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SÉANCES EN DIRECTPUBLIC-SENAT le direct

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03.07.2026 à 17:14

Guillaume Jacquot
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Le candidat de Renaissance à l’élection présidentielle joue cartes sur tables en dévoilant de premières propositions pour mettre fin à la dérive des comptes publics, citant par exemple la suppression de 100 000 postes de fonctionnaires, ce qu’il avait refusé trois ans et demi plus tôt au Sénat.

03.07.2026 à 16:58

Romain David
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Le Sénat a adopté le projet de loi d'urgence agricole, après l’avoir profondément durci sous l’impulsion de sa majorité de droite et du centre. Le texte multiplie les concessions au monde agricole, de la réintroduction dérogatoire de certains pesticides au doublement des capacités de stockage en eau, ce que la gauche n’a pas manqué de dénoncer. Tour d’horizon des principales dispositions du texte.

03.07.2026 à 16:49

Emma Bador-Fritche
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Le violent incendie qui a frappé jeudi Sainte-Marie-la-Mer et Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) a entraîné l’évacuation de près de 3 000 personnes et détruit des centaines de bungalows dans plusieurs campings. Si le feu est désormais maîtrisé, les autorités redoutent une saison des incendies particulièrement intense, sur fond de canicule et de sécheresse persistante.

03.07.2026 à 15:19

Stephane Duguet
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Annoncé le 25 juin pour répondre à l’urgence de la canicule, le déblocage de 50 millions d’euros par le gouvernement pour l’achat de climatiseurs, laisse les directeurs d’établissements dans le flou.

03.07.2026 à 14:34

Mathilde Nutarelli
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Dans une note, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) appelle la France à ne pas laisser passer l’opportunité de devenir « un leader mondial » de l’hydrogène naturel. Les auteurs, le sénateur Michaël Weber et le député Gérard Leseul, demandent à l’Etat de financer des opérations de prospection, d’aider les entreprises à exploiter la ressource et de sensibiliser la population sur ces sujets.

03.07.2026 à 11:23

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Texte intégral (1078 mots)

03.07.2026 à 10:46

Rédaction Public Sénat
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Le nombre de décès a augmenté de presque 30% en France et de plus de moitié (62%) dans la seule région parisienne lors de la semaine du 22 juin, sommet de la canicule exceptionnelle ayant frappé le pays, a annoncé ce vendredi Santé publique France.
Lire plus (453 mots)

L’agence de santé publique a rapporté, dans un nouveau bilan, « une hausse de plus de 29,1 %, correspondant à 2025 décès supplémentaires par rapport à la semaine précédente », rappelant que ce dernier chiffre était certainement « sous-estimé ».

L’estimation du nombre de décès ne se base, en effet, que sur les seuls certificats électroniques de décès qui ne représentent qu’un peu plus de la moitié des morts dans le pays.

La variation de 30 %, en revanche, est plus représentative de l’ampleur des conséquences sanitaires de cette canicule qui a frappé la France pendant une dizaine de jours et s’est révélée exceptionnelle avec trois des journées les plus chaudes jamais enregistrées dans le pays.

La tendance est particulièrement frappante en Île-de-France, avec une hausse de plus de 62 % des décès sur la semaine dernière. Une progression semblable a été signalée dans les Pays de la Loire.

Santé publique France avait déjà donné un chiffre de 1 000 décès de plus que la normale mais celui-ci ne concernait que la fin de la semaine. Le nouveau bilan concerne l’ensemble de la semaine, même si les fortes chaleurs avaient commencé quelques jours plus tôt.

« Ce qui est très important, c’est que dans ces 2 025 décès, […] on trouve une augmentation de 91 % de décès à domicile par rapport à la semaine précédente », a précisé sur TF1 la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.

Les autorités sanitaires et le gouvernement mettent depuis plusieurs jours l’accent sur la problématique des décès à domicile pendant la canicule. Jeudi, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, y avait vu « la grande différence avec 2 003 », disant travailler à « un réseau de centres de mise en protection des personnes fragiles ».

La canicule de 2003 avait tué 15 000 personnes, essentiellement âgées, en France, dont un grand nombre dans les Ehpad mais aussi, déjà, chez elles. L’épisode de juin est considéré comme plus intense mais ses conséquences sanitaires sont, selon les autorités, moindres.

Ce ne sera probablement « pas comparable », a redit Stéphanie Rist vendredi, affirmant qu’elle ne « croi (t) pas » au chiffre de 10.000 décès avancé cette semaine par les Ecologistes, qui accusent le gouvernement d’inaction et le menacent d’une motion de censure.

 

(Avec AFP)

03.07.2026 à 10:34

Public Sénat
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Voté par le Sénat dans la nuit de jeudi à vendredi, le projet de loi d’urgence agricole réintroduit le recours à certains pesticides et assouplit les conditions de stockage de l'eau à usage agricole. Autant de modifications qui ont crispé la gauche et menacent désormais l'adoption définitive du texte.
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Un mois tout pile après l’Assemblée nationale, le Sénat a adopté en première lecture, dans la nuit de jeudi à vendredi, le projet de loi d’urgence agricole. Approuvé par 219 voix contre 111, ce texte a été présenté comme une réponse à la grogne des agriculteurs cet hiver. Il a toutefois été largement remanié sous l’impulsion de la droite et des centristes, largement majoritaires au Séant, parfois contre l’avis du gouvernement et au grand dam de la gauche.

« Le Sénat a adopté plus de 220 amendements pour revenir et enrichir les ambitions initiales du texte et apporter des solutions concrètes aux agriculteurs », s’est félicité la chambre haute dans un communiqué

Le projet de loi, qui doit désormais faire l’objet d’une commission mixte paritaire entre les députés et sénateurs le 16 juillet, en vue d’une adoption définitive avant la fin du mois, recoupe des sujets aussi large que la souveraineté alimentaire, la concurrence déloyale, la préservation du foncier agricole ou encore la restauration collective.

Mais certains volets, concernant notamment la réintégration de deux pesticides interdits, le renforcement des capacités de stockage en eau à des fins agricoles ou le durcissement de la lutte contre la prédation du loup, ont provoqué l’ire des écologistes et des associations environnementales. D’aucuns craignent à présent que ces mesures n’hypothèquent l’avenir du texte.

Concernant les dérogations sur certains produits phytosanitaires, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard avait averti en séance : « Cette question est tellement virulente qu’elle pourrait emporter le texte tout entier. »

(Avec AFP)

02.07.2026 à 20:54

Romain David
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À la suite du déclassement du loup au niveau européen, les sénateurs ont voté ce jeudi 2 juillet un assouplissement des règles de régulation du canidé, notamment en facilitant les tirs de défense. Intégré au projet de loi d'urgence agricole, ce volet très critiqué par la gauche et les écologistes entend répondre à la détresse des éleveurs face à la forte hausse des attaques de troupeaux.
Texte intégral (1446 mots)

Assurément, si la population de loups progresse en France, ils ne sont pas près de montrer le bout de leur queue au Palais du Luxembourg. Les sénateurs ont adopté, ce jeudi 2 juillet, en fin d’après-midi et après de vifs débats, l’article 14 du projet de loi d’urgence agricole sur les moyens de lutte contre la prédation du loup. Il s’agit de l’un des volets les plus controversés de ce texte fleuve, épinglé par les défenseurs de l’environnement, mais présenté comme une réponse au désarroi des éleveurs, victimes ces dernières années d’un nombre grandissant d’attaques sur leurs troupeaux.

Avec cet article 14, le gouvernement a voulu profiter du récent changement de statut juridique du loup au niveau européen. En mars 2025, le degré de protection du canidé est ainsi passé « d’espèce strictement protégée » à « espèce protégée », du fait de l’amélioration de son état de conservation. En conséquence, le texte assouplit les mécanismes de régulation des populations. Surtout, il inscrit les mesures de lutte contre la prédation, jusque-là définies par arrêté ministériel, dans la loi.

« La prédation a considérablement évolué sur le territoire national : 4 440 attaques en 2025, près de 13 000 victimes, des chiffres qui sont en augmentation de 15 %. Il était indispensable de tirer, au niveau national, les conséquences du déclassement au niveau européen du loup », a expliqué Mathieu Lefèvre, le ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique.

Au fil des débats, l’ensemble des élus s’est accordé sur la nécessité d’un meilleur encadrement de l’espèce, en revanche la méthode pour y parvenir a profondément fracturé l’hémicycle. La gauche, et notamment les écologistes, a reproché à la majorité sénatoriale de droite et du centre de mettre sur la table des moyens démesurés, au risque d’éradiquer le prédateur, ce dont se sont défendus les LR. « Vous n’apportez aucune solution à la détresse des éleveurs à part leur mettre des fusils entre les mains et faire croire qu’en réduisant le nombre de loups on va régler le problème », a épinglé Guillaume Gontard, le président du groupe écologiste.

Tirs dérogatoires et lunettes de détection thermique

En commission, la majorité sénatoriale avait déjà renforcé une partie des dispositions votées à l’Assemblée nationale début juin, notamment en allégeant le régime des tirs dérogatoires et en permettant aux éleveurs d’avoir recours à des lunettes de détection thermique. Le texte élargit également les critères sur lesquels se fonde le calcul du plafond de destruction du loup, tenant compte désormais du niveau de prédation. En revanche, le principe de « présomption de légitimité du tir de défense » proposé par les députés a été laissé de côté, car jugé trop fragile juridiquement.

Ces différentes modifications ont été confirmées en séance, et même musclées par l’adoption de plusieurs amendements. Ainsi, celui du sénateur Les Indépendants Daniel Chasseing qui autorise pour certains élevages les tirs de prélèvement à titre préventif, sur autorisation du préfet, et sans condition d’attaque préalable. Ou encore un amendement du LR Cédric Vial, qui permet de reporter sur l’année suivante les quotas annuels de prélèvement si ceux-ci n’ont pas été atteints.

« Il n’est pas question d’éradication mais d’une maîtrise de la population lupine »

« Le conseil d’Etat a estimé que ces dispositions ne relevaient pas du niveau de la loi et n’étaient ni nécessaires ni opportunes, mais cela fait bien longtemps que le gouvernement et la majorité sénatoriale ont cessé de respecter la hiérarchie des normes et n’ont plus la moindre ambition d’écrire la loi correctement », a déploré Guillaume Gontard. « C’est une vision facile de penser qu’il suffit d’éradiquer le loup – c’est ce que certains veulent ici -, alors qu’il y a des solutions à construire », a étrillé le socialiste Michaël Weber.

À droite, les prises de parole se sont rapidement multipliées pour rejeter la caricature imposée, selon eux, par la gauche. « Il n’est pas question d’éradication mais d’une maîtrise de la population lupine, c’est de la régulation », a martelé le rapporteur LR Pierre Cuypers. « On n’a jamais souhaité l’éradication, les mesures d’accompagnement sont nécessaires mais celles de régulation aussi. Nous ne remontons pas au Moyen-Age, nous voulons accompagner un équilibre territorial au sein duquel les éleveurs ont aussi leur place », a défendu le LR Max Brisson.

« À mon sens, il n’y a pas de solution, il ne peut pas y avoir le loup et les brebis, la cohabitation est impossible, sauf que nous y sommes contraints », a fini par déplorer le socialiste Jean-Claude Tissot, éleveur de profession. « S’il n’est pas question d’éradiquer le loup, il va donc falloir accepter un certain nombre de dégâts », a abondé l’écologiste Daniel Salmon.

42,8 millions d’euros dépensés en 2025 pour la gestion du loup

Pendant plus de deux heures, les écologistes ont plaidé pour un renforcement des mesures d’accompagnement et de protection. En vain : « Il n’y a qu’une solution, c’est la régulation parce que c’est mathématique. Plus il y a de loups, plus il y a d’attaques, plus il y a de sangliers plus il y a de dégâts », leur a opposé le RDSE Henri Cabanel. « Dans certains territoires, pour certaines espèces, la protection ne marche pas, l’espèce bovine, par exemple, n’est pas protégeable », a relevé Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture.

La gauche s’est également vue opposer l’argument budgétaire. « Il y a un élément qui n’a pas été évoqué, c’est ce que représente la gestion du loup pour les finances publiques : aujourd’hui, c’est 42,8 millions d’euros de dépenses investies dans des mesures d’accompagnement des éleveurs en 2025. Ce chiffre a été multiplié par deux par rapport à 2016 », a tenu à souligner Dominique Estrosi Sassone, la présidente LR de la commission des affaires économiques.

