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02.09.2026 à 09:01

FRANCE24
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Emmanuel Macron, qui avait fait du handicap une priorité de son premier quinquennat, présidera vendredi à Bobigny la 7e Conférence nationale du handicap (CNH), dont l'objectif est de fixer le cap des politiques publiques dans ce domaine. La portée de l'événement, organisé tous les trois ans, pourrait toutefois être limitée, alors que l'Elysée va changer de locataire en 2027. "En dix ans, certains sujets ont progressé, mais la vie des personnes handicapées n'est pas fondamentalement meilleure", estime auprès de l'AFP Arnaud de Broca, président du collectif Handicaps, qui regroupe une cinquantaine d'associations. Le point sur les grands dossiers: - Des aides améliorées - Plusieurs prestations sociales ont été réformées pour soutenir l'indépendance des personnes handicapées. Le gouvernement a revu le mode de calcul de l'Allocation adulte handicapé: les revenus du conjoint ne sont plus comptabilisés depuis octobre 2023, demande de longue date des associations. Avant cela, le gouvernement a élargi les critères d'obtention de la Prestation de compensation du handicap (PCH) et mis en place l'octroi de droits à vie pour ceux dont le handicap est irréversible. Autre mesure phare: la mise en place en décembre 2025 du remboursement intégral des fauteuils roulants. - Ecole inclusive: un bilan contrasté - Sous Macron, le nombre d'enfants handicapés scolarisés en milieu ordinaire a fortement augmenté de 320.000 en 2017 à près de 500.000 en 2024, un mouvement toutefois enclenché dès 2006. Pour les aider, les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) ont vu leur nombre progresser, jusqu'à 135.000 en 2024, selon le service statistiques du ministère de l'Education nationale. Cette profession est néanmoins marquée par une forte précarité, souligne un récent rapport sénatorial, qui remet en question ce modèle. Et malgré les avancées, des associations dénoncent des accompagnements incomplets, des scolarisations à temps partiel, des enseignants non formés... Ainsi que des milliers d'enfants handicapés sans solution à chaque rentrée. - Emploi: une amélioration très progressive - Des mesures d'aide à l'apprentissage et à l'embauche des personnes handicapées ont contribué à soutenir leur emploi. Le taux de chômage des personnes handicapées atteint environ 12% en 2024 contre 19% en 2017, ce qui reste toutefois cinq points de plus que pour l'ensemble de la population, selon l'association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées (Agefiph). Dans un rapport publié début 2026, la Cour des comptes jugeait la politique en faveur de l'emploi des personnes handicapées insuffisante, pointant notamment des "mesures disparates" et une "absence de vision". - Médico-social: un chantier démarré - Des enfants sur liste d'attente pour intégrer des établissements du secteur sanitaire et médico-social car les majeurs ne les quittent pas, faute de place ailleurs, des personnes qui se rendent en Belgique pour trouver une place en établissement, en l'absence de solution proche de leur famille... Lors de la dernière CNH, le gouvernement a annoncé la création de 50.000 solutions d'ici 2030 pour des enfants et des adultes sans réponse adaptée à leurs besoins (nouvelles places, soutien à domicile etc.). En janvier 2026, environ 17.000 solutions étaient déjà opérationnelles, selon le gouvernement. "50.000 solutions c'est très loin de l'ensemble des besoins et on avance lentement", regrette Luc Gateau, président de l'Unapei. - Accessibilité: peu d'avancées - Transports, loisirs, logement... L'exécutif a maintes fois promis d'accélérer sur l'accessibilité. Il a notamment lancé en 2023 un fonds doté d'1,5 milliard d'euros pour rénover les lieux publics. Selon les derniers chiffres officiels, 900.000 établissements recevant du public (mairies, préfectures...) étaient conformes, sur près de deux millions. Au quotidien, les difficultés subsistent. "C'est une grosse déception", estime Farbod Khansari d'APF France Handicap, pointant le manque d'ambition et d'accompagnement politique en matière d'accessibilité. En ce qui concerne le numérique, l'accès aux services publics en ligne reste très insuffisant, selon la Cour des comptes. En janvier 2026, 7% seulement des 250 principales démarches publiques en ligne sont accessibles.

