Après avoir asphyxié Cuba sur le terrain pétrolier, Washington resserre à présent l’étau sur son assiette. En visant, en juillet dernier, l’importateur d’État GECOMEX et l’opérateur portuaire GEMAR, l’administration Trump s’en prend directement à la capacité de l’île à produire, transformer et importer sa propre nourriture. La stratégie est limpide : faire de la dépendance alimentaire cubaine un levier de pression politique, quitte à aggraver une crise déjà qualifiée de « Gaza silencieuse » par une délégation du Congrès. Entre effondrement des rendements agricoles et promesses inabouties de l’agroécologie, c’est la souveraineté alimentaire de l’île qui s'effondre. Par Logan McMillen, traduction Alexandra Knez.
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Après avoir asphyxié Cuba sur le terrain pétrolier, Washington resserre à présent l’étau sur son assiette. En visant, en juillet dernier, l’importateur d’État GECOMEX et l’opérateur portuaire GEMAR, l’administration Trump s’en prend directement à la capacité de l’île à produire, transformer et importer sa propre nourriture. La stratégie est limpide : faire de la dépendance alimentaire cubaine un levier de pression politique, quitte à aggraver une crise déjà qualifiée de « Gaza silencieuse » par une délégation du Congrès. Entre effondrement des rendements agricoles et promesses inabouties de l’agroécologie, c’est la souveraineté alimentaire de l’île qui s'effondre. Par Logan McMillen, traduction Alexandra Knez.