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13.05.2022 à 18:04

« 77% des français s’attendent à une explosion sociale dans les prochains mois » par Luc Auffret

maouina@qg.media

Plus de trois français sur quatre (77%) pensent qu’une explosion sociale peut éclater dans le pays dans les prochains mois selon un sondage Ifop pour Sud Radio, soit 9 points de plus qu’en octobre 2021. Du jamais vu aux lendemains d’une présidentielle. Parmi ces 77%, 25% sont « certains » qu’une explosion sociale arrivera dans les … Continued
Texte intégral (522 mots)

Plus de trois français sur quatre (77%) pensent qu’une explosion sociale peut éclater dans le pays dans les prochains mois selon un sondage Ifop pour Sud Radio, soit 9 points de plus qu’en octobre 2021. Du jamais vu aux lendemains d’une présidentielle.

Manifestation du « convoi de la liberté » contre Emmanuel Macron et le pass sanitaire le 12 février 2022

Parmi ces 77%, 25% sont « certains » qu’une explosion sociale arrivera dans les prochains mois et 52% l’estime « probable ». Dans le détail, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle sont les plus nombreux à le penser (90%) suivi par les électeurs d’Eric Zemmour et de Marine Le Pen avec respectivement 89% et 86% s’attendant à une explosion sociale.

Ce sentiment que des troubles sociaux sont à venir dans le pays est aussi partagée par les deux tiers des électeurs d’Emmanuel Macron et de Valérie Pécresse (67% et 69%).

Vers un troisième tour social 

Alors que la réélection d’Emmanuel Macron en avril a été marquée par des manifestations spontanées dans plusieurs villes de France dès l’annonce des résultats ainsi que par la mobilisation d’une partie de la jeunesse durant l’entre-deux tours, ce second quinquennat pourrait être marqué par un vaste mouvement social, alors que la très contestée réforme des retraites devrait faire son retour dès cet été. Le 25 avril, au lendemain du second tour, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait déclaré sur France Info ne pas exclure l’utilisation du 49.3 pour faire passer cette réforme ajoutant tout de même qu’il ne le souhaitait pas.

Un probable futur mouvement social, qui s’inscrit dans une colère plus vaste s’exprimant depuis plusieurs années dans le pays. En effet, la France connaît depuis les manifestations contre la Loi El Khomri en 2016, une succession quasi permanente de mobilisations sociales avec la survenue du mouvement des gilets jaunes en novembre 2018, jusqu’à la mobilisation contre le pass sanitaire en passant par le mouvement contre la réforme des retraites ou contre la loi Sécurité Globale.

Luc Auffret 

11.05.2022 à 18:04

« Après le choc d’inflation, le spectre de la récession » par Jonathan Marie

QG

L’inflation et le ralentissement de l’activité économique sont en train d’obscurcir fortement l’avenir français, si on se réfère aux publications faites par l’Insee, fin avril 2022, avec un taux d’inflation à 4,8 % et une croissance nulle au premier trimestre. De quoi recommander des hausses de salaires indexées sur l’inflation aux dires de l’économiste Jonathan … Continued
Texte intégral (1951 mots)

L’inflation et le ralentissement de l’activité économique sont en train d’obscurcir fortement l’avenir français, si on se réfère aux publications faites par l’Insee, fin avril 2022, avec un taux d’inflation à 4,8 % et une croissance nulle au premier trimestre. De quoi recommander des hausses de salaires indexées sur l’inflation aux dires de l’économiste Jonathan Marie, membre des Économistes Atterrés, pour qui l’inflation actuelle tend à perdurer en raison d’une incertitude globale, accentuée par la guerre russo-ukrainienne. Cette guerre doit pour lui être l’occasion d’une réflexion sur la question de la dépendance énergétique, autant pour réduire la pression sur les ménages que pour répondre à un « impératif écologique ». Interview par Jonathan Baudoin

Jonathan Marie est maître de conférences en économie à l’Université Sorbonne Paris Nord, membre du collectif les Économistes Atterrés.

QG: Selon l’Insee, le taux d’inflation en France a été de 4,8% sur un an au mois d’avril. Dans quelle mesure ce taux d’inflation pèse sur la croissance économique, sachant qu’elle a été nulle au premier trimestre 2022 ?

