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01.06.2026 à 19:42

FRANCE 24
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Chroniqueuse dans les médias de la galaxie Bolloré au service de la propagande russe, Xenia Fedorova embarrasse désormais l’exécutif à double titre : le ministre de l’Intérieur a dû expliquer pourquoi son titre de séjour avait été renouvelé pour dix ans en 2024, tandis que la ministre de l’Agriculture a participé à un déjeuner en sa compagnie.
Chroniqueuse dans les médias de la galaxie Bolloré au service de la propagande russe, Xenia Fedorova embarrasse désormais l’exécutif à double titre : le ministre de l’Intérieur a dû expliquer pourquoi son titre de séjour avait été renouvelé pour dix ans en 2024, tandis que la ministre de l’Agriculture a participé à un déjeuner en sa compagnie.

01.06.2026 à 19:27

FRANCE24
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L'entreprise, qui emploie 243 salariés, a justifié lundi ses difficultés financières par une hausse "du stock très importante sur janvier et février 2026, couplée à des ruptures impactant les ventes sur des produits emblématiques" et "du coût des matières premières et de l'énergie en début d'année". Duralex, fondée en 1945, a inventé le verre trempé et les fameux verres, réputés incassables et vendus dans le monde entier. Placée sous la protection du tribunal de commerce d'Orléans, avec une période d'observation de six mois, la verrerie est confrontée à son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années. La procédure intervient deux ans, presque jour pour jour, après la dernière en date. La société assure vouloir "tout mettre en œuvre" pour "trouver les solutions optimales de sortie" de cette nouvelle procédure, dans un communiqué transmis à l'AFP. "Préoccupation" Une audience de revoyure, sorte de "point d'étape" selon une source proche du dossier, est d'ores et déjà fixée au 2 juillet. "Depuis plusieurs semaines, l'État est mobilisé aux côtés de l'entreprise, notamment via la commande engagée d'un audit financier indépendant", a réagi le ministère de l'Economie auprès de l'AFP. Il assure rechercher "les conditions permettant la préservation de l'activité, des savoir-faire industriels et de l'emploi". Le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, a dit à l'AFP sa "très grande préoccupation", promettant qu'il ferait "tout" pour que Duralex puisse rester "un fleuron industriel régional et national". Très populaire, la marque avait reçu à l'automne plus de 20 millions d'euros de promesses d'investissement en quelques heures, dans le cadre d'une levée de fonds de 5 millions destinée à assurer la poursuite de son redressement. Mi-avril, son directeur général, François Marciano, figure emblématique de la reprise en société coopérative et participative (Scop), a été remplacé par par Peggy Sadier, qui occupait jusque-là les fonctions de directrice marketing et commerciale. M. Marciano aurait été "mis à pied", d'après la CGT. Son fils Antoine, qu'il avait nommé au poste de directeur financier et dont les compétences "n'ont pas été démontrées", aurait connu le même sort. La mise en oeuvre, il y a plus de 18 mois, d'un plan de transformation commerciale "a commencé à porter ses fruits", affirme Duralex. L'entreprise évoque une "croissance de 7% du chiffre d'affaires constatée au 31 décembre 2025 et "la confirmation" des objectifs sur les premiers mois de l'année 2026, dans un contexte de marché des arts de la table particulièrement tendu. Les Français appelés à l'aide En cette période "complexe", elle appelle les Français à poursuivre leur soutien au projet. Une source proche a qualifié de "sombre" la situation de l'entreprise. "Les caisses sont vides et les salariés n'ont touché que 50% de leur dernière paie", a-t-elle ajouté. François Marciano avait annoncé que le chiffre d'affaires de Duralex devait atteindre cette année ou en 2027 la barre des 35 millions d'euros pour retrouver l'équilibre financier, avant d'espérer viser 39 millions d'euros en 2030. Ces objectifs sont "intenables" pour plusieurs observateurs. Duralex "est une usine, qui a besoin de produire à très gros volume", avait expliqué en avril un salarié sous couvert d'anonymat auprès de l'AFP. Durement touchée en 2022 par la flambée des prix de l'énergie après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, elle avait été sauvée temporairement par un prêt de 15 millions d'euros de l'État. Environ 60% des 243 salariés de l'unique usine du groupe, à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, ont investi dans la coopérative. Le projet de Scop avait été soutenu, y compris financièrement, par la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole. Les difficultés de Duralex rappellent celles du groupe Brandt, ancien fleuron de l'électroménager français, liquidé en décembre dernier. Sa principale usine, qui employait 350 salariés sur les quelques 700 que comptait du groupe, se trouvait à sept kilomètres de celle de Duralex.
