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14.09.2026 à 12:20

Ugo Bertet
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"Rendez-vous à Rovaniemi : des dirigeants de l'Union européenne se réunissent […] dans le nord de la Finlande pour discuter de quelle façon renforcer la présence du bloc dans l'Arctique, une région où les tensions géopolitiques ont atteint des sommets ces derniers mois" [Courrier international]. Parmi les enjeux, les "nouvelles routes maritimes rendues possibles par […]

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Texte intégral (1805 mots)
Dimanche 13 septembre, le Premier ministre finlandais, Petteri Orpo, reçoit la haute-représentante de l'UE Kaja Kallas en marge du sommet européen sur l'Arctique - Crédits : Conseil européen

"Rendez-vous à Rovaniemi : des dirigeants de l'Union européenne se réunissent […] dans le nord de la Finlande pour discuter de quelle façon renforcer la présence du bloc dans l'Arctique, une région où les tensions géopolitiques ont atteint des sommets ces derniers mois" [Courrier international].

Parmi les enjeux, les "nouvelles routes maritimes rendues possibles par le recul de la banquise arctique dû au changement climatique, mais aussi des gisements de matières premières inexploités et des menaces pour la sécurité liée aux activités militaires de la Russie et de la Chine", écrit Die Zeit.

Un espace hautement convoité

"Pays le plus septentrional de l'Union européenne, la Finlande n'a pas été choisie au hasard pour accueillir ce sommet. Il partage plus de mille kilomètres de frontière avec la Russie, qui s’étire elle-même sur près de 5 000 kilomètres le long du cercle polaire" [France info].

Il y a encore quelques mois, le président américain Donald Trump a menacé d’annexer le Groenland à plusieurs reprises, "en raison de sa position militaire-stratégique, mais aussi en raison des ressources minérales suspectées sur place" [Die Zeit]. Le Kremlin a lui aussi "accru sa présence [dans l'Arctique] ces dernières années, qu'il s’agisse d'extraction minière, pétrolière, ou de bases militaires" [France info] mais également par "l’activité [de] sous-marins russes […] révélée par la Norvège et la Grande-Bretagne" [Die Welt].

Surtout, "la fonte de la banquise ouvre […] de nouvelles perspectives économiques et stratégiques" aux grandes puissances, avec une intensification de la présence russe, américaine et chinoise sur ces nouvelles routes maritimes, navigables "pendant des périodes de plus en plus longues à mesure que la banquise recule" [Courrier international].

La Finlande, qui peut compter sur la présence de nombreux responsables européens, dont "le Premier ministre polonais Donald Tusk et la Première ministre danoise Mette Frederiksen" [Yle] ainsi que le chancelier allemand et le ministre français des Affaires étrangères, souhaite toutefois "clairement montrer lors des discussions que l’Arctique doit être considéré comme une partie intégrante de la sécurité européenne et en aucun cas uniquement d’un point de vue scientifique et économique" [Die Welt].

Vers un renforcement stratégique de l'UE

"La réunion intervient alors que la Commission européenne devrait présenter, d'ici les prochaines semaines, une nouvelle stratégie pour l'Arctique. Ce document doit définir les grandes orientations de Bruxelles dans la région pour les années à venir" [Courrier international]. Selon le Premier ministre finlandais, "l’Union européenne a un intérêt direct dans sa stabilité, sa sécurité et son développement durable" [Die Zeit].

Dans ce sens, plusieurs représentants de l'UE sont également présents à Rovaniemi, dont "la haute représentante de l’UE Kaja Kallas ainsi que le commissaire chargé des partenariats internationaux Jozef Síkela" [Yle]. D'après ce dernier, "l'Arctique est extrêmement important pour l’Europe. Tout ce qui s'y passe a des répercussions directes chez nous, qu'il s’agisse de climat, de sécurité ou d’économie. […] Nous devons davantage prendre en compte la géopolitique" [France info].

"La Commission européenne a l’intention d’utiliser les résultats du sommet pour élaborer la nouvelle stratégie arctique prévue. La Finlande souhaite en particulier s’assurer que les capacités européennes de brise-glace soient incluses comme projet concret" [Die Welt], une proposition reprise par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui évoquait, il y a quelque temps,  une "flotte européenne de brise-glace" pour la sécurité arctique, complète le média allemand.

Ce sommet sur l'Arctique intervient se déroule aussi une semaine seulement après la visite d'Ursula von der Leyen au Groenland, au cours de laquelle elle avait annoncé "un programme d’investissement de 200 millions d’euros" [Die Welt]. "L’UE souhaite envoyer un signal aux États-Unis qu’elle ne restera pas inactive et ne laissera pas le terrain à d’autres, mais veillera à ses intérêts dans la région", analyse Tobias Etzold, du réseau d’experts Forum Northern European Politics [Die Welt].

