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24.07.2026 à 19:09

FRANCE24
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L'indice CAC 40 a terminé sur un gain de 0,88% à 8.372,28 points. Jeudi, le panier des 40 plus grandes valeurs boursières françaises avait clôturé en baisse de 1,64% à 8.299,09 points. Les rebelles houthis du Yémen ont indiqué vendredi que leur blocus maritime contre l'Arabie saoudite n'avait pas vocation à paralyser le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, après une attaque confirmée contre un navire saoudien. D'ailleurs, "certains navires transportant du pétrole saoudien traversent encore le détroit de Bab el-Mandeb", explique à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste d'UBS. Ces passages signifient que "pour l'instant, il ne s'agit pas d'un blocus total", réduisant les risques sur l'approvisionnement mondial en hydrocarbures. Les rebelles houthis avaient annoncé lundi vouloir entraver le trafic en mer Rouge et dans le golfe d'Aden des navires d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut. Malgré cette accalmie, le prix du brut "devrait conserver un biais haussier tant que les approvisionnements mondiaux en pétrole resteront exposés à des risques de perturbations plus importantes et plus durables", tempère toutefois Han Tan, analyste marchés chez Bybit. Dassault Systèmes brille Le titre de l'éditeur français de logiciels Dassault Systèmes a grimpé de 7,90% à 19,88 euros, en tête des performances du CAC 40 vendredi. La veille, la société avait annoncé l'acquisition d'ArisGlobal, groupe spécialisé dans les logiciels dédiés aux essais cliniques, pour un montant pouvant aller jusqu'à 2 milliards de dollars. Dans le même temps, l'entreprise a fait état dans un communiqué distinct d'un bond de 28% de son bénéfice net au premier semestre, à 611,8 millions d'euros, soutenu par la réduction de ses charges opérationnelles. Nexity voit rouge Le titre du promoteur immobilier Nexity a chuté de 8,61% à 6,64 euros après avoir publié jeudi une baisse de 10% des réservations de logements recensées au premier semestre, la reprise attendue du secteur immobilier étant retardée par le conflit au Moyen-Orient.

24.07.2026 à 18:53

FRANCE24
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"Ce matin, avec 91 de nos collègues députés du Parti républicain du peuple (CHP), nous avons remis notre démission du parti et déposé nos requêtes" pour la fondation du Yeni Parti, a affirmé Özgür Özel précisant que sa nouvelle formation sera celle des "des retraités, des travailleurs, des agriculteurs, des jeunes, des femmes, des opprimés, de la Turquie, des kémalistes, des démocrates". M. Özel a été élu président du Yeni Parti lors d'une réunion qui a suivi des démarches marquées de symboles, comme sa participation à la prière de vendredi dans une mosquée où le fondateur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Ataturk, avait aussi prié avant d'inaugurer le premier parlement turc à Ankara en 1920. "Puisse (cette démarche, NDLR) être bénéfique à notre pays, à notre nation, à notre parti et à nous tous", avait affirmé dans la matinée M. Özel dans une vidéo partagée par son équipe où il est vu, portant une épingle de drapeau turc sur sa veste, en train de signer sa démission et les documents pour fonder son nouveau mouvement. Avec le départ de 91 députés du CHP en faveur du comité fondateur du "Yeni Parti" ("Nouveau Parti" en turc), ce dernier devient la première force d'opposition au parlement turc, après le parti au pouvoir du président turc Recep Tayyip Erdogan AKP qui détient 277 sièges. "Ce n'est pas facile, mais certaines difficultés doivent être surmontées avant de s'engager sur la bonne voie. Puisque l'autre camp était déterminé à bloquer toutes les voies et à ne jamais ouvrir de canaux démocratiques, il n'y avait pas d'autre choix", a affirmé M. Özel aux journalistes. "Vous êtes avec nous en ce jour si important, si crucial. (...) Je remercie tous ceux qui marchent à nos côtés pour la démocratie, affirmant que la parole appartient à la nation, qu'elle ne réside pas dans des palais, ni entre les mains d'un seul homme. (...) A partir de maintenant, mes amis, marchons sans relâche jusqu'à atteindre le pouvoir", a-t-il précisé. L'Internationale socialiste (IS) et le Parti socialiste européen (PSE) ont a salué la création du Yeni Parti. "Le lancement du Nouveau Parti marque un tournant pour les forces progressistes et démocratiques en Turquie. (...) Le PSE soutient Özgür Özel, le Nouveau Parti et tous ceux qui œuvrent pour une Turquie démocratique, libre et juste", a affirmé le PSE. "L'Internationale Socialiste salue la création du Yeni Parti en Turquie comme un engagement renouvelé en faveur de la démocratie, du pluralisme politique et de l'État de droit. (...) Nous exprimons notre plein soutien à Özgur Özel", a de son côté déclaré l'IS. Le CHP, parti social-démocrate historique fondé par le père de la république turque, Mustafa Kemal Ataturk, voit sa représentation sérieusement entamée avec une quarantaine de députés restants. M. Özel, président depuis novembre 2023 de ce qui fut le premier parti d'opposition parlementaire, a été évincé en mai sur décision de justice et remplacé par l'ancien dirigeant du CHP, Kemal Kiliçdaroglu. Özgür Özel avait dénoncé une manœuvre du gouvernement destinée à faciliter la victoire du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du président Recep Tayyip Erdogan lors des prochaines élections, prévues en 2028. "L'AKP sait qu'il ne peut plus remporter d'élections démocratiques. Il sait que le peuple turc ne veut plus de lui", avait-il estimé. Bien que M. Özel ait fait appel de la décision, la Cour suprême n'a pu examiner son recours avant sa suspension pour les vacances d'été, ce qui a déclenché sa décision de créer un nouveau parti. "Une chemise de feu" La décision du tribunal d'Ankara a annulé l'élection à la tête du CHP de 2023 en raison d'allégations d'achat de votes, une mesure largement perçue comme une manœuvre politique visant à faire taire les opposants d'Erdogan. M. Özel avait déclaré mardi que la Turquie se trouvait à "un carrefour historique". "Nous ne renonçons pas à nos convictions, au contraire, nous assumons tous un fardeau difficile et risqué pour le bien du pays", a-t-il affirmé, utilisant une expression turque signifiant "revêtir une chemise de feu". Quelques mois après l'élection de M.Özel à la tête du CHP, le destin de ce parti s'est radicalement transformé, grâce à une victoire écrasante aux élections locales, où il a largement devancé l'AKP du président Erdogan. Depuis, le CHP fait face à une pression judiciaire croissante, avec l'arrestation de centaines de ses responsables pour des faits présumés de corruption, dont le maire d'Istanbul, Ekrem Imamoğlu, considéré comme l'un des rares hommes politiques capables de vaincre Erdogan aux urnes. À ce jour, au moins 27 maires membres du CHP sont incarcérés.

