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08.08.2026 à 04:11

FRANCE24
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Le procureur avait réclamé 30 mois dont 12 avec sursis probatoire. De son vrai nom Mohamed Bellahmed, le rappeur de 31 ans avait déjà été condamné en 2024 à quatre ans dont un avec sursis, notamment pour violences sur conjoint. Lors de l'audience devant le tribunal correctionnel de Paris, le mis en cause a longuement détaillé cette soirée autour d'un triangle amoureux formé avec Myriam, rencontrée "deux jours plus tôt", et Claire, avec qui il était déjà en couple depuis "deux, trois semaines". Jalousie, réconciliation, alcool, cocaïne et Rolex égarée ont achevé de faire dégénérer la sauterie, plusieurs voisins prévenant la police de cris de détresse et bruits de violences. "J'ai porté zéro coup", conteste le rappeur, malgré les nombreux hématomes recensés sur le corps et le visage de Myriam. "A priori, elle s'est tapée (elle-même) quand elle était chez moi", poursuit celui qui a été placé en détention provisoire depuis les faits. Entre temps, la jeune femme a elle-même assuré qu'elle s'était "tapé la tête contre les murs" et disant "regretter" ses accusations initiales. Pour l'un des avocats de la défense, Me Louis-Joseph Ricard, "le cadre criant de +malsanité+, saupoudré de drogue" rend cette dernière version "crédible" - lui et sa consœur Me Clémentine Berthier ont réclamé la relaxe. Claire, la seule des deux femmes à s'être constituée partie civile, avait pour sa part assuré avoir reçu au moins une gifle. "Peut-être une petite pichenette, maximum", a contesté Moha La Squale dans son box, habillé d'un survêtement blanc. "Une simple +tarte+, ou une +petite tarte+, c'est déjà trop", lui a répondu l'avocate de la jeune femme, Me Eloïse Pili - sa cliente, absente, ne réclamait aucun dommage et intérêt. Lors de cette audience nocturne, entamée vendredi à 22h30 et terminée trois heures plus tard, celui qui avait été couronné d'un disque d'or en 2018 pour son premier album "Bendero" a rappelé qu'il était "grave connu chez les jeunes", "n'ayant pas la même vie que tout le monde".

08.08.2026 à 01:29

FRANCE24
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Le président américain a fustigé cette décision "prise alors qu'une grande partie des travaux a déjà été réalisée et financée", la qualifiant sur sa plateforme Truth Social de "menace pour la sécurité nationale" et de "honte nationale". Plus tôt, il avait déjà affirmé vouloir "faire appel devant la Cour suprême des Etats-Unis" de ce jugement "horrible, motivé par des raisons politiques et illégal" sur la même plateforme. La cour d'appel du district de Columbia a maintenu la suspension des travaux ordonnée en avril par un juge et indiqué que le gouvernement américain avait 14 jours pour solliciter la plus haute instance américaine. La juridiction d'appel a indiqué que ce blocage n'avait "rien à voir" avec la pertinence du projet lui-même, mais s'expliquait par le fait que le président américain avait lancé les travaux sans obtenir un feu vert du Congrès. Le gouvernement n'a "pas l'autorité illimitée" de "redessiner, remodeler et reconstruire la Maison Blanche - la Maison du Peuple - pour répondre au désir personnel d'un président," a indiqué la juridiction. Donald Trump a assuré que le bâtiment était aussi un "centre militaire cruellement nécessaire, indispensable pour la sécurité de Washington, du district de Columbia et de notre pays lui-même". Face aux revers judiciaires, aux condamnations venues de l'opposition et aux réticences exprimées dans son propre parti, le milliardaire affirme en effet depuis quelque temps que son chantier n'est pas un simple projet d'embellissement ni un caprice personnel, mais une entreprise de sécurité nationale. Il fait valoir que le bâtiment doit être équipé d'une plate-forme de drones et d'autres dispositifs militaires. Jusqu'ici du moins, le chantier a continué. Des photographies prises fin juillet par l'AFP montrent l'avancement des travaux, avec une dalle et des structures basses en voie de construction, flanquées de deux grues. Chantiers multiples Juste à côté se déroule un autre chantier, également ordonné par Donald Trump: celui d'une aire bétonnée destinée à l'atterrissage et au décollage de l'hélicoptère présidentiel. En octobre, le président républicain a fait détruire au bulldozer une aile entière de la Maison Blanche pour construire une salle de bal censée accueillir jusqu'à 1.000 personnes, pour des réceptions diverses et des dîners en l'honneur de dignitaires étrangers. Son budget prévisionnel, financé selon Donald Trump intégralement par des dons privés, est passé de 200 millions à 400 millions de dollars. Le projet est contesté en justice par la National Trust for Historic Preservation (NTHP), une organisation à but non-lucratif mandatée par le Congrès pour la préservation des bâtiments historiques. Le président américain a lancé de nombreux projets de construction ou de rénovation à Washington, et il les suit de très près. Donald Trump consacre une part importante de messages sur Truth Social ou de ses discours à ces divers chantiers, en livrant force détails sur les matériaux ou techniques employées. Le républicain dit vouloir rendre sa splendeur à la capitale américaine, selon lui négligée par ses prédécesseurs. Ses détracteurs l'accusent au contraire de dilapider l'argent public pour flatter sa propre vanité.

