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06.03.2026 à 09:57

Guerre au Moyen-Orient: les derniers développements

FRANCE24
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Une série d'environ huit explosions a été entendue vendredi matin à Tel-Aviv, la grande ville du centre d'Israël, après une alerte aux missiles iraniens, ont rapporté des journalistes de l'AFP. L'aviation israélienne a indiqué avoir "mené une vague de frappes à grande échelle" visant "des centres de commandement" du Hezbollah, mouvement allié de l'Iran, et "des immeubles de plusieurs étages qui abritaient des sites terroristes" dans la capitale libanaise. Dans la soirée, la banlieue sud de Beyrouth a été touchée par plusieurs frappes, a constaté l'AFP. Le bilan des frappes israéliennes au Liban s'est alourdi à 123 morts et 683 blessés depuis lundi, ont annoncé jeudi soir les autorités libanaises. Les habitants de Dubaï ont reçu vendredi sur leur téléphone portable une alerte du ministère de l'Intérieur des Émirats arabes unis les exhortant à se mettre à l'abri en raison de "menaces potentielles de missiles", ont constaté des correspondants de l'AFP. Le pétrole reprenait son souffle vendredi en Asie après s'être encore envolé la veille face au blocage du détroit d'Ormuz. Les Bourses se sont stabilisées au terme d'une semaine de montagnes russes suspendue aux inquiétudes géopolitiques. La France va reprendre les vols de rapatriement de Français des Emirats arabes unis "dans les meilleures conditions de sécurité" possibles. Jeudi soir, un avion d'Air France affrété par les autorités pour rapatrier des Français depuis les Emirats arabes unis avait été contraint de faire demi-tour en raison de tirs de missiles dans la zone. L'Arabie saoudite a détruit trois drones à l'est de la capitale Ryad vendredi, selon le ministère saoudien de la Défense. Plus tôt vendredi, les autorités saoudiennes avaient annoncé l'interception de trois missiles qui se dirigeaient vers la base aérienne du prince Sultan, qui abrite des militaires américains à proximité de Ryad. Un peu plus tôt, le Qatar avait affirmé avoir intercepté une attaque de drone visant la base américaine d'Al-Udeid, la plus grande installation militaire des Etats-Unis au Moyen-Orient. Un envoi de troupes au sol en Iran représenterait une "perte de temps", a estimé jeudi soir le président américain Donald Trump auprès de la chaîne NBC News, jugeant que l'Iran avait déjà "tout perdu". Plusieurs personnes ont été tuées jeudi soir dans une attaque de missiles contre la ville de Chiraz, dans le sud de l'Iran, a indiqué l'agence de presse officielle Irna, dans une rare évocation de victimes en province. La télévision publique iranienne Irib a fait état de "plusieurs explosions" dans l'ouest et l'est de Téhéran, après que l'armée israélienne a annoncé une vague de frappes "à grande échelle contre l'infrastructure du régime terroriste iranien à Téhéran". Le Hezbollah libanais a revendiqué des tirs d'artillerie et de roquettes vers des positions de l'armée israélienne près de la frontière. Il avait auparavant appelé à évacuer les localités israéliennes situées "à moins de cinq kilomètres" de la frontière. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont également annoncé avoir tiré des missiles et des drones en direction de Tel-Aviv, en Israël. Les autorités du Bahreïn ont dit que des frappes iraniennes avaient touché un hôtel et deux bâtiments résidentiels, causant des dommages matériels mais pas de mort. Les Etats-Unis ont coulé "plus de 30" navires iraniens depuis le début de leur opération conjointe avec Israël contre l'Iran, a annoncé le chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). Les forces américaines ont notamment frappé un navire "porte-drones iranien" dans les dernières heures, qui est "actuellement "en feu", a-t-il ajouté. Le chef des rebelles houthis du Yémen, pro-iraniens, a déclaré que son groupe avait "le doigt sur la gâchette" et est prêt à frapper "à tout moment si les développements l'exigent", lors d'un discours télévisé. Le chef d'état-major israélien a annoncé la "phase suivante" des opérations militaires israéliennes en Iran, promettant d'"autres surprises" à venir contre la République islamique. Téhéran se tient "prêt" à l'éventualité d'une invasion terrestre, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie iranienne, assurant qu'une telle opération serait un "désastre" pour les ennemis de la République islamique. L'Iran ne demande par ailleurs ni "cessez-le-feu" ni "négociations" avec les Etats-Unis, a-t-il dit. Donald Trump a dit jeudi qu'il "devait être impliqué" dans le choix du successeur du guide suprême iranien, Ali Khamenei, et a fait savoir qu'il n'accepterait pas que son fils Mojtaba Khamenei prenne la relève, dans un entretien avec le site Axios. burx/cpy/pz

