Associations iséroises


 Le Pacifique
Centre de développement chorégraphique national

Publié le 14.09.2021 à 10:31

20.09 ➜ 1.10 2021

Danseuse et chorégraphe, par ailleurs diplômée en biologie et en environnement, Anne Collod a été interprète chez différents chorégraphes avant de se consacrer à la recréation d’œuvres chorégraphiques du début du XXe siècle au sein du Quatuor Albrecht Knust qu’elle cofonde en 1993.

Poursuivant ce projet de réinterprétation d’œuvres sur le thème des « utopies du collectif » au sein de l’association …& alters qu’elle crée en2005, elle fait une rencontre décisive avec la chorégraphe américaine Anna Halprin, pionnière de la danse post-moderne. En 2008, elle recrée en dialogue avec elle sa pièce phare de 1965, Parades and changes – recréation qui reçoit un Bessie Award en 2009 – suivie en 2011 de Parades and changes, replay in expansion. D’Anna Halprin toujours, suivra, en 2016, la recréation de la Blank Placard dance, une performance urbaine inspirée des mouvements protestataires des années 1960.

En 2014, Anne Collod créé le Parlement des invisibles, issu de ses recherches autour des danses macabres au Mexique et au Japon, puis en 2017 Exposure, une performance in-situ immersive pour une performeuse et un site industriel de production d’énergies. Elle prépare pour la saison 2020-2021 une performance jeune public intitulée CommUne utopie. Anne Collod est également pédagogue et formée à la méthode Feldenkraïs.

Figure majeure de la post-modern dance américaine, Anna Halprin a inspiré des générations de chorégraphes et d’artistes. Basée à San Francisco, elle a révolutionné la danse et a posé les bases de la performance en développant dès les années 40 l’improvisation structurée, la notion de « tâche », et en privilégiant la dimension interdisciplinaire, sociale et politique de son travail. Elle a collaboré avec nombre d’artistes, compositeurs, poètes et réalisateurs majeurs. À 95 ans, elle continuait à danser, créer, et enseigner, notamment au sein du Tamalpa Institute dirigé par sa fille Daria. Elle est décédée à 100 ans en 2021.

Anne Collod vient au Pacifique travailler sur sa création jeune public CommUne Utopie à voir le 8.12 à 15h au Pacifique !

Photo de Pauline Magdeleinat

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Publié le 07.09.2021 à 09:50

1.09 ➜ 18.09 2021

PAOLA STELLA MINNI & KONSTANTINOS RIZOS se rencontrent à Montpellier en 2015 pendant la formation du master exerce – ICI CCN Montpellier. Ils décident tout de suite de créer un groupe de musique et commencent à travailler ensemble sur leur premier album – Matériaux Public . En parallèle, ils commencent à explorer des formes de coopération dans l’écriture chorégraphique et dans la réalisation d’objets graphiques : leurs travaux sont caractérisés par une accumulation de langages et une réflexion sur les formats où la question chorégraphique est constamment réinterprétée de manière indisciplinée et hybride. Ils privilégient le travail collectif et ils collaborent régulièrement avec les artistes plasticiens Silvia Romanelli, Geoffrey Badel et l’éclairagiste Marie Sol Kim.

En 2017 ils créent Taken For Granted, une pièce co-signée avec la comédienne Ondina Quadri à partir d’une recherche sur la performativité de genre. En 2019, ils créent PA.KO doble, un paso doble qui creuse dans leur archive intime des matériaux chorégraphiques. Leur prochaine création, SILVER _ some words heavy as a blow, sera présentée en février 2020 au festival Les Hivernales d’Avignon.

Ils s’intéressent également à la pédagogie : en 2018 ils commencent RRRRIGHT NOW, un projet d’atelier pour tous publics, une recherche sur les effets de liberté en danse à partir de la musique punk des Sex Pistols. Depuis septembre 2017, ils collaborent régulièrement avec le lycée Jean Monnet à Montpellier qui les a invités à chorégraphier, en avril 2019, les “Etats Généraux de la danse à l’école”.

À partir de septembre 2020, Paola Stella Minni & Konstantinos Rizos seront Artistes Associé·e·s au Pacifique.

