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27.08.2026 à 09:04

Sébastian SEIBT
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Dans sa présentation des dernières sanctions visant à étrangler économiquement l’Iran, Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor, a ciblé en particulier la banque iranienne Bank Melli. Il veut en faire l’exemple de la chasse américaine aux “banques de l’ombre” iraniennes. Et tous les pays sont priés de se ranger derrière cette offensive.  
Dans sa présentation des dernières sanctions visant à étrangler économiquement l’Iran, Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor, a ciblé en particulier la banque iranienne Bank Melli. Il veut en faire l’exemple de la chasse américaine aux “banques de l’ombre” iraniennes. Et tous les pays sont priés de se ranger derrière cette offensive.  

27.08.2026 à 09:03

FRANCE24
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"Il y a clairement un signal quant à la santé mentale des enfants", explique à l'AFP l'épidémiologiste Eloi Chazelas, chercheur à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm, basé à Paris) qui vient de publier avec son équipe une étude sur les risques sanitaires liés au bruit. Celle-ci vient s'ajouter à un corpus de plus en plus fourni sur les problèmes de santé causés par des niveaux de bruit élevés. Il est ainsi déjà bien établi que l'exposition au bruit accroît la probabilité de développer certains troubles cardiovasculaires même si les mécanismes précis, probablement liés au stress, restent à préciser. Quant aux troubles auditifs, ils sont logiquement accrus par ce type de pollution. Même si le problème est mondial, "le bruit apparaît de plus en plus comme un important facteur de risque environnemental en Europe", résume l'antenne de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur le continent. L'étude récente de M. Chazelas se penche, elle, sur les effets sur les enfants et, plus spécifiquement, d'éventuelles difficultés émotionnelles et comportementales. Elle conclut qu'une exposition à d'importants bruits de trafic routier, à différents stades de l'enfance, est associée à davantage de difficultés émotionnelles et comportementales aux alentours des dix ans. A travers le monde, d'autres études avaient déjà cherché à évaluer à quel point le bruit affecte la santé mentale des enfants et des adolescents. Mais, d'une qualité méthodologique variable, elles n'allaient pas toutes dans le même sens. L'une des plus solides, toutefois, avait déjà alerté en 2025 sur la problématique de santé mentale posée par des années d'exposition aux bruits chez les adolescents. Réalisée en suivant pendant plusieurs années plus de 100.000 jeunes Finlandais, elle avait conclu que les diagnostics de troubles anxieux et dépressifs étaient plus fréquents chez ceux qui vivaient dans un environnement fortement exposé au bruit des transports. "L'exposition continue à un trafic routier dépassant les 53 décibels est associée à un risque accru de dépression et d'anxiété", concluait cette étude, parue dans la revue Environmental Research. Ne pas "affoler" les parents L'étude française, elle, a suivi quelque 8.000 enfants français de leur naissance à leurs dix ans, et évalué si l'exposition du domicile à des transports bruyants - routiers, aériens ou ferroviaires - était associée à des troubles dits internalisés - anxiété, difficultés relationnelles... - ou externalisés - troubles de la conduite, de l'attention... Elle conclut que le risque apparaît plus élevé quand l'enfant vit près d'un trafic routier bruyant. Pour le train et l'avion, les résultats ne sont pas concluants, peut-être faute d'un nombre suffisant d'enfants étudiés. Ce sont en effet des nuisances sonores beaucoup moins répandues que les bruits de la route. Même pour ces derniers, les résultats sont contrastés, les risques semblant varier selon l'âge d'exposition. Ainsi, les fortes expositions au bruit routier à l’âge de 2 mois ou de 5 ans et demi sont associées à davantage de difficultés relationnelles avec les pairs. En revanche, l'effet disparaît quand l'exposition culmine plutôt autour de trois ans. Pour expliquer ces variations, les chercheurs font l'hypothèse que la vulnérabilité physiologique et psychologique au bruit fluctue selon l'âge, mais admettent qu'il faudrait de nouvelles études pour appuyer cette possibilité. Surtout, il ne faut pas "affoler les gens au niveau individuel parce qu'ils sont à côté d'une route", prévient M. Chazelas, soulignant que l'ampleur des effets reste modeste. "Mais au niveau de la population, on peut complètement parler d'une problématique de santé publique." Or, même si certains discours publics commencent à prendre en compte le bruit comme enjeu de santé, les améliorations se font largement attendre, en particulier comparés aux résultats obtenue en matière de pollution atmosphérique. Ainsi, l'Union européenne a "peu de chances" d'atteindre ses objectifs de réduction de la pollution sonore en 2030, avait jugé la Cour des comptes européenne début 2025, estimant qu'un Européen sur cinq est exposé à des niveaux de bruit excessifs.