06.03.2026 à 09:31

Bastion de gauche depuis plus d'un siècle, Besançon à portée de main de la droite

FRANCE24
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Pour les partisans de la maire, qui dirige l'ancienne capitale comtoise depuis 2020 avec les socialistes et les communistes mais sans LFI, "Besançon reste une ville de gauche". Et la conquête par la droite de "la ville de Victor Hugo et de Charles Piaget", figure emblématique de la lutte d'autogestion des salariés de l'entreprise horlogère LIP dans les années 1970, serait inconcevable. Un sondage Ipsos pour L'Est Républicain, publié début février, donne pourtant les deux principaux candidats au coude à coude, avec 34% des suffrages chacun au soir du premier tour. Pour M. Fagaut, défait à 566 voix près en 2020, vouloir garder à gauche la ville de 120.000 habitants n'est "pas un programme" ni "un projet". La question n'est pas l'étiquette politique, insiste-t-il, mais "quelle philosophie et quelle trajectoire on veut donner à notre ville", et le choix d'une personnalité capable de lui "apporter un nouveau souffle". Le représentant de la droite, qui quadrille les quartiers à la rencontre des habitants, reproche à Mme Vignot "d'être au service d'une idéologie" et d'avoir "opposé" les Bisontins les uns aux autres. "Chaque voix compte, on va les chercher, il faut convaincre", confie le chef de l'opposition municipale entre deux opérations de porte-à-porte. Beaucoup d'électeurs reconnaissent ce principal de collège, crâne rasé et lunettes cerclées de noir. "On va faire un selfie et le mettre sur Facebook !", s'enthousiasme Danièle Pélissard, une élégante octogénaire qui insiste pour le faire entrer chez elle et le présenter à ses amies. Débuts chaotiques à gauche Dès le premier tour, Ludovic Fagaut, 47 ans, fait front commun avec le député Modem Laurent Croizier. "La priorité, c'est l'alternance" et donc "l'union des forces du centre et de la droite", estime ce dernier, qui "ressent" chez les Bisontins "une très forte demande de changement". Les reports de voix entre les deux tours seront déterminants. La liste LR/Modem devra compter sur les électeurs d'Eric Delabrousse (Horizon-Renaissance), qui part séparément. Ludovic Fagaut a en revanche catégoriquement exclu toute alliance avec le RN Jacques Ricciardetti, s'il franchissait les 10% et accédait au second tour. A gauche, les relations entre les différents partis ont parfois été chaotiques. La candidate LFI Séverine Véziès, initialement partie aux côtés de la maire, conduit finalement sa propre liste. Elle a indiqué qu'entre les deux tours, elle tendrait la main à Mme Vignot. Cette dernière entend considérer cette proposition "sous conditions". A l'inverse, le PS avait de son côté d'abord lancé sa propre équipe, avant de rejoindre Mme Vignot après le départ des Insoumis. Son responsable dans le Doubs, Jean-Sébastien Leuba, a pris la deuxième place de la liste, derrière la maire, mais il a été exclu de son parti pour "comportements dénigrants", décision contre laquelle il a déposé un recours. Pour Mme Vignot, 66 ans, une féministe militante qui a grandi dans un quartier ouvrier de Tavaux (Jura), "Besançon est belle de son histoire sociale". C'est la ville où ont été inventés des dispositifs sociaux devenus plus tard le revenu minimum d'insertion (RMI) et l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA), souligne-t-elle. Ces valeurs "restent très vivantes dans les esprits", observe la maire, qui se dit "fière" de son bilan, tant social et économique que sécuritaire. Dans un contexte national compliqué pour les élus écologistes, la maire sortante a reçu mardi le soutien de ténors nationaux et locaux de la gauche, comme la patronne des écologistes Marine Tondelier, la députée du Doubs et ancienne ministre Dominique Voynet (LE), le président de la région Bourgogne-Franche-Comté Jérôme Durain ou les députés ex-Insoumis Clémentine Autain (L'Après !) et François Ruffin (Debout !). Tous ont dit vouloir afficher "l'union" et appelé à "un vote utile" dès le premier tour pour "conserver la ville à gauche".

