Cette réunion à huis clos a lieu deux jours après le sommet de la "coalition des volontaires" organisé mardi à Paris, où ces pays alliés de Kiev, essentiellement européens, se sont engagés à déployer une force multinationale en Ukraine après un éventuel accord avec Moscou.
Des émissaires de Donald Trump ont, eux, promis un "soutien" des Etats-Unis à cette force, tandis que Washington serait à la tête d'un mécanisme de surveillance d'un cessez-le-feu - encore très hypothétique.
A 17H00, le chef de l'Etat doit faire un point de la situation aux présidents du Sénat et de l'Assemblée, Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet, aux chefs des partis représentés au Parlement et à ceux des groupes parlementaires. Les présidents des commissions de la Défense et des Affaires étrangères des deux chambres ont aussi été conviés.
Emmanuel Macron a d'ores et déjà annoncé mardi que Paris pourrait déployer en Ukraine "plusieurs milliers d'hommes" pour la force multinationale promise, le jour "d'après la paix".
Selon son entourage, le président de la République devrait fournir des précisions sur la contribution française envisagée.
La question d'un vote du Parlement, le moment venu, pourrait se poser. Au Royaume-Uni et en Allemagne, le principe d'un tel feu vert parlementaire à toute contribution militaire a déjà été acté par l'exécutif.
"Ce ne sont pas des forces qu'on engage au combat", mais "une force de réassurance", a souligné mardi Emmanuel Macron.
En effet, le cessez-le-feu sur la ligne de front ne serait pas surveillé par ces hommes, mais par des drones et satellites. La force européenne serait elle dépêchée dans le pays en guise de dissuasion, même si sa réaction face à une éventuelle nouvelle attaque russe reste à déterminer.
Les partis politiques devraient tous se rendre à l'invitation du chef de l'Etat, y compris ceux qui ont exprimé par le passé des réserves voire une franche hostilité sur l'envoi de troupes françaises, comme La France insoumise et le Rassemblement national.
Les oppositions devraient en profiter pour interroger le président sur d'autres sujets internationaux.
La cheffe des députés LFI Mathilde Panot a ainsi confirmé mardi sur BFMTV/RMC qu'elle s'y rendrait, "notamment pour rappeler l'importance du droit international et la honte que nous a fait Emmanuel Macron en ne faisant pas respecter le multilatéralisme de l'ONU".
La gauche lui reproche son attitude face à la capture par Washington du président vénézuélien Nicolas Maduro, qu'Emmanuel Macron n'a pas condamnée ni même critiquée dans sa première réaction.
Les Insoumis entendent aussi évoquer la position de la France sur l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur, à la veille d'un vote crucial à Bruxelles. Les agriculteurs et la quasi-totalité de la classe politique française s'y opposent.
Lire plus (488 mots)
Cette réunion à huis clos a lieu deux jours après le sommet de la "coalition des volontaires" organisé mardi à Paris, où ces pays alliés de Kiev, essentiellement européens, se sont engagés à déployer une force multinationale en Ukraine après un éventuel accord avec Moscou.
Des émissaires de Donald Trump ont, eux, promis un "soutien" des Etats-Unis à cette force, tandis que Washington serait à la tête d'un mécanisme de surveillance d'un cessez-le-feu - encore très hypothétique.
A 17H00, le chef de l'Etat doit faire un point de la situation aux présidents du Sénat et de l'Assemblée, Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet, aux chefs des partis représentés au Parlement et à ceux des groupes parlementaires. Les présidents des commissions de la Défense et des Affaires étrangères des deux chambres ont aussi été conviés.
Emmanuel Macron a d'ores et déjà annoncé mardi que Paris pourrait déployer en Ukraine "plusieurs milliers d'hommes" pour la force multinationale promise, le jour "d'après la paix".
Selon son entourage, le président de la République devrait fournir des précisions sur la contribution française envisagée.
La question d'un vote du Parlement, le moment venu, pourrait se poser. Au Royaume-Uni et en Allemagne, le principe d'un tel feu vert parlementaire à toute contribution militaire a déjà été acté par l'exécutif.
"Ce ne sont pas des forces qu'on engage au combat", mais "une force de réassurance", a souligné mardi Emmanuel Macron.
En effet, le cessez-le-feu sur la ligne de front ne serait pas surveillé par ces hommes, mais par des drones et satellites. La force européenne serait elle dépêchée dans le pays en guise de dissuasion, même si sa réaction face à une éventuelle nouvelle attaque russe reste à déterminer.
Les partis politiques devraient tous se rendre à l'invitation du chef de l'Etat, y compris ceux qui ont exprimé par le passé des réserves voire une franche hostilité sur l'envoi de troupes françaises, comme La France insoumise et le Rassemblement national.
Les oppositions devraient en profiter pour interroger le président sur d'autres sujets internationaux.
La cheffe des députés LFI Mathilde Panot a ainsi confirmé mardi sur BFMTV/RMC qu'elle s'y rendrait, "notamment pour rappeler l'importance du droit international et la honte que nous a fait Emmanuel Macron en ne faisant pas respecter le multilatéralisme de l'ONU".
La gauche lui reproche son attitude face à la capture par Washington du président vénézuélien Nicolas Maduro, qu'Emmanuel Macron n'a pas condamnée ni même critiquée dans sa première réaction.
Les Insoumis entendent aussi évoquer la position de la France sur l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur, à la veille d'un vote crucial à Bruxelles. Les agriculteurs et la quasi-totalité de la classe politique française s'y opposent.