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03.07.2026 à 10:57

FRANCE 24
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En représailles aux frappes russes, l'Ukraine a multiplié les attaques sur le territoire russe, ciblant notamment les raffineries et les dépôts de pétrole. Pénuries de carburant, files d'attente aux stations-service et critiques grandissantes : la guerre voulue par Vladimir Poutine pèse désormais sur l'arrière russe, malgré des représailles toujours plus meurtrières contre l'Ukraine.
En représailles aux frappes russes, l'Ukraine a multiplié les attaques sur le territoire russe, ciblant notamment les raffineries et les dépôts de pétrole. Pénuries de carburant, files d'attente aux stations-service et critiques grandissantes : la guerre voulue par Vladimir Poutine pèse désormais sur l'arrière russe, malgré des représailles toujours plus meurtrières contre l'Ukraine.

03.07.2026 à 10:53

FRANCE24
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Alors que Google s'est engagé à réduire ses émissions de moitié d'ici 2030, celles-ci ont bondi de 82% depuis 2019 (+18% sur la seule année écoulée), selon le bilan publié mardi. Celles d'Amazon, dévoilées mercredi, ont grimpé de 58% sur la même période (+16% en un an), alors que le groupe a promis d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2040. Signe que le mal s'aggrave : les deux groupes polluent désormais davantage pour chaque dollar d'activité. Autrement dit, leurs émissions augmentent plus vite que leurs ventes, une première depuis au moins 2021 pour Amazon. "Notre déploiement d'infrastructures d'IA s'accélère actuellement plus vite que le réseau électrique ne se décarbone", reconnaît Kate Brandt, directrice du développement durable de Google, citée dans le bilan environnemental annuel du groupe. Son homologue chez Amazon, Kara Hurst, admet de son côté que "la hausse de la demande pourrait ralentir" le groupe dans son ambition environnementale. Les intéressées étaient prévenues : le 23 juin, le chef de l'ONU Antonio Guterres a appelé les patrons de l'IA à "dire toute la vérité" sur le coût écologique des centres de données. Il a lancé une initiative qui leur demande de publier leur empreinte (carbone, eau, foncier) puis de passer aux renouvelables d'ici la fin de la décennie. Selon une étude onusienne, les centres de données ont consommé 448 térawattheures d'électricité en 2025. S'ils constituaient un pays, cela les placerait au 11e rang mondial, derrière la France. Au total, Google affirme avoir rejeté l'an dernier 18,8 millions de tonnes équivalent CO2, provenant de ses centres de données et de ses bureaux, mais surtout de la fabrication des processeurs et de la construction de nouveaux sites géants pour les héberger. Numéro un de l'informatique en ligne (cloud), Amazon en a émis 80,85 millions, du fait des mêmes activités, auxquelles s'ajoutent ses entrepôts, sa flotte logistique et ses livraisons à travers le monde. Le phénomène touche tout le secteur, et il semble probable que les bilans de Meta et de Microsoft, toujours non publiés, reflèteront la même tendance. Consommation de la Grèce La course mondiale à l'IA, qui s'est accélérée après le succès de ChatGPT fin 2022, pousse les géants de la tech à multiplier les centres de données, ces installations gourmandes en électricité, en eau de refroidissement, en béton, en acier et en puces. La consommation électrique de Google a doublé en trois ans et approche celle d'un pays comme la Grèce. Chez Amazon, les émissions liées à la construction des centres de données ont bondi de plus de 40% en un an. L'essentiel de cette pollution est indirect : 85% de l'empreinte de Google et 76% de celle d'Amazon proviennent de leurs chaînes d'approvisionnement, largement