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30.04.2026 à 07:51

A Fos-sur-Mer, la chasse au méthane accélérateur du réchauffement climatique

FRANCE24
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L'organisation environnementale Clean Air Task Force mène avec la fédération Les Amis de la Terre France une campagne de détection des émissions de méthane, molécule du gaz naturel responsable d'un tiers du réchauffement climatique depuis l'ère pré-industrielle. Dans leur viseur: des infrastructures gazières et pétrolières. "En France, environ 65% des sites qu'on visite dégagent des émissions, c'est la moyenne européenne", confie à l'AFP Théophile Humann-Guilleminot, expert de Clean Air Task Force, déjà intervenu en Allemagne, Roumanie et en Italie. Ces émissions -fuites ou délestages intentionnels en principe strictement encadrés- représentent dans l'Hexagone une perte annuelle de 300 millions de mètres cubes, précise-t-il, citant une étude académique. C'est moins de 1% de ce qui traverse les gazoducs, mais c'est la consommation de 200 à 250.000 foyers soit "une ville de taille moyenne." En tournée dans le sud de la France, M. Humann-Guilleminot a détecté en quelques jours une trentaine de fuites sur une trentaine de sites. Sa caméra infrarouge, rivée sur un poste de contrôle et d'entretien d'un gazoduc, dévoile sur l'écran comme des panaches de fumée s'échappant à deux endroits différents. "Peu de transparence" Outre la pollution atmosphérique, ces fuites représentent autant de volume de gaz perdu au moment où l'Europe, dépendante de ses importations gazières, s'inquiète des répercussions du conflit au Moyen-Orient, après la guerre en Ukraine. Avec leur campagne de détection, les associations de défense de l'environnement veulent contrôler l'application par la France d'un règlement européen adopté à l'été 2024 pour juguler les émissions de méthane. Une soixantaine d'inspections sont prévues, près de Valence, Bordeaux et en Aquitaine, avant un rapport à venir fin mai. L'occasion de voir "s'il y a des différences entre les entreprises, de comparer au niveau européen, d'identifier bonnes et mauvaises pratiques", explique Anna-Lena Rebaud, spécialiste gaz fossile aux Amis de la Terre. Car, confie la militante, il y a "très peu de transparence." Paris n'a pas encore rendu public les rapports sur la quantification des émissions de méthane, demandés aux entreprises concernées par le règlement européen pour février dernier. Et si un régime de sanctions est rédigé, il attend toujours d'être voté, ajoute Mme Rebaud. Or le méthane -produit principalement par l'agriculture, l'élevage de bétail et l'exploitation de combustibles fossiles- présente un pouvoir réchauffant 80 fois plus puissant sur 20 ans que le CO2. Traitement des fuites "conforme" Deuxième opérateur de transport de gaz en Europe, la société Natran gère 32.600 kilomètres de canalisations en France, dont des conduites observées par les deux ONG. Ses équipes techniques "oeuvrent quotidiennement pour détecter et traiter les émissions diffuses" qui sont "par nature faibles" et ne posent "aucun danger" pour riverains et salariés, indique l'exploitant à l'AFP. Concernant des fuites sur deux sites près de Fos-sur-Mer, Natran indique qu'elles avaient été identifiées. Les émissions d'un des sites ont été notifiées à l'autorité compétente et "leur traitement est bien prévu conformément" au règlement européen. L'exploitant s'engage à diviser par six, à l'horizon 2030, ses émissions de méthane par rapport à celles de 2019. Ces émissions sont loin d'être les seules problématiques environnementales à Fos-sur-Mer, qui abrite le quatrième complexe pétrochimique d'Europe et est régulièrement épinglé pour une pollution calamiteuse, empoisonnant le secteur de l'Etang de Berre. En février, l'organisme de surveillance de la qualité de l'air Atmosud présentait le suivi d'une étude sur les risques sanitaires, liés à la pollution atmosphérique dans cette zone où vivent 628.000 personnes. Le rapport évoquait une baisse ou une stabilisation des concentrations de polluants déjà identifiés en 2015, tout en reconnaissant que plusieurs polluants présentent un risque sanitaire: l'ozone O3, le dioxyde d'azote, et des particules fines. Par ailleurs, un "excès de risque supplémentaire" existe à cause d'un "cumul des expositions" à d'autres polluants cancérigènes, mutagènes, ou reprotoxiques (dangereux pour la reproduction humaine). "Des polluants principalement émis par l'industrie", souligne l'étude.