Paola Stella Minni et Konstantinos Rizos, en tant qu’artistes associé·e·s viennent régulièrement travailler et présenter leurs créations au Pacifique, découvrez-les lors de ces rendez-vous : 

TakenForGranted le SAM 18.09 à 19h30 dans le cadre du Lancement de saison du Pacifique

Le Grand concert de Noël le JEU 16.12 à 19h30

KILL Tiresias le JEU 27.01 à 19h30 pour la première du spectacle !

Training pour les danseurs et danseuses pros et semi-pros en janvier

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Publié le 06.09.2021 à 18:10

4.10 ➜ 9.10 2021

Manon Avram fonde en 2001 le Collectif KO.com, elle est à ce jour l’auteur de 14 pièces et 8 installations, programmées en France et à l’étranger.
À travers des projets entre installations vivantes et pièces pour la scène, elle concentre son propos sur la place du corps dans la société, en inscrivant des paroles physiques comme outils de témoignages. Elle développe progressivement sa pratique vers une écriture étroite entre le mouvement, l’image et le texte, dévoilant une chorégraphie incarnée et sensible. Elle partage sa pratique et ses recherches en menant régulièrement des ateliers et des stages sur la danse et la photographie, expérimentant des formes plus proches de la performance.

Manon Avram vient au Pacifique travailler sur sa création STEPS, et vous propose un Qu’est-ce qu’on fabrique ? le JEU 7.10 à 19h30.
+ d’infos

Photo de Manuel Buttner

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Publié le 06.09.2021 à 18:05

11.10 ➜ 21.10 2021

Animées par des envies communes, Temmah Lindo et Manon Froger ont associé leurs compétences : la chorégraphie, la danse et la transmission, pour créer ensemble la Compagnie Sur Le Tas en 2020.

Manon Froger

Grenobloise, Manon Froger obtient un baccalauréat spécialité « danse » au Lycée Stendhal en 2011 puis danse au sein de la compagnie universitaire Les Attrapes Corps (Yves Razianoff) et interprète le solo La jeune fille aux pieds d’argile pour la compagnie Courrier de Nuit (Jean-Pierre Bonomo). En 2012 elle intègre Le Marchepied, une formation de danseurs interprètes à Lausanne (Suisse). Dans ce cadre elle travaille avec les compagnies Utilité Publique, Linga et Filbert Tologo. Elle obtient une Licence en Enseignement de la danse à l’Université Lille 3 en 2017, ainsi qu’un Diplôme d’État en danse contemporaine à l’École Supérieure Musique et Danse de Lille en 2018. Aujourd’hui elle danse et transmet auprès d’enfants, d’adolescents, d’adultes et de personnes en situation de handicap.

Temmah Lindo

Temmah Lindo débute avec la Cie Autrement en Ardèche et découvre la danse/théâtre. Son chemin continue en région grenobloise avec la Cie Les Attrapes Corps (Yves Razianoff) et la Cie Mom (Hee Jin Kim). En parallèle, elle obtient une licence en psychologie et travaille en tant qu’éducatrice spécialisée en IME et Foyer de vie. Par la suite, elle entre à l’école du Marchepied (Lausanne) et interpreète des pièces des Cies Utilité Publique, Linga et Filbert Tologo. De retour en Ardèche, elle intègre le projet ZIP, (Zone d’Improvisation Partagée) ainsi que Bulles de Pas Pied (destiné aux tout petits) aux côtés de Mme Bleue. En lien avec Format (07) elle réalise une immersion professionnelle en tant que chorégraphe intervenante en milieu scolaire dans plusieurs écoles et collèges du territoire.

Manon Froger et Temmah Lindo viennent au Pacifique travailler sur leur création jeune public Sous le manteau et vous propose plusieurs rendez-vous :
On danse ! atelier de pratique parents/enfants à partir de 3 ans le SAM 16.10 de 10h à 11h. + d’infos

Qu’est-ce qu’on fabrique ? à partir de 6 ans le MER 20.10 à 15h. + d’infos

• Qu’est-ce qu’on fabrique ? pour les scolaires à partir de 3 ans le JEU 21.10 à 10h.
Si vous êtes intéressés pour votre classe ou un groupe merci de contacter Marion : marion@lepacifique-grenoble.com

Photo de la Cie Sur le Tas

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Publié le 05.09.2021 à 00:05

25.10 ➜ 29.10 2021

Bryan Campbell est un artiste américain qui vit et travaille à Paris.

