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23.06.2026 à 01:52

FRANCE24
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Le Sénégal joue gros face à la Norvège après son revers contre la France. Cette rencontre cruciale intervient sur fond de turbulences extra-sportives révélées par Sport News Africa. Malgré ce contexte, l'espoir reste intact chez les supporters des Lions de la Teranga à Dakar.
Le Sénégal joue gros face à la Norvège après son revers contre la France. Cette rencontre cruciale intervient sur fond de turbulences extra-sportives révélées par Sport News Africa. Malgré ce contexte, l'espoir reste intact chez les supporters des Lions de la Teranga à Dakar.

23.06.2026 à 01:29

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En cas d'adoption, autour de 17H30, le chemin vers cette "autonomie au sein de la République" resterait incertain, car il faudra s'accorder avec le Sénat, puis convaincre les trois cinquièmes des parlementaires réunis en Congrès. Pour passer la première haie, le gouvernement compte sur des voix de l'ancienne majorité macroniste (Renaissance-MoDem-Horizons), partagée sur le fond, des voix écologistes, PS et a minima l'abstention de LFI. A contrario, les Républicains pourraient se diviser entre contre et abstention, et le RN, s'il décidera officiellement mardi, est bien parti pour voter contre avec son allié l'UDR (ciottistes). Patron des députés Renaissance, Gabriel Attal votera, lui, "pour", et son groupe adoptera "majoritairement" la même position, a-t-il déclaré lundi à Corse-Matin, estimant qu'il "est plus que temps d'agir pour la Corse. "Intérêts propres" Initié en 2022 sur demande d'Emmanuel Macron, pour mettre un terme aux violences provoquées par la mort en prison du militant indépendantiste Yvan Colonna, le texte initial est le fruit de négociations entre le gouvernement et des élus corses. Mais pour François-Xavier Ceccoli (Haute-Corse, LR), c'est "une faiblesse de l'Etat" qui est illustrée par ce texte "dangereux". Au cœur des débats : le pouvoir de dérogation qui serait accordé à la Corse. Outre la possibilité d'adapter les lois et règlements nationaux aux spécificités de l'île, la collectivité de Corse pourrait dans l'autre sens émettre ses propres textes, y compris législatifs, avec in fine un contrôle du Conseil constitutionnel ou du Conseil d'Etat. Une autonomie inédite en métropole, accordée au nom des "intérêts propres" à la Corse, une "île-montagne" où les règlementations parfois s'empilent, comme l'a rappelé le rapporteur Florent Boudié (Renaissance). Mais le texte invoque aussi "sa communauté insulaire, historique, linguistique, culturelle, ayant développé un lien singulier à la terre corse". Une rédaction inacceptable pour certains constitutionnalistes, dont Benjamin Morel qui y voit une porte ouverte au "communautarisme dans la Constitution". M. Ceccoli a soulevé à plusieurs reprises le risque de "pressions" accrues en Corse du crime organisé sur les élus locaux et leurs futures compétences législatives. Et d'autres parlementaires s'inquiètent eux de voir le texte susciter des velléités autonomistes ailleurs en métropole (Alsace, Bretagne, Pays basque) ou dans les outremer. Post-présidentielle ? Dans quelles compétences s'exercerait l'autonomie ? Le gouvernement cite en exemple "l'aménagement du territoire, le tourisme ou le développement économique" de la Corse, mais le périmètre est renvoyé à une future loi organique, au calendrier et au contenu encore inconnus. Dans l'hémicycle, les députés se sont tout de même déjà accordés pour exclure fermement les compétences régaliennes (sécurité, défense, justice, etc.). Au grand dam des Insoumis, ils n'ont toutefois érigé la non-régression environnementale et sociale qu'au rang des possibilités que pourra imposer la future loi organique, et non en obligation. "Il y a encore des discussions, entre pour et abstention", soulignait lundi Ugo Bernalicis (LFI), dont un amendement est venu assurer que les textes produits par la Corse devraient respecter "l'égalité de tous" les citoyens vivant sur l'île. Une position "exactement inverse" à celle du Rassemblement national a fait savoir le parti, déjà opposé au texte initial. Le groupe de Marine Le Pen a proposé sans succès un renversement de logique, avec des dérogations sans transfert de compétences législatives, mais surtout de consacrer une "priorité régionale" corse dans l'emploi ou le logement. Paul-André Colombani (Liot, Corse-du-Sud), relativement confiant dans une adoption mardi, ne se fait toutefois pas d'illusions sur la réception du texte à partir de l'automne au Sénat, dominé par la droite et le centre, où il pourrait "souffrir". Si la chambre haute le modifiait ou le rejetait, l'hypothèse de son adoption au Congrès avant la fin du quinquennat serait sensiblement affaiblie. Sans compter la loi organique complémentaire que peu de parlementaires s'attendent à voir avant 2027. "Si l'Assemblée dit oui mardi ce n'est pas rien", souligne toutefois Marc Pena (PS) qui espère convaincre une majorité de son groupe de voter pour, et poser ainsi des "jalons fondamentaux" pour l'avenir.
