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12.03.2026 à 23:31

Ligue Europa: Endrick insiste et ramène le nul à Lyon contre le Celta Vigo

FRANCE24
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L'obsession pour le but du jeune crack prêté par le Real Madrid a fini par payer pour éviter un nouveau revers aux Lyonnais, et maintenir leurs espoirs d'épopée européenne. L'attaquant brésilien de 19 ans, bien aidé par une faute de main du gardien adverse Ionu Radu, a fini par faire mouche au bout de sa sixième tentative (87e, 1-1), inscrivant son premier but pour sa première apparition en C3. Ce coup de patte gauche d'Endrick - et cette boulette digne de l'Espagnol Luis Arconada face à Michel Platini en finale de l'Euro 1984 - permet à l'OL d'aborder le match retour dans une bonne position. Ce qui n'est, quand même, pas trop mal, compte tenu de ses difficultés actuelles (cinq rencontres sans victoire toutes compétitions confondues). Endrick finit par marquer Malgré sa série noire, l’OL, brillant premier de la phase de Ligue, arrivait en Galice avec un statut à défendre, mais peut-être pas toutes les armes, ni l’énergie et la confiance nécessaires pour l’assumer. Il repartira de la côte ouest espagnole en ayant souffert, mais aussi en se disant qu'il avait la possibilité de faire un vrai pas vers les quarts, surtout après plus d'une heure à onze contre dix. Car avant l'expulsion de son buteur Borja Iglesias (54e), le Celta, véritable poil à gratter du championnat espagnol, a confirmé qu'il pouvait rivaliser avec n'importe qui. Et qu'il méritait, lui aussi, sa place en huitièmes. Les Gones, eux, n'ont pas fait grand chose offensivement à part multiplier les centres, repoussés systématiquement sur la défense adverse. Leur punition fut immédiate, sur une contre-attaque d'école épatante de justesse technique conclue par le latéral droit Javi Rueda qui a échappé à la vigilance d'Abner Vinicius (25e, 1-0). Titularisé pour la première fois chez les professionnels, le jeune Steeve Kango, 19 ans, pris de vitesse sur cette action, a tenté de se rattraper en débordant sur son aile droite, mais il a été repris de justesse par l'ex-Barcelonais Oscar Mingueza (28e). L'OL, sauvé par une bonne sortie de Greif dans les pieds d'Iglesias (33e), expulsé ensuite pour un coup de coude au duel avec Clinton Mata (55e), s'en est ensuite remis quasi-exclusivement au talent d'Endrick pour faire la différence. Il a cependant manqué quelques centimètres au jeune buteur, d'abord d'une frappe sèche du pied gauche venue mourir dans le petit filet extérieur (30e), puis sur un bon centre de Tyler Morton (39e). Le N.9 lyonnais, obsédé par le but qu'il cherchait depuis plus d'un mois, a tenté le coup à nouveau en deuxième mi-temps, mais ses tentatives ont été repoussées par Radu (52e) puis Matias Vecino (60e). C'est, assez ironiquement, lorsqu'il a décidé de centrer au lieu de tirer que Roman Yaremchuk est passé le plus proche de tromper Radu (76e), alors que Kango avait trouvé le poteau (73e). Il aura, au final, eu raison d'insister. Car c'est pour faire la différence dans ces moments-là qu'il est venu.

12.03.2026 à 22:59

Iran - Etats-Unis : la guerre des clips

Anthony SAINT-LÉGER
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La guerre au Moyen-Orient ne se fait pas que sur le champ de bataille. Officiels américains et iraniens s’affrontent également sur les réseaux sociaux, à coups de clips mêlant jeux vidéos, intelligence artificielle, extraits de films et mèmes.
Texte intégral (514 mots)
La guerre au Moyen-Orient ne se fait pas que sur le champ de bataille. Officiels américains et iraniens s’affrontent également sur les réseaux sociaux, à coups de clips mêlant jeux vidéos, intelligence artificielle, extraits de films et mèmes.

