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Plus près des jetables que des notables

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27.09.2026 à 10:13

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(Selon la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église, CIASE) (illustration : Daniel Mermet) Continuer la lecture…
(Selon la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église, CIASE) (illustration : Daniel Mermet) Continuer la lecture…

25.09.2026 à 23:09

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600 000 fidèles attendus. Immense prière de rue sur les Champs-Élysées et place de la Concorde pour la messe célébrée par le pape Léon XIV. Une tonne d'hosties, 175 000 cierges, 30 km de barrières, un million d'euros pour 2 500 sanitaires (soit 400 euros par cabine) et pas un sou pour la ville de Paris pour l'occupation de l'espace public ! L'autel est dressé pile-poil à l'endroit où se dressait l'échafaud où furent raccourcis le roi et son épouse en 1793.

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600 000 fidèles attendus. Immense prière de rue sur les Champs-Élysées et place de la Concorde pour la messe célébrée par le pape Léon XIV. Une tonne d'hosties, 175 000 cierges, 30 km de barrières, un million d'euros pour 2 500 sanitaires (soit 400 euros par cabine) et pas un sou pour la ville de Paris pour l'occupation de l'espace public ! L'autel est dressé pile-poil à l'endroit où se dressait l'échafaud où furent raccourcis le roi et son épouse en 1793.

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25.09.2026 à 00:15

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Oui, j'ai vu Jésus comme je vous vois, voilà la preuve, écoutez la bonne parole, même si vous n'êtes pas abonné !

C'est à Holy Land, en Terre sainte, que j'ai vu la crucifixion et la résurrection de Jésus, de mes yeux vu. Ça vous prend aux tripes quand ces salauds de Romains le mettent dans un sale état et le clouent sur sa croix. C'est dur mais à la fin ça s'arrange, c'est Jésus qui gagne. Trop fort. Et c'est plusieurs fois par jour. Costaud le Jésus !

Après ça, vous avez tout ce qu'il faut à la sainte boutique, T-shirt sanglant, casquette miraculeuse, crucifix qui peut faire aussi marteau ou tire-bouchon, couronne d'épines lumineuse ou casque romain de moto. Vous avez aussi le burger du Sauveur et le cocalvaire normal, ou light pour les gros.

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Oui, j'ai vu Jésus comme je vous vois, voilà la preuve, écoutez la bonne parole, même si vous n'êtes pas abonné !

C'est à Holy Land, en Terre sainte, que j'ai vu la crucifixion et la résurrection de Jésus, de mes yeux vu. Ça vous prend aux tripes quand ces salauds de Romains le mettent dans un sale état et le clouent sur sa croix. C'est dur mais à la fin ça s'arrange, c'est Jésus qui gagne. Trop fort. Et c'est plusieurs fois par jour. Costaud le Jésus !

Après ça, vous avez tout ce qu'il faut à la sainte boutique, T-shirt sanglant, casquette miraculeuse, crucifix qui peut faire aussi marteau ou tire-bouchon, couronne d'épines lumineuse ou casque romain de moto. Vous avez aussi le burger du Sauveur et le cocalvaire normal, ou light pour les gros.

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24.09.2026 à 11:21

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« Il n'y aura pas d'impôt nouveau, les anciens seront doublés. » On ne savait pas si cette phrase était de Coluche ou de Pierre Dac, mais à en juger le budget que prépare le Premier ministre pour l'année 2027, elle serait plutôt sortie de la bouche de Sébastien Lecornu. Gérard Mordillat vous détaille la saignée prévue par le Diafoirus de la finance.

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« Il n'y aura pas d'impôt nouveau, les anciens seront doublés. » On ne savait pas si cette phrase était de Coluche ou de Pierre Dac, mais à en juger le budget que prépare le Premier ministre pour l'année 2027, elle serait plutôt sortie de la bouche de Sébastien Lecornu. Gérard Mordillat vous détaille la saignée prévue par le Diafoirus de la finance.

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23.09.2026 à 14:33

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Ceux que la vue d'une femme voilée rend fous furieux acclament avec joie un homme portant une robe pour peu qu'il soit le pape en personne.}} Mais sait-on ce que représentent ces vêtements sacerdotaux ? Étoles, chapes, mitres, soutanes, chasubles chamarrées d'or et de soie ? Pour la gloire du Très-Haut évidemment. Mais pas seulement. En 1972, dans son film sur Rome, sa ville natale, Federico Fellini levait le voile sur la mode ecclésiastique.