Texte intégral (695 mots)
L'entreprise, qui emploie 243 salariés, a justifié lundi ses difficultés financières par une hausse "du stock très importante sur janvier et février 2026, couplée à des ruptures impactant les ventes sur des produits emblématiques" et "du coût des matières premières et de l'énergie en début d'année". Duralex, fondée en 1945, a inventé le verre trempé et les fameux verres, réputés incassables et vendus dans le monde entier. Placée sous la protection du tribunal de commerce d'Orléans, avec une période d'observation de six mois, la verrerie est confrontée à son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années. La procédure intervient deux ans, presque jour pour jour, après la dernière en date. La société assure vouloir "tout mettre en œuvre" pour "trouver les solutions optimales de sortie" de cette nouvelle procédure, dans un communiqué transmis à l'AFP. "Préoccupation" Une audience de revoyure, sorte de "point d'étape" selon une source proche du dossier, est d'ores et déjà fixée au 2 juillet. "Depuis plusieurs semaines, l'État est mobilisé aux côtés de l'entreprise, notamment via la commande engagée d'un audit financier indépendant", a réagi le ministère de l'Economie auprès de l'AFP. Il assure rechercher "les conditions permettant la préservation de l'activité, des savoir-faire industriels et de l'emploi". Le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, a dit à l'AFP sa "très grande préoccupation", promettant qu'il ferait "tout" pour que Duralex puisse rester "un fleuron industriel régional et national". Très populaire, la marque avait reçu à l'automne plus de 20 millions d'euros de promesses d'investissement en quelques heures, dans le cadre d'une levée de fonds de 5 millions destinée à assurer la poursuite de son redressement. Mi-avril, son directeur général, François Marciano, figure emblématique de la reprise en société coopérative et participative (Scop), a été remplacé par par Peggy Sadier, qui occupait jusque-là les fonctions de directrice marketing et commerciale. M. Marciano aurait été "mis à pied", d'après la CGT. Son fils Antoine, qu'il avait nommé au poste de directeur financier et dont les compétences "n'ont pas été démontrées", aurait connu le même sort. La mise en oeuvre, il y a plus de 18 mois, d'un plan de transformation commerciale "a commencé à porter ses fruits", affirme Duralex. L'entreprise évoque une "croissance de 7% du chiffre d'affaires constatée au 31 décembre 2025 et "la confirmation" des objectifs sur les premiers mois de l'année 2026, dans un contexte de marché des arts de la table particulièrement tendu. Les Français appelés à l'aide En cette période "complexe", elle appelle les Français à poursuivre leur soutien au projet. Une source proche a qualifié de "sombre" la situation de l'entreprise. "Les caisses sont vides et les salariés n'ont touché que 50% de leur dernière paie", a-t-elle ajouté. François Marciano avait annoncé que le chiffre d'affaires de Duralex devait atteindre cette année ou en 2027 la barre des 35 millions d'euros pour retrouver l'équilibre financier, avant d'espérer viser 39 millions d'euros en 2030. Ces objectifs sont "intenables" pour plusieurs observateurs. Duralex "est une usine, qui a besoin de produire à très gros volume", avait expliqué en avril un salarié sous couvert d'anonymat auprès de l'AFP. Durement touchée en 2022 par la flambée des prix de l'énergie après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, elle avait été sauvée temporairement par un prêt de 15 millions d'euros de l'État. Environ 60% des 243 salariés de l'unique usine du groupe, à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, ont investi dans la coopérative. Le projet de Scop avait été soutenu, y compris financièrement, par la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole. Les difficultés de Duralex rappellent celles du groupe Brandt, ancien fleuron de l'électroménager français, liquidé en décembre dernier. Sa principale usine, qui employait 350 salariés sur les quelques 700 que comptait du groupe, se trouvait à sept kilomètres de celle de Duralex.

