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Accès libre Organisme national, l'OPC travaille sur l’articulation entre l’innovation artistique et culturelle, les évolutions de la société et les politiques publiques au niveau territorial

11.10.2021 à 18:11

Disparition de Xavier Dupuis, économiste de la culture

Disparition de Xavier Dupuis, économiste de la cultureC'est avec une grande tristesse que nous avons appris la disparition de Xavier Dupuis, économiste de la culture, maître de conférences à l’Université Paris Dauphine où il était le responsable historique du Master "Management des organisations culturelles".

Xavier était un partenaire de longue date de l'Observatoire, contributeur sur les études, auteur dans la revue et intervenant incontournable de la formation. Érudit et fin pédagogue, il était l'un des meilleurs analystes des enjeux économiques du secteur culturel. Ses enseignements étaient particulièrement éclairants et appréciés. Il a toujours fait preuve de beaucoup d'engagement dans le suivi et l'accompagnement des étudiant·e·s, ce qui en faisait un collaborateur précieux du Master de l'OPC et Sciences Po Grenoble.

Nous adressons nos chaleureuses pensées à ses proches, sa famille, ses ami·e·s, ses collègues et ses étudiant·e·s.

05.10.2021 à 17:33

La gouvernance culturelle des villes

La gouvernance culturelle des villesTable ronde autour de l’ouvrage de Guy Saez De la gouvernance culturelle des villes. De la décentralisation à la métropolisation

Visioconférence Le 5 octobre 2021 de 10h à 12H30

L’ouvrage de Guy Saez (directeur de recherche émérite au CNRS PACTE) retrace la trajectoire des politiques culturelles des villes depuis la création du ministère des Affaires culturelles jusqu’aux années 2020. Cette gouvernance se déploie en trois régimes d’action publique successifs. La décentralisation culturelle (1960-1980) jette les bases d’une grammaire politique partenariale État-villes bien avant que n’intervienne la réforme de décentralisation des compétences de 1982-1983. Les villes s’engagent alors sur la voie de la territorialisation des politiques publiques, épaulées par leurs puissantes ressources financières et la professionnalisation de leurs cadres (1980-2000). Depuis le début du XXIe siècle, l’emprise des références intellectuelles puisées dans la mondialisation telles que l’économie politique culturelle, la ville créative, les droits culturels, entraîne une métropolisation de la culture.

La récente publication de l’ouvrage à la Documentation française offre l’occasion de poursuivre la réflexion et le débat avec les acteurs de cette gouvernance, élus comme responsables d’institutions culturelles.

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Programme

Sous la présidence de Maryvonne de Saint Pulgent, présidente de section honoraire au Conseil d’État, présidente du Comité d’histoire du ministère de la Culture ;

animée par Emmanuel Wallon, professeur de sociologie politique (université de Paris X Nanterre), en présence de Guy Saez, directeur de recherche émérite au CNRS ;

Avec :

Juliette Bompoint, co-Présidente de  Mains d’œuvres à Saint-Ouen,

Marie-Pia Bureau, directrice de l’Espace André Malraux à Chambéry,

Nicolas Cardou, directeur général adjoint à la Culture de Nantes-métropole,

Stéphane Frioux, adjoint à la culture, aux universités et à la vie étudiante, Ville de Villeurbanne

Bernard Sevaux, directeur du projet Capitale française de la Culture 2022, directeur Général Adjoint à la Culture, Jeunesse et Prospective, Ville de Villeurbanne.

Revoir la web conférence



Voir l'interview d'Emmanuel Wallon sur l'ouvrage

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Une table ronde organisée conjointement par le Comité d’histoire de la Culture, l’Observatoire des politiques culturelles et la Fondation des Treilles.

07.09.2021 à 12:36

#24 La veilleuse de l'OPC : politique culturelle numérique

#24 La veilleuse de l'OPC : politique culturelle numériqueAprès un an et demi de transformation digitale accélérée et un déplacement de la vie culturelle sur Internet, où en sont les acteurs culturels avec le numérique ? Au-delà de la crise, qu’est-ce que les pratiques en ligne peuvent avoir d’inspirant pour le secteur culturel ? En quoi certains artistes nous montrent-ils des chemins de traverse pour regarder Internet autrement qu'au prisme des GAFAM ? La revue l’Observatoire consacre son nouveau numéro au numérique, l’occasion de s’y attarder dans cette newsletter.

En matière de consommations culturelles, notamment sur écran, le premier confinement a réduit les clivages sociaux et générationnels. C’est l’une des curiosités que souligne une enquête du DEPS. Pour autant, si de nombreuses personnes ont découvert des formes de pratiques numériques à cette occasion, vont-elles les « poursuivre et en faire des habitudes culturelles » ? Un questionnement à explorer dans les années à venir. De leur côté, que retirent les acteurs culturels de ce moment inédit ? Interrogés sur le sujet, deux directeurs d’équipements culturels exposent des visions contrastées : tandis que Laurent Sellier voit dans le numérique l’opportunité d’inventer « de nouveaux modes de narration numérique », Benoît André « ne considère pas le numérique comme une solution pérenne pour les spectacles eux-mêmes », si ce n’est pour des projets pensés dès le départ pour le numérique. Franck Bauchard prend appui, pour sa part, sur l’exemple du théâtre américain. Il relate une ruée des auteurs et des acteurs sur Internet « avant même les metteurs en scène et les théâtres » qui a généré une « floraison de propositions » et des formats inédits.

