01.05.2026 à 02:22

C'est le jour d'en prendre de la graine. Il y a 140 ans, à Chicago, des travailleurs perdaient la vie pour la gagner. Pour gagner un triangle rouge. Un côté pour les huit heures de travail, un côté pour les huit heures de sommeil, un côté pour les huit heures pour la vie. Une révolution. Ceux qui leur faisaient tirer dessus étaient de la même espèce que ceux d'aujourd'hui. Nous les avons fait reculer, mais ils reviennent toujours, déguiser autrement, ils arrivent par derrière, mêmes chiens de garde, même sourire de serpent, même sac de farine pour nous rouler dedans.
Continuer la lecture…30.04.2026 à 23:26

C'est le Premier mai ! Tous à la manif ! Il ne faut pas céder à l'atonie générale car les gros patrons mènent encore et toujours une véritable guerre aux travailleurs. Une offensive radicale est menée par les milliardaires libertariens de la Silicon Valley qui rêvent d'une liberté absolue de l'individu contre l'État, contre la démocratie. Non seulement les barons de la tech veulent notre perte ou tout au moins notre entière soumission, mais en plus l'écologie, ils s'en tamponnent le coquillard. Entre sauver la planète ou la soumettre au risque de la détruire, les libertariens de la Silicon Valley ont fait leur choix. À nous de faire les nôtres pour que vive toujours l'esprit du Premier mai !
Continuer la lecture…01.12.2025 à 18:35

En ce mois de novembre 1994, François Mitterrand est toujours président de la République, pour quelques mois encore.
Depuis quatorze ans, le nombre de chômeurs a doublé, bondissant de 1 376 000 en 1980 à 2 605 000 en 1994. La création des « Restos du cœur » en 1985 a rendu visibles et concrètes les conséquences du « tournant de la rigueur » adopté par le gouvernement de Pierre Mauroy en 1983. La ratification du traité de Maastricht en 1992 a entériné la soumission de la politique économique et sociale à des « critères de convergence » budgétaires. La conversion des socialistes au capitalisme néolibéral a précipité la désindustrialisation du pays et la destruction de centaines de milliers d'emplois.
C'est donc en novembre 1994, à la toute fin des deux septennats de celui qu'il a naguère soutenu, que Renaud publie son onzième album, À la Belle de Mai, sur laquelle figure cette chanson, Son bleu. L'une des préférées de Renaud, paraît-il, que vous raconte aujourd'hui Olivier Besancenot.
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