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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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01.06.2026 à 06:01

FRANCE24
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"Si un gouvernement trouve un moyen de révoquer des responsables de la Fed pour des désaccords de politique (monétaire), alors les futurs gouvernement le feront aussi", a-t-il averti, dans une allusion à peine voilée aux tensions avec l'administration Trump. "Le public perdrait foi dans le fait que la banque centrale prend ses décisions en fonction du seul intérêt de tous les Américains", a ajouté Jerome Powell, qui vient de céder les rênes de l'institution à Kevin Warsh, plus proche de la Maison Blanche. L'ancien président de la Fed s'exprimait dimanche pour la première fois en public depuis cette passation, à l'occasion de la réception d'un "prix du courage" en politique, obtenu pour avoir "défendu l'indépendance" de l'institution face aux assauts de Donald Trump. Ce prix lui a été remis à Boston (nord-est des Etats-Unis) par la fondation qui gère la bibliothèque présidentielle John F. Kennedy, du nom de l'ex-chef de l'Etat démocrate assassiné en 1963, auteur d'un livre appelé "Le Courage dans la politique". L'organisation crédite M. Powell d'avoir "défendu l'indépendance de la Réserve fédérale, qui est essentielle à la stabilité de l'économie mondiale, malgré des années d'attaques personnelles et de menaces émanant des plus hautes sphères du gouvernement". "Test de résistance" Dans son allocution, Jerome Powell a défendu la neutralité et l'indépendance de l'institution: "Nous ne tenons pas compte du sort d'un quelconque parti politique ou d'un quelconque responsable politique dans la prise de ces décisions", a déclaré celui qui est redevenu simple gouverneur de la banque centrale. Il a décidé d'y rester tant que subsistent des pressions politico-judiciaires à son encontre. "Comme beaucoup d'autres institutions, la Fed traverse un test de résistance" dans la période actuelle, a-t-il ajouté. Jerome Powell a été très vite pris en grippe par Donald Trump, qui l'avait pourtant nommé à la tête de la Fed en 2018. Le républicain, qui veut des taux d'intérêt plus bas pour stimuler l'économie, a multiplié les injures et les mises en cause depuis son retour au pouvoir en janvier 2025. Il a tenté d'accélérer le départ de M. Powell et de révoquer une de ses collègues, Lisa Cook, seule femme noire à être devenue gouverneure de la Fed. Jerome Powell a fini par sortir de sa réserve en début d'année pour dénoncer l'ouverture, par le ministère de la Justice, d'une enquête le visant. Il avait dénoncé un "prétexte" dans "le contexte plus large des menaces et des pressions constantes exercées par le gouvernement". La fondation explique que son prix honore les personnes "ayant pris une décision courageuse dictée par leur conscience, sans se soucier des conséquences personnelles ou professionnelles". D'anciens présidents, comme le républicain George Bush Senior et le démocrate Barack Obama, font partie des précédents lauréats, aux côtés d'élus de premier plan - John McCain, Nancy Pelosi - et de dirigeants étrangers, tel que Volodymyr Zelensky. L'institution a décidé cette année de remettre un deuxième "prix du courage", décerné aux habitants des villes jumelles du Minnesota (nord) que sont Minneapolis et Saint-Paul, épicentres en début d'année de l'offensive anti-immigration du gouvernement Trump, où deux Américains ont été tués par les forces de l'ordre.

01.06.2026 à 05:45

FRANCE24
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Cette visite, annoncée mi-mai par le ministre de l'Intérieur français, s'inscrit "dans la continuité de son déplacement les 16 et 17 février dernier à Alger", a commenté dimanche son entourage en annonçant la venue de M. Sayoud. On rappelle de même source le souhait du président Emmanuel Macron de "restaurer avec l'Algérie un dialogue efficace, respectueux de l'intérêt national de chacun". Le ministre algérien de l'Intérieur sera accueilli dès son arrivée, à la mi-journée, à l'aéroport de Roissy par Laurent Nuñez. Les deux hommes se retrouveront à 15H00 place Beauvau pour un entretien en tête-à-tête avant plusieurs réunions de travail entre la délégation algérienne et les directeurs et représentants du ministère de l'Intérieur. Un dîner clôturera cette journée. Les thématiques au menu sont la sécurité et la lutte contre la criminalité organisée ainsi que les questions migratoires et de sécurité civile. Après des mois de tensions entre les deux pays, la visite mi-février à Alger de Laurent Nuñez avait amorcé une détente des relations entre Paris et son ancienne colonie, indépendante depuis 1962. La crise avait été déclenchée à l'été 2024 par le soutien apporté par Paris à un plan d'autonomie "sous souveraineté marocaine" pour le territoire disputé du Sahara occidental. L'Algérie avait immédiatement rappelé son ambassadeur en France. Les tensions avaient ensuite été aggravées avec l'arrestation en novembre 2024 de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, gracié par le président Abdelmadjid Tebboune en novembre 2025. Autre étape dans le rapprochement entre la France et l'Algérie, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est rendu mi-mai à Alger pour tenter de "rétablir les relations judiciaires" entre les deux pays et évoquer notamment le cas du journaliste Christophe Gleizes, incarcéré en Algérie.