30.04.2026 à 07:45

La Société Générale garde le rythme au premier trimestre

FRANCE24
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"L'exécution méthodique et rigoureuse de notre plan stratégique nous permet d'avancer avec confiance", a commenté le directeur général du groupe Slawomir Krupa, cité dans un communiqué, ce malgré "un contexte géopolitique et économique particulièrement incertain". Le produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d'affaires pour le secteur, s'élève à 7,1 milliards d'euros sur la période de janvier à mars (+0,3%). La division regroupant la banque de détail en France - qui a subi un plan drastique de réduction des coûts - l'assurance et la banque privée (réservée à une clientèle fortunée) voit sa rentabilité décoller au premier trimestre. La baisse du taux du Livret A en l'espace d'un an, que les banques rémunèrent en partie, les taux de crédit immobilier relativement élevés et les dépôts importants sur les assurances-vie ont permis au bénéfice net de cette branche de croître de 48,4% sur un an, à 625 millions d'euros. La banque en ligne maison, Boursobank, se paie même le luxe d'afficher 92 millions d'euros de bénéfice net au premier trimestre, une marche importante pour son objectif annuel de plus 300 millions d'euros. Elle compte désormais près de 8,9 millions de clients, précise la Société Générale. Les activités de banque de détail à l'international et la division mobilité, comprenant notamment le crédit-bail automobile, représenté par la filiale Ayvens, se portent bien elles aussi avec un bénéfice net de 365 millions d'euros, en hausse de 14,5% sur un an. Création de valeur Si elle reste le premier moteur du groupe, la banque de financement et d'investissement (BFI), réservée aux grandes entreprises et aux institutions, voit en revanche son bénéfice net diminuer de 9,7%, à 773 millions d'euros. En Europe, les produits de taux et de change, comme les couvertures que prennent par exemple les entreprises pour se prémunir des variations de l'euro face au dollar, ont connu une "activité commerciale moins dynamique et des conditions de marché moins favorables", selon le communiqué. La BFI pâtit également de l'effet de comparaison avec un premier trimestre 2025 qui avait été particulièrement faste. En difficulté en 2023, Société Générale s'est redressée depuis l'arrivée du directeur général Slawomir Krupa et a atteint en 2025 des niveaux records de revenus et de bénéfice net (6 milliards d'euros). M. Krupa a recentré la banque sur les activités les plus rentables en multipliant les cessions et lancé un plan d'économies tous azimuts. Cela a bénéficié au cours de l'action, qui a enregistré la meilleure performance du CAC 40 l'an passé. Ces bons résultats ont aussi maintenu à un niveau élevé le nombre de salariés payés un million d'euros ou plus l'an dernier: la banque en a dénombré 184, dont 79 en France, selon un rapport publié sur son site ce mois-ci. Le conseil d'administration a par ailleurs proposé une hausse de 45% de la rémunération fixe de M. Krupa, à quelque 2,4 millions d'euros par an à partir de 2026, en raison d'"une performance exceptionnelle" du groupe depuis son arrivée. Cette augmentation substantielle sera soumise au vote des actionnaires lors de l'assemblée générale le 27 mai. Les salariés ont de leur côté eu droit cette année à un intéressement supplémentaire de 1.400 euros brut ainsi qu'une enveloppe d'augmentations individuelles équivalente à 1,5% de la masse salariale.

30.04.2026 à 07:44

La liberté de la presse dans la pire situation depuis 25 ans, selon Reporters sans frontières

FRANCE 24
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Reporters sans frontières (RSF) alerte jeudi sur une dégradation de la liberté de la presse à l'échelle mondiale depuis 25 ans. Si des journalistes sont toujours tués ou emprisonnés en raison de leur travail, les pressions économiques, politiques et juridiques s'intensifient, d'après l'ONG. Les États-Unis, sur fond d'attaques répétées de Donald Trump, chutent à la 64e au classement mondial.
Texte intégral (583 mots)
Reporters sans frontières (RSF) alerte jeudi sur une dégradation de la liberté de la presse à l'échelle mondiale depuis 25 ans. Si des journalistes sont toujours tués ou emprisonnés en raison de leur travail, les pressions économiques, politiques et juridiques s'intensifient, d'après l'ONG. Les États-Unis, sur fond d'attaques répétées de Donald Trump, chutent à la 64e au classement mondial.
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