08.08.2026 à 00:27

FRANCE24
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Cet admirateur du président américain Donald Trump, âgé de 48 ans, a laissé une vie luxueuse à Florence, en Italie, pour se lancer dans la campagne électorale, invoquant un "sacrifice" pour "la patrie". Il s'est présenté en outsider dénonçant la classe politique, un pari gagnant. Lors d'un second tour serré en juin, celui qui se fait appeler "El Tigre" a battu le sénateur Ivan Cepeda, allié du président sortant Gustavo Petro, premier dirigeant de gauche à gouverner la Colombie. Abelardo de la Espriella s'est fait connaître comme avocat en défendant d'anciens paramilitaires, des narcotrafiquants, des footballeurs et un homme à l'origine d'une vaste fraude pyramidale. Marié et père de quatre enfants, il prône des mesures sécuritaires rappelant la lutte antigangs du président salvadorien Nayib Bukele, dont il arbore la même barbe soigneusement taillée, et une réduction drastique des dépenses de l'Etat dans le style de l'Argentin Javier Milei. Coutumier d'adresser un salut militaire à ses partisans, il a affirmé durant la campagne avoir "les couilles" pour gouverner d'une "main de fer" la Colombie, premier producteur mondial de cocaïne et miné par un conflit armé interne depuis plus de six décennies. – "Par la raison ou par la force" - Ce représentant de la droite dure est parvenu à capitaliser sur le mécontentement d'une partie de la population contre les partis traditionnels, la gauche et l'insécurité. Dans un pays très catholique, il dit s'être rapproché de Dieu, après s'être un temps identifié comme athée. Durant de spectaculaires meetings de campagne ponctués de feux d'artifice, où il est apparu sur scène derrière une vitre pare-balles, il a juré de défendre la démocratie "par la raison ou par la force". Après sa victoire, il a prévenu: "A toute cette mafia qui gouverne mal la Colombie, je dis +ici il y a une meute, il y a un peuple qui ne se met pas à genoux et qui est venu les affronter+". L'origine de la fortune de cet avocat et homme d'affaires de nationalités américaine et colombienne a soulevé de nombreuses questions. Avant sa candidature, il se vantait sur les réseaux sociaux de voyager en jets privés et faisait la promotion de ses affaires, parmi lesquelles sa marque de rhum et une ligne de vêtements baptisée "De la Espriella Style". S'étant dit visé par des menaces de mort, il se déplace entouré de dizaines de soldats, policiers et gardes du corps. Pour combattre les groupes armés, il prévoit de s'allier militairement avec les Etats-Unis et Israël. Il entend également enterrer le tribunal, né de l'accord de paix en 2016 avec la guérilla des Farc pour juger les pires crimes du conflit armé, et faire construire dix méga-prisons dans lesquelles les détenus seraient enfermés "dix étages sous terre" et nourris "de pain et d'eau". Sur le plan économique, il adopte une posture très libérale et veut réduire de 40% l'appareil d'Etat. Il compare la gestion de la Colombie à celle d'une entreprise. Costumes et opéra Pendant la campagne, il a été critiqué pour des propos jugés machistes et homophobes, qui n'ont toutefois pas entamé sa popularité. Chanteur d'opéra amateur, il porte généralement des costumes impeccables, sans cravate, et des mocassins. Il arbore aussi le maillot jaune de l'équipe nationale de football, à la manière de l'ex-président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro. L'homme d'affaires a grandi dans le nord de la Colombie, y menant selon lui une existence à la "Tom Sawyer", entre pêche et jeux à la campagne. Son franc-parler et sa désinvolture lui ont parfois joué des tours. Il a ainsi dû présenter des excuses après avoir estimé qu'il fallait "éventrer" la gauche. Et dans une interview, il a raconté comment, jeune homme, il s'amusait à faire exploser des chats avec de la poudre, avant d'affirmer qu'il s'agissait d'une plaisanterie.
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