Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

03.02.2026 à 04:53

Jugé en Malaisie pour trafic de drogue, le Français Tom Félix espère être acquitté

FRANCE24
img
Agé de 34 ans, cet ancien cadre au sein du groupe français Veolia, diplômé en aquaculture et biologie marine et sur le point d'ouvrir un restaurant à Langkawi, a été arrêté le 9 août 2023 sur cette île du nord-ouest de la Malaisie. Dans la maison où il était hébergé par son associé malaisien, la police a trouvé plusieurs centaines de grammes de cannabis dans les pièces communes. Les deux hommes ont été interpellés. Sa famille assure que, durant l'enquête, Tom Félix a été "disculpé" par son associé. Après une précédente audience le 14 janvier, durant laquelle le procureur a présenté ses arguments, le jeune Français va de nouveau comparaître mardi à partir de 14H00 locales (06H00 GMT) devant la Haute cour criminelle de Alor Setar, la ville il est détenu, située à 500 km au nord-ouest de la capitale Kuala Lumpur, près de la frontière thaïlandaise. Selon son avocat malaisien Collin Andrew, il existe deux décisions possibles: "Le tribunal peut considérer que l'accusation n'a pas réussi à prouver sa culpabilité et alors Tom Félix sera acquitté et libéré". Mais le tribunal peut aussi décider de poursuivre la procédure. "Il appellera alors la défense" à présenter sa plaidoirie à une date ultérieure, avant une décision finale, a ajouté l'avocat. "L'étude du dossier m'a donné la conviction absolue de l'innocence de Tom", a déclaré à l'AFP François Zimeray, avocat français de M. Félix. Ex-diplomate et spécialiste des droits de l'Homme, l'avocat, qui défend par ailleurs l'opposante birmane Aung San Suu Kyi devant le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU, dénonce, comme la famille du jeune homme, les conditions de détention de celui-ci: "chaque jour dans cette prison grouillante, où il n'est pas question d'intimité, est un enfer". "entre espoir et angoisse" S'il est reconnu coupable, le jeune Français encourt soit la peine de mort, soit 104 années de détention cumulées, 54 coups de bâton et une amende de 27.000 euros, avait indiqué à l'AFP sa mère, enseignante au Lycée français de Singapour, tout comme son mari. "A la veille de l'audience, nous sommes partagés entre l'espoir et l'angoisse. Nous espérons de tout notre coeur que la juge prononcera un acquittement", a déclaré Mme Félix à l'AFP. "Mais nous redoutons aussi que la juge décide de poursuivre le procès, en demandant à entendre la défense, ce qui voudrait dire de nouvelles audiences (...) et un cauchemar qui continuerait pour Tom", a-t-elle ajouté. "Nous espérons de toutes nos forces que la justice malaisienne reconnaîtra enfin l'innocence de notre fils et mettra un terme à 909 jours d'emprisonnement, afin qu'il puisse retrouver sa liberté, sa dignité et sa vie", a encore lancé sa mère. La possession et le trafic de drogue sont des crimes graves en Malaisie, passibles de la peine de mort si les quantités dépassent un certain seuil. Les condamnations à mort ne sont toutefois plus systématiquement prononcées et aucune exécution n'a eu lieu en Malaisie depuis 2018. Les parents de Tom Félix ont été reçus le 30 mai 2025 par Emmanuel Macron, alors en visite officielle à Singapour. Le président Macron "nous a entendus et il a dit que cette situation est effectivement inacceptable et qu'il allait tout mettre en place pour que Tom soit libéré", avait indiqué Mme Félix à l'issue de cet entretien.

03.02.2026 à 04:33

Après les invectives, le dialogue? Trump reçoit le président colombien

FRANCE24
img
La rencontre a lieu peu après que le président américain, qui considère ouvertement l'Amérique latine comme sa chasse gardée, a mis de facto sous tutelle le Venezuela, pays voisin de la Colombie. Le président colombien "est très sympa depuis un mois ou deux. Avant, il était critique mais depuis le raid au Venezuela, il est très sympa. Il a beaucoup changé son attitude", a commenté Donald Trump lundi sur un ton teinté d'ironie, pendant un échange avec la presse, en prédisant une "bonne rencontre." La relation entre les deux hommes s'est détendue le 7 janvier, quand ils ont eu leur premier échange téléphonique, peu après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines. Cette opération des Etats-Unis avait d'abord conduit Gustavo Petro, ancien guerillero, à parler de "reprendre les armes" contre Washington, tandis que le président américain lui avait conseillé de "faire gaffe à ses fesses". Migrants et glyphosate Bogota a fait un geste de bonne volonté à l'égard du républicain de 79 ans en annonçant soudainement vendredi la reprise des vols d'expulsion de migrants depuis les États-Unis à bord d'appareils colombiens, après huit mois de suspension. La Colombie a aussi accepté de reprendre les épandages de glyphosate sur les camps de coca, une pratique abandonnée depuis 2015 et critiquée pour ses conséquences sanitaires et environnementales néfastes. Gustavo Petro s'y était fortement opposé en tant que sénateur. Washington comme Bogota envoient donc des signaux d'apaisement, mais l'issue de la réunion de mardi dépendra aussi de l'alchimie entre le dirigeant républicain, notoirement impatient, et son invité, porté sur les longues digressions théoriques. "Les deux sont éruptifs", explique Felipe Botero, politologue à l'Université des Andes, selon qui "la rencontre pourrait facilement dérailler". D'autant que Donald Trump n'a pas hésité depuis son retour au pouvoir à tendre des embuscades publiques à ses invités: le président ukrainien Volodymyr Zelensky et sud-africain Cyril Ramaphosa ont gardé de cuisants souvenirs de leurs passages dans le Bureau ovale. La réunion de mardi sera en grande partie consacrée au trafic de stupéfiants, que Donald Trump s'est promis d'éradiquer, n'hésitant pas pour cela à lancer des frappes contre des embarcations en mer des Caraïbes ou dans le Pacifique. Cocaïne La Colombie est le plus gros producteur de cocaïne au monde, tandis que les Etats-Unis en sont le premier consommateur. Pendant des années, Washington s'est appuyé sur Bogota pour lutter contre le narcotrafic, en finançant les forces de l'ordre et les services colombiens de renseignement à coups de milliards de dollars. Depuis que Gustavo Petro est arrivé au pouvoir, la production et les exportations de cocaïne ont augmenté. Et en 2025, les Etats-Unis ont retiré la Colombie de la liste des pays alliés dans la lutte antidrogue. L'entretien de mardi sera suivi de très près par les candidats à l’élection présidentielle de mai en Colombie. Le candidat de gauche Ivan Cepeda est pour l'heure favori dans les sondages, et il a récemment accusé les Etats-Unis de tenter de peser sur le scrutin. Donald Trump estime avoir un droit de regard sur la vie politique des pays d'Amérique latine et a par exemple pris position publiquement pour ses alliés dans des élections en Argentine et au Honduras, en rupture totale avec tous les usages diplomatiques en vigueur jusqu'ici.

