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20.08.2026 à 05:25

FRANCE24
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Alternative rafraîchissante aux circuits traditionnels, la descente du Tibre - qui a longtemps été l'artère vitale de la ville antique - offre une perspective inhabituelle sur la capitale italienne, loin de la foule compacte qui se presse autour du Colisée ou de la fontaine de Trevi dans une touffeur moite et étouffante. Partant des berges voisines de l'historique Piazza del Popolo, les canots pneumatiques passent devant certains des monuments les plus photographiés de la ville, du château Saint-Ange - imposant mausolée de l'empereur Hadrien - à la basilique Saint-Pierre. Au bout d’environ deux heures, le parcours s'achève dans un ancien port romain du quartier de Trastevere, dont le nom signifie littéralement "de l'autre côté du Tibre". "C’est vraiment agréable de découvrir Rome sous un autre angle. C’est une expérience particulière par rapport à ce que l’on peut voir à pied", déclare à l'AFP Manuel Frank, 19 ans, un touriste allemand qui a enfilé, comme chaque participant, un gilet de sauvetage et un casque avant de prendre la pagaie. Son guide, Giuseppe Battaglia, 37 ans, explique que cette excursion à 40 euros permet aux touristes de découvrir la ville sous un autre angle, en suivant "à peu près le même itinéraire que celui emprunté par les Romains avant de partir à la conquête" du monde. Dans la Rome antique et pendant les siècles qui ont suivi, le troisième plus grand fleuve d’Italie permettait d'acheminer eau et nourriture vers la capitale de l'Empire. "On a toujours l’habitude de penser aux routes, aux voitures et aux motos, mais Rome nous offre également la possibilité de faire une balade sur le fleuve", déclare le guide. Alors que les canots atteignent la pittoresque île Tibérine, le courant s'accélère et forme de légers rapides, éclaboussant les passagers au passage sous certains des plus anciens ponts en pierre de Rome. Pour Sabine Maisano, une touriste belge de 50 ans venue découvrir la capitale italienne avec sa famille, cette sortie constituait l'occasion rêvée de sortir des sentiers battus. "Après une journée passée à marcher pendant des kilomètres, pouvoir s’asseoir dans un bateau (…) même s’il faut pagayer un peu, cela nous permet de nous détendre, de rester au frais et de découvrir la ville à un rythme plus tranquille", confie-t-elle.

20.08.2026 à 05:23

FRANCE24
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Le président américain n'est jamais aussi animé que lorsqu'il évoque ses multiples projets de construction et rénovation. Il l'a une nouvelle fois montré mercredi, en organisant pour la presse une visite impromptue de la vaste plate-forme d'hélicoptère en chantier à l'arrière de la Maison Blanche. "S'il y a une chose que je sais faire, c'est construire", a dit le républicain de 80 ans. "J'aime la construction." Souvent vague quand il parle de politique étrangère ou économique, Donald Trump peut être très précis quand il évoque son sujet favori. Mercredi, cet amateur de matériaux coûteux a donné des explications fort techniques sur la pose d'un revêtement en granite "très spécial". Le président américain a indiqué avoir demandé une semaine supplémentaire de travaux pour que la plate-forme soit exactement conforme à ses attentes esthétiques. "Très bon en mâts de drapeaux" Avec les accents d'un propriétaire d'hôtel qui ferait la promotion de ses salons de réception, l'ancien promoteur immobilier a invité les journalistes à imaginer de futurs événements officiels dans une Maison Blanche rénovée par ses soins. "Les invités arrivent en voiture par cette magnifique nouvelle allée. Ils sortent de voiture et ils marchent jusque là, et ils peuvent prendre un cocktail à l'extérieur, et ensuite, ils se rendent dans la salle de bal", a décrit Donald Trump. Puis le dirigeant républicain a signé au dos d'une plaque en forme de tête d'aigle qui sera insérée dans la plate-forme d'hélicoptère. Il a invité des ouvriers présents à faire de même. Le républicain, qui martèle que les travaux sont financés par des donateurs privés et par lui-même, a aussi admiré un drapeau monumental installé à son initiative: "Je suis très bon en mâts de drapeaux." Donald Trump a aussi répété que sa future salle de bal, autre monumental chantier qu'il a lancé, devait avoir une "composante militaire". C'est l'un des arguments qu'avance l'administration Trump pour défendre ce projet, bloqué par une cour d'appel parce qu'il a été initié sans accord du Congrès, maintenant en attente d'une décision de la Cour suprême. Et si la plus haute juridiction américaine l'obligeait elle aussi à y renoncer? "Je ne peux pas imaginer que cela arrive", a rétorqué le président.

