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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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25.04.2026 à 07:13

En direct : les émissaires américains attendus au Pakistan pour des pourparlers avec l'Iran

FRANCE 24
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Une délégation américaine composée de l'émissaire du président américain Steve Witkoff et de son gendre, Jared Kushner, est attendue samedi à Islamabad pour des négociations avec l'Iran, alors que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, est arrivé la veille pour des entretiens avec de hauts responsables pakistanais. Aucune rencontre directe n'est prévue entre les deux parties, a annoncé un porte-parole de la diplomatie iranienne. Suivez notre direct.

25.04.2026 à 04:01

La première femme cheffe de l'Eglise anglicane reçue par le pape

FRANCE24
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Sarah Mullally, qui fera son premier voyage à l'étranger depuis son intronisation il y a un mois, rencontrera lundi matin le chef des 1,4 milliard de catholiques. Cette audience avec le pape intervient soixante ans après une rencontre historique, en 1966, entre l'archevêque Michael Ramsey, et Paul VI, la première à ce niveau depuis la création de l'Eglise d'Angleterre au XVIe siècle après la rupture du roi Henri VIII avec Rome. Les relations entre les deux Eglises se sont régulièrement améliorées depuis, même si, en 2016, leurs successeurs ont relevé de "nouveaux désaccords", notamment sur l'ordination des femmes -- ce qui fait de la visite de Sarah Mullally un moment important. L'ex-infirmière de 63 ans, mariée et mère de deux enfants, est la première femme à devenir la plus haute responsable religieuse de l'Eglise d'Angleterre, forte de 85 millions de fidèles. Les premières femmes évêques anglicanes ont été nommées aux Etats‑Unis en 1989, et elles sont autorisées au sein de l'Eglise d'Angleterre depuis 2014, bien que la question reste source de division. En revanche, l'Eglise catholique a rejeté à plusieurs reprises l'idée de prêtres femmes, tandis que les prêtres hommes ne peuvent pas se marier – à l'exception des prêtres anglicans mariés qui souhaitent se convertir. Les militantes des droits des femmes, qui espéraient des avancées sous l'ancien pape François, décédé l'an dernier, estiment que la visite de Sarah Mullally pourrait faire bouger les lignes. "Si une femme archevêque vient le voir, cela va peut-être faire réfléchir un peu le pape Léon XIV", a déclaré à l'AFP Sylvaine Landrivon, porte-parole de l'association catholique féministe Magdala. Il "va s'apercevoir que les femmes, qui représentent la moitié du peuple de Dieu, ont les mêmes compétences que les hommes", a-t-elle ajouté. Une "communauté chrétienne unie" Cette visite, au cours de laquelle Sarah Mullally rencontrera également des membres de la communauté catholique, intervient six mois après que le roi Charles III est devenu le tout premier gouverneur suprême de l'Eglise d'Angleterre à prier aux côtés d'un pape. Dans une lettre adressée à l'archevêque de Canterbury pour son intronisation, Léon XIV – devenu pape le 8 mai 2025 – a exprimé son espoir d'une "communauté chrétienne réconciliée, fraternelle et unie". L'évêque Anthony Ball, représentant de l'archevêque auprès du Saint‑Siège, a souligné auprès de l'AFP que cette rencontre constituait "une occasion importante de construire et d'établir une relation personnelle", ainsi que de marquer les liens institutionnels. Sarah Mullally a salué "l'appel courageux" du pape en faveur de la paix plus tôt ce mois-ci, après que le président américain Donald Trump a vivement critiqué les appels du pontife à mettre fin à la guerre au Moyen‑Orient. L'archevêque de Canterbury et le pape sont confrontés à de nombreux défis communs, selon Anthony Ball, des questions sociales pressantes comme l'immigration, la pauvreté, la guerre ou l'environnement à la manière de s'adresser aux jeunes. Leurs Eglises ont également été toutes deux secouées par des révélations de violences sexuelles sur mineurs commises par des membres du clergé et dissimulées. Et leurs unités internes respectives sont mises à rude épreuve, dans un contexte de tensions entre factions conservatrices et progressistes sur des questions telles que la liturgie, le mariage homosexuel et le célibat des prêtres. "Grande écoute" La nomination de Sarah Mullally a profondément divisé la Communion anglicane, tant en raison de son sexe que de sa position favorable au mariage entre personnes homosexuelles. Anthony Ball s'attend à ce que le pape Léon XIV se montre "respectueux" de la nomination de l'archevêque -- et à ce que cette dernière n'insiste pas sur la question des femmes dans l'Eglise. "Je pense qu'elle se montrera réticente à être récupérée dans l'agenda de quelqu'un d'autre, en particulier dans une autre Eglise que la sienne", a‑t‑il souligné. "Elle a déjà largement de quoi faire avec la Communion anglicane", selon lui. Léon XIV a lui aussi hérité de François une Eglise divisée sur de grands enjeux sociétaux. Au cours de ses douze années de pontificat, le charismatique réformateur argentin a souvent irrité les traditionalistes, notamment aux Etats-Unis et en Afrique, par ses efforts pour ouvrir l'Eglise catholique. Pour Anthony Ball, Sarah Mullally comme le pape Léon ont jusqu'à présent fait preuve d'une "grande écoute". Léon XIV "prend le temps d'écouter, d'entendre et d'essayer de discerner comment faire en sorte que les gens puissent avancer ensemble. Et je pense que l'archevêque Sarah est similaire à cet égard", a‑t‑il noté.

