04.03.2026 à 00:01
(Istanbul, 3 mars 2026) – Le maire d'Istanbul et candidat à l’élection présidentielle en Turquie, Ekrem İmamoğlu, comparaîtra le 9 mars en tant que principal accusé dans un procès collectif pour corruption qui est basé sur des motifs politiques, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. La plupart des 407 accusés travaillaient pour la municipalité métropolitaine d'Istanbul.
Timeline of Key Actions Since 2024 against Ekrem İmamoğlu and the Republican People’s PartyEkrem İmamoğlu est détenu depuis un an dans le cadre d'enquêtes et de poursuites visant des élus de son parti, le Parti républicain du peuple (Cumhuriyet Halk Partisi’nin, CHP), principal parti d'opposition en Turquie. Un tribunal a ordonné sa détention le jour même où les membres du parti l'ont désigné comme leur candidat à la présidentielle. Human Rights Watch a publié une chronologie (en anglais) des actions gouvernementales qui corrobore les soupçons de motivation politique dans les poursuites engagées contre İmamoğlu et son parti.
« Le procès du maire Ekrem İmamoğlu fait suite à plus d'un an d'instrumentalisation du système judiciaire contre son parti et d'autres élus du CHP, alors qu'il est incarcéré », a déclaré Benjamin Ward, directeur adjoint de la division Europe et Asie centrale à Human Rights Watch. « Au vu de l'ensemble de ces affaires, il est difficile d'échapper à la conclusion que les procureurs cherchent à écarter İmamoğlu de la vie politique et à discréditer son parti, ce qui porte atteinte à la démocratie. »
Human Rights Watch a mené des entretiens avec des avocats de la défense, examiné des documents juridiques et des déclarations publiques du parquet d'Istanbul, et vérifié des informations parues dans les médias. Les chercheurs ont également analysé les déclarations présidentielles concernant Ekrem İmamoğlu et d'autres responsables du CHP. La chronologie des événements établie illustre l'ampleur, depuis fin 2024, des enquêtes pour corruption et terrorisme visant les maires et les municipalités du CHP à Istanbul et dans d'autres grandes villes, ainsi que les efforts déployés par voie judiciaire pour discréditer la direction nationale du CHP.
Ekrem İmamoğlu est accusé d'avoir utilisé sa fonction publique de 2014 à 2025 pour établir ce que l'accusation appelle « l'organisation criminelle İmamoğlu à des fins illicites », dans le but de s'enrichir et de permettre « la prise de contrôle du Parti [républicain du peuple] par l'organisation » ainsi que son élection à la présidence de la Turquie. S'il est reconnu coupable de tous les chefs d'accusation, İmamoğlu encourt une peine de prison pouvant aller jusqu'à 1929 ans.
À l'instar de nombreux autres procès à motivation politique en Turquie, l'essentiel des preuves repose sur les déclarations de 15 témoins dont l'identité est tenue secrète – des « témoins secrets » – et de 76 accusés ayant accepté de témoigner en échange d'une éventuelle réduction de peine.
Selon Human Rights Watch, le recours à de telles preuves, ainsi qu’aux déclarations préjudiciables des procureurs et du président turc Erdoğan à l’égard d’Ekrem İmamoğlu et du parti, porte atteinte au droit d’İmamoğlu à un procès équitable. L'incarcération de l'avocat de la défense d'Ekrem İmamoğlu en tant que coaccusé, le nombre important de personnes mises en cause et la complexité de la procédure soulèvent de sérieuses inquiétudes quant à l’équité du procès.
Lors des élections locales de mars 2024, le CHP a obtenu 37,8 % des voix au niveau national, devançant le Parti de la justice et du développement (Adalet ve Kalkınma Partisi’ni, AKP) du président Recep Tayyip Erdoğan, qui a recueilli 35,5 % des suffrages et a perdu sa première place pour la première fois en 22 ans.
