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03.03.2026 à 12:43

Tempête dans la "relation spéciale" Washington-Londres, en pleine guerre au Moyen-Orient

FRANCE24
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Donald Trump est "très déçu" par Keir Starmer, comme il le martèle auprès de la presse britannique. "C'est très triste de voir que la relation n'est manifestement plus ce qu'elle était", a déclaré le président américain au tabloïd The Sun dans une interview publiée mardi. Keir Starmer "n'a pas été coopératif", a-t-il accusé. Il "aurait dû aider". "Je n'aurais jamais pensé voir ça de la part du Royaume-Uni", a-t-il ajouté. Le secrétaire d'Etat britannique aux relations intergouvernementales, Darren Jones, s'est efforcé de relativiser la situation. "Les relations entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont importantes", a-t-il affirmé sur Times Radio mardi matin: "Nous en sommes tous conscients et, sur le plan opérationnel, cela reste vrai". Donald Trump a exprimé "son désaccord avec notre décision de ne pas participer aux frappes initiales", a souligné le dirigeant travailliste lors d'une allocution au Parlement lundi. Au coeur du différend, la base militaire conjointe de Diego Garcia, hautement stratégique, dans l'océan Indien. Londres a dans un premier temps refusé que les Etats-Unis l'utilisent dans leur guerre contre l'Iran. L'autorisation a finalement été donnée pour frapper des sites de missiles iraniens. Les Etats-Unis peuvent utiliser les bases de Diego Garcia et de Fairford, dans le sud-ouest de l'Angleterre. Mais Keir Starmer a mis "beaucoup trop de temps", a accusé le républicain dans le Daily Telegraph. Le Britannique a répondu aux critiques en affirmant avoir agi dans "l'intérêt national du Royaume-Uni". "Sur la corde raide" Londres "ne croit pas au changement de régime depuis les airs", a également déclaré le travailliste, dans une critique peu habituelle de Washington. "L'Histoire nous a appris qu'il était important (...) de nous assurer que les actions du Royaume-Uni reposaient sur une base légale. C'est l'une des leçons tirées" de la guerre en Irak, a encore dit Keir Starmer. Les deux pays, liés par 250 ans d'Histoire, ont forgé une relation "spéciale" caractérisée par des liens diplomatiques, militaires et économiques très étroits. Le gouvernement de Keir Starmer a pris soin depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024 de ménager ses relations avec l'administration Trump. Il s'enorgueillissait d'avoir obtenu une meilleur traitement que de nombreux pays, notamment dans les négociations sur les droits de douane. En septembre, Donald Trump et son épouse Melania avaient été reçus par la famille royale pour une visite d'Etat. Mais les tensions sont apparues il y a déjà plusieurs semaines, avec comme point de crispation majeur, la cession par Londres à l'île Maurice de l'archipel des Chagos, où se trouve la base de Diego Garcia. En janvier, Donald Trump a qualifié cette restitution de "grande stupidité". Il a à nouveau attaqué l'accord en février. Le président américain critique également Keir Starmer sur la politique interne, en particulier la politique énergétique et l'immigration. "Vos prix de l'énergie sont exorbitants", a-t-il dit dans l'interview au Sun. Et encore: "Empêchez les gens qui vous détestent de venir de pays étrangers". Pour Evie Aspinall, directrice du groupe de réflexion British Foreign Policy Group, le Royaume-Uni est "une nouvelle fois sur la corde raide au niveau diplomatique". "Il souhaite soutenir les Etats-Unis, notamment pour protéger ses intérêts en matière de sécurité (...), ce qui est essentiel dans le contexte de l'Ukraine", souligne cette experte. Mais "il se montre extrêmement prudent quant à (...) une collaboration étroite avec des États-Unis de moins en moins fiables, qui continuent de mener des actions contraires aux intérêts du Royaume-Uni", poursuit-elle. Keir Starmer est également attaqué par ses opposants au Royaume-Uni. Robert Jenrick, un responsable du parti anti-immigration Reform UK, a fustigé "l'incapacité de Keir Starmer à être un allié fiable", ce qui a mis la relation bilatérale "à rude épreuve". Mais la "relation spéciale" entre les deux pays est "plus importante et plus profonde que celle qui lie un Premier ministre et un président, et je suis donc sûr qu'elle pourra être reconstruite à l'avenir", a-t-il affirmé.

