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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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31.03.2026 à 18:47

Les Ordres de santé dans le collimateur des pouvoirs publics

FRANCE24
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"Les faits révélés" par une récente mission de l'Inspection générale des finances (IGF) "sont graves", et "ils appellent des réponses immédiates et une transformation en profondeur", a indiqué mardi la ministre de la Santé Stéphanie Rist. "Nous irons jusqu'au bout pour garantir que les ordres professionnels remplissent pleinement leur mission de protection des patients et des praticiens", a-t-elle ajouté. Les médecins, pharmaciens et dentistes sont tenus de cotiser à l'Ordre pour pouvoir exercer, une contrainte que beaucoup dénoncent. La cotisation annuelle pour les médecins par exemple est de 365 euros en 2026. Selon la ministre, l'IGF a procédé à un signalement au procureur de la République (article 40) visant l'Ordre des médecins de Paris, mais également les Ordres des pharmaciens et des chirurgiens-dentistes dans la capitale. Dans les trois institutions, le rapport de l'IGF révèle "des indemnités et défraiements insuffisamment justifiés, dépenses élevées et insuffisamment contrôlées, faiblesse du pilotage territorial des ressources et du patrimoine, ainsi que des manquements aux règles de la commande publique", indique le ministère. Il pointe aussi "des défaillances majeures dans l'exercice des missions disciplinaires", ajoute-t-il. "Des signalements et des condamnations pénales, y compris pour des faits d'une particulière gravité, n'ont pas fait l'objet de suites appropriées ou ont été traités" avec trop de délai, indique l'inspection. S'agissant de l'Ordre des médecins de Paris, la ministre de la Santé demande à l'Ordre national d'envisager une "dissolution" de l'instance. Cette procédure rare, déjà utilisée en 2007 contre l'Ordre parisien, puis en 2018 dans les Bouches-du-Rhône et en 2024 à la Réunion, permet de renouveler entièrement le conseil ordinal quand les dysfonctionnements l'empêchent de fonctionner correctement. Bouteilles de vin et de champagne Le ministère annonce également le lancement d'un "plan d'action structurant" pour "corriger rapidement les dysfonctionnements constatés et refonder durablement le cadre d'intervention des ordres". "Des premières mesures concrètes sont attendues dès le mois de mai pour les ordres ayant fait l'objet d'une inspection, avec des résultats tangibles et vérifiables", entend le ministère. "Ce chantier sera étendu dans les prochains mois à l’ensemble des ordres professionnels de santé, qui feront l'objet de contrôles de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas)", ajoute-t-il. Dans une synthèse provisoire publiée début mars par le Canard enchaîné, l'IGF pointe par exemple à Paris l'indemnité de 14.000 euros "perçue de manière irrégulière" par une conseillère ordinale suppléante, 3.800 euros de notes de taxis remboursées en 2024 à un conseiller ordinal sans justificatifs. Des "achats de bouteilles de vin et de champagne", "des cadeaux" n'ont pas ainsi de pièce justificative, et l'utilisation de la carte de crédit de l'Ordre "n'est pas encadrée", relevait-il également. Sur le traitement des plaintes, et le suivi des condamnations de médecins, le rapport relevait par exemple que, fin 2025, un praticien définitivement condamné pour propositions d'ordre sexuel à un mineur le 26 mars 2025 était toujours inscrit comme médecin généraliste retraité, selon le rapport. "L'Ordre mesure pleinement la gravité des manquements relatés dans le rapport de l'IGF", a réagit mardi soir le Conseil national des médecins rappelant avoir déjà "anticipé les défis évoqués" en initiant "un vaste processus de modernisation et de réformes structurelles depuis juin 2025". Il précise que "certaines des évolutions envisagées relèvent de modifications de nature réglementaire ou législative" soulignant que "la pleine effectivité de ces réformes dépend également de la diligence des pouvoirs publics".

31.03.2026 à 18:35

Baisse du nombre d'élèves: des enseignants en grève contre les suppressions de postes

