire des demandes d’aides (financières, alimentaires, d’accès aux soins, logement ou hébergement,...), à gérer leur budget, à reprendre confiance en eux ainsi qu’à réaliser d’autres démarches en fonction des besoins. Elle les accompagne aussi dans la réalisation du contrat d’engagement réciproque lorsqu'il s’agit d’une insertion professionnelle.
Ce soutien peut être ponctuel, de courte ou de longue durée selon la situation de la personne accompagnée. C’est un accompagnement qui exige une grande capacité d’écoute et de la patience pour amener la personne à une autonomie..
La gestion des bénéficiaires, une charge mentale importante?
Le profil de chaque bénéficiaire est différent. Il faut adapter son accompagnement à chaque situation. Amandine Burdet évoque ici une charge mentale importante dans l’exercice du métier. “Il faut savoir gérer ses émotions en plus de celles du bénéficiaire, savoir gagner sa confiance pour connaître sa vraie situation et lui proposer une aide qui convient. La notion d’instauration d’une relation de confiance est capitale et préalable à tout accompagnement. Cette tâche n’est pas facile lorsque la personne accompagnée a des problèmes psychologiques trop importants qu’elle ignore ou des  addictions à l’alcool par exemple.”
Pour faire face à cela, elle est appelée à travailler en lien avec d’autres partenaires tels que les centres médico- psychiatriques, la maison réseau de santé de l’Isère etc. Il arrive parfois que le délai d'attente soit long pour arriver à une solution adéquate.
La Covid, un facteur aggravant?
La crise sanitaire actuelle a revu à la hausse le nombre de bénéficiaires des aides. La précarité étant à la hausse, les besoins se sont accentués (besoins financiers, alimentaires, de protection,...). On constate des aggravations des violences conjugales ou familiales qui amènent parfois à des problèmes psychologiques graves. Il faut donc faire face à ce nouveau défi en multipliant certaines actions dans l’accompagnement. Par exemple, multiplier les appels téléphoniques pour avoir des nouvelles des accompagnés, leur proposer des aides psychologiques s’il le faut.
Quelques propositions et perspectives pour une évolution
Amandine Burdet révèle quelques propositions, portées par le département de l'Isère, et qui constituent les projets 2021 pour l’évolution de son métier :  la réorganisation des activités de l’action sociale avec la création du pôle accès aux droits, le changement dans la manière de travailler, etc.
Un autre projet, c’est celui de réfléchir sur le développement de la médiation numérique auprès des ménages.
La fracture numérique aussi est un frein pour certaines personnes isolées notamment. Il faut penser à cette question d’actualité. Comment accompagner ce public sur le numérique  en lien avec les partenaires ?”

Malgré cette charge mentale, Amandine Burdet apprécie son métier . Pour elle, c’est un choix professionnel. Sa grande sensibilité aux injustices, son empathie et sa volonté d’aider les gens en difficulté lui font aimer son métier et elle trouve cet accompagnement de grande utilité.

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Publié le 03.05.2021 à 15:13

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Après quatre années au RSA, Thierry Mignot travaille aujourd’hui en intérim, avant de reprendre très prochainement le développement de son entreprise.

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Après quatre années au RSA, Thierry Mignot travaille aujourd’hui en intérim pour l'entreprise Aoste. Depuis décembre, il assure ainsi sa situation financière en attendant de pouvoir continuer à développer son entreprise. Stoppé par la crise sanitaire, il reprendra la prospection des bureaux de tabac dès la réouverture des cafés. Son objectif: y installer des écrans destinés à promouvoir les commerces locaux. Il nous raconte son parcours.

Bonjour Thierry, pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a amené à bénéficier du RSA ?
En réalité, cela a commencé par un divorce qui s'est très mal passé. Cette situation familiale difficile a eu un impact sur ma vie professionnelle. Après plus de six mois sans revenu, je me suis inscrit au RSA.

