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24.04.2026 à 12:05

Emmanuel Macron se rend en Grèce pour renouveler un pacte de défense

Léa Deseille
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"Messages stratégiques et programme chargé", titre le CNN grec. "Attendu vendredi [24 avril] en Grèce pour une visite de deux jours, Emmanuel Macron a de très nombreux sujets sur lesquels plancher avec son homologue, le Premier ministre Kyriákos Mitsotákis", [Les Échos]. "Le renforcement et le prolongement de la coopération franco-grecque en matière de défense et […]

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Texte intégral (1877 mots)
Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, et le président français Emmanuel Macron, lors d'un sommet informel à Versailles, en mars 2022 - Crédits : Conseil européen
Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, et le président français Emmanuel Macron, lors d'un sommet informel à Versailles, en mars 2022 - Crédits : Conseil européen

"Messages stratégiques et programme chargé", titre le CNN grec. "Attendu vendredi [24 avril] en Grèce pour une visite de deux jours, Emmanuel Macron a de très nombreux sujets sur lesquels plancher avec son homologue, le Premier ministre Kyriákos Mitsotákis", [Les Échos]. "Le renforcement et le prolongement de la coopération franco-grecque en matière de défense et de sécurité vont être au cœur des discussions", complète Le Télégramme.

"Le voyage de deux jours du président français à Athènes […] revêt une importance particulière car il intervient dans un contexte d'incertitudes géopolitiques accrues", considère le journal économique grec Naftemporiki. "L'Europe cherche à franchir une nouvelle étape tant pour renforcer sa compétitivité que pour élaborer une politique de défense plus cohérente, complémentaire à celle de l'Otan", poursuit le quotidien.

Renouvellement d'un accord de défense

Le voyage "intervient à un moment où les [discussions] concernant un 'parapluie nucléaire' suscitent un débat public" [Naftemporiki]. "Paris, seule puissance nucléaire de l'UE, cherche à renforcer son rôle en étendant son 'parapluie nucléaire' à d'autres pays, dont la Grèce", estime l'avocat, universitaire international et professeur d'écoles militaires, Ioannis Papafloratos, cité par CNN.

"La France considère la Grèce comme un acteur régional crucial", selon To Víma. "La position géopolitique de la Grèce, située entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique, la place au cœur de multiples dynamiques régionales interdépendantes", complète le journal. Plus particulièrement, les dirigeants vont discuter de "la coopération en matière de défense, les petits réacteurs modulaires, la recherche et l'innovation", détaille I Kathimeriní.

Des avancées concrètes sont également attendues. "Comme Paris, Athènes espère que cette visite du président de la République 'va sceller le renouvellement' de l'accord initial de partenariat stratégique sur cinq ans en matière de défense et de sécurité, signé en septembre 2021 à Paris", note TF1info. "Le partenariat stratégique franco-grec sera renouvelé 'non pas pour cinq ans, mais pour une période de tacite reconduction'", assurent Les Échos. Un texte important pour la défense européenne. "L'accord comprenait également une clause de défense mutuelle (article 2) qui, bien que symboliquement importante, reste juridiquement plus limitée que l'article 5 de l'Otan", nuance le quotidien grec To Víma.

Étendre la coopération franco-grecque

Par ailleurs, le président français et le Premier ministre grec vont aborder un sujet "un peu plus brûlant que les autres" [Les Échos]. Selon le quotidien national, "le président français pousse pour qu'Athènes cède une partie de ses Mirage à Kiev, en échange d'une vente de Rafale neufs à la Grèce". "Les discussions, denses si ce n'est tendues, portent sur la cession d'une dizaine de Mirage 2000-5 par la Grèce à l'Ukraine, qui réclame davantage d'appareils. La France propose en échange que Dassault fournisse de nouveaux Rafale à son partenaire méditerranéen, potentiellement à un prix avantageux", précise le média.

D'autres dossiers vont également être traités. "La sécurité de la navigation devrait aussi être abordée lors des entretiens d’Emmanuel Macron et du Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis, avec un accent particulier mis sur le détroit d’Ormuz fermé en raison de la guerre qui embrase le Moyen-Orient", avance Le Télégramme. "Pays avec une tradition de marine marchande et disposant de la flotte la plus importante au monde, Athènes participe activement à l'opération européenne Aspides mise en place en mer Rouge", rappelle TF1info.

"La coopération en matière de défense entre la Grèce et la France s'est considérablement développée depuis 2021 grâce à des exercices conjoints réguliers et à une intégration opérationnelle accrue", observe To Víma. "Cette visite du président français vise également à 'ouvrir la voie à un approfondissement supplémentaire de la coopération dans des domaines tels que l'économie, la protection civile et l'innovation'", ajoute TF1info. "Cette visite devrait confirmer la convergence stratégique entre Athènes et Paris, renforçant le rôle de la Grèce dans une période géopolitique critique pour l'Europe", conclut CNN.

