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C'est une menace qui n'est pas anodine ; celle de suspendre les réseaux sociaux en France. Et elle émane du gouvernement depuis la mobilisation du 17 octobre. Un amendement à la loi « casseurs-payeurs » permettrait même de bloquer une plateforme entière si elle ne retire pas certains contenus sous 24 heures, rapporte *Bon Pote.* Une mesure jugée disproportionnée par des juristes, qui alertent sur les risques pour la liberté d'expression et le droit de manifester.
« L'interprétation d'une (…)
C'est une menace qui n'est pas anodine ; celle de suspendre les réseaux sociaux en France. Et elle émane du gouvernement depuis la mobilisation du 17 octobre. Un amendement à la loi « casseurs-payeurs » permettrait même de bloquer une plateforme entière si elle ne retire pas certains contenus sous 24 heures, rapporte Bon Pote. Une mesure jugée disproportionnée par des juristes, qui alertent sur les risques pour la liberté d'expression et le droit de manifester.
« L'interprétation d'une telle mesure est trop extensive. Elle risquerait conduire à supprimer des contenus relevant de la contestation politique, de l'appel à manifester, de la documentation des événements ou du débat d'intérêt général. »
> Claire Poirson, avocate spécialiste du droit du numérique
Le précédent de la Nouvelle-Calédonie, où le blocage de TikTok a été jugé illégal en 2025, rappelle les dangers de telles pratiques. Le droit européen encadre également strictement ces suspensions, qui doivent rester un dernier recours. Au-delà de leur efficacité contestable, ces mesures pourraient aussi créer un précédent. Si demain l'extrême droite arrive au pouvoir, elle pourrait s'appuyer sur ces mêmes outils pour limiter les libertés.
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