Pendant combien de temps en avez-vous bénéficié et comment l'avez-vous vécu ?
J'ai bénéficié du RSA pendant quatre ans. Cela a été très dur. Dans ma carrière professionnelle, j'ai eu des postes à responsabilité, j'ai aussi créé deux entreprises. J'ai toujours été quelqu'un d'actif, alors me retrouver dans une situation de dépendance financière était extrêmement difficile pour moi.
A presque 60 ans, j'avais conscience que mon âge serait un frein pour trouver un emploi. Je devais donc réfléchir à une alternative. A cette époque, je vivais dans ma voiture. Cela a duré un an et demi. Malgré ces conditions peu confortables, j'ai commencé à créer mon entreprise dans la communication.

Avez-vous eu des moments de découragement pendant ces quatre années ?
Oui j'ai eu beaucoup de doutes, d'autant plus que je suis bientôt à l’âge de la retraite. Les aléas de la vie, comme par exemple une voiture qui tombe en panne, prennent une toute autre ampleur quand vous êtes dans une situation très précaire. Ainsi les problèmes se cumulaient. Parfois je me demandais comment j'allais faire, mais je ne me suis pour autant jamais laissé aller. Je me suis toujours accroché, pour moi et ma famille.

Comment avez-vous été accompagné pendant votre parcours ?
J'ai d'abord été accompagné par une structure d'accompagnement à la création d'entreprise, à Bourgoin Jallieu. Ma conseillère m'a aidé à obtenir les droits à la CMU-C, la Complémentaire Santé Solidaire. Elle m'a aussi soutenu dans les démarches de recherche de logement. En parallèle j’ai sollicité mon réseau, ce qui a accéléré le processus et m'a permis d'obtenir rapidement un appartement. En déménageant j’ai changé de zone géographique et j'ai ensuite été suivi par la structure Crescendo.

Où en est aujourd'hui votre projet d'entreprise ?
Depuis la crise sanitaire, l'activité de ma société est en suspens car elle est directement liée à l'activité des commerçants. J'installe des écrans de télévision dans les bureaux de tabac pour permettre aux commerces locaux de faire leur publicité. Je suis donc contraint d'attendre, d'une part la réouverture des bars et restaurants, mais d'autre part que les commerçants retrouvent une visibilité, qu'ils puissent se projeter dans le futur. Dans le contexte actuel, ils ne sont pas dans une logique d'investissement dans la communication, ce qui est logique.

En attendant, vous travaillez donc en intérim chez Aoste. Comment avez-vous trouvé cette mission ?
En fin d'année, voyant que la situation sanitaire n'allait pas se débloquer tout de suite, j'ai contacté des agences d'intérim. Je voulais vraiment sortir du RSA. C'est ainsi que j'ai rejoint les équipes d'Aoste.

Quelles qualités vous ont permis de rebondir ?
Le fait de croire en moi et en l'autre, de toujours aller de l'avant et de prendre mes responsabilités. Quand je suis bloqué dans ma vie, je réfléchis à ce que je peux concevoir, faire différemment. Je crois que l'être humain est toujours capable de créer.

Quel serait votre message pour encourager des personnes actuellement au RSA  ?
Je pense qu'il est important de se considérer soi-même, tout comme il est important de considérer son voisin. Nous avons tous un rôle à jouer dans la société. Alors je leur dirais ceci : « Croyez en vous, en ce que vous faites, et en ce que vous voulez faire ! ».

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Publié le 29.04.2021 à 14:15
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Depuis un an, Tristan SAUTERELLE travaille dans la maintenance informatique.

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Salarié en CDI, il assure l'assistance technique à distance pour les clients d'une entreprise basée à Saint-Martin Le Vinoux. Auparavant, il travaillait dans la menuiserie, un secteur qui ne lui correspondait pas totalement. En 2018, bénéficiaire du RSA, il démarre un parcours d’accompagnement avec une conseillère emploi qui va lui permettre de changer de voie pour aller vers ce qu’il aime. Aujourd’hui épanoui dans son travail, il nous raconte les différentes étapes qui lui ont permis de rebondir.

 

Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez progressivement quitté la menuiserie ?
Auparavant, je travaillais dans la menuiserie. J'étais principalement dehors, sur des chantiers, par tous les temps. C’était difficile pour moi. En 2012, j'ai mis fin à un contrat en CDI, par une rupture conventionnelle. Suite à cela, je n'ai pas retrouvé d'emploi. Pendant des années je n'ai eu que des petits contrats, sur différents chantiers. En 2012, je me suis inscrit au RSA.


