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30.01.2026 à 08:49

Le filtrage des contenus IA se développe face à l'irritation d'une partie des internautes

FRANCE24
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La bouillie IA, ou "AI slop", c'est le terme à la mode pour décrire la déferlante des photos et vidéos de "piètre qualité", selon l'expression du patron de YouTube Neal Mohan, qui envahissent internet depuis la sortie de nouveaux modèles plus avancés. Il suffit désormais d'une phrase ou de quelques mots pianotés sur un clavier pour que Veo de Google, Sora d'OpenAI ou Dream Machine de Luma AI, les transforment en une courte vidéo à la définition et au réalisme saisissants. Des chats qui peignent ou font du catch, des célébrités dans des situations grotesques, de faux dessins animés Pixar ou Studio Ghibli: ces purs produits IA pullulent sur la plupart des plateformes. "C'est +cheap+, fade et produit en masse", résume Yves, ingénieur suisse qui se désole auprès de l'AFP de ce phénomène, comme des dizaines de personnes sur le réseau social Reddit. Des marques comme les salles de sport Equinox ou le lait d'amande Almond Breeze jouent sur ce thème dans leur dernier spot publicitaire. Lancée en septembre, l'application Sora d'OpenAI, qui ne contient que des vidéos IA, a été téléchargée moins de cinq millions de fois sur la boutique Google Play, alors que ChatGPT compte plus de 800 millions d'utilisateurs hebdomadaires. Certains prennent le contre-pied de cette révolte ou lassitude, le patron de Microsoft Satya Nadella invitant, dans une lettre ouverte, à "dépasser le débat entre bouillie et sophistication" du contenu. "Quand on critique l'+AI slop+, on s'en prend à l'expression créative d'individus", fait valoir le YouTubeur Bob Doyle, spécialiste de création avec IA. "Vous pouvez ne pas être d'accord (avec ce contenu), ne pas le comprendre ou penser que c'est inutile, mais (...) c'est le début d'une idée. C'est une graine." "Connexion humaine" Pour autant, Pinterest, site d'inspiration créative et réseau social, a jugé la question suffisamment importante pour introduire, en octobre, des fonctionnalités permettant de filtrer une partie des contenus générés par IA. La plateforme a indiqué à l'AFP avoir pris cette initiative pour satisfaire certains internautes qui souhaitaient voir moins d'IA. TikTok a annoncé en décembre l'arrivée d'un filtre. Sur Instagram, Facebook ou YouTube, il existe des moyens de réduire l'apparition d'images artificielles, mais pas de dispositif dédié. Jusqu'ici, les grandes plateformes ont dit se concentrer sur l'identification des vidéos IA. Pour autant, un examen approfondi montre que de nombreuses séquences, manifestement IA, ne sont pas labellisées comme telles sur YouTube, Instagram ou TikTok. Certains petits acteurs ont adopté une approche plus volontariste, voire plus restrictive, tels Coda Music, plateforme de streaming musical fondée en 2019 et qui a conclu des accords avec les trois principales maisons de disques mondiales. Plutôt que de recourir à un logiciel de détection, "nous invitons nos utilisateurs à signaler les artistes suspectés d'être IA", ce qui entraîne une vérification puis un étiquetage le cas échéant, décrit Randy Fusee, patron de Coda Music. "Les gens participent beaucoup à l'identification et (...) dans l'ensemble", leurs soupçons "se vérifient", ajoute le fondateur de ce site fort d'environ 2.500 utilisateurs qui compte sur une campagne au printemps pour élargir son audience. Le site offre également l'option de bloquer tous les contenus 100% IA, qui n'apparaîtront plus dans les playlists suggérées. "Pour la plupart", les passagers de la plateforme "ne veulent pas de musique IA", relève Randy Fusee. Cara, plateforme d'exposition d'oeuvres graphiques fréquentée par plus d'un million de personnes, s'appuie sur une combinaison d'algorithmes et de modération humaine pour écarter toute composition IA. Il s'agit notamment de préserver la création humaine, pour protéger les artistes mais aussi répondre à une demande. "Les gens veulent une connexion humaine", estime Jingna Zhang, fondatrice de Cara. "Cela n'a pas besoin d'être parfait. Je peux aimer un dessin d'enfant parce que je le trouve charmant", par contraste avec une image "fabriquée par une machine qui n'a pas d'intentions".