01.06.2026 à 19:21

FRANCE24
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Fait dans le cadre du sommet annuel Choose France porté par le président Emmanuel Macron, cet investissement doit permettre "un doublement" de la capacité industrielle du site d'Antony, dans ce marché en croissance, selon la direction. Stallergenes Greer développe des traitements de désensibilisation contre les allergies sévères dues aux acariens, graminées, arbres (bouleau, noisetier, aulne ...), chats, moisissures ou encore venins de guêpes et d'abeilles. Des traitements remboursés en France à hauteur de 30% par l'Assurance maladie. Le principe de la désensibilisation consiste à rééduquer progressivement le système immunitaire: la prise initiale est faiblement dosée avant d'être progressivement augmentée pour développer une tolérance qui réduit les symptômes lors de l'exposition aux allergènes. Généralement il est recommandé de suivre le traitement au moins trois ans. En France, le groupe s'appuie sur les 36 allergènes principaux identifiés pour fabriquer des traitements sur mesure: composition, concentration et dosage sont définis par les prescriptions des allergologues. Les flacons sont ensuite conditionnés, étiquetés au nom du patient et expédiés directement à son domicile. Créé en 1962 par l'institut Mérieux, Stallergenes Greer emploie 610 collaborateurs dans l'Hexagone, près de la moitié de ses effectifs mondiaux, dont près de 400 dédiés aux activités industrielles. Le groupe y prévoit cette année une hausse de 12% des effectifs pour soutenir le développement de l'activité. Depuis cinq ans, la filiale française a enregistré "une croissance de plus de 10% par an", a souligné devant la presse son président, Dominique Pezziardi, qui anticipe "au moins" la poursuite de cette trajectoire. En 2024, son chiffre d'affaires a atteint 230 millions d’euros en France, où les personnes allergiques sont environ 18 millions. - 40 milliards d'acariens par an - L'entreprise produit et transforme elle-même ses matières premières. Sur son site d'Amilly (Loiret), elle exploite "un peu plus de 100 hectares plantés en graminées" et utilise "de très gros tracteurs avec des aspirateurs pour récolter le pollen", détaille Julien Storaï, directeur des opérations pharmaceutiques de la filiale française. La "quinzaine d'employés" se charge du suivi des cultures et de la transformation des pollens en préparations pharmaceutiques. Elle y élève aussi 40 milliards d'acariens par an dans des incubateurs où ils sont nourris plusieurs mois avec un mélange de protéines végétales. Ces organismes microscopiques, qui nichent dans les oreillers et matelas, sont la première cause d'allergie respiratoire devant les graminées et les poils de chat: sur les 50.000 espèces existantes, 15.000 peuvent provoquer une réaction allergique. A Amilly, l'équipe se focalise sur trois principales espèces: "les acariens de poussière DPTE et DEFAR responsables de 95% des allergènes et Blomia tropicalis, prévalente" en outre-mer, détaille Céline Gaillac, responsable de production matières premières. Les acariens sont congelés, lyophilisés et broyés pour obtenir une poudre à mélanger à une solution d'extraction pour isoler les allergènes. Pour les poils de chat, la société "a développé des réseaux de collecte en Europe et aux Etats-Unis avec les toiletteurs et travaille avec les vétérinaires", précise M. Storaï. A Antony, les extraits allergéniques sont alors transformés en traitements sous forme de gouttes ou de comprimés à garder sous la langue. Les allergies progressent fortement sous l'effet notamment du changement climatique et de la pollution. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit que la moitié de la population mondiale souffrira d'allergies à l'horizon 2050. Deux champions mondiaux, le danois ALK et Stallergenes Greer, se partagent le marché de l'immunothérapie allergénique, évalué à plus de 1,2 milliard d'euros, tandis que les autres acteurs restent positionnés sur des marchés régionaux. Stallergenes Greer, détenu par le fonds B-Flexion de l'entrepreneur suisse Ernesto Bertarelli, vise aussi la Chine comme "axe de croissance". L'an dernier, il a noué un partenariat avec le laboratoire chinois Nuance Pharma pour y commercialiser d'ici 2029 son comprimé contre la rhinite allergique induite par les acariens.
