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23.05.2026 à 09:05

FRANCE24
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"Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat", assurait le leader de Place publique début mai. Arrivé en tête de la gauche aux élections européennes avec 13,8%, il n'envisage pas d'officialiser sa candidature avant au moins septembre. Mais il pose des jalons, avec la parution jeudi d'un livre, "Nous avons encore envie" (Allary Editions), dans lequel il appelle à un "grand sursaut patriotique" et présente les grandes lignes d'"un nouveau contrat social, politique, civique et écologique qui rende la France fidèle à son histoire", explique-t-il dans une lettre à ses adhérents. Positionné sur une ligne sociale-démocrate, pro-européenne, écologiste, mais aussi anti-LFI, Raphaël Glucksmann s'est associé à l'écologiste Yannick Jadot, au socialiste Boris Vallaud et à l'ex-socialiste Emmanuel Maurel, pour lancer une initiative, "Construire 2027", visant à établir un projet commun, "crédible et mobilisateur" face à l'extrême droite. Ils se réunissent régulièrement, notamment à la Maison Saint-Martin, un restaurant parisien, pour peaufiner la stratégie. "Il y a toujours des nouveaux", se félicite Yannick Jadot, citant parmi les convives les socialistes Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, Michael Delafosse, édile de Montpellier, Hélène Geoffroy, l'ex-maire de Vaulx-en-Velin, tous opposants au premier secrétaire du PS Olivier Faure. Dans cette équipe se trouvent aussi des communistes : le sénateur Pierre Ouzoulias, le député Yannick Monnet, l'ex-sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, des membres de la société civile comme Laurence Tubiana. Pour rendre acceptable "une candidature commune sur un spectre politique aussi large", Yannick Jadot résume: "C'est ceinture et bretelles, avec un programme, puis une équipe qui porte ce projet et apparaît comme pouvant gouverner le pays. Puis un accord pour les législatives". Tous en sont persuadés, le PS mais aussi une partie des Ecologistes les rejoindront, et mettront un terme définitif à la tentative de primaire de la gauche, défendue par Olivier Faure et la patronne des Ecologistes Marine Tondelier. "On a des indicateurs de plus en plus forts que le PS se résout ou se convainc que la candidature de Raphaël devient la meilleure", résume Sacha Houlié, ex-député macroniste qui a rallié l'eurodéputé. "Montrer son envie" Quant à l'ex-insoumis François Ruffin, déjà candidat, ou le communiste Fabien Roussel, qui envisage de l'être, "ils n'auront pas le choix. Quand il y aura une dynamique à 17-18% et qu'ils seront à trois, ce sera fini", prévient un proche de l'eurodéputé. C'est seulement après la construction de l'équipe qu'interviendra la désignation du "candidat le mieux placé", prévoit M. Glucksmann. Sans grand suspens, puisqu'il est à ce stade celui qui dispose dans les sondages des meilleures intentions au sein de cet espace politique (autour de 12%), pour espérer capter le vote utile à gauche face à Jean-Luc Mélenchon. Même si l'ancien président François Hollande est aussi en embuscade. Raphaël Glucksmann a déjà prévu un meeting le 13 juin à Aubervilliers, où il va "montrer son envie" de gagner. "Tous ceux qui en doutent en seront pour leurs frais", assure M. Houlié. "Ce que vont retenir les gens c'est que ce type-là peut diriger le pays", considère M. Jadot, qui juge que le moment du "rassemblement aura lieu en septembre". "Mais il faut se mettre d'accord avant l’été. On ne peut pas faire les rentrées politiques dans ce bordel". Au PS, il reste des sceptiques: Raphaël Glucksmann "n'est pas capable de battre Eric Zemmour dans un débat", assure un député, en référence à son duel raté avec le candidat d'extrême droite sur LCI en novembre. Le même fustige aussi la récente parution d'une note "délirante" d'un conseiller de l'eurodéputé, lui suggérant d'"éviter" certaines cibles électorales qui lui sont moins favorables, comme les banlieues, les faibles revenus et les jeunes. M. Glucksmann a affirmé être "à l'opposé" de cette note qu'il a immédiatement rejetée. Dans l'entourage d'Olivier Faure, on ironise aussi sur son appel à "un grand sursaut patriotique": dans son livre, le thème de "la Nation" est très présent, ce n'est "pas tout à fait l'angle naturel de quelqu'un qui est candidat pour la gauche".
