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01.04.2026 à 12:49

Mort de Cédric Chouviat: "usage disproportionné de la force", la famille cible la responsabilité de l'Etat

FRANCE24
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Les avocats de la famille de la victime, Mes Arié Alimi et Vincent Brengarth (aux côtés de Me William Bourdon dans ce dossier), vont "écrire au ministère de l'Intérieur et engager un recours en responsabilité de l'Etat devant les juridictions administratives". Cette action en responsabilité de l'Etat entend dénoncer une "absence de procédure et de sanction disciplinaire (au sein de la police) envers les fonctionnaires de police qui ont continué à exercer et continué à mener une vie normale", ont poursuivi ces conseils. Par sa décision, Claire Hédon saisit en effet le ministre de l'Intérieur pour qu'il "engage une procédure disciplinaire à l'encontre des gardiens de la paix". Procès non fixé Les avocats de la famille vont aussi initier un "recours pour fonctionnement défectueux de la justice, car il n'y a toujours pas de date d'audience prévue pour le procès, plus de six ans après les faits". "Nous accusons à la fois le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, et au-dessus d'elle, le ministre de la Justice Gérald Darmanin, qui est déjà intervenu en qualité de ministre de l'Intérieur à l'époque", a insisté Me Alimi. Une ordonnance émise en décembre 2024 renvoie devant un tribunal correctionnel trois des quatre policiers sur place lors de ce contrôle routier fatal à Cédric Chouviat. La famille de la victime voudrait d'ailleurs que les quatre fonctionnaires soient jugés. "Ce ne sont pas des accusations de la famille, ce sont des constats de la Défenseure des droits: ce sont les gestes cumulés des quatre policiers qui ont tué, on ne peut pas ensuite effacer l'un d'eux de la procédure", a pointé Christian Chouviat, père de la victime, présent aux côtés des avocats. Les conseils de la famille veulent d'ailleurs un procès devant "une chambre criminelle voire devant une cour d'assises" et contestent donc "la qualification choisie par les magistrats, d'homicide involontaire, qui ne correspond pas aux faits en cause". Pas de "désescalade du conflit" "On ne peut pas appeler un homicide involontaire des gestes volontaires répétés sur le corps d'un homme déjà immobilisé", martèle Christian Chouviat. Selon la Défenseure des droits, "le cumul de ces gestes techniques (...) au cours d'un plaquage ventral (sur) une personne portant un casque intégral (rompant) l'alignement tête-cou-tronc, pendant une durée prolongée avec un menottage des mains dans le dos, ayant conduit au décès de (Cédric Chouviat) caractérise un usage manifestement disproportionné de la force". La Défenseure des droits a également regretté que rien n'ait été fait pour "permettre une désescalade du conflit". Claire Hédon note ainsi que les propos d'un policier ont manqué de "dignité", "courtoisie" et d'"exemplarité". Pour sa décision, la Défenseure des droits a eu accès à tous les enregistrements du contrôle: Cédric Chouviat l'a filmé en partie avec son téléphone, sans oublier les caméras de vidéosurveillance alentour ou encore les téléphones des témoins, selon les avocats. Quand Cédric Chouviat demande ainsi à un policier d'ajouter une formule de politesse à l'ordre de nettoyer la plaque d'immatriculation de son scooter, manquant de visibilité, le fonctionnaire rétorque: "Vous croyez que je vais me mettre à quatre pattes ? Je vais vous sucer la bite aussi ?"

01.04.2026 à 12:29

Burundi: des "dizaines" de morts dans l'incendie d'un dépôt de munitions de Bujumbura, selon des sources sécuritaires

