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06.07.2026 à 21:54

Jules BOITEAU
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Énormément d'images circulent sur les réseaux sociaux depuis le début des funérailles d'Ali Khamenei, l'ancien Guide Suprême iranien tué par des frappes américano-israéliennes. Si une foule très large a bien assisté à ces funérailles, beaucoup de publications essaient d'amplifier encore le phénomène. Décryptage dans Info Intox avec Jules Boiteau. 
Énormément d'images circulent sur les réseaux sociaux depuis le début des funérailles d'Ali Khamenei, l'ancien Guide Suprême iranien tué par des frappes américano-israéliennes. Si une foule très large a bien assisté à ces funérailles, beaucoup de publications essaient d'amplifier encore le phénomène. Décryptage dans Info Intox avec Jules Boiteau. 

06.07.2026 à 21:41

FRANCE24
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Le groupe de Redmond (Etat du Washington) prévoit également de réduire les effectifs de Xbox de 1.600 emplois supplémentaires d'ici la fin de son année fiscale 2027, qui s'achèvera fin juin 2027, soit 6.400 postes de moins au total. Outre les jeux vidéo, le plan social va toucher les équipes commerciales, a précisé Microsoft dans un communiqué. Cette communication s'inscrit dans le cadre d'un plan de réorganisation du département jeux vidéo, un recentrage qui va entraîner, entre autres, la sortie de quatre studios du périmètre de Microsoft. Compulsion Games, start-up de Montréal acquise en 2018, et Double Fine Productions, entreprise californienne rachetée en 2019, vont redevenir indépendants de Microsoft, chacun sous contrôle de l'équipe de direction de l'éditeur. Quant à Ninja Theory (acquis en 2018), auteur du jeu à succès "Hellblade: Senua's Sacrifice", et Undead Labs (également passé sous le giron Microsoft en 2018), à l'origine du titre "State of Decay", ils vont être repris par de nouveaux investisseurs. Un cinquième studio est concerné, en l'occurence le Français Arkane, mais son sort n'est pas encore arrêté. Selon Microsoft, le studio lyonnais a lancé une consultation du personnel pour "étudier les options stratégiques potentielles". Les réductions de postes communiquées par Microsoft comprennent les employés de ces cinq éditeurs. "Notre activité [jeux vidéo] ne se porte pas bien", a écrit Asha Sharma, la patrone de Microsoft Gaming, la division jeux vidéo du groupe, nommée en février avec mission de la relancer. "Réinitialiser Xbox" "Nos marges opérationnelles sont 3 à 10 fois moindres que celles des plateformes et des éditeurs comparables", a-t-elle expliqué, dans le communiqué. La responsable explique que Microsoft présente "des coûts structurels plus élevés et un parc" de consoles Xbox "moins important" que ses grands concurrents, à savoir Sony et Nintendo. Pour compenser, l'entreprise a tablé sur la consommation de contenus, notamment via sa plateforme en ligne par abonnement Game Pass, lancée en 2017, un catalogue de titres plus étoffé et une approche multi-supports. C'est cette stratégie qui a entraîné une série d'acquisitions au sein de l'industrie, notamment les cinq studios mentionnés précédemment. Elle a été ponctuée par la prise de contrôle d'Activision Blizzard, pour 69 milliards de dollars, opération finalisée en octobre 2023. Mais ces décisions n'ont pas produit de la croissance "au rythme que nous espérions", a reconnu Asha Sharma, tandis que, dans le même temps, leur "activité principale s'est affaiblie". "Et voilà que l'industrie fait face actuellement à la crise (des consoles) la plus sévère de son histoire. Il faut réinitialiser Xbox." La responsable a assuré que ces mesures ne remettaient en cause la sortie d'aucun jeu déjà annoncée. Les suppressions immédiates de postes porte sur environ 2% des effectifs de Microsoft. Asha Sharma entend réduire drastiquement le nombre de niveaux hiérarchiques au sein de l'organisation, parfois supérieurs à 10, pour le ramener à 5, voire 3 "où cela sera possible". "Nous retrouverons la croissance en 2027", a annoncé la dirigeante. Lors des deux derniers trimestres, Microsoft a fait état d'une contraction de son chiffre d'affaires pour la catégorie "contenus et services Xbox". Depuis la pandémie de Covid-19, le groupe a procédé à plusieurs vagues de licenciements, notamment une de 10.000 personnes début 2023 et une autre d'environ 9.000 postes en 2025. Ce nouveau coup de canif dans la masse salariale et le grand ménage chez Xbox ont laissé Wall Street de marbre. Vers 19H15 GMT, le titre Microsoft abandonnait 1,18%. Lundi, Microsoft n'a pas mentionné le Projet Helix, nom de code de sa prochaine machine, qui doit permettre de jouer à la fois aux titres Xbox et PC. Le groupe a indiqué, en mars, viser un envoi d'une version test aux développeurs en 2027.