Jonathan Marie : L’inflation risque de grever l’activité par deux vecteurs principaux : le principal, c’est l’évolution des revenus réels des travailleurs. Les salaires ne progressent pas au même rythme que les prix et cette perte de revenu réel des travailleurs va freiner la consommation, et donc l’activité économique. Le second vecteur, c’est l’attitude des entreprises. Il est probable que l’activité anticipée par les entrepreneurs soit revue à la baisse, en particulier parce que la demande liée à la consommation des ménages baisse, et donc que l’investissement soit finalement moins important qu’attendu. Ce mécanisme serait encore accru si les taux d’intérêt devaient augmenter suite aux décisions de la BCE (Banque Centrale Européenne). Tout cela nourrit le spectre de la récession.

QG : Dans nos colonnes, l’ancien trader Anice Lajnef indiquait récemment que la spirale inflationniste actuelle desservait les travailleurs, les épargnants, tandis que les « possédants » en tirait profit. Partagez-vous ce point de vue ?

Oui, complètement. C’est ce que nous avions indiqué dans une note des Économistes atterrés que j’ai écrite avec Virginie Monvoisin en février dernier. Nous indiquions que les coûts des entreprises, autres que le coût salarial, s’élevaient actuellement, en particulier par la hausse des matières premières et de l’énergie. Mais l’augmentation de l’inflation est aussi la preuve que, globalement, les entreprises sont dans la capacité de répercuter ces hausses de coûts dans les prix finaux. Bien sûr, ce sont les plus grandes entreprises qui parviennent ainsi à maintenir leurs marges, voire même à les augmenter. Mais in fine, ce sont bien les salariés qui eux voient leurs revenus réels diminuer car les salaires n’augmentent pas. Les épargnants sont perdants aussi, en tous cas ceux qui épargnent à taux fixes. De plus, ce choc inflationniste intervient alors que la part des revenus du travail dans le PIB était déjà historiquement faible. Il est donc nécessaire de répartir le coût de l’inflation, et de soutenir les revenus du travail.

Jerome Hayden Powell, président de la FED (Federal Reserve System), la Réserve fédérale des États-Unis, a lancé une politique anti-inflation agressive depuis le printemps 2022

QG : Doit-on s’attendre à une amplification de l’inflation au fur et à mesure que la guerre russo-ukrainienne perdurera ? Si oui, est-ce qu’une bascule dans l’hyperinflation est à envisager ?

L’inflation peut être amenée à perdurer effectivement, on est vraiment dans une incertitude radicale. Les chaînes globales de production sont encore susceptibles de subir des ruptures et un tel contexte géopolitique favorise toujours la hausse des prix. En revanche, la crainte de l’hyperinflation est absolument injustifiée. L’hyperinflation, c’est le rejet de la monnaie domestique, son remplacement par une autre monnaie (par exemple le dollar) qui concurrence petit à petit la monnaie officielle. Dans les économies qui ont vécu des hyperinflations et donc l’effondrement complet de la monnaie, il y a systématiquement eu un processus dans lequel la hausse des prix qui précédait l’hyperinflation allait de pair avec le développement de l’indexation des contrats sur le taux de change, et le développement de l’endettement dans la devise plutôt que dans la monnaie domestique. Ces phénomènes ne sont absolument pas observés aujourd’hui dans l’UE, ni de manière générale dans les économies dites avancées.

QG : La Réserve fédérale américaine (Fed) a relevé ses taux directeurs pour faire face à l’inflation, ce mercredi 4 mai. Est-ce que la Banque centrale européenne (BCE) va lui emboîter le pas ou temporiser, craignant de générer un effet récessif sur l’économie réelle, selon vous ?

Vous avez raison, la Fed ou la Banque d’Angleterre ont durci leurs politiques monétaires et relèvent leurs taux d’intérêt directeurs, c’est-à-dire le taux d’intérêt auquel les banques commerciales obtiennent la liquidité auprès de la banque centrale. Par effet de répercussion, ces augmentations de taux vont élever le coût de l’endettement pour les agents non financiers. C’est par ce mécanisme qu’on freine l’inflation : en agissant ainsi, on freine l’activité économique et on décourage les entreprises d’élever leurs prix car elles craignent alors de perdre encore plus de débouchés au profit de leurs concurrents. Mais l’inflation actuelle est provoquée par des hausses de coûts importés ; si la BCE augmente ses taux, on va certes faire baisser l’inflation, mais en générant de la baisse d’activité et en provoquant du chômage, en décourageant l’investissement, y compris l’investissement dans la transition écologique. Il y a donc un risque récessif important à relever les taux. Par ailleurs, une remontée des taux directeurs provoquerait une baisse des cours des obligations émises à faibles taux ces dernières années. La BCE craint aussi cet effet.

