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28.08.2026 à 05:01

FRANCE 24
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Une juge fédérale américaine a estimé jeudi que les sanctions prises en février par l'administration Trump contre Anthropic étaient illégales car elles visaient, sous prétexte de sécurité nationale, à punir l'entreprise d'intelligence artificielle pour ses critiques du Pentagone. 
Une juge fédérale américaine a estimé jeudi que les sanctions prises en février par l'administration Trump contre Anthropic étaient illégales car elles visaient, sous prétexte de sécurité nationale, à punir l'entreprise d'intelligence artificielle pour ses critiques du Pentagone. 

28.08.2026 à 04:27

FRANCE24
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Marbelis Daliz et son mari, entrepreneurs, font toujours face à cette hausse des prix effrénée mais aussi aux coupures d'électricité qui reflètent l'effondrement des services dans le pays. Le Venezuela dispose des plus grandes réserves de pétrole de la planète mais s'est empêtré dans une crise économique qui a vu le PIB se contracter de 80% en dix ans avant une légère reprise. "Après le 3 janvier (date de l'intervention américaine), nous avions des attentes et une joie telles que nous nous disions: +ça y est, le Venezuela a changé+. Mais malheureusement, la réalité nous a écrasés", raconte à l'AFP cette pâtissière de 54 ans, tout en préparant une pavlova à la hâte, de peur qu'une panne de courant ne la laisse dans le noir. Ses gâteaux couvrent à peine les coûts, mais elle refuse de baisser les bras. "L'économie est un désastre. J'ai l'espoir qu'à un moment donné, tout cela se termine et que nous nous relevions". "Le dictateur, pas la dictature" Avec l'intervention américaine, beaucoup s'attendaient à une pluie de dollars, mais la spirale inflationniste se poursuit et les salaires restent minimes. L'inflation annuelle en bolivars avoisine les 575% selon la Banque Centrale tandis que selon des analystes celle en dollars a avoisiné 35% en 2025. Zaida Mujica, travailleuse sociale de 61 ans, dit avoir nourri "beaucoup d'espoirs" après la capture de Nicolas Maduro. "Bien sûr, c'est quelque chose qui a plu à tout le monde". Mais "ils ont emmené le dictateur, pas la dictature (...) Il n'y a rien eu qui profite au peuple", regrette-t-elle. La présidente par intérim Delcy Rodríguez, qui gouverne sous forte pression de Washington, a promu une réforme des lois sur les hydrocarbures et les mines afin d'attirer les investissements étrangers. La production quotidienne de pétrole vénézuélien a augmenté de près de 30% depuis la capture de M. Maduro, selon des chiffres officiels. Toutefois, les salaires restent très faibles dans un pays où le panier alimentaire pour une famille avoisine les 730 dollars, selon le centre de recherche Cendas. "Continuer à se battre" Mme Rodriguez a relevé en avril à 240 dollars le "revenu minimum intégral" des salariés du gouvernement, composé essentiellement de primes et d'un salaire minimum dérisoire de 130 bolivars (quelques centimes de dollar). "Un changement politique était extrêmement important, nécessaire, mais il ne suffit pas à générer une stabilité et une croissance macroéconomiques", relève José Manuel Puente, universitaire à l'Institut d'études supérieures d'administration (IESA). Tant que le pays a "l'inflation la plus élevée du monde, il n'y aura pas de bien-être". Javier Chacon, couturier de 44 ans, a célébré à huis clos avec son épouse la capture de Nicolas Maduro, craignant la répression féroce de ces dernières années. "Nous avons cru qu'il allait y avoir un changement", raconte-t-il à l'AFP depuis un marché populaire de Caracas. "Malheureusement, au Venezuela, nous ne faisons que survivre". Le double séisme de juin qui a fait plus de 6.500 morts, détruit des centaines bâtiments et laissé plus de 25.000 personnes sans logements, a encore aggravé la situation. L'appartement de Carmen Ramirez, commerçante de 40 ans qui vend des produits d'hygiène sur une place de Caracas, a été endommagé lors des séismes du 24 juin. "Il faut sortir et continuer à se battre", lance-t-elle en rangeant sa marchandise à l'arrière de son camion. Prisonniers politiques Il y a néanmoins un changement notable sur le plan politique: la disparition de la peur après la répression et les arrestations massives qui ont suivi la réélection contestée de Nicolas Maduro en 2024, entachée de fraude selon l'opposition. Dans son atelier où flotte l'odeur de gâteaux à la banane fraîchement sortis du four, Marbelis Daliz s'en réjouit. "Je n'osais pas mettre un message politique sur Instagram, maintenant oui, j'écris: +Que chévere (expression signifiant "bien" ou "super") que Maduro soit parti!+", dit-elle. Depuis des mois, enseignants, travailleurs de la santé, proches de prisonniers politiques et militants de gauche manifestent à nouveau. Par ailleurs, un dialogue politique sous l'égide de Washington a débuté entre le pouvoir et l'opposition, en vue d'une transition démocratique. Cependant, pour certains Vénézuéliens dont Jerry Ostos, ancien prisonnier politique de 56 ans libéré en mars, la peur reste latente. Le pouvoir "continue de maintenir en détention des gens qui ont une opinion différente", souligne-t-il. Il a purgé deux ans de prison pour avoir brandi une pancarte avec un message anti-Maduro et doit se présenter au tribunal tous les mois, toujours accusé d'avoir voulu tuer le président. Le gouvernement affirme avoir libéré 1.046 prisonniers politiques depuis janvier, mais selon l'ONG Foro Penal, près de 400 sont toujours derrière les barreaux. Pour M. Ostos, "le monstre est encore vivant".
