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28.01.2026 à 19:29

Inondations au Mozambique: "J'en suis venue à souhaiter la mort"

FRANCE24
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A 17 ans, Erica Raimundo Mimbir a donné naissance à son premier enfant le 19 janvier, à même une table d'une classe de l'école primaire d'Ilha Josina, dans la province de Maputo au Mozambique, après avoir passé plusieurs jours dans sa maison envahie par les eaux. Evacuée par bateau le 20, Erica a désormais trouvé refuge chez des proches dans la localité voisine de 3 de Fevereiro. Elle fait des partie des 650.000 Mozambicains affectés selon l'ONU par les inondations provoquées par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le sud et le centre du pays depuis décembre. "Je ne pense pas que je retournerai chez moi car je n'ai jamais vécu une situation pareille. Je ne me vois pas revenir dans cette maison après ce que j'y ai vu. Nous avons dormi dans l'eau, assis. Je mettais les pieds dans l'eau et je m'adossais au mur pour pouvoir dormir. Et dans l'état où je me trouvais, c'était extrêmement douloureux", poursuit-elle. Son bébé, né prématuré à 1,5 kilo, elle l'a baptisé Rosita. En référence à Rosita Salvador, dont la maman avait accouché alors qu'elle s'était réfugiée dans un arbre avant d'être secourue par hélicoptère, lors des inondations catastrophiques de 2000 qui avaient fait 800 morts. Rosita Salvador, décédée de longue maladie en janvier, était devenue un symbole de cette tragédie. Près de 140 personnes ont péri dans les inondations au Mozambique depuis le 1er octobre, selon l'agence nationale de gestion des catastrophes (INGD). Et environ 100.000 des 650.000 Mozambicains affectés ont trouvé refuge dans un des 99 centres d'hébergement temporaire, selon l'agence onusienne de coordination de l'aide humanitaire (OCHA). "Mon coeur n'est pas en paix" Dans la localité 3 de Fevereiro, une école a été ainsi reconvertie en centre d'hébergement d'urgence, où quelque 530 personnes, réparties dans 11 salles de classe, ont trouvé refuge et commencent à peine à envisager les conséquences dramatiques des inondations pour leur avenir, quand certains réalisent avoir réchappé à la mort. C'est le cas d'Elsa Paulino, 36 ans et mère de cinq enfants. Ce jour-là, elle part assister avec les deux plus petits à une veillée funéraire en dehors de son village, ses trois aînés à la maison. Mais sur le chemin du retour, l'eau a recouvert la chaussée et rend désormais le trajet périlleux. Elle tente tout de même sa chance: "J'étais désespérée (de retrouver mes enfants, ndlr). (Mais) la voiture dans laquelle je me trouvais a presque été emportée par les eaux en furie." Elle rebrousse chemin et parvient ensuite à organiser l'évacuation à distance de ses trois aînés par bus, chez des proches vivant plus au sud dans la province de Gaza, durement touchée par les inondations. "Malgré les inondations dans la province de Gaza, je sais à l'heure où on parle que mes enfants sont en lieu sûr. Mais mon coeur de maman n'est pas en paix. Je voudrais qu'ils soient avec moi. Et pour l'instant, ils ne peuvent pas me rejoindre car la route est bloquée", explique-t-elle à l'AFP, visiblement désemparée. Les inondations ont provoqué d'importants dégâts sur des infrastructures cruciales: route, ponts, réseau électrique, réseau d'eau potable, entravant l'acheminement d'aide. La N1, principal axe routier depuis Maputo vers le nord, est ainsi toujours coupée. Quelque 325.000 têtes de bétail ont péri et 285.000 hectares de terres agricoles ont été endommagées, précise OCHA. Salvador Maengane, agriculteur de 67 ans rencontré par l'AFP dans le centre de 3 de Fevereiro, explique avoir tout perdu. "Toute mon exploitation est inondée. En mai, je devais récolter la canne à sucre et en mars, le maïs et les légumes. Tout est perdu et je n'ai plus rien à vendre. Tous les revenus pour ma famille ont disparu", se désole l'homme à la silhouette fine, qui exploite cinq hectares à Xinavane, plus au nord. "Beaucoup de gens souffrent car c'est la première fois que je vois une tragédie de cette ampleur", témoigne-t-il. "Lors des saisons des pluies précédentes, il est toujours possible de récolter dans des endroits que l'eau n'avait pas atteints. Mais cette année, elle était partout".

