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24.06.2026 à 05:58

FRANCE24
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24.06.2026 à 05:58

Jean-Luc MOUNIER
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La Colombie s'est imposée face à la RD Congo (1-0), mercredi, à l'Estadio Akron de Guadalajara. Les Cafeteros ont longtemps buté sur un grand Mpasi avant de finalement trouver la faille grâce à Munoz. Ils rallient les 16es de finale, tandis que les Léopards joueront la qualification sur leur dernier match.
La Colombie s'est imposée face à la RD Congo (1-0), mercredi, à l'Estadio Akron de Guadalajara. Les Cafeteros ont longtemps buté sur un grand Mpasi avant de finalement trouver la faille grâce à Munoz. Ils rallient les 16es de finale, tandis que les Léopards joueront la qualification sur leur dernier match.

24.06.2026 à 05:03

FRANCE24
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Que des Chinois célèbrent la victoire de la sélection du Japon contre la Tunisie au premier tour du Mondial n'a rien d'une évidence. Entre Chine et Japon, le risque de l'animosité n'est jamais bien loin. L'histoire des relations entre les deux puissances asiatiques est faite de rivalité et de confrontation et les rapports diplomatiques sont à nouveau tendus depuis plusieurs mois. Ces tensions n'empêchent pas la persistance de forts liens économiques, culturels et humains. Pour les dizaines de fans chinois réunis au bar "Cages" ("Les Cages"), l'engouement pour le onze japonais dont ils arborent le maillot bleu est une affaire personnelle totalement déconnectée de la politique. "Pour notre génération, celle née dans les années 90, la plupart d'entre nous avons grandi en regardant énormément d'animés japonais, notamment +Captain Tsubasa+", série sur le football, aussi connue en France sous le nom "Olive et Tom", explique Fan, principal organisateur du groupe. "Et ce qui est encore plus important, c'est que nous faisons tous les deux (Chine et Japon) partie de l'Asie, et on peut dire que c'est le Japon qui incarne maintenant la fierté et la gloire du football asiatique", ajoute Fan, qui se contente de divulguer son prénom. Sauts de joie La Chine ne s'est plus qualifiée pour la Coupe du monde depuis 2002, sa seule participation. Elle occupe la 91ème place du classement mondial de la Fifa, alors que le Japon, meilleure équipe asiatique, est 16ème et en est en Amérique à sa huitième phase finale consécutive. Le Japon a créé un écosystème footballistique moderne favorisant la formation des jeunes et la culture des supporters, à l'instar des pays européens, dit Fu Jinyu, auteur d'un livre sur le foot japonais, sa passion de longue date. Au contraire, "les Chinois peinent à développer leur football, ils n'ont toujours pas trouvé la voie à suivre", assène-t-il. Le football chinois "s'est progressivement replié sur lui-même et n'est plus aussi ouvert qu'avant, tout simplement", tranche Jasper Sun, un membre du groupe de Fan. Au coup de sifflet final de Japon-Tunisie, le groupe du bar Cages a déployé un immense drapeau du "Pays du soleil levant" devant l'établissement, pris des photos, sauté de bonheur et crié à s'en casser la voix. Fan et Sun minimisent les marques d'hostilité de la part d'autres Chinois. "Des gens comme ça, il y en a toujours, forcément. Mais je ne prête pas vraiment attention à ce genre de choses, personnellement", déclare Fan. "Pont d'amitié" Sun comprend que cela puisse être une préoccupation ailleurs en Chine. Mais Shanghai est "relativement ouverte d'esprit". En ligne cependant, l'image est autre. Aki Yang, Chinoise de 30 ans, vit en Thaïlande et gère depuis des années une page de fans de l'équipe du Japon sur les réseaux sociaux chinois. "Certains internautes disent des choses du genre: +Quelle sorte de traître ou de larbin es-tu ? Tu n'es qu'une vendue+", rapporte-t-elle. Mais elle a "fini par s'habituer". Une publication récente sur Xiaohongshu, plateforme similaire à Instagram, dispensait des conseils sur la manière de dissimuler le drapeau sur le maillot japonais pour "éviter d'être montré du doigt". "Il y a toujours une pression mentale" quand on porte la tunique japonaise en public, disait l'auteur de la publication. "Mets un casque quand tu sors", recommandait un autre internaute. Les crispations entre Pékin et Tokyo sont avivées depuis que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a suggéré en 2025 que son pays pourrait intervenir militairement si la Chine attaquait Taïwan. "Je trouve qu'il est encore plus nécessaire en ce moment que des gens comme nous se mobilisent", croit Fan, du groupe de supporters de Shanghai. "Mon idéal ultime, mon plus grand rêve, c'est de contribuer à bâtir un pont d'amitié entre nos deux pays".
