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29.08.2026 à 06:30

Marc DAOU
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Objet d'un siège et cible de bombardements israéliens depuis plusieurs mois, la colline d'Ali Taher abriterait, selon l'armée israélienne, le quartier général du Hezbollah dans le Sud-Liban ainsi que celui des Gardiens de la révolution iraniens. Si sa prise permettrait à l'État hébreu de renforcer son dispositif dans le secteur, elle pourrait aussi compliquer les négociations directes avec le Liban, menées sous l’égide des États-Unis.
Objet d'un siège et cible de bombardements israéliens depuis plusieurs mois, la colline d'Ali Taher abriterait, selon l'armée israélienne, le quartier général du Hezbollah dans le Sud-Liban ainsi que celui des Gardiens de la révolution iraniens. Si sa prise permettrait à l'État hébreu de renforcer son dispositif dans le secteur, elle pourrait aussi compliquer les négociations directes avec le Liban, menées sous l’égide des États-Unis.

29.08.2026 à 05:59

FRANCE24
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Un deuil national a été décrété dans le royaume scandinave à la suite du décès, vendredi à 06H35 (04H35 GMT), à l'âge de 89 ans, du doyen des souverains d'Europe. Toute la journée vendredi, des milliers de personnes se sont recueillies devant le palais royal d'Oslo, où la dépouille d'Harald V a été transportée dans la soirée. Des Norvégiens se sont massés sous la pluie pour apercevoir la procession, au sein de laquelle a pris place la famille royale. Son fils Haakon, 53 ans, lui succède alors que la monarchie norvégienne est fragilisée par une série de scandales. Le nouveau roi, qui aura comme son père des fonctions essentiellement protocolaires, s'est rendu au palais royal avec sa fille de 22 ans, Ingrid Alexandra, la nouvelle princesse héritière, pour informer officiellement le gouvernement du décès de son père. "Je prendrai le nom de Haakon VIII et je perpétuerai la devise que mon père, mon grand-père et mon arrière-grand-père ont choisie: +Tout pour la Norvège+", a-t-il déclaré. Nouvelle époque "Une époque s'est terminée. Une nouvelle commence. Le roi est mort. Vive le roi", a déclaré le Premier ministre, Jonas Gahr Støredans un bref discours après sa rencontre avec le nouveau monarque. "Nous nous souviendrons du roi Harald pour son amour de son peuple, son humour et sa chaleur humaine, et pour sa foi inébranlable en nous", a ajouté le dirigeant. Hospitalisé depuis le 17 août, Harald souffrait d'une anémie hémolytique, maladie du sang qui se traduit par une destruction anormalement rapide des globules rouges. "Il a eu beaucoup d'importance, il a été un roi rassembleur, le roi du peuple", a dit à l'AFP Line Stousland, 49 ans. Elle est venue déposer des fleurs devant le palais royal, où se sont amoncelées des montagnes de bouquets, cartes, peluches et drapeaux norvégiens. Les hommages ont aussi afflué de l'étranger, de la part des monarchies européennes ainsi que des dirigeants du monde entier dont Donald Trump qui a salué la mémoire d'"un homme fort, fier, et grandement respecté". Image modeste Nombre de Norvégiens interrogés par l'AFP ont cité son discours après les attaques mortelles du néonazi Anders Behring Breivik qui ont fait 77 victimes le 22 juillet 2011, le pire massacre en Norvège depuis la Seconde guerre mondiale. Depuis plusieurs années, Harald souffrait de multiples problèmes de santé, mais il a toujours exclu d'abdiquer, faisant valoir qu'il avait prêté un serment à vie devant le Parlement. Son héritier, Haakon, populaire, se montre modeste, fuyant le faste et l'ostentation. Il a fait siennes les préoccupations de sa génération: défense de l'environnement, lutte contre le racisme, combat contre l'homophobie... Mais il accède au trône au milieu de vents contraires. Les liens de son épouse Mette-Marit avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, la condamnation de son beau-fils pour viol, et les frasques du couple excentrique formé par sa sœur et un Américain chaman autoproclamé ont entamé le lustre de la monarchie. Outre ces scandales, la famille royale norvégienne a traversé une période difficile ces derniers mois en raison des problèmes de santé du défunt souverain ainsi que de la nouvelle reine. Mette-Marit souffre d'une maladie pulmonaire incurable qui lui a valu une greffe des poumons en juin.
