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13.07.2026 à 23:05

FRANCE24
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Le procureur général de Californie Rob Bonta, chef de file du groupe, a avancé que la fusion de deux des cinq plus grands distributeurs de films des Etats-Unis aurait pour conséquence "des prix supérieurs, une qualité moindre, et moins de contenus" à disposition du grand public. "Dans ce pays, personne n'est au-dessus des lois", a-t-il relevé, cité dans un communiqué, expliquant que les douze Etats "lutt(aient) pour des marchés libres et équitables, pas des marchés truqués. Les Etats-Unis n'ont ni roi au gouvernement ni dans l'économie". Les plaignants estiment que la transaction enfreint la loi fédérale Clayton, qui interdit les fusions ayant la capacité de réduire la concurrence de manière importante. Les Etats à l'origine de ces poursuites, tous appartenant au camp démocrate, sont: la Californie, l'Arizona, le Colorado, le Connecticut, le Massachusetts, le Minnesota, le Nevada, le New Jersey, le Nouveau-Mexique, New York, l'Oregon et Washington. Paramount a rapidement répliqué, martelant que le recours en justice était "fondamentalement vicié". "L'effet concret de ce procès est de protéger les grandes plateformes de streaming comme Netflix et les entreprises technologiques d'une concurrence tellement nécessaire", a réagi un porte-parole du groupe. Le conglomérat, dont le patron David Ellison est le fils du milliardaire et allié de Donald Trump, Larry Ellison, l'avait emporté après le retrait de l'offre rivale de Netflix, en février. L'entreprise considère que la future entité donnera naissance à un rival solide pour faire face à Netflix, Amazon et Apple, et s'est engagée à sortir au moins trente films annuellement qui resteront en salles au minimum 45 jours. Streaming disputé Les plateformes Paramount+, HBO Max et discovery+ comptent moins d'abonnés que les trois leaders du secteur, Netflix, Amazon Prime et Disney+. Mais une large partie d'Hollywood s'oppose pourtant à ce rachat, craignant des suppressions d'emplois massives dans une industrie qui a déjà connu plusieurs vagues de fusions et de licenciements. Paramount a souligné que 24 autorités de régulation à travers le monde avaient donné leur assentiment à l'opération, y compris aux Etats-Unis. Ces poursuites, lancées devant un tribunal du nord de la Californie, interviennent en effet alors que le ministère américain de la Justice a validé l'opération mi-juin. Au terme d'une enquête de huit mois, sa division antitrust a conclu que l'opération n'était "pas susceptible de nuire à la concurrence ni aux consommateurs américains", que ce soit dans le streaming, la télévision ou la production et la distribution de films en salles. Elle a donc renoncé à la contester, sans exiger de cessions d'actifs ni d'engagements. Le ministère a même considéré que la fusion devrait avoir pour effet "d'accroître la compétition dans l'ensemble de l'écosystème des médias et du divertissement, avec des bénéfices pour les consommateurs et les travailleurs américains". En revanche, Paramount a dû proposer début juillet des mesures correctives pour tenter d'emporter le feu vert des autorités européennes. Bruxelles s'est donné jusqu'au 22 juillet pour rendre sa décision. "Nous travaillons de manière constructive avec la Commission depuis huit mois et sommes convaincus que ces mesures répondent directement et pleinement aux préoccupations exprimées dans l'évaluation préliminaire de la Commission européenne, tout en favorisant une autorisation rapide", avait alors indiqué à l'AFP un porte-parole de Paramount. Le rachat est également soumis au feu vert du Royaume-Uni où le gouvernement a annoncé qu'il pourrait lancer une procédure plus lourde pour s'assurer que la pluralité des médias soit préservée. Selon Ross Benes, analyste du cabinet Emarketer, l'initiative des procureurs américains représente une "opération politiquement payante" pour eux mais a peu de chances d'aboutir en leur faveur sur le plan juridique.

13.07.2026 à 23:01

FRANCE 24
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Un homme identifié comme un Colombien de 26 ans a été tué lundi dans le Maine par un agent de l'ICE, l'agence américaine chargée de mettre en œuvre la politique de répression de l'immigration de Donald Trump. Deux groupes de défense des droits humains ont indiqué que l'homme était autorisé à travailler aux États-Unis.
Texte intégral (644 mots)
Un homme identifié comme un Colombien de 26 ans a été tué lundi dans le Maine par un agent de l'ICE, l'agence américaine chargée de mettre en œuvre la politique de répression de l'immigration de Donald Trump. Deux groupes de défense des droits humains ont indiqué que l'homme était autorisé à travailler aux États-Unis.

