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22.01.2026 à 09:01

Municipales: moins de voitures, plus de vélos, on continue?

FRANCE24
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Dans la métropole alsacienne, la plus cyclable de France avec 15,3% des habitants allant travailler à bicyclette, selon les dernières données publiées par l'Insee, la maire écologiste Jeanne Barseghian, candidate à un second mandat, loue sa "révolution des mobilités". Création d'un anneau cyclable autour du centre-ville, réseau de trains voulu comme l'équivalent du RER francilien, extension du tramway, nouvelles lignes de bus, gratuité des transports en commun pour les mineurs: dans une ville "pionnière en matière de transport collectif et de vélos", la maire affirme s'inscrire dans une tendance "qui correspond aussi aux demandes sociétales dans les centres urbains et métropoles". A Paris, où le nombre de pistes cyclables a été démultiplié, pour atteindre 1.500 km, "le vélo a gagné sur les voitures", se félicitait mi-janvier la maire socialiste sortante Anne Hidalgo, qui dirige la capitale depuis 12 ans avec les écologistes. A Lyon et dans son agglomération, les écologistes élus en 2020 ont eux aussi prolongé le réseau de tramway, créé des pistes cyclables et piétonnisé le centre-ville. Le maire Grégory Doucet ou le président de la métropole Bruno Bernard veulent poursuivre avec la piétonnisation des berges du Rhône s'ils sont réélus. Conscients du "ras-le-bol" causés par les travaux, ils insistent toutefois davantage dans leur campagne sur les problématiques sociales, comme le logement. "Ca va trop vite" L'ancien patron de l'OL Jean-Michel Aulas, qui fait aujourd'hui figure de favori pour leur ravir la mairie, n'a de cesse de pester contre les embouteillages provoqués par ces aménagements. Dénonçant "l'incurie" ou le "dogmatisme" des sortants, ce candidat sans étiquette soutenu par la droite et le centre a pris le contre-pied de leur politique et propose notamment de creuser un tunnel routier de 8 km sous la colline de Fourvière. Pour Mariane Thébert, chercheuse spécialiste des mobilités à l'université Gustave-Eiffel à Marne-la-Vallée, le fait d'être face à des majorités écologistes "incite, pour l'opposition municipale, à instrumentaliser cette question de la voiture". "Il y a un consensus politique assez clair sur le fait que la voiture n'est pas un mode adapté à un environnement urbain dense", mais il est en revanche "politiquement admissible", pour les opposants, d'affirmer que le vélo "est gênant pour les piétons et les transports collectifs", dit-elle. En outre, "la méthode, le +ça va trop vite+, le +c'est pas assez concerté+, le +c'est dogmatique+, ça fonctionne très bien" comme angles d'attaque, ajoute-t-elle. A Strasbourg, le candidat Les Républicains Jean-Philippe Vetter dénonce ainsi volontiers la méthode des écologistes. Irréaliste "Dès qu'on n'est pas d'accord avec eux, on est des pollueurs, on est souvent méprisés", avance le candidat, pour qui l'automobile, si "elle ne doit pas être partout", est cependant "utile parfois". Il dénonce un prix du stationnement en centre-ville "délirant" et "excluant pour les plus modestes". Un autre angle d'attaque, pour les opposants à Jeanne Barseghian, est le naufrage d'un de ses projets-phares: l'extension du tramway vers le nord de la métropole strasbourgeoise, torpillée fin 2024 par un rarissime avis défavorable de la commission d'enquête publique. Les enquêteurs ont été très sévères avec la réduction de la circulation automobile qui accompagnait les aménagements prévus pour le tram, jugeant irréaliste de penser que les automobilistes pourraient changer leurs habitudes. A Paris, l'opposition pointe un développement des pistes cyclables mené au détriment des piétons, faute d'une vraie séparation de ces voies nouvelles. La candidate de droite Rachida Dati, qui dénonce un "chaos généralisé" dans les rues de la capitale, a proposé des mesures pour "apaiser" la circulation, sans toutefois prévoir une réduction de la place du vélo "à l'échelle du tout Paris". A Strasbourg, la maire écologiste, en mauvaise posture dans les sondages derrière la socialiste Catherine Trautmann, assume cependant son bilan, et promet de poursuivre dans cette voie. "Je ne partage pas du tout le fait de dire que les transports en commun ou la marche et le vélo auraient moins la cote", dit-elle à l'AFP.