Texte intégral (716 mots)
"Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat", assurait le leader de Place publique début mai. Arrivé en tête de la gauche aux élections européennes avec 13,8%, il n'envisage pas d'officialiser sa candidature avant au moins septembre. Mais il pose des jalons, avec la parution jeudi d'un livre, "Nous avons encore envie" (Allary Editions), dans lequel il appelle à un "grand sursaut patriotique" et présente les grandes lignes d'"un nouveau contrat social, politique, civique et écologique qui rende la France fidèle à son histoire", explique-t-il dans une lettre à ses adhérents. Positionné sur une ligne sociale-démocrate, pro-européenne, écologiste, mais aussi anti-LFI, Raphaël Glucksmann s'est associé à l'écologiste Yannick Jadot, au socialiste Boris Vallaud et à l'ex-socialiste Emmanuel Maurel, pour lancer une initiative, "Construire 2027", visant à établir un projet commun, "crédible et mobilisateur" face à l'extrême droite. Ils se réunissent régulièrement, notamment à la Maison Saint-Martin, un restaurant parisien, pour peaufiner la stratégie. "Il y a toujours des nouveaux", se félicite Yannick Jadot, citant parmi les convives les socialistes Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, Michael Delafosse, édile de Montpellier, Hélène Geoffroy, l'ex-maire de Vaulx-en-Velin, tous opposants au premier secrétaire du PS Olivier Faure. Dans cette équipe se trouvent aussi des communistes : le sénateur Pierre Ouzoulias, le député Yannick Monnet, l'ex-sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, des membres de la société civile comme Laurence Tubiana. Pour rendre acceptable "une candidature commune sur un spectre politique aussi large", Yannick Jadot résume: "C'est ceinture et bretelles, avec un programme, puis une équipe qui porte ce projet et apparaît comme pouvant gouverner le pays. Puis un accord pour les législatives". Tous en sont persuadés, le PS mais aussi une partie des Ecologistes les rejoindront, et mettront un terme définitif à la tentative de primaire de la gauche, défendue par Olivier Faure et la patronne des Ecologistes Marine Tondelier. "On a des indicateurs de plus en plus forts que le PS se résout ou se convainc que la candidature de Raphaël devient la meilleure", résume Sacha Houlié, ex-député macroniste qui a rallié l'eurodéputé. "Montrer son envie" Quant à l'ex-insoumis François Ruffin, déjà candidat, ou le communiste Fabien Roussel, qui envisage de l'être, "ils n'auront pas le choix. Quand il y aura une dynamique à 17-18% et qu'ils seront à trois, ce sera fini", prévient un proche de l'eurodéputé. C'est seulement après la construction de l'équipe qu'interviendra la désignation du "candidat le mieux placé", prévoit M. Glucksmann. Sans grand suspens, puisqu'il est à ce stade celui qui dispose dans les sondages des meilleures intentions au sein de cet espace politique (autour de 12%), pour espérer capter le vote utile à gauche face à Jean-Luc Mélenchon. Même si l'ancien président François Hollande est aussi en embuscade. Raphaël Glucksmann a déjà prévu un meeting le 13 juin à Aubervilliers, où il va "montrer son envie" de gagner. "Tous ceux qui en doutent en seront pour leurs frais", assure M. Houlié. "Ce que vont retenir les gens c'est que ce type-là peut diriger le pays", considère M. Jadot, qui juge que le moment du "rassemblement aura lieu en septembre". "Mais il faut se mettre d'accord avant l’été. On ne peut pas faire les rentrées politiques dans ce bordel". Au PS, il reste des sceptiques: Raphaël Glucksmann "n'est pas capable de battre Eric Zemmour dans un débat", assure un député, en référence à son duel raté avec le candidat d'extrême droite sur LCI en novembre. Le même fustige aussi la récente parution d'une note "délirante" d'un conseiller de l'eurodéputé, lui suggérant d'"éviter" certaines cibles électorales qui lui sont moins favorables, comme les banlieues, les faibles revenus et les jeunes. M. Glucksmann a affirmé être "à l'opposé" de cette note qu'il a immédiatement rejetée. Dans l'entourage d'Olivier Faure, on ironise aussi sur son appel à "un grand sursaut patriotique": dans son livre, le thème de "la Nation" est très présent, ce n'est "pas tout à fait l'angle naturel de quelqu'un qui est candidat pour la gauche".