FRANCE24
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Selon les autorités, l'incendie, attribué à un "accident électrique", a démarré dans l'arsenal du Camp base, le principal dépôt d'armes et de munitions de l'armée au Burundi, situé à Musaga, un quartier densément peuplé du sud de Bujumbura. Le Burundi est le pays le plus pauvre du monde en terme de PIB par habitant, selon un classement de la Banque mondiale de 2023. Il fait face depuis des années à une crise économique profonde, marquée notamment par une sévère pénurie d'essence le paralysant depuis trois ans. Depuis que Evariste Ndayishimiye, un militaire, en a pris les rênes en juin 2020, cette ancienne colonie belge oscille entre signes d'ouverture du régime, qui reste sous l'emprise de puissants généraux, et ferme contrôle du pouvoir, marqué par des atteintes aux droits humains dénoncées par ONG et ONU. "Il est impossible d'établir un bilan pour le moment", mais "il y a énormément de victimes, des dizaines et des dizaines de personnes ont été tuées, il y a des centaines voire des milliers de blessés", a déclaré à l'AFP sous le couvert de l'anonymat un haut gradé de l'armée, joint à Bujumbura. Il a indiqué avoir parcouru plusieurs quartiers de la ville et constaté "beaucoup de dégâts matériels. Beaucoup de maisons ont été touchées par les éclats". "Il y a des dizaines de morts, mais le bilan est peut-être plus lourd", a confirmé à l'AFP un gradé de la police ayant requis l'anonymat, qui a participé dans la nuit aux opérations de lutte contre l'incendie. Dans un tweet, le président Ndayishimiye a simplement exprimé sa "sympathie" à "tous ceux qui ont été victimes de l'incendie". Spageon Ngabo, directeur de la plateforme en ligne Yaga Burundi, a indiqué qu'une dizaine de décès avaient été rapportés par des citoyens auprès de son organisation. "On est arrivé à une dizaine de morts, mais on n'a pas encore terminé de compter", selon lui. Enfants égarés Outre l'arsenal, le Camp base touché abrite également de nombreux dépôts logistiques de l'armée et jouxte l'Institut supérieur des cadres militaires (ISCAM), où sont formés et hébergés les aspirants officiers de l'armée. Il est voisin d'une autre base militaire, le camp Muha, et de la prison centrale de Mpimba. Il a été construit sous la colonisation belge, à l'époque hors de la ville qui s'est ensuite étendue. Selon le haut gradé militaire, des hangars et baraquements continuaient de brûler mercredi matin. "Les explosions ont diminué mais on en entend encore quelques-unes de temps en temps", a-t-il ajouté. Selon le gradé de la police, "le feu a pris dans une partie de l'arsenal qu'on appelle +l'Abri+ où sont entreposées les armes lourdes et leurs minutions, c'est pourquoi on a entendu tout de suite de grosses explosions." "Puis les éclats ont mis le feu aux munitions et armes légères, à un grand stock de médicaments, des vivres et des milliers de matelas entreposés dans le Camp base en attendant d’être distribués dans les autres camps", a-t-il expliqué. "Le camp Base a été réduit en cendres, les pompiers n'ont rien pu faire car l'eau ne parvenait pas à éteindre l’immense brasier qu’on a vu", a-t-il poursuivi. "Le bilan humain et matériel est très lourd, mais difficile à établir pour le moment car cela s’est passé dans la nuit et dans le chaos". Selon le haut gradé, "l'Abri" est constitué d'installations fortifiées souterraines. Plusieurs témoignages font état de projectiles déclenchés par l'incendie qui ont atterri dans des quartiers parfois éloignés du camp. "Il y a eu des projectiles qui ont été projetés très loin, même dans les quartiers périphériques, à 10 km par exemple" du camp, a rapporté à l'AFP Spageon Ngabo. Les autorités burundaises ont appelé les citoyens à signaler par téléphone et à "ne pas toucher" les munitions non explosées. Sur les réseaux sociaux ont été postés des dizaines de messages portant des photos d'enfants recherchés par leurs parents les ayant égarés dans leur fuite, ou retrouvés par des habitants cherchant à localiser leurs proches.

01.04.2026 à 12:26

Mondial 2026 : nuit de fête en RD Congo pour la qualification des Léopards

FRANCE24
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À Kinshasa, les supporters ont fêté la qualification de la République démocratique du Congo (RDC) à la coupe du monde de football pour la première fois depuis 1974, sous une pluie battante. Les Léopards de la RDC ont battu la Jamaïque 1-0 après prolongation mardi à Guadalajara (Mexique).
Texte intégral (719 mots)
À Kinshasa, les supporters ont fêté la qualification de la République démocratique du Congo (RDC) à la coupe du monde de football pour la première fois depuis 1974, sous une pluie battante. Les Léopards de la RDC ont battu la Jamaïque 1-0 après prolongation mardi à Guadalajara (Mexique).
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