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Ceux que la vue d'une femme voilée rend fous furieux acclament avec joie un homme portant une robe pour peu qu'il soit le pape en personne.}} Mais sait-on ce que représentent ces vêtements sacerdotaux ? Étoles, chapes, mitres, soutanes, chasubles chamarrées d'or et de soie ? Pour la gloire du Très-Haut évidemment. Mais pas seulement. En 1972, dans son film sur Rome, sa ville natale, Federico Fellini levait le voile sur la mode ecclésiastique.

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22.09.2026 à 20:26

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Tout commence par un simple SMS en provenance (soi-disant) de votre banque : « un prélèvement est en cours sur votre compte bancaire. Si vous n'êtes pas à l'origine de cette transaction, veuillez appeler votre centre d'opposition au numéro indiqué ci-dessous. »

Il est tard, c'est le week-end, votre agence bancaire est fermée et vous êtes inquiet car non, vous n'avez pas loué d'Airbnb ou réservé un vol pour Mexico. Alors vous appelez. Au bout du fil, un jeune homme répond. Il est calme, posé, maîtrise parfaitement le langage bancaire et, surtout, il détient toutes vos informations personnelles : nom, date de naissance, adresse, numéro de compte. Des informations que seule votre banque est censée connaître. Il vous rassure, vous dit qu'il va faire le nécessaire pour annuler cette opération frauduleuse, qu'il vous suffit de suivre les démarches qu'il va vous indiquer et tout sera très vite réglé.

C'est là que le piège se referme : alors que vous pensez avoir échappé de justesse à une belle arnaque, vous voilà, en réalité, dépouillé de tous vos deniers !

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Tout commence par un simple SMS en provenance (soi-disant) de votre banque : « un prélèvement est en cours sur votre compte bancaire. Si vous n'êtes pas à l'origine de cette transaction, veuillez appeler votre centre d'opposition au numéro indiqué ci-dessous. »

Il est tard, c'est le week-end, votre agence bancaire est fermée et vous êtes inquiet car non, vous n'avez pas loué d'Airbnb ou réservé un vol pour Mexico. Alors vous appelez. Au bout du fil, un jeune homme répond. Il est calme, posé, maîtrise parfaitement le langage bancaire et, surtout, il détient toutes vos informations personnelles : nom, date de naissance, adresse, numéro de compte. Des informations que seule votre banque est censée connaître. Il vous rassure, vous dit qu'il va faire le nécessaire pour annuler cette opération frauduleuse, qu'il vous suffit de suivre les démarches qu'il va vous indiquer et tout sera très vite réglé.

C'est là que le piège se referme : alors que vous pensez avoir échappé de justesse à une belle arnaque, vous voilà, en réalité, dépouillé de tous vos deniers !

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21.09.2026 à 10:31

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NAZA suscite des réactions de plus en plus violentes en Israël contre les deux réalisateurs Rachel Szor et Yuval Abraham. Après la réaction furieuse de Nétanyahou de déchoir de leur nationalité les personnes qui « diffament » les soldats d'Israël, la quasi-totalité des médias et des responsables politiques israéliens condamnent le documentaire, y compris Gadi Eisenkot, le principal rival de Nétanyahou aux prochaines élections du 24 octobre prochain.

Selon un sondage, 68 % des Israéliens ne croient pas aux affirmations du film. Manifestations violentes devant les demeures des réalisateurs, menaces, appel à représailles, l'extrême droite réclame la peine de mort pour les auteurs, « ils devraient être jugés et pendus ». Pour le quotidien Haaretz, « si cette folie n'est pas stoppée, une agression mortelle n'est plus qu'une question de temps ». Mais comment protéger les deux cinéastes quand leurs agresseurs sont souvent des membres du parti Otzma Yehudit dirigé par le ministre de la sécurité nationale Itamar Ben-Gvir ?

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NAZA suscite des réactions de plus en plus violentes en Israël contre les deux réalisateurs Rachel Szor et Yuval Abraham. Après la réaction furieuse de Nétanyahou de déchoir de leur nationalité les personnes qui « diffament » les soldats d'Israël, la quasi-totalité des médias et des responsables politiques israéliens condamnent le documentaire, y compris Gadi Eisenkot, le principal rival de Nétanyahou aux prochaines élections du 24 octobre prochain.