30.01.2026 à 08:48

L'actu en dessin : les agents de l'ICE sèment la mort aux États-Unis

FRANCE 24
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La mort de deux citoyens américains abattus dans les rues de Minneapolis par la police fédérale anti-immigration a suscité l'effroi d'une large partie de l'opinion publique américaine. Un sentiment croqué par le dessinateur américain Koterba, qui voit dans les agents de l'ICE des incarnations de la mort.
Texte intégral (692 mots)
La mort de deux citoyens américains abattus dans les rues de Minneapolis par la police fédérale anti-immigration a suscité l'effroi d'une large partie de l'opinion publique américaine. Un sentiment croqué par le dessinateur américain Koterba, qui voit dans les agents de l'ICE des incarnations de la mort.

30.01.2026 à 08:39

La pollution des eaux sous un entrepôt Bolloré incendié en 2023 suscite l'inquiétude

FRANCE24
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Les dernières analyses publiées récemment par la préfecture de Seine-Maritime font état d'un taux de lithium de 200.000 microgrammes par litre sur un point de captage des eaux souterraines de la commune de Grand-Couronne où a eu lieu l'incendie. C'est dix fois plus que l'an dernier, selon France Nature Environnement Normandie qui a porté plainte en mai 2025 pour pollution et écocide. Aucune norme sanitaire n'existe en France pour cette substance. Mais l'association cite des études menées par l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) qui "tendent à établir une valeur cible maximale de 20 microgrammes par litre pour les organismes aquatiques des eaux douces et de 840 microgrammes pour l'eau destinée au réseau potable". Parmi les effets dangereux potentiels identifiés par l'institut : neurotoxicité, hypothyroïdie, insuffisance rénale chronique. La pollution au lithium sous l'entrepôt incendié ne touche cependant pas le réseau d'eau potable, soulignent les autorités. D'après Paul Poulain, chercheur indépendant sur les pollutions et les risques, les composants des batteries au lithium et leur fuite dans l'environnement "constituent une menace directe" pour "les invertébrés, les poissons ou les oiseaux". Le 16 janvier 2023, l'entrepôt stockant sans autorisation 12.300 batteries de véhicules appartenant à Blue Solutions, filiale du groupe Bolloré, avait été entièrement détruit par les flammes. "On est scandalisés" L'incendie avait immédiatement suscité des inquiétudes sur d'éventuels risques pour la santé ou l'environnement, auprès d'une population encore traumatisée par le précédent de l'usine Lubrizol en septembre 2019, quand 10.000 tonnes de produits chimiques étaient parties en fumée dans un autre incendie survenu dans le même secteur. En mai dernier, "quand nous avons déposé plainte on avait des taux 10 fois inférieurs à ce qu'on retrouve aujourd'hui", a expliqué à l'AFP la juriste de France Nature Environnement Normandie Alice Béral. La hausse des concentrations, depuis, serait liée au ruissellement des eaux de pluie sur les batteries calcinées, seulement retirées du site en juillet 2025, plus de deux ans après l'incendie et après plusieurs mises en demeure. "On est toujours scandalisés, on aimerait que les responsables prennent leurs responsabilités", a ajouté Mme Béral, soulignant vouloir faire assumer le coût du préjudice au groupe Bolloré. Le secrétaire de l'association des victimes de Lubrizol, Christophe Holleville, a regretté que le chantier de dépollution en surface se soit fait "à ciel ouvert". "Cela aurait dû être fait sous un chapiteau de confinement, chaque coup de pelleteuse dégageait un nuage de poussière de lithium", selon lui. Les taux de pollution au lithium "se sont envolés" dans les eaux de surface et malgré la mise en place d'une station de traitement des eaux polluées, "on atteint dans les eaux souterraines des taux record" qu'on ne retrouve qu'à proximité de sites d'extraction de ce métal, affirme-t-il. La préfecture reconnaît que le débit de pompage de la station de dépollution "n'atteint pas le niveau requis". Blue Solutions et Bolloré Logistics, filiale rachetée en 2024 par CMA CGM, avaient été contraints par la préfecture et la justice administrative de financer cette "barrière hydraulique". Contacté par l'AFP, le groupe Bolloré n'a pas donné suite.
