22.01.2026 à 17:30
21.01.2026 à 17:52
20.01.2026 à 12:35
20.01.2026 à 12:35
La petite musique guerrière se fait pressante, ces derniers mois. « À l'heure où les désastres humanitaires s'enchaînent en Ukraine, Palestine et Iran, notamment, l'émotion devant les saccages militaires fait tout autant consensus que la demande de s'armer davantage en retour », constate *La Brèche*. Pourtant, le journal rappelle que d'autres voix s'élèvent : « Le 21 juin, plus de 4 000 personnes ont manifesté au salon du Bourget » à Paris, afin de « relancer un antimilitarisme populaire. » (…)
- Société / National, Mouvements sociaux, Conflits, Défense
La petite musique guerrière se fait pressante, ces derniers mois. « À l'heure où les désastres humanitaires s'enchaînent en Ukraine, Palestine et Iran, notamment, l'émotion devant les saccages militaires fait tout autant consensus que la demande de s'armer davantage en retour », constate La Brèche. Pourtant, le journal rappelle que d'autres voix s'élèvent : « Le 21 juin, plus de 4 000 personnes ont manifesté au salon du Bourget » à Paris, afin de « relancer un antimilitarisme populaire. »
Il ne s'agit pas pour autant de prôner un pacifisme béat. Quelle que soit la réponse aux guerres en cours « aucune n'a le pouvoir de simplement suspendre la violence », reconnaît la philosophe Déborah V. Brosteaux. « Cependant, tout le problème est que les gouvernements occidentaux ne se contentent pas de répondre à une demande de soutien légitime : [...] on nous annonce qu'on entre dans une nouvelle ère dopée par la mobilisation militaire. On attend de nous qu'on s'enthousiasme pour cet horizon guerrier. »
Elle appelle les citoyens de pays producteurs d'armes à en dénoncer les effets sur les civils, et à se dresser contre « la vaste absence d'empathie » pour la mort des soldats « assimilés [...] à l'ennemi ». La Brèche se veut toutefois « lucide » : l'évolution de la politique d'armement d'une échelle nationale à une échelle européenne rend presque impossible la pression citoyenne, et l'antimilitarisme des années 1970 a largement perdu en popularité. Mais, selon Déborah V. Brosteaux, des mouvements similaires semblent renaître « dans la lignée de ceux de contestation au drame de Gaza ».
16.01.2026 à 09:17
15.01.2026 à 14:10
15.01.2026 à 09:08
14.01.2026 à 17:59
14.01.2026 à 16:35
14.01.2026 à 16:35
Un an après le précédent mouvement rural d'ampleur, de nombreux agriculteurs français se mobilisent partout en France contre la gestion par l'État d'une épidémie de maladie bovine. Une goutte d'essence sur les braises d'un mal-être agricole plus large.
Après les mobilisations paysannes de 2024, la colère des agriculteurs éclate à nouveau. Lundi 15 décembre, de nombreuses manifestations et blocages de routes par des tracteurs ont essaimé pour réclamer un changement de stratégie du (…)
Un an après le précédent mouvement rural d'ampleur, de nombreux agriculteurs français se mobilisent partout en France contre la gestion par l'État d'une épidémie de maladie bovine. Une goutte d'essence sur les braises d'un mal-être agricole plus large.
Après les mobilisations paysannes de 2024, la colère des agriculteurs éclate à nouveau. Lundi 15 décembre, de nombreuses manifestations et blocages de routes par des tracteurs ont essaimé pour réclamer un changement de stratégie du gouvernement face à l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), qui touche les bovins. En cause : sa politique d'abattage de l'intégralité des troupeaux d'une ferme en cas de découverte d'un ou plusieurs cas.
Cette maladie, non transmissible à l'humain, a été détectée en France « pour la première fois, le 29 juin 2025 en Savoie », indique le ministère de l'Agriculture. Entre ce premier cas et le 14 décembre, le gouvernement rapporte qu'un total de « 113 foyers ont été détectés », en particulier en Haute-Savoie (44 foyers), en Savoie (32) et dans les Pyrénées-Orientales (21).
Mais c'est un cas de contamination dans le Doubs qui a mis le feu aux poudres, début décembre. Après la découverte d'une vache contaminée dans une ferme du village de Pouilley-Français, l'éleveur et l'éleveuse concernées refusent l'euthanasie de leurs 82 vaches pourtant vaccinées, rapporte Basta. Face à la mobilisation de plus de 300 agriculteurs, le 2 décembre, des heurts éclatent entre manifestants et gendarmes. Le 11 décembre, une nouvelle confrontation plus médiatisée avec les forces de l'ordre a lieu dans une ferme de l'Ariège, et « la contestation se répand à travers la région » durant le week-end, raconte L'Humanité. Comme en 2024, l'Occitanie devient l'épicentre de la colère agricole.
Une semaine plus tard, les mobilisations « débordent désormais largement le Sud-Ouest, avec des rassemblements en Moselle, en Isère et dans la Manche », rapporte Reporterre. Malgré l'annonce, le 17 décembre par la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, d'une « accélération de la vaccination des bovins dans le Sud-Ouest », le gouvernement n'a pas changé sa politique d'abattage et les blocages persistent. Car, comme l'indique Reporterre, la DNC n'est qu'une des sources du malaise agricole : « grandes difficultés économiques de la filière, traité Mercosur honni, budget de la PAC attaqué... »