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09.02.2026 à 21:31

Amélie de Montchalin va prendre les rênes de la Cour des comptes

FRANCE24
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La ministre âgée de 40 ans, qui sort tout juste d'un long marathon parlementaire dédié à l'adoption du budget pour 2026, a été choisie par le président de la République, a affirmé à l'AFP une source au sein de l'exécutif lundi, confirmant une information du Figaro. Elle deviendra la première femme à occuper le poste prestigieux de Première présidente de cette institution plus que bicentenaire, chargée de vérifier la régularité des comptes publics. Sa nomination est attendue mercredi lors d'un Conseil des ministres. Ce mandat étant irrévocable, seulement borné par une limite d'âge théorique fixée à 68 ans, la jeune quadragénaire aura de quoi s'inscrire dans le temps long si elle le souhaite, même si cette macroniste historique n'a pas traîné, ces dernières années, aux postes clés qu'elle a successivement occupés. A peine la page budgétaire refermée, Amélie de Montchalin va donc quitter le gouvernement, alors qu'un léger remaniement est attendu dans les prochains jours avant les élections municipales. Cet "ajustement" sera donc finalement un peu plus conséquent qu'attendu, avec ce poste important à pourvoir dans l'équipe de Sébastien Lecornu, en plus du départ de Rachida Dati, notamment. Contexte instable Amélie de Montchalin récupère les rênes de cette institution à un moment crucial, alors que la France peine à redresser la barre après plusieurs années de dérapage budgétaire, dans un contexte politique extrêmement instable qui ne facilite pas l'adoption du budget du pays. Le déficit public doit être ramené à 5% du PIB en 2026, après 5,4% en 2025, un objectif que de nombreux observateurs et parlementaires jugent très ambitieux compte tenu du contenu du projet de loi de finances actuellement revu par le Conseil constitutionnel. Mme de Montchalin elle-même avait rappelé ces derniers jours l'importance de revenir au plus vite sous les 3% pour rentrer dans les règles de l'Union européenne. "Ca doit être au plus tard (en) 2029", a-t-elle estimé ces derniers jours, qualifiant cet objectif non pas de "comptable" mais "de puissance, de souveraineté". La Cour des comptes n'a eu de cesse de rappeler l'exécutif à cet impératif d'assainissement budgétaire ces derniers mois, au fil des quelque 200 rapports produits annuellement et qui épinglent régulièrement la sphère publique. La nomination d'Amélie de Montchalin en tant que Première présidente de la Cour des comptes est uniquement du ressort du chef de l'Etat et ne nécessitera pas d'approbation par les commissions des Finances du Parlement, comme c'est le cas pour d'autres nominations. Harvard, OCDE, ministères Les prestations de la ministre à l'Assemblée nationale et au Sénat l'avaient en tout cas propulsée en première ligne au sein de l'équipe gouvernementale. Ses compétences techniques, sa répartie notamment vis-à-vis des oppositions et son ton didactique au fil de dizaines d'heures de débat avaient notamment été saluées par de nombreux parlementaires. Le profil de cette économiste passée par quatre fonctions ministérielles est donc sorti du lot, alors que d'autres noms étaient avancés comme celui de l'ex-Première ministre Elisabeth Borne, du patron de l'Agence française de développement, Rémy Rioux, ou de la présidente de la Commission de régulation de l'énergie, Emmanuelle Wargon. Diplômée de HEC et de Harvard, passée par le secteur bancaire (BNP Paribas) et l'assurance (Axa), Amélie de Montchalin avait été représentante permanente de la France auprès de l'OCDE après sa défaite aux législatives dans l'Essonne en 2022. Elle a été rappelée au gouvernement à la surprise générale fin décembre 2024 par l'ex-Premier ministre, François Bayrou, avant que Sébastien Lecornu ne la confirme à l'automne. Sa nomination rue Cambon fait suite au mandat de deux personnalités plutôt issues de l'opposition à l'exécutif en place: Didier Migaud, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010, puis Pierre Moscovici, choisi par Emmanuel Macron en 2020. L'ancien ministre de l'Economie sous François Hollande a quitté la Cour des comptes fin 2025 pour rejoindre à Luxembourg la Cour des comptes de l'Union européenne. C'est Carine Camby qui assurait l'intérim depuis le 1er janvier.

09.02.2026 à 21:31

A leur procès, Meta et Google accusés d'avoir "fabriqué l'addiction" de jeunes utilisateurs

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Le procès de Meta et Google s'est ouvert lundi devant un tribunal civil de Los Angeles sur une charge de l'avocat de la plaignante, qui leur a reproché d'avoir "fabriqué l'addiction dans des cerveaux d'enfants", devenus accros à leurs plateformes.
Texte intégral (715 mots)
Le procès de Meta et Google s'est ouvert lundi devant un tribunal civil de Los Angeles sur une charge de l'avocat de la plaignante, qui leur a reproché d'avoir "fabriqué l'addiction dans des cerveaux d'enfants", devenus accros à leurs plateformes.

