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25.06.2026 à 09:08

FRANCE 24
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Le Venezuela a été frappé, mercredi, par deux puissants séismes de magnitudes 7,2 et 7,5 ayant fait au moins des dizaines de morts et des centaines de blessés. La présidente par intérim Delcy Rodriguez a décrété l'état d'urgence, et les États-Unis ont annoncé déployer des secouristes et de l'aide humanitaire pour aider le pays. Comme le montrent les images ci-dessous, cette catastrophe naturelle a causé de puissants dégâts.
Le Venezuela a été frappé, mercredi, par deux puissants séismes de magnitudes 7,2 et 7,5 ayant fait au moins des dizaines de morts et des centaines de blessés. La présidente par intérim Delcy Rodriguez a décrété l'état d'urgence, et les États-Unis ont annoncé déployer des secouristes et de l'aide humanitaire pour aider le pays. Comme le montrent les images ci-dessous, cette catastrophe naturelle a causé de puissants dégâts.

25.06.2026 à 09:05

FRANCE24
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De tradition agricole, la Bulgarie voit en effet sa production baisser ces dernières années, la hausse des coûts de production rognant trop sur les marges. Dans les magasins, les fruits et légumes bulgares sont petit à petit remplacés par des produits importés. La production de lait est particulièrement touchée, un paradoxe pour un pays dont le nom et la réputation sont attachés au yaourt. Installée dans une prairie à l'entrée du village de Sofiytsi, dans le sud de la Bulgarie, la ferme d'Emil Deliev est adossée aux pentes boisées du massif associé dans la mythologie à Orphée. L'éleveur de 59 ans y possède près de 100 vaches. Mais après presque vingt ans passés auprès des bêtes, lui aussi pense à renoncer, se disant convaincu que "ce sera la dernière année". Selon Eurostat, le nombre de vaches laitières a chuté d'environ 40% entre 2010 et 2024 en Bulgarie. La production suit la même tendance: en 2024, la Bulgarie a produit 687,6 millions de litres de lait de vache, contre 856,1 millions en 2020, soit une baisse de près de 20%. La production en baisse La Commission bulgare de protection de la concurrence constate que les importations de lait et de produits laitiers ont progressé de 43% depuis 2020. "L'explication la plus simple est la baisse du nombre total de vaches et la fermeture de nombreuses petites exploitations", explique à l'AFP Adrian Nikolov, économiste à l'Institut pour l'économie de marché (IME). Les gains de productivité n'ont pas suffi à compenser ce recul, selon lui, en raison notamment de la hausse des prix des aliments pour le bétail, du manque de main d'oeuvre et de l'augmentation des coûts salariaux. Conséquence, "sur l'étiquette, il est écrit produit bulgare, mais il y a de moins en moins de lait bulgare dans le pays", dénonce Emil Deliev. Si Emil Deliev a continué de résister jusqu'ici, aidé de son épouse et son fils, diplômé en agronomie, il ne voit plus d'avenir. "C'est devenu une souffrance", dit-il, enchaînant cigarette sur cigarette. La vente de lait lui rapporte quelques milliers d'euros par mois, qui couvrent à peine les coûts de production. "Les derniers du village" "Nous sommes les derniers du village. Il y avait trois fermes, maintenant il ne reste plus que nous", ajoute-t-il, déplorant que les aides de l'Union européenne, redistribuées par les autorités locales, soient surtout destinées aux exploitations céréalières orientées vers l'exportation, au détriment de l'élevage. Les données disponibles ne permettent pas de dire dans quelle mesure tel ou tel yaourt vendu comme bulgare est fabriqué avec du lait importé. Ce qui est certain en revanche, c'est que les produits laitiers, qui occupent une place centrale dans l'alimentation des Bulgares, coûtent de 20 à 30% plus cher en moyenne que dans le reste de l'UE depuis plus d'une décennie, souligne l'économiste Adrian Nikolov. Si le reste de l'alimentation dans son ensemble reste moins cher en Bulgarie que dans d'autres pays de l'UE, son entrée dans la zone euro, le 1er janvier, a renforcé les inquiétudes autour du pouvoir d'achat. En mai, le pays a affiché l'inflation annuelle la plus élevée de la zone euro, à 6,3% selon l'estimation rapide d'Eurostat. Vainqueur des législatives d'avril sur la promesse de combattre l'inflation, le Premier ministre Roumen Radev a mis en place début juin, avec la coopération des grandes chaînes de magasins, des réductions d'au moins 15% sur certains produits alimentaires de base. Une mesure qui ne peut être que temporaire, estime cependant Milena Dragijska, directrice des magasins Lidl Bulgarie, qui plaide pour des "réformes structurelles profondes" afin de renforcer la production agricole nationale et parvenir à une forme de "souveraineté alimentaire".