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11.09.2026 à 12:32

Léa Deseille
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"Le 11 septembre 2001, le monde est saisi d’effroi" [Le Dauphiné Libéré]. "Deux avions détournés par des pirates de l’air percutent les tours jumelles du World Trade Center à New York qui s’effondrent. Un troisième s’écrase contre le Pentagone tandis qu’un quatrième qui visait la Maison-Blanche ou le Capitole se crashe en Pennsylvanie", rappelle le […]

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Texte intégral (1767 mots)
Après les attentats du 11 septembre 2001, les États membres de l’Otan ont décidé pour la première fois d’invoquer l’article 5 du traité - Crédits : Michael Foran / Flickr CC BY-NC-SA 2.0
Après les attentats du 11 septembre 2001, les États membres de l’Otan ont décidé pour la première fois d’invoquer l’article 5 du traité - Crédits : Michael Foran / Flickr CC BY-NC-SA 2.0

"Le 11 septembre 2001, le monde est saisi d’effroi" [Le Dauphiné Libéré]. "Deux avions détournés par des pirates de l’air percutent les tours jumelles du World Trade Center à New York qui s’effondrent. Un troisième s’écrase contre le Pentagone tandis qu’un quatrième qui visait la Maison-Blanche ou le Capitole se crashe en Pennsylvanie", rappelle le quotidien régional.

"Près de 3 000 personnes sont mortes ce jour-là. Selon un rapport publié cette année par Sage, aux 2 753 morts initialement recensés au World Trade Center se sont ajoutés plus de 2 000 décès supplémentaires, attribués à des maladies liées aux attentats du 11 septembre", écrit Euronews.

Un choc américain, une réponse transatlantique

Si le choc a d'abord frappé les États-Unis, ses conséquences ont rapidement touché l'Europe, de la solidarité atlantique aux politiques de sécurité intérieure. "Les attentats du 11 septembre 2001 font partie de la mémoire collective contemporaine. Mais pour la diplomatie américaine, comme pour le regard porté par le reste du monde sur le pays, il s'agit d'un moment de rupture sans précédent", analyse RFI.

"Il y a vingt-cinq ans, le monde a changé de trajectoire", considère El País. Pour les Européens, le premier effet institutionnel est venu de l'Otan. "Après les attentats du 11 septembre 2001, les États membres de l’Otan ont décidé pour la première fois d’invoquer l’article 5 du traité", rappelle Euronews. Un dispositif au cœur de l'Alliance, selon lequel une attaque armée contre un pays membre est considérée comme dirigée contre tous les membres.

L'Europe dans les guerres d'Afghanistan et d'Irak

Cette décision ouvre ainsi une séquence voyant certains pays européens s'engager aux côtés des États-Unis. Ces derniers "ont déclenché une intervention militaire en Afghanistan. De nombreux alliés, dont l'Allemagne, ont participé à l'opération 'Enduring Freedom', initialement menée par les États-Unis", rappelle Euronews.

Deux ans plus tard, en 2003, George W. Bush lance l'opération "Iraqi Freedom" contre le régime de Saddam Hussein. Soutenue par le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Italie, mais rejetée par la France et l'Allemagne, cette intervention divise profondément les Européens. "[La guerre] d'Afghanistan était légale et soutenue par une grande partie du monde ; celle d'Irak, en 2003, a été entreprise sans aval des Nations unies, rejetée par une grande partie de l'Occident, et a provoqué une rupture interne au sein de l'UE", pointe El País.

Dès lors, les États-Unis "s’enferrent dans une guerre civile qui va faire émerger le djihad européen", estime Yves Trotignon, ancien cadre de la DGSE, dans une interview pour Le Monde. "Les racines profondes de l’attentat du 13 novembre 2015 à Paris, ce sont les djihadistes européens, notamment français, qui avaient commis un attentat au Caire, en 2009, et projetaient déjà une attaque contre le Bataclan, à Paris", poursuit le spécialiste.

Des politiques antiterroristes à l'autonomie stratégique

Vingt-cinq ans plus tard, l'héritage du 11-Septembre se lit aussi dans les politiques de sécurité. En France, "depuis les attentats du 11-Septembre, les dispositions touchant à la lutte antiterroriste […] ont été complétées et renforcées plus d’une année sur deux […] que ce soit dans le cadre de lois spécifiques ou de textes plus généraux ayant trait à la sécurité publique", relève Le Monde. Le quotidien cite notamment la loi sur le renseignement de 2015, actualisée en 2021, et la loi sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme de 2017, qui a fait entrer dans le droit commun plusieurs mesures issues de l'état d'urgence.

Au-delà de la lutte antiterroriste, plusieurs journaux voient dans le 11-Septembre le point de départ d'une recomposition plus large des équilibres internationaux. Pour El País, le quart de siècle écoulé a vu les États-Unis se replier davantage sur leurs priorités de sécurité, la Russie suivre une trajectoire plus révisionniste et la Chine renforcer son modèle de puissance économique dirigée.

Dans ce contexte, le quotidien espagnol estime que les Européens doivent tirer les leçons de cette période. "Pour l’Union européenne, la voie qui s’est dessinée au cours de ces 25 dernières années semble claire : elle ne peut plus compter sur la protection des États-Unis, elle doit se doter d’une force militaire crédible pour contrer la Russie et elle a besoin d’instruments pour protéger son économie de l’interventionnisme chinois", assure El País. "Ce qui est beaucoup moins clair, c’est si l’Europe est enfin prête à emprunter cette voie", conclut le quotidien espagnol.

