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14.04.2026 à 08:27

Mondial-2026: Haïti, pays ravagé dont le coeur bat au rythme du football

FRANCE24
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Les ados occupent la chaussée, des pierres font office de poteaux. La balle "mate" (rebondit) de joueur en joueur, les jeunes semblent sont concentrés sur chaque geste. La qualification d'Haïti à la Coupe du monde nord-américaine (11 juin-19 juillet) est une bouffée d'oxygène pour ce petit pays de près de 12 millions d'habitants, le plus pauvre des Amériques, confronté depuis des années à la violence des gangs qui a provoqué une crise humanitaire sans précédent. "Le football, c'est l'espoir et l'amour. Il inspire la fierté et l'engouement", assure à l'AFP Salomé Sandler Tally, fondatrice et entraîneure du club de l'Aigle noir AC (ANAC). "La qualification pour le Mondial est spéciale pour un pays qui aime tant le foot. C'est incroyable d'avoir fait ça 52 ans après". La première participation des "Grenadiers" date en effet de 1974, en Allemagne de l'Ouest. "Cette qualification ne me surprend pas quand je regarde les talents au niveau local, le talent de la diaspora", dans un pays où 54% de la population a moins de 25 ans, affirme-t-elle. Une grande partie des joueurs menés par le sélectionneur français Sébastien Migné évolue en Europe ou en Amérique du nord. "Cérémonies païennes" Et, malgré la crise économique, le gouvernement a dégagé début avril une enveloppe de 264 millions de gourdes (1,7 million d'euros) pour l'équipe nationale, comme prime de qualification et comme subvention pour la préparation du Mondial durant lequel Haïti affrontera le Brésil, le Maroc et l'Ecosse dans le groupe C. En Haïti, le football est sacré et n'a pas besoin de stade. La principale enceinte du pays, le stade Sylvio-Cator, est d'ailleurs fermée depuis février 2024 car elle est située dans un quartier de Port-au-Prince contrôlé par des gangs, comme 90% de la capitale. Mais le "sport roi" est pratiqué partout: pieds nus, en claquettes ou en baskets, sur le bitume, la terre ou une pelouse synthétique défraîchie, dans les championnats de quartiers, les compétitions interscolaires, les tournois entre clubs professionnels comme amateurs. Dans un pays pourtant très religieux, les championnats de vacances d'été "sont des lieux de cérémonies païennes à faire pâlir les fanatiques les plus convaincus", selon Patrice Dumont, ancien sénateur et chroniqueur sportif. "On en voit dans toutes les communautés, pourvu qu'un espace existe, du 3 contre 3 au 11 contre 11, toujours avec de très nombreux spectateurs." Evens Lezin, un joueur amateur de 49 ans, assure que la présence des Grenadiers au Mondial, sans avoir joué un match des qualifications sur l'île, va donner "de l'espoir" aux jeunes Haïtiens. "On peut aller vers l’avant, mais avec de la discipline, dit-il. De nos jours, de nombreux jeunes se livrent à la délinquance, ils sont alcooliques, fumeurs, n'ont pas de loisir sain. Pourtant, le football peut être une échappatoire." "Espace de socialisation" Le ballon rond s'invite dans toutes les conversations, traverse les générations et les milieux sociaux. Dans les restaurants comme dans les supermarchés, sur les places publiques ou sur les ondes des radios, dans les salons ou assis sur un "bout mi" (muret). "Le football est probablement l'un des rares espaces de socialisation encore accessibles à une grande partie de la jeunesse. C'est le sujet de conversation par excellence", observe Marc Donald Orphée, 35 ans, qui se décrit comme supporteur dans l'âme. Et même si la majorité des internationaux masculins et féminins jouent à l'étranger, la distance géographique n'entame pas l'attachement du public. Pierreline Nazon, 18 ans, vedette de l'équipe féminine des moins de 20 ans, se compare à Melchie Dumornay, la milieu de terrain d'OL Lyonnes. "Mon rêve a toujours été de jouer au football, de ressembler à Melchie et même de la dépasser. Je sais que je vais y parvenir. C'est pour cela que je continue de m'entraîner, de profiter de chaque moment pour jouer, bien que la situation soit difficile en Haïti", dit-elle, en marge d'un entraînement sur les hauteurs de Pétion-Ville, une commune de banlieue de la capitale épargnée par les violences.

