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13.06.2026 à 09:46

Jules Marchand
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La Coupe du monde vient de débuter et les grands chocs très attendus de la phase de groupe sont encore à venir. Le nouveau format du Mondial à 48 équipes réserve quelques beaux matchs lors des phases de poules.
La Coupe du monde vient de débuter et les grands chocs très attendus de la phase de groupe sont encore à venir. Le nouveau format du Mondial à 48 équipes réserve quelques beaux matchs lors des phases de poules.

13.06.2026 à 08:35

FRANCE24
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"L'Iran a lancé plusieurs drones d'attaque dans le but de frapper des navires commerciaux transitant par le détroit d'Ormuz", a écrit sur X le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom). "Les forces américaines les ont tous abattus ces dernières heures, et le trafic maritime dans le détroit reste fluide", a-t-il ajouté. Cet incident survient alors même que Téhéran, le médiateur pakistanais et Washington affichent leur optimisme quant à la possibilité, après des semaines de négociations laborieuses, de conclure un accord mettant fin à la guerre au Moyen-Orient. Mais les versions d'un éventuel compromis données par les médias iraniens et Washington présentent d'importantes différences. "Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé", a déclaré vendredi soir le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi à la télévision d'Etat. "Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J'ai bon espoir". M. Araghchi a affirmé que le projet d'accord prévoyait la levée du blocus américain des ports iraniens et une nouvelle gestion du détroit d'Ormuz. "Tant qu'un accord complet n'aura pas été conclu sur toutes les questions, on ne pourra affirmer avec certitude qu'un terrain d'entente a été trouvé avec les Etats-Unis", a-t-il toutefois tempéré samedi. Même espoir du côté du Premier ministre du Pakistan, principal négociateur dans le conflit. "La paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui", a affirmé Shehbaz Sharif. Et à Washington, un haut responsable a estimé à "80 à 85%" la probabilité d'un accord-cadre ouvrant une période de 60 jours de discussions techniques, mais "pas 100%". "La ligne d'arrivée n'est pas encore franchie", a-t-il averti, sous le couvert de l'anonymat. Signature en Suisse ? Les marchés parient de leur côté sur une telle issue, avec un pétrole passé sous la barre des 90 dollars le baril vendredi. Le conflit, déclenché par des frappes américano-israéliennes le 28 février avant l'entrée en vigueur d'une trêve le 8 avril, a embrasé le Moyen-Orient, fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale. Le président américain, qui a déjà annoncé 39 fois un accord imminent selon un décompte de CNN, peine à trouver une issue à cette guerre impopulaire, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre et en plein Mondial de football co-organisé par les Etats-Unis. Il s'est fendu vendredi d'un message furieux sur son réseau Truth Social: "Les termes (d'accord) que l'Iran a fait fuiter aux médias menteurs n'ont RIEN à voir avec les termes dont nous sommes convenus par écrit". "Ce sont des gens qui n'ont pas d'honneur. Avec eux, il est impossible de négocier de bonne foi", a-t-il écrit aussi. L'agence de presse iranienne Mehr avait publié plus tôt ce qu'elle a présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, avec des conditions telles que le maintien du contrôle sur le détroit d'Ormuz, le droit à l'enrichissement d'uranium, le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger. Versions divergentes Washington a livré de son côté une toute autre version du texte. Le compromis doit, selon le responsable américain, mener à la réouverture d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures. Il doit aussi aboutir au "démantèlement" du programme nucléaire iranien et permettre aux Etats-Unis de récupérer l'uranium hautement enrichi, qui serait "détruit sur place" puis "sorti" du pays. Mais Abbas Araghchi a préconisé vendredi une dilution sur le sol iranien de ses stocks d'uranium enrichi à 60%. Diluer l'uranium à un taux inférieur à 5%, loin des 90% requis pour fabriquer la bombe nucléaire, permettrait d'éloigner considérablement la menace d'un enrichissement à des fins militaires. Téhéran dément vouloir se doter de l'arme atomique, comme l'en accusent les Etats-Unis et Israël. Enfin, sur la question des avoirs, "les Iraniens ne recevront pas d'argent et les fonds ne seront pas libérés simplement par une signature d'accord ou la participation à une réunion", a insisté sur X le vice-président américain JD Vance. Ce point est central pour l'Iran, après des décennies de sanctions qui asphyxient son économie. Autre point d'achoppement majeur, le front libanais. Selon Washington, l'accord en discussion avec l'Iran inclut bien le Liban, comme réclamé par Téhéran, alors que les Etats-Unis avaient toujours dit vouloir traiter ce dossier séparément. Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne le pays voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite. Des frappes qui ont fait plus de 3.700 morts. burx-roc/gmo/cm