Texte intégral (582 mots)
Un deuil national a été décrété dans le royaume scandinave à la suite du décès, vendredi à 06H35 (04H35 GMT), à l'âge de 89 ans, du doyen des souverains d'Europe. Toute la journée vendredi, des milliers de personnes se sont recueillies devant le palais royal d'Oslo, où la dépouille d'Harald V a été transportée dans la soirée. Des Norvégiens se sont massés sous la pluie pour apercevoir la procession, au sein de laquelle a pris place la famille royale. Son fils Haakon, 53 ans, lui succède alors que la monarchie norvégienne est fragilisée par une série de scandales. Le nouveau roi, qui aura comme son père des fonctions essentiellement protocolaires, s'est rendu au palais royal avec sa fille de 22 ans, Ingrid Alexandra, la nouvelle princesse héritière, pour informer officiellement le gouvernement du décès de son père. "Je prendrai le nom de Haakon VIII et je perpétuerai la devise que mon père, mon grand-père et mon arrière-grand-père ont choisie: +Tout pour la Norvège+", a-t-il déclaré. Nouvelle époque "Une époque s'est terminée. Une nouvelle commence. Le roi est mort. Vive le roi", a déclaré le Premier ministre, Jonas Gahr Støredans un bref discours après sa rencontre avec le nouveau monarque. "Nous nous souviendrons du roi Harald pour son amour de son peuple, son humour et sa chaleur humaine, et pour sa foi inébranlable en nous", a ajouté le dirigeant. Hospitalisé depuis le 17 août, Harald souffrait d'une anémie hémolytique, maladie du sang qui se traduit par une destruction anormalement rapide des globules rouges. "Il a eu beaucoup d'importance, il a été un roi rassembleur, le roi du peuple", a dit à l'AFP Line Stousland, 49 ans. Elle est venue déposer des fleurs devant le palais royal, où se sont amoncelées des montagnes de bouquets, cartes, peluches et drapeaux norvégiens. Les hommages ont aussi afflué de l'étranger, de la part des monarchies européennes ainsi que des dirigeants du monde entier dont Donald Trump qui a salué la mémoire d'"un homme fort, fier, et grandement respecté". Image modeste Nombre de Norvégiens interrogés par l'AFP ont cité son discours après les attaques mortelles du néonazi Anders Behring Breivik qui ont fait 77 victimes le 22 juillet 2011, le pire massacre en Norvège depuis la Seconde guerre mondiale. Depuis plusieurs années, Harald souffrait de multiples problèmes de santé, mais il a toujours exclu d'abdiquer, faisant valoir qu'il avait prêté un serment à vie devant le Parlement. Son héritier, Haakon, populaire, se montre modeste, fuyant le faste et l'ostentation. Il a fait siennes les préoccupations de sa génération: défense de l'environnement, lutte contre le racisme, combat contre l'homophobie... Mais il accède au trône au milieu de vents contraires. Les liens de son épouse Mette-Marit avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, la condamnation de son beau-fils pour viol, et les frasques du couple excentrique formé par sa sœur et un Américain chaman autoproclamé ont entamé le lustre de la monarchie. Outre ces scandales, la famille royale norvégienne a traversé une période difficile ces derniers mois en raison des problèmes de santé du défunt souverain ainsi que de la nouvelle reine. Mette-Marit souffre d'une maladie pulmonaire incurable qui lui a valu une greffe des poumons en juin.