Texte intégral (652 mots)
Que des Chinois célèbrent la victoire de la sélection du Japon contre la Tunisie au premier tour du Mondial n'a rien d'une évidence. Entre Chine et Japon, le risque de l'animosité n'est jamais bien loin. L'histoire des relations entre les deux puissances asiatiques est faite de rivalité et de confrontation et les rapports diplomatiques sont à nouveau tendus depuis plusieurs mois. Ces tensions n'empêchent pas la persistance de forts liens économiques, culturels et humains. Pour les dizaines de fans chinois réunis au bar "Cages" ("Les Cages"), l'engouement pour le onze japonais dont ils arborent le maillot bleu est une affaire personnelle totalement déconnectée de la politique. "Pour notre génération, celle née dans les années 90, la plupart d'entre nous avons grandi en regardant énormément d'animés japonais, notamment +Captain Tsubasa+", série sur le football, aussi connue en France sous le nom "Olive et Tom", explique Fan, principal organisateur du groupe. "Et ce qui est encore plus important, c'est que nous faisons tous les deux (Chine et Japon) partie de l'Asie, et on peut dire que c'est le Japon qui incarne maintenant la fierté et la gloire du football asiatique", ajoute Fan, qui se contente de divulguer son prénom. Sauts de joie La Chine ne s'est plus qualifiée pour la Coupe du monde depuis 2002, sa seule participation. Elle occupe la 91ème place du classement mondial de la Fifa, alors que le Japon, meilleure équipe asiatique, est 16ème et en est en Amérique à sa huitième phase finale consécutive. Le Japon a créé un écosystème footballistique moderne favorisant la formation des jeunes et la culture des supporters, à l'instar des pays européens, dit Fu Jinyu, auteur d'un livre sur le foot japonais, sa passion de longue date. Au contraire, "les Chinois peinent à développer leur football, ils n'ont toujours pas trouvé la voie à suivre", assène-t-il. Le football chinois "s'est progressivement replié sur lui-même et n'est plus aussi ouvert qu'avant, tout simplement", tranche Jasper Sun, un membre du groupe de Fan. Au coup de sifflet final de Japon-Tunisie, le groupe du bar Cages a déployé un immense drapeau du "Pays du soleil levant" devant l'établissement, pris des photos, sauté de bonheur et crié à s'en casser la voix. Fan et Sun minimisent les marques d'hostilité de la part d'autres Chinois. "Des gens comme ça, il y en a toujours, forcément. Mais je ne prête pas vraiment attention à ce genre de choses, personnellement", déclare Fan. "Pont d'amitié" Sun comprend que cela puisse être une préoccupation ailleurs en Chine. Mais Shanghai est "relativement ouverte d'esprit". En ligne cependant, l'image est autre. Aki Yang, Chinoise de 30 ans, vit en Thaïlande et gère depuis des années une page de fans de l'équipe du Japon sur les réseaux sociaux chinois. "Certains internautes disent des choses du genre: +Quelle sorte de traître ou de larbin es-tu ? Tu n'es qu'une vendue+", rapporte-t-elle. Mais elle a "fini par s'habituer". Une publication récente sur Xiaohongshu, plateforme similaire à Instagram, dispensait des conseils sur la manière de dissimuler le drapeau sur le maillot japonais pour "éviter d'être montré du doigt". "Il y a toujours une pression mentale" quand on porte la tunique japonaise en public, disait l'auteur de la publication. "Mets un casque quand tu sors", recommandait un autre internaute. Les crispations entre Pékin et Tokyo sont avivées depuis que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a suggéré en 2025 que son pays pourrait intervenir militairement si la Chine attaquait Taïwan. "Je trouve qu'il est encore plus nécessaire en ce moment que des gens comme nous se mobilisent", croit Fan, du groupe de supporters de Shanghai. "Mon idéal ultime, mon plus grand rêve, c'est de contribuer à bâtir un pont d'amitié entre nos deux pays".
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