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10.09.2026 à 13:16

Léa Deseille
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Dans une allocution télévisée, le président de la Serbie, Aleksandar Vučić, a annoncé mercredi 9 septembre "la dissolution de l’Assemblée nationale et la décision de convoquer des élections législatives anticipées, qui auront lieu le 25 octobre 2026", rapporte Politika. "Nous avons besoin de résultats électoraux qui détermineront et montreront clairement la volonté des citoyens - […]

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Le président serbe, Aleksandar Vučić, prononce un discours après avoir rencontré le président du Conseil européen, António Costa, en juin 2026 - Crédits : Conseil européen
Le président serbe, Aleksandar Vučić, prononce un discours après avoir rencontré le président du Conseil européen, António Costa, en juin 2026 - Crédits : Conseil européen

Dans une allocution télévisée, le président de la Serbie, Aleksandar Vučić, a annoncé mercredi 9 septembre "la dissolution de l’Assemblée nationale et la décision de convoquer des élections législatives anticipées, qui auront lieu le 25 octobre 2026", rapporte Politika. "Nous avons besoin de résultats électoraux qui détermineront et montreront clairement la volonté des citoyens - où, dans quelle direction et quelle voie la Serbie va", a-t-il précisé.

Cette décision intervient après que le Premier ministre, Đuro Macut, a appelé lundi à la tenue de nouvelles élections, dans le but "d'apaiser les tensions au sein de la société [serbe]" [Politico].

Et pour cause. Le pays est traversé depuis novembre 2024 par un "vaste mouvement de protestation né de l'effondrement d'un auvent dans la gare de Novi Sad, dans le nord du pays" [France 24]. "Cet accident, qui a fait 16 morts, a provoqué la colère de centaines de milliers de citoyens, emmenés par un mouvement étudiant, qui y voyaient le résultat de la corruption qui gangrène [le pays]", poursuit le média français.

"L’opposition accuse également Vučić et ⁠ses alliés de violence contre les opposants politiques, des liens avec la criminalité organisée et la restriction de la liberté des médias" [Die Zeit], accusations que rejette le président serbe.

Une "campagne électorale" avant l'heure

"Dirigeant nationaliste, Aleksandar Vučić, 56 ans, est au pouvoir en tant que Premier ministre ou comme président depuis plus d’une décennie" [Le Monde]. "Son parti, le Parti progressiste serbe, est classé comme conservateur de droite et populiste de droite", souligne Die Zeit. Élu président en 2017, et réélu en 2022, Vučić a récemment affirmé "qu’il allait démissionner aussitôt après avoir officiellement convoqué les législatives, pour se lancer dans la campagne, laissant entrevoir son ambition de revenir au poste de Premier ministre" [Le Monde]. Il pourrait ainsi conserver le pouvoir, "quel que soit son titre officiel", analyse Die Zeit.

Ces dernières semaines, le président serbe a parcouru la Serbie pour "rencontrer des citoyens et parler des projets économiques et de leurs besoins" [France 24]. Le gouvernement a par ailleurs annoncé "une enveloppe de 980 millions d'euros qui seront distribués […] à plusieurs catégories de citoyens, pour répondre à la crise énergétique et à la hausse des prix" avec, comme premiers bénéficiaires, "les retraités, les vétérans de guerre et certaines catégories sociales".

Face à ce que l'opposition considère comme une "'campagne électorale' avant l'heure" [France 24], les étudiants ont annoncé qu'ils présenteraient leur propre liste au scrutin.

Un État candidat qui s'éloigne de l'Union européenne

Le président Vučić a estimé, pendant son allocution de mercredi, que "la Serbie a choisi une bonne voie européenne, mais en préservant en même temps les amitiés traditionnelles, la fierté nationale et la dignité" [Politika].

Candidate à l'adhésion à l'UE depuis 2012, la Serbie "piétine en raison de réformes jugées insuffisantes en matière d'État de droit ainsi que des tensions persistantes avec le Kosovo" [Le Figaro], ce qui inclut notamment "la mise en place des conditions nécessaires à la tenue d'élections libres et équitables" [Die Zeit]. La Serbie entretient également des "liens étroits avec la Russie", qu'elle refuse de sanctionner depuis 2022 et la guerre d'agression russe en Ukraine.

Cette même semaine, des milliers de personnes se sont rassemblées pour assister aux funérailles du criminel de guerre Ratko Mladic. "Condamné à la prison à perpétuité par un tribunal de l'ONU pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, Ratko Mladić a été inhumé lundi à Belgrade avec les honneurs militaires et en présence de représentants du gouvernement" [Deutsche Welle]. Un événement qui a indigné Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ayant qualifié ces images de "choquantes".

Les élections législatives anticipées du 25 octobre prochain pourraient "mettre le modèle de Vučić à l’épreuve" [Deutsche Welle]. Toutefois, "l’opposition politique en Serbie reste fragile" et personne "ne s'attend à ce qu'une seule élection suffise à redresser les institutions serbes ou à modifier fondamentalement les relations du pays avec l'UE", conclut le média allemand.

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