22.01.2026 à 08:41

Des Frères musulmans aux tirs de policiers, la droite pousse ses feux à l'Assemblée

FRANCE24
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De 9H00 à minuit pile, les parlementaires du groupe Droite républicaine auront la main sur l'ordre du jour. L'occasion, selon leur patron Laurent Wauquiez, de combattre une "inversion des valeurs", notamment sur le régalien. Son groupe défendra dans la journée un texte devant "reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre" faisant usage de leur arme à feu. Une façon selon le rapporteur Ian Boucard (LR) de leur "éviter une forme d'inhibition". La notion de présomption de légitime défense n'a toutefois pas convaincu les macronistes en commission. Et le gouvernement, qui devrait être représenté par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, tentera d'unir son camp derrière une nouvelle rédaction. Elle dispose que les agents de police nationale et les gendarmes ouvrant le feu "sont présumés avoir agi" dans le cadre des cas prévus par la loi. Une présomption qui pourrait "être renversée par tout élément de preuve contraire", selon l'amendement gouvernemental. L'exécutif entend aussi assurer que les agents qui ne portent pas l'uniforme ou des insignes apparents puissent recourir à leur arme à feu pour prévenir plusieurs meurtres ou tentatives de meurtres rapprochés. Si LR est favorable à la réécriture, la gauche devrait voter massivement contre le texte. En commission, Thomas Portes (LFI) s'était inquiété qu'on "abaisse le seuil d'ouverture du feu (et) qu'on banalise l'usage des armes" quand "les tirs policiers sont déjà trop nombreux et mortels". La Ligue des droits de l'Homme, le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la Magistrature alertent eux contre "un recul dévastateur". A l'inverse, le Rassemblement national soutiendra le texte, comme plusieurs autres défendus par LR jeudi. "C'est presque que des textes RN", ironise un député lepéniste. "Personne n'a le monopole de la défense des forces de l'ordre", rétorque M. Wauquiez. Travail le 1er-Mai En tout début de journée, le groupe LR a bon espoir de faire passer une résolution, non contraignante, appelant la Commission européenne à lancer une procédure pour inscrire les Frères musulmans "et ses responsables sur la liste européenne des organisations terroristes". Si le temps et la longueur des débats le permettent, le groupe entend aussi défendre une entrave controversée au port du voile islamique par des mineures dans l'espace public. Le texte veut interdire aux parents d'"imposer" ou "autoriser" une fille mineure "à porter dans l'espace public une tenue destinée à dissimuler sa chevelure". En commission plusieurs parlementaires, y compris au camp gouvernemental, ont critiqué une rédaction qu'ils jugent inapplicable ou inconstitutionnelle. Gabriel Attal, patron de Renaissance, est favorable à une interdiction jusqu'à 15 ans, mais ses troupes ne sont pas unanimes. Et la gauche est vent debout contre un texte de "débat de primaire entre la droite extrême et l'extrême droite" (Hervé Saulignac, PS). En sus du régalien, le groupe LR espère décrocher des victoires pour "la France qui travaille". Principalement sur un texte centriste venu du Sénat, pour sécuriser le travail de salariés de certains commerces (fleuristes, boulangers...) ou d'établissements culturels, le 1er-Mai. Anticipant des critiques à gauche, sur une remise en cause d'un jour férié, le rapporteur Thibault Bazin (LR) défend un texte "circonscrit", censé répondre notamment à des inquiétudes de boulangeries, qui s'étaient vues adresser des amendes pour avoir ouvert le 1er-Mai.

22.01.2026 à 08:35

Après Nestlé, Lactalis annonce un vaste rappel de lait infantile contaminé dans une dizaine de pays

FRANCE 24
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Le géant laitier français Lactalis a annoncé, mercredi, un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France, la Chine, l'Australie et le Mexique, du fait de la présence potentielle de céréulide. Selon Radio France, les autorités françaises auraient été informées de la présence de la toxine au moins cinq jours avant le retrait des produits.
Texte intégral (587 mots)
Le géant laitier français Lactalis a annoncé, mercredi, un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France, la Chine, l'Australie et le Mexique, du fait de la présence potentielle de céréulide. Selon Radio France, les autorités françaises auraient été informées de la présence de la toxine au moins cinq jours avant le retrait des produits.
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