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24.06.2026 à 12:45

FRANCE24
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"On avait parfois l'impression que +GTA VI+ n'était qu'un concept lointain, et me dire que je vais pouvoir bientôt y jouer, c'est presque un miracle", confie à l'AFP Red Young, Écossais de 26 ans qui a passé la moitié de son existence à attendre ce nouvel épisode. Comme lui, de nombreux joueurs pourront réserver en ligne et dans certains magasins leur exemplaire de ce jeu qui permet d'incarner des gangsters dans un monde ouvert, pour être sûr de pouvoir y jouer dès sa sortie mondiale le 19 novembre. Le prix du jeu, fruit de nombreuses spéculations, et les différentes éditions disponibles, susceptibles d'inclure des bonus, n'ont pas encore été dévoilés. Mais Red Young, qui anime également le site de fans GTABase, assure qu'il réservera dès jeudi "la version la plus chère possible". Des années de suspense Avec les précommandes, il s'agira du "plus grand lancement jamais réalisé dans le domaine du divertissement", dépassant "n'importe quel film, série télévisée, concert ou vente d'albums", estime Piers Harding-Rolls, expert au cabinet britannique Ampere Analysis. Selon les analystes de la banque d'investissement Piper Sandler, quelque 45 millions d'exemplaires de "GTA VI" pourraient être vendus avant même sa sortie. Le jeu battrait ainsi le précédent record établi par... "GTA V", devenu en 2013 le produit culturel ayant franchi le plus rapidement le seuil du milliard de revenus, en seulement trois jours. L'attente des joueurs est à la hauteur du succès de l'épisode précédent, qui s'est écoulé à près de 230 millions d'exemplaires, devenant le deuxième jeu vidéo le plus vendu de l'histoire après "Minecraft". Malgré le succès de "GTA Online", déclinaison en ligne de l'univers du "GTA V" réunissant des millions de joueurs, les fans attendaient avec impatience ce nouvel épisode, dont la première bande-annonce n'a été dévoilée qu'en 2023. Depuis, chaque image, communication ou fuite supposée autour du titre suscite immédiatement des milliers de commentaires en ligne. D'autant que le jeu a connu plusieurs reports : initialement prévue pour l'automne 2025, la commercialisation de "GTA VI" a été décalée à fin mai, puis à novembre. "Rockstar est réputée pour être une entreprise très discrète", souligne Red Young. "Phénomène culturel" "C'est un phénomène culturel, on s'y prépare depuis des années", dit à l'AFP Charlotte Massicault, directrice des produits multimédias chez Fnac-Darty, qui anticipe un afflux important sur le site à l'ouverture des précommandes, dont l'heure n'est pas encore connue. Selon plusieurs estimations, le coût de développement de "GTA VI" serait compris entre 1 et 2 milliards de dollars, ce qui en ferait le produit le plus cher de l'histoire du divertissement, cinéma compris. Le développement du jeu, qui aura pour cadre un univers inspiré de la Floride et de Miami, rappelant celui de l'opus "Vice City" (2002), aura nécessité plus de six années de travail. Selon M. Harding-Rolls, "GTA VI" devrait également relancer les ventes de consoles, à la peine depuis plusieurs mois, notamment en raison d'une hausse des prix liée à l'augmentation des coûts des puces mémoire. Le titre met en scène un duo de protagonistes, Jason et Lucia, rappelant le célèbre couple de criminels américains "Bonnie and Clyde". Depuis ses débuts, la série a séduit les joueurs par ses reconstitutions de villes fictives inspirées de mégalopoles américaines et par la grande liberté d'action offerte aux joueurs. Ceux-ci peuvent remplir des missions, ou au contraire les ignorer et se balader sans contraintes dans un monde ouvert très détaillé. Mettant régulièrement en scène l'histoire de truands ou de malfrats, les missions impliquent de multiples infractions, du cambriolage au meurtre: un aspect qui a fait l'objet de nombreuses critiques, certains s'alarmant de son influence sur les joueurs les plus jeunes. Les jeux GTA sont d'ailleurs interdits au moins de 18 ans, selon le système de notation européen PEGI.