Texte intégral (716 mots)
En cas d'adoption, autour de 17H30, le chemin vers cette "autonomie au sein de la République" resterait incertain, car il faudra s'accorder avec le Sénat, puis convaincre les trois cinquièmes des parlementaires réunis en Congrès. Pour passer la première haie, le gouvernement compte sur des voix de l'ancienne majorité macroniste (Renaissance-MoDem-Horizons), partagée sur le fond, des voix écologistes, PS et a minima l'abstention de LFI. A contrario, les Républicains pourraient se diviser entre contre et abstention, et le RN, s'il décidera officiellement mardi, est bien parti pour voter contre avec son allié l'UDR (ciottistes). Patron des députés Renaissance, Gabriel Attal votera, lui, "pour", et son groupe adoptera "majoritairement" la même position, a-t-il déclaré lundi à Corse-Matin, estimant qu'il "est plus que temps d'agir pour la Corse. "Intérêts propres" Initié en 2022 sur demande d'Emmanuel Macron, pour mettre un terme aux violences provoquées par la mort en prison du militant indépendantiste Yvan Colonna, le texte initial est le fruit de négociations entre le gouvernement et des élus corses. Mais pour François-Xavier Ceccoli (Haute-Corse, LR), c'est "une faiblesse de l'Etat" qui est illustrée par ce texte "dangereux". Au cœur des débats : le pouvoir de dérogation qui serait accordé à la Corse. Outre la possibilité d'adapter les lois et règlements nationaux aux spécificités de l'île, la collectivité de Corse pourrait dans l'autre sens émettre ses propres textes, y compris législatifs, avec in fine un contrôle du Conseil constitutionnel ou du Conseil d'Etat. Une autonomie inédite en métropole, accordée au nom des "intérêts propres" à la Corse, une "île-montagne" où les règlementations parfois s'empilent, comme l'a rappelé le rapporteur Florent Boudié (Renaissance). Mais le texte invoque aussi "sa communauté insulaire, historique, linguistique, culturelle, ayant développé un lien singulier à la terre corse". Une rédaction inacceptable pour certains constitutionnalistes, dont Benjamin Morel qui y voit une porte ouverte au "communautarisme dans la Constitution". M. Ceccoli a soulevé à plusieurs reprises le risque de "pressions" accrues en Corse du crime organisé sur les élus locaux et leurs futures compétences législatives. Et d'autres parlementaires s'inquiètent eux de voir le texte susciter des velléités autonomistes ailleurs en métropole (Alsace, Bretagne, Pays basque) ou dans les outremer. Post-présidentielle ? Dans quelles compétences s'exercerait l'autonomie ? Le gouvernement cite en exemple "l'aménagement du territoire, le tourisme ou le développement économique" de la Corse, mais le périmètre est renvoyé à une future loi organique, au calendrier et au contenu encore inconnus. Dans l'hémicycle, les députés se sont tout de même déjà accordés pour exclure fermement les compétences régaliennes (sécurité, défense, justice, etc.). Au grand dam des Insoumis, ils n'ont toutefois érigé la non-régression environnementale et sociale qu'au rang des possibilités que pourra imposer la future loi organique, et non en obligation. "Il y a encore des discussions, entre pour et abstention", soulignait lundi Ugo Bernalicis (LFI), dont un amendement est venu assurer que les textes produits par la Corse devraient respecter "l'égalité de tous" les citoyens vivant sur l'île. Une position "exactement inverse" à celle du Rassemblement national a fait savoir le parti, déjà opposé au texte initial. Le groupe de Marine Le Pen a proposé sans succès un renversement de logique, avec des dérogations sans transfert de compétences législatives, mais surtout de consacrer une "priorité régionale" corse dans l'emploi ou le logement. Paul-André Colombani (Liot, Corse-du-Sud), relativement confiant dans une adoption mardi, ne se fait toutefois pas d'illusions sur la réception du texte à partir de l'automne au Sénat, dominé par la droite et le centre, où il pourrait "souffrir". Si la chambre haute le modifiait ou le rejetait, l'hypothèse de son adoption au Congrès avant la fin du quinquennat serait sensiblement affaiblie. Sans compter la loi organique complémentaire que peu de parlementaires s'attendent à voir avant 2027. "Si l'Assemblée dit oui mardi ce n'est pas rien", souligne toutefois Marc Pena (PS) qui espère convaincre une majorité de son groupe de voter pour, et poser ainsi des "jalons fondamentaux" pour l'avenir.

