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03.03.2026 à 05:31

Guerre au Moyen-Orient: l'ambassade américaine à Ryad attaquée, le Liban à nouveau bombardé

FRANCE24
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Déjà visée par des missiles iraniens dans les premiers jours du conflit, l'Arabie saoudite a annoncé mardi avoir intercepté huit drones près de Ryad et de la ville voisine d'Al-Kharj. Un habitant de la capitale a raconté à l'AFP avoir "entendu une détonation et senti la maison trembler". Deux drones ont touché l'ambassade américaine à Ryad, "provoquant un incendie limité et des dégâts matériels mineurs", selon le ministère saoudien de la Défense. L'ambassade a exhorté ses ressortissants dans la capitale et d'autres villes à se confiner. Interrogé sur une éventuelle riposte à cette attaque, le président américain Donald Trump a déclaré: "vous le découvrirez bientôt". Alors que le conflit déclenché samedi par Les Etats-Unis et Israël compromet les approvisionnements pétroliers de la planète et fait plonger les Bourses, M. Trump a évoqué "quatre à cinq semaines" d'opérations militaires, tout en affirmant que les Etats-Unis pouvaient "aller bien au-delà". Le président américain a également averti qu'il n'hésiterait pas à envoyer des troupes au sol "si nécessaire". Son allié israélien, Benjamin Netanyahu, a lui évoqué une "action rapide et décisive". "Vous n'allez pas avoir une guerre sans fin", a-t-il assuré lundi soir à la chaîne américaine Fox News. Six militaires américains ont été tués depuis le début de la guerre samedi, a annoncé lundi le Pentagone. TV iranienne attaquée Israël a de son côté étendu ses opérations au Liban, y menant des frappes meurtrières et massives, en riposte à une attaque lundi du mouvement chiite Hezbollah soutenu par Téhéran. Dans un communiqué mardi matin, l'armé israélienne a dit frapper "les centres de commandement et les entrepôts d'armes du Hezbollah à Beyrouth". Comme la veille, l'armée israélienne a exhorté mardi matin les habitants de dizaines de localités à travers le Liban à évacuer en prévision de bombardements. La chaîne de télévision libanaise Al-Manar, affiliée au Hezbollah, a dit que ses locaux dans la banlieue sud de Beyrouth avaient été bombardés dans la nuit. En Iran, l'armée israélienne a affirmé dans la nuit de lundi à mardi avoir "frappé et démantelé" le siège de la radio-télévision publique iranienne (IRIB) dans le nord de Téhéran, mais celle-ci a dit poursuivre ses émissions. De puissantes explosions ont retenti dans plusieurs quartiers de la capitale iranienne, selon des journalistes de l'AFP. "Intouchables d'ici quelques mois" Dans son interview à Fox News, M. Netanyahu a justifié l'opération en cours par la nécessité de frapper le programme nucléaire iranien avant qu'il ne devienne "intouchable". Après la guerre de douze jours et les frappes israélo-américaines en juin 2025, les Iraniens "ont commencé construire de nouveaux sites, des bunkers souterrains qui auraient rendu leurs programmes de missiles balistiques et leurs programmes d'arme atomique intouchables d'ici quelques mois. Si aucune action n'avait été entreprise maintenant, aucune action n'aurait pu l'être dans le futur", a assuré M. Netanyahu. "Et alors ils auraient pu viser l'Amérique. Leur faire du chantage", a-t-il ajouté. Le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, a lui déclaré que les Etats-Unis "aimeraient" voir le peuple iranien renverser son gouvernement, mais que cela n'était pas "l'objectif" de la guerre. "M. Rubio a admis ce que nous savions tous: les Etats-Unis sont entrés dans une guerre choisie par et au nom d'Israël. Il n'y a jamais eu de soi-disant +menace+ iranienne", lui a répondu sur X son homologue iranien, Abbas Araghchi. L'Iran a continué pour sa part à lancer des missiles et drones en direction d'Israël, qui a prolongé la fermeture des écoles, des bureaux et l'interdiction des rassemblements jusqu'à samedi. Des explosions ont été entendues à plusieurs reprises à Jérusalem. Selon les Gardiens de la Révolution, l'Iran a visé "60 cibles stratégiques et 500 cibles militaires" américaines et israéliennes depuis samedi, dont les bureaux de M. Netanyahu. Au Qatar, l'armée a intercepté deux missiles balistiques tôt mardi, a annoncé le ministère de la Défense. Inquiétude des marchés L'organisation non-gouvernementale Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a affirmé dans la nuit de lundi à mardi que les raids israéliens et américains avaient fait 101 morts, dont 85 civils, au cours des 24 heures précédentes dans 13 provinces de l'Iran. Les autorités iraniennes n'ont pour leur part fourni aucun bilan. Face à l'extension d'un conflit protéiforme, l'inquiétude a gagné les marchés financiers, faisant grimper les cours des hydrocarbures et du dollar. La Bourse de Tokyo perdait plus de 2% mardi matin et celle de Séoul plus de 5%, après un jour férié. Les Gardiens de la révolution - armée idéologique de la République islamique - ont revendiqué lundi l'attaque d'un pétrolier, présenté comme lié aux Etats-Unis, dans le détroit d'Ormuz, qui sépare l'Iran de la Péninsule arabique. Un général iranien a menacé lundi de "brûler tout navire" qui tenterait de franchir le détroit, par où transitent 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux. "Les tarifs de transport maritime pour les grands navires ont pratiquement doublé du jour au lendemain", a relevé Chris Weston, du courtier Pepperstone, prédisant que le baril de pétrole se maintiendra "durablement au-dessus de 80 dollars" si la guerre se poursuit. "Les producteurs du Golfe disposent certes de capacités de stockage, d'oléoducs et navires-citernes, mais ces ressources ne sont pas illimitées", a-t-il prévenu. burs-roc/phs