« On parle d’armes de catégorie 4 ou 5 »

Un point a notamment cristallisé une partie de la discussion : le recours à des lunettes thermiques par les éleveurs. Il s’agit d’un ajout de la commission, contre l’avis du gouvernement, qui soulève de vives inquiétudes dans les rangs de la gauche. « Une lunette thermique n’est pas une simple paire de jumelles ou un appareil d’observation neutre. Ce dispositif est directement intégré à l’acte de tir et son utilisation a pu causer des accidents. En dehors des agents de l’OFB et des louvetiers, seuls les militaires sont autorisés à en disposer. Quand une végétation très dense, un mur végétal, fait écran, seule une excellente formation permet de savoir si on vise un loup ou un humain », a alerté Guillaume Gontard. « On ouvre quelque chose qui n’est pas acceptable. C’est quoi la suite ? Autoriser les grenades ? », a-t-il tancé. « On parle d’armes de catégorie 4 ou 5, qui sont destinées aujourd’hui à des personnels formés pour des usages militaires », a également notifié le ministre Mathieu Lefèvre.

« Une lunette rend les choses beaucoup plus précises », a voulu rassurer le LR Pierre Cuypers. « C’est un avantage considérable, je ne vois pas ce que vous pourrez trouver comme sécurité supplémentaire ! »

02.07.2026 à 18:35

Christian Mouly
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La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.
Texte intégral (1622 mots)

« Systémique ». Le mot n’est pas le fruit du hasard. Il a été soigneusement choisi pour qualifier les inégalités frappant les outre-mer et figurer comme intitulé de la commission d’enquête lancée en début d’année par les sénateurs communistes. Le terme a d’emblée heurté certains élus, mais s’est finalement imposé, jusqu’à être repris par la ministre aux outre-mer Naïma Moutchou en conclusion des auditions, le 10 juin. Une « avancée essentielle » dont la rapporteure communiste Évelyne Corbière Naminzo tire le fil dans un long rapport remis ce jeudi 2 juillet à l’issue de ces travaux.

Au menu : 63 recommandations pour répondre à ces disparités massives entre l’hexagone et les outre-mer, « héritées de l’histoire coloniale ». « Le rythme du rattrapage est lent et il tend même à ralentir encore davantage depuis 15 ans, après une période plus dynamique des années 1980 au début des années 2000 », expose Évelyne Corbière Naminzo, sénatrice de La Réunion. Un sérieux « goût d’inachevé », 80 ans après la départementalisation de certaines des colonies d’alors (Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Guyane) et 25 ans après la loi Taubira sur la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité. Cette situation ne porte rien de moins qu’un risque de « rupture de confiance avec la République et la France », alerte le rapport.

Taux de pauvreté deux à cinq fois plus élevé

Car le PIB par habitant dans les territoires ultramarins n’atteint toujours pas 70 % de la moyenne nationale, sauf à Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon. Le taux de pauvreté, à 14 % en moyenne nationale, y est deux fois plus élevé en Martinique (27 %), près de quatre fois en Guyane (53 %) et cinq fois à Mayotte (77 %). Sans compter le niveau d’inégalité à l’intérieur même des outre-mer, situé dans les mêmes eaux que la République démocratique du Congo ou le Brésil. Le passage du cyclone Chido à Mayotte et les émeutes en Nouvelle-Calédonie ont aussi profondément affaibli ces territoires, toujours en reconstruction.

Pour échapper au « cercle vicieux » des inégalités, le rapport appelle l’État à agir sur la durée et non plus dans l’urgence de la résolution des crises successives. La soixantaine de propositions pourrait ainsi s’intégrer dans une grande loi d’orientation et de programmation, près de dix ans après la dernière. « Cette loi serait adoptée fin 2027 pour une entrée en vigueur dès 2028, et pourrait couvrir la période allant de 2028 à 2041 », enjoint Évelyne Corbière Naminzo. Un clin d’œil appuyé et assumé aux candidats à la présidentielle, peu loquaces sur les enjeux ultramarins.

Grand plan pour la jeunesse ultramarine

Le rapport met l’accent sur la situation des jeunes, « priorité absolue pour lutter contre l’insupportable déterminisme social ». Leur réussite scolaire est bien moindre que dans l’hexagone. L’illettrisme concerne 13 % des jeunes martiniquais de 16 à 18 ans, et grimpe à 14 % à La Réunion et 28 % en Guyane, contre 6 % des adolescents dans l’hexagone. La part des jeunes sans formation ni emploi dépasse, parfois allègrement, les 20 %. Pour cause : bien souvent, le Français n’est pas leur langue maternelle. La sénatrice veut donc étendre l’enseignement bilingue en langues régionales, à commencer par le Créole, avec l’objectif de couvrir 30 % des élèves d’ici 2035.

L’école dit aussi pouvoir mieux contrebalancer la pauvreté. Le rapport presse l’État d’augmenter la prise en charge de la prestation d’aide à la restauration scolaire et d’accompagner les collectivités pour généraliser le tarif social des cantines à moins de 1 euro. Beaucoup d’établissements ne comptent même pas de cantines, note la rapporteure, qui requiert un plan de construction en la matière.

Autre enjeu décisif : l’exode des talents, alors que 45 % des étudiants ultramarins vont en métropole. La réponse pourrait se trouver dans la création de campus outre-mer des grandes écoles. Une mission d’accompagnement de ces étudiants est également proposée, tout comme la gratuité des vœux sur Parcoursup. Par ailleurs, comme les structures de santé, « les établissements d’enseignement supérieur considèrent que les coefficients [sur lesquels se fondent les dotations de l’État] ne sont pas à la hauteur de la situation outre-mer », indique Évelyne Corbière Naminzo. Les politiques d’emploi devront aussi monter en charge pour accompagner la transition vers l’emploi à l’issue des études.

Tourner la page des scandales sanitaires

Concernant la santé, « nous devons défendre une obligation de résultats », martèle la sénatrice, alors que tous les indicateurs attestent d’une situation sanitaire dégradée par rapport au reste de la France. Et ce, dans des territoires marqués par des décennies de scandales sanitaires. « Le chlordécone, les sargasses, les épidémies, les conséquences des essais nucléaires, le mercure de l’orpaillage, tous ces scandales ruinent la confiance des citoyens à la République », regrette-t-elle.

La commission d’enquête souhaite donc la présentation « rapide » d’une stratégie nationale de santé dédiée aux outre-mer par le gouvernement. L’accent devra être mis sur la lutte contre le diabète, véritable fléau ultramarin, et la nécessité d’assurer la présence de toutes les spécialités médicales. La commission veut l’accompagner d’un ensemble de mesures environnementales, de la démoustication au traitement des déchets.

Pouvoir d’achat

Les outre-mer revendiquent aussi des mesures en faveur du pouvoir d’achat, au moment où la charte sociale européenne s’étend aux outre-mer. « Il faut impérativement mieux rémunérer les travailleurs pauvres et en particulier les familles monoparentales, plus nombreux dans nos territoires », soutient la rapporteure. La priorité établie par le rapport va à la revalorisation de la prime d’activité pour tenir compte du niveau plus élevé des prix. D’autant que l’écart de prix s’est encore accentué avec l’hexagone, passant par exemple de 8 % à 15 % en Guadeloupe et 9 % à 13 % en Martinique sur la période 2010-2022. Une extension des APL à ces territoires est aussi proposée.

De ce point de vue, la commission d’enquête sénatoriale sur les marges de la grande distribution, qui étrille les pratiques du secteur, n’est pas passée inaperçue. La grande distribution est régulièrement accusée de gonfler ses marges et d’imposer ses monopoles dans les territoires d’outre-mer. Évelyne Corbière Naminzo propose de « s’appuyer sur les préconisations avancées » d’Antoinette Guhl, la rapporteure écologiste de cette commission. Elle souhaite un suivi plus poussé des prix et des marges par les services de la DGCCRF, la direction des fraudes.

Une batterie de mesures vise également à renforcer la souveraineté économique des outre-mer. « Trois objectifs sont à mener de front : production locale, création d’emplois et intégration régionale », clame le rapport. Dans cette optique, la commission d’enquête pousse pour le développement de l’économie sociale et solidaire, « levier négligé » pour répondre à ces objectifs. Elle recommande une refonte des critères d’utilité sociale permettant de disposer d’aides publiques.

Enfin, il est proposé de renforcer la place des outre-mer au sein du gouvernement, en plaçant le ministre chargé des outre-mer auprès du Premier ministre. La direction générale des outre-mer (DGOM) serait transformée en secrétariat général aux outre-mer, là aussi sous l’autorité du Premier ministre.

02.07.2026 à 18:35

Alexandre Poussart
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Alors que de nombreux incendies frappent le sud de la France depuis hier, comme dans l’Aude, les Bouches-du-Rhône et les Pyrénées-Orientales, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que « 8700 hectares de forêts ont déjà brûlé » depuis le début de la saison estivale. Retour sur les moyens mis en place dans notre pays pour prévenir et lutter contre ces incendies.
Texte intégral (1399 mots)

La réalité du réchauffement climatique se fait ressentir avec une intensité extrême en ce début d’été en France. Après une vague de chaleur historique la semaine dernière, plusieurs incendies ravagent des massifs forestiers dans tout le pays et annoncent une saison estivale éprouvante en matière de lutte contre les feux. Le département de l’Aude est frappé par un feu de forêt déclaré hier après-midi à Pouzols-Minervois et qui a déjà parcouru 900 hectares, attisé par le vent. A une cinquantaine de kilomètres au nord de Marseille, deux incendies démarrés mercredi ont été fixés après « de longues heures de lutte », ont annoncé ce jeudi les pompiers des Bouches-du-Rhône. La situation est également critique près de Perpignan jeudi après-midi, entraînant l’évacuation de campings à Canet-en-Roussillon et Sainte-Marie-la-Mer et engageant plus de 200 pompiers.

Une urgence au programme du comité interministériel de crise sur la canicule, piloté par le Premier ministre Sébastien Lecornu, aujourd’hui à Marseille. Ces feux de forêts “arrivent deux à trois semaines en amont des périodes habituelles et ils vont nous donner du fil à retordre en matière d’endurance ». Il y a déjà eu « 8.700 hectares brûlés dont 1.200 hier », ajoute-t-il, précisant que « 2.000 sapeurs pompiers sont mobilisés hier et aujourd’hui ». Dans ce contexte, une question se pose : Notre pays dispose-t-il de moyens suffisants pour lutter contre ces incendies ?

Une meilleure prise en compte du risque incendie

En premier lieu, on peut dire que la cartographie du risque incendies s’est agrandie. Aujourd’hui 52 départements sont classés à risque, sous la surveillance de la Direction générale de la sécurité civile, de Météo France et de l’Office national des Forêts. Après les feux de forêts qui ont ravagé le sud-ouest à l’été 2022, et la loi de 2023 pour prévenir les incendies, “il y a eu une vraie prise de conscience sur tout le territoire et on a demandé aux préfets de caractériser les massifs forestiers à risque, en coopération avec les acteurs de terrain et les pompiers. On a pu trouver des massifs vulnérables aux incendies dans des régions qui ne le sont pas. Par exemple, ces derniers mois, le risque a été étendu en Essonne et en Seine-et-Marne à des massifs qu’on n’avait pas identifiés jusque-là”, explique Anne -Catherine Loisier, sénatrice centriste et auteure d’un rapport en 2022 sur la prévention des feux de forêts, interrogée le 16 juin dernier dans l’émission Sens Public sur Public Sénat.

Une détection précoce des départs de feux

La détection des départs de feux a également progressé via l’utilisation de drones et de caméras dotés d’intelligence artificielle. “Ces outils technologiques sont vraiment précieux pour nous”, explique le colonel Jérôme Boulanger, porte-parole de la Sécurité civile, interrogé également dans l’émission Sens Public. “Il fût un temps où il y avait des tours de guet dans les massifs forestiers. Mais l’œil mécanique est plus efficace que l’œil humain et permet de gagner du temps. Cela s’inscrit dans la doctrine française qui est basée sur la détection précoce et la lutte contre les feux de forêts naissants. C’est pourquoi 90% des feux de forêts ne dépassent pas 1 hectare en surface brûlée. Dès qu’il y a un départ de feu, on envoie un maximum d’avions bombardiers et de moyens terrestres.”

12 Canadairs et 8 Dash

Au niveau aérien, la sécurité civile s’appuie sur une quarantaine d’aéronefs. “La flotte aérienne française est composée de 12 Canadairs, mais aussi de 8 Dash qui sont capables de larguer 10 tonnes d’eau d’un coup. Nous louons 10 hélicoptères qui permettent d’opérer des frappes plus ciblées dont 6 bombardiers d’eau et 4 plus légers, sans oublier des petits avions bombardiers d’eau, les Air Tractors”, précise le colonel Jérôme Boulanger.