13.07.2026 à 22:35

FRANCE24
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Le Dow Jones a reculé de 0,26%, l'indice Nasdaq a chuté de 1,55% et l'indice élargi S&P 500 a perdu 0,79%. "Un week-end marqué par des tensions entre les Washington et Téhéran est à l'origine d'une journée d'aversion au risque à Wall Street", explique Jose Torres, analyste de la plateforme Interactive Brokers. Les Etats-Unis ont encore bombardé l'Iran dans la nuit de dimanche à lundi, et Téhéran a dit riposter en ciblant des bases militaires du Golfe utilisées par l'armée américaine. Donald Trump a ensuite annoncé lundi le rétablissement du blocus des ports iraniens dans le secteur du détroit d'Ormuz, et a dit prévoir d'instaurer une taxe sur les marchandises transportées par bateau via ce passage maritime stratégique. Ces développements - qui font craindre une raréfaction de l'approvisionnement en pétrole - ont propulsé les cours du brut de plus de 9%, ravivant les inquiétudes inflationnistes sur la place new-yorkaise, souligne M. Torres. D'autant qu'un responsable de la Réserve fédérale américaine (Fed) a prévenu le même jour que l'institution pourrait relever ses taux d'intérêt "à court terme" si l'inflation continue d'évoluer dans la mauvaise direction. Un resserrement monétaire pourrait encore davantage peser sur Wall Street, qui privilégie généralement des baisses des taux, jugées plus favorables aux investissements. Sur le marché obligataire, le taux d'emprunt de l'Etat américain à échéance dix ans se tendait nettement à 4,62% vers 20H15 GMT, contre 4,56% à la clôture vendredi. Wall Street attend désormais la publication mardi de l'indice des prix à la consommation (CPI) de juin, puis de celui côté producteurs (PPI) mercredi. En parallèle, "les valeurs du secteur des semi-conducteurs sont sous pression, SK hynix enregistrant une forte baisse après un excellent démarrage vendredi" à la Bourse de New York, commentent les analystes de Briefing.com. Le fabricant de puces coréen - aussi coté à Séoul - a perdu 9,32%, entraînant dans son sillage le reste du secteur, comme le mastodonte Nvidia (-3,52%), Broadcom (-3,98%), AMD (-4,21%) ou Intel (-6,12%). Les performances financières de ces groupes seront particulièrement scrutées, alors que la saison des résultats d'entreprises débute cette semaine. Au tableau des valeurs, le laboratoire Kenvue (-1,21% à 19,25 dollars) a terminé en baisse après qu'une cour d'appel américaine a relancé lundi des centaines de poursuites contre la société. Le groupe est accusé par des particuliers d'avoir dissimulé des informations quant à un lien, non avéré scientifiquement, entre son médicament Tylenol (paracétamol) et l'autisme. Le conglomérat Paramount Skydance (-2,56% à 1,14 dollar) a reculé, pâtissant de poursuites de douze Etats américains contre son projet de rachat du studio hollywoodien Warner Bros Discovery (+1,88% à 27,09 dollars). Les plaignants estiment que cette fusion pourrait réduire la concurrence de manière importante. Le géant SpaceX (fusées, intelligence artificielle, satellites), récemment introduit à la Bourse de New York, a lui perdu 4,24% à 139,14 dollars, se rapprochant de plus en plus de son prix initial de cotation (135 dollars).
Texte intégral (515 mots)
Le Dow Jones a reculé de 0,26%, l'indice Nasdaq a chuté de 1,55% et l'indice élargi S&P 500 a perdu 0,79%. "Un week-end marqué par des tensions entre les Washington et Téhéran est à l'origine d'une journée d'aversion au risque à Wall Street", explique Jose Torres, analyste de la plateforme Interactive Brokers. Les Etats-Unis ont encore bombardé l'Iran dans la nuit de dimanche à lundi, et Téhéran a dit riposter en ciblant des bases militaires du Golfe utilisées par l'armée américaine. Donald Trump a ensuite annoncé lundi le rétablissement du blocus des ports iraniens dans le secteur du détroit d'Ormuz, et a dit prévoir d'instaurer une taxe sur les marchandises transportées par bateau via ce passage maritime stratégique. Ces développements - qui font craindre une raréfaction de l'approvisionnement en pétrole - ont propulsé les cours du brut de plus de 9%, ravivant les inquiétudes inflationnistes sur la place new-yorkaise, souligne M. Torres. D'autant qu'un responsable de la Réserve fédérale américaine (Fed) a prévenu le même jour que l'institution pourrait relever ses taux d'intérêt "à court terme" si l'inflation continue d'évoluer dans la mauvaise direction. Un resserrement monétaire pourrait encore davantage peser sur Wall Street, qui privilégie généralement des baisses des taux, jugées plus favorables aux investissements. Sur le marché obligataire, le taux d'emprunt de l'Etat américain à échéance dix ans se tendait nettement à 4,62% vers 20H15 GMT, contre 4,56% à la clôture vendredi. Wall Street attend désormais la publication mardi de l'indice des prix à la consommation (CPI) de juin, puis de celui côté producteurs (PPI) mercredi. En parallèle, "les valeurs du secteur des semi-conducteurs sont sous pression, SK hynix enregistrant une forte baisse après un excellent démarrage vendredi" à la Bourse de New York, commentent les analystes de Briefing.com. Le fabricant de puces coréen - aussi coté à Séoul - a perdu 9,32%, entraînant dans son sillage le reste du secteur, comme le mastodonte Nvidia (-3,52%), Broadcom (-3,98%), AMD (-4,21%) ou Intel (-6,12%). Les performances financières de ces groupes seront particulièrement scrutées, alors que la saison des résultats d'entreprises débute cette semaine. Au tableau des valeurs, le laboratoire Kenvue (-1,21% à 19,25 dollars) a terminé en baisse après qu'une cour d'appel américaine a relancé lundi des centaines de poursuites contre la société. Le groupe est accusé par des particuliers d'avoir dissimulé des informations quant à un lien, non avéré scientifiquement, entre son médicament Tylenol (paracétamol) et l'autisme. Le conglomérat Paramount Skydance (-2,56% à 1,14 dollar) a reculé, pâtissant de poursuites de douze Etats américains contre son projet de rachat du studio hollywoodien Warner Bros Discovery (+1,88% à 27,09 dollars). Les plaignants estiment que cette fusion pourrait réduire la concurrence de manière importante. Le géant SpaceX (fusées, intelligence artificielle, satellites), récemment introduit à la Bourse de New York, a lui perdu 4,24% à 139,14 dollars, se rapprochant de plus en plus de son prix initial de cotation (135 dollars).
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