Texte intégral (639 mots)
De tradition agricole, la Bulgarie voit en effet sa production baisser ces dernières années, la hausse des coûts de production rognant trop sur les marges. Dans les magasins, les fruits et légumes bulgares sont petit à petit remplacés par des produits importés. La production de lait est particulièrement touchée, un paradoxe pour un pays dont le nom et la réputation sont attachés au yaourt. Installée dans une prairie à l'entrée du village de Sofiytsi, dans le sud de la Bulgarie, la ferme d'Emil Deliev est adossée aux pentes boisées du massif associé dans la mythologie à Orphée. L'éleveur de 59 ans y possède près de 100 vaches. Mais après presque vingt ans passés auprès des bêtes, lui aussi pense à renoncer, se disant convaincu que "ce sera la dernière année". Selon Eurostat, le nombre de vaches laitières a chuté d'environ 40% entre 2010 et 2024 en Bulgarie. La production suit la même tendance: en 2024, la Bulgarie a produit 687,6 millions de litres de lait de vache, contre 856,1 millions en 2020, soit une baisse de près de 20%. La production en baisse La Commission bulgare de protection de la concurrence constate que les importations de lait et de produits laitiers ont progressé de 43% depuis 2020. "L'explication la plus simple est la baisse du nombre total de vaches et la fermeture de nombreuses petites exploitations", explique à l'AFP Adrian Nikolov, économiste à l'Institut pour l'économie de marché (IME). Les gains de productivité n'ont pas suffi à compenser ce recul, selon lui, en raison notamment de la hausse des prix des aliments pour le bétail, du manque de main d'oeuvre et de l'augmentation des coûts salariaux. Conséquence, "sur l'étiquette, il est écrit produit bulgare, mais il y a de moins en moins de lait bulgare dans le pays", dénonce Emil Deliev. Si Emil Deliev a continué de résister jusqu'ici, aidé de son épouse et son fils, diplômé en agronomie, il ne voit plus d'avenir. "C'est devenu une souffrance", dit-il, enchaînant cigarette sur cigarette. La vente de lait lui rapporte quelques milliers d'euros par mois, qui couvrent à peine les coûts de production. "Les derniers du village" "Nous sommes les derniers du village. Il y avait trois fermes, maintenant il ne reste plus que nous", ajoute-t-il, déplorant que les aides de l'Union européenne, redistribuées par les autorités locales, soient surtout destinées aux exploitations céréalières orientées vers l'exportation, au détriment de l'élevage. Les données disponibles ne permettent pas de dire dans quelle mesure tel ou tel yaourt vendu comme bulgare est fabriqué avec du lait importé. Ce qui est certain en revanche, c'est que les produits laitiers, qui occupent une place centrale dans l'alimentation des Bulgares, coûtent de 20 à 30% plus cher en moyenne que dans le reste de l'UE depuis plus d'une décennie, souligne l'économiste Adrian Nikolov. Si le reste de l'alimentation dans son ensemble reste moins cher en Bulgarie que dans d'autres pays de l'UE, son entrée dans la zone euro, le 1er janvier, a renforcé les inquiétudes autour du pouvoir d'achat. En mai, le pays a affiché l'inflation annuelle la plus élevée de la zone euro, à 6,3% selon l'estimation rapide d'Eurostat. Vainqueur des législatives d'avril sur la promesse de combattre l'inflation, le Premier ministre Roumen Radev a mis en place début juin, avec la coopération des grandes chaînes de magasins, des réductions d'au moins 15% sur certains produits alimentaires de base. Une mesure qui ne peut être que temporaire, estime cependant Milena Dragijska, directrice des magasins Lidl Bulgarie, qui plaide pour des "réformes structurelles profondes" afin de renforcer la production agricole nationale et parvenir à une forme de "souveraineté alimentaire".