23.05.2026 à 08:49

FRANCE24
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Cet Algérien de 28 ans fait partie des 136 hommes enfermés dans cette infrastructure vieillissante à attendre un retour forcé dans leur pays d'origine. Mais la plupart du temps, leur passage se conclut par une remise en liberté à la limite légale de 90 jours. En 2025, seulement 21,5% des personnes retenues au CRA Canet ont été éloignées (36% en France). Le reste est ressorti comme il est entré: en situation d'irrégularité. "Résultat: c’est mon quatrième passage ici", rit nerveusement Ahmed. "À chaque fois 90 jours, ça fait un an de perdu. Je suis le bon client du CRA”. À Paris, le Sénat a approuvé mercredi un texte sur l'allongement de la rétention administrative d'étrangers en situation irrégulière et jugés dangereux. Pas encore au bout de son parcours législatif, la proposition de loi prévoit de l'étendre à sept mois, soit 210 jours. "Je ne survivrai pas", réagit Fathi, les yeux au beurre noir, suite à une bagarre avec des codétenus. "Tous malades" À l'occasion d'une visite du député LFI Manuel Bompard, des journalistes de l'AFP ont pu accompagner vendredi l'élu de Marseille dans l'établissement, sans pouvoir filmer ni photographier. Une épaisse porte et une grille séparent l'espace administratif dirigé par la Police aux Frontières (PAF) des "peignes", les couloirs qui relient les chambres, nommés pour leur forme rappelant cet objet familier. Des murs jaunis et sales encadrent des portes sans verrou. Sur l'une, une inscription en arabe écrite après des vols récurrents d'affaires: "ne pas entrer, c'est à moi". "C'est pire que la prison, j'y étais beaucoup mieux", répètent la plupart des étrangers placés dans le centre. Selon un rapport publié lundi par les cinq associations intervenant dans ces lieux (Forum réfugiés, France terre d'asile, le Groupe SOS Solidarités, la Cimade et Solidarité Mayotte), 29% des personnes retenues en 2025 sortaient d'une détention pénitentiaire. "J'avais la télévision, la cantine, des visites, le médecin", glisse Amine, 32 ans, en insistant sur le dernier point. "Regardez, j’ai une hernie discale, lui a des champignons, lui s'est foulé la cheville... On peut pas voir de médecin”. "On est tous malades", lance un autre retenu dans la foule qui se presse entre les chambres. La direction du CRA de Marseille indique qu'un médecin est disponible tous les jours, en plus de deux infirmières. Julien Condom, responsable de l'association Forum réfugiés dans l'enceinte, note quant à lui "une dégradation de l’état de santé au fil de la rétention". Accès au droit menacé "Le texte de loi prévoit de transférer une partie de nos missions à l'OFII (Office français de l'immigration et de l'intégration), qui dépend du ministère de l'Intérieur", ajoute Julien Condom. "C’est une remise en cause complète du travail indépendant des associations, alors que notre présence est indispensable ici pour l'information et l'aide à l'accès au droit des personnes retenues". Son bureau fait face aux parloirs, une série de petites pièces coupées en deux par une large vitre, pour empêcher tout contact. "Au-delà du caractère inhumain du lieu, ce qui frappe, c’est l'aspect complètement absurde du système de rétention", dénonce Manuel Bompard en sortant du CRA Canet. "Vous ne pouvez pas embrasser votre femme pendant 90 jours, c’est une violation des libertés individuelles. Et à part renforcer la pression et le manque de place, en quoi le problème va être réglé en passant à 210 jours?" Défendant la "nécessité" de ce texte, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait invoqué les 34 attaques terroristes perpétrées depuis 2017, un chiffre "dont nous avons le devoir de tirer humblement les leçons".
