Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

24.07.2026 à 10:39

FRANCE24
img
Longs cheveux attachés en queue de cheval, top blanc, veste beige courte et jean large, elle tranche avec les costumes sombres et les tenues austères du secteur. Elle donne rendez-vous à l'AFP loin des halls du salon aéronautique organisé cette semaine à Farnborough, au Royaume-Uni, dans un bureau de Mayfair, le quartier chic du centre de Londres. Un mois après la tenue d'un stand remarqué à Eurosatory, en France, où Fire Point diffusait en boucle des images d'une raffinerie en flammes près de Moscou, frappée par l'un de ses drones, l'entreprise a choisi de ne pas exposer au Royaume-Uni. "La suite ne doit pas être moins bonne", explique Iryna Terekh, qui assure vouloir faire mieux encore lors de sa prochaine apparition. Sans maquillage apparent, elle est à la fois discrète et magnétique et parle avec l'assurance de celle qui est désormais rompue à l'exercice, en ukrainien comme en anglais : depuis des mois, elle défend Fire Point face aux polémiques et aux accusations de corruption qui ont accompagné son ascension fulgurante. L'entreprise a été accusée de bénéficier d'un traitement de faveur de l'Etat et a fait l'objet de controverses autour de ses contrats publics. Elle répond que les autorités ukrainiennes, en 2022, 2023 et 2024, cherchaient désespérément des producteurs capables de fournir des armes et que l'entreprise accepte les contrôles, les audits et la transparence. "Ingénierie de garage" La trentenaire a grandi à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine. Depuis son orphelinat de Saltivka, un quartier aujourd'hui parmi les plus durement touchés par les bombardements russes, elle pouvait voir Belgorod, de l'autre côté de la frontière russe. Elle vit depuis longtemps à Kiev et a "des enfants", dont elle ne dit rien de plus, "pour des raisons de sécurité". Elle n'a jamais exercé son métier d'architecte, mais a dirigé plusieurs entreprises dans la construction, attirée par le fait de voir des idées prendre forme. Quand la Russie envahit l'Ukraine en 2022, son ami Denys Chtilerman lui propose de l'aider à construire son entreprise. Selon son récit, les premières idées du futur drone FP-1 sont griffonnées sur une serviette dans leur restaurant préféré à la fin de l'année 2022. Le prototype est assemblé dans un garage au printemps 2023, puis sept appareils fabriqués en trois semaines, poursuit-elle. "On dormait trois heures, on se relayait." À ceux qui dénoncent une "ingénierie de garage" ou de l'amateurisme, Iryna Terekh répond qu'elle en est "très fière". "L'armée ukrainienne repose aujourd’hui en grande partie sur des volontaires", souligne-t-elle. Les produits doivent donc être "simples, clairs, reproductibles". "Si tu es la personne la plus intelligente dans une pièce, il faut sortir et aller dans une autre, où tu te sentiras amateur", lance-t-elle, en assumant une posture d'outsider alors que son parcours et ses compétences sont régulièrement questionnés en Ukraine. "Quant à savoir si c’est sérieux ou pas, ce n’est pas à nous d’en juger, mais à Vladimir Poutine", dit-elle en éclatant de rire. Des milliers de drones Malgré les polémiques, Fire Point est reconnu par nombre d'experts et d'industriels occidentaux interrogés par l'AFP comme l'un des principaux artisans des frappes ukrainiennes de longue portée contre la Russie. La dirigeante refuse de communiquer son chiffre d'affaires, mais assure que la production se compte désormais en milliers de drones mensuels, et que les chiffres précédemment évoqués de 3.000 drones et 30 missiles Flamingo par mois ont encore augmenté. Elle reconnaît un effet concret des polémiques autour de son entreprise: certains projets avec des partenaires étrangers ont été retardés de plusieurs mois, le temps de mener des procédures de conformité supplémentaires, désormais achevées, selon elle. Son ambition est désormais de contribuer à la création d'une vaste coalition antimissile balistique, "quelque chose qui n'existe pas encore dans le monde", dans laquelle Fire Point espère jouer un rôle clé. "Nous avons tous vu des systèmes américains Patriot désactivés à distance par une décision politique. Nous ne voulons pas nous retrouver dans une situation où une telle décision politique serait prise pour le ciel au-dessus de Paris", conclut-elle.