29.08.2026 à 05:09

FRANCE24
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"Toutes les habitations près de la rivière ont été emportées. Il ne reste plus rien", lâche Buddhi Ram Dangol, un rescapé rencontré par l'AFP côté népalais. Le désastre, dans cette région prisée des alpinistes et pèlerins, a fait au moins 623 morts à ce stade - 616 au Népal selon les derniers chiffres de la police, et sept côté chinois -, sans compter sept corps repêchés très loin en aval, en Inde, dont la provenance n'a pas été confirmée. Les disparus, eux, sont un peu moins de 2.500, 1.924 au Népal - dont 517 étrangers -, et 554 en Chine - dont 260 étrangers. L'organisme népalais chargé de la gestion des catastrophes a signalé que 933 employés d'une centrale hydroélectrique faisaient partie des gens avec lesquels le contact était perdu. L'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS) a expliqué que ce cataclysme, survenu mercredi, avait été provoqué par l'effondrement d'un glacier, déclenchant une vaste coulée de débris glacés qui a tout ravagé sur son passage. Selon la Croix-Rouge, jusqu'à 93.000 personnes pourraient avoir été affectées par cette catastrophe. Alors que les chances de retrouver des survivants diminuent, les secouristes redoublent d'efforts pour atteindre les zones touchées, où les dégâts compliquent les livraisons de vivres et d'eau. Le tout sous le risque de nouvelles inondations. Ce déluge de glace et de boue a entraîné la formation d'immenses lacs qui risquent de déborder ou céder, dont l'un constitue une menace directe pour les secouristes. Vendredi, les opérations de secours avaient été perturbées aussi bien du côté népalais que chinois en raison d'alertes liées à de possibles coulées, levées par la suite. "Tous emportés" A la frontière, l'armée népalaise a localisé des rescapés piégés dans le tunnel de la centrale hydroélectrique de Trishuli 3A, et cherche à les extraire. "Deux hélicoptères ont été déployés, mais c'est difficile car il est compliqué de trouver les entrées du tunnel", a indiqué à l'AFP Raja Ram Basnet, porte-parole de l'armée. Environ 350 employés du site et riverains ont été emmenés en sécurité, a-t-il ajouté, mais plus d'une centaine sont toujours bloqués. Des travailleurs évacués d'autres barrages de la vallée du Trishuli insistent sur la vitesse terrifiante de ce désastre. Buddhan Tamang affirme qu'il n'a survécu que parce qu'il se trouvait à l'intérieur d'un tunnel quand les eaux se sont déchaînées. "Les responsables qui travaillaient de l'autre côté ont tous été emportés", relate à l'AFP cet homme secouru par hélicoptère jeudi, après 24 heures. Pompiers hélitreuillés De l'autre côté de la frontière, au Tibet, les secours sont compliqués par la pluie, la coupure des routes d'accès, le relief escarpé et le risque de débordement d'une retenue d'eau en surplomb. Selon Chine nouvelle, un peu plus de 500 secouristes -- sur un total de 2.141 à présent sur place -- ont pu accéder, non sans d'importantes difficultés, au centre de la zone sinistrée, près du poste-frontière dévasté de Gyirong, situé à 1.830 mètres d'altitude aux portes du Népal. Alors que la zone est inaccessible aux journalistes étrangers, la télévision publique CCTV a diffusé des images de pompiers casqués traversant un torrent à l'aide de bateaux pneumatiques noirs, ou hélitreuillés un par un vers l'autre rive à l'aide d'un puissant drone. La chaîne a aussi montré des pelleteuses et bulldozers tentant de rouvrir des voies d'accès, ainsi que des secouristes aux côtés de groupes électrogènes et d'antennes de télécommunication provisoires, en train d'établir une stratégie de progression. Située dans le massif de l'Himalaya, la région du Népal qui a subi cette tragédie attire en temps ordinaire randonneurs et alpinistes du monde entier. C'est aussi un lieu de pèlerinage pour les hindous et les bouddhistes tibétains. Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents pendant la mousson - entre juin et septembre - au Népal, au Tibet et dans toute l'Asie du Sud. Selon les scientifiques, le changement climatique accroît leur intensité et leur fréquence. burs-oho/tmt/gmo