Comment avez-vous vécu cette période au RSA ?
Ça n'a pas toujours été simple, mais j'ai eu la chance de vivre chez mes parents. J’avais un toit sur la tête, ça aide à rebondir. J'étais parfois limité financièrement pour faire ce que je voulais, mais ma situation restait acceptable.
J'étais par contre bloqué par le fait de ne pas avoir le permis. Certains chantiers n'étaient pas accessibles en transport en commun, cela limitait l'étendue de mes recherches. Entre 2012 et 2018, j'ai eu quelques périodes de travail. J'ai rouvert mes droits au RSA en 2018. J'ai commencé un accompagnement par le PLIE, le Plan Local pour l'Insertion et l'Emploi. J'ai alors été suivi par une conseillère de la Maison de l'Emploi du Pays Voironnais.


Comment s’est passé votre parcours d’insertion ?
Très rapidement ma conseillère m'a proposé de suivre un cursus d'ateliers sur cinq jours. Cela a été un vrai déclic. Des intervenants nous invitaient à réfléchir sur notre projet, à reprendre notre CV, à identifier nos points positifs.
Dans l’un de ces ateliers, une salariée de Passiflore, un Chantier d'Insertion par l'Activité Économique est venue animer des simulations d'entretien. Nous étions filmés pour prendre conscience de nos forces et des points à améliorer, c'était très formateur. Basée à Tullins, l'association Passiflore a une activité de menuiserie, elle conçoit des objets et du mobilier à base de palettes recyclées. J'ai finalement été recruté pour travailler dans leur atelier, dans le cadre d'un premier contrat d'insertion de 6 mois. C'était une aubaine. Sur mon temps de travail, j'étais aussi suivi par une chargée d'insertion en interne, pour travailler sur mon projet professionnel. Cela a été un tremplin pour trouver ma voie.

C'est là que vous avez décidé de vous former en informatique ?
Oui, la chargée de l'insertion chez Passiflore m'a énormément aidé à identifier vers quoi j'avais envie de m'orienter.
Pendant ce contrat, cela tombait sous le sens : je ne voulais plus travailler dans la menuiserie. Tout s'est alors enclenché. J'ai passé le permis et j'ai trouvé une formation de 6 mois dans l'informatique. Avant de m'inscrire, j'ai réalisé un stage de deux semaines dans une entreprise pour vérifier que le domaine de l’informatique me plaise véritablement. Cela m'a permis de valider ce choix. Je suis alors parti de Passiflore pour suivre la formation sur Lyon.
L'équipe pédagogique du centre m'a bien épaulé pour trouver du travail. Ils me transmettaient des contacts et envoyaient mon CV dans des entreprises. C'est ainsi que j'ai trouvé du travail sur Grenoble. Je suis très content de mon poste aujourd'hui.

Parmi vos qualités, lesquelles vous ont le plus aidé à rebondir ?
Je suis quelqu’un de déterminé. Quand j'ai une idée en tête, je ne la lâche pas. Quand une opportunité se présente, je m'accroche et je persévère.
Lorsque j'ai eu la possibilité de faire la formation sur Lyon, je n'ai pas hésité. Chaque jour, je faisais le trajet en train depuis Tullins. Je partais très tôt le matin, certes, mais je savais que je ne devais pas laisser passer ma chance !

Quel message aimeriez-vous partager avec des personnes actuellement bénéficiaires du RSA ?
Dans des périodes difficiles, des personnes peuvent nous aider. Il ne faut pas hésiter à aller vers elles et solliciter leur soutien, demander des informations. L'aide de ma conseillère PLIE, de la chargée d'insertion de Passiflore puis de l’équipe du centre de formation a été importante.
Je dirais aux personnes qui traversent des moments de découragement de ne pas abandonner. Il est important de garder en tête qu’il existe des solutions que l’on ne voit pas toujours. A un moment donné, les choses s’ouvrent et ça  finit par marcher. Il faut garder cet espoir, toujours.