03.02.2026 à 04:31

Norvège: le fils de la princesse Mette-Marit jugé pour viols

FRANCE24
img
Né d'une relation antérieure au mariage de sa mère avec le prince héritier Haakon, M. Høiby doit faire face à 38 chefs d'accusation, y compris le viol de quatre femmes, des violences physiques et psychologiques, et une infraction à la législation sur les stupéfiants. Le jeune homme de 29 ans a été de nouveau arrêté dimanche soir sur la base de nouveaux soupçons --atteinte à l'intégrité physique, menaces avec un couteau et violation d'une interdiction de contact-- et placé en détention provisoire pour quatre semaines à la demande de la police "en raison du risque de récidive". Il a jusqu'à présent nié les faits les plus graves qui, combinés, sont passibles de 16 ans de prison. Son procès, qui s'annonce hautement médiatisé et doit durer sept semaines, débutera à 09H30 (08H30 GMT) au tribunal d'Oslo. La matinée sera consacrée à la lecture de l'acte d'accusation sur lequel M. Høiby sera prié de s'exprimer, et l'après-midi à la déposition d'une première victime présumée de viol. En amont de la procédure, le procureur Sturla Henriksbø a affirmé à l'AFP que Marius Borg Høiby ne serait traité "ni avec plus d'indulgence ni plus de sévérité" en raison de ses liens avec la famille royale. La défense, elle, n'a pas voulu s'exprimer. Le jeune homme aux allures de "bad boy" avec ses tatouages et ses boucles d'oreille avait été arrêté le 4 août 2024, soupçonné d'avoir agressé sa compagne au cours de la nuit précédente. Quelques jours plus tard, il dira avoir agi "sous l'influence de l'alcool et de la cocaïne après une dispute", et précisera souffrir de "troubles mentaux" et lutter "depuis longtemps contre la dépendance" à la drogue. L'enquête de la police a permis d'exhumer d'autres délits et crimes présumés, dont les viols de quatre femmes alors qu'elles n'étaient pas en état de se défendre, et qu'il a, pour certains, filmés. En janvier, la police a annoncé six nouveaux chefs d'accusation, dont une infraction de la loi sur les stupéfiants: en 2020, Høiby a transporté, apparemment sans contrepartie, 3,5 kg de marijuana, des faits qu'il a reconnus. Coups de poing Au total, sept personnes sont considérées comme des victimes présumées. Leur identité est protégée, à l'exception de Nora Haukland, mannequin et influenceuse, qui s'est exprimée publiquement sur des violences qu'elle dit avoir subies. Entre l'été 2022 et l'automne 2023, alors qu'ils entretenaient une relation, Høiby l'a frappée au visage à plusieurs reprises, lui a asséné coups de pied et coups de poing, l'a saisie à la gorge, projetée contre un réfrigérateur et insultée, selon l'acte d'accusation. Pire scandale qu'ait connu la famille royale jusqu'à présent, l'affaire a contribué à écorner l'image de l'institution pourtant populaire grâce aux figures rassembleuses mais vieillissantes du roi Harald et de la reine Sonja, tous deux âgés de 88 ans. Dans les rues d'Oslo, les avis sont partagés. Pour Philip Wilson, vigile et étudiant de 35 ans, le Palais a très mal géré les choses. "Je pense que les équipes de communication du palais ne vont pas chômer dans les jours qui viennent", a-t-il dit à l'AFP. Au contraire, Jostein Grosås, avocat de 66 ans, affirme que cette affaire "n'a pas du tout changé (son) opinion de la famille royale". Le couple princier n'assistera pas au procès. Tiraillée entre ses rôles de mère et de future reine, Mette-Marit mène déjà d'autres combats. A 52 ans, elle lutte contre une maladie pulmonaire incurable qui risque de lui valoir bientôt une transplantation périlleuse. Suite à la publication de nouveaux documents aux États-Unis, elle doit aussi depuis ce week-end répondre de ses liens passés --et apparemment étroits-- avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. Le verdict à l'encontre de son fils est attendu plusieurs semaines après la fin du procès, prévue le 19 mars.
3 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