Pour le moment, la BCE a eu une communication prudente et ne s’est pas engagée dans la remontée des taux. Mais je crains que l’été soit marqué par des remontées de taux, qui seront décidées lors des réunions de juillet prochain, car de plus en plus de voix en faveur de ces mesures se font entendre.

« Le choc inflationniste est provoqué par la trop forte dépendance de nos économies aux importations, parfois depuis des pays peu recommandables. Il faut donc revoir nos modes de production et de consommation »

QG : Est-ce qu’on assiste à un retour de la stagflation, telle qu’elle fut observée dans les années 1970 ?

La situation actuelle n’est pas la même que celle des années 70. La stagflation de ces années-là était marquée par des fortes augmentations du chômage, de l’inflation et une baisse de l’activité économique, mais on partait d’une situation de plein emploi. Pour le moment on a la hausse des prix et un ralentissement de la croissance, mais il y a trois différences clés : le sous-emploi aujourd’hui, en particulier en France et en Europe, est beaucoup plus important qu’il ne l’était quand le choc pétrolier de 1973 est survenu ; les salariés ne parviennent pas aujourd’hui à obtenir des hausses de salaires ; et le choc inflationniste actuel, qui suscite une baisse de la part des salaires dans le PIB, survient alors que la part des salaires dans le PIB a déjà baissé de 10 points environ depuis les années 1970 ! Si la stagflation des années 1970 provoquait une forte restriction des profits des entreprises (on parlait parfois même de profit squeeze), les salaires étant indexés et régulièrement réévalués, les choses se sont inversées aujourd’hui. Les salariés sont étouffés. Certains signaux sont un peu encourageants de ce point de vue : le syndicat allemand IG Metal a entamé des négociations pour obtenir une hausse des salaires de plus de 8% dans la sidérurgie ; si les hausses étaient de cet ordre cela aurait des effets sur l’ensemble des revendications syndicales en Europe. Aux États-Unis les salaires tendent déjà à augmenter depuis plusieurs mois. Il faut que cela soit aussi le cas en France ! L’État a un rôle à jouer en déclenchant des négociations tripartites (gouvernement, syndicats de travailleurs, représentants des entreprises) et bien sûr en réévaluant le point d’indice qui sert de base au calcul des rémunérations des fonctionnaires.

Le gouvernement doit aussi tirer la leçon de la situation actuelle : le choc inflationniste est provoqué par la trop forte dépendance de nos économies aux importations, parfois lointaines, parfois depuis des pays peu recommandables. Il faut donc revoir nos modes de production et de consommation pour atténuer notre dépendance à ces biens importés. C’est aussi un impératif écologique ! Et tant que cela n’est pas fait, il faut limiter l’inflation par des contrôles de prix quand c’est nécessaire et limiter les effets de l’inflation sur les salaires réels, par exemple en réinstaurant des mécanismes d’indexation automatique pour tous.

Propos recueillis par Jonathan Baudoin

Jonathan Marie est maître de conférences en économie à l’Université Sorbonne Paris Nord, membre du collectif les Économistes Atterrés. Il est coauteur de La dette publique, Précis d’économie citoyenne (avec Eric Berr, Léo Charles, Arthur Jatteau et Alban Pellegris, éditions du Seuil, 2021)

10.05.2022 à 19:07

« Affaire LVMH contre François Ruffin: la loi peut-elle être contournée ou pire, achetée ? » par Jeanne Metzinger

maouina@qg.media

Entre 2013 et 2016, le député François Ruffin est en plein tournage de son documentaire Merci Patron !, au cours duquel il se fait espionner, lui et son journal, par le groupe LVMH de Bernard Arnault, via Bernard Squarcini (ancien directeur de la DGSI durant le mandat de Nicolas Sarkozy). Un procès est alors entamé entre … Continued
Texte intégral (1248 mots)

Entre 2013 et 2016, le député François Ruffin est en plein tournage de son documentaire Merci Patron !, au cours duquel il se fait espionner, lui et son journal, par le groupe LVMH de Bernard Arnault, via Bernard Squarcini (ancien directeur de la DGSI durant le mandat de Nicolas Sarkozy). Un procès est alors entamé entre les deux parties qui se soldera par un arrangement financier entre le groupe de luxe et la justice française. François Ruffin fait appel afin d’aborder deux questions importantes au cœur du débat entre la défense et les parties civiles, ce lundi 9 mai. LVMH a-t-il profité d’un écart dans la loi pour éviter d’aller jusqu’au procès? Plus important encore: le leader du luxe est-il un exemple d’un nouveau genre d’impunité juridique dans notre pays, le géant du luxe ayant payé dix millions d’euros d’amende pour faire abandonner les poursuites ? 