Depuis 2008, il élabore un travail multi-disciplinaire mêlant l’image, le graphisme, le texte, et la chorégraphie, notamment à travers les pièces Research for the quadruped protagonist (2011), MARVELOUS, (2015), SQUARE DANCE (2019) et Janitor of Lunacy : a Filibuster (2020).

En tant qu’interprète il a travaillé entre autres avec Loïc Touzé, Jana Unmüssig, Emmanuelle Huynh, Jocelyn Cottencin, Antonija Livingstone & Jennifer Lacey, Ambra Sénatore, Olivia Grandville, DD Dorvillier, et Gaëtan Rusquet, et il participe aux recréations des Inconsolés d’Alain Buffard et de Sorry, do the tour! de Marco Berrettini.

En octobre, Bryan Campbell vient au Pacifique travailler sur sa prochaine création Deep Cuts.

En décembre, Bryan Campbell présentera Janitor of a Lunacy : a Filibusterle SAM 11.12 de 15h à 23h. Cette pièce accueillie en résidence la saison dernière que nous n’avons pas pu vous présenter en raison de la fermeture des lieux culturels. Nous sommes ravi·e·s de pouvoir vous la présenter cette saison.
+ d’infos

La Playlist de Bryan Campbell

Bryan Campbell • Nina Simone - Stars Bryan Campbell • Patti Smith par Taylor Mac - Birdland Bryan Campbell • Pharoah Sanders - Prince of Peace Bryan Campbell • Beethoven - Symphony No. 6 in F Major, Op. 68 "Pastoral" Bryan Campbell • Rabbii - All Men Must Die

Deep Cuts

Deep Cuts est un solo chorégraphique de 50 min qui sera créé et performé par Bryan Campbell. Partant d’une expérience personnelle avec un arbre en forêt, ce dernier s’interroge sur les interactions entre les êtres humains et la Nature. Comment révéler les poétiques nichées dans ce que la Nature provoque d’affects intenses sur les êtres humains ? Comment les actes de domestication de l’humain sur la Nature peuvent-ils encore se lire comme un soutien écologique ?

Il ne s’agira pas d’occulter  tout ce que le Capitalisme saccage au simple dépens d’une économie destructrice qui ne fait que prendre, mais de se questionner sur les relations de « violence » consentie entre l’Humain et la Nature à travers le prisme des concepts du BDSM.

Création prévue fin 2022/début 2023.

Crédit photo : Giannina Urmeneta Ottiker

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Publié le 04.09.2021 à 23:30

02.11 ➜ 06.11 2021

Emmanuel Eggermont est formé à la danse contemporaine au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers (1999). En 2002, après trois ans aux côtés de Carmen Werner à Madrid, il est invité à Séoul pour intervenir au sein d’un projet mêlant pédagogie et chorégraphie. De ces deux années passées en Corée du Sud et de sa collaboration de plus de dix ans avec Raimund Hoghe (Boléro Variations, Si je meurs laissez le balcon ouvert et L’Aprèsmidi…), il en a tiré une attention pour l’essence, pour l’essentiel.

Ses projets chorégraphiques, il les développe depuis 2007 à Lille au sein de L’Anthracite. Avec un goût tangible pour l’art plastique et l’architecture, il développe une écriture singulière, des images aux résonances expressionnistes côtoient des tonalités plus performatives et une danse abstraite à la rigueur technique et esthétique.

De 2010 à 2016, Emmanuel Eggermont était en résidence de recherche à L’L (lieu de recherche expérimentale en arts de la scène à Bruxelles). Un processus qui a abouti à plusieurs pièces, dont Vorspiel (2013), pièce soutenue par l’ensemble des CDCN, pour laquelle il invite musiciens, acteurs et plasticiens à se joindre à la représentation. En 2014, il est invité par la SACD à participer aux Sujets à Vif au festival In d’Avignon. Emmanuel Eggermont est lauréat de la bourse d’écriture de l’association Beaumarchais pour le solo Strange Fruit créé en mai 2015 au FRAC Alsace, projet de regards croisés artistiques autour d’une archive historique récemment découverte.

