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29.08.2026 à 19:33

FRANCE24
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Cela faisait dix ans qu'une Française n'avait plus gagné la reine des courses en montagne (Caroline Chaverot en 2016), longue de 174 km et 10.000 mètres de dénivelé positif. L'Hirondel s'est envolée vers la victoire seule dès le Lac Combal (68e km) pour terminer en 21 heures 54 minutes 49 secondes, avec plus de 20 minutes d'avance sur les deux Américaines Rachel Entrekin (22h 15:54) et Emily Schmitz (22h 17:28). "Vous êtes zinzins", a-t-elle brièvement lancé à son arrivée, complètement à bout de forces, aux spectateurs venus par milliers l'encourager, l'accompagner en courant et scander son nom dans les dernières centaines de mètres vers Chamonix. Très émue et ovationnée sur la place du Triangle de l'Amitié, elle a enlacé en larmes son compagnon et son entraîneur, avant de s'asseoir de longues minutes pour récupérer. Exténuée, elle n'a même pas pu passer par la traditionnelle zone mixte des médias. Après l'abandon prématuré de Courtney Dauwalter, qui a jeté l'éponge aux alentours de 4 heures du matin, la gynécologue de 35 ans a réalisé une véritable démonstration, souriant et saluant régulièrement les nombreux spectateurs le long des sentiers, avant une fin de course très difficile marquée par les chutes. L'exploit est d'autant plus grand que L'Hirondel avait annoncé souffrir depuis plusieurs mois d'une endofibrose iliaque qui lui raidit la jambe gauche en cas d'efforts trop intenses. Elle avait toutefois décidé de prendre part à la course en misant sur sa capacité à rester régulière sur le tracé: "si j'arrive à garder une intensité faible mais constante toute la course, ça peut faire aussi un bel UTMB", avait-elle prévenu. Double championne du monde trail, déjà victorieuse en 2021 de l'OCC et en 2022 de la CCC - des courses annexes de l'UTMB -, L'Hirondel décroche ainsi la dernière grande course qui manquait à son palmarès à Chamonix. Ben Dhiman en balade Quelques heures plus tôt, l'Américain Ben Dhiman avait fait hurler de joie le public de Chamonix pour la première fois de l'après-midi en remportant la course en 18 heures 16 min 29 sec, devenant le premier coureur à terminer la boucle en moins de 19 heures. Après deux abandons (2023, 2024) et une deuxième place en 2025, Dhiman a pris les commandes de la course dès la sortie des Contamines vendredi (km 35) avant de se lancer dans un irrésistible numéro en solitaire, creusant l'écart sous la pleine lune et les étoiles. "J'étais tout seul et j'avais le choix: soit je ralentissais soit je faisais mon truc et j'ai décidé d'aller faire mon truc", a affirmé Dhiman juste après sa victoire. "Aujourd'hui, je n'ai montré aucun respect au parcours, j'ai juste poussé autant que possible", a ajouté l'Américain de 35 ans, qui vit depuis plusieurs années dans les Pyrénées avec sa famille. Il termine avec plus de trente minutes d'avance sur le Français Baptiste Chassagne, 2e comme en 2024 (18h 47:38 samedi) et l'Américain Caleb Olson (18h 48:24). "Je me suis battu avec mes armes et je finis derrière Ben Dhiman, qui est mon athlète préféré, pour de vrai", a souligné Chassagne. "Il était le meilleur aujourd'hui, j'étais le meilleur des autres et ça me suffit." En bouclant les quelque 174 km et 10.000 m de dénivelé positif à une vitesse moyenne de 9,5 km, Ben Dhiman devient le premier athlète à terminer la boucle de l'UTMB en moins de 19 heures (18h 16:29). Son chrono du jour ne constitue toutefois pas un record puisque le tracé avait été légèrement raccourci par rapport au tracé habituel, dont le record est détenu depuis 2022 par l'Espagnol Kilian Jornet (19h 49:30). Il n'empêche, Dhiman termine avec plus d'une heure d'avance par rapport au Britannique Tom Evans qui avait remporté la course l'an dernier sur exactement le même tracé (19 h 18:58 dans des conditions dantesques), et plus d'une heure et demie par rapport à son propre chrono de 2025 (2e en 19h 51:37).

