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16.04.2026 à 10:11

Crise chez Grasset: 115 écrivains montent au front contre Bolloré

FRANCE24
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Cette affaire devrait être largement débattue au Festival du Livre de Paris, qui s'ouvre jeudi soir au Grand Palais. Avec 450 exposants et 1.800 auteurs attendus, tout le secteur sera présent, à l'exception notable de la plupart des maisons d'édition, dont Grasset, appartenant à Hachette, le numéro un français de l'édition, contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Dans leur lettre ouverte, publiée en milieu de nuit, les 115 écrivains dénoncent "une atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale" de Grasset après l'annonce mardi du départ d'Olivier Nora, à la tête de Grasset depuis 26 ans. "Nous sommes des auteurs Grasset, nous avons publié chez Grasset, ou nous avons un livre qui va sortir chez Grasset, mais nous ne signerons pas notre prochain livre chez Grasset. Et nous sommes 115", affirment ces écrivains, dont une partie s'était réunie dans un café parisien mardi en fin de journée. "Il y a eu des moments de tension parce qu'il faut s'imaginer qu'à Grasset il y a des gens très à gauche, de l'autre côté, des gens plutôt très à droite", a raconté jeudi la romancière Colombe Schneck à l'AFP. Mais "c'était impossible de ne rien faire. Le départ d'Olivier Nora a été une étincelle. On a vu ce que Bolloré a fait à iTélé, à Europe 1, au JDD, chez Fayard. On ne peut pas laisser toutes les maisons du groupe Hachette devenir des maisons d'extrême droite", selon elle. Le courrier a été signé par de grands noms de la littérature, romanciers comme essayistes: Virginie Despentes, Sorj Chalandon, Bernard-Henri Lévy, Frédéric Beigbeder... "Vincent Bolloré, c'est Attila, il arrive, il détruit à son bon plaisir, il corrompt parce qu'il y a des gens qui restent et qui n'ont pas le choix", a déclaré l'un de ces auteurs, le journaliste Claude Askolovitch, jeudi sur France Inter. "guerre idéologique" Interrogé, le groupe Hachette n'a pas réagi dans l'immédiat à la publication de la lettre ouverte. Il a annoncé mardi que Jean-Christophe Thiery, PDG de Louis Hachette Group et homme de confiance de Vincent Bolloré, allait prendre la direction de Grasset. Les signataires du courrier rendent hommage à l'indépendance d'Olivier Nora, qui ne s'est pas encore expliqué sur les raisons de son départ. "Les éditions Grasset étaient notre maison, particulière, car s'y côtoyaient pacifiquement des autrices et des auteurs qui n'étaient pas d'accord sur grand-chose. Olivier Nora en a été le rempart et le ciment par son élégance morale, sa disponibilité, et son engagement", indique ce texte. "Aujourd'hui, nous avons un point commun: nous refusons d'être les otages d'une guerre idéologique visant à imposer l’autoritarisme partout dans la culture et les médias, affirment les signataires, parmi lesquels figurent aussi Anne Sinclair, Jean-Paul Enthoven ou Anne Berest. Les auteurs envisagent désormais d'engager une procédure pour récupérer leurs droits sur les livres qu'ils ont publiés chez Grasset, ce que souhaitent aussi faire plusieurs dizaines d'écrivains, notamment des historiens, ayant publié chez Fayard, autre maison d'édition de l'orbite Hachette. Selon une source proche du dossier, le départ d'Olivier Nora serait lié à la publication du prochain livre de Boualem Sansal, dont l'arrivée chez Grasset en provenance de Gallimard, son éditeur historique, avait fait grand bruit en mars. Mais l'écrivain franco-algérien a réfuté cette version. "Nora lui-même m'a écrit un très long truc (...) en me disant +tu n'y es pour rien+", a-t-il affirmé mercredi sur TV5Monde, en indiquant qu'il publierait un communiqué sur le sujet. Soucieux de s'éloigner des polémiques, le Festival du livre espère attirer plus de 100.000 visiteurs de vendredi à dimanche en célébrant "la lecture sous toutes ses formes, de la littérature aux albums jeunesse en passant par la new romance", selon son directeur général, Pierre-Yves Bérenguer. Le festival met à l'honneur le thème du "voyage", "littéraire, intérieur et géographique", et consacrera deux grandes expositions à la bande dessinée, dont l'une, "Crush", sur la romance dans le 9e art.