14.04.2026 à 08:11

Moyen-Orient: Washington assure que la balle est dans le camp des Iraniens

FRANCE24
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Les marchés boursiers étaient en hausse et le prix du pétrole a reculé mardi matin, dans l’espoir d’un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d’Ormuz après que Donald Trump a assuré que les Iraniens étaient désireux d'obtenir un accord avec les Etats-Unis. "Je peux vous dire que l'autre camp nous a appelé. Ils voudraient faire un accord, à tout prix", a assuré le président américain aux journalistes à la Maison Blanche lundi. Le président américain Donald Trump a déclenché la guerre contre l'Iran le 28 février avec son allié israélien assurant que l'Iran développait une bombe atomique - ce que Téhéran dément - et promettant de ne jamais laisser ce pays posséder une arme nucléaire. Le Wall Street Journal indique lundi que les Etats-Unis ont cherché à obtenir une suspension de 20 ans du programme d'enrichissement d'uranium iranien en vue d'un accord pour mettre fin à la guerre. Une position pas si éloignée de celle de l'Iran qui aurait proposé de suspendre ses activités nucléaires pendant cinq ans, écrit le New York Times. "Le cessez-le-feu tient toujours et au moment où je parle, des efforts sont en cours pour résoudre les derniers litiges", a dit lundi le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif à la télévision. Le président iranien Massoud Pezeshkian avait souligné lundi que Téhéran "ne continuera les pourparlers que dans le cadre du droit international" lors d'une conversation avec son homologue français Emmanuel Macron, cité par plusieurs médias iraniens. Echanges diplomatiques Les échanges diplomatiques se multiplient avec un appel entre le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et son homologue russe Sergueï Lavrov. Ce dernier est arrivé à Pékin mardi pour une visite qui devrait donner la part belle à la crise au Moyen-Orient entre les deux pays partenaires de l'Iran. Parallèlement à Washington, des représentants libanais et israélien se retrouvent mardi sous médiation du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, pour des pourparlers directs préliminaires de paix, mais les perspectives d'un accord semblent minces. Avant même la rencontre, le chef du Hezbollah pro-iranien, Naim Qassem, a réclamé lundi son "annulation", affirmant que de tels pourparlers étaient une "capitulation". Donald Trump a menacé lundi de "destruction" tout "navire d'attaque rapide" iranien forçant le blocus des ports de l'Iran, désormais entré en vigueur, au lendemain de l'échec des pourparlers entre les deux pays. Dénonçant un acte "illégal" de "piraterie", l'Iran a averti qu'il s'en prendrait aux ports de ses voisins du Golfe si "la sécurité des ports de la République islamique (...) était menacée". "On peut supposer que l'intention de Trump est d'essayer de priver l'Iran de ses revenus d'exportation et d'obliger ses principaux importateurs de pétrole, particulièrement la Chine, à faire pression sur Téhéran pour qu'il lève son blocage du détroit" d'Ormuz, analyse le centre de réflexion américain Soufan Center. Avertissement de l'AIE Depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, Téhéran verrouille le détroit et a instauré des droits de passage qu'il entend maintenir. M. Trump a affirmé que 34 navires étaient passés par Ormuz dimanche, soit "de loin le nombre le plus élevé depuis le début de cette fermeture insensée". Mais le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, a averti que le mois d'avril "devrait être encore pire que mars" pour le secteur de l'énergie, quand bien même la guerre en Iran trouverait rapidement une conclusion. Alors que des navires ont pu en mars livrer leur cargaison qui avait été "chargée avant le début de la crise (...) Rien n'a pu être chargé" ce mois-ci dans le Golfe, a déclaré M. Birol. L'incapacité de Washington et Téhéran à trouver un accord lors des pourparlers au Pakistan inquiète, après plus d'un mois d'une guerre qui a fait plus de 6.000 morts, principalement en Iran et au Liban. burx-lgo/am

14.04.2026 à 07:55

Patinage artistique: le vice-champion olympique Kagiyama fait une pause

FRANCE24
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"Je veux profiter de ce moment pour redécouvrir ce qui rend le patinage artistique si spécial, me lancer dans de nouveaux défis et réfléchir sur moi-même en me tournant vers l'avenir", explique le Japonais de 22 ans sur les réseaux sociaux. Il précise que durant cette période il compte patiner dans des spectacles sur glace et qu'il a "quelques projets à l'étude". "Les dernières saisons ont été très frustrantes pour moi, j'ai traversé des moments difficiles, mais je suis heureux d'avoir terminé la saison sur une note positive", ajoute-t-il. Kagiyama a remporté la médaille d'argent des Jeux olympiques de Milan Cortina en février derrière le Kazakhe Mikhail Shaidorov, puis de nouveau la médaille d'argent aux Mondiaux de Prague le mois dernier derrière Ilia Malinin. Il avait également remporté la médaille d'argent aux JO de Pékin en 2022.
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