Texte intégral (688 mots)
Fait dans le cadre du sommet annuel Choose France porté par le président Emmanuel Macron, cet investissement doit permettre "un doublement" de la capacité industrielle du site d'Antony, dans ce marché en croissance, selon la direction. Stallergenes Greer développe des traitements de désensibilisation contre les allergies sévères dues aux acariens, graminées, arbres (bouleau, noisetier, aulne ...), chats, moisissures ou encore venins de guêpes et d'abeilles. Des traitements remboursés en France à hauteur de 30% par l'Assurance maladie. Le principe de la désensibilisation consiste à rééduquer progressivement le système immunitaire: la prise initiale est faiblement dosée avant d'être progressivement augmentée pour développer une tolérance qui réduit les symptômes lors de l'exposition aux allergènes. Généralement il est recommandé de suivre le traitement au moins trois ans. En France, le groupe s'appuie sur les 36 allergènes principaux identifiés pour fabriquer des traitements sur mesure: composition, concentration et dosage sont définis par les prescriptions des allergologues. Les flacons sont ensuite conditionnés, étiquetés au nom du patient et expédiés directement à son domicile. Créé en 1962 par l'institut Mérieux, Stallergenes Greer emploie 610 collaborateurs dans l'Hexagone, près de la moitié de ses effectifs mondiaux, dont près de 400 dédiés aux activités industrielles. Le groupe y prévoit cette année une hausse de 12% des effectifs pour soutenir le développement de l'activité. Depuis cinq ans, la filiale française a enregistré "une croissance de plus de 10% par an", a souligné devant la presse son président, Dominique Pezziardi, qui anticipe "au moins" la poursuite de cette trajectoire. En 2024, son chiffre d'affaires a atteint 230 millions d’euros en France, où les personnes allergiques sont environ 18 millions. - 40 milliards d'acariens par an - L'entreprise produit et transforme elle-même ses matières premières. Sur son site d'Amilly (Loiret), elle exploite "un peu plus de 100 hectares plantés en graminées" et utilise "de très gros tracteurs avec des aspirateurs pour récolter le pollen", détaille Julien Storaï, directeur des opérations pharmaceutiques de la filiale française. La "quinzaine d'employés" se charge du suivi des cultures et de la transformation des pollens en préparations pharmaceutiques. Elle y élève aussi 40 milliards d'acariens par an dans des incubateurs où ils sont nourris plusieurs mois avec un mélange de protéines végétales. Ces organismes microscopiques, qui nichent dans les oreillers et matelas, sont la première cause d'allergie respiratoire devant les graminées et les poils de chat: sur les 50.000 espèces existantes, 15.000 peuvent provoquer une réaction allergique. A Amilly, l'équipe se focalise sur trois principales espèces: "les acariens de poussière DPTE et DEFAR responsables de 95% des allergènes et Blomia tropicalis, prévalente" en outre-mer, détaille Céline Gaillac, responsable de production matières premières. Les acariens sont congelés, lyophilisés et broyés pour obtenir une poudre à mélanger à une solution d'extraction pour isoler les allergènes. Pour les poils de chat, la société "a développé des réseaux de collecte en Europe et aux Etats-Unis avec les toiletteurs et travaille avec les vétérinaires", précise M. Storaï. A Antony, les extraits allergéniques sont alors transformés en traitements sous forme de gouttes ou de comprimés à garder sous la langue. Les allergies progressent fortement sous l'effet notamment du changement climatique et de la pollution. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit que la moitié de la population mondiale souffrira d'allergies à l'horizon 2050. Deux champions mondiaux, le danois ALK et Stallergenes Greer, se partagent le marché de l'immunothérapie allergénique, évalué à plus de 1,2 milliard d'euros, tandis que les autres acteurs restent positionnés sur des marchés régionaux. Stallergenes Greer, détenu par le fonds B-Flexion de l'entrepreneur suisse Ernesto Bertarelli, vise aussi la Chine comme "axe de croissance". L'an dernier, il a noué un partenariat avec le laboratoire chinois Nuance Pharma pour y commercialiser d'ici 2029 son comprimé contre la rhinite allergique induite par les acariens.
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