20.08.2026 à 05:23

FRANCE24
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"Personne ne contrôle jamais" les passagers, affirme à l'AFP Donald Somoza, un maçon à la retraite de 75 ans, habitant de la petite ville qui vit du commerce avec le Brésil. Avec ses rues de terre rouge contrastant avec le vert de la forêt tropicale, la localité de 40.000 habitants, plongée dans la torpeur de la chaleur, semble paisible. Mais ses habitants disent vivre dans une insécurité croissante. Selon le gouvernement, Guayaramerin, comme d'autres localités frontalières, est devenue un "refuge" du Primeiro Comando da Capital (PCC) et du Comando Vermelho (CV), des groupes armés brésiliens qui s'affrontent pour le contrôle de corridors servant au trafic de cocaïne vers l'Atlantique. Ces organisations, les plus puissantes du crime organisé au Brésil, ont été classées en mai "organisations terroristes étrangères" par les Etats-Unis. Une douzaine d'assassinats attribués à ces bandes ont été commis ces dernières semaines dans la région, parmi lesquels le massacre d'une famille et le meurtre d'un policier. Plusieurs corps ont également été retrouvés décapités. Une violence qui a stupéfié un pays peu habitué à de tels crimes. Donald Somoza assure avoir été témoin d'un assassinat qui a bouleversé la population locale quelques semaines plus tôt: la victime, un Brésilien, a été atteinte de plus de 80 balles sur la place centrale, lors d'un règlement de comptes présumé lié au narcotrafic. Il s'agit d'"un phénomène assez nouveau en Bolivie", un "pays très sûr jusqu'à il y a quelques années", explique à l'AFP le chercheur Joaquin Chacin, spécialiste du crime organisé. Les bandes de narcotrafiquants bénéficiaient auparavant d'une certaine mansuétude des autorités, désireuses d'éviter toute flambée de violence, explique-t-il. Entre elles régnait une "pax mafiosa", mais cela "s'est rompu d'une certaine manière", ajoute-t-il. "Sous le nez" Ariana Roca, une enseignante bolivienne de 35 ans, débarque avec ses sacs de courses après dix minutes de traversée depuis Guajara-Mirim, la ville brésilienne visible sur l'autre rive du Mamoré - la rivière qui marque la frontière. Les délits sont désormais "plus fréquents" et "parfois, il se passe des choses jusque sous le nez des policiers", raconte-t-elle à l'AFP. A son arrivée, un policier a vérifié sa carte d'identité, mais n'a pas enregistré son entrée. Entre janvier et septembre 2025, 774 homicides ont été signalés en Bolivie, contre 325 sur la même période l'année précédente, selon le ministère de l'Intérieur. Le sentiment d'insécurité progresse aussi avec les attaques à main armée, les enlèvements et autres agressions. A l'ombre d'un parasol, Adhemar Zapata, un changeur de rue, explique avoir été agressé à deux reprises, la dernière début août. L'un des agresseurs était étranger, selon l'enquête. Le gouvernement du président de centre droit bolivien Rodrigo Paz accuse les précédents gouvernements socialistes d'avoir laissé la criminalité se propager. Selon le ministère de l'Intérieur, 17 "chefs" de bandes criminelles internationales ont été arrêtés depuis l'entrée en fonctions de M. Paz en novembre. La semaine dernière, le président bolivien s'est rendu à Guayaramerin pour lancer un plan de sécurité visant à renforcer la présence policière aux frontières, à échanger des renseignements avec le Brésil et à capturer, des deux côtés de la frontière, les criminels en fuite. Pour Joaquin Chacin, renforcer la présence policière aux frontières peut avoir un effet dissuasif, mais il faut aussi s'attaquer à la structure économique du crime organisé et aux circuits de blanchiment d'argent. "Il faut un plan sérieux, mais on n'entend pas dire qu'un tel travail soit en cours", affirme-t-il. Rodrigo Paz a également annoncé la construction d'un pont pour relier les deux rives du Mamoré, élément d'un futur corridor routier allant jusqu'au Pacifique, au Pérou. De nombreux habitants y sont favorables, espérant qu'il dynamisera le commerce. Mais le projet suscite aussi des inquiétudes. "Les bandes, les mafias de voleurs, pourront traverser" plus facilement la rivière, redoute Yestin Duran, une vendeuse de boissons tropicales de 31 ans. Le chef de la police locale, le colonel Johnny Rivas, partage cette inquiétude. La violence "va augmenter", affirme-t-il.
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