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19.08.2026 à 15:29

FRANCE24
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Décédé des suites d'un grave accident de vélo un mois plus tôt, c'est une part du macronisme historique qui disparaît. Le chef de l'État a d'ailleurs rendu immédiatement hommage à "un ami cher" et déclaré que la République perdait "l'un de ses plus infatigables artisans". L'élu de Côte-d'Or a longtemps retardé sa décision de ne pas chercher à se faire réélire en septembre au Sénat où il avait créé en 2017 le groupe macroniste qu'il présidait depuis. "Beaucoup, et je les en remercie, m'invitent à continuer, mais plus nombreux encore sont ceux qui comprendront ma décision", avait-il écrit en juin dans une lettre consultée par l'AFP. Auprès de l'AFP, Emmanuel Macron avait alors salué son "ami", "un homme de fidélité", "à sa Bourgogne qu'il n'a cessé de défendre", "à son pays qu'il n'a cessé de servir". Et "au dépassement politique" porté par le candidat Macron que "Fanfan", comme le surnommaient ses proches, fut en 2016 "parmi les premiers à rejoindre". Cet ex-socialiste aura passé 18 ans au Sénat entre 2008 et 2026, après 15 ans comme député entre 1981 et 2000. De ses "23 élections", il n'en a perdu que deux, calculait récemment l'éphémère membre du gouvernement Jospin, comme secrétaire d'Etat au Commerce (2000-2002) puis comme ministre de l'Agriculture (2002). "Il y a aussi chez moi une forme de fierté politique. A 83 ans, repartir pour sept ans, est-ce encore digne?", s'interrogeait-il en privé. Son départ du Sénat devait coïncider - à quelques mois près - avec celui d'Emmanuel Macron, à qui il vouait encore une admiration totale. Grâce à son ralliement précoce, il a côtoyé de très près le sommet du pouvoir, bien plus que ce que l'écosystème socialiste lui avait jusque-là permis. "Dieu" et le cierge "Moi, je suis là pour aller jusqu'au bout avec Macron", résumait ce loyal soutien du président, qui a été longtemps parmi les seuls à prédire une dissolution de l'Assemblée nationale après le début raté du second quinquennat. "Je ne sais pas comment les Français peuvent à ce point douter d'un président aussi bon, aussi brillant, aussi humain, aussi tactile", soupirait-il en pleine crise des retraites. Le chef de l'État était venu lui rendre visite pour une soirée amicale et discrète en Bourgogne en février. Il fut longtemps dans son cercle privilégié. Parmi ces historiques, il fait figure de dernier combattant dans l'arène politique: Richard Ferrand et Jacques Mézard sont partis au Conseil constitutionnel, Gérard Collomb est décédé en 2023. Né le 21 mars 1943 à Semur-en-Auxois, marié et père de deux enfants, ce vétérinaire de formation a exercé pendant 12 ans à Pouilly-en-Auxois, et a été maire de 1989 à 2001 de Chailly-sur-Armançon, en Côte-d'Or. Puis président de région de 2004 à 2015, réalisant dix ans après une prophétie de François Mitterrand, avec qui il jouait au golf: "Tenez bon, un jour, vous gagnerez la Bourgogne". Parmi ses multiples passions, chasse, golf, cyclisme et vin, alors qu'il comptait déjà à son actif "12 sangliers, 32 parcours de golf et 4.500 kilomètres de vélo"... pour 2026. Mais ses interlocuteurs garderont en mémoire certaines anecdotes, comme celle - presque dramatique - de ce jour de septembre 2016 où, blessé dans un accident de la route, il ne reste conscient que parce qu'un ami le garde en alerte au téléphone... Cet ami, c'est Emmanuel Macron, qu'il qualifie depuis, en ne riant qu'à moitié, de "Dieu". D'ailleurs, il ne manquait pas de raconter, photo à l'appui, comment il avait allumé un cierge dans la cathédrale d'Amiens le 6 avril 2016, lieu et jour de la création d'En Marche.