Texte intégral (702 mots)
"Il y a clairement un signal quant à la santé mentale des enfants", explique à l'AFP l'épidémiologiste Eloi Chazelas, chercheur à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm, basé à Paris) qui vient de publier avec son équipe une étude sur les risques sanitaires liés au bruit. Celle-ci vient s'ajouter à un corpus de plus en plus fourni sur les problèmes de santé causés par des niveaux de bruit élevés. Il est ainsi déjà bien établi que l'exposition au bruit accroît la probabilité de développer certains troubles cardiovasculaires même si les mécanismes précis, probablement liés au stress, restent à préciser. Quant aux troubles auditifs, ils sont logiquement accrus par ce type de pollution. Même si le problème est mondial, "le bruit apparaît de plus en plus comme un important facteur de risque environnemental en Europe", résume l'antenne de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur le continent. L'étude récente de M. Chazelas se penche, elle, sur les effets sur les enfants et, plus spécifiquement, d'éventuelles difficultés émotionnelles et comportementales. Elle conclut qu'une exposition à d'importants bruits de trafic routier, à différents stades de l'enfance, est associée à davantage de difficultés émotionnelles et comportementales aux alentours des dix ans. A travers le monde, d'autres études avaient déjà cherché à évaluer à quel point le bruit affecte la santé mentale des enfants et des adolescents. Mais, d'une qualité méthodologique variable, elles n'allaient pas toutes dans le même sens. L'une des plus solides, toutefois, avait déjà alerté en 2025 sur la problématique de santé mentale posée par des années d'exposition aux bruits chez les adolescents. Réalisée en suivant pendant plusieurs années plus de 100.000 jeunes Finlandais, elle avait conclu que les diagnostics de troubles anxieux et dépressifs étaient plus fréquents chez ceux qui vivaient dans un environnement fortement exposé au bruit des transports. "L'exposition continue à un trafic routier dépassant les 53 décibels est associée à un risque accru de dépression et d'anxiété", concluait cette étude, parue dans la revue Environmental Research. Ne pas "affoler" les parents L'étude française, elle, a suivi quelque 8.000 enfants français de leur naissance à leurs dix ans, et évalué si l'exposition du domicile à des transports bruyants - routiers, aériens ou ferroviaires - était associée à des troubles dits internalisés - anxiété, difficultés relationnelles... - ou externalisés - troubles de la conduite, de l'attention... Elle conclut que le risque apparaît plus élevé quand l'enfant vit près d'un trafic routier bruyant. Pour le train et l'avion, les résultats ne sont pas concluants, peut-être faute d'un nombre suffisant d'enfants étudiés. Ce sont en effet des nuisances sonores beaucoup moins répandues que les bruits de la route. Même pour ces derniers, les résultats sont contrastés, les risques semblant varier selon l'âge d'exposition. Ainsi, les fortes expositions au bruit routier à l’âge de 2 mois ou de 5 ans et demi sont associées à davantage de difficultés relationnelles avec les pairs. En revanche, l'effet disparaît quand l'exposition culmine plutôt autour de trois ans. Pour expliquer ces variations, les chercheurs font l'hypothèse que la vulnérabilité physiologique et psychologique au bruit fluctue selon l'âge, mais admettent qu'il faudrait de nouvelles études pour appuyer cette possibilité. Surtout, il ne faut pas "affoler les gens au niveau individuel parce qu'ils sont à côté d'une route", prévient M. Chazelas, soulignant que l'ampleur des effets reste modeste. "Mais au niveau de la population, on peut complètement parler d'une problématique de santé publique." Or, même si certains discours publics commencent à prendre en compte le bruit comme enjeu de santé, les améliorations se font largement attendre, en particulier comparés aux résultats obtenue en matière de pollution atmosphérique. Ainsi, l'Union européenne a "peu de chances" d'atteindre ses objectifs de réduction de la pollution sonore en 2030, avait jugé la Cour des comptes européenne début 2025, estimant qu'un Européen sur cinq est exposé à des niveaux de bruit excessifs.