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23.04.2026 à 13:50

Réunis à Chypre, les dirigeants européens valident définitivement le prêt de 90 milliards d'euros à Kiev

Amélie Philotas
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"'L'impasse est levée' : le prêt de 90 milliards d’euros à l'Ukraine [a été] définitivement validé par l'UE", titre Le Figaro. Réunis jeudi 23 et vendredi 24 avril à Chypre, les dirigeants européens ont confirmé la position des ambassadeurs, qui avaient déjà donné leur feu vert la veille. "De nouvelles sanctions contre la Russie" ont […]

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La question de l'aide à l'Ukraine était déjà au programme du dernier Conseil européen, le 19 mars 2026 - Crédits : Conseil européen
La question de l'aide à l'Ukraine était déjà au programme du dernier Conseil européen, le 19 mars 2026 - Crédits : Conseil européen

"'L'impasse est levée' : le prêt de 90 milliards d’euros à l'Ukraine [a été] définitivement validé par l'UE", titre Le Figaro. Réunis jeudi 23 et vendredi 24 avril à Chypre, les dirigeants européens ont confirmé la position des ambassadeurs, qui avaient déjà donné leur feu vert la veille. "De nouvelles sanctions contre la Russie" ont aussi été actées, "après la levée d'un véto de la Hongrie, a indiqué jeudi la présidence chypriote de l'UE", rapporte le quotidien national.

"Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué dans la foulée la validation définitive par les dirigeants européens de ce prêt. 'Ce paquet renforcera notre armée, rendra l'Ukraine plus résiliente et nous permettra de remplir nos obligations sociales envers les Ukrainiens', a-t-il dit dans un message sur Facebook" [Le Télégramme].

Le sommet qui a débuté aujourd'hui "devait initialement porter [avant tout] sur la guerre au Moyen-Orient et la crise énergétique. Mais le déblocage du prêt destiné à l'Ukraine a remis le soutien de l'Union européenne à Kiev au premier plan des discussions" [Politico]. Au programme également, "les discussions toujours sensibles [autour] du futur budget européen de 2028 à 2034", observe France 24.

Le déblocage du prêt à l'Ukraine définitivement validé

"Les Vingt-Sept, qui ont déjà donné 190 milliards d'euros [à l'Ukraine] en guerre depuis 2022" [Le Monde] ont ainsi tenu la promesse faite à Volodymyr Zelensky, également présent à Chypre. "Après plusieurs mois de blocage, les Hongrois ont [finalement] levé leur veto. C'est la reprise annoncée de la livraison de pétrole russe à Budapest via un oléoduc traversant l'Ukraine qui a dénoué la situation", rappelait ce jeudi matin La République des Pyrénées. Le déblocage effectif du prêt devrait quant à lui intervenir durant le deuxième trimestre de 2026, courant juin, a annoncé le commissaire européen à l'Économie, Valdis Dombrovskis.

Ce prêt désormais acté, "le président ukrainien compte bien profiter de sa visite pour rappeler ses homologues à leurs autres promesses" [Le Monde]. Outre le 20e paquet de sanctions contre la Russie aussi validé, la perspective de l'adhésion de l'Ukraine à l'UE doit aussi être abordée avant la fin de ce sommet. "Nous discuterons avec les dirigeants européens de l'ouverture de clusters (des ensembles de chapitres politiques du processus d'adhésion à l'UE qui sont négociés conjointement, ndlr) pour l'Ukraine – les conditions pour cela ont déjà été remplies" avait écrit Volodymyr Zelensky sur X avant son déplacement à Chypre, précise le journal du soir.

Des moyens pour faire face à la crise énergétique ?

Se réunir à Chypre, pays qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne, n'est pas qu'une simple formalité protocolaire. Cette réunion "revêt [également] une dimension symbolique puisque des bases de l'Otan y avaient été ciblées par des drones de fabrication iranienne au début du conflit [au Moyen-Orient]", rappelle TV5 Monde.

Les discussions autour du conflit au Moyen-Orient lors de ce sommet, dont l'UE subit les répercussions, sont prévues de longue date. "Avec le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, le conflit a de lourdes conséquences sur l'économie européenne, dont la facture pour s'approvisionner en pétrole et en gaz a bondi de 24 milliards d'euros en sept semaines", pointe la chaîne de télévision francophone. Dans tous les pays d'Europe, "les mesures dispendieuses se multiplient afin de soutenir les secteurs les plus exposés comme l'industrie lourde, l'agriculture et la pêche. Et l'Union européenne surveille comme le lait sur le feu une potentielle pénurie de kérosène", relève La République des Pyrénées.

Hormis les appels à plus de coordination sur les énergies fossiles et à la sobriété énergétique, TV5 Monde rappelle toutefois les "leviers limités" des Européens. "Pour cause, les finances de l'UE comme des États membres - de la France surtout - ne sont pas au mieux" [La République des Pyrénées]. De finances européennes, il sera aussi question au cours de ces deux jours de sommet. Les chefs d'État et de gouvernement doivent "aborder […] les discussions toujours sensibles sur les quelque 2 000 milliards d'euros du futur budget européen de 2028 à 2034. Les négociations s'annoncent comme souvent difficiles entre Paris, partisan de davantage d'investissements européens, et Berlin, prudent budgétairement", conclut France 24.

