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20.05.2026 à 09:27

FRANCE24
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Depuis début mai, la capitale administrative du pays est l'épicentre de manifestations réclamant le départ du président de centre droit Rodrigo Paz. Dans un pays plongé dans sa pire crise économique depuis 40 ans, les mobilisations de paysans, ouvriers et mineurs notamment provoquent pénuries alimentaires, ruptures de carburant et manque de médicaments dans les hôpitaux. "On n'a pratiquement plus rien: impossible de trouver un œuf", témoigne auprès de l'AFP Sheyla Caya, une mère de famille de 43 ans. "Entre voisins, on finit par se disputer pour un poulet", ajoute-t-elle. Une longue file se forme devant une échoppe vendant des volailles. Des clients crient contre ceux qui tentent de passer devant. Les vendeurs préviennent: un seul poulet par personne. Son bébé dans les bras, Hellen Condori, commerçante de 32 ans, attend son tour. Une employée inscrit au feutre sur son avant-bras son numéro de passage: 132. Aucune issue à la crise ne se dessine pour l'instant. Mardi, les autorités recensaient 44 points de blocage dans tout le pays, douze de plus que la veille. Dans une nouvelle escalade des tensions, des affrontements ont opposé lundi manifestants et police antiémeutes à La Paz. Pierres, bâtons et explosifs artisanaux ont été lancés contre les forces de l'ordre, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes. Selon l'Assemblée permanente des droits humains, une organisation civile, la journée s'est soldée par plus de 120 interpellations. Le gouvernement a fait état de bâtiments publics pillés, de stations du téléphérique urbain endommagées et d'un véhicule de police incendié. Escalade des tensions Au fil des jours, les revendications des manifestants se sont durcies. Après avoir réclamé des hausses de salaires, davantage de carburant et des mesures contre la crise économique, ils exigent désormais la démission du président, au pouvoir depuis à peine six mois. Jaime Quiroga, un retraité de 75 ans, longe les dizaines d'étals fermés du principal marché de la ville, recouverts de bâches et de plastiques. "Les commerçants n'ont rien à vendre parce que les camions restent bloqués sur les routes", explique-t-il. La police a annoncé mardi le déploiement "dans les prochaines heures" d'une opération pour débloquer les routes autour de La Paz et permettre l'acheminement de nourriture, médicaments et carburant. Samedi dernier, policiers et militaires avaient réussi à faire entrer quelques convois après douze heures d'affrontements avec les manifestants, avant que les barrages ne soient de nouveau renforcés. Le gouvernement a mis en place un "pont aérien" depuis Santa Cruz (est) et Cochabamba (centre) pour ravitailler la ville, sans parvenir à répondre à la demande. Sur son étal de légumes, Graciela Zuleta voit ses ventes chuter. Le kilo de tomates, qu'elle vendait auparavant 0,40 dollar, coûte désormais 1,10 dollar. "Les clients ne sont pas contents. A ce prix-là, beaucoup repartent sans rien acheter", raconte cette femme aymara de 40 ans. Non loin, une file de véhicules s'étire sur plusieurs centaines de mètres devant une station-service. Peu après son arrivée au pouvoir, Rodrigo Paz a supprimé les subventions sur les carburants, pointées du doigt pour avoir vidé les réserves en dollars du pays, ce qui a déclenché la crise actuelle. La mesure a fait grimper les prix et des stations-service ont commencé à vendre une essence contaminée, endommageant des milliers de moteurs et alimentant la colère des transporteurs. Fabio Gutiérrez, chauffeur de minibus de 34 ans, affirme avoir déboursé plus de 1.000 dollars pour réparer son véhicule. Cela fait plus de cinq heures qu'il attend pour faire le plein, avec la peur de voir son moteur de nouveau endommagé.

20.05.2026 à 09:21

FRANCE 24
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Trois personnes ont été tuées, lundi, dans une mosquée de San Diego, en Californie, après l'intrusion de deux tireurs présumés qui ont été retrouvés morts non loin du lieu de culte.  L'attaque a provoqué la sidération au sein d'une communauté musulmane qui se mue dans le recueillement.
Texte intégral (631 mots)
Trois personnes ont été tuées, lundi, dans une mosquée de San Diego, en Californie, après l'intrusion de deux tireurs présumés qui ont été retrouvés morts non loin du lieu de culte.  L'attaque a provoqué la sidération au sein d'une communauté musulmane qui se mue dans le recueillement.

