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29.06.2026 à 01:19

FRANCE24
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L'ex-maire du Grand Manchester, élu député il y a moins de deux semaines, est le seul candidat pour remplacer Keir Starmer à la tête du Labour et donc du pays. Si aucun adversaire ne se déclare, il pourrait devenir Premier ministre mi-juillet. Lundi, il doit prononcer, depuis le symbolique musée de l'histoire du peuple de Manchester, un discours très attendu, alors que beaucoup au Labour comme dans le pays s'interrogent sur le changement qu'il compte apporter au programme qui a permis au parti travailliste de revenir au pouvoir en juillet 2024. Beaucoup l'attendent sur l'économie, au moment où la croissance tousse, où les craintes d'une hausse de l'inflation persistent et où le marché du travail reste sous pression. Il devrait ainsi dévoiler la manière dont il compte "redresser le Royaume-Uni" en lui appliquant "le choc dont il a besoin", selon des extraits communiqués en amont. Au cours de sa campagne pour devenir député, dans une circonscription proche de Manchester, Andy Burnham est resté vague sur le cap qu'il entend prendre, notamment sur un possible virage à gauche qu'il pourrait engager. Son discours lundi vise autant à présenter sa vision qu'à démontrer que le "roi du nord" est prêt à endosser le costume de chef du gouvernement. Décentralisation Beaucoup attendent ainsi de voir si Andy Burnham, aussi naturel et à l'aise sur les réseaux sociaux que dans son contact avec les Britanniques, saura mieux impulser le changement promis par les travaillistes que le sérieux mais impopulaire Keir Starmer. Celui qui se définit comme un "socialiste pro-entreprises", a déjà tenté de rassurer les marchés en s'engageant à respecter les règles budgétaires fixées par l'actuelle ministre des Finances, Rachel Reeves. Le choix qu'il fera pour remplacer Mme Reeves à ce poste, aussi prestigieux que sensible, alimente depuis des jours les spéculations. Le nom du ministre de l'Energie Ed Miliband revient avec insistance, malgré les critiques de ceux qui jugent celui qui fut dirigeant du Labour entre 2010 et 2015, trop anti-entreprises. La ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, plus centriste, est aussi citée. Sur le fond, fort de son expérience de maire d'une grande ville du nord du pays, Andy Burnham défend davantage de décentralisation, notamment en matière de transport ou de logement, et devrait annoncer "le plus grand transfert de pouvoir de l'époque moderne". "Andy veut que cela se fasse dans tout le pays — que les communautés partout au Royaume-Uni puissent s'approprier leurs propres projets et avoir le pouvoir de transformer leur territoire", a déclaré dimanche sur la BBC Lucy Powell, numéro deux du Parti travailliste et alliée d'Andy Burnham. Il souhaite en particulier diriger davantage de moyens et d'investissements vers le nord défavorisé du pays. Il compte créer un "n°10 du Nord", en référence à l'adresse de la résidence officielle du Premier ministre au 10 Downing Street à Londres. Andy Burnham va aussi s'engager sur "une mission de dix ans pour augmenter le niveau de vie", via une politique de réindustrialisation, un effort sur le logement et les infrastructures, ainsi qu'une réforme de la fourniture de services essentiels (eau, énergie...), sur lesquels il réclame de longue date un contrôle public accru.

29.06.2026 à 00:52

FRANCE24
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Un homme a été tué lorsqu'un arbre est tombé sur son véhicule à La Hulpe, une commune proche de Bruxelles, a indiqué son bourgmestre à l'AFP. Objets arrachés, chaussées inondées, arbres déracinés... Les pompiers sont intervenus près d'une centaine de fois durant la nuit dans la capitale belge, "heureusement sans blessé", a affirmé son porte-parole Walter Derieuw à l'AFP. Après plusieurs jours de fortes chaleurs, avec des températures avoisinant les 40°C localement, le pays tout entier a été frappé par ces orages au milieu de la nuit, marqués par de très nombreux éclairs et des grêlons. En Flandre, les pompiers ont été sollicités à plusieurs reprises durant la nuit en raison d'incendies, provoqués par la foudre. Selon l'Institut Royal Météorologique belge, des rafales de vent de 108km/h ont été enregistrées près de l'aéroport de Charleroi. Ces intempéries ont provoqué l'évacuation samedi soir du festival Couleur Café, où Anderson .Paak et Danny Ocean devaient se produire. Un concert de Katy Perry a également été annulé dans un festival en Flandre.