Texte intégral (641 mots)
Le groupe de Redmond (Etat du Washington) prévoit également de réduire les effectifs de Xbox de 1.600 emplois supplémentaires d'ici la fin de son année fiscale 2027, qui s'achèvera fin juin 2027, soit 6.400 postes de moins au total. Outre les jeux vidéo, le plan social va toucher les équipes commerciales, a précisé Microsoft dans un communiqué. Cette communication s'inscrit dans le cadre d'un plan de réorganisation du département jeux vidéo, un recentrage qui va entraîner, entre autres, la sortie de quatre studios du périmètre de Microsoft. Compulsion Games, start-up de Montréal acquise en 2018, et Double Fine Productions, entreprise californienne rachetée en 2019, vont redevenir indépendants de Microsoft, chacun sous contrôle de l'équipe de direction de l'éditeur. Quant à Ninja Theory (acquis en 2018), auteur du jeu à succès "Hellblade: Senua's Sacrifice", et Undead Labs (également passé sous le giron Microsoft en 2018), à l'origine du titre "State of Decay", ils vont être repris par de nouveaux investisseurs. Un cinquième studio est concerné, en l'occurence le Français Arkane, mais son sort n'est pas encore arrêté. Selon Microsoft, le studio lyonnais a lancé une consultation du personnel pour "étudier les options stratégiques potentielles". Les réductions de postes communiquées par Microsoft comprennent les employés de ces cinq éditeurs. "Notre activité [jeux vidéo] ne se porte pas bien", a écrit Asha Sharma, la patrone de Microsoft Gaming, la division jeux vidéo du groupe, nommée en février avec mission de la relancer. "Réinitialiser Xbox" "Nos marges opérationnelles sont 3 à 10 fois moindres que celles des plateformes et des éditeurs comparables", a-t-elle expliqué, dans le communiqué. La responsable explique que Microsoft présente "des coûts structurels plus élevés et un parc" de consoles Xbox "moins important" que ses grands concurrents, à savoir Sony et Nintendo. Pour compenser, l'entreprise a tablé sur la consommation de contenus, notamment via sa plateforme en ligne par abonnement Game Pass, lancée en 2017, un catalogue de titres plus étoffé et une approche multi-supports. C'est cette stratégie qui a entraîné une série d'acquisitions au sein de l'industrie, notamment les cinq studios mentionnés précédemment. Elle a été ponctuée par la prise de contrôle d'Activision Blizzard, pour 69 milliards de dollars, opération finalisée en octobre 2023. Mais ces décisions n'ont pas produit de la croissance "au rythme que nous espérions", a reconnu Asha Sharma, tandis que, dans le même temps, leur "activité principale s'est affaiblie". "Et voilà que l'industrie fait face actuellement à la crise (des consoles) la plus sévère de son histoire. Il faut réinitialiser Xbox." La responsable a assuré que ces mesures ne remettaient en cause la sortie d'aucun jeu déjà annoncée. Les suppressions immédiates de postes porte sur environ 2% des effectifs de Microsoft. Asha Sharma entend réduire drastiquement le nombre de niveaux hiérarchiques au sein de l'organisation, parfois supérieurs à 10, pour le ramener à 5, voire 3 "où cela sera possible". "Nous retrouverons la croissance en 2027", a annoncé la dirigeante. Lors des deux derniers trimestres, Microsoft a fait état d'une contraction de son chiffre d'affaires pour la catégorie "contenus et services Xbox". Depuis la pandémie de Covid-19, le groupe a procédé à plusieurs vagues de licenciements, notamment une de 10.000 personnes début 2023 et une autre d'environ 9.000 postes en 2025. Ce nouveau coup de canif dans la masse salariale et le grand ménage chez Xbox ont laissé Wall Street de marbre. Vers 19H15 GMT, le titre Microsoft abandonnait 1,18%. Lundi, Microsoft n'a pas mentionné le Projet Helix, nom de code de sa prochaine machine, qui doit permettre de jouer à la fois aux titres Xbox et PC. Le groupe a indiqué, en mars, viser un envoi d'une version test aux développeurs en 2027.