24.07.2026 à 18:51

FRANCE24
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Doigt sur la carte, le lieutenant François Corbi pointe un magasin de jardinerie : "Dès qu'on voit un point chaud, on y va." Autour, des soldats du feu, hommes et femmes, écoutent les instructions, sueur sur les visages rougis par l'effort et la chaleur pour certains, suie pour d'autres. "On a pour mission de gérer l'interface forêt-habitations. Deux unités feux de forêt vont, elles, faire le traitement de la lisière", ajoute l'officier. Les consignes données, les voilà remontés dans leurs camions-citernes. Derrière eux, dans un magasin de réparation d'électroménager calciné, des fumées s'échappent, le feu couve. Sur le parking ne restent que des carcasses d'appareils carbonisés. La forêt est à quelques mètres de l'entrée et sous les troncs calcinés, des fumerolles s'échappent. Quelque 500 pompiers luttent depuis plus de 24 heures contre un incendie qui a déjà parcouru 2.600 hectares de pinède. Des maisons ont été détruites, un autre magasin ravagé. Tandis qu'une unité patrouille à pied dans des ruelles aux maisons vidées de leurs habitants et aux talus d'herbe jaunie par la sécheresse, une autre, motorisée, part en trombe vers Parentis, une autre commune menacée à une dizaine de kilomètres au sud-est. "Travail de coupe" Des agents de la DFCI (Défense de la forêt contre les incendies) doivent y intervenir, épaulés par des sylviculteurs et des agriculteurs à l'aide de bulldozers, citernes et tracteurs - rares véhicules, hors ceux des secours, à circuler sur les routes. Après plusieurs heures de tractations, notamment financières, feu vert a été donné par la préfecture. Il s'agit de réaliser "un travail de coupe", explique Benoît Bodennec, de la DFCI. L'objectif, en prévision des vents d'ouest qui s'annoncent, est de créer "un passage dans le but de réduire le combustible et de provoquer une rupture pour permettre aux pompiers de travailler si le feu arrive". Sous l'effet du contre-feu qu'ils allument, sur une départementale devenue un désert de gris, un panache noir gonfle et s'élève. De l'autre côté de la route, des étincelles deviennent flammes en quelques minutes, signe d'une sécheresse exceptionnelle qui alimente les brasiers en cours à travers la forêt des Landes de Gascogne. Les travaux de "zone d'appui" ont commencé. Les tracteurs agricoles amènent de l'eau "pour sécuriser des engins ou permettre de remplir les camions-citernes" des pompiers, explique Benoit Bodennec. "24H30 sans dormir" Au PC de sécurité installé dans la caserne, fourmilière où se croisaient dans la matinée les colonnes de renforts nationaux et les uniformes militaires des gendarmes et pompiers de Paris, Marseille et ceux du programme Héphaïstos, le suivi de la situation se fait autour de grandes cartes et d'un écran. "24h30 sans dormir", lâche l'un d'eux au retour d'une intervention. "Landiras, c'était de la rigolade à côté", dit un autre, allusion à l'un des feux de l'été 2022 en Gironde, pourtant ravageur. Les portes d'un camion-atelier sont grandes ouvertes, l'intérieur rempli de marteaux, bombes pour nettoyer les freins et autres outils : des pompiers mécaniciens vont inspecter le moteur auxiliaire défectueux d'un camion qui revient d'intervention et doit repartir. À côté d'eux, un pompier de Seine-Maritime ouvre une bouche d'incendie à la manivelle pour remplir la citerne d'un véhicule de 3.500 litres d'eau pour éteindre le feu, 400 litres pour protéger le camion. Le plein se fait en 12 minutes, plus s'il est quasi vide, ce qui est le cas. Il en faudra vingt environ, en fonction des lances, pour déverser l'eau sur les flammes, avant de recommencer, encore et encore, pour essayer de venir à bout d'un feu dantesque.
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