12.03.2026 à 22:59

Violences filmées et "PV mensonger": deux policiers jugés en Seine-Saint-Denis

FRANCE24
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Devant le tribunal correctionnel, la procureure a réclamé en outre "une interdiction d'exercer la fonction de policier pendant deux ans" contre Raphaël L., 32 ans. La magistrate, Fanny Bussac, a évoqué "la perte de confiance" induite par sa "rédaction d'un procès-verbal mensonger, altéré", alors que ce gardien de la paix "n'ignorait pas ses propres coups ni les coups de pied illégitimes portés par son collègue", le soir du 17 septembre 2021. Aujourd'hui âgé de 26 ans, Aboubacar S. a d'emblée raconté aux juges qu'il avait eu bien des démêlés, auparavant, avec le policier Raphaël L. Il a assuré que ce dernier l'avait "déjà attrapé", était venu dans sa cellule lors de sa première garde à vue pour "le filmer en l'insultant", avait promis de lui "gâcher la vie"... Ce soir-là, selon son récit, les policiers viennent "montrer leur force" dans la cité parce qu'"un jeune a été relaxé" quelques jours auparavant. Raphaël L. et Anthony C. l'emmènent à l'écart, le frappent à l'abri des regards, sous un porche. "La pluie de coups" ne cesse que quand il entend un des policiers dire "attention, ça filme". Emmené au commissariat, visé par une plainte pour violences et outrages, il est déféré en comparution immédiate, envoyé "direct" en détention provisoire, lui qui ne connaissait pas la prison. Si quatre ans plus tard, les deux policiers sont finalement jugés, c'est parce que des images de vidéosurveillance de la Ville et une vidéo amateur lui ont permis de contester la version policière. Le PV d'interpellation lui reprochait d'avoir été à l'origine de la scène de violences. Or, au regard des images, le service de déontologie de synthèse et d'évaluation de la police (SDSE) a conclu qu'"aucun danger pour les fonctionnaires de police n'était observé avant l'altercation" et que "les premières violences visibles à la vidéo provenaient des policiers". Il a été répertorié de la part de Raphaël L. dix coups de matraque dans la partie médiane du corps et un coup de pied dans les jambes. Deux coups de poing et trois coups de pied portés à la tête, au sol, par Anthony C. "Le genou sur son crâne" A la barre, Anthony C., 29 ans, désormais "agent de sûreté", a d'emblée reconnu avoir porté des coups. Mais Raphaël L. a déclaré devant les juges: "les violences que j'ai commises, pour moi, sont légitimes". Les deux policiers ont relaté être intervenus pour chercher dans la cité l'auteur d'un refus d'obtempérer. Dans un secteur où ils avaient déjà essuyé des tirs de mortiers auparavant, ils disent avoir alors été confrontés à quelques individus "hostiles" les abreuvant d'insultes, dont Aboubacar S. qu'ils connaissaient et avaient finalement décidé d'interpeller comme "l'auteur des outrages". Raphaël L. l'affirme: c'est parce qu'il était compliqué de procéder à son menottage qu'il lui a "porté de très légers coups de bâton télescopique dans les cotes, normalement un point qui fait réagir, comme quand on chatouille les enfants, pour obtenir ses mains". Des justifications qui font réagir le président Youssef Badr. On voit sur la vidéo que "vous avez le genou sur son crâne et vous dites qu'il peut bouger? Vous pensez qu'il est à l'aise?", s'irrite le juge. Pour la partie civile, Me Arié Alimi a plaidé que "l'intention de ces fonctionnaires n'était pas de l'interpeller mais de commettre un acte de vengeance", hors champ des caméras, "et il fallait qu'il puisse résister parce que cela appellerait d'autres coups"... "Quand on est un homme noir, les violences policières sont justifiées par une violence initiale" parce que "les hommes noirs, dans notre imaginaire, sont la violence même", a-t-il argué. Une plaidoirie que l'avocate de Raphaël L., Me Oriane Camus, a jugée "politique": "On essaie de faire passer M. Lopez pour un affreux fonctionnaire raciste", a-t-elle protesté, rappelant qu'il est resté policier, dans un bureau, et n'a connu "aucun incident" depuis. Elle a plaidé la relaxe pour "une interpellation qui s'est mal passée". Jugement attendu le 2 avril.