Les enquêtes visant le CHP ont débuté à Istanbul après la nomination, en octobre 2024, du vice-ministre de la Justice, Akın Gürlek, au poste de procureur général d'Istanbul. Le 10 février 2026, une fois les enquêtes sur İmamoğlu terminées, Gürlek a été nommé ministre de la Justice. Ces nominations successives illustrent l'influence flagrante du gouvernement sur les nominations et les décisions au sein des instances judiciaires et du parquet en Turquie, selon Human Rights Watch.
L’enquête du parquet d’Istanbul a coïncidé avec l’ascension politique du maire. Le 22 février 2025, au lendemain de l’annonce de la candidature d’İmamoğlu à la présidence et du dépôt officiel de sa candidature auprès du CHP, le parquet d’Istanbul a ouvert une enquête à la suite d’une allégation de falsification de son diplôme universitaire – condition requise pour se présenter à la présidence.
Le 18 mars 2025, quatre jours avant la date prévue pour son investiture par les membres du parti, l'université d'Istanbul lui a retiré son diplôme. Le 19 mars, le parquet d'Istanbul a ordonné son arrestation dans le cadre d'une enquête pour crime organisé, corruption et liens présumés avec le terrorisme. Le 23 mars, jour où son parti devait confirmer sa candidature à la présidence, un tribunal a ordonné sa détention provisoire pour suspicion de crime organisé et de corruption.
En octobre, le parquet d'Istanbul a ouvert une troisième enquête pour espionnage contre İmamoğlu, l'accusant d'avoir divulgué des données électorales à des pays étrangers. Un tribunal a également ordonné sa détention dans le cadre de cette enquête distincte. Le 4 février 2026, il a été inculpé d'espionnage, avec trois autres personnes, et encourt une peine de 15 à 20 ans de prison s'il est reconnu coupable.
Outre les poursuites engagées contre İmamoğlu, les procédures judiciaires contestant la validité des élections à la direction du CHP lors des congrès du parti, ainsi que la détention et la destitution de maires du CHP dans d'autres districts d'Istanbul et dans des villes importantes comme Adana et Antalya, compromettent la capacité du CHP à fonctionner efficacement comme parti d'opposition et à rivaliser avec la coalition au pouvoir, composée du Parti de la justice et du développement (Adalet ve Kalkınma Partisi’ni, AKP) et du Parti d'action nationaliste (Milliyetçi Hareket Partisi, MHP), lors des futures élections présidentielles, législatives et locales.
Cet impact laisse fortement penser que la détention d'İmamoğlu et d'autres maires élus, ainsi que les poursuites pénales engagées à leur encontre, sont motivées par des raisons illégitimes et violent les garanties prévues à l'article 18 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui interdit aux États d'utiliser les restrictions aux droits à des fins autres que celles pour lesquelles elles ont été prévues. Ces affaires soulèvent également des inquiétudes quant à l'ingérence des autorités turques dans les droits à la participation politique, à la liberté d'expression et à un procès équitable.
Des chaînes d'information télévisées indépendantes, perçues comme proches de l'opposition politique, ont été confrontées à des amendes, des interdictions de diffusion, des enquêtes et des arrestations de journalistes pour leur couverture critique de l'arrestation d'İmamoğlu et de la répression contre l'opposition.
« Les partis d'opposition et les personnalités politiques qui peuvent agir librement sont un élément crucial d'un système démocratique et garantissent aux électeurs un véritable choix lors d'élections libres et équitables », a conclu Benjamin Ward. « Alors que le président déclare la culpabilité de ses rivaux, que les procureurs emprisonnent et cherchent à destituer Ekrem İmamoğlu et d'autres élus, et qu'une avalanche de poursuites vise un seul parti, le processus démocratique en Turquie n'a jamais paru aussi menacé. »
Suite en anglais, comprenant des informations plus détaillées.
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03.03.2026 à 00:00
(Bangkok) – Les autorités laotiennes devraient mener une enquête urgente et impartiale sur la mort suspecte d'un activiste qui avait ouvertement critiqué le gouvernement, et poursuivre en justice les responsables, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch.
