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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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11.02.2026 à 08:27

Lithium: l'Etat va investir 50 millions d'euros dans la mine d'Imerys dans l'Allier

FRANCE24
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La finalisation de cette transaction "est prévue dans les prochains mois", précise l'entreprise. L'investissement doit permettre "la finalisation de l'étude de faisabilité définitive", prévue début 2027 et requise "avant toute décision finale d'investissement" dans le futur site de production. Imerys, qui prévoit l'entrée en fonction de cette mine en 2030, précise prévoir de "collaborer étroitement" avec l'Etat "dans le cadre de ce partenariat stratégique". Cité dans le communiqué d'Imerys, le ministre de l'Economie Roland Lescure a dit se réjouir "de cette prise de participation qui contribue concrètement à la sécurisation des approvisionnements en minerais et métaux critiques". "Ce projet illustre notre volonté de couvrir une partie de nos besoins au niveau national: une mine exemplaire, une mine du XXIᵉ siècle, répondant aux meilleurs standards environnementaux et sociaux, que nous souhaitons encourager partout dans le monde", a précisé Bercy à l'AFP mercredi. Le gisement de lithium de Beauvoir dans l'Allier est présenté par Imerys comme l'un des "cinq premiers" en roche dure à l'échelle mondiale, ce qui exclut les gisements issus de saumure. Il doit pouvoir, selon l'entreprise, "alimenter en lithium environ 700.000 véhicules électriques par an, tout en minimisant son empreinte environnementale". Interrogé lors d'un point téléphonique avec les agences de presse, le directeur général Alessandro Dazza a indiqué être "a priori" toujours en recherche d'autres partenaires financiers pour l'exploitation, même si ce sera "à décider avec notre partenaire actuel". "On a toujours dit qu'on ne peut pas faire tout seul", a rappelé le dirigeant. Il a précisé qu'être majoritaire dans cette exploitation n'était pour Imerys "pas une condition nécessaire". "On a l'expertise et on fait (ce genre d'activité) tous les jours dans le monde, donc nous espérons être la société qui gère le projet", a dit M. Dazza. L'entreprise, qui publie ses résultats financiers annuels le 19 février après Bourse, avait annoncé fin octobre un plan pour réduire ses coûts et améliorer ses performances afin de redresser sa rentabilité, dans un contexte de ralentissement de l'activité constaté sur ses principaux marchés au deuxième trimestre. Elle a réalisé en 2024 3,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires et emploie 12.400 personnes dans 40 pays.

11.02.2026 à 08:23

Face à la dénatalité, un rapport prône une "révolution" de la politique familiale

FRANCE24
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"J'appelle à une révolution de la politique familiale" pour "permettre aux Français de réaliser leur désir d'enfant", explique à l'AFP le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus. Il signe ce rapport publié mercredi, à l'issue d'une mission parlementaire sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité, observée en France depuis une quinzaine d'années. En 2025, 644.000 bébés ont vu le jour, soit 2,3% de moins qu'en 2024 et surtout 24% de moins qu'en 2010, selon l'Insee. Il s'agit du plus faible nombre depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Deux ans après l'appel controversé d'Emmanuel Macron au "réarmement démographique", cette mission d'information constate que le désir d'enfant reste "élevé en France" mais que "sa réalisation est de plus en plus entravée par les obstacles économiques, professionnels et symboliques". Une nouvelle politique familiale, "fondée sur les principes de liberté, d'universalité, de lisibilité et de stabilité", doit ainsi répondre à ce "désir d'enfant empêché", décrit le rapport, consulté par l'AFP. Celle-ci serait pilotée par un ministère dédié, rattaché au Premier ministre. 250 euros mensuels Mesure phare proposée: la création d'un "versement familial unique" de 250 euros par enfant et par mois, attribué sans conditions de ressources, dès le premier enfant, jusqu'à ses 20 ans. Cette prestation fusionnerait une dizaine d'aides existantes, pour un surcoût d'environ 5 à 10 milliards d'euros, selon le rapporteur. D'autres propositions visent à soutenir financièrement les familles (possibilité pour les entreprises de verser une prime de naissance défiscalisée, relever le plafond des avantages fiscaux des foyers avec enfants) ou à les aider à se loger (création d'un prêt à taux zéro pour l'acquisition d'un logement lors d'une naissance, permettre une meilleure rotation du logement social). Des mesures veulent améliorer les conditions d'accueil d'un enfant et aider à la conciliation entre vie professionnelle et personnelle: création d'un "congé parental unifié" rémunérés douze mois proportionnellement au salaire, ouverture du congé proche aidant aux grands-parents pour qu'ils puissent ponctuellement garder leurs petits-enfants ou encore accorder aux parents et grands-parents des autorisations d'absence pour participer aux moments clés de la scolarité (environ quatre demi-journées par an). "Au-delà de l'Etat, la société entière doit s'adapter, les entreprises et la famille au sens large ont aussi un rôle à jouer", estime Jérémie Patrier-Leitus. Espaces enfants Son rapport recommande également de rendre obligatoire l'aménagement d'espaces adaptés aux enfants dans les trains, quelques semaines après le tollé suscité par la SNCF et sa nouvelle classe affaires Optimum "sans enfants", perçue comme une nouvelle démonstration de la tendance "no-kids". "On ne peut pas d'un côté s'alarmer du fait qu'en France on ne fait plus d'enfants et de l'autre ne plus les tolérer", pointe la députée Liot Constance de Pélichy, qui a présidé la mission d'information et déposé une proposition de loi visant à interdire de tels espaces excluant les plus jeunes. Elle a également émis une série de recommandations complémentaires, parfois proches de celles du rapporteur. Que deviendront les propositions du rapport ? Certaines "peuvent se mettre en place d'ici 2027", mais d'autres ont leur place "dans un projet présidentiel", estime le rapporteur Jérémie Patrier-Leitus, qui espère les voir portées par Edouard Philippe. Face à la chute de la natalité, l'Union nationale des associations familiales (Unaf) a appelé en janvier le gouvernement à réinvestir dans la politique familiale. Si le sujet préoccupe tout l'échiquier politique pour différentes raisons, il n'est pas certain que les partis s'en emparent. Cela reste "un terrain assez miné", estimait récemment auprès de l'AFP Didier Breton, professeur de démographie à l'université de Strasbourg. La démographie reste un phénomène complexe, devant être pris en compte dans l'ensemble des politiques publiques, sur un temps relativement long.