03.03.2026 à 05:30

Explosions à Kaboul, les combats entre Afghanistan et Pakistan continuent à la frontière

FRANCE 24
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Des explosions et des coups de feu ont retenti mardi à Kaboul, alors que les combats entre le Pakistan et l'Afghanistan continuent à la frontière entre les deux pays. Au moins 39 civils ont été tués depuis jeudi, selon le gouvernement afghan.
Texte intégral (950 mots)
Des explosions et des coups de feu ont retenti mardi à Kaboul, alors que les combats entre le Pakistan et l'Afghanistan continuent à la frontière entre les deux pays. Au moins 39 civils ont été tués depuis jeudi, selon le gouvernement afghan.

03.03.2026 à 05:13

Mode féminine: Dior et Saint Laurent ouvrent le bal des défilés à Paris

FRANCE24
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Il n'y aura "pas d'annulation, pas de modification", a assuré lundi à l'AFP Pascal Morand, président exécutif de la Fédération de la haute couture et de la mode (FHCM), qui pilote cet événement débuté lundi, deux jours après le lancement d'une attaque israélo-américaine sans précédent contre l'Iran. Les organisateurs restent toutefois "très attentifs à la situation, en lien avec la préfecture", a-t-il ajouté. Dior, avec un show prévu à 14h30 (13h30 GMT) autour du bassin de l'Octogone, dans le jardin des Tuileries, doit donc lancer pour de bon cette semaine de la mode féminine, dédiée à l'automne-hiver 2026. Souvent présenté comme l'un des enfants prodiges de la mode, Jonathan Anderson, ancien directeur artistique de Loewe, est devenu en juin 2025 le premier styliste depuis Christian Dior à superviser les trois lignes de la maison phare de LVMH. "Codes" "C'est le seul aujourd'hui" qui réussisse à faire cela, tout en supervisant sa propre marque JW Anderson et une collaboration avec Uniqlo, a fait valoir auprès de l'AFP Pierre Groppo, rédacteur en chef mode et lifestyle de Vanity Fair France. "Dior, c'est une maison très codée, comme Chanel: il y a une +grammaire+ Dior et je trouve qu'il la respecte tout en la +twistant+ avec talent", a-t-il poursuivi. Après une première collection homme saluée en juin et une première ligne femme accueillie en octobre de façon plus mesurée, Jonathan Anderson avait présenté en janvier à Paris un deuxième vestiaire masculin plus extravagant. Puis, pour son premier défilé haute couture, le créateur nord-irlandais de 41 ans avait livré fin janvier une ligne aristo-punk très florale, fidèle à son esprit subversif, en hommage à l'amour de Christian Dior pour la nature. L'invitation du défilé de mardi consiste d'ailleurs en deux chaises de jardin vertes format miniature, typiques de celles que l'on trouve par exemple aux Tuileries. Pour Jeanne le Bault, rédactrice en chef mode du magazine Marie-Claire, le show de Jonathan Anderson est clairement un événement car "son défilé de prêt-à-porter s'est révélé très différent de la haute couture et même de l'homme". "Héritage" L'autre moment fort de la journée aura lieu à 20h00 (19h00 GMT), là aussi en extérieur, autour de la Fontaine du Trocadéro, avec le défilé Saint Laurent par Anthony Vaccarello, son directeur artistique depuis 2016. Nul doute que pour célébrer ses dix ans à la tête de la maison française, le créateur belge de 44 ans, à la vision novatrice et pointue, aura à cœur de marquer les esprits. "Il s'inscrit dans une continuité assez remarquable. Ca m'impressionne, je dois dire, car il était assez critiqué à ses débuts", a souligné Jeanne Le Bault. "En fait, il a su réinterpréter tout l'héritage Saint Laurent, en gardant les mêmes codes à chaque saison - l'accent sur les épaules, les volumes, les coupes structurées - mais en injectant des couleurs fortes, une identité visuelle très remarquée", a-t-elle détaillé, évoquant des "lignes très nettes, des palettes réduites, sans fioriture, pour un discours très clair". Sans oublier que les premiers rangs font figure de spectacle à eux seuls. La Fashion Week se poursuit mercredi, avec notamment les défilés de Courrèges, Balmain - pour lequel officiera pour la première fois Antonin Tron, qui a remplacé l'emblématique Olivier Rousteing -, Dries van Noten, Stella McCartney et Tom Ford. En soirée, les fashionistas assisteront au dernier défilé du créateur belge Pieter Mulier pour Alaïa, avant son départ pour Versace, annoncé début février.