En 2017, L’Anthracite crée Polis, cinq danseurs interrogent le processus de la formation de la cité à travers le prisme de rencontres (historiens, archéologues, habitants…). En 2019, Le Gymnase| CDCN de Roubaix lui commande la création d’un pièce jeune public La Méthode des Phosphènes dans le cadre du dispositif Twice. 2020 voit la création d’Aberration pièce solo questionnant la reconstruction post-traumatique. Emmanuel Eggermont est artiste associé au Centre Chorégraphique National de Tours (2019-2021).

En novembre, Emmanuel Eggermont vient au Pacifique travailler sur sa prochaine création La Méthode des Phosphènes.

La Méthode des Phosphènes

Fixer une source lumineuse blanche pendant quelques instants puis détourner le regard ; une tache de couleur apparaît dans le champ visuel. Après une courte phase verte, elle devient jaune, puis rosée et fini peu à peu dans des teintes de bleu. Cette pièce prend comme point de départ l’étude des phosphènes, ce phénomène optique de rémanence offrant un vaste terrain de jeux et d’expérimentations ou formes et couleurs changeantes attisent l’imaginaire et les projections.

Ces sensations lumineuses subjectives peuvent aussi être utilisées afin d’augmenter la capacité de concentration et de développer la mémoire. Ce processus pouvant aller jusqu’à à induire un rêve lucide est appelé : la méthode des phosphènes.

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Publié le 03.09.2021 à 23:00

08.11 ➜ 14.11 2021

Oliver Connew est un chorégraphe, danseur, écrivain occasionnel et un passionné de son. Il est diplômé en ballet classique de l’École de danse de Nouvelle-Zélande et a un diplôme de danse contemporaine d’Unitec Auckland. Depuis 2013, il a travaillé en tant qu’interprète en Europe avec Peter Pleyer, Body Cartography, Wilhelm Groener et Julian Weber. Il est un membre de la compagnie de danse basée à Berlin « Cranky Bodies a /company ». En 2021, il termine le programme de maîtrise de deux ans Master Exerce au Centre chorégraphique national Montpellier, France.

En novembre, Oliver Connew vient au Pacifique travailler sur sa prochaine création Being(s)(a)part.

Being(s)(a)part

En partenariat avec le Master Excerce – ICI– CCN Montpellier – Occitanie / Pyrénées Méditerranée

Being(s)(a)part est un projet chorégraphique impliquant trois collaborateurs humains et de nombreux collaborateurs humains et non humains, qui utilisent ensemble le son, la danse, le mouvement, la voix et leurs présences énergétiques pour explorer et révéler la nature profondément écologique de notre être et devenir mutuels. Une atmosphère océanique vibratoire invite les spectateurs à un état d’attention au milieu d’un fouillis d’interactions vivantes, de complicités et de confusions, où la séparation supposée des êtres – vivants et non-vivants – est remise en question.

Une collaboration multi-espèces

Collaboration guidée par Oliver Connew

Avec Christian Kossa, Cammack Lindsey et d’autres amis

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Publié le 02.09.2021 à 22:30

23.11 ➜ 03.12 2021

Damien Briançon est danseur et chorégraphe. Autodidacte, il pratique pendant dix ans avec Hervé Diasnas, et nourrit un appétit pour l’improvisation auprès de Patricia Kuypers, Julyen Hamilton, Andrew Morrish. Il a travaillé avec des personnes en situation de handicap, et comme modèle auprès de plusieurs artistes. Il commence à danser plusieurs années en solo, puis il développe un travail qui s’appuie sur des collaborations, avec Étienne Fanteguzzi, David Séchaud, Yuko Oshima.

Il est interprète auprès de Louis Ziegler, David Séchaud, DD Dorvillier.

Actuellement, avec Sortir de l’arbre, il réinvestit une trajectoire plus intime et personnelle.

Damien Briançon vient au Pacifique travailler sur sa création Sortir de l’arbre, et vous propose un Qu’est-ce qu’on fabrique ? le JEU 02.12 à 19h30.

Sortir de l’arbre

Photo de Pauline Rühl-Saur et Jéromine Berthier. Dessin de Anne Hemstege

Sortir de l’arbre est un projet qui prend appui sur le corps du modèle, sur cette situation d’un corps qui pose pour que d’autres personnes en tirent des images.
Il met en scène un corps qui articule mobilité et immobilité, qui place l’attention dans le poids, dans l’appui, dans la durée. Ces phénomènes sont constitutifs de la danse comme de la pose.
Il met en scène la relation d’un corps avec les modèles, les figures et les images qui le façonnent, le hantent ou le contraignent.
La recherche qui étaye ce travail tend, en se faisant rejoindre les deux sens du terme modèle, à retracer la trajectoire d’un corps, à faire et défaire ses héritages, et postule une danse qui fait jeu, comme on dirait qu’il y a du jeu entre deux pièces légèrement disjointes.