27.08.2026 à 08:35

FRANCE24
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"Sur l'assurance chômage, ma direction c'est de faire comme l'Allemagne. Douze mois d'indemnisation maximum pour les moins de 50 ans", a déclaré l'ancien Premier ministre. La durée maximale d'indemnisation est actuellement de 18 mois pour les moins de 55 ans, depuis une réforme intervenue en 2023 qui avait déjà réduit de six mois l'ouverture des droits alors possible jusqu'à 24 mois. Cette durée sera portée à 15 mois en cas de rupture conventionnelle à partir du 1er septembre 2026, selon une nouvelle réforme. Le candidat à l'élection présidentielle, qui interviendra aux côtés de six concurrents jeudi lors de l'Université de rentrée du Medef, entend par ailleurs "mettre fin à l'open bar des arrêts de travail". "L'évolution actuelle des arrêts de travail liés à la maladie, c'est, en valeur, une augmentation de presque 40% entre 2019 et 2025". "Une dérive préoccupante", "pas simplement pour les comptes - ça l'est, de l'ordre de 17 milliards d'euros (annuels) -" mais aussi "pour l'activité des entreprises et des administrations" et "pour l'ambiance au travail", a jugé M. Philippe. "En Espagne, on indemnise mieux les congés longs. En revanche on est plus dur avec les congés courts. On peut s'inspirer de cette logique et par exemple renforcer les journées de carence d'ordre public": "le premier jour, les deux premiers jours ne seront pas indemnisés lorsque c'est un arrêt ponctuel", a-t-il prôné. "Il faut lutter contre le phénomène de chantage à l'arrêt maladie en créant une période incompressible", de "trois, cinq ou six mois", "entre l'arrêt maladie et la rupture conventionnelle", a par ailleurs préconisé M. Philippe. Autre message aux entreprises: "il faut arrêter à intervalles réguliers de remettre en cause l'existence du pacte Dutreil" pour la transmission des entreprises familiales. Ce dispositif "a un immense mérite: l'ensemble des entreprises qui ont un capital familial savent que tant qu'il existe, il n'y a pas trop à se poser de questions sur la façon dont on va pouvoir passer l'entreprise à la génération d'après", a-t-il argumenté, jugeant "extrêmement important d'envoyer ce signal aux entrepreneurs à la veille d'un immense mouvement de transmission à l'échelle du pays". "Désaccord frontal" avec Mélenchon Le président d'Horizons s'est en outre dit "en désaccord frontal" avec les propositions de Jean-Luc Mélenchon de taxer l'intégralité des héritages au delà d'un seuil de 12 millions d'euros ou encore de la leader de la CFDT Marylise Léon de taxer les successions "au premier euro". "Je pense au contraire qu'il faut permettre la transmission du patrimoine beaucoup plus vite et beaucoup plus tôt pour aider la jeunesse" et "augmenter massivement la capacité d'effectuer, du vivant des personnes, les donations aux enfants, aux petits-enfants et peut-être même plus largement qu'aux petits-enfants", a dit M. Philippe, qui proposera "une augmentation très sensible des plafonds pendant les trois premières années du quinquennat". "Si nous voulons être un pays prospère, il faut aller dans trois directions: remettre de l'ordre dans nos comptes, laisser les entreprises créer de la richesse, moderniser et développer les infrastructures de ce pays", a résumé M. Philippe. "On doit faire une réforme des retraites qui prenne en compte toutes les différences dans les métiers, qui doit être parfaitement soucieuse de la justice entre les individus, mais qui accepte l'idée que tout le monde doit travailler un peu plus longtemps", a-t-il réaffirmé. Il a jugé "indispensable de renouer avec une vraie politique de l'offre, mise en place par François Hollande et accélérée quand j'étais Premier ministre avec Emmanuel Macron", rappelant sa proposition de supprimer 50 milliards d'impôts de production contre une baisse équivalentes d'aides aux entreprises. Sur les infrastructures, il entend lancer "un grand plan fret-ferroviaire", "indispensable pour notre compétitivité par rapport aux autres pays européens" et qui va "réduire très très considérablement les émissions de CO2". Et juge "indispensable de développer le stockage de l'eau, sans aller puiser de façon inconsidérée dans les nappes". "La prospérité d'un pays, ce n'est pas simplement l'orthodoxie financière et budgétaire et des entreprises qui vont bien, mais c'est aussi une direction qu'on donne et des infrastructures qui ne peuvent pas être décidées par des entreprises privées et qui sont essentielles au développement économique de la nation" Les déclarations de M. Mélenchon sur l'annulation de la dette, "c'est l'assurance de la destruction du crédit de la France", a par ailleurs fustigé le président d'Horizons. "J'oserais même dire qu'avec ce genre de propositions, le sang et les larmes, c'est lui".