situées en Asie et encore très dépendantes des énergies fossiles. Dans leurs volumineux rapports annuels, les deux groupes vantent leurs efforts. Google dit avoir signé en 2025 un volume record de contrats d'énergies renouvelables (12 gigawatts), tout en investissant dans le nucléaire et la géothermie. Amazon, lui, se présente comme le premier acheteur mondial d'énergies renouvelables pour la sixième année consécutive. Il investit aussi dans de petits réacteurs nucléaires et revendique plus de 52.000 camionnettes électriques. Si les ambitions demeurent sur le papier, leur crédibilité s'effrite dans le vocabulaire choisi : comme Microsoft, Google qualifie ses propres objectifs de "moonshots", autrement dit des tentatives de décrocher la lune. Signe visible : Google a retiré de son rapport 2026 la feuille de route qui chiffrait les étapes avant 2030. "La seule chose sur laquelle on peut compter avec les entreprises, c'est qu'elles cherchent le profit", relève auprès de l'AFP Sytske Wijnsma, spécialiste des chaînes d'approvisionnement à l'université de Berkeley. Elles investiront plus dans les énergies décarbonées si cela réduit leurs coûts, souligne la professeure, ce qui serait "gagnant-gagnant", pour elles et l'environnement. Mais elles maîtrisent mal le bilan carbone de leurs fournisseurs (fabricants de puces, de serveurs...), consommateurs d'énergie et de métaux stratégiques : "l'écart entre la demande et l'offre peut être comblé en rendant les puces et les centres de données plus efficaces", estime Mme Wijnsma. Ou, à défaut, en brûlant plus de pétrole et de gaz.
Texte intégral (734 mots)
Alors que Google s'est engagé à réduire ses émissions de moitié d'ici 2030, celles-ci ont bondi de 82% depuis 2019 (+18% sur la seule année écoulée), selon le bilan publié mardi. Celles d'Amazon, dévoilées mercredi, ont grimpé de 58% sur la même période (+16% en un an), alors que le groupe a promis d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2040. Signe que le mal s'aggrave : les deux groupes polluent désormais davantage pour chaque dollar d'activité. Autrement dit, leurs émissions augmentent plus vite que leurs ventes, une première depuis au moins 2021 pour Amazon. "Notre déploiement d'infrastructures d'IA s'accélère actuellement plus vite que le réseau électrique ne se décarbone", reconnaît Kate Brandt, directrice du développement durable de Google, citée dans le bilan environnemental annuel du groupe. Son homologue chez Amazon, Kara Hurst, admet de son côté que "la hausse de la demande pourrait ralentir" le groupe dans son ambition environnementale. Les intéressées étaient prévenues : le 23 juin, le chef de l'ONU Antonio Guterres a appelé les patrons de l'IA à "dire toute la vérité" sur le coût écologique des centres de données. Il a lancé une initiative qui leur demande de publier leur empreinte (carbone, eau, foncier) puis de passer aux renouvelables d'ici la fin de la décennie. Selon une étude onusienne, les centres de données ont consommé 448 térawattheures d'électricité en 2025. S'ils constituaient un pays, cela les placerait au 11e rang mondial, derrière la France. Au total, Google affirme avoir rejeté l'an dernier 18,8 millions de tonnes équivalent CO2, provenant de ses centres de données et de ses bureaux, mais surtout de la fabrication des processeurs et de la construction de nouveaux sites géants pour les héberger. Numéro un de l'informatique en ligne (cloud), Amazon en a émis 80,85 millions, du fait des mêmes activités, auxquelles s'ajoutent ses entrepôts, sa flotte logistique et ses livraisons à travers le monde. Le phénomène touche tout le secteur, et il semble probable que les bilans de Meta et de Microsoft, toujours non publiés, reflèteront la même