06.07.2026 à 21:37

FRANCE24
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"J'aimerais bien pouvoir dire à mes petits-enfants qu'on est dans une société où les fraudeurs sont condamnés", a lancé à la barre Iskander Samaan, l'une des quelques 300 parties civiles dans ce procès devant le tribunal correctionnel d'Amiens. M. Samaan a fait part de sa "colère" face aux "mécanismes désastreux" actionnés selon lui par Finaxiome. Le soixantenaire, lunettes, petite moustache et chemise blanche, a raconté s'être laissé convaincre par le "package" du commercial de l'entreprise pour acheter un appartement sur plan, avec l'aide de mesures de défiscalisation censées amortir l'investissement. "Mais très vite, c'est le désenchantement": la résidence est livrée en retard et les dettes liées aux intérêts de son prêt s'accumulent. Il estime sa perte financière à "environ 200.000 euros". Tous habillés en costume lundi, les trois fondateurs et un ex-dirigeant de Finaxiome, doivent être jugés jusqu'à vendredi, voire jusqu'à lundi prochain. Trois sont accusés d'escroquerie et de perception anticipée de fonds, le quatrième de perception anticipée de fonds et de recel de biens. Leurs avocats ont d'abord tenté, en vain, de demander la nullité de certains éléments de procédure. "Ils ont ruiné des vies" Fondée en 2003 à Amiens et liquidée en 2012, Finaxiome a fait construire plus de 80 résidences dans toute la France. Des milliers de lots ont été vendus à des investisseurs particuliers en s'appuyant sur des mesures de défiscalisation alors en vigueur. Les placements étaient présentés comme sécurisés, comme les loyers ultérieurs combinés aux avantages fiscaux étaient censés les autofinancer. Mais dès 2006, Finaxiome a commencé à avoir des difficultés financières. La société aurait puisé dans les fonds collectés auprès de nouveaux acquéreurs pour couvrir ses besoins propres, au lieu de les utiliser pour financer des chantiers, un système appelé "cavalerie" financière. Le préjudice total a été estimé à environ 15 millions d'euros, a précisé lundi la présidente du tribunal. L'ex-directeur travaux de Finaxiome, premier des prévenus à s'exprimer à la barre, a assuré ne pas avoir eu connaissance d'attestations faussées d'avancement des travaux, malgré sa signature électronique sur ces documents. Il a affirmé qu'il s'agissait d'un mécanisme automatique et qu'il n'avait pas la possibilité de vérifier lui-même la réalité des chantiers, trop nombreux et éloignés. Ses réponses ont souvent fait soupirer, voire rire jaune la quarantaine de parties civiles présentes lundi à l'audience. Martine Coustre, jeune retraitée originaire du Pas-de-Calais, a raconté à l'AFP avoir investi avec son mari dans le package "clé en main" de Finaxiome, avec l'espoir de pouvoir se constituer une petite épargne pour sa retraite. Mais entre le retard du "chantier fantôme", la difficulté pour louer ensuite son bien, et l'impossibilité de le revendre à plus de la moitié du prix investi initialement, elle n'a toujours pas terminé de rembourser son emprunt. Avec ce procès, elle espère une indemnisation pour "être libérée" de ses dettes et de Finaxiome, car pour elle, les prévenus "ont ruiné des vies". Demandes de relaxe Les avocats de le défense comptent plaider la relaxe de leurs clients. Me Patrick Maisonneuve, qui représente l'ex-directeur travaux de Finaxiome, convient qu'il y a pu avoir "des déficiences", mais rejette toute "vocation à escroquer". Me Margaux Mathieu, avocate d'un fondateur qui a quitté la société en 2009 et est poursuivi pour recel et perception anticipée de fonds, assure que son client n'était "pas au courant" des manœuvres reprochées aux autres prévenus. Me Benoît Martinez et Me Arthur Teisseire, qui défendent un autre fondateur de l'entreprise, assurent eux aussi que leur client "n'est pas un escroc". Pour Me Martinez, ce sont des "facteurs exogènes" - la crise financière mondiale de 2008 et "l'abrogation d'une loi sur la défiscalisation sur laquelle reposait le modèle économique de la société" - qui expliquent les déboires de Finaxiome.