24.06.2026 à 12:41

Flore SIMON
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La France suffoque et les températures atteignent, voire dépassent, les 40°C par endroit dans le pays. La journée du 23 juin a été la plus chaude jamais enregistrée sur le territoire et les trois quarts du pays sont en vigilance rouge. Et pourtant, les climatologues avaient prévus et prévenus que ces vagues de chaleur allaient arriver. Les scientifiques et les écologistes regrettent le manque d'actions des gouvernements successifs.
Texte intégral (682 mots)
La France suffoque et les températures atteignent, voire dépassent, les 40°C par endroit dans le pays. La journée du 23 juin a été la plus chaude jamais enregistrée sur le territoire et les trois quarts du pays sont en vigilance rouge. Et pourtant, les climatologues avaient prévus et prévenus que ces vagues de chaleur allaient arriver. Les scientifiques et les écologistes regrettent le manque d'actions des gouvernements successifs.

24.06.2026 à 12:41

FRANCE24
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En s'attaquant "au principe d'égalité" entre les sexes et en affichant une "misogynie violente et décomplexée", les mouvements masculinistes représentent "un risque réel pour notre démocratie et notre cohésion sociale", alerte une synthèse de ce premier rapport parlementaire sur le sujet. Education, numérique, santé, sécurité... Il recommande d'élaborer une stratégie interministérielle pour contrer le phénomène. "Le masculinisme est une offensive majeure contre les droits des femmes qui se déploie par des moyens de communication inédits", souligne auprès de l'AFP la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, co-rapporteure avec les sénatrices Béatrice Gosselin (Les Républicains) et Olivia Richard (Union centriste). Apparu en réaction au féminisme, le masculinisme défend la suprématie masculine et accuse les femmes d'être à l'origine d'une dégradation des conditions de vie des hommes. Très divers, les mouvements masculinistes ont "longtemps été structurés autour de communautés identifiables", telles les célibataires involontaires ("incels"), qui jugent les femmes responsables de leur célibat. Mais ils "ont progressivement évolué vers un écosystème plus large et plus diffus", notamment en se fondant dans "la culture internet ordinaire", explique la synthèse du rapport. Propagation en ligne Mèmes, vidéos courtes... Les mouvements masculinistes ont adopté les codes qui fonctionnent sur internet pour faire "circuler" leurs idées au-delà de leurs communautés. Les plateformes numériques constituent à présent leur "principale caisse de résonance", en diffusant ces contenus à grande échelle. Car leurs algorithmes favorisent les contenus clivant qui suscitent de nombreuses réactions et leurs mécanismes de recommandation "orientent progressivement les utilisateurs vers des contenus toujours plus radicaux". Sur TikTok et YouTube Shorts, un jeune homme se voit proposer des contenus masculinistes au bout de 23 minutes, selon une étude de l'université de Dublin, citée par le rapport. Les rapporteures s'inquiètent notamment du fait que le masculinisme se présente comme une réponse au mal-être que peuvent ressentir certains hommes. "Des jeunes, parfois en pleine crise d'adolescence, qui se cherchent, se retrouvent embarqués dans des propos qui les amènent de fil en aiguille à développer un ressentiment envers les femmes", observe auprès de l'AFP Béatrice Gosselin. Pour éviter cet "engrenage", elle souligne l'importance de développer l'éducation aux médias numériques. Pour contrer le rôle des plateformes dans la "banalisation" de ces idées, le rapport, qui formule 24 recommandations, appelle à "réguler et assainir" l'espace numérique et à garantir que les séances d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) soient dispensées à l'école. Risque de radicalisation "L'accumulation de contenus, de références et de représentations" masculinistes "modifie progressivement les perceptions des rapports entre les femmes et les hommes", pointe la synthèse. Les rapporteures s'inquiètent ainsi d'une "imprégnation culturelle à bas bruit" de la société. Ce phénomène s'accompagne d'un risque de radicalisation de certains individus, "pouvant mener à la violence". Le masculinisme doit être reconnu comme "enjeu de sécurité publique", avait déjà plaidé en début d'année le Haut Conseil à l'Egalité (HCE), un organisme rattaché à Matignon. Il partageait le même constat de risque de violence et recommandait d'intégrer le "terrorisme misogyne" dans les doctrines de sécurité. En France, la menace terroriste masculiniste est suivie de près par les services du renseignement intérieur (DGSI), qui a dans son viseur "une dizaine d'individus susceptibles de radicalisation violente", selon le rapport sénatorial. Tous ont moins de 21 ans. En juillet 2025, le Parquet national antiterroriste avait mis en examen un lycéen de 18 ans soupçonné de vouloir attaquer des femmes avec des couteaux, une première concernant une personne se revendiquant "incel". "Comme on l'a fait précédemment pour la radicalisation islamiste, il faut décoder les signaux faibles (de radicalisation masculiniste), mettre en alerte les familles et produire du contre-discours, ce qui est extrêmement difficile", analyse Laurence Rossignol.