Selon un sondage, 68 % des Israéliens ne croient pas aux affirmations du film. Manifestations violentes devant les demeures des réalisateurs, menaces, appel à représailles, l'extrême droite réclame la peine de mort pour les auteurs, « ils devraient être jugés et pendus ». Pour le quotidien Haaretz, « si cette folie n'est pas stoppée, une agression mortelle n'est plus qu'une question de temps ». Mais comment protéger les deux cinéastes quand leurs agresseurs sont souvent des membres du parti Otzma Yehudit dirigé par le ministre de la sécurité nationale Itamar Ben-Gvir ?

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16.09.2026 à 20:39

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Suite à un nouvel appel au boycott, un concert de la DJ Barbara Butch vient d'être annulé à Amiens pour raisons de sécurité. Un boycott similaire avait interrompu une autre prestation de la DJ, plus tôt en juillet. On peut facilement se documenter sur les déboires politiques de cette artiste si besoin, mais ce n'est pas le dossier Barbara Butch qui va nous intéresser ici. Penchons-nous plutôt sur la manière dont France Culture a abordé l'affaire dans sa matinale du 10 septembre. Car, curieux des procédés d'écriture de l'éditorialiste politique qui s'y est collé et des messages à peine subliminaux qui se distillent goutte à goutte tout le long de son billet, j'ai envoyé à ce monsieur un texte qui les recense et les décortique. Renouant avec la forme de la lettre ouverte, c'est ce courrier que je vous partage aujourd'hui.

Cher Jean Leymarie,

C'est avec attention que j'ai écouté votre billet politique consacré à l'annulation du concert de Barbara Butch à Amiens, et je voudrais revenir ici sur le déroulé de votre analyse. Car si je partage a priori votre désaccord avec ce qu'on peut assimiler à une forme insidieuse de censure – je suis moi-même musicien/chanteur et j'ai du mal avec toute entrave à la liberté d'expression –, vous savez comme moi que le chemin intellectuel parcouru importe plus que la conclusion du point d'arrivée. Permettez donc qu'on relise ensemble, avec un peu de méthode, ce chemin que vous avez tracé à une heure de grande écoute sur une grande station du service public.

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Suite à un nouvel appel au boycott, un concert de la DJ Barbara Butch vient d'être annulé à Amiens pour raisons de sécurité. Un boycott similaire avait interrompu une autre prestation de la DJ, plus tôt en juillet. On peut facilement se documenter sur les déboires politiques de cette artiste si besoin, mais ce n'est pas le dossier Barbara Butch qui va nous intéresser ici. Penchons-nous plutôt sur la manière dont France Culture a abordé l'affaire dans sa matinale du 10 septembre. Car, curieux des procédés d'écriture de l'éditorialiste politique qui s'y est collé et des messages à peine subliminaux qui se distillent goutte à goutte tout le long de son billet, j'ai envoyé à ce monsieur un texte qui les recense et les décortique. Renouant avec la forme de la lettre ouverte, c'est ce courrier que je vous partage aujourd'hui.

Cher Jean Leymarie,

C'est avec attention que j'ai écouté votre billet politique consacré à l'annulation du concert de Barbara Butch à Amiens, et je voudrais revenir ici sur le déroulé de votre analyse. Car si je partage a priori votre désaccord avec ce qu'on peut assimiler à une forme insidieuse de censure – je suis moi-même musicien/chanteur et j'ai du mal avec toute entrave à la liberté d'expression –, vous savez comme moi que le chemin intellectuel parcouru importe plus que la conclusion du point d'arrivée. Permettez donc qu'on relise ensemble, avec un peu de méthode, ce chemin que vous avez tracé à une heure de grande écoute sur une grande station du service public.

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14.05.2025 à 07:00

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Francis Dupuis-Déri, enseignant à l'université du Québec à Montréal, publie avec Emmanuelle Dufour Quand les élèves se révoltaient. Manuel d'histoire avant l'Effondrement. Manuel d'histoire ? Élèves ? Révoltes ? Il n'en fallait pas plus pour éveiller la curiosité de Laurence De Cock, qui qui reçoit le chercheur québécois de passage en France.

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Francis Dupuis-Déri, enseignant à l'université du Québec à Montréal, publie avec Emmanuelle Dufour Quand les élèves se révoltaient. Manuel d'histoire avant l'Effondrement. Manuel d'histoire ? Élèves ? Révoltes ? Il n'en fallait pas plus pour éveiller la curiosité de Laurence De Cock, qui qui reçoit le chercheur québécois de passage en France.

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