 

Crédit photo @ Tristan Sauterelle

 

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Le Bon Plan - S.I.A.E et Agence de communication pour les partenaires associatifs et institutionnels
Publié le 26.04.2021 à 14:23
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Depuis le vendredi 9 avril, à l’initiative de la région Auvergne Rhône Alpes, le site d’Alpexpo est devenu un centre de vaccination.

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Depuis le vendredi 9 avril, à l’initiative de la région Auvergne Rhône Alpes, le site d’Alpexpo est devenu un centre de vaccination. Situé 2 avenue d’Innsbruck, le centre sera ouvert 7 jours sur 7 entre 9h et 19h et sera capable de vacciner 1.000 puis à l’avenir 2.000 personnes par jour. 

Si vous êtes éligible à la vaccination et que vous souhaitez prendre rendez-vous à Alpexpo ou dans un des centres de vaccination, rendez vous sur la page Keldoc.

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Publié le 22.04.2021 à 15:20

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Valérie Bouquiaux accompagne des bénéficiaires du RSA en parcours emploi renforcé.

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Un accompagnement privilégié et sur mesure pour aider à reprendre confiance en soi, redonner espoir et augmenter ses chances de retour à l’emploi.

La Métropole est un acteur important de l’accompagnement vers l’emploi des personnes les plus vulnérables de plus de 26 ans (personnes au chômage de longue durée, allocataire du RSA, personnes avec un faible niveau de qualification ou d’autres problématiques  comme la maîtrise de la langue entre autres). Plusieurs équipes d'agents métropolitains rattachées au service accompagnement vers l’emploi  mettent en œuvre un accompagnement renforcé vers l’emploi  notamment par le biais du PLIE (Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi).
Conseillère Emploi depuis 2013 - Référente PLIE à Grenoble Alpes Métropole depuis deux ans, Valérie Bouquiaux propose un accompagnement dans le cadre du parcours emploi renforcé (PER). Il s’agit d’un accompagnement à destination des chercheurs d’emploi engagés dans la démarche, mais qui rencontrent des freins importants dans l’accès à l’emploi (manque d’outils, de compétences, rupture d’emploi trop longue, problème de mobilité, etc). Parmi ces personnes figurent les bénéficiaires du RSA. Le PER est un accompagnement global et personnalisé qui prend en compte l'ensemble de la situation de la personne pour un retour à l’emploi. Ce parcours emploi renforcé permet aux personnes de pouvoir travailler leurs différents freins à l’emploi en bénéficiant d’entretiens individuels, d’actions collectives leur permettant d’acquérir les compétences et connaissances nécessaire à l’accès à l’emploi, de mises en relations avec les entreprises et d’un suivi emploi lors de leur prise de poste.


Qui est Valérie Bouquiaux ?
Éducatrice spécialisée à la protection judiciaire de la jeunesse de formation, Valérie Bouquiaux a intégré la fonction publique territoriale sur concours par la suite. Son parcours professionnel est diversifié dans le domaine social et administratif. Elle a occupé différents postes avant d’exercer comme animatrice locale d'insertion/conseillère emploi RSA au conseil départemental de l’Isère pendant plusieurs années. Ses expériences professionnelles lui donnent une maîtrise des dispositifs sociaux , mais aussi des enjeux d’accompagnement et des besoins en matière d'accompagnement vers l’insertion professionnelle.
A son poste actuel de conseillère emploi- référente PLIE, Valérie Bouquiaux accompagne plus de soixante dix personnes à temps complet en parcours emploi renforcé. Mission qu’elle assume avec une obligation de saisie administrative importante.

