Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

14.08.2026 à 15:27

FRANCE24
img
Deux réserves d'interprétation des "Sages", destinataires de cinq saisines sur ce texte, concernent la clause de conscience, qui permet à un soignant de refuser de participer à l'acte létal. Le Conseil juge qu'un établissement privé peut refuser de pratiquer l'aide à mourir "lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement" et à condition qu'il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux "besoins locaux". Au niveau individuel, l'institution présidée par Richard Ferrand estime que la clause de conscience ne s'appliquera pas seulement aux soignants appelés à participer à l'acte, mais également aux pharmaciens qui refuseraient de préparer le produit létal. Troisième réserve, le Conseil prévient, pour les patients sous tutelle ou curatelle qui demanderaient une aide à mourir, que le médecin chargé de donner ou non son feu vert devra "prendre en compte" les observations du tuteur. La loi demande à solliciter ce dernier, mais ne dit pas explicitement à quel point en tenir compte. En se limitant à ces trois réserves, le Conseil ne demande pas la réécriture du texte, adopté mi-juillet par les parlementaires après un parcours de plusieurs années de débats publics, dont une Convention citoyenne, puis législatifs. C'est donc une étape essentielle qui est franchie vers la mise en oeuvre effective de ce texte, réforme sociétale majeure et marqueur du second quinquennat d'Emmanuel Macron. De manière inhabituelle, le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, avait lui-même saisi le Conseil constitutionnel, l'interrogeant notamment sur les dispositions liées à la clause de conscience ainsi qu'aux adultes sous tutelle et curatelle. Quatre autres saisines avaient été déposées. Hormis ses trois réserves, le Conseil a rejeté l'ensemble des contestations. Celles-ci concernaient notamment la définition jugée trop imprécise de l'aide à mourir, les conditions d'accès, accusées d'être trop larges ou imprécises, et le délai de réflexion pour confirmer sa demande d'aide à mourir, jugé trop court par certains. Aux termes de la loi, un patient peut être aidé à mourir s'il est majeur, Français ou résident de longue date, souffrir physiquement de manière insupportable, et capable de formuler, jusqu'au dernier moment, son choix de façon éclairé. Enfin, il doit être atteint d'une affection "grave et incurable", en phase terminale ou "avancée". Une fois le feu vert médical donné, le patient devra attendre un minimum de deux jours avant que l'acte soit accompli. Il devra encore confirmer son choix le jour-même. Le patient devra s'administrer lui-même le produit létal, sauf s'il en est physiquement incapable, auquel cas un soignant peut accomplir l'acte.

14.08.2026 à 15:24

FRANCE24
img
Lire plus (451 mots)