02.09.2026 à 08:44

FRANCE 24
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Lors de son procès pour atteinte à la sécurité nationale, Joshua Wong, 29 ans, figure du mouvement prodémocratie à Hong Kong, a plaidé coupable mercredi de collusion avec l'étranger. Il purge déjà une peine de près de cinq ans d'emprisonnement pour subversion et risque désormais la prison à vie.
Texte intégral (673 mots)
Lors de son procès pour atteinte à la sécurité nationale, Joshua Wong, 29 ans, figure du mouvement prodémocratie à Hong Kong, a plaidé coupable mercredi de collusion avec l'étranger. Il purge déjà une peine de près de cinq ans d'emprisonnement pour subversion et risque désormais la prison à vie.

02.09.2026 à 08:33

FRANCE24
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Cartables, trousse, crayon… et téléphone ? A l'heure du retour en classes, de nombreux collégiens et lycéens ont été équipés d'un smartphone. Parfois pour la première fois. "On a décidé de leur en donner un à partir de la classe de quatrième", témoigne Lise, 49 ans, cadre à Nantes, qui vient d'acheter un smartphone pour son fils cadet de 12 ans. "On a tenu jusque-là, et la pression était assez forte", poursuit cette mère de deux enfants. Pour attirer ces nouveaux clients, des offres à destination des plus jeunes, encore inexistantes il y a quelques années, ont fleuri chez trois des quatre opérateurs français. Les débats sur le temps d'écran et les dangers des réseaux sociaux pour les ados sont omniprésents en cette rentrée, marquée par l'interdiction du portable au lycée, comme c'était déjà le cas au collège. "Je suis un peu anti-téléphone, ça me fait peur en fait les addictions, le cyberharcèlement...", témoigne auprès de l'AFP Elen Guy, Parisienne de 45 ans, ingénieure de recherche à l'université et mère de trois enfants, qui vient finalement d'acheter un téléphone à son fils aîné de 14 ans. Dans ce contexte, les opérateurs font des promesses qui se veulent rassurantes. Orange propose par exemple un forfait doublé d'un service de "protection enfant", incluant notamment une alerte cyberharcèlement pour détecter les messages "toxiques" sur les réseaux sociaux et sauvegarder les éventuelles preuves. Bouygues Telecom a quant à lui lancé en juin un "mode enfant", afin notamment de filtrer les recherches en ligne, de géolocaliser son enfant, ou de bloquer les réseaux sociaux, pour l'option avancée. Montres connectées Les parents réticents peuvent aussi choisir une montré connectée, ou des téléphones adaptés, plutôt qu'un smartphone classique. Chez Bouygues Telecom, on vante ainsi une montre destinée à "retarder l’âge du premier smartphone", en promettant, comme chez SFR, le blocage des réseaux sociaux et la géolocalisation. En parallèle, plusieurs entreprises se sont aussi spécialisées sur ce segment. Neow vend depuis 2025 des "téléphones sans internet pour adolescents". "On a voulu simplifier le modèle pour aider les parents à s'y retrouver" explique ainsi Eric Haddad, directeur général de l'entreprise de téléphonie mobile HEM France, à l'origine de cette marque. Sur ces appareils, un logiciel développé par Neow remplace l'interface et le magasin d'applications traditionnels, empêchant l'accès aux réseaux sociaux et à un navigateur internet sans accord exprès des parents. Contrôle parental obligatoire Le français SmarTeen, qui intègre sa propre interface à des téléphones Samsung, assume quant à lui d'empêcher le téléchargement de tout réseau social, même avec l'accord des parents. En plus d'un blocage du temps d'écran défini par défaut, l'entreprise propose un navigateur internet "sécurisé". "On bloque entre 1.000 et 1.500 sites par jour", assure le fondateur de la marque, Jihed Souri, qui emploie six personnes pour la modération et la vérification des applications. Des initiatives qui trouvent progressivement leur public. SmarTeen revendique 20.000 téléphones vendus, notamment commercialisés par Orange Réunion et Caraïbe, et Neow 40.000 appareils, désormais distribués chez SFR. La plupart des parents continuent toutefois de se tourner vers des modèles classiques, d'autant que l'accès à une fonctionnalité de contrôle parental est obligatoire sur tous les smartphones depuis 2024. De la même manière qu'Apple propose des comptes enfants, les smartphones Android sont ainsi équipés d'un outil baptisé Family Link. "On est vraiment partis sur quelque chose de très simple, effectivement avec un contrôle parental, mais j'ai tout installé via Google", témoigne Julien Moussier, journaliste à Grenoble, qui a acheté le premier smartphone de son fils, tout juste entré en sixième. Dans son rapport remis en avril 2024, la commission Enfants et écrans recommandait quant à elle de ne pas fournir de téléphone aux enfants de moins de 11 ans, et de ne pas fournir un téléphone avec internet aux moins de 13 ans.