25.06.2026 à 08:57

FRANCE24
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La course d'obstacles est particulièrement éreintante pour les novices comme Benjamin Conan, acteur de formation qui se lance dans le mannequinat et s'astreint à une discipline de fer avant chaque casting. "Je fais des méditations, je bois beaucoup d'eau, je vais courir. Et je fais très attention à ce que je mange", détaille à l'AFP le jeune homme de 23 ans qui vient de signer dans l'agence parisienne Dream Model Agency. Son expérience d'acteur l'a déjà fait côtoyer un univers ultra-concurrentiel où les places sont très chères mais où l'horizon peut subitement se dégager. "Dans ce milieu-là, comme dans le cinéma, quand on est pris à un casting, pour une marque, à un défilé, ça peut tout changer", raconte-t-il. "C'est un effet boule de neige et c'est super, mais il faut être patient". A 21 ans, Kenza Thiam a elle aussi dû se résigner à revenir bredouille de castings sans perdre espoir. "Il faut s'habituer au non, parce que dans le métier du mannequinat, il y a plus de non que de oui mais ce n'est pas forcément négatif", estime cette mannequin, qui a commencé dans le métier il y a plusieurs années et s'y est investie plus sérieusement ces derniers mois. "C'est vraiment une question de tendance et de correspondre au concept recherché pour le show", dit-elle. Frénésie Pour eux, les jours qui précèdent la Fashion Week sont frénétiques. Une fois publié le calendrier officiel des défilés, les agences proposent leurs candidats aux directeurs de casting qui font des pré-sélections avant des essais ultérieurs pour s'assurer que les mannequins correspondent à ce que recherchent les créateurs. Ils doivent ensuite passer par l'étape cruciale de l'habillage, un des ultimes tests pour vérifier le rendu sur le podium, même si arriver à ce stade n'exclut pas une déconvenue. "C'est très concurrentiel. Il y a vraiment beaucoup d'autres mannequins qui passent le casting avec vous", souligne Anastasia Gormala, mannequin russe de 27 ans qui veille à ne rien négliger avant les castings. "J'essaie de me préparer non seulement physiquement mais aussi psychologiquement. J'essaie de rester vraiment positive", dit la jeune femme installée en France depuis trois ans. "Il faut juste faire de son mieux, se relaxer et attendre le résultat". Cette incertitude est bien connue de Margarita Gambles et Lydia Burns, qui dirigent l'agence The Gamblers, basée à Barcelone, tout en étant elles-mêmes des mannequins en activité. Malgré l'âpreté de la sélection, leur agence compte parmi ses quelque 25 talents de nombreux nouveaux venus comme Jonathan Masher, un Sud-Africain de 20 ans qui tente de se frayer un chemin sur les podiums. "Quand une agence accepte de te représenter, ça signifie qu'ils ont une certaine confiance en toi et dans tes capacités à décrocher des défilés", dit le jeune homme rencontré à Paris, où il doit passer plusieurs castings de dernière minute. Pour lui comme pour d'autres, l'expérience de première main des patronnes de The Gamblers est un atout pour comprendre comment fonctionne ce milieu. "Les mannequins pensent souvent que la façon dont ils marchent fait tout, mais ce n’est pas vrai", explique Margarita Gambles. "Le moment le plus important, c’est quand tu entres dans la pièce, c'est à ce moment-là qu'un directeur de casting va en partie décider s'il aime ou pas la personne". Faire bonne impression ne donne toutefois aucune garantie sur la suite, ajoute-t-elle: "On ne sait jamais vraiment si on va défiler jusqu'à ce qu'on soit sur le podium".
