Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

05.06.2026 à 20:49

FRANCE24
img
"Au cours des 20 dernières années, l'ONF n'a pas connaissance de procédure judiciaire consécutive à des incendies de forêts visant l'un de ses agents", a indiqué l'office à l'AFP. De mémoire syndicale, c'est même du "jamais vu". "On n'a jamais connu ça, les personnels sont abasourdis, sous le choc", a témoigné Patrice Martin, secrétaire général de Snupfen-Solidaires, majoritaire chez les salariés de droit public de l'ONF. Pour les forestiers, la préservation de la forêt, c'est "une vocation, un engagement très fort", a souligné le syndicaliste. Alors que la "saison des feux" a débuté en France avec la montée des températures, "l'idée que l'un des nôtres est soupçonné, peut-être impliqué dans le déclenchement d'un feu meurtrier, c'est terrible", a indiqué un agent de terrain, sous couvert d'anonymat. L'agent mis en cause, qui conteste son implication, est poursuivi pour "destruction involontaire par incendie aggravée", selon un communiqué du procureur de Montpellier publié jeudi soir. Laissé libre sous contrôle judiciaire, l'agent "ne reprendra pas ses missions de défense des forêts contre les incendies", a précisé l'ONF. L'Office, qui n'est pas en cause, n'a "pas accès au dossier". Deux de ses agents placés en garde à vue ont été libérés sans poursuites. Le parquet n'a donné aucun détail sur les faits précis reprochés au troisième, mais d'après le journal Midi Libre, les enquêteurs cherchent à établir si une cigarette jetée par la fenêtre d'une voiture de patrouille pourrait être à l'origine de l'incendie. Ce feu qui s'était déclaré le 5 août 2025 en bordure d'une route départementale, avait parcouru 17.000 hectares, en en brûlant plus de 11.000. Il avait traversé 16 communes de l'Aude, détruit 36 maisons et causé la mort d'une femme de 65 ans, à son domicile, dans le village de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse. Il avait été éteint le 28 août. En période estivale, la présence de l'ONF sur le terrain a été "multipliée par deux depuis 2022". L'ONF effectue des patrouilles de surveillance, sensibilisation, contrôle et d'extinction de feux naissants dans 86 départements en 2026 (contre seulement 15 avant 2023). Depuis le début de l'année, "plus de 2.000 départs d'incendies de forêt ou de végétation ont été référencés dans la base de données des incendies de forêt en France (BDIFF). Parmi eux, une trentaine ont dépassé les 10 hectares", notamment en Haute-Marne, Lozère ou à La Réunion.

05.06.2026 à 20:41

FRANCE24
img
Le Français, arrêté en août 2025 et alors accusé de conspiration contre les institutions du pays sahélien, dirigé par une junte en rupture avec la France, est en outre frappé de 20 ans d'interdiction de séjour au Mali et doit payer une amende de 5.400 euros, a indiqué à l'AFP une source judiciaire, confirmée par deux autres sources judiciaires. Le procès a eu lieu jeudi devant la chambre criminelle du pôle spécialisé de lutte contre le terrorisme et le jugement a été annoncé vendredi, selon les mêmes sources, qui se sont exprimées de manière anonyme pour des raisons de sécurité. L'une d'elles a indiqué à l'AFP que le procès s'est tenu à huis clos. Le Français, identifié comme Yann V., avait été interpellé le 13 août 2025 lors d'une opération menée par la Sécurité d'État (SE), les services de renseignement maliens. Officiellement affecté à l'ambassade de France à Bamako, l'officier français avait été arrêté en compagnie de plusieurs officiers des Forces armées maliennes (FAMa). Ces derniers, radiés depuis, n'ont toujours pas été jugés. Ils sont accusés d'avoir mis en place un réseau d'espionnage et de complot visant à déstabiliser les institutions de la transition malienne en vue de perpétrer un coup d'État. Le ministère français des Affaires étrangères avait à l'époque dénoncé des "accusations sans fondement" et demandé la "libération sans délai" de son ressortissant. En réponse à l'arrestation de son agent, la France avait aussi, les jours suivants, suspendu sa coopération antiterroriste avec le Mali et sommé deux diplomates maliens de quitter son territoire. Vendredi, le ministère français des Affaires étrangères a à nouveau récusé des "accusations sans fondement" en réagissant à l'annonce du jugement. "La position de la France sur cette situation est constante depuis l’arrestation de notre agent et demeure inchangée", a assuré le ministère français. "L’arrestation, le 13 août 2025, de notre agent diplomatique dûment accrédité auprès de la République du Mali, sa détention ainsi que son procès représentent une violation flagrante de la convention de Vienne (qui codifie des pratiques internationales) à laquelle la République du Mali est partie", a-t-il ajouté. Paris cherche une "issue rapide" Selon le ministère français, son agent "fait l’objet d’une procédure judiciaire comprenant" des accusations infondées et "tous les moyens sont mis en œuvre pour trouver une issue rapide à ce dossier". Il réaffirme que l'agent français "menait à bien une mission de coopération sécuritaire et en aucun cas la France n’a participé, directement ou indirectement, à la déstabilisation du Mali". Confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation État islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires, le Mali est dirigé par une junte militaire arrivée au pouvoir après deux coups d’État en 2020 et 2021. Les autorités de Bamako se sont depuis détournées de leurs partenaires occidentaux, notamment l'ancien colonisateur français, pour se tourner politiquement et militairement vers la Russie. Le pays sahélien ouest-africain fait face à une situation sécuritaire critique après des attaques menées les 25 et 26 avril par des jihadistes du JNIM ((Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) alliés à la rébellion du Front de libération de l'Azawad (FLA), à dominante touareg. Ces attaques coordonnées, d'une ampleur inédite, ont visé dans plusieurs régions des positions stratégiques de la junte. Elles ont notamment coûté la vie au ministre malien de la Défense Sadio Camara, 47 ans, un des piliers de la junte, tué dans un attentat-suicide. str-sd-mrb-bur/mba

