Lors de son passage dans la capitale polonaise, M. Bardella a rencontré Krzysztof Bosak, un des leaders de Konfederacja (Confédération), une coalition hétéroclite de mouvements nationalistes, anti-européens, anti-ukrainiens, libertariens et radicaux anti-système.
Le leader français d'extrême droite doit également s'entretenir, à huis clos, avec le président nationaliste Karol Nawrocki, allié du parti Droit et Justice (PiS, opposition).
"La France et la Pologne vont approfondir leur coopération en matière militaire" notamment "à l'heure du désengagement américain" en Europe, a déclaré à la presse M. Bardella, rappelant la signature l'an dernier d'un traité renforçant la coopération de défense entre les deux pays.
"Les nations européennes doivent prendre en main leur destin et notamment leur autonomie, leur indépendance, leur liberté et la France a un rôle et un nouveau leadership à assumer sur la scène européenne", a-t-il affirmé.
Si Jordan Bardella fait partie des favoris pour la présidentielle française du printemps 2027, en Pologne PiS et Konfederacja pourraient s'allier pour gagner le pouvoir à l'issue des législatives de l'automne 2027.
La visite en Pologne de M. Bardella est également centrée sur la lutte contre l'immigration.
"C'est un geste de solidarité à l'égard d'un pays ami, d'une grande puissance européenne avec qui la France a vocation à travailler deux mains si nous remportons les élections dans quelques mois", a déclaré à la presse M. Bardella.
Jeudi dans la matinée, M. Bardella a également déposé une gerbe devant le monument aux héros du ghetto de Varsovie et devant la tombe du soldat inconnu.
Dans le cadre de sa tournée européenne, M. Bardella s'est déjà rendu au Portugal, en Italie, et en Belgique.