28.01.2026 à 19:23

Peur dans une ville sicilienne balafrée par un glissement de terrain

FRANCE24
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"Je vis ici depuis que je suis enfant, j'ai tous mes souvenirs dans cette maison. Se retrouver sans rien, c’est vraiment moche", a-t-il dit, ému, en verrouillant la porte derrière lui, avec ses deux filles de 16 ans. Des experts pensent que le gouffre pourrait encore s’élargir. Gaetano Ferrera et sa famille, avec ses parents âgés, ignorent s’ils pourront un jour rentrer chez eux. La maison se trouve dans une portion de Niscemi déclarée "zone rouge", interdite, après l’effondrement dimanche d’une section de quatre kilomètres du flanc de colline, qui a provoqué l’évacuation d’environ 1.500 personnes. La ville, bâtie sur un terrain instable, a été frappée par une violente tempête qui a touché le sud de l’Italie la semaine dernière. Bien qu’il n’y ait pas eu de morts ni de blessés, les experts estiment que le gouffre pourrait s’étendre sous l'effet de la pluie et faire s’effondrer des maisons. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, s’est rendue sur place dans la journée, survolant en hélicoptère le versant balafré et les profondes fissures dans les champs en contrebas. Elle a averti qu’il était difficile de prévoir l’évolution du glissement de terrain. Glissement en cours "Nous devons attendre que les pluies cessent et que l’humidité du sol diminue", a déclaré à l’AFP Luigi D’Angelo, chef de la gestion des urgences à la Protection civile. Mais de "fortes pluies" sont prévues dans les prochains jours, selon lui. Les décombres de quelques maisons détruites par le glissement de terrain sont visibles au pied de la falaise "et il y a un risque qu’une vingtaine de mètres supplémentaires cèdent, impactant d’autres habitations", a-t-il ajouté. La Protection civile surveille la zone avec des drones et des images satellites pour évaluer la vitesse du glissement. Alors que les habitants scrutaient mercredi un ciel de plus en plus sombre, la police patrouillait dans des rues désertes à l’exception de quelques chats errants, tandis que les services de secours se tenaient prêts à la limite de la zone rouge. Niscemi, qui compte quelque 25.000 habitants et est bâtie sur de l’argile sableuse dans le sud de la Sicile, a subi un glissement de terrain dans la même zone il y a près de 30 ans, et les habitants affirment que la catastrophe de cette semaine se préparait depuis longtemps. Des rapports sur l’instabilité du terrain remontent à environ 230 ans, a indiqué un expert à l’AFP. Selon l’Institut supérieur pour la protection et la recherche environnementales (ISPRA), plus d’un million d’Italiens vivent dans des zones classées "à risque élevé ou très élevé" de glissements de terrain. "La terre s’est dérobée" Ce glissement de terrain doit servir d’avertissement, a déclaré à l'AFP le géologue Giuseppe Amato, responsable des ressources hydriques en Sicile pour l'ONG Legambiente, alors que le changement climatique entraîne une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes. "Nous devons réagir en changeant nos habitudes" et "en choisissant de ne pas construire de certaines façons et à certains endroits", a expliqué M. Amato. "Rien qu’en 2025, la Sicile a été frappée par 48 événements météorologiques exceptionnels", allant du vent et de la pluie à des chaleurs extrêmes, ce qui montre que l’île méditerranéenne est "un point chaud du changement climatique à tous égards", a-t-il déclaré. Le journalier agricole Rosario Cona, 45 ans, a raconté à l’AFP que des mouvements précurseurs avaient été observés sur le terrain dans les jours précédant la catastrophe. Dimanche, "on n'a rien entendu, la terre s’est dérobée et c'est tout", a-t-il dit. Alors qu’une cuisine mobile préparait des repas chauds pour les évacués, Rosario Cona, il a estimé que sa famille ne pourrait peut-être pas retourner dans sa maison, située à juste une rangée de la falaise. Mais il en construira une nouvelle si nécessaire, a assuré Rosario Cona, ajoutant: "Je suis né ici et j’y mourrai".

28.01.2026 à 19:15

Flotte fantôme russe: poursuite de l'immobilisation du pétrolier Grinch

FRANCE24
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Le capitaine du navire, de nationalité indienne et âgé de 58 ans, avait été placé en garde à vue tard samedi soir alors que le parquet avait ouvert une enquête préliminaire pour "défaut de pavillon". L'équipage, également de nationalité indienne, avait été maintenu à bord du navire, au mouillage près du port de Marseille-Fos, au nord de la deuxième ville de France. Lundi "peu après 18 heures, cette garde à vue était levée et le capitaine regagnait son bateau, lequel faisait l'objet d'une immobilisation administrative", a annoncé mercredi le parquet dans un communiqué. "Les investigations, menées par la gendarmerie maritime sous la direction du parquet de Marseille, se poursuivent." La justice marseillaise avait ouvert son enquête après une opération des commandos marine français, qui ont arraisonné jeudi le pétrolier dans les eaux internationales entre l'Espagne et l'Afrique du Nord. Arborant le pavillon des Comores, le Grinch est soupçonné d'appartenir à une flotte de navires fantômes qui permettent à Moscou d'exporter son pétrole en contournant les sanctions occidentales. Le parquet de Marseille avait indiqué dimanche que des enquêteurs devaient procéder à des vérifications, notamment à bord du bateau, pour contrôler les documents de navigation ainsi que "la validité du pavillon." "Nous verrons quelles qualifications seront finalement retenues et quelles conséquences au niveau pénal", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier s'exprimant sous couvert d'anonymat en raison de la sensibilité du dossier. Le sujet pourrait prendre jusqu'à "quelques jours" pour être tranché. Le sort du bateau "fait partie de la réponse pénale en discussion", a par ailleurs précisé cette source. Toujours selon cette source proche du dossier, parmi les options étudiées à ce stade par la justice figure la procédure de plaider-coupable à la française, une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Mais "ce n'est pas la seule et ce n'est pas forcement celle qui sera retenue", a-t-elle souligné.
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