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11.06.2026 à 05:19

FRANCE24
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Cette décision clôt une enquête de plusieurs mois visant la plus grande plateforme de vente en ligne du pays, ouverte après l'apparition en novembre d'allégations concernant une fuite de données d'ampleur --sur fond de frictions entre Séoul et Washington. "Nous avons décidé d'infliger des amendes s'élevant au total à 624,68 milliards de wons pour avoir enfreint les obligations de sécurité et collecté des données sans fondement juridique", a indiqué la Commission de protection des informations personnelles. L'organisme conclut que les données de plus de 37 millions d'usagers avaient été exposées "en raison de mesures de protection de base insuffisantes, notamment une mauvaise gestion des clés de signature d'authentification et des contrôles d'accès laxistes". Coupang, dont le siège social mondial se situe à Seattle aux Etats-Unis et qui est coté à New York, est incontournable dans l'e-commerce en Corée du Sud, proposant des produits en tous genres. Le fuite de données, entre juin et novembre 2025, concernait des noms, adresses email, numéros de téléphone, adresses de livraison et historiques de commande. Informations de paiement et identifiants de connexion ont toutefois été épargnés. Le groupe assure, lui, que seuls 3.000 dossiers clients ont effectivement été compromis. "Nous regrettons que les mesures proactives prises pour prévenir tout préjudice secondaire, ainsi que nos explications fondées sur des faits avérés n'aient pas été suffisamment prises en compte", a déploré Coupang jeudi, évoquant sans détail des "procédures judiciaires pour établir clairement les faits". Tensions diplomatiques L'affaire a pris une tournure diplomatique: un groupe de parlementaires américains du Parti républicain a dénoncé en avril une enquête "discriminatoire" à l'égard des entreprises américaines. En réplique, une centaine de députés sud-coréens ont appelé les États-Unis à mettre fin à des "pressions excessives" et à stopper "toute demande ou intervention indue", dans une lettre à l'ambassadeur américain à Séoul. Ils y soulignaient que les tentatives d'"acteurs politiques extérieurs" visant à influencer l'enquête "soulèvent de graves questions au regard des principes de l'État de droit et des normes internationales établies". Selon la presse sud-coréenne, Washington a menacé de suspendre les pourparlers de haut niveau sur la sécurité entre les deux pays à moins que Séoul ne garantisse la sécurité juridique du président de Coupang, Kim Bom, un citoyen américain également connu sous le nom de Kim Bom-suk. Environ 28.500 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud pour contribuer à la défense contre la Corée du Nord, qui dispose de l'arme nucléaire. Par ailleurs, Séoul est sous la pression de Washington pour accélérer la concrétisation d'un accord conclu en octobre, qui prévoit 350 milliards de dollars d'investissements sud-coréens aux Etats-Unis en échange d'un abaissement des droits de douane américains. Cette amende est de loin la plus lourde jamais infligée pour une fuite de données en Corée du Sud, dépassant largement les 76 millions d'euros imposés l'an dernier à l'opérateur mobile SK Telecom. Cette pénalité massive infligée à Coupang "suscitera à nouveau des réactions négatives de la part des États-Unis", estime Kim Dae-jong, professeur à l'université Sejong de Séoul. "Avec un montant est bien supérieur au précédent record, Washington devrait dénoncer cette décision en la jugeant excessive. Et Coupang va certainement la contester en portant l'affaire devant les tribunaux", indique-t-il à l'AFP. Outre la fuite de données, l'enquête a montré que Coupang avait "collecté illégalement les historiques d'activité en ligne d'environ 11,17 millions d'utilisateurs sur des sites web et applications tiers, les stockant (...) sous une forme permettant l'identification", selon la Commission. La présidente de la Commission, Song Kyung-hee, a déclaré jeudi que l'entreprise aurait dû informer les personnes concernées dans les 72 heures suivant la fuite de données, et que le retard enregistré "avait empêchées celles-ci de prendre des mesures pour prévenir des préjudices ultérieurs".

11.06.2026 à 05:11

FRANCE24
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Les frappes, qui selon l'armée américaine ont visé "des installations de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne iraniens à travers tout le pays", ont été déclenchées après que Donald Trump a accusé Téhéran de tergiverser dans les négociations pour arrêter la guerre au Moyen-Orient. "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", s'était emporté le président américain devant la presse mercredi. Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a lui reproché à l'Iran de "jouer au chat et à la souris" dans les négociations. "Si nous devons négocier à coups de bombes, nous négocierons avec des bombes, et nous sommes très doués pour ça", a-t-il menacé. Les Etats-Unis et l'Iran s'étaient déjà mutuellement attaqués dans la nuit de mardi à mercredi, malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril après plus de cinq semaines de bombardements. Des explosions ont été entendues tôt jeudi matin sur l'île de Qeshm, à Minab, Sirik et dans le port de Bandar Abbas, dans le sud du pays, ont rapporté des médias iraniens. En représailles aux dernières frappes américaines, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de Téhéran, ont dit avoir lancé des drones sur les bases militaires d'Ali al-Salem et Ahmad al-Jaber, au Koweït, et sur la base aérienne de Sheikh Isa, à Bahreïn. Les médias iraniens avaient auparavant annoncé une attaque contre le quartier général de la 5e flotte américaine à Bahreïn. Téhéran a également averti que ses forces prendraient pour cible tout navire tentant de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial du pétrole et du gaz naturel liquéfié. "Un enfer pour vous" "Suite aux violations répétées du cessez-le-feu par l'ennemi américain, le détroit d'Ormuz sera fermé jusqu'à nouvel ordre", ont fait savoir les Gardiens de la Révolution, cités par la télévision d'Etat. "Aucun navire ne doit quitter son mouillage dans le golfe Persique et la mer d'Oman. Toute approche du détroit d'Ormuz sera considérée comme une collaboration avec l'ennemi", ont-ils averti. Dans la foulée La marine iranienne, citée par les médias, a annoncé que "deux navires qui tentaient de franchir illégalement le détroit d'Ormuz ont été frappés", sans plus de précision. "Vous rendez le détroit sacré d'Ormuz dangereux?! Nous ferons de cette région un enfer pour vous", a menacé le commandant de l'aviation des Gardiens de la Révolution Sardar Mousavi. Washington, qui impose pour sa part un blocus aux ports iraniens, a démenti tout blocage du détroit. "Les navires commerciaux continuent de transiter par le détroit d'Ormuz ce soir", a écrit sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). Cette aggravation de la situation dans le Golfe continue d'alimenter la hausse des prix du pétrole. Jeudi matin, le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,7% à 94,68 dollars, et celui de WTI américain 2% à 91,84 dollars. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a de son côté appelé mercredi les Libanais à se joindre à la lutte d'Israël contre le Hezbollah, affirmant que leur pays avait été "pris en otage" par le groupe pro-iranien. Après des frappes israéliennes sur Beyrouth, l'Iran d'abord, puis Israël, avaient mené des attaques réciproques dimanche et lundi, pour la première fois depuis l'entrée en vigueur du fragile cessez-le-feu entre Téhéran et Washington le 8 avril. Téhéran exige que le Liban, où s'affrontent depuis le 2 mars son allié du Hezbollah et Israël, soit inclus dans tout accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran. Plus de 3.600 personnes ont été tuées au Liban dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre.

11.06.2026 à 05:09

FRANCE24
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