16.04.2026 à 10:03

Stellantis va cesser la production d'automobiles dans son site historique de Poissy après 2028

FRANCE24
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Le groupe italo-franco-américain (marques Peugeot, Citroën, Opel, Fiat, Chrysler...) va investir 100 millions d'euros pour reconvertir ce site et assure que les réductions d'effectifs s'effectueront par des départs naturels ou volontaires. "Le site ne fermera pas, il aura un futur industriel pérenne", a assuré Stellantis dans un communiqué, précisant que la production automobile se poursuivra à Poissy au moins jusqu'à fin 2028. Ensuite, le site va progressivement intégrer "quatre nouvelles activités industrielles, pleinement opérationnelles d'ici à 2030" pour "maintenir 1.000 postes ouvriers", à savoir "la production de pièces automobiles, la valorisation de pièces dans une logique d’économie circulaire, la préparation et la transformation de véhicules et l’impression 3D de pièces pour des petites séries". "Compte tenu de la pyramide des âges, les évolutions d’effectifs se feront de manière progressive", "via des départs naturels ou des mesures individuelles basées sur le volontariat", selon le groupe. Stellantis précise que le site compte aujourd'hui 1.925 ouvriers "sur le papier", mais qu'en réalité 1.580 personnes travaillent réellement sur le site, "compte tenu des absences pour formation, congés, ou maladie". "A horizon 2030, avec les départs naturels, dont les mesures d’âge, le site comptera autour de 1.200 ouvriers actifs", ce qui correspond bien à "1.000 postes ouvriers", car "dans l’industrie, il faut environ 1,2 personne pour tenir un poste", selon le groupe. La fabrication de pièces correspond à un nouveau besoin étant donné le vieillissement continu du parc roulant, avec 40 millions de véhicules de 12 ans en moyenne, explique le groupe. Poissy restera le siège du constructeur avec un centre de recherche et développement et un "green campus" fort de 8.000 personnes. En sursis Dernière usine d’assemblage automobile d’Ile-de-France, le site de Poissy, l'une des cinq usines françaises de Stellantis et l'une des onze usines françaises d'automobiles, produisait 400 véhicules par jour, des Opel Mokka et des DS3. A son apogée, vers 1976, elle a employé jusqu'à 27.000 personnes. L'arrêt de la production automobile à Poissy, usine née en 1938, vient clore une série noire pour les autres grandes usines automobiles franciliennes: les usines Renault de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) ont fermé en 1992, puis l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2014. A Flins (Yvelines), l'usine Renault a cessé la production automobile en 2024 pour se reconvertir dans le reconditionnement automobile. Considérablement réduit de taille ces dernières années, le site de Poissy était en sursis depuis octobre et l'annulation par Stellantis du projet de DS3 électrique sans attribuer de nouveau modèle à l'usine. En 2025, des rapports internes montraient un taux d’utilisation de la capacité de seulement 58%. Stellantis garde en France quatre usines de production d'automobiles, sur 42 dans le monde: Mulhouse, Sochaux, Rennes et Hordain pour les véhicules utilitaires, pour une production totale de près de 662.000 véhicules en 2025 dont 13,5% à Poissy. - Marché ralenti - La fermeture de Poissy s’inscrit dans le recul continu de l’emploi automobile en France depuis deux décennies, sous l'effet des délocalisations, puis de la transition vers l'électrique et maintenant de la concurrence chinoise. En outre, les marchés français et européen comptent un quart de ventes de voitures neuves en moins depuis la pandémie de Covid-19. Selon l’Insee, la filière automobile française (constructeurs et fournisseurs) a perdu un tiers de ses effectifs en 20 ans, passant de 425.500 emplois en 2010 à 286.800 en 2023. Les équipementiers ont eux aussi fermé de nombreux sites ces dernières années, une tendance qui s'accentue. La France "a perdu un million de véhicules à la production depuis 2020 et 40.000 emplois depuis 2019. Et 75 000 emplois sont à risque d'ici 2035 si rien n'est fait", a lancé mercredi devant les députés Nicolas Le Bigot, représentant de la Plateforme automobile, qui regroupe les industriels français du secteur.

16.04.2026 à 10:02

Fusillades scolaires en Turquie : 83 arrestations pour apologie en ligne

FRANCE 24
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La police turque a affirmé, jeudi, avoir émis des mandats d'arrêt visant 83 personnes accusées de trouble à l'ordre public pour s'être livrées à l'apologie en ligne de deux fusillades dans des établissements scolaires cette semaine.
Texte intégral (639 mots)
La police turque a affirmé, jeudi, avoir émis des mandats d'arrêt visant 83 personnes accusées de trouble à l'ordre public pour s'être livrées à l'apologie en ligne de deux fusillades dans des établissements scolaires cette semaine.
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