tendance. Consommation de la Grèce La course mondiale à l'IA, qui s'est accélérée après le succès de ChatGPT fin 2022, pousse les géants de la tech à multiplier les centres de données, ces installations gourmandes en électricité, en eau de refroidissement, en béton, en acier et en puces. La consommation électrique de Google a doublé en trois ans et approche celle d'un pays comme la Grèce. Chez Amazon, les émissions liées à la construction des centres de données ont bondi de plus de 40% en un an. L'essentiel de cette pollution est indirect : 85% de l'empreinte de Google et 76% de celle d'Amazon proviennent de leurs chaînes d'approvisionnement, largement situées en Asie et encore très dépendantes des énergies fossiles. Dans leurs volumineux rapports annuels, les deux groupes vantent leurs efforts. Google dit avoir signé en 2025 un volume record de contrats d'énergies renouvelables (12 gigawatts), tout en investissant dans le nucléaire et la géothermie. Amazon, lui, se présente comme le premier acheteur mondial d'énergies renouvelables pour la sixième année consécutive. Il investit aussi dans de petits réacteurs nucléaires et revendique plus de 52.000 camionnettes électriques. Si les ambitions demeurent sur le papier, leur crédibilité s'effrite dans le vocabulaire choisi : comme Microsoft, Google qualifie ses propres objectifs de "moonshots", autrement dit des tentatives de décrocher la lune. Signe visible : Google a retiré de son rapport 2026 la feuille de route qui chiffrait les étapes avant 2030. "La seule chose sur laquelle on peut compter avec les entreprises, c'est qu'elles cherchent le profit", relève auprès de l'AFP Sytske Wijnsma, spécialiste des chaînes d'approvisionnement à l'université de Berkeley. Elles investiront plus dans les énergies décarbonées si cela réduit leurs coûts, souligne la professeure, ce qui serait "gagnant-gagnant", pour elles et l'environnement. Mais elles maîtrisent mal le bilan carbone de leurs fournisseurs (fabricants de puces, de serveurs...), consommateurs d'énergie et de métaux stratégiques : "l'écart entre la demande et l'offre peut être comblé en rendant les puces et les centres de données plus efficaces", estime Mme Wijnsma. Ou, à défaut, en brûlant plus de pétrole et de gaz.

03.07.2026 à 10:53

FRANCE24
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Émissions moindres en Europe, pas dans le monde Le système des quotas d'émissions, abrégé SEQE ou ETS en anglais, et le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières, MACF ou CBAM en anglais, répondent à une même logique: faire payer leurs propres émissions de gaz à effet de serre aux entreprises. En Europe, les plus émetteurs sont les énergéticiens qui produisent de l'électricité en brûlant du gaz ou du charbon, ainsi que certains secteurs industriels polluants: acier, aluminium, béton, engrais... Dans l'UE, le nombre de sites industriels concernés a baissé de 20% entre 2013 et 2023 avec près de 8.600 sites, tandis que leurs émissions déclarées ont baissé de 35%, à 1.097 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2023, laissant penser que les sites émettent moins en moyenne. Droits de polluer gratuits Le fonctionnement du mécanisme "n'est pas une mince affaire", explique à l'AFP Sylvain Le Net, spécialiste des questions énergétiques pour France Chimie, organisation professionnelle de ce secteur gourmand en gaz. En Europe, les entreprises achètent des "droits à émettre", soit dans des ventes aux enchères de la Commission européenne ou des États membres, soit auprès d'autres entreprises. Certaines industries bénéficient de quotas gratuits, pour atténuer la distorsion de concurrence avec une production hors-UE ne payant pas le carbone — une gratuité appelée à progressivement disparaître. Des