L'accompagnement PER, une lourde charge ?
“Les  personnes accompagnées sont de profils différents et dans des situations différentes. Il faut adapter l’accompagnement à chaque situation et proposer des solutions personnalisées qui amèneront à l’emploi. Mettre en avant les atouts et compétences de chaque personne, les aider à reprendre confiance en eux, lever les freins périphériques à l’emploi. Pour cela, il faut des entretiens réguliers avec les bénéficiaires pour faire avancer leur situation, mais aussi maîtriser l’évolution de la législation en la matière et les outils à mettre en place pour leur accompagnement. S’informer sur les offres, les formations ou autres opportunités existantes permettant de cheminer vers l’emploi. Il faut, par ailleurs, respecter les échéances de contrats, parce que le bénéficiaire a l’obligation de signer un contrat d’engagement réciproque qui doit être à jour durant tout son parcours. De plus, il faut rendre compte de ce qui est fait dans le cadre de financements et de subventions. Ce qui exige une bonne organisation, de la rigueur, de l'écoute et de l'empathie dans la relation d’aide. Il faut être dynamique."
Le PER est un accompagnement de proximité. Pour bien assurer ses missions, la conseillère doit proposer ses rendez-vous dans un lieu au plus proche de ses accompagnés.
Pour l’accompagnement des bénéficiaires du RSA, le parcours PER est complémentaire avec d’autres parcours tels que le PSSI (parcours santé social insertion), le parcours-emploi, etc. La référente peut ainsi orienter la personne vers un autre parcours s’il s’avère mieux adapté à sa situation. Valérie Bouquiaux est ainsi appelée à travailler en lien avec d’autres professionnels sociaux (assistant.es social.es, pôle emploi,etc.) pour atteindre les objectifs du parcours.


Le PER, quel résultat pour les bénéficiaires ?
D’après mon expérience dans l’accompagnement, j’estime que le parcours emploi renforcé est un accompagnement aux résultats très positifs. Le parcours offre de nombreuses opportunités et sorties positives. La majorité des bénéficiaires ont simplement besoin d'une remise en confiance, de redynamisation professionnelle ou d’une formation pour retrouver l’emploi.”


Le contexte de crise actuelle, quel impact dans l’accompagnement PER ?
Valérie Bouquiaux relève quelques difficultés liées à la crise sanitaire actuelle, mais trouve que son impact n’est pas excessif dans l’accompagnement PER. “Il y a de nouveaux besoins et de nouvelles opportunités. On a du mal à trouver des emplois saisonniers, à orienter les personnes dans les métiers de la restauration par exemple, mais on a beaucoup d’offres dans le métier de l’aide à la personne en CDD ou CDI, d’employé en libre service, l’industrie.”
Valérie Bouquiaux est heureuse d’exercer ce métier d’accompagnement. Depuis son entrée dans la vie active, elle a toujours été à la recherche d’un travail où la relation d’aide prédomine.

 

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Le Bon Plan - S.I.A.E et Agence de communication pour les partenaires associatifs et institutionnels
Publié le 13.04.2021 à 09:05
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Marie-Isabelle GINEVRA est photographe. En 2016, elle est amenée à cesser son activité de travailleur indépendante.

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Après avoir fermé sa boutique photo en Chartreuse, elle s’inscrit au RSA. Pendant quatre ans, elle va réfléchir à une nouvelle orientation professionnelle. Mais finalement, avec détermination elle réussit à revenir vers son métier de cœur : la photographie. Depuis un an, elle travaille dans une boutique photo à Voiron. Elle nous raconte ici son parcours de retour vers l’emploi.

 

Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a amené à ce changement dans votre vie professionnelle ?
Je suis photographe depuis quinze ans. Jusqu’en 2016, j’avais une boutique en milieu rural, au cœur de la Chartreuse. Je réalisais des photos d’identité, des portraits en studio ainsi que des reportages en milieu scolaire et au sein des collectivités. En 2015, suite à un divorce, j’ai dû subvenir seule aux besoins de ma fille. Alors mon mi-temps ne me suffisait plus. Le statut d'auto-entrepreneur, à l’époque, ne permettait pas de bénéficier d’APL, je devais donc trouver une alternative. J’ai décidé de fermer ma boutique, je n’avais en réalité pas d’autre choix.

Comment avez-vous été accompagnée dans votre parcours d’insertion ?
Une fois inscrite au RSA, j’ai été orientée vers la Maison de l’Emploi de Voiron. Là, j’ai bénéficié d’un suivi avec une conseillère qui m’a beaucoup aidée, qui m’a guidée. Nous avons avancé dans une volonté de trouver ensemble les solutions. Elle a su me rassurer sur le fait qu’il était normal de ne pas réussir à me projeter tout de suite dans autre chose. Ma situation était difficile à vivre, je devais gérer un déménagement. J’ai eu besoin de temps avant de retrouver l’élan.
Mon assistante sociale m’a aussi beaucoup soutenue dans mon parcours. Elle a été moteur car elle croyait en moi. Elle me disait “Vous êtes photographe, vous allez y arriver !”. Son discours positif était très aidant.