Texte intégral (713 mots)
Devant le tribunal correctionnel, la procureure a réclamé en outre "une interdiction d'exercer la fonction de policier pendant deux ans" contre Raphaël L., 32 ans. La magistrate, Fanny Bussac, a évoqué "la perte de confiance" induite par sa "rédaction d'un procès-verbal mensonger, altéré", alors que ce gardien de la paix "n'ignorait pas ses propres coups ni les coups de pied illégitimes portés par son collègue", le soir du 17 septembre 2021. Aujourd'hui âgé de 26 ans, Aboubacar S. a d'emblée raconté aux juges qu'il avait eu bien des démêlés, auparavant, avec le policier Raphaël L. Il a assuré que ce dernier l'avait "déjà attrapé", était venu dans sa cellule lors de sa première garde à vue pour "le filmer en l'insultant", avait promis de lui "gâcher la vie"... Ce soir-là, selon son récit, les policiers viennent "montrer leur force" dans la cité parce qu'"un jeune a été relaxé" quelques jours auparavant. Raphaël L. et Anthony C. l'emmènent à l'écart, le frappent à l'abri des regards, sous un porche. "La pluie de coups" ne cesse que quand il entend un des policiers dire "attention, ça filme". Emmené au commissariat, visé par une plainte pour violences et outrages, il est déféré en comparution immédiate, envoyé "direct" en détention provisoire, lui qui ne connaissait pas la prison. Si quatre ans plus tard, les deux policiers sont finalement jugés, c'est parce que des images de vidéosurveillance de la Ville et une vidéo amateur lui ont permis de contester la version policière. Le PV d'interpellation lui reprochait d'avoir été à l'origine de la scène de violences. Or, au regard des images, le service de déontologie de synthèse et d'évaluation de la police (SDSE) a conclu qu'"aucun danger pour les fonctionnaires de police n'était observé avant l'altercation" et que "les premières violences visibles à la vidéo provenaient des policiers". Il a été répertorié de la part de Raphaël L. dix coups de matraque dans la partie médiane du corps et un coup de pied dans les jambes. Deux coups de poing et trois coups de pied portés à la tête, au sol, par Anthony C. "Le genou sur son crâne" A la barre, Anthony C., 29 ans, désormais "agent de sûreté", a d'emblée reconnu avoir porté des coups. Mais Raphaël L. a déclaré devant les juges: "les violences que j'ai commises, pour moi, sont légitimes". Les deux policiers ont relaté être intervenus pour chercher dans la cité l'auteur d'un refus d'obtempérer. Dans un secteur où ils avaient déjà essuyé des tirs de mortiers auparavant, ils disent avoir alors été confrontés à quelques individus "hostiles" les abreuvant d'insultes, dont Aboubacar S. qu'ils connaissaient et avaient finalement décidé d'interpeller comme "l'auteur des outrages". Raphaël L. l'affirme: c'est parce qu'il était compliqué de procéder à son menottage qu'il lui a "porté de très légers coups de bâton télescopique dans les cotes, normalement un point qui fait réagir, comme quand on chatouille les enfants, pour obtenir ses mains". Des justifications qui font réagir le président Youssef Badr. On voit sur la vidéo que "vous avez le genou sur son crâne et vous dites qu'il peut bouger? Vous pensez qu'il est à l'aise?", s'irrite le juge. Pour la partie civile, Me Arié Alimi a plaidé que "l'intention de ces fonctionnaires n'était pas de l'interpeller mais de commettre un acte de vengeance", hors champ des caméras, "et il fallait qu'il puisse résister parce que cela appellerait d'autres coups"... "Quand on est un homme noir, les violences policières sont justifiées par une violence initiale" parce que "les hommes noirs, dans notre imaginaire, sont la violence même", a-t-il argué. Une plaidoirie que l'avocate de Raphaël L., Me Oriane Camus, a jugée "politique": "On essaie de faire passer M. Lopez pour un affreux fonctionnaire raciste", a-t-elle protesté, rappelant qu'il est resté policier, dans un bureau, et n'a connu "aucun incident" depuis. Elle a plaidé la relaxe pour "une interpellation qui s'est mal passée". Jugement attendu le 2 avril.
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