Texte intégral (613 mots)
La course d'obstacles est particulièrement éreintante pour les novices comme Benjamin Conan, acteur de formation qui se lance dans le mannequinat et s'astreint à une discipline de fer avant chaque casting. "Je fais des méditations, je bois beaucoup d'eau, je vais courir. Et je fais très attention à ce que je mange", détaille à l'AFP le jeune homme de 23 ans qui vient de signer dans l'agence parisienne Dream Model Agency. Son expérience d'acteur l'a déjà fait côtoyer un univers ultra-concurrentiel où les places sont très chères mais où l'horizon peut subitement se dégager. "Dans ce milieu-là, comme dans le cinéma, quand on est pris à un casting, pour une marque, à un défilé, ça peut tout changer", raconte-t-il. "C'est un effet boule de neige et c'est super, mais il faut être patient". A 21 ans, Kenza Thiam a elle aussi dû se résigner à revenir bredouille de castings sans perdre espoir. "Il faut s'habituer au non, parce que dans le métier du mannequinat, il y a plus de non que de oui mais ce n'est pas forcément négatif", estime cette mannequin, qui a commencé dans le métier il y a plusieurs années et s'y est investie plus sérieusement ces derniers mois. "C'est vraiment une question de tendance et de correspondre au concept recherché pour le show", dit-elle. Frénésie Pour eux, les jours qui précèdent la Fashion Week sont frénétiques. Une fois publié le calendrier officiel des défilés, les agences proposent leurs candidats aux directeurs de casting qui font des pré-sélections avant des essais ultérieurs pour s'assurer que les mannequins correspondent à ce que recherchent les créateurs. Ils doivent ensuite passer par l'étape cruciale de l'habillage, un des ultimes tests pour vérifier le rendu sur le podium, même si arriver à ce stade n'exclut pas une déconvenue. "C'est très concurrentiel. Il y a vraiment beaucoup d'autres mannequins qui passent le casting avec vous", souligne Anastasia Gormala, mannequin russe de 27 ans qui veille à ne rien négliger avant les castings. "J'essaie de me préparer non seulement physiquement mais aussi psychologiquement. J'essaie de rester vraiment positive", dit la jeune femme installée en France depuis trois ans. "Il faut juste faire de son mieux, se relaxer et attendre le résultat". Cette incertitude est bien connue de Margarita Gambles et Lydia Burns, qui dirigent l'agence The Gamblers, basée à Barcelone, tout en étant elles-mêmes des mannequins en activité. Malgré l'âpreté de la sélection, leur agence compte parmi ses quelque 25 talents de nombreux nouveaux venus comme Jonathan Masher, un Sud-Africain de 20 ans qui tente de se frayer un chemin sur les podiums. "Quand une agence accepte de te représenter, ça signifie qu'ils ont une certaine confiance en toi et dans tes capacités à décrocher des défilés", dit le jeune homme rencontré à Paris, où il doit passer plusieurs castings de dernière minute. Pour lui comme pour d'autres, l'expérience de première main des patronnes de The Gamblers est un atout pour comprendre comment fonctionne ce milieu. "Les mannequins pensent souvent que la façon dont ils marchent fait tout, mais ce n’est pas vrai", explique Margarita Gambles. "Le moment le plus important, c’est quand tu entres dans la pièce, c'est à ce moment-là qu'un directeur de casting va en partie décider s'il aime ou pas la personne". Faire bonne impression ne donne toutefois aucune garantie sur la suite, ajoute-t-elle: "On ne sait jamais vraiment si on va défiler jusqu'à ce qu'on soit sur le podium".
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