Des moyens aériens qui sont insuffisants selon le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi, “au regard du nombre de départements à risque qui ne cesse de grandir. Nous devons avoir une réflexion de souveraineté industrielle sur la production de ces avions (les Canadair sont produits aujourd’hui par l’entreprise canadienne De Havilland après dix ans d’arrêt de la production). Nous avons par exemple à Istres, dans mon département, une entreprise qui produit de nouveaux modèles de bombardiers d’eau.” 4 Canadairs ont été commandés par la France et sont attendus dans les prochaines années.

Pour la sénatrice écologiste de Gironde, Monique de Marco, ces moyens aériens basés à Nîmes sont trop concentrés sur le sud-est de la France. “C’est un système centralisé qui retarde les interventions dans le sud-ouest. Après les incendies terribles de 2022, Gérald Darmanin, à l’époque ministre de l’Intérieur, avait pris l’engagement d’étudier la création d’une base de Canadairs dans le sud-ouest. Mais cette promesse n’a pas été tenue. A la place, nous avons obtenu un avion Dash mais ce n’est pas suffisant surtout en cas d’incendies multiples. En 2022, le feu touchait deux lieux différents, La Teste de Buch dans le Bassin d’Arcachon, et Landiras dans les Landes. Dans cette configuration, nos moyens sont insuffisants.”

3500 hommes et 700 engins spécialisés

Au niveau terrestre, 51 colonnes de sapeurs-pompiers et sauveteurs sont mobilisables sur le territoire national, soit 3500 hommes, ainsi que 700 engins spécialisés. “Il faut saluer le travail de nos pompiers et leur accorder une reconnaissance supplémentaire de leur engagement au péril de leur vie, que ce soit au niveau salarial mais aussi pour leurs droits à la retraite”, estime Jérémy Bacchi.

Des renforts européens sont mobilisables en cas de grave crise

A ces moyens français, s’ajoute la solidarité des 26 autres Etats-membres de l’Union européenne. Si la France est dépassée par l’ampleur d’un incendie, elle peut demander des moyens supplémentaires de sécurité civile à d’autres Etats-membres, des renforts qui seront financés à hauteur de 75% par l’Union européenne, dans le cadre du mécanisme européen de protection civile. Si les moyens des pays européens sont saturés, l’Union européenne peut déclencher la réserve stratégique et financer à 100% l’achat de matériel supplémentaire pour lutter contre les incendies et notamment des avions bombardiers d’eau. Le système satellitaire européen Copernicus est également crucial pour cartographier les départs de feu 24h sur 24.

L’enjeu de la prévention : une responsabilité collective

Alors que 9 feux de forêts sur 10 sont d’origine humaine, et que 80% démarrent à 50 mètres d’une habitation, la responsabilité collective et citoyenne apparaît essentielle dans la prévention de ces incendies. “Il faut rappeler l’importance de débroussailler aux alentours de son habitation pour se protéger d’un feu venant de l’extérieur mais aussi pour limiter la propagation d’un feu dont on pourrait être soi-même la cause”, explique Anne-Catherine Loisier. La loi de 2023 renforce les obligations légales de débroussaillement de la part des propriétaires forestiers mais aussi de maisons individuelles avec jardins.

Le travail de pédagogie face à l’incivilité doit se poursuivre. “Je suis effaré de voir des touristes se promener dans des massifs forestiers qui sont fermés pour risque incendie, et je suis en colère quand je vois des mégots de cigarettes jetés au bord des routes”, confie le sénateur des Bouches-du-Rhône.

“Les feux que nous préférons sont ceux qui ne démarrent pas”, répètent souvent les sapeurs-pompiers.

02.07.2026 à 18:10

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Le 23 octobre, le Sénat auditionne la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, à propos du budget de la Sécurité sociale. Alors que la lettre rectificative actant le décalage d’application de la réforme des retraites est examinée en Conseil des ministres ce jeudi, la ministre devra répondre aux questions de la majorité sénatoriale sur les futurs débats budgétaires, qui s’annoncent difficiles.
Lire plus (85 mots)
Le 23 octobre, le Sénat auditionne la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, à propos du budget de la Sécurité sociale. Alors que la lettre rectificative actant le décalage d’application de la réforme des retraites est examinée en Conseil des ministres ce jeudi, la ministre devra répondre aux questions de la majorité sénatoriale sur les futurs débats budgétaires, qui s’annoncent difficiles.

02.07.2026 à 18:02

Emma Bador-Fritche
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En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.
Texte intégral (1436 mots)

Une conférence de presse aux allures de leçon de géographie. Depuis son quartier général de campagne, dans le Xe arrondissement de Paris, Jean-Luc Mélenchon a convié la presse pour la première fois depuis l’annonce de sa candidature à l’élection suprême, pour présenter l’une des propositions les plus structurantes de son projet présidentiel. Entouré du coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, le candidat a consacré près de trois quarts d’heure à détailler son projet d’écorégions, carte de France à l’appui. Derrière son pupitre, le tribun insoumis s’est mué en professeur de géographie, commentant reliefs, fleuves et bassins versants afin de défendre un redécoupage inédit du territoire.

Après la canicule, l’eau au cœur du projet politique

Le calendrier n’a rien d’anodin. La France sort à peine d’un épisode de canicule historique, marqué par des températures records, des incendies précoces, des écoles inadaptées, des hôpitaux sous tension et une mortalité en hausse. Les prévisions annoncent déjà de nouveaux épisodes de chaleur dans les prochaines semaines.

Pour Jean-Luc Mélenchon, cette succession d’événements confirme que le changement climatique n’est plus une menace abstraite mais une réalité durable : « Nous sortons d’une canicule et on nous dit qu’il y en aura peut-être une la semaine prochaine, puis une autre au milieu du mois de juillet. Les gens comprennent désormais que cela ne s’arrêtera pas », affirme-t-il. Le leader insoumis estime que la crise climatique oblige désormais à repenser l’organisation même de l’État. Selon lui, les institutions françaises restent conçues pour « l’ancien monde » alors que les défis écologiques exigent une nouvelle architecture territoriale. « À la fin, tout revient à l’eau », résume-t-il.

Les « écorégions », pierre angulaire de la planification écologique

L’idée n’est pas totalement nouvelle. Déjà en 2022, dans son programme présidentiel, Jean-Luc Mélenchon proposait de réorganiser les régions autour des bassins versants. Cette fois, le projet gagne en précision. La France insoumise souhaite supprimer les treize grandes régions issues de la réforme territoriale de 2015 menée sous François Hollande pour les remplacer par treize « écorégions » structurées selon les grands bassins hydrographiques. L’objectif est de confier à ces nouvelles collectivités la gestion du cycle de l’eau mais aussi des politiques liées : à la qualité de l’eau ; à la protection des sols ; à la biodiversité ; aux forêts ; à la qualité de l’air ; aux mobilités ; à la prévention des risques climatiques. « Les bassins versants fournissent un modèle de base pour cette organisation », explique le candidat.

Pour lui, les régions actuelles sont devenues « dépassées », car elles ont été conçues avant tout pour répondre à une logique de compétitivité économique et non aux impératifs de la transition écologique. « Cela doit changer. La bifurcation écologique ne peut pas simplement être le résultat de structures verticales et étatiques », estime-t-il.

Les écorégions présentées par Jean-Luc Mélenchon

« La cartographie administrative est toujours politique »

Au-delà de l’argument écologique, le projet constitue également une réforme profonde de l’organisation territoriale française. Comme lors du redécoupage régional de 2015 sous François Hollande, le découpage administratif devient un objet politique.

Jean-Luc Mélenchon assume pleinement cette dimension. « La cartographie administrative est toujours politique », rappelle-t-il, évoquant même les choix opérés pendant la Révolution française lorsque les départements furent dessinés afin de rompre avec les anciennes divisions religieuses. Pour le leader insoumis, les futures écorégions devront devenir « la première ligne d’alerte, de propositions et de mise en œuvre de la planification écologique ». Il ne s’agit donc pas simplement d’un nouveau tracé sur une carte mais d’une nouvelle répartition du pouvoir territorial.

Une réforme conditionnée à une victoire présidentielle

Cette réforme s’inscrit également dans une critique plus large de l’action menée par le gouvernement. Jean-Luc Mélenchon reproche à Emmanuel Macron d’avoir constamment relégué au second plan les enjeux liés à l’eau et à l’adaptation au changement climatique. Il rappelle que, dès la campagne présidentielle de 2022, La France insoumise avait tenté de faire de la question de l’eau un thème central du débat public, sans parvenir à l’imposer. « Cette fois-ci, nos efforts ne connaîtront pas le mauvais sort qu’a connu notre plaidoyer sur l’eau en 2022. Si nous remportons la prochaine élection présidentielle, les écorégions figureront parmi les premières mesures destinées à transformer la Constitution de la Ve République », affirme le leader insoumis. En d’autres termes, la mise en œuvre de cette réforme demeure conditionnée à une victoire de La France insoumise lors de la prochaine élection présidentielle.

Au-delà de cette proposition institutionnelle, Jean-Luc Mélenchon estime que la multiplication des épisodes de canicule révèle les insuffisances d’une politique centrée sur la gestion des crises plutôt que sur leur anticipation. Il dénonce un État qu’il juge incapable de préparer le pays aux conséquences du réchauffement climatique et plaide en faveur d’une « planification écologique », conçue comme un cadre d’action permettant de coordonner durablement les politiques publiques afin de répondre aux défis environnementaux.

Une main tendue aux écologistes ?

La présentation de ce projet intervient alors que le camp écologiste traverse une période de fortes tensions. Sous l’impulsion de la présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, Cyrielle Chatelain, treize parlementaires écologistes ont récemment appelé à ouvrir des discussions avec La France insoumise en vue de l’élection présidentielle, fragilisant la stratégie d’une candidature autonome portée par Marine Tondelier. Jean-Luc Mélenchon ne cache pas son intention de faire de l’écologie un terrain de rassemblement. « Nous aurions besoin de l’appui des écologistes », assume-t-il.

Le chef de file insoumis va même plus loin en affirmant que « l’impératif écologique n’est plus la propriété du parti écologiste » et appelle l’ensemble des formations politiques à s’approprier l’idée des écorégions. Une manière de tendre la main aux militants écologistes tout en cherchant à occuper un espace politique historiquement revendiqué par les Verts.

Une proposition qui divise

Le projet suscite déjà des critiques. Sur le réseau social X, l’ancien député LR Julien Aubert s’interroge sur la pertinence du dispositif : « En quoi le niveau régional serait-il plus apte à protéger l’eau, l’air, la qualité de la Terre, la biodiversité ? La police de l’eau est déjà exercée en partie au niveau départemental. On parle donc d’une recentralisation… mais pas au profit de l’État », écrit-il.

Des interrogations qui devraient alimenter le débat sur une réforme institutionnelle particulièrement ambitieuse. Car derrière les cartes des bassins versants se dessine un choix politique majeur : adapter l’organisation de la République aux contraintes du changement climatique ou conserver les équilibres territoriaux hérités des réformes précédentes. Pour Jean-Luc Mélenchon, cette transformation constituerait l’un des premiers actes d’une éventuelle Sixième République. Son ambition est affichée, faire de la France « la première République écologique du monde ».

02.07.2026 à 17:46

Simon Barbarit
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Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.
Texte intégral (1673 mots)

« Plus Laurent Wauquiez pourra m’embêter, m’enquiquiner, plus il le fera. Peu importe, les chiens aboient et la caravane passe ». Cette constatation formulée par Bruno Retailleau en direct sur Public Sénat en avril dernier ne semble pas avoir pris une ride. Jeudi, dans les colonnes du Figaro, Laurent Wauquiez a, encore une fois, pris le contrepied du président de son mouvement, en lançant un appel à l’union des trois candidats de la droite et du centre : Édouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau, après avoir fait le constat que « LR ne gagnera pas seul ».

Le patron des députés LR a marqué sa préférence pour que l’union se fasse autour du candidat d’Horizons. « Par son histoire, par les responsabilités qui ont été les siennes, je crois qu’Édouard Philippe peut incarner l’ordre et le sérieux permettant de redresser la France », a-t-il déclaré à quelques jours du meeting du maire du Havre à l’Adidas Arena dans le dix-huitième arrondissement de Paris. Le candidat Renaissance n’est pas non plus oublié. « Gabriel, je l’aime beaucoup », confie Laurent Wauquiez, même si son projet n’est pas, pour l’instant, de « porter le rassemblement de la droite et du centre ». Et sur Bruno Retailleau, dont la campagne a commencé depuis des semaines ? Rien. Si ce n’est un constat sévère : « La réalité, c’est que le candidat LR est en dessous de 10 % (…) si tout le monde maintient sa candidature, notre seule contribution aura été d’éliminer un candidat de droite et d’avoir permis la qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour », analyse-t-il avant d’émettre un conseil visant directement Bruno Retailleau : « Il faut, le plus tôt possible, savoir se retirer si c’est nécessaire ».