Texte intégral (738 mots)
"Toutes les habitations près de la rivière ont été emportées. Il ne reste plus rien", lâche Buddhi Ram Dangol, un rescapé rencontré par l'AFP côté népalais. Le désastre, dans cette région prisée des alpinistes et pèlerins, a fait au moins 623 morts à ce stade - 616 au Népal selon les derniers chiffres de la police, et sept côté chinois -, sans compter sept corps repêchés très loin en aval, en Inde, dont la provenance n'a pas été confirmée. Les disparus, eux, sont un peu moins de 2.500, 1.924 au Népal - dont 517 étrangers -, et 554 en Chine - dont 260 étrangers. L'organisme népalais chargé de la gestion des catastrophes a signalé que 933 employés d'une centrale hydroélectrique faisaient partie des gens avec lesquels le contact était perdu. L'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS) a expliqué que ce cataclysme, survenu mercredi, avait été provoqué par l'effondrement d'un glacier, déclenchant une vaste coulée de débris glacés qui a tout ravagé sur son passage. Selon la Croix-Rouge, jusqu'à 93.000 personnes pourraient avoir été affectées par cette catastrophe. Alors que les chances de retrouver des survivants diminuent, les secouristes redoublent d'efforts pour atteindre les zones touchées, où les dégâts compliquent les livraisons de vivres et d'eau. Le tout sous le risque de nouvelles inondations. Ce déluge de glace et de boue a entraîné la formation d'immenses lacs qui risquent de déborder ou céder, dont l'un constitue une menace directe pour les secouristes. Vendredi, les opérations de secours avaient été perturbées aussi bien du côté népalais que chinois en raison d'alertes liées à de possibles coulées, levées par la suite. "Tous emportés" A la frontière, l'armée népalaise a localisé des rescapés piégés dans le tunnel de la centrale hydroélectrique de Trishuli 3A, et cherche à les extraire. "Deux hélicoptères ont été déployés, mais c'est difficile car il est compliqué de trouver les entrées du tunnel", a indiqué à l'AFP Raja Ram Basnet, porte-parole de l'armée. Environ 350 employés du site et riverains ont été emmenés en sécurité, a-t-il ajouté, mais plus d'une centaine sont toujours bloqués. Des travailleurs évacués d'autres barrages de la vallée du Trishuli insistent sur la vitesse terrifiante de ce désastre. Buddhan Tamang affirme qu'il n'a survécu que parce qu'il se trouvait à l'intérieur d'un tunnel quand les eaux se sont déchaînées. "Les responsables qui travaillaient de l'autre côté ont tous été emportés", relate à l'AFP cet homme secouru par hélicoptère jeudi, après 24 heures. Pompiers hélitreuillés De l'autre côté de la frontière, au Tibet, les secours sont compliqués par la pluie, la coupure des routes d'accès, le relief escarpé et le risque de débordement d'une retenue d'eau en surplomb. Selon Chine nouvelle, un peu plus de 500 secouristes -- sur un total de 2.141 à présent sur place -- ont pu accéder, non sans d'importantes difficultés, au centre de la zone sinistrée, près du poste-frontière dévasté de Gyirong, situé à 1.830 mètres d'altitude aux portes du Népal. Alors que la zone est inaccessible aux journalistes étrangers, la télévision publique CCTV a diffusé des images de pompiers casqués traversant un torrent à l'aide de bateaux pneumatiques noirs, ou hélitreuillés un par un vers l'autre rive à l'aide d'un puissant drone. La chaîne a aussi montré des pelleteuses et bulldozers tentant de rouvrir des voies d'accès, ainsi que des secouristes aux côtés de groupes électrogènes et d'antennes de télécommunication provisoires, en train d'établir une stratégie de progression. Située dans le massif de l'Himalaya, la région du Népal qui a subi cette tragédie attire en temps ordinaire randonneurs et alpinistes du monde entier. C'est aussi un lieu de pèlerinage pour les hindous et les bouddhistes tibétains. Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents pendant la mousson - entre juin et septembre - au Népal, au Tibet et dans toute l'Asie du Sud. Selon les scientifiques, le changement climatique accroît leur intensité et leur fréquence. burs-oho/tmt/gmo
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