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17.02.2026 à 13:29

À Saint-Malo, le logement reste une bataille malgré les remparts contre AirBnB

FRANCE24
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"Dès le début de notre mandat en 2020, nous avons voulu réguler une inflation très forte des locations de courte durée" alors que des "immeubles entiers" étaient convertis en meublés touristiques, explique à l'AFP le maire (DVD) Gilles Lurton, candidat à sa réélection aux municipales de mars. En 2021, il met en place une des réglementations les plus strictes en France. La cité balnéaire impose un enregistrement obligatoire pour louer à des touristes et limite cette activité à un seul logement par propriétaire. En outre, elle fixe des quotas par zone géographique. Ainsi, dans le célèbre quartier des remparts, seuls 12,5% des logements peuvent devenir des locations touristiques. Attaquée en justice par des propriétaires, la mesure a été validée par le tribunal administratif en 2024. Elle a inspiré la "loi Le Meur" qui encadre les meublés touristiques au niveau national depuis l'an dernier, s'enorgueillit M. Lurton. Est-ce un succès ? "Ça a stabilisé la situation. Sans cela, l'augmentation aurait été très forte", estime le maire, tout en reconnaissant ne pas pouvoir chiffrer les logements rendus à l'habitat permanent. "Je n'ai pas plus de logements à louer à l'année aujourd'hui", affirme Jérôme Lebrun, gérant d'un grand cabinet immobilier malouin et président de la chambre Fnaim pour la Bretagne. Il pointe "l'effet pernicieux" d'une régulation qui a "un peu pénalisé tout le monde", notamment les propriétaires "qui louaient pour couvrir leurs charges", ainsi que l'écosystème de la location saisonnière qui "a pris un coup". À l'échelle nationale, AirBnB assure n'avoir "pas constaté d'évolution récente significative du volume d'offres" depuis la loi Le Meur. La plateforme reconnait cependant que "les quotas par quartier constituent une solution adaptée" à des villes comme Saint-Malo. - "Equilibre très fragile" - Poissonnière depuis trente ans dans le centre historique fortifié et pilier de l'association des commerçants, Claire Guinemer dénonce l'"impact négatif" de la régulation. "Avec les quotas, l'activité a baissé presque tout de suite", selon elle. "Je suis un commerce de proximité, les gens qui louent des AirBnB sont toujours de très bons clients", affirme-t-elle, comme d'autres commerçants du marché voisin. "On ne pourrait pas vivre à l'année" sans cette clientèle touristique. "Il faut faire attention en légiférant à ne pas casser cet équilibre très fragile", prévient-elle. La poissonnière, qui vit elle-même dans la vieille ville, assure que de nombreux meublés n'ayant pas reçu l'agrément municipal, souvent des résidences secondaires, "restent vides" désormais une grande partie de l'année. Il n'y a plus de boucherie dans le centre historique, plus de poste, et "sur cinq pharmacies, il n'en reste qu'une", constate Simone Josselin, 92 ans. Résidente depuis 1957, elle est à présent la seule occupante permanente de son petit immeuble. Christian Bertheau, 75 ans, résident permanent, déplore une "ville qui se vide" et où trop de volets restent fermés. Dans son immeuble, "cinq ou six" des huit appartements sont en AirBnB, dit-il, précisant ne pas subir de nuisances, l'une des raisons qui avait poussé la ville à réguler. "Mais on en souffre parce que c'est vide" toute la semaine l'hiver et que les commerçants disparaissent, s'empresse-t-il d'ajouter. Ce sujet, "les candidats aux municipales vont devoir s'en emparer. Ça jouera dans le vote", selon lui. Pour Véronique Descamps, pionnière de la lutte contre AirBnB qui a fait interdire la location courte durée dans son immeuble après des années de procédures, le logement doit être au coeur de la campagne des municipales. "Saint-Malo doit rester une ville à vivre", insiste la coiffeuse, refusant une transformation "au profit de ceux qui n'y vivent pas" et comparant la situation à celle de Venise. La municipalité a décidé fin 2025 de modifier son plan local d'urbanisme pour interdire toute construction destinée à une résidence secondaire dans les nouveaux quartiers ou ceux en reconversion. Actuellement, "quand vous construisez 500 logements, environ 300 ne servent pas à loger des habitants permanents", relève le maire, Gilles Lurton.

