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26.05.2026 à 20:07

FRANCE24
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"Vous prenez votre voiture et vous voyez un panneau (d'affichage) avec votre nom et un QR code qui renvoie vers de fausses accusations de viol", a raconté mercredi dernier devant la presse à Paris Sébastien Delogu, candidat à Marseille. François Piquemal s'est lui souvenu de "créations de pages sur des réseaux sociaux colportant les pires rumeurs", de "la divulgation" de ses "mots de passe de réseaux sociaux" ainsi que de faux visuels de campagne - y compris sur le site de revente en ligne Vinted - lors des municipales à Toulouse. "L'extrême droite israélienne a-t-elle volé les municipales à Toulouse ?" s'était-il interrogé devant la presse mercredi dernier, entouré de ses avocats. Cette campagne de dénigrements ayant visé des candidats LFI lors des municipales de mars a été opérée depuis Israël, avait indiqué récemment à l'AFP une source informée du dossier, les quotidiens français Libération et israélien Haaretz évoquant le rôle de deux entreprises basées dans ce pays. "C'est +Le bureau des légendes+", a brossé mercredi dernier Me Xavier Sauvignet, l'un des avocats de LFI, en référence à cette célèbre série d'espions. Et de pointer des "officines en Israël, en lien avec un certain nombre de proches du pouvoir en place, ainsi que des services d'espionnage et contre-espionnage israéliens". "D'initiative" David Guiraud, à Roubaix, est l'autre candidat, ciblé, avait rapporté sur ses réseaux le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon. Tous trois auraient été ciblés pour leur "engagement en faveur de la cause palestinienne", selon M. Delogu. L'affaire est désormais entre les mains du parquet de Paris, qui a indiqué mardi avoir ouvert "d'initiative" une enquête pour "rechercher si la campagne de certains candidats LFI aux élections municipales avait pu être ciblée par une opération dans l'intérêt d'un Etat tiers". Le ministère public parisien ouvre cette enquête "sans avoir été saisi ni par plainte, ni par signalement, ni sur dessaisissement". Les magistrats ont pris connaissance d'une part des publications de Viginum, service chargé de lutter contre ces manipulations en ligne, qui évoquait un "dispositif de diffusion artificielle ou automatisée pour propager des contenus manifestement inexacts ou trompeurs". Viginum ajoutait que "cette campagne malveillante, impliquant un acteur localisé à l'étranger, est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, dans la mesure où elle cherche délibérément à altérer l'information des citoyens". "Détournement de suffrage" Ce service établissait aussi que cette opération avait un "effet marginal sur le débat public numérique" et pouvait également avoir une finalité lucrative, sans motivation de déstabilisation du processus électoral. Les magistrats ont aussi pris connaissance d'articles de presse mentionnant une entreprise "BlackCore basée à Tel-Aviv", en Israël, comme étant à l'origine de ces agissements. Le parquet de Paris rappelle que "la notion d'ingérence ne vise pas les intérêts d'une personne ou société étrangère, mais d'un Etat étranger, et aucune suspicion d'une intervention de ce type" ne lui a "été signalée". Pourtant, "pour rechercher si une opération d'ingérence étrangère était sous-jacente" et avait visé les campagnes des trois candidats LFI, le parquet de Paris – et "plus particulièrement sa section en charge des affaires militaires et des atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation" - a ouvert une enquête. Les chefs de ces investigations sont "intelligence avec une puissance étrangère", "détournement de suffrage d'électeurs par fausses nouvelles ou manœuvres frauduleuses", et "apologie en ligne de terrorisme", au "regard de certains logos utilisés". Les investigations ont été confiées depuis ce mardi à l'Unité Nationale Cyber. M. Piquemal a par ailleurs déposé un recours en annulation des élections municipales devant le tribunal administratif de Toulouse.

26.05.2026 à 19:47

FRANCE24
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La garde à vue du garçon de 16 ans et de la fille de 15 ans a été prolongée. Ils doivent être présentés mercredi matin au tribunal judiciaire en vue d'une possible mise en examen pour "meurtre sur mineur", a indiqué le magistrat lors d'une conférence de presse. Il a précisé qu'il s'agissait encore d'une qualification "envisagée" à ce stade. Le corps de la victime avait été retrouvé dimanche vers 17H00 dans un endroit boisé sur une rive de la Vilaine, non loin du centre-ville. Le décès du garçon de 11 ans a été causé par une "strangulation", a confirmé l'autopsie. L'alerte a été donnée par un couple de riverains qui a appelé la police "après avoir entendu les cris d'un enfant", a relaté le procureur de Rennes. Arrivés sur place, les policiers ont découvert le corps du garçon inanimé, "une serviette de bain serrée autour de son cou". L'enquête a permis l'identification et l'interpellation lundi matin de l'adolescent de 16 ans. La jeune fille âgée de 15 ans s'est, quant à elle, rendue au commissariat et a été placée en garde à vue lundi après-midi. Les auditions des deux jeunes gens, inconnus de la justice, amis et inscrits dans le même établissement scolaire, ne sont pas "totalement concordantes", a prévenu le procureur, avant de retracer le déroulé des faits. L'adolescent et Théo "ne se connaissaient pas" avant la veille des faits. Ils avaient pêché ensemble samedi dans la Vilaine et s'étaient donné rendez-vous "le lendemain pour une nouvelle partie de pêche". "Récupérer des leurres de pêche" Les deux mis en cause admettent "avoir étranglé" le jeune garçon. Ils affirment s'en être pris à lui "pour se venger et pour récupérer des leurres de pêche d'une valeur de quelques dizaines d'euros que Théo leur aurait pris", selon M. Teillet. Théo avait quant à lui dit "spontanément" à ses parents "la veille que le jeune qu'il avait rencontré lui avait donné ses leurres". Les affaires de Théo ont été retrouvées au domicile respectif des deux adolescents au cours des perquisitions. Les parents de Théo ont autorisé le procureur à citer le prénom de leur fils mais ils ont surtout demandé, par l'intermédiaire du magistrat, "que les médias respectent leur douleur et cessent (...) de les harceler". Dans le collège rennais où était scolarisée la victime, une "cellule d'écoute composée de plusieurs professionnels de santé" a été mise en place dès mardi matin pour accompagner "les élèves et les équipes éducatives", a précisé à l'AFP le rectorat. À la sortie du collège, mardi vers 16H00, la mort de Théo était dans toutes les têtes. "Comment ça s'est passé?", demandaient des parents à leur enfant, selon une journaliste de l'AFP sur place. "Le prof d'histoire en a rapidement parlé", a répondu un élève. Une collégienne en classe de 3e, qui a requis l'anonymat, a confié à l'AFP avoir été "choquée d'apprendre" le décès de Théo. "On ne pensait pas que ce genre de chose pouvait arriver ici", a-t-elle ajouté. aro-hdy-ban-mb/abl