19.08.2026 à 15:25

FRANCE24
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Galactiques 3.0 Treize ans après, le "Special One" est de retour à Madrid, avec une mission plutôt similaire à celle de l'époque: stopper à tout prix la domination du FC Barcelone, double champion d'Espagne en titre, et aider le club madrilène à gagner à nouveau. Chargé de remettre de l'ordre dans un vestiaire fracturé et de rebâtir une équipe compétitive, le technicien portugais de 63 ans, connu pour son tempérament volcanique et ses talents de meneur d'hommes, aura de nouvelles armes à sa disposition pour espérer refaire l'exploit réalisé en 2012: une Liga remportée avec 100 points, et 121 buts marqués. Avant ses débuts en championnat, le club madrilène a d'ores et déjà réalisé son mercato le plus dépensier depuis 2021, avec les signatures de l'ailier ivoirien Yan Diomandé, 19 ans, du champion du monde espagnol Marc Cucurella, du défenseur français Ibrahim Konaté, du milieu portugais Bernardo Silva, du latéral néerlandais Denzel Dumfries et du jeune attaquant espagnol Carlos Espi. Les matchs de préparation ont donné une première idée de ce à quoi ressemblera cette nouvelle armada du "Mou", plus agressive, plus tranchante et plus verticale que ces dernière saisons, avec l'attaquant français Kylian Mbappé comme arme fatale. L'ex-coach de Chelsea et de l'Inter sera en revanche confronté aux mêmes dilemmes que ses prédécesseurs Carlo Ancelotti, Xabi Alonso et Alvaro Arbeloa, qui ont tous échoué à faire évoluer ensemble les trois superstars - Kylian Mbappé, Vinicius Junior et Jude Bellingham - sans déséquilibrer leur onze. Le Barça avec Rodri et Alvarez ? En face, le Barça d'Hansi Flick s'avance sûr de sa force collective et de son idée de jeu ultra-offensive ayant triomphé ces deux dernières saisons, portée par la maîtrise technique de Pedri et le génie de Lamine Yamal. A cette symphonie déjà bien huilée, animée par l'ossature de l'Espagne championne du monde pour la deuxième fois (Cubarsi, Pedri, Olmo, Lamine Yamal), le club catalan y a ajouté un guide et un organisateur: le capitaine de la Roja, Rodri, chipé au grand rival madrilène. L'arrivée annoncée du Ballon d'Or 2024, meilleur joueur du Mondial-2026 et de l'Euro-2024, va apporter de la taille, de l'expérience et certainement un bon paquet de ballons récupérés au jeune effectif barcelonais, qui attend toujours l'arrivée d'un nouveau numéro 9 après les départs de Robert Lewandowski et Ferran Torres. Le candidat rêvé pour le poste, l'attaquant argentin de l'Atlético Madrid Julian Alvarez, surnommé "l'araignée", reste pour l'instant coincé dans la toile des Colchoneros, qui refusent de vendre leur meilleur joueur au rival barcelonais. Pour ses débuts en Liga ce week-end, à Elche, le Barça devra donc se contenter des autres recrues estivales, l'ailier anglais Anthony Gordon, l'Allemand Karim Adeyemi et le jeune espoir belge Jesse Bisiwu, 18 ans, pour épauler le capitaine brésilien Raphinha. L'Atlético tourne la page Griezmann Toujours dans l'ombre des deux géants malgré de lourds investissements ces trois dernières années et le rachat par le fonds américain Apollo Sports Capital, l'Atlético va devoir apprendre à vivre sans Antoine Griezmann, son héros et meilleur buteur de son histoire, parti vivre son rêve américain à Orlando. Un potentiel départ d'Alvarez rendrait les choses plus difficiles pour les Colchoneros, qui ont toutefois cassé leur tirelire pour se renforcer avec plusieurs recrues: le Sud-Coréen Kang-in Lee, le milieu danois Morten Hjulmand, le latéral espagnol Alejandro Grimaldo et le défenseur argentin Cristian Romero. Au-delà des noms, les hommes de Diego Simeone devront surtout se montrer bien plus réguliers que l'an passé s'ils veulent espérer rivaliser réellement avec leurs deux rivaux, qui ont terminé respectivement avec 25 et 17 points d'avance sur le club rojiblanco, également doublé sur le podium par Villarreal.

19.08.2026 à 15:25

FRANCE24
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M. Irvin est décédé "paisiblement chez lui" le 11 août, entouré de sa famille, a confirmé sa productrice, Claire Evans, au journal britannique The Guardian. Le magazine américain Variety rapporte également son décès, citant les producteurs du cinéaste. Nommé trois fois aux BAFTA, les récompenses du cinéma britannique, John Irvin a dirigé plus d'une trentaine de films et séries au cours d'une carrière de plus de cinq décennies, réalisé des documentaires à la télévision, en passant par le cinéma hollywoodien. Né le 7 mai 1940 à Newcastle (nord-est de l'Angleterre) il étudie à la London Film School et commence sa carrière dans les années 1960 en réalisant des documentaires dont "Inheritance" (1963) sur la guerre d'Algérie. Dans les années 1970, il se tourne vers la télévision. En 1979, il réalise pour la BBC "La Taupe", adaptation en sept épisodes du roman de John le Carré, avec Alec Guinness dans le rôle de l'espion britannique George Smiley. La série remporte plusieurs BAFTA et reçoit une nomination aux Emmy Awards. John Irvin poursuit ensuite sa carrière au cinéma, notamment à Hollywood. Il réalise dans les années 1980 "Le Fantôme de Milburn" avec Fred Astaire, puis "Hamburger Hill", sorti en 1987, consacré à une bataille de la guerre du Vietnam. Veuf depuis 1991, John Irvin était père de trois enfants.
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