23.06.2026 à 01:07

FRANCE24
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L'Union européenne a annoncé fin mai qu'elle allait débloquer plus de 16 milliards d'euros destinés à la Hongrie mais gelés en raison des atteintes à l'Etat de droit sous le gouvernement du Premier ministre nationaliste Viktor Orban. A condition d'adopter les réformes nécessaires pour s'attaquer aux problèmes liés à la corruption et à l'Etat de droit. Conservateur pro‑européen Peter Magyar a promis un "changement de régime" après avoir délogé en avril Viktor Orban, au pouvoir depuis 16 ans. La loi anti-corruption devrait être adoptée sans difficulté, le parti Tisza de Peter Magyar disposant de plus des deux tiers des sièges au Parlement, ce qui lui permet de modifier des lois clés et d'amender la Constitution sans le soutien de l’opposition. Le vote est prévu aux alentours de 10H00 locale (08H00 GMT). Le projet de loi élargit les pouvoirs juridiques de l'Autorité pour l'intégrité, l'organisme de lutte contre la corruption créé fin 2022 dans le cadre d’un précédent paquet de réformes imposé par l'UE mais resté une coquille vide. En vertu des nouvelles dispositions, cet organisme contrôlera les déclarations de patrimoine, pourra demander des enquêtes anti‑corruption à la justice et suspendre des procédures de passation de marché afin de protéger les fonds européens. En outre, le texte de loi prévoit des exigences de transparence plus strictes concernant la structure de propriété des fonds de capital‑investissement. Il ordonne aussi la dissolution des fondations de gestion d'actifs d'intérêt public, les KEKVA, l'Etat récupérant les actifs transférés à ces entités sous le gouvernement Orban, estimés à un total de 8,5 milliards d’euros. Le texte durcit aussi les règles relatives aux déclarations de patrimoine annuelles des responsables politiques, en sanctionnant pénalement les omissions délibérées. Réforme des médias Les fonds européens gelés - dans le cadre de différentes procédures intentées contre les politiques de Viktor Orban, concernant notamment les droits des personnes LGBT+ et des demandeurs d'asile, ainsi que des situations de conflits d'intérêts - représentent selon Peter Magyar environ 13% du budget de la Hongrie, de quoi aider son gouvernement à relancer une économie en berne. Ils pourraient être accessibles d'ici à la fin de l'année si Budapest suit la feuille de route des réformes, selon des responsables européens. Le Parlement doit également adopter un projet de loi visant à réformer les médias publics, largement subventionnés, et que Viktor Orban était accusé d'avoir transformés en organes de propagande. Dans le cadre de cette refonte, une chaîne de télévision et une radio seront créées à partir des sociétés audiovisuelles publiques existantes, tandis que l'agence de presse MTI redeviendra une entité distincte à but non lucratif. Selon les nouvelles règles, le Parlement allouera les budgets destinés aux nouvelles organisations, des montants qui devraient être inférieurs aux quelque 450 millions d'euros qui leur étaient destinés cette année. Leurs directeurs actuels seront révoqués, le ministre de la Culture Zoltan Tarr en assurant la direction pendant une période transitoire, jusqu'à la nomination de nouveaux responsables sélectionnés via un appel à candidatures. La procédure accélérée adoptée pour ces textes, ainsi que d'autres ces dernières semaines, a suscité des comparaisons critiques avec les pratiques du précédent gouvernement. Lundi, les députés ont voté une modification des règles de procédure, relevant temporairement le plafond des délibérations en urgence et des procédures exceptionnelles jusqu'à la fin de l’année.