industriels et États réclament de la prolonger, ce qui se ferait au détriment des usines qui ont investi pour se décarboner. Vérificateurs privés Des certificateurs privés, comme Bureau Veritas ou SGS, sont accrédités pour vérifier les déclarations des entreprises, explique à l'AFP Adrien Assous, du centre de réflexion européen Sandbag. Pour superviser les 8.600 sites émetteurs, 104 organismes avaient un agrément en 2023, selon un rapport du consultant néerlandais SQ Consult. Il estime que certains secteurs sont insuffisamment suivis et qu'il pourrait y avoir un "problème à l'avenir" en cas d'élargissement du nombre d'activités à suivre. En France, il y a environ 1.000 sites à superviser, explique à l'AFP Aurélie Gilotte, de Bureau Veritas Certification France. L'entreprise vérifie les déclarations d'un tiers d'entre eux, avec un niveau de détail allant jusqu'à consulter le compteur de gaz ou les bordereaux de livraison de fioul, pour s'assurer de l'authenticité des déclarations. Problèmes de capacité publique Côté pouvoirs publics en France, "entre deux et trois inspecteurs par région" contrôlent ces déclarations, indique à l'AFP le ministère de la Transition écologique et ce, "parmi l'ensemble de leurs missions" de surveillance des installations classées pour la protection de l'environnement. Globalement, SQ Consult estime que la qualité des déclarations est "demeurée à un niveau relativement élevé en 2023", avec seulement 11 déclarations d'émissions rendues hors délai et 9 avis "négatifs" rendus par les vérificateurs. Enquête européenne Récemment, il y a eu quelques grosses erreurs. Fin 2025, le consortium international de journalistes d'investigation Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) a révélé que la société publique roumaine Complexul Energetic Oltenia avait déclaré des émissions bien inférieures à la moyenne pour ses centrales à charbon, très polluantes. De quoi lui faire économiser des centaines de millions d'euros d'achat de crédits carbone. Par ailleurs, En février 2023, le parquet européen avait communiqué sur de multiples perquisitions en Bulgarie dans le cadre d'une enquête, toujours en cours selon une source proche du dossier, sur une possible fraude aux déclarations d'émissions d'une entreprise non nommée, mais identifiée par des médias et ONG comme étant liée au magnat du charbon Hristo Kovachki. Interrogé par l'AFP, le parquet européen dit ne pas commenter les enquêtes en cours ni confirmer les affaires sur lesquelles il travaille. Extension du domaine de la vérification Le mécanisme CBAM, décrit par des spécialistes comme le miroir du système ETS, va nécessiter de vérifier les déclarations d'industriels fortement émetteurs... dans le monde entier. Mais malgré deux ans de test, la mise en place du dispositif reste "compliquée dans la pratique", observe Pauline Miquel, de Cbamboo, spécialiste du MACF, basé à Londres. "Le plus gros problème n'est pas d'identifier la provenance d'un produit", donc les conditions dans lesquelles il a été produit, "mais de savoir si le fournisseur veut bien calculer son coût carbone". Risques de contournement Il "y aura probablement toujours des gens qui vont essayer de contourner" ces mécanismes complexes, estime Benjamin Lechaptois, directeur carbone et climat de Bureau Veritas. Matthieu Jehl, président de l'activité "inox" Europe du métallurgiste finlandais Outokumpu, constate qu'il est "beaucoup plus simple" d'auditer un acteur européen qu'asiatique. Il met en garde contre un contournement fréquent sur l'acier inoxydable, avec une étape industrielle intermédiaire dans un pays où le bouquet énergétique est moins carboné, afin de faire baisser le prix carbone et ce, sans que les émissions globales n'aient baissé.
