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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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28.01.2026 à 09:19

L'ONG Care alerte sur dix "crises humanitaires oubliées" en 2025, l'Afrique surreprésentée

FRANCE24
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Pour déterminer les crises "les moins médiatisées", cette ONG a comptabilisé, de janvier à septembre 2025, les articles dans près de 350.000 médias en ligne dans le monde, en cinq langues. Résultat: 1.532 articles ont été consacrés à la République centrafricaine, déchirée par une guerre civile dans les années 2010 et où environ 2,4 millions de personnes sont "en situation d'urgence humanitaire", d'après Care, 63 fois moins que les 96.927 publications sur le mariage du fondateur d'Amazon, Jeff Bezos, à Venise en juin. "Sans articles, pas de pression publique. Sans pression publique, pas de décisions politiques. Sans décisions politiques, pas de financements humanitaires", affirme Care. "En 2025, les plans humanitaires des Nations unies pour le Zimbabwe ou le Malawi n'étaient financés qu'à 14%", argumente l'ONG, précisant qu'à ces "déficits structurels" s'ajoutent "des coupes budgétaires brutales décidées par les États-Unis et par une dizaine de pays européens, dont la France, qui ont entraîné une baisse de près de la moitié de l'aide humanitaire mondiale". "On n'avait pas connu une telle remise en question idéologique et financière de la notion même de solidarité internationale depuis la Seconde Guerre mondiale", s'inquiète auprès de l'AFP Adéa Guillot, porte-parole de Care France. L'impact de ces crises "oubliées" et du manque de financements est "extrêmement fort" sur ces populations "en situation de faim, en situation de soif, en situation d'extrême pauvreté", avec des femmes et des filles "toujours touchées de manière disproportionnée" et exposées aux risques de violences sexuelles, rappelle Mme Guillot. En 2025, la Centrafrique figure en tête du classement devant la Namibie, la Zambie, le Malawi, le Honduras, la Corée du Nord, l'Angola, le Burundi, le Zimbabwe et Madagascar. Depuis dix ans et le début de ces rapports, le continent africain est "chaque année largement oubliée par les médias", note Care. "Il est profondément préoccupant que 80% des crises sous-médiatisées (en 2025) soient en Afrique et même 60% dans le sud de l'Afrique", souligne Charlene Pellsah Ambali, directrice adjointe de Care Zimbabwe. "Pour nous, en Afrique, y compris au Zimbabwe, nos crises ont tendance à être longues, à commencer lentement, à être complexes" et "elles ne font pas toujours les gros titres", a-t-elle déploré lors d'un point presse mardi en visioconférence.

28.01.2026 à 09:19

Agressée à la seringue, l'élue démocrate Ilhan Omar vante la "résilience" du Minnesota

FRANCE24
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Ilhan Omar s'exprimait à un pupitre dans une petite salle quand un homme venu du public s'est précipité sur elle, l'aspergeant d'une substance nauséabonde non-identifiée et parvenant à poser sa main sur elle avant d'être maîtrisé, ont constaté des journalistes de l'AFP. Cible constante d'attaques du président Trump, l'élue d'origine somalienne, représentante du Minnesota au Congrès, n'a pas été blessée lors de cette agression, selon la police. Cet incident est survenu dans un contexte tendu dans cet Etat démocrate ciblé par une campagne massive d'arrestations de la part des policiers fédéraux de l'immigration (ICE). Mme Omar a reproché à M. Trump de transformer Minneapolis en "zone de guerre". Le président l'a accusée, sans preuve, de corruption. Avant l'agression, les électeurs avaient fait part à l'élue de problèmes aussi divers que la collecte des ordures, les difficultés des quartiers nord de Minneapolis ou l'opération anti-immigration en cours, qui a coûté la vie à deux manifestants américains en trois semaines. Au moment où elle appelait à la démission de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, l'agresseur s'est levé d'un bond. Des journalistes de l'AFP l'ont vu vider dans sa direction une seringue qui contenait un liquide nauséabond encore non-identifié, puis toucher physiquement l'élue. Les spectateurs stupéfaits ont poussé des cris et ont reculé. Deux hommes ont maîtrisé l'agresseur qui a été vigoureusement emmené hors de la salle sous les cris de "nazis dehors" de l'assistance. L'homme a été interpellé et la police a dit avoir ouvert une enquête. "Petit agitateur" "Ne les laissez pas voler la vedette", a lancé Mme Omar qui, une fois son agresseur maîtrisé, a continué à s'exprimer comme si de rien était, demandant au public de se calmer. "Voici la réalité que les gens comme cet homme horrible ne comprennent pas: nous sommes forts dans le Minnesota et nous resterons résilients face à tout ce qu'ils pourraient nous faire subir", a-t-elle ajouté sous les vivats. Cet incident soulève des questions quant aux mesures de sécurité mises en place pour le rassemblement, dans un pays marqué par plusieurs actes de violence politique ces derniers mois, dont l'assassinat de la figure de la droite Charlie Kirk. L'auteur de l'agression "aurait pu faire quelque chose d'autre", plus grave, s'est alarmé un témoin interrogé par l'AFP. Le service d'ordre a contrôlé les membres du public à l'entrée du meeting, mais pas les journalistes. Selon la police, le suspect, Anthony Kazmierczak, est âgé de 55 ans et a été arrêté pour coups et blessures. "Je vais bien", a écrit sur le réseau social X Ilhan Omar après son agression. "Je suis une survivante, donc ce petit agitateur ne va pas m'intimider et m'empêcher de faire mon travail."

28.01.2026 à 09:19

Le maire d'Orange Yann Bompard officiellement démis de ses fonctions

FRANCE24
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L'arrêté du préfet Thierry Suquet intervient en plein rebondissement sur la scène politique locale à Orange: le père de Yann Bompard, Jacques Bompard, lui-même maire pendant plus de 25 ans, auparavant condamné pour prise illégale d'intérêt, a vu son inéligibilité levée mardi, l'autorisant à être candidat aux municipales du 15 et 22 mars. Yann Bompard avait lui été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Marseille à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire et 18 mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire. "En application de cette décision, le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, prend un arrêté le déclarant démissionnaire d'office de son mandat de maire", selon un communiqué de ses services. Le texte rappelle que l'élu est "provisoirement remplacé" par son premier adjoint, à qui il incombe "de convoquer le conseil municipal sous un délai de 15 jours suivant la démission d'office" pour élire un nouveau maire. Dans cette ville de 30.000 habitants sous la coupe de la dynastie Bompard, Yann avait succédé en novembre 2021 à son père Jacques, contraint de démissionner après le rejet de son pourvoi en cassation contre une condamnation à cinq ans d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêt. Elu en 1995 sous l'étiquette Front national (FN), Jacques Bompard avait quitté dix ans plus tard le FN, devenu depuis RN, avant de fonder en 2010 la Ligue du Sud qu'il préside depuis.
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