03.03.2026 à 12:37

Conflit Afghanistan-Pakistan: plus de 8.000 déplacés Afghans, nouvelles explosions à Kaboul

FRANCE24
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Après des mois d'accrochages, les deux voisins s'affrontent depuis jeudi, jour où l'Afghanistan a lancé une offensive frontalière en réponse à des frappes aériennes pakistanaises. Le Pakistan a alors déclaré la "guerre ouverte" aux autorités talibanes, les accusant d'abriter de longue date des militants armés qui lancent des attaques sur son territoire, ce que les autorités afghanes démentent. L'armée pakistanaise a notamment bombardé la capitale afghane, Kaboul, l'ancienne base américaine de Bagram et Kandahar, une ville du sud où réside, reclus, le chef suprême des talibans afghans, Hibatullah Akhundzada. "En raison de ces bombardements et de ces attaques brutales, 8.400 de nos familles ont été déplacées, contraintes de quitter leurs villages et leurs foyers", a indiqué mardi le porte-parole adjoint du gouvernement afghan, Hamdullah Fitrat. Un journaliste de l'AFP a pu s'entretenir près de la frontière avec des habitants ayant fui les affrontements. Le ministère afghan de la défense a fait état d'attaques et de représailles "de grande ampleur et de forte intensité" dans sept provinces au cours de la journée écoulée. L'Unicef "alarmée" Mardi, plusieurs explosions et tirs ont été entendus Kaboul par des journalistes de l'AFP. Les explosions ont résonné en même temps que des tirs d'armes antiaériennes et des coups de feu à travers la capitale. Une source sécuritaire pakistanaise a indiqué quelques heures plus tard que des avions de chasse pakistanais ont effectué des sorties nocturnes au-dessus de Kaboul. Le ministère de la Défense afghan a déclaré que "les combats se poursuivent" contre les forces pakistanaises. Dans la ville de Jalalabad, toute proche de la frontière avec le Pakistan, un journaliste de l'AFP a entendu des explosions et des tirs. Au poste-frontière le plus proche, celui de Torkham, à environ 50 kilomètres de Jalalabad, des habitants ont dit à l'AFP que les combats qui duraient depuis plusieurs jours se poursuivaient. Au moins 39 civils ont été tués depuis jeudi, selon le gouvernement afghan. Un bilan que le Pakistan n'a pas commenté. Parmi les dernières victimes figurent trois enfants tués dans un "crime commis par le régime militaire pakistanais" dans la province afghane frontalière de Kunar, avait déclaré lundi le porte-parole Hamdullah Fitrat. L'Unicef s'est dite "alarmée par les informations faisant état d'enfants tués et blessés" dans les affrontements, appelant toutes les parties à "faire preuve d'une retenue maximale et à protéger la vie des civils". Le gouvernement taliban a par ailleurs reconnu pour la première fois les frappes aériennes pakistanaises sur la base de Bagram, au nord de la capitale. "Oui, l'ennemi a également visé Bagram, mais il n'y a pas eu de victimes ni de dégâts", a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Enayatullah Khowarazmi. Deux habitants avaient indiqué dimanche à l'AFP avoir entendu des frappes aériennes sur Bagram. Selon des sources sécuritaires pakistanaises, les frappes sur Bagram s'appuyaient sur "des renseignements crédibles" et visaient à perturber "l'approvisionnement en équipements et stocks essentiels" destinés aux soldats et combattants afghans. Le Pakistan se réserve le droit de répondre à "l’agression du gouvernement taliban le long de sa frontière en frappant des cibles légitimes à l'endroit et au moment de son choix", ont ajouté ces sources. Islamabad assure que ses frappes aériennes de février, qui ont déclenché l'escalade, visaient des combattants armés. Cet épisode est le plus violent depuis octobre, quand des affrontements avaient causé plus de de 70 décès de part et d'autre de la frontière, depuis en grande partie fermée. strs-bur/rsc/je/jmo/cn

03.03.2026 à 12:29

Affaire Epstein : Bill Clinton se défend d'avoir eu connaissance des agissements du financier

FRANCE 24
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La commission parlementaire qui a entendu Bill Clinton sur ses liens avec Jeffrey Epstein a publié, lundi, les vidéos des auditions à huis clos de l'ex-président démocrate américain et de son épouse Hillary. Il y a assuré n'avoir pas eu connaissance des actes du criminel sexuel ni d'agissements répréhensibles de la part de Donald Trump en relation avec le financier.
Texte intégral (627 mots)
La commission parlementaire qui a entendu Bill Clinton sur ses liens avec Jeffrey Epstein a publié, lundi, les vidéos des auditions à huis clos de l'ex-président démocrate américain et de son épouse Hillary. Il y a assuré n'avoir pas eu connaissance des actes du criminel sexuel ni d'agissements répréhensibles de la part de Donald Trump en relation avec le financier.
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