François Ruffin discute du procès à venir avec les journalistes et des soutiens (09/05/2022)

En ce début de procès, Dominique Potier, agriculteur et député de Meurthe-et-Moselle, est appelé à la barre par l’un des avocats de François Ruffin, maître Sarfati. Le but : expliquer la mise en place et le rôle de la CJIP (Convention Judiciaire d’Intérêt Public). Ce mot, répété pendant des heures, désignerait l’équivalent d’une sanction alternative pouvant être proposée par un procureur de la République. Cette procédure a été mise en place assez récemment, durant le quinquennat de François Hollande (2012-2017). Ainsi, une CJIP a été accordée à LVMH en décembre dernier, couvrant plusieurs délits présumés, comme la surveillance de François Ruffin et de la rédaction du journal qu’il a fondé et animait au moment des faits, Fakir. D’après le témoin: « Jamais nous aurions pu imaginer qu’un groupe de par sa puissance financière puisse s’affranchir de la justice en utilisant la CJIP ». Il ajoute que la liberté de la presse et la liberté de la vie privée « ne peuvent pas être prises en compte par la CJIP ».

La défense, menée par les avocats de LVMH, interroge Dominique Potier sur l’importance de la séparation des pouvoirs entre un parlementaire et un juge. A quoi riposte immédiatement le député à la barre : « Je suis très sensible à la séparation des pouvoirs, y compris celle du pouvoir économique et celui des juges. » Suite à cette riposte, les avocats de Bernard Arnault deviendront plus agressifs, allant jusqu’à contester le choix du témoin dans ce procès. 

Aujourd’hui, je suis là pour vous plus que pour moi”- François Ruffin 

Le tour est venu à François Ruffin de s’adresser à la Cour. A peine arrivé à la barre, il est applaudi par une partie du public. « Aujourd’hui, je suis là pour vous plus que pour moi. Quel est le sens du mot justice s’il suffit aux riches entreprises d’acheter leur impunité ?” déclare le député. Il continue, avec beaucoup d’émotion dans sa voix : « Il y a le fichage, l’espionnage, l’infiltration, le fait d’être suivi jusqu’à chez moi”. Grâce à la CJIP, il explique que LMVH “est exfiltré du dossier et n’aura pas à répondre de ses actes”.

Le député du groupe France Insoumise continue en parlant de la liberté de la presse et de l’espionnage de son journal : “En quoi l’association Fakir peut déstabiliser LVMH ?”. Plus largement, il dénonce une pression constante exercée sur les journalistes par les grandes firmes comme celle-ci, même à l’AFP. Le plus dur n’est pas “d’écrire des articles sur des politiciens comme on pourrait le penser, mais bien sur des grandes entreprises comme LVMH”. 

Il continue en expliquant que dix millions d’euros de la part de LVMH reviendrait pour lui à donner dix euros de sa poche : ça n’a aucun impact sur l’entreprise.

Bernard Arnault devant la commission d’enquête du Sénat sur la concentration des médias, où il avait été interrogé sur l’affaire d’espionnage (20/01/2022)

François Ruffin essaye de convaincre les magistrats en ajoutant “On est là, ici, pour que le Conseil constitutionnel soit présent dans un procès équitable”. Les avocats du député, maîtres Heinich et Sarfati demandent en effet à transmettre une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), permettant de contester la légitimité d’une loi par rapport à la Constitution. Ils souhaitent également dans un second temps faire juger comme “excessif » l’accord entre LVMH et la justice.

Quand on parle de justice à deux vitesses, on parle bien de cela”

Lors du plaidoyer, maître Sarfati dénonce ce qui découle de l’existence de la CJIP, à savoir une aide juridique pour les grandes entreprises. “Quand on parle de justice à deux vitesses, on parle bien de cela”. Il décrit la situation en rappelant à la cour que Bernard Arnault, menacé d’un procès public, a pu l’éviter en payant “0.02 % de son chiffre d’affaires« .

Sa consoeur continue en ajoutant “c’est de la vente, pas de la justice pénale”. Pour elle, cette cour d’appel a un caractère exceptionnel aujourd’hui: « pour une fois je vous envie, vous magistrat, de pouvoir rendre justice”.

Avocat de LVMH, Hervé Temime considère “qu’on ne peut pas faire appel pour excès de pouvoir”. Il poursuit en argumentant que l’accord basé sur la CJIP se serait fait avec des magistrats indépendants qui n’auraient à accorder aucune faveur auprès d’un puissant. 

La Cour d’Appel rendra sa décision le 31 mai 2022. 

Jeanne Metzinger

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