23.03.2026 à 17:49

Connaissez-vous l'histoire d'Ira Hayes ? Né en 1923 dans la réserve indienne de Gila River, en Arizona, le jeune Ira Hayes s'engagea à 19 ans dans les Marines. Démobilisé après la fin de la Seconde guerre mondiale, Ira Hayes ne parvint jamais à se réinsérer dans la vie civile et mourut d'alcoolisme dix ans plus tard. L'histoire banale d'un soldat atteint de stress post-traumatique comme tant d'autres ? Pas tout à fait banale, puisqu'Ira Hayes est l'un des six soldats que l'on aperçoit lever le drapeau sur Iwo Jima le 23 février 1945, dans la fameuse photographie de Joe Rosenthal. Ce qui lui valut une gloire éphémère et un destin tragique auxquels le grand Johnny Cash consacra une ballade : La Ballade d'Ira Hayes.
Continuer la lecture…23.02.2026 à 06:10

Alice de Rochechouart, c'est la grande noblesse, les grandes écoles, les grands moyens et pourtant elle part en guerre contre les privilèges. Ceux d'aujourd'hui, ceux qui n'ont pas été abolis en 1789, ceux qui n'ont fait que prospérer depuis.
Oui, souvenez-vous, le quatorze juillet, le peuple avait pris la Bastille mais il voulait plus, il voulait l'égalité et d'abord du pain. Alors dans son élan, il a ouvert la chasse au noble. La vraie chasse. Et d'eux-mêmes, comme par enchantement, dans la fameuse nuit du quatre août, les nobles ont dit d'accord, et ils ont aboli leurs privilèges, d'accord, fini le régime féodal.
Une victoire et même une révolution. Mais les racines étaient profondes, d'autres privilèges sont apparus, des espèces souvent inconnues. On a beau couper et arracher, ça repousse.
Aujourd'hui, les inégalités sont plus monstrueuses que jamais et le plus monstrueux, c'est tout ce qui réussit à nous faire encaisser les privilèges d'aujourd'hui. En soutenant l'extrême droite dans sa marche vers le pouvoir, les grandes fortunes entendent légitimer et augmenter leurs gentils privilèges.
Alors ? L'impuissance a gagné, on a renoncé ?
Pas Alice de Rochechouart. C'est ce qu'elle explique à Marième.
Tremblez privilégiés, vos jours sont comptés !
Continuer la lecture…21.02.2026 à 08:56

Dans ces jours qui n'en finissent pas de déchanter, la victoire de Zohran Mamdani à la mairie de New York le 4 novembre 2025 a été une formidable embellie. Crédité de 1 % un an auparavant, ce pétulant musulman est devenu le premier maire « socialiste » dans la plus grande ville américaine qui compte le plus de milliardaires au monde.
Une brève éclaircie ou bien le début d'un durable contre-feu ?
Enseignant à l'université Johns Hopkins, l'historien Tristan Cabello voit dans cette victoire un laboratoire pour la gauche.
Alors que nos gauches s'entretuent avec application en offrant un boulevard aux réacs les plus déboutonnés, il y a là sans doute pour nous du grain à moudre, surtout à la veille des municipales.
Gel des loyers, bus gratuits, crèches abordables.
C'est en répondant aux galères populaires que Mamdani a réussi. Avec bien moins de moyens financiers, il a battu Andrew Cuomo, figure de l'establishment démocrate, le parti qui, en méprisant les préoccupations des modestes, a favorisé l'élection de Trump.
Accusée bien sûr d'antisémitisme et de soutien du Hamas, toute la jeunesse de la communauté juive de New York a voté pour lui.
Et surtout Mamdani a laissé tomber les « culture wars », les guerres culturelles, c'est-à-dire les conflits identitaires et moraux qui masquent un agenda économique pro-patronat. Des débats dont notre gauche culturelle se gave depuis longtemps, loin des soucis du populo beauf et mal élevé.
Un entretien contre la déprime générale avec une surprise à la fin…
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