Texte intégral (624 mots)
L'Union européenne a annoncé fin mai qu'elle allait débloquer plus de 16 milliards d'euros destinés à la Hongrie mais gelés en raison des atteintes à l'Etat de droit sous le gouvernement du Premier ministre nationaliste Viktor Orban. A condition d'adopter les réformes nécessaires pour s'attaquer aux problèmes liés à la corruption et à l'Etat de droit. Conservateur pro‑européen Peter Magyar a promis un "changement de régime" après avoir délogé en avril Viktor Orban, au pouvoir depuis 16 ans. La loi anti-corruption devrait être adoptée sans difficulté, le parti Tisza de Peter Magyar disposant de plus des deux tiers des sièges au Parlement, ce qui lui permet de modifier des lois clés et d'amender la Constitution sans le soutien de l’opposition. Le vote est prévu aux alentours de 10H00 locale (08H00 GMT). Le projet de loi élargit les pouvoirs juridiques de l'Autorité pour l'intégrité, l'organisme de lutte contre la corruption créé fin 2022 dans le cadre d’un précédent paquet de réformes imposé par l'UE mais resté une coquille vide. En vertu des nouvelles dispositions, cet organisme contrôlera les déclarations de patrimoine, pourra demander des enquêtes anti‑corruption à la justice et suspendre des procédures de passation de marché afin de protéger les fonds européens. En outre, le texte de loi prévoit des exigences de transparence plus strictes concernant la structure de propriété des fonds de capital‑investissement. Il ordonne aussi la dissolution des fondations de gestion d'actifs d'intérêt public, les KEKVA, l'Etat récupérant les actifs transférés à ces entités sous le gouvernement Orban, estimés à un total de 8,5 milliards d’euros. Le texte durcit aussi les règles relatives aux déclarations de patrimoine annuelles des responsables politiques, en sanctionnant pénalement les omissions délibérées. Réforme des médias Les fonds européens gelés - dans le cadre de différentes procédures intentées contre les politiques de Viktor Orban, concernant notamment les droits des personnes LGBT+ et des demandeurs d'asile, ainsi que des situations de conflits d'intérêts - représentent selon Peter Magyar environ 13% du budget de la Hongrie, de quoi aider son gouvernement à relancer une économie en berne. Ils pourraient être accessibles d'ici à la fin de l'année si Budapest suit la feuille de route des réformes, selon des responsables européens. Le Parlement doit également adopter un projet de loi visant à réformer les médias publics, largement subventionnés, et que Viktor Orban était accusé d'avoir transformés en organes de propagande. Dans le cadre de cette refonte, une chaîne de télévision et une radio seront créées à partir des sociétés audiovisuelles publiques existantes, tandis que l'agence de presse MTI redeviendra une entité distincte à but non lucratif. Selon les nouvelles règles, le Parlement allouera les budgets destinés aux nouvelles organisations, des montants qui devraient être inférieurs aux quelque 450 millions d'euros qui leur étaient destinés cette année. Leurs directeurs actuels seront révoqués, le ministre de la Culture Zoltan Tarr en assurant la direction pendant une période transitoire, jusqu'à la nomination de nouveaux responsables sélectionnés via un appel à candidatures. La procédure accélérée adoptée pour ces textes, ainsi que d'autres ces dernières semaines, a suscité des comparaisons critiques avec les pratiques du précédent gouvernement. Lundi, les députés ont voté une modification des règles de procédure, relevant temporairement le plafond des délibérations en urgence et des procédures exceptionnelles jusqu'à la fin de l’année.
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