Texte intégral (803 mots)
"L'Iran a lancé plusieurs drones d'attaque dans le but de frapper des navires commerciaux transitant par le détroit d'Ormuz", a écrit sur X le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom). "Les forces américaines les ont tous abattus ces dernières heures, et le trafic maritime dans le détroit reste fluide", a-t-il ajouté. Cet incident survient alors même que Téhéran, le médiateur pakistanais et Washington affichent leur optimisme quant à la possibilité, après des semaines de négociations laborieuses, de conclure un accord mettant fin à la guerre au Moyen-Orient. Mais les versions d'un éventuel compromis données par les médias iraniens et Washington présentent d'importantes différences. "Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé", a déclaré vendredi soir le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi à la télévision d'Etat. "Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J'ai bon espoir". M. Araghchi a affirmé que le projet d'accord prévoyait la levée du blocus américain des ports iraniens et une nouvelle gestion du détroit d'Ormuz. "Tant qu'un accord complet n'aura pas été conclu sur toutes les questions, on ne pourra affirmer avec certitude qu'un terrain d'entente a été trouvé avec les Etats-Unis", a-t-il toutefois tempéré samedi. Même espoir du côté du Premier ministre du Pakistan, principal négociateur dans le conflit. "La paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui", a affirmé Shehbaz Sharif. Et à Washington, un haut responsable a estimé à "80 à 85%" la probabilité d'un accord-cadre ouvrant une période de 60 jours de discussions techniques, mais "pas 100%". "La ligne d'arrivée n'est pas encore franchie", a-t-il averti, sous le couvert de l'anonymat. Signature en Suisse ? Les marchés parient de leur côté sur une telle issue, avec un pétrole passé sous la barre des 90 dollars le baril vendredi. Le conflit, déclenché par des frappes américano-israéliennes le 28 février avant l'entrée en vigueur d'une trêve le 8 avril, a embrasé le Moyen-Orient, fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale. Le président américain, qui a déjà annoncé 39 fois un accord imminent selon un décompte de CNN, peine à trouver une issue à cette guerre impopulaire, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre et en plein Mondial de football co-organisé par les Etats-Unis. Il s'est fendu vendredi d'un message furieux sur son réseau Truth Social: "Les termes (d'accord) que l'Iran a fait fuiter aux médias menteurs n'ont RIEN à voir avec les termes dont nous sommes convenus par écrit". "Ce sont des gens qui n'ont pas d'honneur. Avec eux, il est impossible de négocier de bonne foi", a-t-il écrit aussi. L'agence de presse iranienne Mehr avait publié plus tôt ce qu'elle a présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, avec des conditions telles que le maintien du contrôle sur le détroit d'Ormuz, le droit à l'enrichissement d'uranium, le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l'étranger. Versions divergentes Washington a livré de son côté une toute autre version du texte. Le compromis doit, selon le responsable américain, mener à la réouverture d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures. Il doit aussi aboutir au "démantèlement" du programme nucléaire iranien et permettre aux Etats-Unis de récupérer l'uranium hautement enrichi, qui serait "détruit sur place" puis "sorti" du pays. Mais Abbas Araghchi a préconisé vendredi une dilution sur le sol iranien de ses stocks d'uranium enrichi à 60%. Diluer l'uranium à un taux inférieur à 5%, loin des 90% requis pour fabriquer la bombe nucléaire, permettrait d'éloigner considérablement la menace d'un enrichissement à des fins militaires. Téhéran dément vouloir se doter de l'arme atomique, comme l'en accusent les Etats-Unis et Israël. Enfin, sur la question des avoirs, "les Iraniens ne recevront pas d'argent et les fonds ne seront pas libérés simplement par une signature d'accord ou la participation à une réunion", a insisté sur X le vice-président américain JD Vance. Ce point est central pour l'Iran, après des décennies de sanctions qui asphyxient son économie. Autre point d'achoppement majeur, le front libanais. Selon Washington, l'accord en discussion avec l'Iran inclut bien le Liban, comme réclamé par Téhéran, alors que les Etats-Unis avaient toujours dit vouloir traiter ce dossier séparément. Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne le pays voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite. Des frappes qui ont fait plus de 3.700 morts. burx-roc/gmo/cm