01.06.2026 à 05:21

FRANCE24
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"Le parquet leur reproche d'avoir ordonné ou de ne pas s'être opposés aux mauvais traitements" sur 21 détenus "torturés et maltraités afin de réprimer le mouvement de protestation", souligne le tribunal de Vienne dans un communiqué. Les prévenus sont un ancien général de brigade des services de renseignement syriens et un ancien chef du bureau des enquêtes de la police criminelle locale ayant le grade de lieutenant-colonel. Jugés à Vienne, ils avaient demandé l'asile en Autriche en 2015 et résident depuis dans ce pays. Le premier prévenu, Khaled al-Halabi, est en détention provisoire depuis fin 2024, selon l'agence APA. Au moment de son inculpation, des ONG estimaient qu'il était le plus haut gradé syrien responsable d'exactions présent en Europe. Il est poursuivi pour les crimes de torture, de contrainte aggravée, de contrainte sexuelle, ainsi que pour de multiples lésions corporelles graves et encourt jusqu'à dix ans de prison. Le second prévenu, Musab Abu Rukbah, doit également répondre des accusations de lésions corporelles graves, de contrainte aggravée, ainsi que du crime de contrainte sexuelle, encourant aussi jusqu'à dix ans de prison. Selon l'acte d'accusation, la prescription décennale a été suspendue par les mesures d'enquête engagées et les premières auditions. Le Code pénal prévoit la compétence des juridictions autrichiennes pour certaines infractions commises à l'étranger. L'obligation de poursuivre découle de traités internationaux. La compétence du tribunal de Vienne résulte du domicile des prévenus. Treize jours d'audience sont prévus, jusqu'au 30 juin. Des témoignages de victimes en provenance de Syrie et d'Europe sont attendus. "Refuge pour criminels de guerre" Anwar al-Bunni, un avocat syrien installé en Allemagne et qui a lui-même passé cinq ans dans les prisons syriennes, a estimé que le général aurait dû être jugé avec une autre qualification. "Ce procès est important, mais je ne comprends vraiment pas pourquoi il n'est pas inculpé de crimes contre l'humanité", a-t-il déclaré à l'AFP, évoquant des charges plus lourdes pour des faits similaires en Allemagne. Lors d'un premier procès concernant la torture en Syrie, qui a eu lieu en Allemagne en 2022, un ancien employé des services secrets syriens a été condamné à la prison à vie. Des hauts fonctionnaires autrichiens, soupçonnés d'avoir protégé l'ancien général, avaient été relaxés en 2023 au bénéfice du doute. Le parquet leur reprochait de l'avoir aidé à obtenir la protection du pays. L'acte d'accusation invoquait un accord conclu en mai 2015 avec le Mossad israélien. Le parquet affirmait que ce dernier avait exfiltré le militaire syrien de France, où il se trouvait à l'époque, pour le conduire en Autriche. En 2016, l'ONG Commission internationale pour la justice et la responsabilité (CIJA), qui lutte contre l'impunité des criminels de guerre en Syrie, avait informé Vienne de son implication présumée dans des crimes de guerre, alors qu'il avait pris une fausse identité. D'après l'agence APA, l'accord de coopération, baptisé "lait blanc", avait été piloté par Martin Weiss, alors chef de service des renseignements autrichien (BVT), en fuite à Dubaï et à présent recherché pour ses liens avec un autre espion autrichien fugitif, Jan Marsalek, soupçonné d'être protégé par Moscou. "L'Autriche ne doit pas devenir un refuge pour les criminels de guerre", selon Tatiana Urdaneta Wittek, du Centre international pour l'application des droits humains (CEHRI). Interrogée par l'agence APA, elle représente 18 des 21 victimes connues.
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