Comment avez-vous vécu cette période au RSA ?
Il y a eu des moments de doute et de découragement. Même si on se dit que ce n’est qu’une étape dans la vie, on peut rapidement perdre confiance en soi. Être au RSA a aussi un impact sur l’image de soi. Pour ma part, je taisais cette situation à mon entourage, je disais simplement que j’étais photographe. J’ai refusé les aides de la Banque alimentaire et les colis de Noël. J’allais par contre dans une épicerie solidaire à Voiron dont je trouve le concept formidable. Ce lieu mélange les situations sociales, les âges. C’est aussi un endroit qui propose des activités, des ateliers, des échanges : un lieu qui crée du lien.

Avez-vous participé à des ateliers dans le cadre du parcours d'insertion ?
Oui j’ai réalisé deux ateliers à la Maison de l’Emploi. Le premier, d’une semaine, proposait à chaque participant de monter un projet et le présenter aux autres. C’était une expérience très riche. J’ai aussi participé aux Forums RSA, notamment à une exposition collective et itinérante de photographies, organisée sur un an.

Quelles ont été les différentes étapes avant de trouver un travail dans la photographie ?
Au départ, j’avais un projet de formation dans l’art thérapie pour valoriser les personnes et les aider à reprendre confiance en elles par le biais de la photographie.
Pour pouvoir prétendre à cette formation et la financer, je devais trouver un contrat aidé. J’ai ainsi travaillé comme aide ménagère. Mais mes horaires n’étaient pas compatibles avec ceux de la formation, alors le projet est tombé à l’eau. J’ai ensuite trouvé un poste dans un restaurant.
Ces expériences en tant que salariée ont été difficiles. Elles m’ont permis de prendre conscience de ma nature très indépendante.
Après avoir mis fin à mon dernier contrat, je me suis retrouvée dans une situation complexe que je n’avais pas anticipée. J’ai dû attendre trois mois de carence avant de percevoir les allocations de Pôle Emploi, j’étais alors au pied du mur, je devais agir. C’est à ce moment-là que j’ai appris que le photographe de Voiron vendait sa boutique. Je n’avais pas l’argent nécessaire, mais je suis quand même allée me présenter pour dire que j’étais intéressée. C’est grâce à cette rencontre que j’ai débloqué ma situation.

Comment cela s’est passé ?
Le propriétaire essayait de vendre depuis plusieurs années. Quand je me suis présentée, il était ravi à l’idée que sa boutique reste un magasin photo. Nous travaillons aujourd’hui tous les deux dans la boutique. Nous avons créé une nouvelle société où je suis directrice générale, associée salariée. A terme, je serai seule à la gérer après cette transmission progressive.


Parmi vos qualités, lesquelles vous ont le plus aidé à rebondir ?
Je suis quelqu’un de volontaire. Je dirais que j’ai su créer ma chance en générant la rencontre. Je suis aussi restée déterminée sur mon choix d’être photographe. Aujourd’hui c’est ce que je sais faire et ce qui me plaît.

Qu'est-ce qui a changé dans votre vie aujourd’hui ?
Je me sens stable. J’ai retrouvé l’envie de voyager, d’économiser pour réaliser des projets personnels. J’ai ouvert à nouveau le champ des possibles en retrouvant un équilibre moral et financier.

Quel message aimeriez-vous partager avec des personnes actuellement bénéficiaires du RSA ?
Je leur dirais de ne pas s’isoler, d’aller participer aux ateliers et autres événements proposés. Dans les moments difficiles, on peut être tenté de se replier sur soi. Or, les rencontres avec les autres sont importantes. Elles nous aident à mieux traverser nos incertitudes. Nous avons besoin d’être accompagnés dans notre parcours pour rebondir. Les échanges, les soutiens peuvent nous aider à regagner la confiance et trouver l’impulsion.

 

@Crédit Photo : Marie-Isabelle Ginevra

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