Au-delà de la crise, la revue rapporte un certain nombre de positions critiques au sujet des rapports de domination qui structurent le numérique contemporain. « La régulation des GAFAM n’a marqué que de bien timides progrès ces dernières années. Leur capacité de surveillance et de traçage est plus grande que celle des États », déplore Jean-Pierre Saez. Fred Turner expose l’étendue des défis et dresse un parallèle entre les géants du pétrole et ceux du numérique : « [Les réseaux sociaux] sont à notre paysage social ce que la Standard Oil a été à notre paysage naturel. » L’artiste Lauren Huret dénonce, de son côté, le mythe d’un numérique immatériel, à partir d’une enquête menée auprès des « nettoyeurs du Web ». Elle décrit un « prolétariat numérique » dont le métier est de trier et d’effacer les images violentes et traumatisantes qui circulent sur le Web.

« Face à ces nouvelles formes d’asservissement, est-il possible de développer une stratégie émancipatrice adaptée à l’ère numérique ? » s’interroge Pierre Lévy. Le philosophe Achille Mbembe plaide pour faire entendre la voix de l’Afrique sur le digital et l’obsolescence des technologies. Il rappelle qu’en Afrique la réparation est omniprésente et « constitue le moteur de la vie ». Il juge ainsi indispensable « une critique renouvelée de la technologie s’appuyant sur d’autres archives que celles de l’Occident ». Les acteurs culturels inventent, quant à eux, des résistances.Stéphanie Aubain décrit le déploiement d’un réseau social alternatif aux GAFAM dédié à une communauté de spectateurs à la Maison des métallos. Ce dispositif a nécessité de réinventer les « émoticônes usuelles » et des « filtres moins stéréotypés ». Pour l’artiste Rocio Berenguer : « ces outils, hypertechniques […], qui nous incitent à un comportement de consommateurs, doivent être détournés, piratés.» Valéry Cordy, intervenante à l’école d’art de La Cambre, plaide pour un « apprentissage du code et une culture technique la plus large et approfondie possible » afin de sortir d’un usage passif.

Ce tour de piste des enjeux numériques ne saurait être exhaustif sans évoquer les arts numériques. Lisa Pignot et Emmanuel Vergès écrivent à leur propos qu’ils « brouillent les frontières et les balises académiques de notre conception de l’art ». Et Clément Thibault de préciser : « L’obsolescence qui touche les hardwares comme les softwares contraint les artistes à une posture d’expérimentation permanente ».

Et si certains usages développés sur le Web se révélaient stimulants pour les problématiques culturelles ? Les chercheuses Camille Jutant et Sarah Cordonnier décrivent les échanges d’une communauté en ligne consacrés au tricot comme inspirants pour la médiation : « Les nombreuses formes de médiation hétérogènes observables sur ravelry.com ont pour point commun la tolérance et l’hospitalité. L’ignorance est toujours accueillie avec bienveillance et s’expose donc très régulièrement ». Loup Wolff, chef du DEPS, se questionne, quant à lui, sur les nouveaux modes de recommandation culturelle qui émanent des réseaux sociaux. Il note « l’indifférence aux prescriptions culturelles des institutions » d’une partie de la jeunesse qui s’est tournée vers « des mécanismes de recommandation horizontale, de fonctionnement communautaire ». « Autant de bouleversements qui réinterrogent la mission des politiques culturelles quant à l’élargissement des publics, la priorité donnée à la fréquentation des établissements culturels ». Dès lors, en quoi consisterait une politique culturelle numérique ? In fine, Vincent Guillon et Emmanuel Vergès proposent d'y répondre en identifiant une série de dilemmes que les politiques culturelles posent au numérique(et inversement).


Carnet d'étonnements

dentifier les députés distraits lors des séances plénières, c'est l'idée de Dries Depoorter, un artiste numérique belge. A partir des vidéos de la chaîne youtube du Parlement flamand, l'intelligence artificielle « The Flemish Scrollers » repère les élus déconcentrés par leurs smartphones. Les vidéos sont alors postées sur les réseaux sociaux, les politiciens tagués. Une façon de questionner des thèmes comme l'exercice de la représentation politique, la surveillance, la vie privée, l’intelligence artificielle et les médias sociaux.

« Avenue de Hongkong libre », « Avenue du dalaï-lama », « Route des martyrs ouïghours »… : le maire de Budapest a décidé de renommer le nom de plusieurs rues de la ville pour montrer son opposition à l’installation d’un campus chinois. Un pied de nez pour contester le projet défendu par Viktor Orban.