29.06.2026 à 00:52

FRANCE24
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Pas de matador ni de mise à mort dans cet amphithéatre situé à Jiaxing, à l'ouest de Shanghai (est de la Chine). L'objectif est de mettre l'animal à terre à la force des bras. Le "guanniu" (littéralement "faire tomber le taureau") existe depuis plus de 600 ans. Mais la discipline en manque de notoriété se bat pour continuer d'exister. Des jeunes comme Wang Shuangshuang participent régulièrement à des compétitions. Mais faute de financements et de visibilité, rares sont ceux qui envisagent sérieusement d'en faire leur profession. "La transmission de ce patrimoine n'est ni morte, ni vraiment vivante", résume Han Haihua, l'un des maîtres de la discipline, âgé de 72 ans. "Pour attirer des talents, il faut de l'argent (...) Ce n'est pas pour me vanter, mais si vous me donniez 30 ou 50 gamins, je pourrais les former ici pendant trois ans, et je ferais connaître le guanniu au monde entier", affirme-t-il à l'AFP. Le guanniu est arrivé à Jiaxing, dans la province du Zhejiang, par le peuple hui, principale minorité ethnique musulmane de Chine. A l'origine simple technique pour mener le bétail, la discipline a ensuite évolué en compétition. L'âge d'or du guanniu à l'époque moderne a débuté dans les années 1980. Un vice-Premier ministre chinois l'avait alors qualifié de "véritable tauromachie à la chinoise". Dans les décennies qui ont suivi, ce sport est apparu au cinéma et à la télévision. Il a reçu un coup de pouce supplémentaire au début des années 2000 quand l'actuel président Xi Jinping, alors numéro un provincial du Parti communiste, a poussé pour sa reconnaissance en tant que "patrimoine culturel immatériel", se rappelle Han Haihua. "Force et technique" Mais cette popularité s'estompe. Une compétition réputée est pourtant organisée chaque année par l'école d'arts martiaux ouverte par M. Han. Les participants y affrontent des taureaux de plusieurs centaines de kilos. "Il faut suivre ses mouvements, décaler constamment ses épaules pour épouser sa résistance, bloquer son cou, puis le faire tomber", explique Wang Shuangshuang. "Ça demande force et technique. Les deux sont indispensables". Un autre participant âgé de 20 ans, Xu Zhiqian, dit aimer se mesurer aux bêtes. "Je trouve ce sport très jeune, très vigoureux", déclare-t-il. Lui comme son camarade ont réussi à mettre leur taureau à terre lors de la finale, sous les yeux de quelques centaines de spectateurs. Wang Shuangshuang dit "envisager" de poursuivre la pratique du guanniu pour en vivre, mais il reste indécis. Li Bo, 30 ans, est une exception pour en avoir fait son métier. Préservé de la controverse Motivé par sa passion des films de kung-fu, il était adolescent quand il a rejoint l'école d'arts martiaux qui organise la compétition. Le maître Han le considère aujourd'hui comme le meilleur pratiquant de guanniu du pays. L'absence de relève préoccupe Li Bo. "Personne ne veut faire ça à plein temps. Ça rend la transmission de ce patrimoine extrêmement difficile". Pour garder la tête hors de l'eau, l'école donne des spectacles sur des sites touristiques et tient un restaurant halal de baozi, petits pains chinois farcis à la viande et cuits à la vapeur. Li Bo multiplie les initiatives: il soigne la présence médiatique et aide à développer la vente de souvenirs ou l'organisation de tournois. Si la corrida espagnole s'attire les foudres des défenseurs des animaux, aucune controverse de ce type n'a éclaté en Chine autour du guanniu. Depuis son inscription au patrimoine culturel immatériel au niveau national, l'Etat met à disposition des locaux gratuits et verse des subventions pour aider à l'organisation des épreuves. Des aides insuffisantes pour professionnaliser la discipline, note cependant Han Haihua. Malgré les difficultés, il reste "déterminé à garder cette tradition vivante". "Je trouverai de l'argent, ou j'emprunterai s'il le faut. Mais je la ferai continuer".
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