« Laurent Wauquiez ne soutiendra aucun candidat si ce n’est le seul et unique candidat qui représentera la droite et le centre »

« Ce n’est pas un soutien à Édouard Philippe. Laurent Wauquiez ne soutiendra aucun candidat si ce n’est le seul et unique candidat qui représentera la droite et le centre. Pour ce faire, la solution préférable serait d’organiser une primaire. Mais puisque les trois candidats ne le souhaitent pas à ce stade, le seul arbitrage possible, ce sont les sondages. Et sans vouloir être cruel avec Bruno Retailleau, sa campagne a démarré depuis trois mois et il n’y a pas de dynamique et on ne voit pas comment il pourrait y en avoir une à l’automne », note l’entourage de Laurent Wauquiez.

Les déclarations de Laurent Wauquiez ont, malgré tout, été perçues dans le camp de Bruno Retailleau comme un soutien en bonne et due forme à Édouard Philippe. Certains, comme Pierre-Henri Dumont, secrétaire général adjoint des Républicains, se sont d’ailleurs empressés de poster sur les réseaux sociaux des déclarations récentes et peu amènes de Laurent Wauquiez à l’égard de l’ancien Premier ministre, dont il présentait le projet « comme du macronisme sans Macron ». « Oui, mais depuis, Laurent Wauquiez a constaté qu’Édouard Philippe a fait un certain nombre de clarifications et se présente comme un candidat de droite », défend l’entourage du député.

Il est, toutefois, difficile de ne pas relever cette propension de Laurent Wauquiez à aller systématiquement dans le sens contraire de celui de Bruno Retailleau. Lors de la campagne pour la présidence de LR, Laurent Wauquiez reprochait à Bruno Retailleau de faire partie du gouvernement, estimant qu’il prenait le risque « de diluer la droite dans le macronisme ». Quelques mois plus tard, lorsque Bruno Retailleau quitta le gouvernement avec perte et fracas, Laurent Wauquiez se rapprocha de Sébastien Lecornu. D’ailleurs, dans le Figaro, Laurent Wauquiez adresse un satisfecit appuyé au bilan du Premier ministre. « Honnêtement, si on avait fait ça pendant dix ans, le pays irait peut-être mieux », déclare-t-il.

« Le rassemblement du syndicat des sortants pour faire de l’eau la plus tiède »

« Et en 2022, Laurent Wauquiez soutenait Éric Ciotti à la présidence du parti parce qu’il pensait que Bruno Retailleau allait être tenté par le macronisme », se souvient le sénateur LR Max Brisson, pour qui « ces alliances d’appareils font ancien monde ». « Personne dans notre camp n’a envie d’un second tour opposant le candidat RN à Jean-Luc Mélenchon. Mais le rassemblement du syndicat des sortants pour faire de l’eau la plus tiède et surtout, pour se maintenir au pouvoir, les Français détestent ça. Le rassemblement doit se faire sur des dynamiques et non sur des replis. Je vais me battre pour que cette dynamique bénéficie à Bruno Retailleau. Que chaque candidat développe sa dynamique, et on verra bien ce qu’il se passe au début de l’année 2027. Bruno Retailleau veut d’abord convaincre les Français sur le fond. On ne va pas faire des alliances d’appareil comme pour une élection législative à la proportionnelle au plus fort reste ».

Ian Boucard, député LR et vice-président du groupe à l’Assemblée, estime, au contraire, qu’il est urgent de ne pas attendre pour s’unir. « On ne peut pas attendre le mois de mars. Les candidats auront déjà engagé des dépenses de campagne qui rendront le rassemblement impossible. Aux dernières municipales, à Besançon ou à Clermont-Ferrand, la droite a ravi ces villes à la gauche car l’union avec le centre s’est faite très en amont. Il est logique que Bruno Retailleau défende ses valeurs, mais le rassemblement devra se faire à l’automne si l’on veut éviter un second tour mortifère pour la France ».

Même si des personnalités éminentes à droite comme Gérard Larcher ou Michel Barnier ont, eux aussi, déjà appelé à un rassemblement du centre et de la droite républicaine derrière un candidat unique, la sortie de Laurent Wauquiez passe, elle, pour une trahison chez les retaillistes.

« À l’heure où la droite est en train de rassembler les Français autour d’un projet d’alternance crédible, certains préfèrent alimenter un anti-Retailleau primaire qui ne sert qu’une seule cause : celle de nos adversaires (…) La droite n’a pas besoin de destructeurs de possible dans son propre camp », a dénoncé, dans un communiqué, le sénateur de l’Oise, Olivier Paccaud.

« Il n’est plus animé du bon sens »

La sénatrice du Lot-et-Garonne, Christine Bonfanti-Dossat, qui avait soutenu Laurent Wauquiez lors de la campagne pour la présidence de LR, regrette que certaines « valeurs se perdent » au sein de sa famille politique. « Du temps du RPR, nous avions un code d’honneur. On se mettait derrière le chef même si on ne l’avait pas soutenu. On était légitimiste. Je sais bien qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, mais chez Laurent Wauquiez, ça devient une maladie. Je pense qu’il n’est plus animé du bon sens. Il est en train de se vendre au plus offrant. Je l’ai soutenu à une époque car il avait été un bon président de LR. J’avais beaucoup d’estime pour le Laurent Wauquiez d’avant, l’actuel me laisse dubitative. On peut dire qu’on a la droite la plus bête du monde ».

Dans le camp d’Édouard Philippe, on apprécie avec un enthousiasme mesuré le mouvement de Laurent Wauquiez. « C’est un fait politique qui traduit ce que souhaite une bonne partie de l’électorat LR, c’est-à-dire rejoindre sans tarder Édouard Philippe car il incarne le rassemblement de tous les électeurs modérés de la droite et du centre, avec au revers de sa veste, la croix de Lorraine », veut croire le sénateur (Les Indépendants-République et Territoire) de l’Hérault, Jean-Pierre Grand.

« Nous ne forçons personne à trouver des qualités à Édouard Philippe. Je constate que Laurent Wauquiez accorde à Édouard Philippe des qualités de chef d’État et je ne peux être que d’accord avec lui. Il a réussi à créer une dynamique de rassemblement derrière sa personnalité et sa candidature », se félicite l’eurodéputée Horizons, Nathalie Loiseau, en référence aux récents soutiens des ministres Maud Brégeon et Mathieu Lefèvre. « Vous avez des partis politiques où on se demande qui sont les prochains qui vont partir. Nous, on se demande comment on va pousser les chaises pour faire de la place aux nouveaux soutiens pour le meeting de dimanche prochain ».

« Il ne peut en rester qu’un et tout le monde commence à se souvenir qu’on a été dans le même parti il n’y a pas si longtemps », renchérit le sénateur Horizons, Emmanuel Capus.

Enfin, l’hypothèse d’une exclusion de Laurent Wauquiez de LR ne semble pas d’actualité, car, comme l’a rappelé ce matin sur France Inter, Jean-François Copé, lui aussi en délicatesse avec Bruno Retailleau, un ancien président de LR « est membre de droit » du parti. « De toute façon, si on décidait d’exclure Laurent Wauquiez, il prendrait une posture de victime. Il a choisi la macronie, alors bonne route et on verra combien de légions il entraine avec lui », ironise Max Brisson. Reste que la division de LR est bien partie pour être un des thèmes de la campagne dès la rentrée.

 

02.07.2026 à 17:05

Rédaction Public Sénat
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L'Assurance maladie recommande d’interdire la vente de cigarettes aux personnes nées après 2009 et faire ainsi émerger une « génération sans tabac », indique-t-elle dans son rapport annuel « charges et produits » publié e jeudi, et destiné notamment à « éclairer les débats « budgétaires de l'automne.
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Le Royaume-Uni a récemment voté cette mesure, devenant « le deuxième pays du monde » à le faire, souligne l’Assurance maladie.

« Il n’y a pas de raison d’être plus bêtes » qu’eux, la France « est capable de faire ça » ; alors qu’aujourd’hui, « malgré tout ce qui a été fait (affichages sur les paquets, hausse des prix…) on reste mauvais par rapport à nos voisins », a dit lors d’une conférence de presse le directeur général de l’Assurance maladie, Thomas Fatôme.

L’Assurance maladie propose aussi de « rendre le Nutri-Score obligatoire sur les produits emballés et en parallèle, ajouter une information sur le caractère ultra transformé du produit ».

« Il est maintenant temps de concrétiser le virage préventif » des politiques de santé car la prévention est la « bataille de la décennie » et constitue « un bon investissement », a estimé Samira Lehaine, la présidente (CFDT) du conseil de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam).

Le déficit de l’Assurance maladie est prévu à 13,8 milliards d’euros en 2026, et amené selon les dernières prévisions à s’aggraver pour atteindre 15 milliards d’euros en 2027, et 17 milliards d’euros en 2029, a rappelé Thomas Fatôme.

Parmi les autres mesures préventives, l’Assurance maladie suggère de rendre obligatoire le casque à vélo et sur les « engins de déplacement personnel motorisés » pour les plus de 12 ans, en lien avec la hausse « des accidents de trajet »: ils ont augmenté de 7,6% en 2024 et doublé depuis 2017, écrit-elle.

Elle propose par ailleurs de « construire en deux ans, (…) une grande campagne de vaccination contre les pneumocoques » pour les plus de 65 ans avec « la même ambition » que celle contre la grippe.

Aujourd’hui seulement 18,7% des 65 ans et plus sont vaccinés, et le coût associé aux pneumonies et infections liées est estimé « entre 2,7 à 3,4 milliards » d’euros annuels.

Au chapitre des économies, l’Assurance maladie propose notamment des efforts de « désescalade thérapeutique » en oncologie, « sans perte de chance pour le patient ».

Elle voudrait « revoir le périmètre de prescription » du très coûteux Vyndaqel (amylose cardiaque), qui arrive en tête du classement des 20 médicaments les plus remboursés par l’Assurance maladie.

Globalement l’Assurance maladie estime que ses différentes propositions permettront d’atteindre l’objectif de 3,9 milliards d’économies par an, « nécessaire pour assurer la soutenabilité des dépenses » à l’horizon 2030.

 

(Avec AFP)

02.07.2026 à 16:39

Guillaume Jacquot
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Les sénateurs ont adopté l’article 11 du projet de loi d’urgence agricole. Il instaure la possibilité d’exiger une servitude d’utilité publique, sur les terrains contigus aux exploitations agricoles qui sont susceptibles de faire l'objet de traitements phytosanitaires. La ministre Annie Genevard soutient une mesure de « justice », les écologistes s’inquiètent d’un « renversement total ».
Texte intégral (654 mots)

La logique de la protection des riverains face aux épandages de produits phytosanitaires va-t-elle progressivement se renverser ? Actuellement, le régime repose sur les zones de non-traitement, des marges de sécurité qui neutralisent l’utilisation de ces produits sur une bande à proximité des habitations, par exemple. Le projet de loi d’urgence agricole, à l’article 11, inverse ce principe, en créant un dispositif de « servitude d’utilité publique de voisinage agricole » sur les terrains exposés, et non plus sur les agriculteurs.

L’article, déjà présent dans le texte initial, a été adopté au Sénat ce 2 juillet. Il dispose que les terrains non bâtis, « ayant vocation à accueillir des constructions, et riverains d’une parcelle agricole susceptible de faire l’objet d’une utilisation de produits phytopharmaceutiques », peuvent être grevés d’une servitude de 10 mètres de large maximum, à partir de la limite de la parcelle agricole.

« Un renversement total »

L’arrêté instituant une servitude sera pris par le préfet, après avis du conseil municipal, et consultation de la chambre d’agriculture départemental, et enquête publique.

À gauche, les groupes communistes et écologistes ont tenté d’obtenir, sans succès, la suppression de cet article. « Il conduit à faire peser les conséquences de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, non sur les activités à l’origine des risques, mais sur les tiers par des restrictions d’urbanisation, sans indemnisation des propriétaires concernés, c’est vraiment invraisemblable […] On est vraiment dans un renversement total », a critiqué le sénateur écologiste Daniel Salmon.