14.08.2026 à 15:23

FRANCE24
img
Epicé, sucré, singulièrement élastique, le "latiao", à l'apparence de longue frite aplatie et rougeâtre, n'est plus seulement un en-cas populaire en Chine; il commence à avoir ses amateurs à l'étranger, malgré sa réputation de malbouffe. Le latiao - littéralement "bande épicée" - ne fait pas partie des spécialités séculaires dont s'enorgueillit la cuisine chinoise. Il a été inventé en 1998 à Pingjiang (centre) comme aliment de secours. Des inondations dévastatrices avaient à l'époque anéanti les récoltes de soja, base de l'alimentation locale. Le latiao est, lui, confectionné en cuisant à haute température et sous haute pression une pâte à base de farine de blé. Il a envahi les supermarchés chinois. Il représente aujourd'hui une industrie de plus de 60 millions de yuans (7,7 millions d'euros). Une usine de Pingjiang (province du Hunan) où s'est rendue l'AFP en produit environ 700 tonnes par jour. Mala Wangzi, l'opérateur, écoule pour l'instant toute la marchandise sur le marché chinois. Mais le latiao est en train de conquérir une clientèle étrangère de plus en plus nombreuse, au moment où la Chine devient tendance sur les réseaux sociaux. "Les latiao sont désormais exportés dans plus de 160 pays à travers le monde, ce qui montre que le marché s'oriente de plus en plus vers l'international", explique à l'AFP Li Manliang, vice-président de Mala Wangzi. Certaines marques se sont implantées en Asie de l'Est et du Sud-Est, où elles enregistrent une forte croissance. Les amateurs américains ou australiens se procurent les latiao dans des boutiques spécialisées ou en ligne, via des plateformes de e-commerce ou le réseau social TikTok. Les exportations de Weilong, entreprise cotée à Hong Kong et premier producteur de latiao en Chine, ont atteint 117 millions de yuans (15 millions d'euros) l'an dernier, presque 50% de plus qu'en 2024. Des vidéos d'influenceurs non Chinois goûtant le latiao recueillent des millions de vues sur TikTok et Instagram. "Si vous supportez les épices, je pense que vous allez aimer", proclame une vidéaste australienne dans une vidéo cumulant 2,6 millions de vues sur TikTok. Mauvaise image? Il traîne l'image d'un aliment mauvais pour la santé et fabriqué dans des conditions peu hygiéniques. "Quand j'étais jeune, mes parents pensaient qu'il contenait trop d'additifs", se souvient Wang Jingfei, une Pékinoise de 22 ans. "Mais avec le développement du secteur et l'apparition de nouvelles marques, on prête une grande attention à la sécurité alimentaire (...) Donc je ne pense pas que ce soit un gros problème d'en manger de temps en temps", ajoute-t-elle. Les fabricants cherchent à se défaire de cette étiquette. Dans l'usine de Mala Wangzi, une employée diffusait en direct sur les réseaux sociaux des images de l'atelier pour en vanter l'hygiène lors de la venue de l'AFP. M. Li assure que son usine s'est alignée sur les normes en vigueur dans l'industrie pharmaceutique. "Nous réduisons l'utilisation d'huile, de sel, de sucre et d'additifs, et nous utilisons plus d'ingrédients naturels bruts", assure-t-il. Hors des usines, l'entreprise sort le grand jeu pour séduire les jeunes. Elle a ouvert des musées éphémères dans le pays, a sponsorisé des événements d'e-sport, des festivals... Et a même organisé plus de 4.000 mariages sur le thème du latiao. "Je trouve que le latiao est assez addictif et aide à se détendre", décrit Yang Xuhao, 24 ans. "Quand je n'ai pas envie d'un vrai repas, je mange juste des latiao à la place. J'aime aussi les grignoter quand je regarde la télé". Mais en Chine comme ailleurs, difficile de savoir si les efforts des industriels suffiront à redorer l'image de cet en-cas. "Je veux avoir un mode de vie plus sain et me remettre en forme, donc j'ai arrêté d'en manger", explique Li Peng, 22 ans, qui avait pris l'habitude d'en grignoter au cours de ses études.
Texte intégral (657 mots)
Epicé, sucré, singulièrement élastique, le "latiao", à l'apparence de longue frite aplatie et rougeâtre, n'est plus seulement un en-cas populaire en Chine; il commence à avoir ses amateurs à l'étranger, malgré sa réputation de malbouffe. Le latiao - littéralement "bande épicée" - ne fait pas partie des spécialités séculaires dont s'enorgueillit la cuisine chinoise. Il a été inventé en 1998 à Pingjiang (centre) comme aliment de secours. Des inondations dévastatrices avaient à l'époque anéanti les récoltes de soja, base de l'alimentation locale. Le latiao est, lui, confectionné en cuisant à haute température et sous haute pression une pâte à base de farine de blé. Il a envahi les supermarchés chinois. Il représente aujourd'hui une industrie de plus de 60 millions de yuans (7,7 millions d'euros). Une usine de Pingjiang (province du Hunan) où s'est rendue l'AFP en produit environ 700 tonnes par jour. Mala Wangzi, l'opérateur, écoule pour l'instant toute la marchandise sur le marché chinois. Mais le latiao est en train de conquérir une clientèle étrangère de plus en plus nombreuse, au moment où la Chine devient tendance sur les réseaux sociaux. "Les latiao sont désormais exportés dans plus de 160 pays à travers le monde, ce qui montre que le marché s'oriente de plus en plus vers l'international", explique à l'AFP Li Manliang, vice-président de Mala Wangzi. Certaines marques se sont implantées en Asie de l'Est et du Sud-Est, où elles enregistrent une forte croissance. Les amateurs américains ou australiens se procurent les latiao dans des boutiques spécialisées ou en ligne, via des plateformes de e-commerce ou le réseau social TikTok. Les exportations de Weilong, entreprise cotée à Hong Kong et premier producteur de latiao en Chine, ont atteint 117 millions de yuans (15 millions d'euros) l'an dernier, presque 50% de plus qu'en 2024. Des vidéos d'influenceurs non Chinois goûtant le latiao recueillent des millions de vues sur TikTok et Instagram. "Si vous supportez les épices, je pense que vous allez aimer", proclame une vidéaste australienne dans une vidéo cumulant 2,6 millions de vues sur TikTok. Mauvaise image? Il traîne l'image d'un aliment mauvais pour la santé et fabriqué dans des conditions peu hygiéniques. "Quand j'étais jeune, mes parents pensaient qu'il contenait trop d'additifs", se souvient Wang Jingfei, une Pékinoise de 22 ans. "Mais avec le développement du secteur et l'apparition de nouvelles marques, on prête une grande attention à la sécurité alimentaire (...) Donc je ne pense pas que ce soit un gros problème d'en manger de temps en temps", ajoute-t-elle. Les fabricants cherchent à se défaire de cette étiquette. Dans l'usine de Mala Wangzi, une employée diffusait en direct sur les réseaux sociaux des images de l'atelier pour en vanter l'hygiène lors de la venue de l'AFP. M. Li assure que son usine s'est alignée sur les normes en vigueur dans l'industrie pharmaceutique. "Nous réduisons l'utilisation d'huile, de sel, de sucre et d'additifs, et nous utilisons plus d'ingrédients naturels bruts", assure-t-il. Hors des usines, l'entreprise sort le grand jeu pour séduire les jeunes. Elle a ouvert des musées éphémères dans le pays, a sponsorisé des événements d'e-sport, des festivals... Et a même organisé plus de 4.000 mariages sur le thème du latiao. "Je trouve que le latiao est assez addictif et aide à se détendre", décrit Yang Xuhao, 24 ans. "Quand je n'ai pas envie d'un vrai repas, je mange juste des latiao à la place. J'aime aussi les grignoter quand je regarde la télé". Mais en Chine comme ailleurs, difficile de savoir si les efforts des industriels suffiront à redorer l'image de cet en-cas. "Je veux avoir un mode de vie plus sain et me remettre en forme, donc j'ai arrêté d'en manger", explique Li Peng, 22 ans, qui avait pris l'habitude d'en grignoter au cours de ses études.
3 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