Texte intégral (549 mots)
Les dernières analyses publiées récemment par la préfecture de Seine-Maritime font état d'un taux de lithium de 200.000 microgrammes par litre sur un point de captage des eaux souterraines de la commune de Grand-Couronne où a eu lieu l'incendie. C'est dix fois plus que l'an dernier, selon France Nature Environnement Normandie qui a porté plainte en mai 2025 pour pollution et écocide. Aucune norme sanitaire n'existe en France pour cette substance. Mais l'association cite des études menées par l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) qui "tendent à établir une valeur cible maximale de 20 microgrammes par litre pour les organismes aquatiques des eaux douces et de 840 microgrammes pour l'eau destinée au réseau potable". Parmi les effets dangereux potentiels identifiés par l'institut : neurotoxicité, hypothyroïdie, insuffisance rénale chronique. La pollution au lithium sous l'entrepôt incendié ne touche cependant pas le réseau d'eau potable, soulignent les autorités. D'après Paul Poulain, chercheur indépendant sur les pollutions et les risques, les composants des batteries au lithium et leur fuite dans l'environnement "constituent une menace directe" pour "les invertébrés, les poissons ou les oiseaux". Le 16 janvier 2023, l'entrepôt stockant sans autorisation 12.300 batteries de véhicules appartenant à Blue Solutions, filiale du groupe Bolloré, avait été entièrement détruit par les flammes. "On est scandalisés" L'incendie avait immédiatement suscité des inquiétudes sur d'éventuels risques pour la santé ou l'environnement, auprès d'une population encore traumatisée par le précédent de l'usine Lubrizol en septembre 2019, quand 10.000 tonnes de produits chimiques étaient parties en fumée dans un autre incendie survenu dans le même secteur. En mai dernier, "quand nous avons déposé plainte on avait des taux 10 fois inférieurs à ce qu'on retrouve aujourd'hui", a expliqué à l'AFP la juriste de France Nature Environnement Normandie Alice Béral. La hausse des concentrations, depuis, serait liée au ruissellement des eaux de pluie sur les batteries calcinées, seulement retirées du site en juillet 2025, plus de deux ans après l'incendie et après plusieurs mises en demeure. "On est toujours scandalisés, on aimerait que les responsables prennent leurs responsabilités", a ajouté Mme Béral, soulignant vouloir faire assumer le coût du préjudice au groupe Bolloré. Le secrétaire de l'association des victimes de Lubrizol, Christophe Holleville, a regretté que le chantier de dépollution en surface se soit fait "à ciel ouvert". "Cela aurait dû être fait sous un chapiteau de confinement, chaque coup de pelleteuse dégageait un nuage de poussière de lithium", selon lui. Les taux de pollution au lithium "se sont envolés" dans les eaux de surface et malgré la mise en place d'une station de traitement des eaux polluées, "on atteint dans les eaux souterraines des taux record" qu'on ne retrouve qu'à proximité de sites d'extraction de ce métal, affirme-t-il. La préfecture reconnaît que le débit de pompage de la station de dépollution "n'atteint pas le niveau requis". Blue Solutions et Bolloré Logistics, filiale rachetée en 2024 par CMA CGM, avaient été contraints par la préfecture et la justice administrative de financer cette "barrière hydraulique". Contacté par l'AFP, le groupe Bolloré n'a pas donné suite.
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