Le 20 février, le corps de Sisay Luangmonda, un activiste âgé de 32 ans connu sous le nom Bao Mor Khaen sur les réseaux sociaux , a été retrouvé sur le bord d'une route dans le district de Hadxayfong, près de la capitale Vientiane ; quatre jours auparavant, sa famille avait signalé sa disparition aux autorités locales. La Fondation Manushya, qui surveille les droits humains au Laos, a rapporté que Sisay n'avait pas été revu depuis que des soldats l'avaient arrêté à l'extérieur de Vientiane entre 21 h et 22 h le 14 février, et l'avaient emmené à la prison de Phonthan.
« Les autorités laotiennes devraient mener immédiatement une enquête impartiale sur la mort suspecte de Sisay Luangmonda, un éminent détracteur du gouvernement », a déclaré Elaine Pearson, directrice pour l'Asie à Human Rights Watch. « La mort de Sisay envoie un message effrayant aux personnes qui critiquent le gouvernement laotien, renforçant le climat de peur dans ce pays. »
Sisay avait reçu des menaces de mort liées à ses commentaires sur les réseaux sociaux, critiquant la corruption et la mauvaise gestion du Parti révolutionnaire populaire lao au pouvoir.
Après l'arrestation de Sisay, les autorités laotiennes n'ont fourni aucune information à sa famille sur le lieu où il se trouvait, et n'ont pas répondu aux allégations selon lesquelles il aurait été victime d'une disparition forcée. La famille de Sisay a déclaré que depuis la découverte de son corps, les autorités laotiennes n'avaient pas ouvert d'enquête, ni procédé à un examen médico-légal de sa dépouille.
Le gouvernement réprime les activistes et les dissidents depuis sa prise de pouvoir en 1975, dans le cadre d'un système autoritaire à parti unique. Sombath Somphone, un pionnier du développement communautaire et de l'autonomisation des jeunes, a disparu de force après avoir été placé en garde à vue à Vientiane en décembre 2012. En avril 2023, à Vientiane, un tireur non identifié a grièvement blessé par balle Anousa «Jack» Luangsuphom, un activiste qui avait critiqué le gouvernement sur Internet. Saysomphone Chilikham, membre du groupe Alliance pour la démocratie au Laos, a été victime d'une disparition forcée en février 2024.
Le droit international définit la disparition forcée comme la détention d'une personne par des agents de l'État ou leurs représentants et le refus de reconnaître cette détention ou de révéler le sort ou le lieu où se trouve la personne. Les disparitions sont particulièrement douloureuses pour les familles des victimes. En septembre 2008, le Laos a signé la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, mais ne l'a pas encore ratifiée.
Les activistes qui ont fui les persécutions au Laos pour se réfugier dans les pays voisins restent en danger, selon Human Rights Watch. En mai 2023, un activiste politique laotien en exil, Bounsuan Kitiyano, a été abattu dans la province d'Ubon Ratchathani, dans le nord-est de la Thaïlande. Od Sayavong, un éminent défenseur laotien des droits humains et de la démocratie vivant à Bangkok, est porté disparu depuis août 2019.
Aucune des attaques contre des dissidents et des détracteurs du gouvernement laotien au Laos ou dans les pays voisins n'a été élucidée et personne n'a été traduit en justice.
Lors de l’Examen périodique universel devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies en 2025, le Laos a « accepté » plusieurs recommandations visant à enquêter sur les disparitions forcées, mais s'est contenté de « prendre note » des cinq recommandations relatives à la protection des défenseurs des droits humains. En août 2025, les experts des droits humains de l'ONU ont exhorté le gouvernement laotien à respecter son obligation d'enquêter sur tous les cas d'homicides illégaux.