 

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Publié le 30.08.2021 à 21:00

07.02 ➜ 06.03 2022

Jeanne Brouaye a été invitée à investir pendant un mois Le Pacifique, Centre de Développement Chorégraphique National. Elle développe un travail chorégraphique, plastique et musical en lien avec les sciences humaines et sociales autour de l’habitat et plus largement de nos architectures. Partant du constat que nos constructions actuelles, promues par les sociétés modernes, reposent sur des techniques dont on sait qu’elles dévastent l’ensemble des vivants, Jeanne Brouaye choisit de bâtir dans ses performances des formes abstraites qui ont un lien avec l’abri. Ces formes sont des architectures éphémères, construites à mains nues, avec des matériaux tels que le bois, la laine, la paille. Elle enquête sur les mouvements humains de ceux qui n’ont ni dévasté ni délégué la construction de leur habitat avec l’idée qu’il y a, pour infléchir sur les affaires du monde, besoin de retisser du lien entre nos mémoires, les gestes d’usage et nos présents morcelés. En empruntant à l’architecture le fait d’inventer un espace, la chorégraphe relie sa réalisation au geste chorégraphique et archéologique. Les spectateurs pourront assister à différentes étapes de fabrication d’un spectacle, en saisir les enjeux et les sources d’inspirations, mais aussi à contribuer au processus de création.

Initiée au théâtre, à la danse et la musique depuis l’enfance, Jeanne Brouaye suit des études de Lettres à la Sorbonne Nouvelle à Paris, puis elle entre à l’ENSATT (Ecole nationale supérieure des arts et technique du théâtre). À sa sortie elle intègre la troupe permanente du TNP de Villeurbanne dirigé à ce moment-là par Christian Schiaretti, en parallèle de quoi elle continue sa pratique de la danse. Elle acquière une solide expérience du plateau, puis quitte la troupe pour se relier à des approches plus transversales. Elle se forme aux États-Unis à la technique du View point, au yoga, à la danse contact et développe une pratique du mouvement basé sur l’improvisation. Elle participe à l’Ecole des Maîtres programme Européen avec la chorégraphe argentine Constanza Macras.

Dans la foulée elle s’installe à Bruxelles, assiste la chorégraphe Olivia Grandville et réactive sa pratique de la musique à travers la composition. En tant qu’interprète elle collabore avec le collectif ildi eldi, le Groupenfonction-Arnaud Pirault, Robin Renucci, la chorégraphe Agniezka Ryszckiewicz, l’AADN – pôle d’art numérique dirigé par le vidéaste Pierre Amoudruz, et avec le chorégraphe-metteur en scène Pietro Marullo.

En 2016, le besoin de faire la synthèse de toutes ses pratiques l’emporte, elle entame alors une recherche sur le long court à Boom’Structur – Pôle chorégraphique à Clermont-Ferrand et développe alors un travail à la croisée des sciences humaines et sociales, de la littérature, de la musique et de la danse.

En 2020 elle crée le dytique J’épuiserai le blanc composé du solo Ce qu’il reste à faire et là où nous en sommes et le duo Foghorn. En 2021 elle met en place le projet Nos habitudes destiné à des personnes qui ne sont pas du champ de l’art et qu’elle qualifie d’enquête sensible sur la relation aux espaces qu’on habite. Une première version est présentée sous la forme d’une installation plastique et sonore aux Brigittines à Bruxelles dans le cadre du festival T2B.

Elle présentera sa prochaine pièce À voix et à mains nues au CDCN l’Atelier de Paris le 1e juin 2022 dans le cadre du festival JUNE EVENTS.

Jeanne Brouaye s’ancre au Pacifique durant le mois de février, venez découvrir son univers :

 Ce qu’il nous reste à faire et là où nous en sommes, MER 09.02

ATELIER · Nos Habitudes, SAM 19.02

QQF · À voix et à mains nues, JEU 24.02

Photo de Jeanne Brouaye

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