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05.02.2026 à 21:07

IA: Anthropic sort un nouveau modèle et la rivalité avec OpenAI s'intensifie

FRANCE24
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La start-up de San Francisco, fondée en 2021 par des anciens d'OpenAI, a le vent en poupe depuis la livraison en quelques mois d'une série d'outils qui ont impressionné les développeurs informatiques et effrayé les actionnaires d'éditeurs de logiciel. Les titres de plusieurs éditeurs ont souffert en Bourse cette semaine face aux interrogations des investisseurs sur l'avenir de leur modèle économique compte tenu des performances de l'IA générative dans la gestion des données marketing, juridiques ou commerciales. Là où OpenAI le domine très largement auprès du grand public avec ChatGPT, Anthropic jouit avec Claude d'une crédibilité supérieure auprès des codeurs ainsi que chez les entreprises privilégiant la sécurité et la fiabilité. Anthropic affirme que sa nouvelle version, Claude Opus 4.6, constitue un tournant dans la manière pour l'IA de gérer des tâches professionnelles complexes. Selon l'entreprise dirigée par la fratrie Amodei, la nouvelle mouture peut "assembler des documents réglementaires, des rapports de marché et des données internes afin de produire des analyses qui prendraient plusieurs jours à un analyste". Opus 4.6 est aussi capable de manier plusieurs outils en parallèle et de s'auto-corriger au cours d'une même tâche. Le modèle "s'approche beaucoup plus près d'un rendu final de haute qualité du premier coup que n'importe quel modèle précédent", assure le communiqué, promettant des documents, des feuilles de calcul et des diapositives nécessitant "moins d'allers-retours" d'édition définitive. Super Bowl Ce lancement s'ajoute à la commercialisation d'une trentaine d'outils ces derniers mois. Claude Code, son très populaire outil de codage, a dépassé le milliard de dollars de chiffre d'affaires six mois après son lancement public. Mais ses rentrées d'argent sont loin de compenser le coût monumental de la puissance de calcul et Anthropic, comme OpenAI, est encore très loin de la rentabilité. La rivalité entre les deux voisins de San Francisco dépasse les seules performances techniques. Anthropic s'est engagé à écarter toute publicité de son IA générative, allant jusqu'à moquer le choix d'OpenAI de tester cette source de revenus dans un spot prévu pour le Super Bowl dimanche, le plus grand événement sportif de l'année aux Etats-Unis. Le PDG d'OpenAI, Sam Altman, a vivement réagi, sur X, en qualifiant Anthropic de "malhonnête" et "autoritaire". "Anthropic propose un produit coûteux aux personnes riches", a-t-il accusé, défendant ChatGPT comme un produit qui met l'IA "à la portée de milliards de personnes qui ne peuvent pas payer d'abonnement". Anthropic se vante au contraire de ne compter que sur les contrats d'entreprises et les abonnements. Selon les médias américains, Anthropic prévoit une offre publique d'achat pour ses employés qui valoriserait l'entreprise à environ 350 milliards de dollars, une somme colossale pour une entreprise vieille de quatre ans, mais inférieure aux 800 milliards de dollars annoncés par OpenAI pour son prochain tour de table. La Silicon Valley et les marchés attendent fébrilement l'officialisation de leurs projets d'entrée en Bourse dans l'année.