Texte intégral (678 mots)
"J'aimerais bien pouvoir dire à mes petits-enfants qu'on est dans une société où les fraudeurs sont condamnés", a lancé à la barre Iskander Samaan, l'une des quelques 300 parties civiles dans ce procès devant le tribunal correctionnel d'Amiens. M. Samaan a fait part de sa "colère" face aux "mécanismes désastreux" actionnés selon lui par Finaxiome. Le soixantenaire, lunettes, petite moustache et chemise blanche, a raconté s'être laissé convaincre par le "package" du commercial de l'entreprise pour acheter un appartement sur plan, avec l'aide de mesures de défiscalisation censées amortir l'investissement. "Mais très vite, c'est le désenchantement": la résidence est livrée en retard et les dettes liées aux intérêts de son prêt s'accumulent. Il estime sa perte financière à "environ 200.000 euros". Tous habillés en costume lundi, les trois fondateurs et un ex-dirigeant de Finaxiome, doivent être jugés jusqu'à vendredi, voire jusqu'à lundi prochain. Trois sont accusés d'escroquerie et de perception anticipée de fonds, le quatrième de perception anticipée de fonds et de recel de biens. Leurs avocats ont d'abord tenté, en vain, de demander la nullité de certains éléments de procédure. "Ils ont ruiné des vies" Fondée en 2003 à Amiens et liquidée en 2012, Finaxiome a fait construire plus de 80 résidences dans toute la France. Des milliers de lots ont été vendus à des investisseurs particuliers en s'appuyant sur des mesures de défiscalisation alors en vigueur. Les placements étaient présentés comme sécurisés, comme les loyers ultérieurs combinés aux avantages fiscaux étaient censés les autofinancer. Mais dès 2006, Finaxiome a commencé à avoir des difficultés financières. La société aurait puisé dans les fonds collectés auprès de nouveaux acquéreurs pour couvrir ses besoins propres, au lieu de les utiliser pour financer des chantiers, un système appelé "cavalerie" financière. Le préjudice total a été estimé à environ 15 millions d'euros, a précisé lundi la présidente du tribunal. L'ex-directeur travaux de Finaxiome, premier des prévenus à s'exprimer à la barre, a assuré ne pas avoir eu connaissance d'attestations faussées d'avancement des travaux, malgré sa signature électronique sur ces documents. Il a affirmé qu'il s'agissait d'un mécanisme automatique et qu'il n'avait pas la possibilité de vérifier lui-même la réalité des chantiers, trop nombreux et éloignés. Ses réponses ont souvent fait soupirer, voire rire jaune la quarantaine de parties civiles présentes lundi à l'audience. Martine Coustre, jeune retraitée originaire du Pas-de-Calais, a raconté à l'AFP avoir investi avec son mari dans le package "clé en main" de Finaxiome, avec l'espoir de pouvoir se constituer une petite épargne pour sa retraite. Mais entre le retard du "chantier fantôme", la difficulté pour louer ensuite son bien, et l'impossibilité de le revendre à plus de la moitié du prix investi initialement, elle n'a toujours pas terminé de rembourser son emprunt. Avec ce procès, elle espère une indemnisation pour "être libérée" de ses dettes et de Finaxiome, car pour elle, les prévenus "ont ruiné des vies". Demandes de relaxe Les avocats de le défense comptent plaider la relaxe de leurs clients. Me Patrick Maisonneuve, qui représente l'ex-directeur travaux de Finaxiome, convient qu'il y a pu avoir "des déficiences", mais rejette toute "vocation à escroquer". Me Margaux Mathieu, avocate d'un fondateur qui a quitté la société en 2009 et est poursuivi pour recel et perception anticipée de fonds, assure que son client n'était "pas au courant" des manœuvres reprochées aux autres prévenus. Me Benoît Martinez et Me Arthur Teisseire, qui défendent un autre fondateur de l'entreprise, assurent eux aussi que leur client "n'est pas un escroc". Pour Me Martinez, ce sont des "facteurs exogènes" - la crise financière mondiale de 2008 et "l'abrogation d'une loi sur la défiscalisation sur laquelle reposait le modèle économique de la société" - qui expliquent les déboires de Finaxiome.
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