05.06.2026 à 20:31

FRANCE24
img
"C'est vraiment une lame de fond. On est passé d'un marché de 180 millions d'euros en 2016 à 780 millions d'euros en 2025 et c'est encore en train d'accélérer" en France, expose à l'AFP Matteo Neri, directeur d'études chez Xerfi. Initialement cantonnées à la consommation festive de certains jeunes, les boissons énergisantes se sont muées en une alternative au café et à l'alcool, "moins consommés par les nouvelles générations", précise-t-il. Les canettes de Red Bull restent les plus plébiscitées (près de 60% du marché en valeur), selon le directeur d'études, devant Monster (30%) et Crazy Tiger (7%). Mais de nouvelles marques affluent. Celsius, Maison Perrier Energize et, dernière en date, Ciao Energy, lancée début juin par les créateurs de contenus Lena Situations (Lena Mahfouf), Inoxtag (Inès Benazzouz) et Squeezie (Lucas Hauchard) - déjà porté par le succès de sa marque Ciao Kombucha. Ciao Energy se présente comme une alternative "plus saine" aux boissons énergisantes traditionnelles. Un argument récurrent pour "recruter de nouveaux profils de consommateurs", analyse M. Neri, notamment des femmes et personnes surveillant leur poids. Mais ces boissons peuvent entraîner des effets néfastes, rappellent des professionnels de santé. -Symptômes cardiovasculaires- L'appellation "boisson énergisante" n'a pas de définition au plan réglementaire, c'est un terme marketing, relève l'Agence nationale de sécurité alimentaire (Anses). Ces boissons vantent des propriétés stimulantes, capables de "booster" le métabolisme pour obtenir de meilleures performances, intellectuelles ou physiques. Elles sont souvent composées de caféine, taurine, D-glucuronolactone, de sucre ou édulcorants, vitamines, extraits de plantes... Si les effets de la caféine sur le maintien de la vigilance et de l'éveil sont établis, il ne faut pas oublier ses effets indésirables: "anxiété, troubles cardiaques, maux de tête, troubles du sommeil...", détaille à l'AFP la diététicienne Violette Babocsay. Les effets de la caféine diffèrent selon les personnes, rendant difficilement quantifiables les doses maximales journalières, rappelle l'Anses, estimant cependant que 30% des adultes dépassent le seuil retenu comme déclencheur d'anxiété. En France, plusieurs effets indésirables ont été signalés en lien avec la consommation de ces boissons: cardiovasculaires (douleurs thoraciques, hypertension artérielle, troubles du rythme allant jusqu'à l'arrêt cardiaque), psychocomportementaux ou neurologiques (anxiété, voire crises de panique, hallucinations, épilepsie). Ils sont le plus souvent liés à une consommation excessive de caféine, éventuellement couplée à une prise d'alcool. En moyenne, les canettes contiennent autant de caféine qu'un café classique -environ 80mg- mais l'excès et les modes de consommation, ainsi que d'autres ingrédients (sucre, édulcorants) peuvent accentuer les risques. -"Enjeux sanitaires et éthiques"- Pour se différencier, la marque des créateurs de contenus vante un faible taux de sucre et l'origine "naturelle" de plusieurs composants, comme la caféine. "Ciao Energy, c'est effectivement 2,7 fois moins de sucre qu'un Red Bull classique, qui existe aussi en version sans sucre, préférable", selon Mme Babocsay. Quant au caractère "naturel", le docteur en santé publique Thibault Fiolet y voit "du marketing", relevant que "le corps ne fait pas la différence" entre de la caféine naturelle ou synthétisée car "cela reste la même molécule". La consommation occasionnelle est possible mais déconseillée pour les enfants et adolescents, ajoute M. Fiolet. "On peut aussi s'interroger sur les enjeux sanitaires et éthiques de promouvoir des boissons énergisantes quand on a un public de mineurs", observe Violette Babocsay. Contacté par l'AFP, Ciao Energy soutient n'avoir "jamais été présentée comme une boisson +healthy+" et s'adresser "aux consommateurs existants de boissons énergisantes en quête d'une formulation plus responsable", tout en le déconseillant aux enfants et femmes enceintes. Plus largement, le syndicat des boissons sans alcool -auquel adhèrent Red Bull, Monster, Crazy Tiger ou Nestlé Waters- indique s'être doté d'une charte pour "assurer un étiquetage clair et une bonne information du consommateur". Parmi les engagements, basés sur le volontariat : ne pas promouvoir directement la consommation de boissons énergisantes auprès des moins de 15 ans. Au Royaume-Uni ou en Espagne, l'interdiction de vendre ces boissons aux mineurs de moins de 16 ans est en projet.
3 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