Texte intégral (677 mots)
En s'attaquant "au principe d'égalité" entre les sexes et en affichant une "misogynie violente et décomplexée", les mouvements masculinistes représentent "un risque réel pour notre démocratie et notre cohésion sociale", alerte une synthèse de ce premier rapport parlementaire sur le sujet. Education, numérique, santé, sécurité... Il recommande d'élaborer une stratégie interministérielle pour contrer le phénomène. "Le masculinisme est une offensive majeure contre les droits des femmes qui se déploie par des moyens de communication inédits", souligne auprès de l'AFP la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, co-rapporteure avec les sénatrices Béatrice Gosselin (Les Républicains) et Olivia Richard (Union centriste). Apparu en réaction au féminisme, le masculinisme défend la suprématie masculine et accuse les femmes d'être à l'origine d'une dégradation des conditions de vie des hommes. Très divers, les mouvements masculinistes ont "longtemps été structurés autour de communautés identifiables", telles les célibataires involontaires ("incels"), qui jugent les femmes responsables de leur célibat. Mais ils "ont progressivement évolué vers un écosystème plus large et plus diffus", notamment en se fondant dans "la culture internet ordinaire", explique la synthèse du rapport. Propagation en ligne Mèmes, vidéos courtes... Les mouvements masculinistes ont adopté les codes qui fonctionnent sur internet pour faire "circuler" leurs idées au-delà de leurs communautés. Les plateformes numériques constituent à présent leur "principale caisse de résonance", en diffusant ces contenus à grande échelle. Car leurs algorithmes favorisent les contenus clivant qui suscitent de nombreuses réactions et leurs mécanismes de recommandation "orientent progressivement les utilisateurs vers des contenus toujours plus radicaux". Sur TikTok et YouTube Shorts, un jeune homme se voit proposer des contenus masculinistes au bout de 23 minutes, selon une étude de l'université de Dublin, citée par le rapport. Les rapporteures s'inquiètent notamment du fait que le masculinisme se présente comme une réponse au mal-être que peuvent ressentir certains hommes. "Des jeunes, parfois en pleine crise d'adolescence, qui se cherchent, se retrouvent embarqués dans des propos qui les amènent de fil en aiguille à développer un ressentiment envers les femmes", observe auprès de l'AFP Béatrice Gosselin. Pour éviter cet "engrenage", elle souligne l'importance de développer l'éducation aux médias numériques. Pour contrer le rôle des plateformes dans la "banalisation" de ces idées, le rapport, qui formule 24 recommandations, appelle à "réguler et assainir" l'espace numérique et à garantir que les séances d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) soient dispensées à l'école. Risque de radicalisation "L'accumulation de contenus, de références et de représentations" masculinistes "modifie progressivement les perceptions des rapports entre les femmes et les hommes", pointe la synthèse. Les rapporteures s'inquiètent ainsi d'une "imprégnation culturelle à bas bruit" de la société. Ce phénomène s'accompagne d'un risque de radicalisation de certains individus, "pouvant mener à la violence". Le masculinisme doit être reconnu comme "enjeu de sécurité publique", avait déjà plaidé en début d'année le Haut Conseil à l'Egalité (HCE), un organisme rattaché à Matignon. Il partageait le même constat de risque de violence et recommandait d'intégrer le "terrorisme misogyne" dans les doctrines de sécurité. En France, la menace terroriste masculiniste est suivie de près par les services du renseignement intérieur (DGSI), qui a dans son viseur "une dizaine d'individus susceptibles de radicalisation violente", selon le rapport sénatorial. Tous ont moins de 21 ans. En juillet 2025, le Parquet national antiterroriste avait mis en examen un lycéen de 18 ans soupçonné de vouloir attaquer des femmes avec des couteaux, une première concernant une personne se revendiquant "incel". "Comme on l'a fait précédemment pour la radicalisation islamiste, il faut décoder les signaux faibles (de radicalisation masculiniste), mettre en alerte les familles et produire du contre-discours, ce qui est extrêmement difficile", analyse Laurence Rossignol.
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