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13.06.2026 à 15:29

FRANCE24
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Le prodige français de 19 ans, qui occupait la 7e place au départ de l'étape à un peu plus de trois minutes de l'Australien Luke Tuckwell, a chuté après 32 km de course à un moment où il n'y avait pas encore d'images TV disponibles. C'est radio course qui a sonné l'alarme et rapidement les organisateurs ont diffusé sur leurs réseaux sociaux une photo où on voyait le phénomène en position semi-allongée dans l'herbe, sur le bord de la route, avant d'annoncer qu'il était reparti. Les premières images des photographes dans la course, dont celle de l'AFP, ont ensuite montré un Seixas à la combinaison légèrement déchirée avec des éraflures aux genoux et aux coudes. Son équipe Decathlon CMA CGM a tout de suite missionné Stefan Bisseger et Dan Hoole, deux très gros rouleurs, pour l'attendre. Le trio a compté jusqu'à quatre minutes de retard avant de commencer à renverser la vapeur. Seixas a ensuite pu compter sur l'aide d'Aurélien Paret-Peintre dans les lacets du Grand Colombier, à mi-parcours, pour se rapprocher, encouragé par un public en feu. Puis celle d'un nouveau coéquipier, Nicolas Prodhomme, qui s'était lui aussi laissé décrocher. Enfin, Léo Bisiaux, son dernier équipier, lui a permis, au prix d'un énorme effort, de revenir sur le peloton maillot jaune à 38 km de l'arrivée après plus de soixante kilomètres d'une folle course-poursuite. L'épisode marque un passage important dans l'apprentissage de Seixas qui, après avoir collectionné les victoires depuis le début de la saison, a été confronté aux vents contraires samedi. Et il a su faire face sans s'affoler, mais aussi un vrai sang-froid de son équipe Decathlon CMA-CGM qui a mobilisé tour à tour l'ensemble de son effectif. "C'est vraiment incroyable, on a bouché quatre minutes avec l'aide de personne, sans paniquer. Paul est resté très très calme. Avec Luke (Rowe, directeur sportif) dans la voiture, on n'avait jamais vu ça", a déclaré Julien Jurdie, l'un des deux directeurs sportifs de l'équipe, au micro de Thomas Voeckler sur la moto de France Télévisions.

13.06.2026 à 15:27

FRANCE24
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Les enquêteurs commencent à peine à l'interroger qu'elle avoue tout: elle transportait six pains d'héroïne et un petit sachet de cocaïne, soit environ 2,5 kg de drogues, dans le sac isotherme posé sur le siège passager à la vue de tous, retrace Christelle, cheffe de la brigade des douaniers d'Amiens qui n'a pas souhaité donner son patronyme. Inconnue de la justice, la jeune femme de 21 ans disposait de faibles revenus et avait contracté une dette auprès d'une organisation criminelle. Elle s'était vue promettre 700 euros pour transporter la drogue de Roubaix au Havre, poursuit la douanière. "La misère sociale est exploitée" par les réseaux de trafiquants: étudiants ou retraités précaires, demandeurs d'emploi, mères célibataires, "beaucoup de profils de M. et Mme Tout-le-monde qui ont peu de revenus et veulent se faire un peu d'argent pour arrondir les fins de mois", dit Christelle. "Les toxicomanes endettés" ou encore les "jeunes sans casier" qui "ne connaissent pas tout le réseau" sont d'autres cibles de choix, relève Me Sarah Mauger-Poliak, avocate spécialisée dans les dossiers de stupéfiants. Un avantage de taille pour les trafiquants: quand ces petites mains sont interpellées, elles "n'ont absolument personne à dénoncer" aux enquêteurs, ayant été recrutées en ligne par des profils utilisant des pseudonymes, souligne l'avocate. Selon Me Guillaume Martin, qui défend lui aussi des personnes interpellées pour trafic de stupéfiants, les "go fast", des convois visibles de grosses cylindrées chargées de drogues roulant à toute vitesse, existent encore, mais ne sont plus l'apanage des réseaux. Voitures "lambda" S'il y a 20 ans, "c'était la manière typique de transporter du cannabis", ce "n'est plus le transport habituel des trafiquants de drogue", abonde le capitaine Cédric Casseron, chef du peloton motorisé de la gendarmerie au péage de Saint-Arnoult dans les Yvelines. "Maintenant, ce sont plutôt des +go slow+, des véhicules en dehors de tout soupçon", comme des utilitaires, des camionnettes ou mêmes "des véhicules légers lambda", précise l'adjudant Geoffrey, lors d'un contrôle sur l'importante barrière de péage de l'A10, autoroute reliant la région parisienne à l'ouest du territoire. Au volant, des conducteurs qui "essayent de se faire discrets et de passer le plus naturellement possible dans le flux de circulation". Un défi pour les enquêteurs, attentifs au moindre signe qui trahirait le transporteur amateur: un rictus, un regard fuyant, la goutte de sueur en plein hiver, etc. Ces petites mains du bas de l'échelle du trafic sont là pour l'argent, rarement pour l'adrénaline: l'adjudant se souvient encore de cette étudiante à Sciences Po Paris, interpellée au péage au volant de sa voiture dans laquelle elle transportait une importante quantité de drogue "pour payer ses études". Mais la combine ne fonctionne pas à tous les coups, et certains sont plus facilement repérés par les enquêteurs. Tel ce jeune interpellé au volant de son scooter car il ne portait pas de casque et roulait trop vite, alors qu'il transportait 25 kg de cocaïne, raconte Me Sarah Mauger-Poliak. Dans le cas de Mélissa (prénom modifié), c'est l'odeur de cannabis émanant de ses poches qui l'a trahie: la jeune femme de 22 ans a été interpellée début février alors qu'elle effectuait des livraisons de drogues à Paris, avec dans ses poches également de la cocaïne et de la 3MMC. Au chômage, venant d'une famille endettée, elle a expliqué au tribunal correctionnel de Paris, où elle était jugée en comparution immédiate et a été condamnée à 10 mois d'emprisonnement ferme à effectuer sous bracelet électronique, avoir été attirée par l'appât du gain et vouloir aider financièrement sa famille. "Ce n'est pas la seule jeune de notre époque qui cherche l'argent facile, c'est tout à fait regrettable", avait souligné son avocate, Me Sinem Paksut.

13.06.2026 à 15:21

FRANCE24
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