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09.04.2026 à 04:23

Mairie, département, métropole: grand chelem annoncé d'Eric Ciotti à Nice

FRANCE24
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Née en 2012 de la fusion entre quatre communautés urbaines, la métropole niçoise compte 51 communes et un demi-million d'habitants, depuis les plages de la Promenade des Anglais jusqu'aux pistes de ski d'Isola 2000. Si, dans de nombreuses agglomérations, l'arrivée d'élus RN a suscité d'intenses tractations pour les écarter des instances dirigeantes intercommunales, l'élection de M. Ciotti semble paradoxalement apaiser l'atmosphère à l'approche du premier conseil métropolitain, qui doit s'ouvrir à 9H00. D'abord parce qu'il n'y aura pas de suspense: sur les 133 conseillers, M. Ciotti compte 49 élus sur sa liste à Nice, huit sur la liste de son allié RN de Cagnes-sur-mer Bryan Masson et entretient une grande proximité avec nombre d'élus des petites communes. Proximité politique dans certains cas, issue de la guerre de tranchées menée contre le clan de l'ancien président Christian Estrosi ; proximité territoriale aussi pour la vallée de la Vésubie, son berceau familial, mais surtout une proximité d'action, beaucoup de ces maires ayant eu souvent affaire à M. Ciotti en tant que président (2008-2017) puis vice-président (depuis 2017) du conseil départemental. L'apaisement vient aussi de la fin des conflits de clans avec la défaite de M. Estrosi et son choix de quitter la vie politique locale. Alors que des élus estrosistes ont déjà rallié la majorité ciottiste au conseil départemental, le camp de l'ancien maire de Nice est bien moins vindicatif. Pierre-Paul Leonelli, l'un des porte-voix estrosistes les plus virulents pendant la campagne, s'est ainsi dit dans un message sur X "prêt à travailler de manière constructive", en souhaitant que la métropole ne devienne pas "un champ de bataille politicien" mais "un véritable espace de collaboration". De quoi susciter les railleries parmi ses anciens opposants, qui se sont plaints pendant des années de n'avoir qu'une à deux minutes pour s'exprimer quand M. Estrosi en prenait 30 pour leur répondre, non sans une certaine condescendance. "Très curieux" "La métropole d'Estrosi ne fonctionnait qu'autour d'Estrosi et que pour la ville de Nice. C'était une direction très centralisée autour des Niçois", résume M. Masson. Comme pour le conseil municipal niçois, le camp Ciotti évoque de possibles modifications du règlement interne pour que l'opposition soit plus respectée. "On est très curieux de voir comment ça va se passer", explique Juliette Chesnel-Le Roux, conseillère PS-PCF-écologistes, rappelant que lors du conseil municipal à Nice, M. Ciotti a bien laissé la parole à l'opposition. Ce que n'a cependant pas fait M. Masson à Cagnes-sur-mer et les rares élus de gauche de la métropole s'inquiètent de la place qui sera réservée au jeune élu RN. Ce dernier a déjà promis d'obliger la métropole à enterrer un projet de ligne de tramway entre Nice et Cagnes-sur-mer, auquel il préfère le développement, moins cher et plus rapide à mettre en place, de lignes de bus à haut niveau de service. Pendant la campagne, M. Ciotti avait seulement promis deux postes de vice-président: Pierre Ippolito, proche du maire de Cannes David Lisnard (ex-LR) et ancien président de l'union patronale UPE 06, à la gouvernance et Jean-Marc Governatori (Ecologie au centre) à l'autonomie alimentaire territoriale. Au-delà des personnes, la nouvelle majorité promet "une gestion des finances publiques plus rationnelle et plus responsable", comme l'explique Bertrand Casiglia, maire de Tourette-Levens et ancien collaborateur de M. Ciotti. Les détracteurs de M. Estrosi n'ont par exemple pas digéré le centre de congrès en préfabriqués installé à la hâte l'an dernier sur le port de Nice pour le sommet de l'ONU sur l'océan, avec une facture de 20 millions d'euros passée du jour au lendemain du budget de la ville à celui de la métropole.

09.04.2026 à 04:21

Free parties: les députés vont-ils siffler la fin de la fête ?