Un petit nombre de sénateurs issus de la majorité sénatoriale de droite et du centre a également demandé à retirer la disposition, sans avoir été suivis par leurs collègues. « Les communes rurales subissent déjà les contraintes du zéro artificialisation nette (ZAN). Ce dispositif réduirait encore leurs possibilités de développement définies dans leurs documents d’urbanisme, et pourtant, sans apporter d’outils réellement nouveaux », s’est également inquiété Guislain Cambier, sénateur (Union centriste).

À l’inverse, Anne-Sophie Romagny (Union centristes), soutenue par des collègues de son groupe, de LR ou du bloc présidentiel, proposait de rendre ce type de servitude obligatoire. « Je crains fort que cet article soit inopérant avec un caractère facultatif », a-t-elle argumenté. L’amendement n’a pas été adopté.

« Les néo-ruraux, ne connaissent pas l’agriculture, ne la supportent pas »

La servitude se caractérisera par des restrictions d’accès, des obligations de végétalisation comme des haies, et l’interdiction d’y construire quoi que ce soit, sauf installations de production d’électricité à partir d’énergie éolienne, solaire thermique ou photovoltaïque, ou des ouvrages nécessaires au transport ferroviaire. Ces deux exceptions ont été introduites en séance.

Pour le rapporteur Pierre Cuypers (LR), cette « servitude d’utilité publique de voisinage agricole » est un « dispositif bien équilibré ». « La servitude ne sera pas d’application automatique. Et le cas échéant, sa profondeur pourra être modulée par le préfet, en fonction des circonstances locales », a détaillé le sénateur de Seine-et-Marne.

De son côté, la ministre de l’Agriculture a elle aussi défendu une disposition de « justice ». « Son activité préexistait au projet d’aménagement, il n’a rien demandé l’agriculteur ! […] C’est une question de bon sens, une question d’équité. Il faut respecter les agriculteurs. Quand on vient s’installer dans un territoire agricole, il faut respecter ceux qui y ont toujours travaillé », a-t-elle martelé, après avoir ciblé les « néo-ruraux » qui ne « supportent pas » l’agriculture.

02.07.2026 à 14:24

Guillaume Jacquot
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Les sénateurs ont adopté l’article 10 du projet de loi d’urgence agricole, conçu dans une logique de protection du foncier agricole. Il assouplit la compensation des atteintes à la biodiversité, lorsque celle-ci s’applique sur des terrains agricoles. Il permettra de les mettre en œuvre dans un périmètre bien plus large que dans le cadre actuel. La gauche, en particulier les écologistes, dénonce un « détricotage environnemental ».
Texte intégral (703 mots)

Débats animés au Sénat sur le foncier ce 2 juillet, au quatrième jour d’examen en séance du projet de loi d’urgence agricole au Sénat. Les sénateurs ont adopté dans la matinée l’article 10, qui doit permettre de mieux préserver la quantité de terres agricoles à l’avenir. Selon le gouvernement, la disposition vise à éviter la « double peine » qui affecte souvent les agriculteurs. Un projet d’aménagement qui affecte un milieu naturel doit faire l’objet de mesures d’évitement des dégâts. En cas d’impossibilité, une compensation écologique s’impose, en priorité sur le site endommagé ou à défaut à proximité. Ce rééquilibrage se fait souvent au détriment de terres agricoles, déjà réduites par le projet d’aménagement.

Le texte du gouvernement prévoit d’assouplir ces obligations, en indiquant que la compensation peut être mise en œuvre « dans un périmètre géographique plus large », à condition que le principe d’équivalence écologique soit respecté. Lorsque des terres agricoles sont concernées, le projet de loi précise que les mesures de compensation ciblent en priorité des « terrains incultes ou présentant un faible potentiel agronomique ». « C’est le bon sens même », a défendu la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.

Ronan Dantec dénonce une « une loi de détricotage environnemental »

Plusieurs amendements de la majorité sénatoriale prévoyaient de limiter la compensation aux seules zones incultes, excluant donc les zones à faible rendement. Refus net du gouvernement. « S’il y a un projet d’aménagement intéressant mais qu’il n’y a pas de quoi le compenser écologiquement, ça bloque le projet. Donc il faut se donner cette souplesse », s’est opposée Annie Genevard.

En commission, les rapporteurs ont retiré l’intervention des autorités compétentes en matière d’urbanisme, et surtout le principe de « continuité hydrologique et écologique » introduite par les députés, prévu pour les mesures de compensation écologique. La gauche a tenté, sans y parvenir, à supprimer l’article en intégralité. Les assouplissements supplémentaires, intégrés en commission, les ont braqués davantage. « Votre loi, ça n’est plus une loi d’urgence agricole, c’est une loi de détricotage environnemental. On a bien compris que c’était une offensive tous azimuts contre tout ce qui a été construit […] Ce que vous voulez c’est supprimer la compensation », s’est emporté le sénateur écologiste Ronan Dantec.

Éviter que les compensations entrent « en concurrence avec le maintien du potentiel du produit agricole », selon le rapporteur

Déjà passablement remontés par l’adoption des nouvelles définitions des zones humides intervenue au cours de la nuit, les socialistes ont déploré que de voir leurs amendements rejetés les uns après les autres. L’un de leurs amendements, sur cet article, visait par exemple à mettre en œuvre les mesures de compensation écologique au moins dans le cadre des schémas de cohérence territoriale compétents ou des bassins-versants. « Environ 140 de nos amendements ont été examinés. Combien ont été rejetés ? 137, ça veut dire 98 % de rejet. Il y a clairement une stratégie d’obstruction quant aux propositions que nous pouvons faire », s’est agacé le sénateur PS Simon Uzenat.

Le rapporteur LR, Pierre Cuypers, a fait valoir que l’article ne visait « pas du tout à remettre en cause la compensation environnementale qui poursuit un objectif écologique très légitime, mais à éviter qu’elle n’entre en concurrence avec le maintien du potentiel du produit agricole ».

Plus tôt, le Sénat a adopté un article, introduit en commission des affaires économiques, afin d’exclure les constructions et installations « nécessaires à l’activité agricole » du décompte des terres artificialisées. Cette disposition avait été adoptée à deux reprises, en 2023 et 2025.

02.07.2026 à 11:51

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Les 18 et 19 mai, le Sénat examinait le projet de loi “visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens”. Les sénateurs ont largement adopté les dispositions prévues dans le texte du Gouvernement. Ainsi, l’article 2 délictualise l’organisation et la participation à des rave-parties illégales. En séance, le Sénat a également créé un délit d’organisation d’une free-party puni de 2 ans de prison et de 30 000 euros d’amende. Concernant les rodéos urbains, traités à l’article 3, ces-derniers seront sanctionné d’une amende forfaitaire délictuelle de 800 euros. La confiscation des véhicules impliqués a été facilitée. Sur le sujet des violences et discriminations opérées dans les stades, l’article 4 renforce les interdictions administratives de stade. Enfin l’article 6 augmente le montant de l’amende forfaitaire délictuelle en cas de consommation de stupéfiants de 200 à 500 euros. Ces articles adoptés laissent entrevoir une large adoption du texte dans son ensemble. Revivez ces échanges.
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Les 18 et 19 mai, le Sénat examinait le projet de loi “visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens”. Les sénateurs ont largement adopté les dispositions prévues dans le texte du Gouvernement. Ainsi, l’article 2 délictualise l’organisation et la participation à des rave-parties illégales. En séance, le Sénat a également créé un délit d’organisation d’une free-party puni de 2 ans de prison et de 30 000 euros d’amende. Concernant les rodéos urbains, traités à l’article 3, ces-derniers seront sanctionné d’une amende forfaitaire délictuelle de 800 euros. La confiscation des véhicules impliqués a été facilitée. Sur le sujet des violences et discriminations opérées dans les stades, l’article 4 renforce les interdictions administratives de stade. Enfin l’article 6 augmente le montant de l’amende forfaitaire délictuelle en cas de consommation de stupéfiants de 200 à 500 euros. Ces articles adoptés laissent entrevoir une large adoption du texte dans son ensemble. Revivez ces échanges.

02.07.2026 à 10:52

Christian Mouly
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Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.
Texte intégral (583 mots)

Un avertissement adressé aux sénateurs. Engagée dans l’examen du projet de loi d’urgence agricole, la Chambre haute a décidé d’aller plus loin que les positions du gouvernement. À commencer par la réintroduction dérogatoire de deux pesticides, dont l’acétamipride, sous l’impulsion du sénateur Laurent Duplomb (LR) – déjà à l’origine de la fameuse « loi Duplomb » l’an passé. « Tout le monde est prévenu. Le Premier ministre a écrit un courrier pour dire qu’il n’était pas question pour le gouvernement de réintroduire ces produits, rappelle Marc Fesneau, président des députés MoDem, dans la matinale de Public Sénat ce jeudi. Le point d’équilibre n’est pas là, ce n’est pas l’objet du texte. »

Une ligne rouge plusieurs fois réaffirmée par la ministre de l’agriculture Annie Genevard, personnellement favorable à cette réautorisation, mais qui invoque l’impossibilité de faire voter une mesure aussi inflammable à l’Assemblée. « J’essaie de rappeler à nos amis sénateurs qu’à l’Assemblée nationale, il n’y a pas de majorité », reprend ce matin Marc Fesneau, lui-même ancien ministre de l’Agriculture d’Emmanuel Macron (2022-2024). Et d’engager le rapport de force avec la majorité sénatoriale : « Si le Sénat fait le choix de faire capoter le texte, il fera choix de faire capoter le texte. Mais ça sera sa responsabilité, tacle-t-il. Ce texte ne sera jamais voté avec ces dispositifs. »

« C’est une erreur de faire des textes contre la population »

Par ailleurs, « c’est une erreur […] de faire des textes contre la population. À la fin, ça se retourne contre les agriculteurs », poursuit le député. À l’été 2025, le vote de la loi Duplomb avait entraîné une levée de boucliers des associations écologistes qui avait débordé bien au-delà, jusqu’à une pétition signée par plus de deux millions de personnes sur le site de l’Assemblée nationale. Le Conseil constitutionnel avait finalement censuré la réintroduction de l’acétamipride, pesticide banni en France depuis 2020, comme tous les produits de cette famille, en raison de son impact délétère sur les insectes pollinisateurs. Pas de quoi décourager la droite sénatoriale, bien décidée à retenter le coup en sécurisant juridiquement la mesure.

Pour le reste, « on peut trouver des progrès avec le Sénat », exhorte Marc Fesneau, citant notamment la facilitation des tirs sur le loup et, surtout, l’assouplissement des contraintes pour construire des réservoirs d’eau à disposition des agriculteurs. Là encore, le Sénat a poussé le curseur plus loin. Sur ce point, les débats se poursuivent ce jeudi dans l’hémicycle.

« Il y a besoin d’assouplir, mais dans des limites qui soient des limites de durabilité », tempère le député. Car s’ « il y a besoin de plus de réserves », notamment sur le « modèle Saint-Soline », « arrêtons de faire croire qu’on va stocker et qu’on va irriguer 100 % du territoire français, ça n’est pas vrai », plaide-t-il, à distance de la position de certains sénateurs Les Républicains. « Parce que la sobriété s’appliquera aux agriculteurs, sinon on leur ment », insiste-t-il.

02.07.2026 à 10:51

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Le 9 juin, la commission des affaires économiques et la commission de l’aménagement du territoire du Sénat auditionnaient Annie Genevard, ministre de l’Agriculture. La ministre a présenté le projet de loi d’urgence sur la protection et la souveraineté agricoles qu’elle porte. Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale après deux semaines d’examen, le texte arrive au Sénat au mois de juin. Accusée par certains sénateurs de ne pas aller assez loin sur certaines dispositions du texte, la ministre a réaffirmé qu'il ne prétendait pas résoudre tous les maux du monde agricole, mais seulement apporter des réponses rapides à des problématiques concrètes pour les agriculteurs. Annie Genevard est ainsi revenue sur la protection du pastoralisme face aux loups. Interrogée sur la gestion de l’eau, la ministre a réaffirmé sa volonté de faciliter la mise en œuvre de projets de méga bassines. Enfin, elle a abordé le sujet des négociations commerciales et de leur régulation, deux semaines après la publication du rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur les marges de la grande distribution. Revivez ces échanges.
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Le 9 juin, la commission des affaires économiques et la commission de l’aménagement du territoire du Sénat auditionnaient Annie Genevard, ministre de l’Agriculture. La ministre a présenté le projet de loi d’urgence sur la protection et la souveraineté agricoles qu’elle porte. Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale après deux semaines d’examen, le texte arrive au Sénat au mois de juin. Accusée par certains sénateurs de ne pas aller assez loin sur certaines dispositions du texte, la ministre a réaffirmé qu'il ne prétendait pas résoudre tous les maux du monde agricole, mais seulement apporter des réponses rapides à des problématiques concrètes pour les agriculteurs. Annie Genevard est ainsi revenue sur la protection du pastoralisme face aux loups. Interrogée sur la gestion de l’eau, la ministre a réaffirmé sa volonté de faciliter la mise en œuvre de projets de méga bassines. Enfin, elle a abordé le sujet des négociations commerciales et de leur régulation, deux semaines après la publication du rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur les marges de la grande distribution. Revivez ces échanges.