24.07.2026 à 09:55

FRANCE24
img
La frappe a provoqué un important incendie et une journaliste de l'AFP a vu un panache de fumée grise s'élever au-dessus d'immeubles de la deuxième ville de Russie, distante de plus de 800 kilomètres de la frontière avec l'Ukraine. "Aujourd'hui, une attaque a eu lieu contre nos centres logistiques à Chouchary, Outkina Zavod", situés à Saint-Pétersbourg et dans la région de Leningrad qui l'entoure, a indiqué dans un communiqué Tatiana Kim, PDG de Wildberries, en précisant qu'un autre entrepôt du groupe a été visé à Simféropol, en Crimée. "Nous avons réussi à préserver une partie des surfaces et des marchandises", a-t-elle assuré, en soulignant que le personnel a été évacué "de manière opérationnelle". "Saint-Pétersbourg a été attaquée par des véhicules aériens sans pilote à usage militaire", a déclaré pour sa part le gouverneur de la ville, Alexandre Beglov, dans un message publié sur les réseaux sociaux. Le gouverneur de la région limitrophe de Leningrad, Alexandre Drozdenko, a annoncé lui qu'un entrepôt de Wildberries était en flammes à la suite d'une frappe de drones qui a fait "trois blessés". Selon lui, 59 drones ukrainiens avaient été abattus. Une enquête pour "attentat" contre "des sites d'infrastructure civile, parmi lesquels un centre logistique", a été ouverte, selon un communiqué du Comité d'enquête russe, chargé des principales investigations dans le pays. Au total, la Russie a abattu dans la nuit 571 drones ukrainiens au-dessus d'une quinzaine de ses régions et la péninsule de Crimée annexée, selon un communiqué du ministère russe de la Défense. Les responsables russes admettent rarement que des drones ukrainiens ont atteint leurs cibles, se contentant généralement de préciser le nombre de drones interceptés ou d'imputer les incendies à des débris tombés au sol. 'l'Amazon de la Russie' Il s'agit de la troisième attaque ukrainienne contre des sites appartenant à cette entreprise, très populaire en Russie, et surnommée "l'Amazon de la Russie". Une attaque menée contre ses entrepôts dans la nuit du 18 au 19 juillet dans la région de Tambov (à environ 480 km au sud-est de la capitale russe) et celle de Moscou avait tué au total huit employés de l'équipe de nuit et provoqué des incendies qui avaient pratiquement détruit les installations. Dans la nuit du 21 au 22 juillet, les centres logistiques de Wildberries ont été attaqués à Krasnodar et Nevinnomyssk, dans le sud de la Russie. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait affirmé que l'entreprise stockait et expédiait des composants sous sanctions destinés à la fabrication de matériel militaire. Cette accusation a été rejetée par le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. L'aéroport Pulkovo de Saint-Pétersbourg a par ailleurs suspendu les vols pendant plusieurs heures en raison de l'attaque de drones. Il a repris ses activités vers 06H00 (03H00 GMT), mais une cinquantaine de départs ont été perturbés. L'Ukraine frappe de plus en plus des villes russes éloignées de la frontière en représailles aux frappes quotidiennes de Moscou dans le cadre de son offensive lancée en février 2022. Cette campagne, que Kiev qualifie de "sanctions à longue portée", a principalement visé les infrastructures pétrolières russes et a déclenché une véritable crise du carburant dans l'un des plus grands pays producteurs de pétrole au monde. Depuis le mois de juin, près de 90% des régions russes ont connu un rationnement ou des pénuries de carburant, selon un comptage de l'AFP reposant sur les déclarations des autorités locales et des médias.

24.07.2026 à 09:42

FRANCE24
img
Texte intégral (618 mots)
3 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