05.02.2026 à 20:51

Witkoff et Araghchi, pilotes des discussions américano-iraniennes

FRANCE24
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Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est un diplomate de métier, vétéran des négociations sur le nucléaire. Face à lui, Steve Witkoff, l'émissaire de Donald Trump, est un magnat de l'immobilier devenu l'homme des missions diplomatiques délicates. Les deux hommes s'étaient déjà fait face lors de précédents pourparlers à Oman au printemps 2025. Witkoff, de l'immobilier à la diplomatie Géant de l'immobilier sans expérience en politique étrangère, Steve Witkoff, âgé de 68 ans, a entamé une carrière diplomatique en étant nommé par Donald Trump en novembre 2024 au poste d'émissaire au Moyen-Orient. Il porte désormais le titre d'"envoyé spécial pour les missions de paix", et a mené des pourparlers à fort enjeu sur Gaza et l'Ukraine. Premier fait d'armes, il a été crédité par le président américain, son ami proche, d'avoir arraché une trêve début 2025 à Gaza entre Israël et le Hamas, qui a tenu deux mois. Elle avait permis le retour en Israël de 33 otages retenus dans le territoire palestinien, dont huit morts. M. Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, ont ensuite mené les négociations ayant conduit au dernier cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre à Gaza, dans le cadre du plan de Donald Trump pour y mettre durablement la fin à la guerre. Steve Witkoff en suit de près la mise en oeuvre, et s'est rendu en Israël à deux reprises ces quinze derniers jours pour rencontrer le Premier ministre, Benjamin Netanyahu. Parallèlement, il a mené des discussions distinctes sur la guerre en Ukraine avec les présidents ukrainien, Volodymyr Zelensky, et russe, Vladimir Poutine, qu'il a rencontré plusieurs fois à Moscou. Et jeudi il a participé à des pourparlers trilatéraux à Abou Dhabi, qu'il a jugés "productifs". M. Witkoff est toutefois accusé par ses détracteurs d'un certain penchant pro-russe, et s'est attiré les critiques de M. Zelensky, pour avoir fait l'éloge de M. Poutine. Originaire du Bronx, à New York, M. Witkoff a fait fortune comme avocat d'affaires, puis à la tête de grandes sociétés immobilières. En 1997, il a fondé le Witkoff Group où travaillent sa femme et son fils. - Araghchi, visage de l'Iran à l'étranger - Connu pour son ouverture à l'Occident, Abbas Araghchi a joué un rôle important ces dernières semaines, s'exprimant au nom de Téhéran auprès de médias du monde entier pour justifier la répression du mouvement de contestation en Iran. Il a même publié une tribune dans le Wall Street Journal, mettant en garde contre une riposte iranienne en cas d'attaque étrangère, tout en assurant que son pays a "toujours été prêt à des négociations réelles et sérieuses". Ce diplomate chevronné de 63 ans avait déjà joué un rôle crucial en 2015 pour la conclusion d'un accord historique mais désormais caduc sur le nucléaire, entre l'Iran et les grandes puissances, dont les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni. Issu d'une famille qui a fait fortune dans le commerce de tapis, Abbas Araghchi a passé toute sa carrière au sein du ministère des Affaires étrangères. En 1979, après la proclamation de la République islamique, il rejoint les Gardiens de la Révolution, qui en sont l'armée idéologique, et part au front pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988). A la fin du conflit, il est recruté au ministère comme expert pour les questions internationales. Il parle couramment l'anglais et défend vigoureusement la position de l'Iran sur les réseaux sociaux. Barbe grise et cheveux poivre et sel, toujours vêtu d'un costume et d'une chemise blanche col Mao à l'instar des responsables iraniens, il est connu pour son ton calme et posé. Le président Massoud Pezeshkian, en poste depuis l'été 2024, l'a nommé chef de la diplomatie, avec l'objectif initial de renouer le dialogue avec les Occidentaux. Les relations avec ses homologues européens se sont cependant notoirement dégradées. En juin dernier, il avait fustigé la non condamnation par les Européens de la guerre déclenchée par Israël contre son pays. La tension s'est encore aggravée quand Paris, Londres et Berlin ont déclenché à l'ONU le rétablissement des sanctions internationales contre l'Iran, liées à son programme nucléaire. M. Araghchi a aussi récemment qualifié d'"erreur stratégique majeure" la décision de l'UE de désigner les Gardiens de la Révolution comme "organisation terroriste".