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22.04.2026 à 12:20

"Un coup dur porté à l'héritage d'Orbán" : la Cour de justice de l'UE liquide la loi anti-LGBTQI+ de la Hongrie

Valentin Ledroit
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"Hasard du calendrier : dix jours après la défaite de Viktor Orbán aux législatives hongroises, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) déboulonne l’une des lois les plus controversées de son long règne", note Le Point. Mardi 21 avril, la Cour a estimé qu'une loi promulguée en 2021 par le gouvernement hongrois, "censée 'protéger' […]

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En 2025, le gouvernement hongrois avait amendé sa loi pour interdire la marche des fiertés de Budapest, qui s'était tout de même déroulée
En 2025, le gouvernement hongrois avait amendé sa loi pour interdire la marche des fiertés de Budapest, qui s'était tout de même déroulée - Crédits : The Left / Flickr CC BY-NC-SA 4.0

"Hasard du calendrier : dix jours après la défaite de Viktor Orbán aux législatives hongroises, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) déboulonne l’une des lois les plus controversées de son long règne", note Le Point.

Mardi 21 avril, la Cour a estimé qu'une loi promulguée en 2021 par le gouvernement hongrois, "censée 'protéger' les mineurs, a bien ciblé les minorités sexuelles" [Libération]. L'institution considère que "les réformes d'Orbán enfreignaient les règles de l'UE à plusieurs égards et, surtout, qu'elles violaient les valeurs fondatrices énoncées à l'article 2 du traité sur l'Union européenne – une conclusion sans précédent", souligne la BBC.

"Cette décision est historique à deux égards", renchérit Népszava. "D'une part, elle confirme que la politique du gouvernement Orbán, fondée sur l'exclusion et la stigmatisation, n'a pas sa place au sein de l'UE ; d'autre part, la CJUE a fait un pas important pour devenir non seulement la gardienne de l'union économique, mais aussi celle de nos valeurs fondamentales communes", écrit le quotidien hongrois d'orientation sociale-démocrate.

Une loi "honteuse" dénoncée par l'Union européenne

La loi hongroise de 2021 adoptée par le Fidesz de Viktor Orbán visait "à restreindre ou à interdire la 'promotion' de l'homosexualité et de la transition de genre" auprès des moins de 18 ans, retrace Politico. "[Étaient] donc visés les chaînes de télévision, les livres, les publicités. Comme si l’évocation d’un couple gay dans une série télévisée, comme Friends, relevait de la pornographie", ironise Le Point. L'année dernière, le Parlement hongrois avait "adopté un nouvel amendement autorisant l'interdiction des manifestations publiques impliquant la communauté LGBTQI+, comme la célèbre marche des fiertés de Budapest, qui s'était tout de même déroulée", ajoute la BBC.

Le Point rappelle qu'en adoptant un texte similaire en 2013, la Russie avait déjà été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme quatre ans plus tard et conclut : "Orbán imitait le voisin russe sans trop se cacher".

En 2021, la Commission européenne et sa présidente Ursula von der Leyen avaient immédiatement réagi, qualifiant de "honte" le texte adopté par la Hongrie. "La Commission avait finalement saisi la Cour de justice de l'affaire, avec le soutien de 15 États membres et du Parlement européen", poursuit Politico.

La CJUE a donné raison à l'exécutif européen en déclarant que la législation hongroise "stigmatise et marginalise les personnes non cisgenres [dont le genre déclaré ne correspond par à leur sexe déclaré à la naissance, ndlr], y compris les personnes transgenres", relaie Euronews. La Cour relève également des failles juridiques sur la protection des données. Selon l'institution, Budapest a également "enfreint les règles de confidentialité du RGPD [règlement général sur la protection des données] en modifiant sa loi sur le casier judiciaire afin d’accorder au grand public un large accès aux données personnelles des délinquants sexuels condamnés pour des crimes contre des enfants" [Euractiv].

Un nouveau revers pour Viktor Orbán

"Ce jugement historique porte un coup dur à l'héritage du Premier ministre sortant Viktor Orbán, alors que son rival de longue date, Péter Magyar, s'apprête à prendre ses fonctions le mois prochain", après sa victoire lors des récentes élections législatives [Politico].

Face à ce nouveau revers, les partisans du Premier ministre sortant ont qualifié la décision de la CJUE de "manœuvre politique orchestrée par Bruxelles" ou encore de "preuve supplémentaire que l’UE s’est orientée vers un cadre idéologique woke", rapporte Euractiv.

De son côté, "Péter Magyar n’avait pas fait de la question LGBTQI+ un axe central de sa campagne", rappelle Le Point. "Il avait été vague, prudent, soucieux de ne pas effaroucher un électorat conservateur arraché au Fidesz vote par vote, comté par comté, au cours de son long périple de dix-huit mois à travers 700 communes du pays".

Au soir de sa victoire, l'homme de 45 ans avait évoqué sa volonté de faire de la Hongrie "un pays où personne n’est stigmatisé s’il aime quelqu’un d’autre ou d’une manière différente que la majorité", relève l'hebdomadaire. "Ce soir-là, la promesse était là : l’homophobie à Budapest n’est plus la ligne officielle du gouvernement" [Le Point].

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