13.06.2026 à 08:27

FRANCE24
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Donnapha Kladbupha a bravé la pluie et la fatigue toute la nuit pour être la première à venir se recueillir dans l'enceinte majestueuse du Grand Palais, au coeur du centre historique de Bangkok. "On savait depuis longtemps qu'elle était malade, mais ce n'est pas facile de lui dire au revoir. On se mentait un peu en espérant un miracle", dit à l'AFP cette professeure d'anglais de 54 ans. Elle souhaite également témoigner son soutien au roi, Rama X, qui avait déjà récemment perdu sa mère, l'ancienne reine Sirikit, décédée en octobre à l'âge de 93 ans. "Il a un coeur, comme tout le monde. C'est un moment très difficile pour lui", s'émeut Donnapha. "Les Thaïlandais veulent lui dire qu'il n'est pas seul dans cette épreuve. On est une grande famille". "J'ai prié les esprits" Procureure et diplomate de formation, Bajrakitiyabha Mahidol était la première des sept enfants du roi, issus de quatre mariages différents. La "princesse Bha", comme elle était affectueusement appelée dans le royaume, avait subi un malaise cardiaque lors d'une session d'entraînement avec des chiens de l'armée en décembre 2022. Victime d'une grave infection sanguine, elle était depuis restée inconsciente à l'hôpital Chulalongkorn de Bangkok, où elle s'est éteinte jeudi soir. Un cortège doit transporter samedi après-midi sa dépouille jusqu'au Grand Palais, un vaste complexe architectural qui fut longtemps la résidence officielle de la famille royale. Des centaines de personnes y font la queue depuis le début de la journée dans un décor faste, entre statues et stupas dorés, pour participer à une cérémonie bouddhiste de bain funéraire. Le grand public en noir, les officiels dans leur tenue blanche d'apparat, elles remplissent et vident un gobelet d'eau bénite face à un portrait de la défunte, un symbole de purification. "Je suis très triste. Je la voyais depuis qu'elle était toute petite", raconte Nitikan Tephakham, 79 ans, originaire du Nord-Est du pays. "J'ai prié les esprits sacrés lorsqu'elle était malade afin de la protéger". 15 jours de deuil La police et les opérateurs de transports publics s'attendent à des conditions de circulation difficiles le long du parcours du cortège, dans le centre-ville de Bangkok, et encouragent les automobilistes à éviter la zone. Le gouvernement n'a pas encore annoncé les détails des funérailles de la princesse, mais a ordonné que les drapeaux soient mis en berne pendant 15 jours sur tous les bâtiments officiels. La population est invitée pendant les deux prochaines semaines de deuil à venir déposer des offrandes et à signer un registre de condoléances entre les murs blancs du Grand Palais, haut lieu touristique de la capitale thaïlandaise. Pas encore informé de la mort de la princesse, un groupe d'étrangers, surpris par la foule endeuillée qui s'y masse, demande des éclaircissements aux agents de sécurité. "C'est assez unique qu'une personne puisse être autant aimée. C'est profond", dit Maria Marcais, une Canadienne de 22 ans, de passage en Thaïlande dans le cadre d'un périple de deux semaines en Asie du Sud-Est.
Texte intégral (530 mots)
Donnapha Kladbupha a bravé la pluie et la fatigue toute la nuit pour être la première à venir se recueillir dans l'enceinte majestueuse du Grand Palais, au coeur du centre historique de Bangkok. "On savait depuis longtemps qu'elle était malade, mais ce n'est pas facile de lui dire au revoir. On se mentait un peu en espérant un miracle", dit à l'AFP cette professeure d'anglais de 54 ans. Elle souhaite également témoigner son soutien au roi, Rama X, qui avait déjà récemment perdu sa mère, l'ancienne reine Sirikit, décédée en octobre à l'âge de 93 ans. "Il a un coeur, comme tout le monde. C'est un moment très difficile pour lui", s'émeut Donnapha. "Les Thaïlandais veulent lui dire qu'il n'est pas seul dans cette épreuve. On est une grande famille". "J'ai prié les esprits" Procureure et diplomate de formation, Bajrakitiyabha Mahidol était la première des sept enfants du roi, issus de quatre mariages différents. La "princesse Bha", comme elle était affectueusement appelée dans le royaume, avait subi un malaise cardiaque lors d'une session d'entraînement avec des chiens de l'armée en décembre 2022. Victime d'une grave infection sanguine, elle était depuis restée inconsciente à l'hôpital Chulalongkorn de Bangkok, où elle s'est éteinte jeudi soir. Un cortège doit transporter samedi après-midi sa dépouille jusqu'au Grand Palais, un vaste complexe architectural qui fut longtemps la résidence officielle de la famille royale. Des centaines de personnes y font la queue depuis le début de la journée dans un décor faste, entre statues et stupas dorés, pour participer à une cérémonie bouddhiste de bain funéraire. Le grand public en noir, les officiels dans leur tenue blanche d'apparat, elles remplissent et vident un gobelet d'eau bénite face à un portrait de la défunte, un symbole de purification. "Je suis très triste. Je la voyais depuis qu'elle était toute petite", raconte Nitikan Tephakham, 79 ans, originaire du Nord-Est du pays. "J'ai prié les esprits sacrés lorsqu'elle était malade afin de la protéger". 15 jours de deuil La police et les opérateurs de transports publics s'attendent à des conditions de circulation difficiles le long du parcours du cortège, dans le centre-ville de Bangkok, et encouragent les automobilistes à éviter la zone. Le gouvernement n'a pas encore annoncé les détails des funérailles de la princesse, mais a ordonné que les drapeaux soient mis en berne pendant 15 jours sur tous les bâtiments officiels. La population est invitée pendant les deux prochaines semaines de deuil à venir déposer des offrandes et à signer un registre de condoléances entre les murs blancs du Grand Palais, haut lieu touristique de la capitale thaïlandaise. Pas encore informé de la mort de la princesse, un groupe d'étrangers, surpris par la foule endeuillée qui s'y masse, demande des éclaircissements aux agents de sécurité. "C'est assez unique qu'une personne puisse être autant aimée. C'est profond", dit Maria Marcais, une Canadienne de 22 ans, de passage en Thaïlande dans le cadre d'un périple de deux semaines en Asie du Sud-Est.
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