20.05.2026 à 09:17

FRANCE24
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Ce n'est pas un cas isolé. Depuis qu'Israël a lancé en janvier 2025 une vaste opération militaire contre les groupes armés palestiniens actifs dans le nord de la Cisjordanie, un mineur palestinien est tué chaque semaine en moyenne dans l'ensemble de ce territoire occupé par Israël depuis 1967, selon l'Unicef (contre un toutes les trois semaines en moyenne en 2021). Soit 70 tués - généralement âgés de 15-16 ans - dont 65 par les forces israéliennes, à la date du rapport le 12 mai. Il faut désormais ajouter Youssef Kaabnah, 16 ans, tué le 13 mai. Et Fahd Oweis, 15 ans, deux jours plus tard. Selon l'armée israélienne, ces deux derniers avaient "lancé des pierres" vers des soldats. C'est probablement aussi ce qu'avait fait Youssef Shtayyeh le 23 avril, à Naplouse, la grande ville du nord de la Cisjordanie. "Je n'y étais pas, je ne sais pas", répète souvent son père, Sameh Shtayyeh, entrepreneur en bâtiment de 48 ans rencontré par l'AFP trois semaines après le drame. Il habite dans un quartier résidentiel tranquille surplombant l'un des grands axes entrant dans Naplouse, par lequel les jeeps de l'armée israélienne avaient quitté la ville après une incursion ce jour-là. Blessures "pour tuer" Youssef Shtayyeh, 15 ans, et ses amis se trouvaient dans une rue perpendiculaire. Un couple en voiture les a vu "jeter des pierres", avant d'apercevoir en contrebas les jeeps sur la route. Une jeep s'arrête, ainsi que les suivantes. "Un soldat est sorti, puis deux autres, ils ont commencé à tirer en direction des enfants", décrit sous couvert d'anonymat le conducteur à l'AFP. La suite est filmée par une voisine. On entend deux tirs, des cris, on voit l'adolescent s'agripper à la poignée de la voiture du couple. "Il m'a dit +je vous en supplie ne me laissez pas, j'ai peur. Ramenez-moi chez mon père, ramenez-moi chez moi+", raconte le conducteur. Rapidement, sur la banquette arrière, l'adolescent ne répond plus. Ils filent à l'hôpital. Youssef Shtayyeh est en arrêt cardiaque quand ils y arrivent. "Une blessure par balle, avec un point d'entrée dans le dos, ressorti par la poitrine", explique à l'AFP le chirurgien qui l'a pris en charge. Les médecins parviennent à le réanimer et le transportent en salle d'opération, mais son coeur s'arrête à nouveau, définitivement. "Avant, c'était des blessures légères, aux jambes, aux bras, ou de balles de caoutchouc" qu'on soignait, dit le Dr Bahaa Fattouh. Mais depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël le 7 octobre 2023, "on ne voit que des blessures mortelles, à la poitrine, à la tête", des blessures "pour tuer". Et la plupart "meurent sur la table d'opération". "Procédure normale" L'AFP a contacté l'armée israélienne le jour des faits, puis une fois de retour de Naplouse pour demander un commentaire sur les témoignages recueillis. La réponse a été la même, mot pour mot: "un terroriste a lancé des pierres en direction des soldats. Les soldats ont appliqué la procédure normale d'arrestation, qui s'est terminée par des tirs en direction du suspect". En Cisjordanie, "nous tuons comme nous n'avons pas tué depuis 1967", a récemment déclaré lors d'un forum privé le général de division Avi Bluth, chef de l'armée israélienne dans le territoire, selon des propos révélés par le journal Haaretz. Il y avait précisé que 42 Palestiniens avaient été tués en 2025 pour des jets du pierre. Du "terrorisme", selon lui. Debout là où s'était tenu son fils, Sameh Shtayyeh contemple la route empruntée par les jeeps des dizaines de mètres plus bas. "Qu'il ait jeté des pierres ou pas, quelle importance. Où est le danger pour une patrouille de l'armée?". Amer, il ajoute: dans les "manifestations, en Israël, en France", "les gens jettent des pierres et poubelles", et ne risquent pas plus qu'une arrestation. Il a enterré son fils dans le village de sa famille à Tell, à cinq kilomètres de Naplouse. Il y a quelques jours, des femmes y veillaient encore devant la tombe couverte de fleurs où trône un portrait de l'adolescent, ballon au pied sur un terrain de football - son père avait promis de l'emmener en Arabie saoudite voir jouer Cristiano Ronaldo. Sa mère n'y est pas ce jour-là. Pour elle c'est très dur, explique sobrement son mari. Lui s'efforce de faire bonne figure, mais l'absence le "détruit" à chaque fois qu'il se rappelle à lui. Dans cette nouvelle vie, dit-il, il rentre à la maison "et Youssef n'est pas là". Son aîné revient du lycée "et Youssef n'est pas là". Il se retourne vers la banquette arrière de la voiture, mais "Youssef n'est pas là".