Texte intégral (704 mots)
Cartables, trousse, crayon… et téléphone ? A l'heure du retour en classes, de nombreux collégiens et lycéens ont été équipés d'un smartphone. Parfois pour la première fois. "On a décidé de leur en donner un à partir de la classe de quatrième", témoigne Lise, 49 ans, cadre à Nantes, qui vient d'acheter un smartphone pour son fils cadet de 12 ans. "On a tenu jusque-là, et la pression était assez forte", poursuit cette mère de deux enfants. Pour attirer ces nouveaux clients, des offres à destination des plus jeunes, encore inexistantes il y a quelques années, ont fleuri chez trois des quatre opérateurs français. Les débats sur le temps d'écran et les dangers des réseaux sociaux pour les ados sont omniprésents en cette rentrée, marquée par l'interdiction du portable au lycée, comme c'était déjà le cas au collège. "Je suis un peu anti-téléphone, ça me fait peur en fait les addictions, le cyberharcèlement...", témoigne auprès de l'AFP Elen Guy, Parisienne de 45 ans, ingénieure de recherche à l'université et mère de trois enfants, qui vient finalement d'acheter un téléphone à son fils aîné de 14 ans. Dans ce contexte, les opérateurs font des promesses qui se veulent rassurantes. Orange propose par exemple un forfait doublé d'un service de "protection enfant", incluant notamment une alerte cyberharcèlement pour détecter les messages "toxiques" sur les réseaux sociaux et sauvegarder les éventuelles preuves. Bouygues Telecom a quant à lui lancé en juin un "mode enfant", afin notamment de filtrer les recherches en ligne, de géolocaliser son enfant, ou de bloquer les réseaux sociaux, pour l'option avancée. Montres connectées Les parents réticents peuvent aussi choisir une montré connectée, ou des téléphones adaptés, plutôt qu'un smartphone classique. Chez Bouygues Telecom, on vante ainsi une montre destinée à "retarder l’âge du premier smartphone", en promettant, comme chez SFR, le blocage des réseaux sociaux et la géolocalisation. En parallèle, plusieurs entreprises se sont aussi spécialisées sur ce segment. Neow vend depuis 2025 des "téléphones sans internet pour adolescents". "On a voulu simplifier le modèle pour aider les parents à s'y retrouver" explique ainsi Eric Haddad, directeur général de l'entreprise de téléphonie mobile HEM France, à l'origine de cette marque. Sur ces appareils, un logiciel développé par Neow remplace l'interface et le magasin d'applications traditionnels, empêchant l'accès aux réseaux sociaux et à un navigateur internet sans accord exprès des parents. Contrôle parental obligatoire Le français SmarTeen, qui intègre sa propre interface à des téléphones Samsung, assume quant à lui d'empêcher le téléchargement de tout réseau social, même avec l'accord des parents. En plus d'un blocage du temps d'écran défini par défaut, l'entreprise propose un navigateur internet "sécurisé". "On bloque entre 1.000 et 1.500 sites par jour", assure le fondateur de la marque, Jihed Souri, qui emploie six personnes pour la modération et la vérification des applications. Des initiatives qui trouvent progressivement leur public. SmarTeen revendique 20.000 téléphones vendus, notamment commercialisés par Orange Réunion et Caraïbe, et Neow 40.000 appareils, désormais distribués chez SFR. La plupart des parents continuent toutefois de se tourner vers des modèles classiques, d'autant que l'accès à une fonctionnalité de contrôle parental est obligatoire sur tous les smartphones depuis 2024. De la même manière qu'Apple propose des comptes enfants, les smartphones Android sont ainsi équipés d'un outil baptisé Family Link. "On est vraiment partis sur quelque chose de très simple, effectivement avec un contrôle parental, mais j'ai tout installé via Google", témoigne Julien Moussier, journaliste à Grenoble, qui a acheté le premier smartphone de son fils, tout juste entré en sixième. Dans son rapport remis en avril 2024, la commission Enfants et écrans recommandait quant à elle de ne pas fournir de téléphone aux enfants de moins de 11 ans, et de ne pas fournir un téléphone avec internet aux moins de 13 ans.
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