Texte intégral (640 mots)
Cet Algérien de 28 ans fait partie des 136 hommes enfermés dans cette infrastructure vieillissante à attendre un retour forcé dans leur pays d'origine. Mais la plupart du temps, leur passage se conclut par une remise en liberté à la limite légale de 90 jours. En 2025, seulement 21,5% des personnes retenues au CRA Canet ont été éloignées (36% en France). Le reste est ressorti comme il est entré: en situation d'irrégularité. "Résultat: c’est mon quatrième passage ici", rit nerveusement Ahmed. "À chaque fois 90 jours, ça fait un an de perdu. Je suis le bon client du CRA”. À Paris, le Sénat a approuvé mercredi un texte sur l'allongement de la rétention administrative d'étrangers en situation irrégulière et jugés dangereux. Pas encore au bout de son parcours législatif, la proposition de loi prévoit de l'étendre à sept mois, soit 210 jours. "Je ne survivrai pas", réagit Fathi, les yeux au beurre noir, suite à une bagarre avec des codétenus. "Tous malades" À l'occasion d'une visite du député LFI Manuel Bompard, des journalistes de l'AFP ont pu accompagner vendredi l'élu de Marseille dans l'établissement, sans pouvoir filmer ni photographier. Une épaisse porte et une grille séparent l'espace administratif dirigé par la Police aux Frontières (PAF) des "peignes", les couloirs qui relient les chambres, nommés pour leur forme rappelant cet objet familier. Des murs jaunis et sales encadrent des portes sans verrou. Sur l'une, une inscription en arabe écrite après des vols récurrents d'affaires: "ne pas entrer, c'est à moi". "C'est pire que la prison, j'y étais beaucoup mieux", répètent la plupart des étrangers placés dans le centre. Selon un rapport publié lundi par les cinq associations intervenant dans ces lieux (Forum réfugiés, France terre d'asile, le Groupe SOS Solidarités, la Cimade et Solidarité Mayotte), 29% des personnes retenues en 2025 sortaient d'une détention pénitentiaire. "J'avais la télévision, la cantine, des visites, le médecin", glisse Amine, 32 ans, en insistant sur le dernier point. "Regardez, j’ai une hernie discale, lui a des champignons, lui s'est foulé la cheville... On peut pas voir de médecin”. "On est tous malades", lance un autre retenu dans la foule qui se presse entre les chambres. La direction du CRA de Marseille indique qu'un médecin est disponible tous les jours, en plus de deux infirmières. Julien Condom, responsable de l'association Forum réfugiés dans l'enceinte, note quant à lui "une dégradation de l’état de santé au fil de la rétention". Accès au droit menacé "Le texte de loi prévoit de transférer une partie de nos missions à l'OFII (Office français de l'immigration et de l'intégration), qui dépend du ministère de l'Intérieur", ajoute Julien Condom. "C’est une remise en cause complète du travail indépendant des associations, alors que notre présence est indispensable ici pour l'information et l'aide à l'accès au droit des personnes retenues". Son bureau fait face aux parloirs, une série de petites pièces coupées en deux par une large vitre, pour empêcher tout contact. "Au-delà du caractère inhumain du lieu, ce qui frappe, c’est l'aspect complètement absurde du système de rétention", dénonce Manuel Bompard en sortant du CRA Canet. "Vous ne pouvez pas embrasser votre femme pendant 90 jours, c’est une violation des libertés individuelles. Et à part renforcer la pression et le manque de place, en quoi le problème va être réglé en passant à 210 jours?" Défendant la "nécessité" de ce texte, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait invoqué les 34 attaques terroristes perpétrées depuis 2017, un chiffre "dont nous avons le devoir de tirer humblement les leçons".
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