Texte intégral (810 mots)
Ce n'est pas un cas isolé. Depuis qu'Israël a lancé en janvier 2025 une vaste opération militaire contre les groupes armés palestiniens actifs dans le nord de la Cisjordanie, un mineur palestinien est tué chaque semaine en moyenne dans l'ensemble de ce territoire occupé par Israël depuis 1967, selon l'Unicef (contre un toutes les trois semaines en moyenne en 2021). Soit 70 tués - généralement âgés de 15-16 ans - dont 65 par les forces israéliennes, à la date du rapport le 12 mai. Il faut désormais ajouter Youssef Kaabnah, 16 ans, tué le 13 mai. Et Fahd Oweis, 15 ans, deux jours plus tard. Selon l'armée israélienne, ces deux derniers avaient "lancé des pierres" vers des soldats. C'est probablement aussi ce qu'avait fait Youssef Shtayyeh le 23 avril, à Naplouse, la grande ville du nord de la Cisjordanie. "Je n'y étais pas, je ne sais pas", répète souvent son père, Sameh Shtayyeh, entrepreneur en bâtiment de 48 ans rencontré par l'AFP trois semaines après le drame. Il habite dans un quartier résidentiel tranquille surplombant l'un des grands axes entrant dans Naplouse, par lequel les jeeps de l'armée israélienne avaient quitté la ville après une incursion ce jour-là. Blessures "pour tuer" Youssef Shtayyeh, 15 ans, et ses amis se trouvaient dans une rue perpendiculaire. Un couple en voiture les a vu "jeter des pierres", avant d'apercevoir en contrebas les jeeps sur la route. Une jeep s'arrête, ainsi que les suivantes. "Un soldat est sorti, puis deux autres, ils ont commencé à tirer en direction des enfants", décrit sous couvert d'anonymat le conducteur à l'AFP. La suite est filmée par une voisine. On entend deux tirs, des cris, on voit l'adolescent s'agripper à la poignée de la voiture du couple. "Il m'a dit +je vous en supplie ne me laissez pas, j'ai peur. Ramenez-moi chez mon père, ramenez-moi chez moi+", raconte le conducteur. Rapidement, sur la banquette arrière, l'adolescent ne répond plus. Ils filent à l'hôpital. Youssef Shtayyeh est en arrêt cardiaque quand ils y arrivent. "Une blessure par balle, avec un point d'entrée dans le dos, ressorti par la poitrine", explique à l'AFP le chirurgien qui l'a pris en charge. Les médecins parviennent à le réanimer et le transportent en salle d'opération, mais son coeur s'arrête à nouveau, définitivement. "Avant, c'était des blessures légères, aux jambes, aux bras, ou de balles de caoutchouc" qu'on soignait, dit le Dr Bahaa Fattouh. Mais depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël le 7 octobre 2023, "on ne voit que des blessures mortelles, à la poitrine, à la tête", des blessures "pour tuer". Et la plupart "meurent sur la table d'opération". "Procédure normale" L'AFP a contacté l'armée israélienne le jour des faits, puis une fois de retour de Naplouse pour demander un commentaire sur les témoignages recueillis. La réponse a été la même, mot pour mot: "un terroriste a lancé des pierres en direction des soldats. Les soldats ont appliqué la procédure normale d'arrestation, qui s'est terminée par des tirs en direction du suspect". En Cisjordanie, "nous tuons comme nous n'avons pas tué depuis 1967", a récemment déclaré lors d'un forum privé le général de division Avi Bluth, chef de l'armée israélienne dans le territoire, selon des propos révélés par le journal Haaretz. Il y avait précisé que 42 Palestiniens avaient été tués en 2025 pour des jets du pierre. Du "terrorisme", selon lui. Debout là où s'était tenu son fils, Sameh Shtayyeh contemple la route empruntée par les jeeps des dizaines de mètres plus bas. "Qu'il ait jeté des pierres ou pas, quelle importance. Où est le danger pour une patrouille de l'armée?". Amer, il ajoute: dans les "manifestations, en Israël, en France", "les gens jettent des pierres et poubelles", et ne risquent pas plus qu'une arrestation. Il a enterré son fils dans le village de sa famille à Tell, à cinq kilomètres de Naplouse. Il y a quelques jours, des femmes y veillaient encore devant la tombe couverte de fleurs où trône un portrait de l'adolescent, ballon au pied sur un terrain de football - son père avait promis de l'emmener en Arabie saoudite voir jouer Cristiano Ronaldo. Sa mère n'y est pas ce jour-là. Pour elle c'est très dur, explique sobrement son mari. Lui s'efforce de faire bonne figure, mais l'absence le "détruit" à chaque fois qu'il se rappelle à lui. Dans cette nouvelle vie, dit-il, il rentre à la maison "et Youssef n'est pas là". Son aîné revient du lycée "et Youssef n'est pas là". Il se retourne vers la banquette arrière de la voiture, mais "Youssef n'est pas là".
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