« Le gouvernement laotien procède depuis longtemps à des arrestations arbitraires, à des disparitions forcées et à des exécutions extrajudiciaires d’opposants », a conclu Elaine Pearson. « Les gouvernements concernés et les organes des Nations Unies chargés des droits humains devraient saisir toutes les occasions qui se présentent pour faire pression sur les autorités laotiennes afin qu'elles mènent des enquêtes approfondies et poursuivent en justice les responsables de graves violations. »
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02.03.2026 à 20:30
(Beyrouth, 2 mars 2026) – Les civils sont exposés à un grave risque de violations alors que le conflit entre Israël et le Hezbollah s'intensifie, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch. Tôt dans la matinée du 2 mars, le Hezbollah a tiré des roquettes et des drones sur le nord d'Israël ; l'armée israélienne a riposté en menant plus de 70 frappes contre le Liban, notamment dans le sud et l'est du pays, ainsi que la banlieue sud de Beyrouth. Ces frappes ont tué au moins 52 personnes et blessé au moins 154 habitants ; elles ont aussi déplacé des dizaines de milliers de personnes, selon le ministère libanais des Affaires sociales. Aucune victime n'a été signalée suite aux tirs de roquettes du Hezbollah vers le nord d'Israël.
« Lorsque des crimes de guerre et d'autres graves abus sont commis en toute impunité, ils sont susceptibles de se reproduire, et ce sont les civils qui en paient le prix », a déclaré Ramzi Kaiss, chercheur sur le Liban à Human Rights Watch. « Les pays alliés à Israël, tout comme ceux qui soutiennent le Hezbollah, devraient faire pression sur les belligérants afin qu'ils respectent les lois de la guerre, et minimisent les dommages causés aux civils. »
Depuis le 7 octobre 2023, les forces israéliennes ont commis de nombreuses violations du droit de la guerre au Liban en toute impunité, notamment des attaques apparemment délibérées ou indiscriminées contre des journalistes, des civils, des secouristes, des institutions financières, des installations liées à la reconstruction, et une mission de maintien de la paix de l’ONU, en plus de l'utilisation illégale de munitions au phosphore blanc dans des zones peuplées, parmi d’autres violations.
À la suite d'une escalade des hostilités entre septembre et novembre 2024, plus de 1, 2 million de personnes ont été déplacées au Liban, des milliers de bâtiments et de maisons ont été détruits, et des villages frontaliers ont été réduits en ruines. Avant l'accord de cessez-le-feu de novembre 2024, le Hezbollah avait mené des attaques contre le nord d'Israël sans prendre les précautions nécessaires pour protéger les civils, utilisant des armes explosives dans des zones peuplées sans avertir efficacement les civils.
Après que le Hezbollah a annoncé avoir tiré une salve de roquettes et un essaim de drones visant le centre de défense antimissile israélien Mishmar HaCarmel, au sud de Haïfa, l'armée israélienne a déclaré avoir frappé un « haut responsable terroriste du Hezbollah dans la région de Beyrouth » et un « terroriste du Hezbollah dans le sud du Liban ». Elle a ensuite annoncé avoir lancé « une campagne offensive contre le Hezbollah » et une nouvelle vague de frappes au Liban visant « les installations de stockage d'armes du Hezbollah et d'autres infrastructures ».
L'agence de presse nationale libanaise a rapporté le 2 mars que les autorités avaient donné instruction aux services de sécurité libanais d'arrêter les responsables des tirs de roquettes depuis le Liban.
Selon l'Agence France-Presse, les frappes israéliennes ont provoqué un exode massif depuis la banlieue sud de Beyrouth. Vers 4 heures du matin, l'armée israélienne a émis des avertissements d'évacuation pour plus de 50 villages et villes du sud du Liban, demandant aux habitants d’« évacuer immédiatement leurs maisons et de s'éloigner des villages d'au moins 1 000 mètres vers des terrains dégagés ». Les avertissements précisaient que « toute personne se trouvant à proximité des agents, des installations et des armes du Hezbollah mettait sa vie en danger ».
