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07.09.2026 à 21:31

FRANCE24
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Au cours du procès, la journaliste a raconté les "stratégies d'évitement" adoptées par elle-même et les autres femmes à chaque présence du consultant sportif qui, en 2016, était désigné par L'Equipe comme la 10e personnalité la plus influente du football français. Pierre Ménès avait saisi la justice trois mois après la parution du livre de Marie Portolano, "Je suis la femme du plateau", paru en mars 2024 aux éditions Stock, dans lequel la journaliste sportive relatait une agression sexuelle subie sur le plateau de Canal Football Club en 2016. Les débats se sont déroulés en l'absence de l'ancien chroniqueur, dont la demande de renvoi a été rejetée par le tribunal. Dans ce contexte et étant donné les nombreux témoignages fournis par la défense de Marie Portolano, l'audience de la journaliste s'est transformée en un panorama des agissements reprochés à Pierre Menès. "On s'est tous rassemblés (...) pour faire une photo avec Antoine Griezmann, notre invité, et à ce moment-là, Pierre m'a soulevé la jupe" sous les yeux du public, a témoigné Marie Portolano à la barre, ajoutant l'avoir "frappé devant tout le monde" avant de quitter le plateau, "très énervée". Un récit corroboré par trois témoignages directs, dont celui d'Hervé Mathoux, présentateur historique du Canal Football Club, a ensuite indiqué Me Christophe Bigot, avocat de Marie Portolano et des éditions Stock. "Dès que j'étais en contact avec lui, soit il touchait mes seins, soit il touchait mes fesses", a raconté la journaliste. Une situation partagée avec les maquilleuses, à qui il "attrap(ait) les fesses". "Il avait un droit de cuissage, c'est vraiment ce qu'on disait entre nous", a assuré Mme Portolano, pour expliquer l'un des passages de son livre qui fait l'objet de la plainte en diffamation. "Qu'est-ce que vous voulez de plus?", a tonné Me Bigot, mentionnant les conclusions de l'Inspection du travail qui font état de "palpations de seins" des femmes enceintes, de "mains aux fesses répétées" et d'"humiliations en public" de la part du consultant déchu. "On attend de lui qu'il comprenne que les femmes ne sont pas ses choses, qu'il ne dispose pas de leur corps comme il l'entend", a cinglé Me Bigot. Le procureur de la République a estimé qu'il y avait "une base factuelle suffisante" pour que la journaliste porte "en toute bonne foi" ces accusations. La forêt derrière l'arbre Devant les juges, Mme Portolano a rappelé que son livre - dans lequel Pierre Ménès n'est pas nommé une seule fois - visait surtout à dénoncer un "système". "J'ai écrit ce livre parce que j'étais mécontente du fait que toute la forêt se cache derrière l'arbre, et que l'arbre, ce soit lui", a expliqué Marie Portolano. "Les vrais coupables sont les personnes qui l'ont laissé faire." Genèse du livre, la diffusion retentissante du documentaire "Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste", co-réalisé par Marie Portolano en 2021, donnait la parole à 18 femmes afin de dénoncer le sexisme dans les rédactions sportives. Mais un extrait impliquant Pierre Ménès, coupé au montage sur demande du producteur Canal+ pour protéger son chroniqueur, avait cristallisé toute l'attention lors de sa révélation. Pierre Ménès y assurait ne pas se souvenir de l'agression en plateau, tout en affirmant qu'il pourrait le refaire. "J'avais fait attention à bien expliquer qu'il n'y avait pas un homme coupable, mais une société coupable, qui encourageait en permanence ce genre de comportement, notamment dans les relations sportives", a déclaré Marie Portolano. Pierre Ménès, qui n'était pas représenté par un avocat après la demande de renvoi, espérait obtenir ce report pour cause de rendez-vous médical, mais le tribunal a estimé que cet impératif n'était "pas justifié". La défense avait elle dénoncé un "choix tactique" visant à essayer de reporter l'audience après le procès du 16 novembre, dans lequel le tribunal de Nanterre doit se prononcer sur le fond de l'affaire. Le délibéré sera rendu le 4 novembre.

07.09.2026 à 20:37

FRANCE24
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Ce programme de formation de 100 heures, obligatoire, s'appliquera aux 3.000 animateurs titulaires et contractuels de la filière, a précisé l'édile socialiste, rappelant sa promesse de "contractualiser 2.000 agents supplémentaires dans les années qui viennent". "L'objectif est de former 500 animateurs par an aux 100 heures", a expliqué Isabelle Cordier, directrice de "l'école du périscolaire", centre de formation initiale et continue situé dans XIIIe arrondissement. La Ville souhaite aussi "développer considérablement" les formations au BAFA (brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur), qui n'est pas obligatoire. "Cette école est une démarche positive, mais ça reste des formations non diplômantes", a regretté Eric Leclerc du syndicat Supap-FSU. "En termes qualitatifs, on ne voit pas bien ce que ça change", a jugé de son côté Alexandre Herzog de la CGT. Depuis février, la totalité des 14.000 animateurs de la Ville, vacataires compris, sont par ailleurs obligés de suivre une formation de 48 heures sur la prévention des violences sexuelles et les violences éducatives ordinaires. "Je différencie la question des violences faites aux enfants et celle du risque de pédocriminalité. Ca n'est pas vrai que c'est une affaire de statut ou de formation. Mais il peut y avoir une inaptitude et cette formation de 48 heures nous permet de faire une première évaluation", a estimé M. Grégoire. Le nouveau maire de Paris a annoncé en avril un plan à 20 millions d'euros contre les violences sexuelles dans le périscolaire, "priorité numéro un" de son début de mandat. "Nous avons déjà dépassé les 20 millions d'euros engagés, qui étaient des premières mesures d'urgence", a affirmé l'édile, assurant que la Ville mettrait "tous les moyens nécessaires" pour professionnaliser la filière, qui souffre de précarité et de sous-effectifs. Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus par la Ville de Paris, dont 52 pour suspicions de violences sexuelles ou sexistes. Plus de 200 enquêtes pénales sont par ailleurs en cours dans les écoles primaires et les crèches de la capitale, selon le parquet. Vendredi, une quinzaine de familles qui dénoncent des violences et atteintes sexuelles ont annoncé déposer plainte contre la Ville de Paris et le maire, ainsi que sa prédécesseure Anne Hidalgo dont il fut l'adjoint. "J'en ai pris acte et, sur le fond du dossier, je serai amené à apporter des éléments dès la semaine prochaine", le 16 septembre, lors de son audition par la commission d'enquête du Sénat sur le périscolaire.

07.09.2026 à 20:36

Stéphanie ANTOINE
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La victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt marque une nouvelle progression de l’extrême droite en Allemagne. Avec 44 % des suffrages, le parti n’est plus qu’à trois sièges de la majorité absolue. Ce scrutin régional dépasse le cadre local et fragilise davantage le chancelier Friedrich Merz. Le dirigeant allemand s’est dit profondément choqué par cette percée électorale de l’AfD. 
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La victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt marque une nouvelle progression de l’extrême droite en Allemagne. Avec 44 % des suffrages, le parti n’est plus qu’à trois sièges de la majorité absolue. Ce scrutin régional dépasse le cadre local et fragilise davantage le chancelier Friedrich Merz. Le dirigeant allemand s’est dit profondément choqué par cette percée électorale de l’AfD. 
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