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21.05.2026 à 22:11

FRANCE24
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"J'alerte les communistes: il y a, par ailleurs, une offensive forte de la France insoumise, de ses dirigeants, qui appelle à voter (...) contre la direction du PCF, pour faire éclater notre parti et obtenir un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon", a-t-il dit dans une interview à L'Humanité. "Ne cédons pas aux tentatives de division", a-t-il ajouté. Celui qui était candidat en 2022 a défendu la nécessité d'une candidature communiste, plutôt que d'une union dès le premier tour. "Si l'effacement du PCF à la présidentielle pouvait garantir une défaite de l’extrême droite, je n'hésiterais pas une seconde. Mais ce n'est pas le cas : notre électorat se répartirait entre différentes candidatures", a-t-il dit. La question sera tranchée par les militants début juillet lors du congrès du PCF à Lille, où M. Roussel pourrait être confronté à d'autres candidatures pour prendre la tête du parti. Trois textes alternatifs à celui de la direction du parti ont été déposés. Fabien Roussel refuse de participer à la primaire unitaire dans laquelle est empêtrée une partie de la gauche. Lors de la présidentielle de 2022, lui qui a fait de l'affirmation de l'identité communiste son cheval de bataille depuis qu'il a pris la tête du parti en 2018, avait réuni 2,3% des suffrages. Les Insoumis l'accusent d'avoir ainsi bloqué des voix qui auraient permis à Jean-Luc Mélenchon (22%) d'accéder au second tour.

21.05.2026 à 22:05

FRANCE24
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Meta, maison mère de Facebook et Instagram, a été la dernière à se résoudre à un règlement, selon des documents déposés jeudi devant le tribunal fédéral d'Oakland, près de San Francisco, où devait se tenir ce procès mi-juin. Snap, Google (YouTube) et TikTok avaient déjà conclu leurs accords le 15 mai, selon les documents consultés par l'AFP. Ces accords à l'amiable interviennent dans un contexte judiciaire de plus en plus menaçant pour les plateformes. En mars, un jury de Los Angeles a condamné Meta et Google à verser six millions de dollars à une jeune femme, les jugeant responsables du caractère addictif de leurs plateformes Instagram et YouTube respectivement, une première historique. La veille, un autre jury, au Nouveau-Mexique, avait condamné Meta à payer 375 millions de dollars pour avoir exposé des mineurs à des contenus inappropriés et à des prédateurs sexuels. A Oakland, l'affaire concerne le district scolaire de Breathitt County, circonscription rurale de l'est du Kentucky, dont le dossier avait été choisi pour servir de test à la résolution des procédures similaires intentées par 1.200 autres districts à travers les Etats-Unis. Ce premier plaignant réclamait plus de 60 millions de dollars pour couvrir les coûts engendrés par les effets nocifs des réseaux sociaux sur ses élèves -- troubles du sommeil, troubles émotionnels, conflits -- et financer un programme de santé mentale sur quinze ans. Il demandait également à cette cour fédérale d'ordonner aux plateformes de modifier leurs algorithmes pour réduire leurs fonctionnalités addictives. Les transactions nouées avec ces géants n'impliquent aucune reconnaissance de responsabilité. Elles vont accroître la pression pour résoudre à l'amiable les autres dossiers, tous coordonnés par la juge Yvonne Gonzalez Rogers, qui vient par ailleurs de présider le procès entre Elon Musk et Sam Altman, le patron d'OpenAI En choisissant un règlement confidentiel plutôt que d'affronter un jury, les quatre entreprises évitent aussi de voir leurs documentations internes décortiquées en public. Des milliers de procédures liées à l'addiction aux réseaux sociaux sont en cours devant les tribunaux américains. Plus de trente Etats américains poursuivent par ailleurs Meta pour des faits similaires, dans un dossier distinct qui pourrait déboucher sur un procès en août à Oakland.

21.05.2026 à 22:03

FRANCE24
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Informés de leur temps par l'arbitre, les deux soldats du 7e bataillon de chasseurs-alpins se félicitent tout de même d'un bon résultat. "C'est pas facile au niveau de l'environnement", reconnaît le caporal-chef Clément après avoir retiré le casque immersif, similaire à un casque de réalité virtuelle, qu'il porte lorsqu'il pilote son drone FPV ("First Person View", vue à la première personne, NDLR). Ils font partie des 37 équipes françaises et 11 équipes de pays alliés (dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Pologne) qui ont concouru, mardi et mercredi, lors du "challenge international drones" organisé par l'armée de terre sur la base de Semoutiers-Montsaon, en Haute-Marne. Cet aérodrome est depuis 1999 le lieu de garnison du 61e régiment d'artillerie, le seul régiment de drones de l'armée de terre française. L'utilisation massive du drone dans les conflits contemporains est "une révolution (...), peut-être à l'image de la poudre, peut-être à l'image du char", estime Pierre Schill, chef d'Etat-major de l'armée de terre, venu assister à la compétition. Alerte à Vilnius "Notre sujet, la France, nous qui ne sommes pas en guerre, c'est d'arriver à suivre ce mouvement en termes de qualité et de savoir-faire de ce qu'on va faire", ajoute le général de 58 ans. Quelques heures plus tôt à Vilnius, une alerte au drone a fait descendre aux abris le président, la Première ministre et la population. Une première pour la capitale lituanienne. "Cette menace militaire à l'est de notre continent, elle est là et elle va exister", réagit le général Schill, soulignant que l'armée de terre est en train de se doter de six escadrons de drones. Cette compétition, dont le résultat est finalement bien secondaire, est surtout l'occasion "d'apprendre d'autres pays et de partager nos expériences", estime le "staff sergeant" Burnett, du corps des Marines américains, qui se dit notamment impressionné par la qualité de pilotage des Belges, Britanniques et Français. Chaque équipe arrive avec "son propre équipement, son propre système analogique" et "c'est intéressant de voir où tel système présente un avantage et où tel autre présente un désavantage", souligne le sergent Luke Crossley, du génie royal britannique. Il apprécie cette occasion de "nous réunir et développer nos compétences ensemble, plutôt que de travailler chacun de son côté". "Vision d'ensemble" du copilote "Le but, ça a été de créer des épreuves qui se rapprochent le plus possible de ce qu'on peut trouver en opération", explique le lieutenant Léo, du 61e régiment d'artillerie. Dans le cadre de l'épreuve dont il est responsable, un binôme pilote-copilote doit repérer, à l'aide d'un drone, un "véhicule blindé ennemi" en approche - en l'espèce, un pick-up Ford - puis faire tomber son drone sur un filet positionné à l'arrière du véhicule, à l'image de ce que peuvent faire des drones kamikazes sur des théâtres d'opération. Alors que le pilote manoeuvre, son casque immersif limitant sa vision à ce que filme le drone devant lui, le copilote, les yeux rivés sur deux écrans, doit "avoir une vision d'ensemble" pour donner à son collègue des indications sur la détection d'une cible ou la présence d'indices tels que des sons ou mouvements. Ces épreuves, lors desquelles les drones naviguent sur des dizaines de mètres pendant que leurs opérateurs restent immobiles, disent tout de l'avancée que permet cet outil: "Avant, il fallait envoyer quelqu'un, la personne meurt. Maintenant, on envoie un drone, le drone tombe. Je pense qu'il n'y a pas plus important", résume froidement le caporal-chef Clément. Mais pour le "staff sergeant" Burnett, cette révolution a ses limites. Les drones "sont un outil pour nous permettre d'accomplir notre travail, mais finalement, l'infanterie ne disparaîtra jamais. On aura toujours besoin de gars sur le terrain".
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