09.02.2026 à 20:37

Israël sous le feu des critiques pour ses mesures visant à contrôler davantage la Cisjordanie

FRANCE24
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Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est "gravement préoccupé", a indiqué lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric. "Il met en garde contre le fait que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet la perspective d'une solution à deux Etats". Plus tôt dans la journée, l'Union européenne avait également condamné "un nouveau pas dans la mauvaise direction". "Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, nous rappelons que l'annexion est illégale en droit international", a déclaré devant la presse Anouar El Anouni, un porte-parole. Par conséquent, "toute mesure concrète prise en ce sens serait considérée comme une violation du droit international", a-t-il poursuivi. Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, d'Egypte, de Turquie, du Qatar, de la Jordanie, des Emirats arabes unis, d'Indonésie et du Pakistan ont eux dénoncé l'imposition "d'une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée, accélérant ainsi les tentatives de son annexion illégale et le déplacement du peuple palestinien". "Enterrer l'idée d'un Etat palestinien" Les Etats-Unis n'ont pas commenté dans l'immédiat, alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu à Washington mercredi. Le président Donald Trump, pourtant soutien indéfectible d'Israël, a averti plusieurs fois par le passé qu'il ne lui "permettrait pas d'annexer la Cisjordanie". Dimanche, le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, figure de l'extrême droite, lui-même colon et partisan d'une annexion de la Cisjordanie, avait applaudi des mesures permettant "d'enterrer l'idée d'un Etat palestinien". "Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d'Israël", s'était-il félicité, quand son confrère à la Défense, Israël Katz, soulignait l'intérêt "sécuritaire, national et sioniste de premier ordre" des nouvelles règles. Les autorités israéliennes n'ont pas précisé quand elles entreraient en vigueur. Elles ne requièrent cependant pas d'être approuvées par un autre organe que le cabinet de sécurité. Le texte complet n'a pas été rendu public, mais les mesures dévoilées facilitent l'achat de terres pour les colons israéliens, avec notamment l'abrogation d'une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux juifs d'acheter directement des terres en Cisjordanie. Elles permettent aussi aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. L'obtention de permis de construire pour les colons israéliens à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, est aussi facilité. "Israël fait avancer l'annexion, c'est quelque chose que nous observons depuis trois ans, mais ce qui est également significatif dans ce cas, c'est qu'Israël a aussi décidé d'affaiblir l'Autorité palestinienne", affirme Yonatan Mizrachi, de l'organisation israélienne anticolonisation La Paix maintenant. La présidence palestinienne à Ramallah avait fustigé dès dimanche soir des décisions visant à "approfondir les tentatives d'annexion de la Cisjordanie occupée". Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales au regard du droit international. La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l'ONU en 2017, selon un rapport du secrétaire général des Nations unies. "Nous parlions jusque là d'une annexion rampante, à présent c'est une course à toute allure", a déclaré à l'AFP un expert du groupe de réflexion palestinien Al-Shakaba, Fathi Nimer.
Texte intégral (668 mots)
Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est "gravement préoccupé", a indiqué lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric. "Il met en garde contre le fait que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet la perspective d'une solution à deux Etats". Plus tôt dans la journée, l'Union européenne avait également condamné "un nouveau pas dans la mauvaise direction". "Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, nous rappelons que l'annexion est illégale en droit international", a déclaré devant la presse Anouar El Anouni, un porte-parole. Par conséquent, "toute mesure concrète prise en ce sens serait considérée comme une violation du droit international", a-t-il poursuivi. Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, d'Egypte, de Turquie, du Qatar, de la Jordanie, des Emirats arabes unis, d'Indonésie et du Pakistan ont eux dénoncé l'imposition "d'une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée, accélérant ainsi les tentatives de son annexion illégale et le déplacement du peuple palestinien". "Enterrer l'idée d'un Etat palestinien" Les Etats-Unis n'ont pas commenté dans l'immédiat, alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu à Washington mercredi. Le président Donald Trump, pourtant soutien indéfectible d'Israël, a averti plusieurs fois par le passé qu'il ne lui "permettrait pas d'annexer la Cisjordanie". Dimanche, le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, figure de l'extrême droite, lui-même colon et partisan d'une annexion de la Cisjordanie, avait applaudi des mesures permettant "d'enterrer l'idée d'un Etat palestinien". "Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d'Israël", s'était-il félicité, quand son confrère à la Défense, Israël Katz, soulignait l'intérêt "sécuritaire, national et sioniste de premier ordre" des nouvelles règles. Les autorités israéliennes n'ont pas précisé quand elles entreraient en vigueur. Elles ne requièrent cependant pas d'être approuvées par un autre organe que le cabinet de sécurité. Le texte complet n'a pas été rendu public, mais les mesures dévoilées facilitent l'achat de terres pour les colons israéliens, avec notamment l'abrogation d'une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux juifs d'acheter directement des terres en Cisjordanie. Elles permettent aussi aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. L'obtention de permis de construire pour les colons israéliens à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, est aussi facilité. "Israël fait avancer l'annexion, c'est quelque chose que nous observons depuis trois ans, mais ce qui est également significatif dans ce cas, c'est qu'Israël a aussi décidé d'affaiblir l'Autorité palestinienne", affirme Yonatan Mizrachi, de l'organisation israélienne anticolonisation La Paix maintenant. La présidence palestinienne à Ramallah avait fustigé dès dimanche soir des décisions visant à "approfondir les tentatives d'annexion de la Cisjordanie occupée". Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales au regard du droit international. La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l'ONU en 2017, selon un rapport du secrétaire général des Nations unies. "Nous parlions jusque là d'une annexion rampante, à présent c'est une course à toute allure", a déclaré à l'AFP un expert du groupe de réflexion palestinien Al-Shakaba, Fathi Nimer.
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