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Émissions moindres en Europe, pas dans le monde Le système des quotas d'émissions, abrégé SEQE ou ETS en anglais, et le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières, MACF ou CBAM en anglais, répondent à une même logique: faire payer leurs propres émissions de gaz à effet de serre aux entreprises. En Europe, les plus émetteurs sont les énergéticiens qui produisent de l'électricité en brûlant du gaz ou du charbon, ainsi que certains secteurs industriels polluants: acier, aluminium, béton, engrais... Dans l'UE, le nombre de sites industriels concernés a baissé de 20% entre 2013 et 2023 avec près de 8.600 sites, tandis que leurs émissions déclarées ont baissé de 35%, à 1.097 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2023, laissant penser que les sites émettent moins en moyenne. Droits de polluer gratuits Le fonctionnement du mécanisme "n'est pas une mince affaire", explique à l'AFP Sylvain Le Net, spécialiste des questions énergétiques pour France Chimie, organisation professionnelle de ce secteur gourmand en gaz. En Europe, les entreprises achètent des "droits à émettre", soit dans des ventes aux enchères de la Commission européenne ou des États membres, soit auprès d'autres entreprises. Certaines industries bénéficient de quotas gratuits, pour atténuer la distorsion de concurrence avec une production hors-UE ne payant pas le carbone — une gratuité appelée à progressivement disparaître. Des industriels et États réclament de la prolonger, ce qui se ferait au détriment des usines qui ont investi pour se décarboner. Vérificateurs privés Des certificateurs privés, comme Bureau Veritas ou SGS, sont accrédités pour vérifier les déclarations des entreprises, explique à l'AFP Adrien Assous, du centre de réflexion européen Sandbag. Pour superviser les 8.600 sites émetteurs, 104 organismes avaient un agrément en 2023, selon un rapport du consultant néerlandais SQ Consult. Il estime que certains secteurs sont insuffisamment suivis et qu'il pourrait y avoir un "problème à l'avenir" en cas d'élargissement du nombre d'activités à suivre. En France, il y a environ 1.000 sites à superviser, explique à l'AFP Aurélie Gilotte, de Bureau Veritas Certification France. L'entreprise vérifie les déclarations d'un tiers d'entre eux, avec un niveau de détail allant jusqu'à consulter le compteur de gaz ou les bordereaux de livraison de fioul, pour s'assurer de l'authenticité des déclarations. Problèmes de capacité publique Côté pouvoirs publics en France, "entre deux et trois inspecteurs par région" contrôlent ces déclarations, indique à l'AFP le ministère de la Transition écologique et ce, "parmi l'ensemble de leurs missions" de surveillance des installations classées pour la protection de l'environnement. Globalement, SQ Consult estime que la qualité des déclarations est "demeurée à un niveau relativement élevé en 2023", avec seulement 11 déclarations d'émissions rendues hors délai et 9 avis "négatifs" rendus par les vérificateurs. Enquête européenne Récemment, il y a eu quelques grosses erreurs. Fin 2025, le consortium international de journalistes d'investigation Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) a révélé que la société publique roumaine Complexul Energetic Oltenia avait déclaré des émissions bien inférieures à la moyenne pour ses centrales à charbon, très polluantes. De quoi lui faire économiser des centaines de millions d'euros d'achat de crédits carbone. Par ailleurs, En février 2023, le parquet européen avait communiqué sur de multiples perquisitions en Bulgarie dans le cadre d'une enquête, toujours en cours selon une source proche du dossier, sur une possible fraude aux déclarations d'émissions d'une entreprise non nommée, mais identifiée par des médias et ONG comme étant liée au magnat du charbon Hristo Kovachki. Interrogé par l'AFP, le parquet européen dit ne pas commenter les enquêtes en cours ni confirmer les affaires sur lesquelles il travaille. Extension du domaine de la vérification Le mécanisme CBAM, décrit par des spécialistes comme le miroir du système ETS, va nécessiter de vérifier les déclarations d'industriels fortement émetteurs... dans le monde entier. Mais malgré deux ans de test, la mise en place du dispositif reste "compliquée dans la pratique", observe Pauline Miquel, de Cbamboo, spécialiste du MACF, basé à Londres. "Le plus gros problème n'est pas d'identifier la provenance d'un produit", donc les conditions dans lesquelles il a été produit, "mais de savoir si le fournisseur veut bien calculer son coût carbone". Risques de contournement Il "y aura probablement toujours des gens qui vont essayer de contourner" ces mécanismes complexes, estime Benjamin Lechaptois, directeur carbone et climat de Bureau Veritas. Matthieu Jehl, président de l'activité "inox" Europe du métallurgiste finlandais Outokumpu, constate qu'il est "beaucoup plus simple" d'auditer un acteur européen qu'asiatique. Il met en garde contre un contournement fréquent sur l'acier inoxydable, avec une étape industrielle intermédiaire dans un pays où le bouquet énergétique est moins carboné, afin de faire baisser le prix carbone et ce, sans que les émissions globales n'aient baissé.
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