25.04.2026 à 00:15

Inde: les mines artisanales, legs meurtrier de la rébellion maoïste

FRANCE24
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Le ministre de l'Intérieur indien Ahmit Shah a officiellement proclamé le mois dernier la défaite de la guérilla des Naxalites - du nom du village où la révolte a débuté en 1967 - qui a fait plus de 12.000 morts. Les derniers combattants ont déposé les armes et les camions chargés de minerai de fer ont remplacé les véhicules blindés des forces de sécurité sur les routes qui sillonnent la jungle de l'Etat de Chhattisgarh. Mais une menace persiste. Celle des milliers d'engins explosifs improvisés (IED dans son acronyme anglais) dissimulés sous les pistes et les chemins de la région. Même de conception rudimentaire - souvent des billes ou des morceaux de métal enfouis dans une banale boîte qui explose sous la pression d'un pas - ces armes sont particulièrement redoutées des membres des forces de sécurité qui ont combattu la rébellion. "Si vous demandez à un soldat ce dont il a le plus peur, il ne vous répondra pas les balles mais les IED, parce qu'on ne sait jamais quand on met le pied dessus", décrit Kishan Hapka, 23 ans, des District Reserve Guards, la principale unité paramilitaire engagée contre les Maoïstes. "Chanceux" Le danger est gravé dans sa chair. Sa jambe gauche a été arrachée par l'une de ces mines un soir de juillet 2024. "Je dis toujours que j'ai eu de la chance", raconte-t-il, "trois autres soldats en sont morts". Selon les statistiques de la police, ces pièges explosifs ont tué près de 500 soldats et en ont blessé un millier d'autres ces vingt-cinq dernières années. Utilisés en priorité contre les troupes gouvernementales, ils l'ont aussi été contre les populations autochtones dont les rebelles maoïstes prétendaient défendre la cause. La police fait état de plus de 150 morts et 250 blessés dans les rangs des civils à cause de ces engins. Tama Jogi, 65 ans, en est l'une des victimes. L'été dernier, elle parcourait la forêt quand elle a marché au mauvais endroit. Sa jambe droite a volé en éclats. "Je n'entendais plus rien et j'ai perdu connaissance", se souvient-elle. "J'ai retrouvé mes esprits à l'hôpital, ils étaient en train de nettoyer ma blessure". Amputée, elle n'a jamais bénéficié d'aucune réparation ou indemnité, que les autorités réservent aux seuls soldats. Les combats ont beau avoir pris officiellement fin, les autorités locales continuent à s'inquiéter. "Ces mines sont un gros problème", concède le chef adjoint de l'exécutif du Chhattigarsh, Vijay Sharma. "Nous en découvrons des dizaines tous les jours (...) ensevelies sous une mare, le long d'une route, sur la berge d'une rivière, partout..." "Presque nettoyé" En janvier, Raju Modiyam, 35 ans, en a souffert sur un petit chemin proche de son village de Lankapali, qu'il croyait épargné par les rebelles parce que connu pour être très fréquenté par la population civile. "Dès que j'ai posé le pied dessus, ma jambe a explosé. Elle était déchiquetée. Il y avait du sang partout", rapporte cet homme, désormais contraint de marcher avec une béquille faute d'avoir pu se payer une prothèse. La police assure avoir désamorcé et déterré l'an dernier 900 mines artisanales des seules forêts qui encerclent la ville de Bastar. Et 300 autres depuis le début de l'année. "Nous ne sommes pas en mesure d'affirmer que le secteur est à 100% nettoyé", s'empresse de préciser le chef de la police, Sundarraj P. "Il n'y a jamais eu de démarcation claire entre les zones contrôlées par les rebelles et celles que nous contrôlions", plaide-t-il, "mais 98% du travail a été fait". Pas de quoi toutefois rassurer Raju Modiyam. "La peur est toujours là", dit-il. "Nous n'allons plus dans la jungle tellement nous redoutons de marcher sur un IED".
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