02.07.2026 à 10:24

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Au programme de cette édition : Le Sénat a adopté hier le projet de loi permettant aux boulangers et aux fleuristes artisans de faire travailler leurs salariés le 1er Mai. Un texte de clarification pour le gouvernement, là où la gauche y voit une remise en cause d’une conquête sociale historique. On en parle avec la sénatrice centriste ¿Annick Billon, qui est à l’origine de ce texte. Au sommaire également : François Ruffin, candidat à la présidentielle, est notre invité. Va-t-il aller au bout de sa candidature, au risque de fragiliser la gauche ? Nous l'interrogeons sur son programme, mais aussi sur Donald Trump au G7, la guerre en Ukraine, ainsi que sur la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Emmanuel Macron achève cet après-midi son dernier G7, il prendra ensuite la direction du Château de Versailles pour un dîner en grandes pompes avec Donald Trump. Est-il encore notre allié ? Est-il en train de lâcher Vladimir Poutine, lui qui a promis hier de tout faire pour aider à mettre fin à la guerre en Ukraine ? Ce sont les thèmes de notre débat politique dans le Club.
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Au programme de cette édition : Le Sénat a adopté hier le projet de loi permettant aux boulangers et aux fleuristes artisans de faire travailler leurs salariés le 1er Mai. Un texte de clarification pour le gouvernement, là où la gauche y voit une remise en cause d’une conquête sociale historique. On en parle avec la sénatrice centriste ¿Annick Billon, qui est à l’origine de ce texte. Au sommaire également : François Ruffin, candidat à la présidentielle, est notre invité. Va-t-il aller au bout de sa candidature, au risque de fragiliser la gauche ? Nous l'interrogeons sur son programme, mais aussi sur Donald Trump au G7, la guerre en Ukraine, ainsi que sur la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Emmanuel Macron achève cet après-midi son dernier G7, il prendra ensuite la direction du Château de Versailles pour un dîner en grandes pompes avec Donald Trump. Est-il encore notre allié ? Est-il en train de lâcher Vladimir Poutine, lui qui a promis hier de tout faire pour aider à mettre fin à la guerre en Ukraine ? Ce sont les thèmes de notre débat politique dans le Club.

02.07.2026 à 10:24

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Au programme de cette édition : après plusieurs affaires ayant suscité une vive émotion dans l’opinion publique, le gouvernement réfléchit à de nouvelles mesures pour améliorer le traitement judiciaire des violences faites aux enfants et renforcer la protection des victimes. La réponse de l’État est-elle à la hauteur des attentes ? Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, répond à nos questions. Défaillances institutionnelles, responsabilité de l’État, moyens de la justice et des forces de l’ordre : plusieurs affaires récentes relancent le débat sur le fonctionnement de la chaîne judiciaire. Faut-il renforcer les contrôles, les sanctions ou les moyens alloués à la justice ? Débat avec nos invités. La France figure parmi les pays où le niveau des prélèvements obligatoires est le plus élevé. Quel impact sur la compétitivité des entreprises, le pouvoir d’achat des ménages et l’attractivité économique du pays ? Le sénateur Horizons de Maine-et-Loire Emmanuel Capus revient sur les travaux engagés au Sénat pour évaluer les marges de manœuvre possibles en matière de fiscalité et de finances publiques. En Indre-et-Loire, des initiatives locales accompagnent les porteurs de projet dans la création d’entreprise, avec une attention particulière portée à l’entrepreneuriat féminin. Reportage à Tours auprès de celles qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale.
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02.07.2026 à 10:24

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Au programme de cette édition : on revient sur le coup de théâtre ce mardi au Sénat. La majorité sénatoriale a rejeté la hausse du budget des armées prévue dans le cadre de la programmation militaire. Pourquoi ce vote ? Quelles conséquences pour les capacités de défense de la France dans un contexte international toujours plus incertain ? Le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Cédric Perrin, nous éclaire sur les enjeux de cette décision. Face à la montée du narcotrafic et à la multiplication des règlements de compte, les élus locaux demandent davantage de moyens pour lutter contre la violence liée à la drogue. L’État est-il à la hauteur du défi ? Comment protéger les habitants et reconquérir les territoires touchés ? Johanna Rolland, maire socialiste de Nantes, répond à nos questions. Canicules, sécheresses, inondations, tensions autour de la ressource en eau : les effets du changement climatique s’imposent désormais aux collectivités. Comment adapter nos territoires à ces nouvelles réalités ? Quels investissements et quelles priorités pour les années à venir ? C’est le thème de notre débat à l’occasion de la publication d’un supplément « En quête de demain » dans les titres de la Presse quotidienne régionale en collaboration avec Sparknews. Dans l’Aude, plusieurs communes poursuivent leur adaptation face au risque d’inondation après les catastrophes qui ont marqué ces dernières années. Reportage à Trèbes, où habitants et élus tentent de préparer le territoire aux conséquences d’événements climatiques de plus en plus fréquents.
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Au programme de cette édition : on revient sur le coup de théâtre ce mardi au Sénat. La majorité sénatoriale a rejeté la hausse du budget des armées prévue dans le cadre de la programmation militaire. Pourquoi ce vote ? Quelles conséquences pour les capacités de défense de la France dans un contexte international toujours plus incertain ? Le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Cédric Perrin, nous éclaire sur les enjeux de cette décision. Face à la montée du narcotrafic et à la multiplication des règlements de compte, les élus locaux demandent davantage de moyens pour lutter contre la violence liée à la drogue. L’État est-il à la hauteur du défi ? Comment protéger les habitants et reconquérir les territoires touchés ? Johanna Rolland, maire socialiste de Nantes, répond à nos questions. Canicules, sécheresses, inondations, tensions autour de la ressource en eau : les effets du changement climatique s’imposent désormais aux collectivités. Comment adapter nos territoires à ces nouvelles réalités ? Quels investissements et quelles priorités pour les années à venir ? C’est le thème de notre débat à l’occasion de la publication d’un supplément « En quête de demain » dans les titres de la Presse quotidienne régionale en collaboration avec Sparknews. Dans l’Aude, plusieurs communes poursuivent leur adaptation face au risque d’inondation après les catastrophes qui ont marqué ces dernières années. Reportage à Trèbes, où habitants et élus tentent de préparer le territoire aux conséquences d’événements climatiques de plus en plus fréquents.

02.07.2026 à 10:24

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Au programme de cette édition : Le lancement de la bataille du bloc central à l’approche de la présidentielle. Gabriel Attal a réuni ce week-end plusieurs milliers de sympathisants pour affirmer ses ambitions et se positionner face à Édouard Philippe. Ce premier grand rendez-vous politique marque-t-il l’ouverture de la campagne de 2027 ? Décryptage avec nos éditorialistes. Également au sommaire, la question du pouvoir d’achat. Alors que le SMIC est revalorisé ce lundi 1er juin, comment améliorer durablement les revenus des salariés ? Quels leviers pour répondre aux attentes des travailleurs dans un contexte économique contraint ? Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, est l’invitée de l’entretien politique. Nous reviendrons aussi sur les enjeux de la protection de l’enfance, alors que plusieurs affaires ont relancé le débat sur la prévention des violences et le contrôle des personnels encadrant les mineurs. Xavier Iacovelli, vice-président du Sénat et sénateur RDPI-Renaissance, apporte son éclairage. Enfin, direction les régions avec un focus sur les défis de sécurité et de maintien de l’ordre liés aux grands événements sportifs et festifs, un sujet devenu majeur pour de nombreuses collectivités.
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Au programme de cette édition : Le lancement de la bataille du bloc central à l’approche de la présidentielle. Gabriel Attal a réuni ce week-end plusieurs milliers de sympathisants pour affirmer ses ambitions et se positionner face à Édouard Philippe. Ce premier grand rendez-vous politique marque-t-il l’ouverture de la campagne de 2027 ? Décryptage avec nos éditorialistes. Également au sommaire, la question du pouvoir d’achat. Alors que le SMIC est revalorisé ce lundi 1er juin, comment améliorer durablement les revenus des salariés ? Quels leviers pour répondre aux attentes des travailleurs dans un contexte économique contraint ? Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, est l’invitée de l’entretien politique. Nous reviendrons aussi sur les enjeux de la protection de l’enfance, alors que plusieurs affaires ont relancé le débat sur la prévention des violences et le contrôle des personnels encadrant les mineurs. Xavier Iacovelli, vice-président du Sénat et sénateur RDPI-Renaissance, apporte son éclairage. Enfin, direction les régions avec un focus sur les défis de sécurité et de maintien de l’ordre liés aux grands événements sportifs et festifs, un sujet devenu majeur pour de nombreuses collectivités.

02.07.2026 à 08:00

Guillaume Jacquot
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Au cours d’une conférence de presse organisée ce 1er juillet, ce groupe pluriel, le plus ancien du Sénat, a indiqué qu’il visait au minimum la stabilité de ses effectifs lors du renouvellement partiel du Sénat, le 27 septembre prochain.
Texte intégral (916 mots)

« On se reverra à la rentrée, avec un groupe renforcé. » C’est sur une note d’optimisme que la sénatrice Maryse Carrère, présidente du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) met fin aux échanges avec la presse ce 1er juillet. Le plus ancien des groupes parlementaires encore en activité – il fête son 135e anniversaire cette année – vient d’organiser la première conférence de presse de son histoire récente. Une petite révolution à l’approche des élections sénatoriales du 27 septembre, qui n’est pas synonyme de fébrilité, mais simplement de la poursuite d’une stratégie pour progresser en visibilité. « On n’a pas vraiment d’inquiétude sur la survie du groupe », rassure Raphaël Daubet, sénateur du Lot élu pour la première fois il y a trois ans.

« Confiant dans son avenir », le groupe descendant des radicaux de la IIIe République vise a minima la stabilité de ses effectifs à l’issue du scrutin de la rentrée. Le groupe réunit à la fois des membres du Parti radical de gauche (PRG), la plus grosse cohorte de ses effectifs, mais aussi des membres du Parti radical (ex-Parti radical valoisien), ce dernier étant inclus dans la majorité présidentielle, ainsi que des élus apartisans.

>> À lire aussi : « Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Sur les 16 membres qui le composent, la moitié sont concernés par le scrutin. Sur les 8 dont les mandats sont remis en jeu, trois ont fait le choix de ne pas repartir en campagne, tous dans l’arc méditerranéen : Christian Bilhac et Henri Cabanel (Hérault) et André Guiol (Var). Pour les autres qui vont solliciter à nouveau la confiance des grands électeurs, Maryse Carrère a bon espoir. « Il y avait 100 % de réussite en 2023 : six renouvelables, tous ont été réélus. On espère que tous nos sortants qui se représentent seront renouvelés », escompte la sénatrice des Hautes-Pyrénées.

Même confiance affichée dans les trois départements où trois sénateurs du RDSE ne rempilent pas. « L’esprit du groupe, c’est dans la transmission. On prépare des gens qui ont sérieusement des chances d’être élus », précise Henri Cabanel, sénateur sortant de l’Hérault.

« Nous ne sommes pas dans une stratégie de débauchage à tout prix »

Le groupe n’exclut pas non quelques « bonnes surprises » dans d’autres départements. Le groupe, qui a travaillé sur de nouvelles candidatures dans les autres circonscriptions, se dit aussi « attentif » à de nouveaux élus en septembre « susceptibles » de rejoindre ses rangs, s’ils partagent ses valeurs. « La seule chose que nous regardons, c’est la compatibilité des candidats avec les valeurs que nous défendons. Nous avons des exigences, nous ne sommes pas dans une stratégie de débauchage à tout prix. On ne cherche pas à grossir pour exister », précise Maryse Carrère.