05.02.2026 à 20:47

En appel, l'Etat français revoit sa demande à la baisse contre Shein

FRANCE24
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La cour d'appel de Paris rendra sa décision le 19 mars. Le 19 décembre, le tribunal judiciaire de Paris avait rejeté la demande de suspension totale du site Shein en France, jugée "disproportionnée", tout en reconnaissant l'existence d'un "dommage grave à l'ordre public". L'affaire portait sur la vente, découverte à l'automne dernier, de poupées sexuelles à l'apparence de fillettes, d'armes de catégorie A et de médicaments interdits. En première instance, l'État avait déjà assoupli sa position en formulant, à titre subsidiaire, une demande visant uniquement la suspension de la marketplace, réservée aux produits des vendeurs tiers. C'est cette demande que l'État maintient désormais devant la cour d'appel. Par la voix de son avocat Renaud Le Gunehec, l'État a demandé aux juges d'ordonner à Shein de revenir à la situation qui prévalait entre début novembre et fin décembre 2025, à savoir une activité limitée à la vente de vêtements de la marque Shein, à l'exclusion de tout produit proposé par des vendeurs tiers. Début novembre, confronté à une vive polémique en France, Shein y avait suspendu de sa propre initiative les produits issus de vendeurs tiers afin de mener un audit interne. Depuis début janvier, l'entreprise a rouvert progressivement sa place de marché à des produits hors habillement. La mesure réclamée par l'Etat serait imposée pour une durée de trois mois sous le contrôle de l'Arcom, régulateur du numérique. "Pas de preuve", selon Shein L'État demande aussi à la cour d'appel d'imposer à la plateforme l'application de mesures de contrôle efficaces pour éviter la résurgence de ventes illicites de produits similaires. À titre subsidiaire, si la demande de suspension de la marketplace est rejetée, l'État a demandé le "gel" de la marketplace telle qu'elle existe actuellement en France, afin d'empêcher l'arrivée de nouveaux vendeurs. En première instance, le tribunal judiciaire avait contraint l'entreprise à ne pas relancer la vente de produits pornographiques pour adultes sans la mise en place d'un filtre d'âge efficace. Devant la cour d'appel, l'avocat de l'Etat français a regretté de ne pas avoir reçu les résultats de l'audit de Shein. Mais le groupe fondé en Chine et basé à Singapour a toutefois présenté les travaux d'un expert "agréé par la cour", précise l'entreprise, pour observer les mesures de contrôle existantes. Shein, représenté par ses avocats Julia Bombardier et Kami Haeri, soutient que la demande de l'État est "obsolète", comme en première instance, les produits litigieux ayant été retirés rapidement et le dommage ayant ainsi disparu. Depuis le "rétablissement" de la marketplace, "le gouvernement n'a pas été en mesure d'y trouver le moindre produit illicite", a fait valoir Kami Haeri, selon lequel il n'y a "pas de preuve d'une activité illicite". Il a soulevé les contradictions entre les demandes de l'Etat devant la cour et le discours public du ministre du Commerce Serge Papin qui, "encore ce matin" sur la chaîne télévisée TF1, "laissait flotter l'idée qu'il continuait à demander le blocage du site" dans son ensemble. Les deux avocats se sont par ailleurs émus d'une phrase "choquante" du ministre - "il faut casser la gueule aux Chinois" - prononcée le 21 janvier devant un parterre de patrons d'entreprises. Déterminé à voir jusqu'où le droit permet d'aller, le gouvernement français veut aussi le faire évoluer. Il soutient une proposition de loi pour renforcer le contrôle des importations. Une autre proposition de loi, visant à freiner l'essor de l'ultra fast-fashion sous l'angle environnemental, a été votée mais n'a pas été jugée conforme au droit européen. Le gouvernement a préparé une nouvelle mouture. Et pour lutter contre l'afflux massif de petits colis, il va instaurer une taxe de deux euros par colis dès le 1er mars. Au niveau européen, un droit de douane forfaitaire de trois euros s'y ajoutera en juillet.
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