Texte intégral (627 mots)
Il n'y aura "pas d'annulation, pas de modification", a assuré lundi à l'AFP Pascal Morand, président exécutif de la Fédération de la haute couture et de la mode (FHCM), qui pilote cet événement débuté lundi, deux jours après le lancement d'une attaque israélo-américaine sans précédent contre l'Iran. Les organisateurs restent toutefois "très attentifs à la situation, en lien avec la préfecture", a-t-il ajouté. Dior, avec un show prévu à 14h30 (13h30 GMT) autour du bassin de l'Octogone, dans le jardin des Tuileries, doit donc lancer pour de bon cette semaine de la mode féminine, dédiée à l'automne-hiver 2026. Souvent présenté comme l'un des enfants prodiges de la mode, Jonathan Anderson, ancien directeur artistique de Loewe, est devenu en juin 2025 le premier styliste depuis Christian Dior à superviser les trois lignes de la maison phare de LVMH. "Codes" "C'est le seul aujourd'hui" qui réussisse à faire cela, tout en supervisant sa propre marque JW Anderson et une collaboration avec Uniqlo, a fait valoir auprès de l'AFP Pierre Groppo, rédacteur en chef mode et lifestyle de Vanity Fair France. "Dior, c'est une maison très codée, comme Chanel: il y a une +grammaire+ Dior et je trouve qu'il la respecte tout en la +twistant+ avec talent", a-t-il poursuivi. Après une première collection homme saluée en juin et une première ligne femme accueillie en octobre de façon plus mesurée, Jonathan Anderson avait présenté en janvier à Paris un deuxième vestiaire masculin plus extravagant. Puis, pour son premier défilé haute couture, le créateur nord-irlandais de 41 ans avait livré fin janvier une ligne aristo-punk très florale, fidèle à son esprit subversif, en hommage à l'amour de Christian Dior pour la nature. L'invitation du défilé de mardi consiste d'ailleurs en deux chaises de jardin vertes format miniature, typiques de celles que l'on trouve par exemple aux Tuileries. Pour Jeanne le Bault, rédactrice en chef mode du magazine Marie-Claire, le show de Jonathan Anderson est clairement un événement car "son défilé de prêt-à-porter s'est révélé très différent de la haute couture et même de l'homme". "Héritage" L'autre moment fort de la journée aura lieu à 20h00 (19h00 GMT), là aussi en extérieur, autour de la Fontaine du Trocadéro, avec le défilé Saint Laurent par Anthony Vaccarello, son directeur artistique depuis 2016. Nul doute que pour célébrer ses dix ans à la tête de la maison française, le créateur belge de 44 ans, à la vision novatrice et pointue, aura à cœur de marquer les esprits. "Il s'inscrit dans une continuité assez remarquable. Ca m'impressionne, je dois dire, car il était assez critiqué à ses débuts", a souligné Jeanne Le Bault. "En fait, il a su réinterpréter tout l'héritage Saint Laurent, en gardant les mêmes codes à chaque saison - l'accent sur les épaules, les volumes, les coupes structurées - mais en injectant des couleurs fortes, une identité visuelle très remarquée", a-t-elle détaillé, évoquant des "lignes très nettes, des palettes réduites, sans fioriture, pour un discours très clair". Sans oublier que les premiers rangs font figure de spectacle à eux seuls. La Fashion Week se poursuit mercredi, avec notamment les défilés de Courrèges, Balmain - pour lequel officiera pour la première fois Antonin Tron, qui a remplacé l'emblématique Olivier Rousteing -, Dries van Noten, Stella McCartney et Tom Ford. En soirée, les fashionistas assisteront au dernier défilé du créateur belge Pieter Mulier pour Alaïa, avant son départ pour Versace, annoncé début février.
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