Parmi les principes qui régissent le RDSE : les fondements de la République, le respect de l’État de droit, les libertés publiques, la justice sociale, l’Europe, le développement durable ou encore l’autonomie des collectivités locales. Se présentant comme un « groupe d’équilibre et d’influence », le RDSE se dit « capable de travailler avec différentes sensibilités ». Au cours de son histoire, le groupe a accueilli des personnalités d’horizons divers : Jean-Pierre Chevènement (Mouvement républicain et citoyen), Michel Charasse (après son exclusion du Parti socialiste), l’ancien secrétaire national du Parti communiste Robert Hue, ou encore deux sénateurs écologistes orphelins en 2017, après la disparition de leur groupe.

« La campagne présidentielle va sûrement nous conduire à nous positionner »

Un point « préoccupe » le RDSE dans cette campagne des sénatoriales : la possibilité de l’émergence d’un groupe Rassemblement national. « Notre attachement aux valeurs humanistes nous conduit à rejeter leurs idées », martèle la présidente de groupe.

Moins de six mois après les sénatoriales, la France aura un autre rendez-vous électoral, déterminant : la présidentielle. Si le « RDSE n’est pas une écurie présidentielle », insiste sa présidente, elle estime néanmoins que la campagne à venir conduire « sûrement » le groupe à « se positionner ».

Maryse Carrère constate que le climat « se tend déjà » au Sénat, à l’approche progressive de cette échéance électorale. Le budget 2026 a été « un moment difficile », avec une « majorité de droite qui s’est arcboutée sur des marqueurs ». La sénatrice évoque aussi la « profusion de propositions de loi sécuritaires ou stigmatisantes ». Selon elle, « la volonté de la droite de supprimer l’aide médicale d’État (AME) » est aussi symptomatique d’une « certaine pénétration » des idées du Rassemblement national.

02.07.2026 à 01:37

François Vignal
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Les sénateurs ont revu, contre l’avis du gouvernement, la définition des zones humides, que la droite sénatoriale estime trop nombreuses. Ils ont aussi allégé les contraintes qui pèsent sur les zones humides fortement dégradées. « Il faut vraiment préserver les zones humides », rétorque le sénateur Les Ecologistes Daniel Salmon.
Texte intégral (898 mots)

Dans le cadre de l’examen du projet de loi d’urgence agricole, les sénateurs se sont penchés sur la question des zones humides. Après le doublement des objectifs de stockage d’eau pour l’agriculture, ou des débats tendus autour des commissions locales de l’eau, la question des zones humides s’est montrée tout aussi sensible. Avec encore une fois le même clivage, virant parfois au dialogue de sourds, entre d’un côté le rapporteur LR Laurent Duplomb et plus globalement la droite sénatoriale, et de l’autre bien souvent les sénateurs écologistes, largement mobilisés sur ce texte, mais aussi la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, souvent très éloignée des positions du rapporteur.

En commission, la majorité sénatoriale de droite et du centre a introduit un amendement qui modifie la définition légale des zones humides, en réintroduisant le cumul de deux critères sur les sols et la végétation, au lieu de leur prise en compte alternative actuellement. Une manière de réduire le nombre de zones humides et ainsi de lever certaines contraintes. Malgré des amendements de suppression, y compris du gouvernement, l’article a été adopté.

« Il faut arrêter de nous raconter des carambouilles. »

C’est le sénateur Horizons Vincent Louault, agriculteur de profession, qui a porté les attaques. « On arrive entre 25 et 30 % de la France classés en zone humide », a dénoncé le sénateur d’Indre-et-Loire, « c’est extrêmement grave. Dire qu’il n’y a que 4,5 % ou 5,5 % de zones humides avec le mono critère de l’oxyde ferreux est un mensonge, Madame la ministre ». « Il faut arrêter de nous raconter des carambouilles », lance encore Vincent Louault, qui pointe des difficultés de développement pour les communes. « Vous vous rendez compte du monstre qu’on a créé ? 30 % de la France classée abusivement », insiste le sénateur Horizons, très remonté contre les zones humides (voir la vidéo).

« Nous avons cartographié 70 % du territoire et sur ces 70 %, nous sommes à 4,6 % de zones humides », rétorque la ministre de la Transition écologique, qui ajoute que « le caractère alternatif » de la définition « est extrêmement important », soit une « surface temporairement ou en permanence sous l’eau, ou quand la végétation existe, elle est dominée par les plantes hydrophiles une grande partie de l’année. C’est soit l’un, soit l’autre », précise Monique Barbut.

« Poumons du grand cycle de l’eau »

Avec ces définitions « plus restrictives », « certaines zones reconnues comme humides pourraient sortir du champ » de la définition, alors qu’elles constituent « un rôle écologique ou hydrologique majeur », a mis en garde le sénateur RDSE de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet.

« La question des zones humides est centrale. On a perdu énormément de zones humides. Ce sont des poumons du grand cycle de l’eau », a alerté également le sénateur Les Ecologistes Daniel Salmon, et « aujourd’hui, en changeant les critères, en les rendant cumulatifs, on réduit les possibilités de restaurer des zones humides. C’est une prime aux destructeurs », dénonce le sénateur d’Ille-et-Vilaine, qui ajoute : « Il faut vraiment préserver les zones humides ».

« Il y a zone humide et zone humide »

Les sénateurs ont également allégé les contraintes qui pèsent sur les zones humides lorsque celles-ci sont déjà fortement dégradées. Une disposition qui vient du texte du gouvernement, et non « du méchant sénateur Duplomb », a ironisé le rapporteur LR.

« Il y a zone humide et zone humide », a fait valoir la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, « il y a des zones humides en partie artificialisées depuis si longtemps, qu’elles ont perdu les caractéristiques des zones humides ».

Engagement pris en janvier 2024 par Gabriel Attal devant les agriculteurs

Les sénateurs ont aussi adopté un article qui facilite la création de plans d’eau de moins d’un hectare dans les zones humides. Explication de texte par Annie Genevard : « Cet article honore un engagement politique, qui n’est pas le mien, mais celui pris devant les agriculteurs en janvier 2024 par le gouvernement, dirigé à l’époque par Gabriel Attal. Il s’était engagé à prendre une disposition pour alléger la compensation pour la création de plans d’eau de moins d’un hectare en zone humide. J’honore donc un engagement pris devant les sénateurs ».

Une disposition qui fait pour le moins tiquer le sénateur écologiste de Loire-Atlantique, Ronan Dantec. « Maintenant, parce qu’il y a une bassine imperméabilisée, avec un peu d’eau, ça deviendrait une zone humide ? Vous êtes sérieux Monsieur le rapporteur ? » demande le sénateur, qui a appelé à « se ressaisir sur la qualité du débat ».

01.07.2026 à 21:00

François Vignal
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C’est au détour d’un article modifiant la gouvernance des CLE, les commissions locales de l’eau, où la majorité sénatoriale de droite et du centre a donné plus de poids aux agriculteurs, au détriment de l’Etat, que les débats sur le projet de loi d’urgence agricole ont connu à nouveau quelques moments de tension. Le texte est riche en sujets très sensibles.
Texte intégral (1548 mots)

Sur l’eau, les sénateurs ne sont pas à sec. Les articles portant sur l’eau sont pour le moins nombreux, dans le projet de loi d’urgence agricole, tout comme les amendements s’y rapportant. Après avoir longuement débattu mardi soir de l’objectif de doubler les stockages d’eau à usage agricole d’ici 2035, défendu par la majorité sénatoriale LR et Union centriste, les sénateurs continuent ce mercredi leurs débats minutieux sur ce sujet sensible, à l’heure des canicules et des sécheresses.

Et ce n’est pas le rappel à l’ordre de la présidente LR de la commission des affaires économiques, Dominique Estrosi Sassone, qui a appelé à mettre un sérieux coup d’accélérateur pour examiner les plus de 500 amendements restants, si les sénateurs veulent terminer sereinement l’examen, qui a fonctionné.

Ce mercredi, à la reprise de la séance, les débats, parfois passionnés, ont conservé le même train. Après avoir introduit une double, et même une triple tutelle pour les agences de l’eau, ajoutant à celle du ministère de l’Environnement, celle de l’Agriculture et de l’Economie, les sénateurs ont parlé CLE. Au point, non pas de claquer la porte, mais de pousser un bon coup de gueule, cependant pas pour les mêmes raisons.

CLE des champs

Les CLE, ce sont les commissions locales de l’eau. C’est une assemblée délibérante où sont élaborés les SAGE (schéma d’aménagement et de gestion de l’eau), qui est un document de planification qui fixe des objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur ou de protection. Autrement dit, il y a de vrais enjeux derrière ces acronymes.

Le rapporteur LR, Laurent Duplomb, entend changer la gouvernance des CLE, initialement modifiée par les députés. Dans la situation actuelle, les collectivités représentent une part de 50 %, les usagers 25 % et l’Etat 25 %. En commission, les sénateurs ont réduit la part des collectivités à 45 %, pour porter celle des usagers à 35 %, dont la moitié pour l’agriculture (17,5 %), et réduire celle de l’Etat à 20 %. Certains – les écologistes surtout – y verront une volonté d’en faire une forme de CLE des champs… Les députés avaient eux donné un tiers à chaque collège.

« Le gouvernement ne partage pas la volonté de modifier la gouvernance des CLE »

Une modification du Sénat à laquelle s’est opposée la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, expliquant que « le gouvernement ne partage pas la volonté de modifier la gouvernance des CLE, il n’est pas d’accord pour que les collectivités perdent leur majorité ».

Mais au sein même du groupe LR, la proposition du rapporteur a interrogé. Marc Séné, sénateur LR du Bas-Rhin, jette alors cette idée sur la table : « Pourquoi ne pas mettre 50 % pour les collectivités, 35 % pour les usagers et 15 % pour l’Etat ? J’ai cru comprendre qu’on était la chambre des collectivités, des territoires… » Un argument qui a fait mouche, à moins de trois mois des sénatoriales. Laurent Duplomb reprend la proposition à son compte, s’y disant « totalement favorable », « dans la grande sagesse du Sénat ». Après une première suspension de séance, puis une seconde pour que la commission se réunisse, voilà le rapporteur qui revient avec son nouvel amendement, et la nouvelle répartition, sous le bras. C’est là que le train s’est quelque peu emballé.

« Amendement fait sur un coin de table »

Car les sénateurs écologistes n’ont pas du tout apprécié la méthode. Et l’ont fait savoir. Grégory Blanc, sénateur Place Publique et membre du groupe écolo, pointe cet amendement « fait au débotté. Tout cela paraît étonnant, pour ne pas dire lunaire ».

« On ferait bien de retirer cet amendement fait sur un coin de table », insiste le sénateur du Maine-et-Loire. Son collègue Daniel Salmon, sénateur Les Ecologistes d’Ille-et-Vilaine, va plus loin et s’indigne face à ce « travail parlementaire de gribouille », fait « sans rien sous peser ».

« Nous ne sommes pas d’accord et nous le ferons savoir… » lance la ministre Monique Barbut

Quant à Monique Barbut, sans surprise, elle explique que « le gouvernement est totalement défavorable à cet amendement, qui en aucune manière ne rétablit de la justice par rapport à l’ensemble des usagers. […] Et pourquoi pas 10 % pour l’Etat ? Pourquoi pas 5 % ? Pourquoi pas 0 % ? A un moment, il faudra que chacun prenne ses responsabilités », lance la ministre d’un ton sec, comme elle a eu à plusieurs reprises au cours des débats.

Rappelant la nécessité du rôle de l’Etat quand il y a un problème à gérer, elle pointe l’idée que « l’agriculture pèse 50 % des usages économiques, dans les besoins d’eau. C’est quelque chose que le Medef réfute complètement. C’est votre droit le plus complet d’aller vers ce genre de décision. Il faudra les assumer. Nous ne sommes pas d’accord et nous le ferons savoir… » lâche Monique Barbut. Ce sont ces derniers mots qui vont faire bouillir les sénateurs, surtout de droite.