06.03.2026 à 09:27

Municipales: à Limoges, la guerre à droite nourrit l'espoir d'une gauche divisée

FRANCE24
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Leur victoire avait mis fin à 102 ans de règne socialiste sur cette ville de 130.000 habitants, où est née la CGT en 1895. En 2020, M. Lombertie avait été réélu à la mairie et M. Guérin avait pris la tête de la métropole, elle aussi conquise par la droite. Mais le 7 janvier, le maire sortant, âgé de 75 ans, a stupéfait son camp en annonçant sa candidature dans le quotidien local Le Populaire du centre, sans même prévenir M. Guérin, qui était également son adjoint aux finances. "J'ai été meurtri", a déclaré ce dernier, âgé de 38 ans. Dans un mail à ses sympathisants, que l'AFP a pu consulter, il a dénoncé une "prise d'otage de sa propre majorité", avant de lancer le 26 janvier sa propre candidature, qui s'ajoute à celle d'un autre adjoint, le centriste Vincent Léonie. "Droite la plus bête du monde" Depuis quelques années, l'ambiance s'est tendue entre la Ville et la Métropole sur des dossiers emblématiques, comme le Bus à haut niveau de service, débouchant sur des plaintes pour harcèlement moral et sexuel visant Émile Roger Lombertie et deux autres vice-présidents, mis en examen à Tulle où le dossier a été dépaysé. Début 2025, Guillaume Guérin a également créé un groupe au sein de la majorité municipale, vécu comme une défiance par l'équipe de M. Lombertie, qui a lui-même braqué certains adjoints en parlant de "mexicanisation des quartiers" et d'"enfants soldats", pour beaucoup "musulmans salafistes intégristes", après des émeutes l'été dernier. "La division Guerin-Lombertie risque de leur faire perdre la mairie. C'est la droite la plus bête du monde", commente Albin Freychet, candidat RN qui se dit prêt à "tendre la main à droite au second tour" pour battre la gauche. Cette dernière part elle aussi divisée, entre le député LFI Damien Maudet, soutenu par les Ecologistes et Génération.s, et un ancien commandant de police judiciaire, "flic de gauche" revendiqué, Thierry Miguel, appuyé par le PS, le PC et Place Publique. En janvier, Marine Tondelier avait expliqué avoir "fait confiance aux adhérents" pour choisir "le meilleur maire", lors d'un meeting commun de soutien à M. Maudet avec le coordinateur des Insoumis Manuel Bompard. "Cogner comme des sourds" Un mois plus tard, la co-secrétaire régionale des Écologistes, Soazig Villerbu, a assuré qu'il n'y avait "aucun tiraillement" avec LFI, après la mise en examen de proches d'un député Insoumis dans l'enquête sur la mort à Lyon du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque. "Ce qui se passe à Lyon reste à Lyon", ajoutait-elle. Thierry Miguel se dit "capable de tendre la main à la liste Limoges Front Populaire si ses membres se désolidarisent des positions brutales et violentes de Mélenchon, qui utilise les codes de l'antisémitisme", en référence à la polémique sur sa prononciation des patronymes juifs "Epstein" et "Glucksmann". Damien Maudet dénonce "un prétexte infamant pour justifier qu'ils ne veulent pas d'union". "S'il y avait de l'antisémitisme dans le parti, je ne serais pas là", ajoute-t-il, tout en promettant de "proposer l'union de la gauche la plus large possible", quand il sera "en tête au premier tour", qui pourrait déboucher sur une quadrangulaire, voire une quinquangulaire, avec le RN. "Notre seul adversaire, c'est la droite", assure aussi Miguel, partisan de "la plus large union à gauche, de (François) Ruffin à (Raphaël) Glucksmann", qui viendra le soutenir jeudi prochain avec le Premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure. "Si l'union de la gauche se fait, on va leur cogner dessus comme des sourds", prévient Guillaume Guérin. "Il est évident qu'à droite, on se parlera. Et je tendrai la main à tous ceux qui voudront faire barrage à LFI. Au premier tour, on choisit, au deuxième on élimine." Reste à connaître la position de M. Lombertie, qui ne souhaite pas s'exprimer.
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