Quelques heures plus tard, un porte-parole de l'armée israélienne a appelé les habitants qui avaient évacué leurs maisons à ne pas y retourner. L'armée israélienne a lancé au moins 18 avertissements d'évacuation le 2 mars, avant ce qu'elle a qualifié de frappes imminentes visant l'institution financière al-Qard al-Hassan, affiliée au Hezbollah, au Liban.
L'utilisation d'une institution financière, d'une association ou d'une banque par un groupe armé ne constitue pas en soi une contribution effective à une action militaire, et par conséquent, al-Qard al-Hassan n'est pas une cible militaire légitime au regard du droit de la guerre, a déclaré Human Rights Watch. L'appartenance ou l'affiliation au Hezbollah ou à d'autres mouvements politiques dotés de branches armées ne constitue pas en soi un motif suffisant pour déterminer qu'un individu est une cible militaire légitime. Les directives du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) soulignent que les personnes qui exercent exclusivement des fonctions non combattantes au sein de groupes armés, y compris des rôles politiques ou administratifs, ou qui sont simplement membres ou affiliées à des entités politiques dotées d'une composante armée, telles que le Hezbollah, ne peuvent être prises pour cible à aucun moment, sauf si et uniquement pendant qu'elles participent directement aux hostilités, comme tout autre civil.
Le droit international humanitaire, également connu sous le nom de droit de la guerre, exige des parties à un conflit qu'elles veillent en permanence, lors des opérations militaires, à épargner la population civile et à « prendre toutes les précautions possibles » pour éviter ou minimiser les pertes accidentelles de vies civiles et les dommages aux biens civils. Ces précautions consistent notamment à faire tout ce qui est possible pour vérifier que les cibles des attaques sont des objectifs militaires et non des civils ou des biens civils, à donner un « avertissement préalable efficace » des attaques lorsque les circonstances le permettent et à s'abstenir de toute attaque si le principe de proportionnalité n'est pas respecté.
Les avertissements qui ne laissent pas aux civils suffisamment de temps pour se rendre dans une zone plus sûre ne sont pas considérés comme « efficaces » au regard de la loi. Les avertissements généraux sans rapport avec une attaque imminente ne peuvent être considérés comme « efficaces » et peuvent au contraire semer la peur parmi la population touchée.
Le droit international coutumier interdit « les actes ou menaces de violence dont le but principal est de semer la terreur parmi la population civile ». Les déclarations appelant à l'évacuation de zones qui visent principalement à semer la panique parmi les habitants ou à les contraindre à quitter leur domicile pour des raisons autres que leur sécurité relèvent de cette interdiction.
Les civils qui n'évacuent pas après avoir reçu des avertissements sont toujours pleinement protégés par le droit international humanitaire. Les déplacements forcés sont interdits par le droit de la guerre, sauf dans les cas où la sécurité des civils est en jeu ou pour des raisons militaires impératives. De plus, certains civils ne sont pas en mesure de tenir compte d'un avertissement d'évacuation, pour des raisons de santé, de handicap, de peur ou parce qu'ils n'ont nulle part où aller.
Human Rights Watch a exhorté les principaux alliés d'Israël, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne, à suspendre leur aide militaire et leurs ventes d'armes à Israël et à imposer des sanctions ciblées aux responsables impliqués de manière crédible dans des crimes graves. Les autorités judiciaires libanaises devraient ouvrir des enquêtes nationales sur les crimes internationaux graves, et le gouvernement devrait adhérer au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) et soumettre une déclaration acceptant la compétence de la Cour avant la date d'adhésion, y compris depuis au moins le 7 octobre 2023.
« Le gouvernement libanais devrait prendre des mesures pour garantir que les auteurs de crimes internationaux commis sur le territoire libanais soient traduits en justice, notamment en menant des enquêtes nationales et en accordant à la CPI la compétence pour enquêter dans le pays », a conclu Ramzi Kaiss.
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