29.08.2026 à 19:01

FRANCE24
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Le pays, comptoir sur la Méditerranée au carrefour de nombreuses civilisations, regorge de sites datant des âges de pierre, du bronze et du fer, des Phéniciens ou des Perses, des Empires romain, byzantin, ottoman... Récemment, les vestiges d'un temple romain ont été mis au jour, avec des colonnes et leurs bases, longues de 21 mètres et larges de 11 mètres, dans la localité montagneuse de Maaser el-Chouf, au sud-est de Beyrouth, près d'une forêt de cèdres plurimillénaires. "Tout un système a été construit autour de ce temple", qui date d'entre le Ier siècle avant J.-C. et le IIe siècle après J.-C., explique à l'AFP Myriam Ziadé, directrice locale des antiquités au sein du ministère de la Culture. Le site a ensuite été converti en forteresse croisée entre les XIIe et XIIIe siècles, ajoute-t-elle, fort de sa position "sur un réseau de routes reliant la côte méditerranéenne à la vallée de la Bekaa", dans l'est. Patrimoine en péril Dans cette vallée comme dans le sud du pays, les activités archéologiques ont été affectées par la reprise des hostilités entre le Hezbollah pro-iranien et Israël début mars, sur fond d'offensive israélo-américaine contre Téhéran. "Notre priorité aujourd'hui a changé et se concentre, à ce stade, sur la protection du patrimoine en péril", explique Sarkis El Khoury, directeur général des Antiquités, auprès de l'AFP. "Les fouilles dans les zones dangereuses sont à l'arrêt", ajoute-t-il, comme à Tyr, ancienne cité phénicienne du sud qui abrite notamment un arc de triomphe romain et un hippodrome du IIe siècle, touchée ces derniers mois par des bombardements israéliens. Le site a été inscrit en juillet par l'Unesco sur la liste du patrimoine en péril, comme les châteaux du Mont Amel, également situés dans le sud et visés par des frappes, comprenant la célèbre forteresse de Beaufort datant de l'époque des Croisades, dont s'est emparée l'armée israélienne. "A cause de la guerre, les équipes étrangères ont renoncé à se rendre au Liban", regrette Sarkis El Khoury. Mais ailleurs, les fouilles se poursuivent malgré tout. Dans la ville côtière de Batroun (nord), où trônent les ruines d'un amphithéâtre romain, un membre d'une équipe de fouilles est assis sous un soleil de plomb, entouré de ses outils, l'air marin faisant trembler ses notes. Un pressoir à olives et des poids en terre cuite datant de l'époque romaine ont été trouvés sur un terrain privé, ainsi que des outils de tissage et filage, indique Samar Karam, responsable des sites archéologiques dans le nord du pays. Sur un terrain voisin, bordé par une muraille datant de l'époque phénicienne, des archéologues ont découvert deux carrières de pierre, "l'une datant de l'époque romaine et l'autre de l'époque phénicienne", ajoute-t-elle. Sur un autre site, des vestiges de l'Empire ottoman et des éléments remontant aux Perses, Phéniciens et Romains ont été découverts au même endroit, révélant une superposition de périodes historiques. Découvertes fortuites A Beyrouth, un pressoir à olives datant de l'époque romaine vient d'être exhumé et des recherches sont en cours dans le centre-ville pour trouver les restes d'un hippodrome romain, indique Laure Salloum, qui y supervise les travaux archéologiques. L'hippodrome avait été mis au jour il y a des années, lors de fouilles préventives avant la construction d'un complexe commercial et résidentiel. Dans la capitale, les fouilles en cours ont été lancées à la suite de découvertes fortuites au milieu de chantiers de construction, explique Mme Salloum. Parmi les autres découvertes inopinées: un établissement thermal romain vieux de 2.000 ans. "Nous faisons constamment de nouvelles découvertes", s'enthousiasme Sarkis El Khoury. "Le Liban est au croisement d'une région qui a traversé les crises pendant des milliers d'années".

29.08.2026 à 18:52

FRANCE24
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🇳🇪 Au Niger, des explosions et des tirs entendus depuis la nuit à Niamey, notamment autour de l’aéroport et du palais présidentiel. Alors que les raisons de ces combats restent floues, la junte affirme "reprendre le contrôle" de la situation. Les casernes sont en alerte maximale.
Texte intégral (685 mots)
🇳🇪 Au Niger, des explosions et des tirs entendus depuis la nuit à Niamey, notamment autour de l’aéroport et du palais présidentiel. Alors que les raisons de ces combats restent floues, la junte affirme "reprendre le contrôle" de la situation. Les casernes sont en alerte maximale.
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