FRANCE24
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La proposition de loi de la députée Horizons Laetitia Saint-Paul doit être étudiée en première lecture à l'Assemblée nationale en milieu de journée, dans le cadre de la journée réservée à son groupe. Les free parties (fêtes libres), rassemblements techno qui prônent un accès gratuit ou sur donation libre, se tiennent souvent sur plusieurs jours dans des champs ou des lieux abandonnés, et se caractérisent par leur illégalité. Contrairement aux rave parties, qui désignent elles désormais plutôt des fêtes déclarées, avec billetterie. Si nombre de free parties se déroulent sans incident, des nuisances (sonores, terrains dégradés...) et dérapages (excès de drogues) sont reprochés à ces fêtes, qui mobilisent aussi secours et forces de l'ordre. En 2025, dans l'Aude, l'une d'elle avait provoqué des affrontements entre agriculteurs et teufeurs - le nom donné aux participants. Au moment de l'adoption du texte en commission, la rapporteure Laetitia Saint-Paul a soutenu qu'il ne s'agissait pas d'"un manifeste antifête". "Il s'agit simplement de rappeler que la liberté de se réunir ne peut s'exercer au détriment de la sécurité des personnes, du respect des biens et de la tranquillité des territoires", a-t-elle argumenté. Le texte prévoit une peine de six mois de prison et 5.000 euros d'amende pour sanctionner "le fait de contribuer de manière directe ou indirecte à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement" d'une free party non déclarée ou interdite. Une définition large nécessaire face à la difficulté d'identifier les organisateurs, selon Mme Saint-Paul. Mais qui constitue une "porte ouverte à une criminalisation du moindre bénévole", lui a rétorqué Andy Kerbrat (LFI). Une concession a été faite par la rapporteure: les personnes "intervenant exclusivement dans le cadre des actions de réduction des risques" ne pourront être considérées comme contribuant à l'organisation. En plus de la confiscation obligatoire du matériel saisi, le texte prévoit aussi une amende de 1.500 euros pour les participants (jusqu'à 3.000 euros en cas de récidive). Actuellement, les organisateurs s'exposent à une contravention de 1.500 euros, et il n'existe pas d'infraction spécifique sanctionnant la participation à ces rassemblements. "Autoritarisme" "Une politique qui criminalise et réprime aussi violemment la fête libre, ce n'est pas de la sécurité, c'est de l'autoritarisme", ont déploré dans Télérama les signataires d'une tribune, dont l'association Technopol (pour la défense des musiques électroniques). "Pousser la fête encore davantage dans la clandestinité aggrave exactement ce que l'on prétend combattre", font-ils valoir. "Les associations de réduction des risques perdent l'accès au terrain. Les participants n'appellent plus les secours. Les organisateurs ne peuvent plus coopérer avec les autorités." Or ces rassemblements sont "pacifiques, festifs", avec pour "valeurs fondatrices" l'"autogestion" et la "bienveillance". La question du nombre de participants à partir duquel une free party est considérée illégale inquiète aussi beaucoup le milieu. Le texte abaisse à 250 participants le seuil au-dessus duquel une déclaration en préfecture de ces événements doit être faite (contre 500 actuellement). Or ils rassemblent en moyenne 300 personnes, selon Laetitia Saint-Paul. Le gouvernement a engagé une procédure accélérée sur le texte, mais a aussi prévu des mesures dans son projet de loi Ripost, qui doit être examiné au Sénat en mai. Le projet de loi gouvernemental va même plus loin, avec une peine prévue de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende pour l'organisation de ces événements. Un délit de participation serait aussi créé avec possibilité d'une amende de 300 euros, cette fois moins élevée que le texte Horizons. Jeudi, les députés de gauche tenteront de s'opposer à la proposition de loi. Mais ils ne pèseront vraisemblablement pas assez face à la droite, le centre et le Rassemblement national. Les députés d'extrême droite tenteront d'alourdir encore les sanctions par voie d'amendement. Il est difficile d'évaluer le nombre annuel de free parties, par essence hors radar: entre quelques centaines selon la gendarmerie et quelques milliers selon les associations.