FRANCE24
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"On supprime des postes alors qu'on aurait pu profiter de la baisse démographique (...) pour laisser les moyens tels quels et à ce moment-là, avoir de meilleures conditions d'enseignement pour les élèves", a regretté Éric Mampaey, secrétaire Unsa éducation en région Paca, qui a manifesté à Marseille avec 800 personnes, dont 200 lycéens, selon la préfecture. "Non aux suppressions de postes! Des moyens pour l'école publique", a clamé, en écho à Paris, la banderole derrière laquelle ont défilé quelques milliers de personnes jusqu'au ministère de l’Éducation. Selon le ministère, 9,68% des enseignants ont fait grève à l'appel d'une intersyndicale (FSU, Unsa, CFDT, CGT et SUD) contre des choix budgétaires "court-termistes" aggravant la dégradation d'un service public d'éducation déjà "exsangue". Le taux de grévistes a atteint 13,2 % dans le premier degré (maternelles et élémentaires) et 7,18 % dans le second degré, a détaillé le ministère. Les syndicats ont avancé une mobilisation plus importante, avec 25% de professeurs grévistes, dont près de 20% à Paris et environ 30% à Lyon, à Créteil et en Normandie, selon le Snes-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré, et autour de 30% dans les écoles, d'après le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire. "Cette journée vient après des semaines de mobilisations" dans différentes régions, a rappelé Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU. En février, plusieurs centaines de personnes avaient notamment manifesté à Paris. 4.000 postes supprimés Avec des manifestations dans plusieurs villes, mardi était voulu comme le temps fort d'une semaine d'actions. Au total, 4.000 suppressions de postes d'enseignants, public et privé confondus, sont attendues pour la rentrée 2026, dont 1.891 dans le premier degré public et 1.365 dans le second degré. Le ministère justifie ces choix par la baisse attendue du nombre d'élèves. Interrogé à l'Assemblée nationale, le ministre Edouard Geffray a affirmé préparer un "atterrissage en douceur pour baisser progressivement le nombre d'élèves par classe" et éviter une "crise de recrutement" de professeurs "à l'horizon sept ou huit ans". "Certes il y a une baisse démographique, mais la baisse des moyens n'y est pas corrélée, elle est plus forte", pour Erwan Desnos, secrétaire général adjoint de la CFDT éducation pour l'Académie de Versailles, croisé à la manifestation parisienne. En Seine-Saint-Denis, "l'État investit 30% de moins" que ce qui est investi, en moyenne, "pour l'éducation des autres élèves en France", a déploré Claire Fortassin, co-secrétaire du Snes-FSU 93. En regrettant que le département, le plus pauvre de France métropolitaine, prévoit près de 296 fermetures de classes à la rentrée 2026. A Paris, quelque 500 personnes se sont également rassemblées devant le rectorat contre les 172 fermetures de classes dans le primaire. "Beaucoup d'enfants en souffrance" À Clermont-Ferrand, où sont supprimés 105 postes sur l'académie, environ 200 personnes se sont mobilisées. "La baisse démographique aurait pu être l'occasion d'avoir plus d'effectifs car il y a beaucoup d'enfants en souffrance et moins de moyens pour les accompagner", a estimé Armelle Sunier, 49 ans, professeur des écoles en maternelle. À Lyon, environ 200 personnes ont défilé du rectorat à la Bourse du Travail. Nathalie Rougane-Ghilardi s'inquiète surtout des suppressions de postes dans les structures spécialisées accueillant des élèves en situation de handicap. "Supprimer ces postes-là, c'est aberrant." Quelque 300 personnes ont également manifesté à Toulouse, où des pancartes dénonçaient des classes "à 30 élèves". "Dans tous les pays qui sont en réussite et dont on nous vante les progrès dans l'enseignement, ils ont des classes à 20 au maximum", a fustigé Karine Fages, professeur d'anglais.

31.03.2026 à 18:27

Fuite des échanges Lavrov-Szijjarto : la Hongrie dénonce une "ingérence"

FRANCE24
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Évoquant un "très grand scandale", il a fustigé sur Facebook "l'interception de ses appels par des services secrets étrangers, qui les ont rendus publics", "dans l'intérêt de l'Ukraine", une semaine et demie avant les élections. Mardi, un consortium de médias est-européens, composé de The Insider, VSquare et Delfi, a affirmé que M. Szijjarto, un proche du Premier ministre nationaliste prorusse Viktor Orban, avait fourni en "ligne directe" à Moscou "des informations stratégiques sur des questions cruciales". "L'amitié de Szijjarto avec Lavrov n'a jamais été documentée auparavant avec des appels téléphoniques fuités démontrant toute l'étendue de leur complicité", selon le consortium. Il cite un ancien ministre européen parlant d'une "taupe enthousiaste" dans l'Union européenne (UE), au sujet de son homologue hongrois. "Je suis à votre service", aurait déclaré M. Szijjarto à Sergueï Lavrov. Il aurait notamment promis de soutenir des démarches ayant visé à retirer de la liste noire européenne la sœur du milliardaire russe Alicher Ousmanov, un proche de Vladimir Poutine. Mais aussi sollicité des interlocuteurs russes afin d'obtenir des arguments permettant de défendre, à Bruxelles, la levée de certaines sanctions. "S'ils m'aidaient à identifier les effets directs et négatifs pour la Hongrie, je leur en serais très reconnaissant. Car si je pouvais montrer quelque chose de ce type, cela m'ouvrirait des possibilités totalement différentes", aurait dit M. Szijjarto. Le Washington Post avait déjà révélé il y a une dizaine de jours que Peter Szijjarto échangeait régulièrement au téléphone avec Sergueï Lavrov à l'occasion des pauses pendant les réunions de l'UE et, selon Politico, la Hongrie est exclue des discussions sensibles en raison de cette proximité. Ces éléments sont rendus publics à un moment où Viktor Orban brigue un cinquième mandat aux législatives du 12 avril et il bloque l'aide de l'UE à l'Ukraine par son veto. La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité Kaja Kallas "s'est entretenue plus tôt cette semaine" avec M. Szijjarto, "réitérant l'importance de la confidentialité des discussions à huis clos", a réagi mardi Anitta Hipper, une porte-parole de la Commission européenne.
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