26.05.2026 à 19:25

FRANCE24
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Me Philippe Bouchez El Ghozi réclame à la cour d'appel de prononcer le 30 novembre la relaxe d'un homme empêché par sa santé d'assister à son procès, qui s'achève mercredi par les plaidoiries de la défense de l'ancien président. Mais l'avocat est aussi venu décocher ses flèches empoisonnées au prévenu assis juste devant lui, Nicolas Sarkozy, dont il résume, lapidaire, la ligne de défense en appel: "C'est pas moi, c'est les autres!". La rupture avec Claude Guéant est actée depuis que l'ancien chef de l’État a mis en cause la probité de celui qui fut son "Cardinal", cheville ouvrière de son accession au pouvoir suprême puis secrétaire général à l’Élysée. En riposte, Claude Guéant avait adressé deux écrits à la cour d'appel les 11 et 26 avril, où sans rien dénoncer d'explicitement incriminant, il contredisait Nicolas Sarkozy. S'il est à l'aune de la fureur clinique de son avocat, Nicolas Sarkozy a vite compris combien le sentiment de trahison restait intact chez Claude Guéant, passé "subitement du statut de collaborateur loyal et remarquable (...) à celui, en appel, d'un voyou qui aurait reçu pour sa consommation personnelle des fonds libyens". Avec un objectif: "Éloigner la suspicion que des fonds aient été demandés" pour financer sa campagne présidentielle victorieuse. Quitte à enfoncer un homme "au crépuscule de sa vie (qui) ne sera peut-être bientôt plus là" ; un homme qui avait "bon dos" et dont l'absence a été "utilisée par Nicolas Sarkozy", qui a voulu "parier sur le fait que les absents ont nécessairement toujours tort", plaide Me Bouchez El Ghozi. "Désespoir du prévenu" Il fait mine de s'interroger sur cette nouvelle défense qui a fait voler en éclats le front uni présenté en première instance: au-delà de sa "cruauté au plan humain pour un vieil homme, dans un état de santé dramatique", porte-t-elle la marque du "cynisme du politique ou du désespoir du prévenu"? Les deux hypothèses "peuvent être cumulatives", tranche-t-il, assassin, avant de moquer une "stratégie à courte vue, désespérée et désespérante". "Suicidaire", dit-il. Alors certes, par la bouche de son avocat, Claude Guéant continue de nier tout pacte de corruption, tout financement occulte en échange de diverses contreparties, notamment une amnistie du N.2 du régime libyen, Abdallah Senoussi, condamné à la perpétuité en France pour avoir commandité l'attentat contre le DC-10 d'UTA en 1989. Mais oui, Claude Guéant avait bien informé a posteriori Nicolas Sarkozy de son tête-à-tête occulte à Tripoli en octobre 2005 avec ce dignitaire, une rencontre "pas souhaitée" qu'il "regrettera jusqu'à la fin du peu de vie qu'il lui reste à vivre", selon l'avocat. Mais "ce n'était pas plus", en aucun cas une association de malfaiteurs, "il n'a pas fait la moindre promesse", a affirmé l'avocat, contredisant l'accusation. De la même manière, lors d'un dîner officiel en 2007, "Nicolas Sarkozy a demandé à Claude Guéant de regarder la situation judiciaire d'Abdallah Senoussi", devant Mouammar Kadhafi, poursuit l'avocat. "Lâcheté ou courtoisie diplomatique" de celui qui venait d'accéder à la présidence, fait encore mine de s'interroger l'avocat. En tout état de cause, tout comme il avait été informé de la rencontre de 2005 dont l'accusation est convaincue qu'il s'agit d'une étape cruciale du pacte corruptif, Nicolas Sarkozy l'était de l'"obsession" des Libyens d'obtenir une grâce ou une amnistie pour Senoussi. Le parquet général a requis six ans de prison contre Claude Guéant, et sept contre Nicolas Sarkozy, qui réclamera également sa relaxe. Tout comme l'ont fait, mardi matin, deux anciens ministres, Brice Hortefeux, l'ami de Nicolas Sarkozy, et Éric Woerth, le trésorier de la campagne. En première instance, Nicolas Sarkozy avait été condamné à cinq ans de prison ferme, le tribunal correctionnel l'envoyant derrière les barreaux de la prison de la Santé où il a passé vingt jours, une première pour un ancien président de la République. Condamné à six ans, Claude Guéant avait en revanche échappé à l'incarcération en raison de sa santé.
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