09.04.2026 à 04:19

Le Pentagone conserve son droit de bannir Anthropic, avant une audience en mai

FRANCE24
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Mais les juges fédéraux ont reconnu que cette affaire sensible, mêlant des enjeux militaires, éthiques et économiques considérables, méritait une procédure accélérée, convoquant les deux parties à plaider dès le 19 mai. "Nous sommes reconnaissants que la cour ait reconnu la nécessité de résoudre rapidement ces questions", a déclaré Anthropic. De son côté, le gouvernement américain a salué la décision de mercredi comme une "victoire retentissante", par la voix du numéro 2 du ministère de la Justice, Todd Blanche. Les décisions éthiques "appartiennent au commandant en chef" et non "pas à une entreprise technologique", a-t-il écrit sur X, ajoutant que l'"armée a besoin d'un accès total aux modèles d'Anthropic si sa technologie est intégrée dans nos systèmes sensibles". La décision, consultée par l'AFP, maintient en vigueur une mesure qui vise à contraindre les sous-traitants du Pentagone à certifier qu'ils n'utilisent pas les technologies d'Anthropic, créateur du chatbot Claude. Cette mesure, qui a désigné Anthropic comme un "risque pour la chaîne d'approvisionnement" du Pentagone, avait été annoncée le 27 février en réponse au refus de l'entreprise de voir ses outils d'intelligence artificielle utilisés pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes. Jusqu'ici, seules des entreprises non-américaines avaient été visées par cette désignation, synonyme de ruptures de contrats publics en cascade. Informations classifiées L'effectivité de cette sanction, qui relève du code des achats publics fédéraux, fait toutefois débat, certains juristes estimant que les textes réglementaires nécessaires à sa mise en oeuvre font encore défaut. Le 26 mars, dans un recours parallèle, Anthropic avait obtenu une première victoire contre une sanction similaire, prise cette fois sous l'autorité du code militaire. Dans ce volet, une juge de San Francisco a suspendu la directive du ministre de la Défense Pete Hegseth qui avait désigné Anthropic comme un "risque" pour les opérations classifiées du Pentagone. La juge californienne, estimant que ces sanctions ont probablement violé la liberté d'expression d'Anthropic, a aussi suspendu une directive de Donald Trump qui ordonnait à toutes les agences fédérales de cesser d'utiliser leurs technologies. Dans la foulée, la plateforme d'accès à l'IA des agences fédérales, USAi.gov, a rebranché le 3 avril l'accès aux modèles d'Anthropic, selon une source proche de l'entreprise. Le Pentagone a informé Anthropic qu'il continuait d'utiliser ses modèles, les seuls autorisés à ce jour pour les informations classifiées de l'armée américaine, jusqu'au 3 septembre 2026 au plus tard, selon cette source. Au moment où Anthropic se voyait désigné comme un risque pour la sécurité nationale, OpenAI avait annoncé avoir signé un contrat avec le Pentagone pour prendre le relais de son rival, assurant avoir obtenu les garanties éthiques suffisantes sur la surveillance de masse et les armes autonomes. Le gouvernement a fait appel de cette décision californienne, mais l'audience n'aura pas lieu avant juin, au plus tôt. Bénéfice? Dans leur décision mercredi, les juges de Washington ont estimé que la balance des intérêts penchait en faveur du gouvernement: si Anthropic subit "vraisemblablement un préjudice irréparable", celui-ci est "principalement financier", tandis que l'enjeu pour le gouvernement touche à la sécurité des opérations du Pentagone "dans le cadre d'un conflit militaire actif". Tout en admettant les contrats perdus par Anthropic, la cour suggère que l'entreprise a aussi pu en retirer un bénéfice. Les juges citent des déclarations de Dario Amodei, le patron d'Anthropic, à ses employés - "le grand public et les médias nous voient comme les héros (nous sommes numéros 2 dans l'App Store !) -, et un article du média Digiday estimant que l'opposition d'Anthropic au Pentagone "pourrait s'avérer être le meilleur investissement marketing de la Silicon Valley depuis des années". Lundi, Anthropic a annoncé une croissance "exponentielle" de ses revenus, multipliés par trois en un trimestre, revendiquant 30 milliards de dollars de revenus annualisés, pour la première fois au-dessus des performances affichées par OpenAI.
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