17.02.2026 à 13:21

Tour UAE: Evenepoel vainqueur du chrono et nouveau leader

FRANCE24
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Sur un parcours plat, le Belge champion olympique et du monde de l'exercice en solitaire s'est imposé avec une moyenne impressionnante de 56 km/h. Il a devancé le Britannique Joshua Tarling de 6 secondes et le Français Rémi Cavagna de 12 secondes, deux coureurs qu'il précède dans le même ordre au classement général. Leader de la formation Red Bull-BORA, Evenepoel possède 32 secondes de marge sur Del Toro (10e) à la veille de l'étape la plus redoutée de l'épreuve avec une ascension finale au sommet du Jebel Mobrah dont la pente moyenne frôle les 12%, avec des rampes dépassant les 17%. "Les conditions étaient parfaites pour signer un bon chrono. Un parcours plat, pas du tout technique", a déclaré au micro de l'organisation le "petit cannibale", 26 ans, au terme de sa 26e victoire dans un chrono individuel. Evenepoel avait choisi de partir en matinée parmi les premiers concurrents afin d'anticiper l'intensification du vent en bord de mer. Un calcul payant pour celui qui compte déjà sept succès depuis le début de l'année. "C'était la bonne décision de ne pas jouer la gagne (lundi) afin d'éviter de partir en dernière position aujourd'hui", a-t-il admis, refusant toutefois de qualifier la prestation de Del Toro, 27e de l'étape à 42 secondes, de contre-performance. "Je pense qu'il a fait le maximum et que tout reste ouvert pour le classement général. Mais au vu de ce qui nous attend ce mercredi, je préfère défendre le maillot plutôt que de devoir aller le chercher. C'est une situation parfaite", a assuré celui qui avait déjà remporté l'épreuve émiratie en 2023.

17.02.2026 à 13:19

En Antarctique, des scientifiques ont sondé en profondeur le passé de la calotte glaciaire

FRANCE24
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Selon une équipe internationale de 29 chercheurs issus de différentes universités dans le monde, cette vaste zone contiendrait suffisamment de glace pour faire monter le niveau mondial de la mer de quatre à cinq mètres. Le rapport de l'équipe nommée SWAIS2C, publié en ligne mercredi en Nouvelle-Zélande (mardi en France) porte sur leurs premières observations. Ils ont percé à travers 523 mètres de glace et 228 mètres de roches et de sédiments anciens à Crary Ice Rise, un point situé sur la Barrière de Ross - une plaine de glace de l'Antarctique proche de la Nouvelle-Zélande, a indiqué l'équipe dirigée par l'organisme de recherche Earth Sciences New Zealand, l'université Victoria de Wellington et l'agence gouvernementale Antarctica New Zealand. En forant à travers la glace et la roche en dessous, ils ont récupéré des échantillons qui révèlent à quoi ressemblaient les lieux, jusqu'à 23 millions d'années plus tôt. Les scientifiques espèrent qu'en étudiant la manière dont la glace a fondu par le passé, ils vont pouvoir déterminer les facteurs qui ont entraîné son recul, notamment la température de l'océan à l'époque. "Les observations satellitaires au cours des dernières décennies montrent que la calotte glaciaire perd de la masse à un rythme accéléré, mais il existe une incertitude quant à l'augmentation de la température susceptible de déclencher une perte rapide de glace", souligne le rapport. "Organismes marins" "Une partie des sédiments étaient caractéristiques des dépôts qui se forment sous une calotte glaciaire", souligne Molly Patterson, co-directrice scientifique à l'Université de Binghamton aux États-Unis. Mais l'équipe a également trouvé des fragments de coquilles et des restes d'organismes marins qui ont besoin de lumière - signalant plutôt un océan, une plateforme de glace flottant sur l'océan ou une marge de plateforme glaciaire d'où se détachent des icebergs, a précisé Mme Patterson. Les scientifiques pensaient déjà que la région avait autrefois été un océan, ce qui signifierait un retrait de Barrière de Ross et un effondrement potentiel de la calotte glaciaire de l'Antarctique occidental. Mais quand est-ce arrivé ? C'est ce qui reste incertain. Ces nouveaux prélèvements permettent d'avoir des séquences des conditions environnementales au fil du temps, ainsi que des preuves directes de la présence d'un océan dans cette région, assure Mme Patterson. Selon Huw Horgan, de l'Université Victoria de Wellington, autre co-directeur du projet, les premiers indices montrent que les échantillons couvrent les 23 derniers millions d'années. Cela comprend des périodes où les températures moyennes mondiales de la Terre étaient nettement supérieures à celles d'aujourd'hui, a précisé M. Horgan. Le forage s'est achevé en janvier et des échantillons ont été transportés depuis Crary Ice Rise sur plus de 1.100 kilomètres à travers la Barrière de Ross jusqu'à la base antarctique Scott, d'où elles seront envoyées en Nouvelle-Zélande pour des analyses complémentaires.
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