Texte intégral (799 mots)
"Sur l'assurance chômage, ma direction c'est de faire comme l'Allemagne. Douze mois d'indemnisation maximum pour les moins de 50 ans", a déclaré l'ancien Premier ministre. La durée maximale d'indemnisation est actuellement de 18 mois pour les moins de 55 ans, depuis une réforme intervenue en 2023 qui avait déjà réduit de six mois l'ouverture des droits alors possible jusqu'à 24 mois. Cette durée sera portée à 15 mois en cas de rupture conventionnelle à partir du 1er septembre 2026, selon une nouvelle réforme. Le candidat à l'élection présidentielle, qui interviendra aux côtés de six concurrents jeudi lors de l'Université de rentrée du Medef, entend par ailleurs "mettre fin à l'open bar des arrêts de travail". "L'évolution actuelle des arrêts de travail liés à la maladie, c'est, en valeur, une augmentation de presque 40% entre 2019 et 2025". "Une dérive préoccupante", "pas simplement pour les comptes - ça l'est, de l'ordre de 17 milliards d'euros (annuels) -" mais aussi "pour l'activité des entreprises et des administrations" et "pour l'ambiance au travail", a jugé M. Philippe. "En Espagne, on indemnise mieux les congés longs. En revanche on est plus dur avec les congés courts. On peut s'inspirer de cette logique et par exemple renforcer les journées de carence d'ordre public": "le premier jour, les deux premiers jours ne seront pas indemnisés lorsque c'est un arrêt ponctuel", a-t-il prôné. "Il faut lutter contre le phénomène de chantage à l'arrêt maladie en créant une période incompressible", de "trois, cinq ou six mois", "entre l'arrêt maladie et la rupture conventionnelle", a par ailleurs préconisé M. Philippe. Autre message aux entreprises: "il faut arrêter à intervalles réguliers de remettre en cause l'existence du pacte Dutreil" pour la transmission des entreprises familiales. Ce dispositif "a un immense mérite: l'ensemble des entreprises qui ont un capital familial savent que tant qu'il existe, il n'y a pas trop à se poser de questions sur la façon dont on va pouvoir passer l'entreprise à la génération d'après", a-t-il argumenté, jugeant "extrêmement important d'envoyer ce signal aux entrepreneurs à la veille d'un immense mouvement de transmission à l'échelle du pays". "Désaccord frontal" avec Mélenchon Le président d'Horizons s'est en outre dit "en désaccord frontal" avec les propositions de Jean-Luc Mélenchon de taxer l'intégralité des héritages au delà d'un seuil de 12 millions d'euros ou encore de la leader de la CFDT Marylise Léon de taxer les successions "au premier euro". "Je pense au contraire qu'il faut permettre la transmission du patrimoine beaucoup plus vite et beaucoup plus tôt pour aider la jeunesse" et "augmenter massivement la capacité d'effectuer, du vivant des personnes, les donations aux enfants, aux petits-enfants et peut-être même plus largement qu'aux petits-enfants", a dit M. Philippe, qui proposera "une augmentation très sensible des plafonds pendant les trois premières années du quinquennat". "Si nous voulons être un pays prospère, il faut aller dans trois directions: remettre de l'ordre dans nos comptes, laisser les entreprises créer de la richesse, moderniser et développer les infrastructures de ce pays", a résumé M. Philippe. "On doit faire une réforme des retraites qui prenne en compte toutes les différences dans les métiers, qui doit être parfaitement soucieuse de la justice entre les individus, mais qui accepte l'idée que tout le monde doit travailler un peu plus longtemps", a-t-il réaffirmé. Il a jugé "indispensable de renouer avec une vraie politique de l'offre, mise en place par François Hollande et accélérée quand j'étais Premier ministre avec Emmanuel Macron", rappelant sa proposition de supprimer 50 milliards d'impôts de production contre une baisse équivalentes d'aides aux entreprises. Sur les infrastructures, il entend lancer "un grand plan fret-ferroviaire", "indispensable pour notre compétitivité par rapport aux autres pays européens" et qui va "réduire très très considérablement les émissions de CO2". Et juge "indispensable de développer le stockage de l'eau, sans aller puiser de façon inconsidérée dans les nappes". "La prospérité d'un pays, ce n'est pas simplement l'orthodoxie financière et budgétaire et des entreprises qui vont bien, mais c'est aussi une direction qu'on donne et des infrastructures qui ne peuvent pas être décidées par des entreprises privées et qui sont essentielles au développement économique de la nation" Les déclarations de M. Mélenchon sur l'annulation de la dette, "c'est l'assurance de la destruction du crédit de la France", a par ailleurs fustigé le président d'Horizons. "J'oserais même dire qu'avec ce genre de propositions, le sang et les larmes, c'est lui".
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