11.02.2026 à 08:09

L'amour au travail: très répandu mais pas sans risques

FRANCE24
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Aux Etats-Unis, "un salarié sur deux aurait déjà eu des rapports sexuels avec un collègue", selon une étude publiée en mai 2024 dans le magazine Business Insider et rapportée dans l'ouvrage "L'entreprise après #MeToo ? Entre romances et violences, que peut le management" (Editions ems). "Pour 17% d'entre eux, ces rapports auraient même été réguliers. En France, près d'un salarié sur trois aurait eu une relation sentimentale ou sexuelle avec un ou une collègue et un salarié sur dix a rencontré son conjoint ou sa conjointe sur son lieu de travail, selon une enquête publiée en 2012", détaille Christine Noël-Lemaitre, chercheuse et une des co-autrices de l'ouvrage. Mais parfois, une histoire d'amour entre collègues peut aller jusqu'au contentieux. M. I. était contrôleur de gestion junior lorsqu'il a été recruté par le groupe de luxe français Chanel, avant de gravir les échelons et devenir "auditeur interne senior" pour trois régions. Jusqu'au jour où il a été licencié "pour une cause réelle et sérieuse par lettre du 18 décembre 2018", selon le résumé fait par la justice. L'entreprise de haute couture reprochait à son salarié un "défaut de loyauté": il n'avait pas informé son employeur de sa relation avec Mme T., sa compagne et ancienne collègue indirecte, contrairement aux dispositions prévues dans son contrat de travail et dans la "charte éthique" qu'il avait signée. Poussées par leurs partenaires américaines, de nombreuses entreprises françaises ont lancé il y a une quinzaine d'années des "chartes éthiques", qui "n'ont pas une valeur juridique" mais tentent de "formaliser les relations" et "servir à la gestion des risques" en entreprise, rappelle Christine Noël-Lemaitre. En vain. Contrairement aux juridictions précédentes, la Cour de cassation a estimé, elle, que "le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de sa vie privée". Et "l'employeur ne peut, sans violation de cette liberté fondamentale, obliger ses salariés à lui communiquer des informations sur leur situation familiale", poursuit l'arrêt de la Cour rendu en décembre. Le "droit d'aimer" Reste que "l'existence d'un couple ou d'une relation va avoir un impact sur la manière dont on va gérer la cohésion d'une équipe", estime Mme Noël-Lemaitre, et parfois créer des remous. "On pourrait écrire un livre": Claire, 36 ans, n'oublie pas le week-end de séminaires ou plutôt de fêtes à outrance organisées par son entreprise en Côte d'Azur, il y a deux ans, et les innombrables tromperies d'un soir ou plus. "On a retrouvé un string dans les toilettes, un autre dans le jardin" et "le directeur a eu une liaison avec la directrice du juridique", se souvient la trentenaire. Sauf que cette relation extra-conjugale "a totalement pourri l'ambiance au travail. Les uns et les autres étaient épiés, certains étaient sanctionnés, virés... en fait le directeur demandait à sa maîtresse de sanctionner des salariés", confie-t-elle. L'affaire se soldera à l'amiable, à bas bruit, les deux cadres acceptant de signer une rupture conventionnelle proposée par la direction, résume-t-elle. Odile (prénom d'emprunt), agent hospitalier de 53 ans, a vécu un enfer il y a une dizaine d'année: "J'étais directrice d'une équipe à l'hôpital lorsqu'une collègue a fait venir son compagnon dans notre service". "Si on n'était pas avec eux, on était contre eux. A chaque fois que j'émettais une remarque sur le travail de l'un, l'autre le défendait" jusqu'au jour où le duo se retourne contre elle et "l'accuse de détournements", se souvient encore émue Odile. Sollicitée, "ma direction estimait que je faisais des vagues, que j'avais tort et qu'il fallait avant tout que le service tourne", analyse Odile, qui a "préféré partir". L'employeur doit-il alors codifier ou interdire les relations ? "Je crois que ça ne sert à rien parce qu'au fond, on a le droit d'être amoureux de qui on veut."
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