Texte intégral (821 mots)
Marbelis Daliz et son mari, entrepreneurs, font toujours face à cette hausse des prix effrénée mais aussi aux coupures d'électricité qui reflètent l'effondrement des services dans le pays. Le Venezuela dispose des plus grandes réserves de pétrole de la planète mais s'est empêtré dans une crise économique qui a vu le PIB se contracter de 80% en dix ans avant une légère reprise. "Après le 3 janvier (date de l'intervention américaine), nous avions des attentes et une joie telles que nous nous disions: +ça y est, le Venezuela a changé+. Mais malheureusement, la réalité nous a écrasés", raconte à l'AFP cette pâtissière de 54 ans, tout en préparant une pavlova à la hâte, de peur qu'une panne de courant ne la laisse dans le noir. Ses gâteaux couvrent à peine les coûts, mais elle refuse de baisser les bras. "L'économie est un désastre. J'ai l'espoir qu'à un moment donné, tout cela se termine et que nous nous relevions". "Le dictateur, pas la dictature" Avec l'intervention américaine, beaucoup s'attendaient à une pluie de dollars, mais la spirale inflationniste se poursuit et les salaires restent minimes. L'inflation annuelle en bolivars avoisine les 575% selon la Banque Centrale tandis que selon des analystes celle en dollars a avoisiné 35% en 2025. Zaida Mujica, travailleuse sociale de 61 ans, dit avoir nourri "beaucoup d'espoirs" après la capture de Nicolas Maduro. "Bien sûr, c'est quelque chose qui a plu à tout le monde". Mais "ils ont emmené le dictateur, pas la dictature (...) Il n'y a rien eu qui profite au peuple", regrette-t-elle. La présidente par intérim Delcy Rodríguez, qui gouverne sous forte pression de Washington, a promu une réforme des lois sur les hydrocarbures et les mines afin d'attirer les investissements étrangers. La production quotidienne de pétrole vénézuélien a augmenté de près de 30% depuis la capture de M. Maduro, selon des chiffres officiels. Toutefois, les salaires restent très faibles dans un pays où le panier alimentaire pour une famille avoisine les 730 dollars, selon le centre de recherche Cendas. "Continuer à se battre" Mme Rodriguez a relevé en avril à 240 dollars le "revenu minimum intégral" des salariés du gouvernement, composé essentiellement de primes et d'un salaire minimum dérisoire de 130 bolivars (quelques centimes de dollar). "Un changement politique était extrêmement important, nécessaire, mais il ne suffit pas à générer une stabilité et une croissance macroéconomiques", relève José Manuel Puente, universitaire à l'Institut d'études supérieures d'administration (IESA). Tant que le pays a "l'inflation la plus élevée du monde, il n'y aura pas de bien-être". Javier Chacon, couturier de 44 ans, a célébré à huis clos avec son épouse la capture de Nicolas Maduro, craignant la répression féroce de ces dernières années. "Nous avons cru qu'il allait y avoir un changement", raconte-t-il à l'AFP depuis un marché populaire de Caracas. "Malheureusement, au Venezuela, nous ne faisons que survivre". Le double séisme de juin qui a fait plus de 6.500 morts, détruit des centaines bâtiments et laissé plus de 25.000 personnes sans logements, a encore aggravé la situation. L'appartement de Carmen Ramirez, commerçante de 40 ans qui vend des produits d'hygiène sur une place de Caracas, a été endommagé lors des séismes du 24 juin. "Il faut sortir et continuer à se battre", lance-t-elle en rangeant sa marchandise à l'arrière de son camion. Prisonniers politiques Il y a néanmoins un changement notable sur le plan politique: la disparition de la peur après la répression et les arrestations massives qui ont suivi la réélection contestée de Nicolas Maduro en 2024, entachée de fraude selon l'opposition. Dans son atelier où flotte l'odeur de gâteaux à la banane fraîchement sortis du four, Marbelis Daliz s'en réjouit. "Je n'osais pas mettre un message politique sur Instagram, maintenant oui, j'écris: +Que chévere (expression signifiant "bien" ou "super") que Maduro soit parti!+", dit-elle. Depuis des mois, enseignants, travailleurs de la santé, proches de prisonniers politiques et militants de gauche manifestent à nouveau. Par ailleurs, un dialogue politique sous l'égide de Washington a débuté entre le pouvoir et l'opposition, en vue d'une transition démocratique. Cependant, pour certains Vénézuéliens dont Jerry Ostos, ancien prisonnier politique de 56 ans libéré en mars, la peur reste latente. Le pouvoir "continue de maintenir en détention des gens qui ont une opinion différente", souligne-t-il. Il a purgé deux ans de prison pour avoir brandi une pancarte avec un message anti-Maduro et doit se présenter au tribunal tous les mois, toujours accusé d'avoir voulu tuer le président. Le gouvernement affirme avoir libéré 1.046 prisonniers politiques depuis janvier, mais selon l'ONG Foro Penal, près de 400 sont toujours derrière les barreaux. Pour M. Ostos, "le monstre est encore vivant".

28.08.2026 à 04:23

FRANCE 24
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La Chine et le Népal craignent vendredi de nouvelles coulées de boue dans la région himalayenne où une crue dévastatrice a causé plus de 400 morts et laisse des centaines de disparus, une menace qui complique les efforts des secours. Suivez notre direct.
Texte intégral (821 mots)
La Chine et le Népal craignent vendredi de nouvelles coulées de boue dans la région himalayenne où une crue dévastatrice a causé plus de 400 morts et laisse des centaines de disparus, une menace qui complique les efforts des secours. Suivez notre direct.
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