Sophie Primas prévient Monique Barbut : « On n’a pas à avoir ce genre de menace »

L’ancienne ministre Sophie Primas prend alors la parole et s’adresse « à Madame la ministre ». « Depuis hier soir, on a été choqués, plusieurs d’entre nous, sur la façon dont se passent nos échanges, Madame la ministre, sur vos prises de parole, qui sont parfois méprisants. Je vous le dis. Nous ne le prenons pas bien », pointe froidement la sénatrice LR des Yvelines. Si « avec les écologistes, on s’interpelle parfois avec des petits noms d’oiseaux, c’est toujours amical. Là, ça ne l’est pas. On n’a pas à avoir ce genre de menace, je vous le dis gentiment, car ce n’est pas l’usage du Sénat. Et on aimerait bien que chacun puisse se respecter », recadre Sophie Primas…

Laurent Burgoa, sénateur LR du Gard, enchaîne par un rappel au règlement. Il rappelle que le premier ministre, Sébastien Lecornu, avait dit à son arrivée à Matignon « le gouvernement propose, (le Parlement) discute et décide ». « Et vous, vous commencez à nous dire « je dirai à l’extérieur que je ne suis pas d’accord ». C’est inadmissible de dire cela dans une enceinte où on vote la loi. Ce n’est pas digne d’une ministre de la République. C’est un chantage », s’indigne le sénateur du groupe LR, qui conclut : « Je vous demande de retirer ces propos ». « Il ne peut pas y avoir de disqualification de cette façon », ajoute dans le même sens le sénateur PS Simon Uzenat, qui critique « la forme ».

Front renversé

Surprise, on se retrouve alors à voir les écologistes prendre le parti de la ministre, dans un front renversé finalement pas si étonnant, envers l’ancienne présidente du WWF France. Depuis le début, Monique Barbut tient un discours franchement écologique sur l’eau, que ne renieraient pas les écolos.

« Madame la ministre a juste dit qu’elle ne serait pas d’accord et le ferait savoir », tempère Ronan Dantec, sénateur écologique de Loire-Atlantique, qui revient au fond du sujet : le nouvel équilibre des CLE, « ce n’est pas une stratégie de consensus, c’est une stratégie de rapport de force ». Son collègue Thomas Dossus relève qu’il y aura plus d’agriculteurs que de représentants de l’Etat au sein des CLE, à 9 contre 8, selon la nouvelle répartition.

« On est plus habitués à être un peu bousculés par les réponses des ministres, visiblement, que vous », remarque Yannick Jadot

« Juste une petite remarque à Sophie Primas : d’habitude, vous avez l’habitude de ministres qui vont dans votre sens. Nous, on est plus habitués à être un peu bousculés par les réponses des ministres, visiblement, que vous… » ajoute le sénateur Les Ecologistes de Paris, Yannick Jadot. Sur le fond, il craint « d’énormes problèmes de gestion des usages et sur les priorités ».

Monique Barbut reprend la parole. Elle fait alors redescendre la pression, faisant amende honorable. « Je voulais simplement m’excuser. Si vous avez considéré que mes propos étaient méprisants, ce n’était franchement pas mon intention. J’ai été peut-être, dans mon expression, emportée par la fougue de votre rapporteur, quelque peu légère ». Elle n’en reste pas moins opposée à toute modification de la gouvernance des CLE, qui a été adoptée.

01.07.2026 à 20:50

Simon Barbarit
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La commission d'enquête du Sénat consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire démarrait ses travaux ce mercredi par les auditions de représentants de collectifs de familles et de victimes. Ils ont mis en avant leur isolement et l'absence de transparence des institutions sur ce sujet des violences sexuelles et ont plaidé pour la mise en place d'un fichier permettant de consulter les antécédents des personnels.
Texte intégral (1071 mots)

Dans la foulée de récentes affaires d’agressions sexuelles dans le périscolaire parisien, une commission d’enquête a été mise en place au Sénat pour faire la lumière sur le traitement de ces violences et faire des propositions. « La multiplication des signalements et le nombre de communes concernées font légitimement craindre des défaillances systémiques. La confiance des familles dans les communes en charge du périscolaire et dans l’institution scolaire est profondément atteinte », a exposé la rapporteure LR, Agnès Evren, en guise d’introduction de la première audition de la commission.

Autour de la table, les collectifs SOS périscolaire, Innocence en Danger, ou encore MeeTooEcole, qui accompagnent judiciairement les familles des victimes, ont dressé un état des lieux plus qu’alarmant de ce qui est considéré « comme un angle mort de la protection de l’enfance » : le périscolaire.

« Plus de 530 familles nous ont écrit dans plus de 70 départements, de 16 régions (…) 6 signalements sur 10 font état de violences psychologiques, près d’un sur trois de violences physiques et un sur cinq de violences sexuelles. C’est une défaillance nationale », a listé Elisabeth Guthmann, cofondatrice de SOS périscolaire.

Le périscolaire, en France, se distingue en deux catégories juridiques : le périscolaire déclaré par la collectivité à l’État, qui ouvre un contrôle a priori des personnels engagés. Les animateurs doivent avoir des qualifications et transmettre le bulletin numéro 2 de leur casier judiciaire au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV). La seconde catégorie, qu’on appelle communément garderie, n’implique aucune déclaration, pas de cadre obligatoire : « un animateur peut garder 150 enfants si c’est le souhait de la commune, et les vérifications du casier judiciaire ne sont pas toujours appliquées dans les faits », a affirmé Elisabeth Guthmann, qui précise que les signalements de SOS périscolaire concernaient ces deux catégories de périscolaire dans des proportions égales.

Barka Zerouali, membre de MeeTooEcole un collectif créé après les révélations, en 2025, de plusieurs agressions sexuelles par un animateur de l’école maternelle Alphonse-Baudin, située dans le 11e arrondissement de Paris, reçoit 15 appels par semaine de la « France entière ». « Ce sont des parents désemparés, enseignants ou animateurs lanceurs d’alerte, eux-mêmes confrontés à l’omerta institutionnelle. Ce que nous entendons, ce ne sont pas seulement des récits de violences, ce sont des récits de solitude institutionnelle », a-t-elle relaté.

« Absence d’information aux parents »

Me Maxime Delacarte, avocat qui vient en aide à MeeTooEcole, a pris l’exemple de la commune d’Asnières-sur-Seine comme illustration « du caractère systémique » de ces violences. « Hier, j’ai été informé qu’une procédure de suspension avait eu lieu dans l’une des écoles d’Asnières-sur-Seine, l’école Concorde. La mairie fait le blackout, il n’y a aucune information donnée aux parents, pas de réunion publique, pas d’information sur la nature des faits reprochés à la personne mise en cause. On ne demande pas à ce que son nom soit jeté en pâture et que la présomption d’innocence soit foulée au pied, mais au moins que l’information remonte ».

« Cette absence d’information aux parents » a également été pointée par Me Nathalie Bucquet, avocate d’Innocence en Danger. « Dans tous les drames que nous connaissons dans la protection de l’enfance, on se rend compte que s’il y avait eu des recoupements, des remontées d’informations, nous ne les aurions pas eus ».

Le projet de loi sur la protection de l’enfance, en examen à l’Assemblée nationale en juillet, prévoit la création d’une « liste noire » pour les personnels ayant des comportements problématiques envers des enfants. « On doit pouvoir avoir un contrôle, pas seulement au moment du recrutement mais permanent, quasi annuel », soutient Nathalie Bucquet.

« Avant de faire ça, il faut scanner nos écoles puisqu’on a embauché n’importe comment. Il s’avère que des prédateurs sont dans nos écoles sur tout le territoire », appuie également Barka Zerouali.

« À l’issue de l’affaire Lyhanna, vous avez des parquetiers qui ne voulaient plus aller à l’audience »

« Remettre à plat tout le périscolaire », comme le demandent les collectifs, se heurte à une réalité de terrain : le manque de moyens. « La brigade de protection des mineurs est noyée. Elle ne peut pas travailler. À l’issue de l’affaire Lyhanna, vous avez des parquetiers qui ne voulaient plus aller à l’audience. Ils ont peur d’avoir un loupé car ils n’ont pas les moyens pour enquêter », a rappelé Nathalie Bucquet.

Autre obstacle à la libération de la parole, la peur pour les familles de se retrouver sans solution de garde.

Hasard du calendrier, ce mercredi 1er juillet marquait aussi le lancement de la commission d’enquête indépendante par la mairie de Paris sur le périscolaire. Ce sujet avait été au cœur de la campagne des municipales à Paris :(32) la candidate LR Rachida Dati, soutenue par Agnès Evren, avait mis en cause la responsabilité de la majorité socialiste sortante. « Il n’y a pas que Paris, mais quand même, Paris avait été alertée dès 2015 par un rapport de l’inspection générale de la ville et que malheureusement aucun signalement n’a été fait. Une non-dénonciation, c’est aussi un délit », a tenu à souligner Agnès Evren.

Il y a quelques jours, les élus parisiens insoumis et les élus de la droite et du centre, dont Rachida Dati, ont mis en cause la responsabilité pénale de la Ville, estimant que le maire PS Emmanuel Grégoire en est en partie comptable, en faisant un signalement au parquet sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale.

Les auditions  de la commission d’enquête vont se poursuivre au mois de juillet.

01.07.2026 à 19:41

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Il y a 200 ans, un jeune savant français, Jean-François Champollion, réussit l'impossible : déchiffrer le code des hiéroglyphes, restés muets pendant plus d'un millénaire. Grâce à cette clé, c'est toute une civilisation enfouie sous le sable de l'Égypte qui a pu renaître... Dans le sud du pays, près de Louxor, un temple de hiéroglyphes intrigue les égyptologues : la tombe d'un prêtre dénommé Padiamenopé, la plus monumentale d'Égypte, plus grande que celles des pharaons. Un accès exclusif au coeur de la mission archéologique de l'Institut Français d'Archéologie Orientale (IFAO) nous révèle leurs dernières découvertes. Grâce à un dispositif exceptionnel de visites virtuelles en 3D, nous allons plonger dans les profondeurs obscures et la chaleur accablante de ce Palais des Hiéroglyphes, et percer les secrets des prêtres, scribes, peintres, graveurs et bâtisseurs qui ont construit ce monument funéraire.
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Il y a 200 ans, un jeune savant français, Jean-François Champollion, réussit l'impossible : déchiffrer le code des hiéroglyphes, restés muets pendant plus d'un millénaire. Grâce à cette clé, c'est toute une civilisation enfouie sous le sable de l'Égypte qui a pu renaître... Dans le sud du pays, près de Louxor, un temple de hiéroglyphes intrigue les égyptologues : la tombe d'un prêtre dénommé Padiamenopé, la plus monumentale d'Égypte, plus grande que celles des pharaons. Un accès exclusif au coeur de la mission archéologique de l'Institut Français d'Archéologie Orientale (IFAO) nous révèle leurs dernières découvertes. Grâce à un dispositif exceptionnel de visites virtuelles en 3D, nous allons plonger dans les profondeurs obscures et la chaleur accablante de ce Palais des Hiéroglyphes, et percer les secrets des prêtres, scribes, peintres, graveurs et bâtisseurs qui ont construit ce monument funéraire.

01.07.2026 à 18:52

Christian Mouly
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Lutte contre la concurrence chinoise, soutien aux commerçants locataires, dynamisation des centres-villes… Dans un rapport rendu ce mercredi, plusieurs sénateurs formulent des propositions pour enrayer le déclin des commerces physiques. Bien que spectaculaire, cette « décommercialisation » n’est pas une fatalité, assurent-ils.
Texte intégral (1526 mots)

Plus aucun pan du territoire n’y échappe. Le déclin des commerces physiques, du cœur des métropoles jusqu’aux villages ruraux, s’est accéléré dans des proportions inquiétantes depuis dix ans, au point de s’inviter avec fracas dans la récente campagne des municipales. Impossible pour le Sénat, la « chambre des territoires », de passer à côté du phénomène, objet d’une mission d’information dont les conclusions ont été rendues ce mercredi 1er juin.

Leurs rapporteurs, Patrick Chaize (Les Républicains), Philippe Grosvalet (Rassemblement démocratique et social européen) et Marie-Lise Housseau (Union centriste), formulent une douzaine propositions pour y faire face, les unes déjà dans les tuyaux législatifs, les autres relevant de préconisations locales. Car cette « décommercialisation » menace « la vitalité économique mais aussi sociale et même identitaire de nos villes », appuie Dominique Estrosi-Sassone, présidente de la commission des affaires économiques.

Vitrines vides, rideaux baissés… La tendance, visible, est confirmée par les chiffres : le taux de vacance commerciale est passé de 8,8 % en 2017 à 11,6 % en 2025. Les centres commerciaux sont les plus touchés, avec un taux culminant à 16,8 %, précise le rapport. Celui-ci progresse même dans les zones commerciales périurbaines, pourtant à la pointe du dynamisme commercial jusqu’à récemment.

« Même Paris est touché »

Ce désert commercial est en pleine expansion. Une grande majorité de communes (62 %) ne compte plus aucun commerce aujourd’hui, contre à peine un quart en 1981. Si les petits villages sont naturellement en première ligne, les grandes agglomérations ne sont pas épargnées. Le taux de vacance a dépassé les 10 % depuis 2019 dans les villes de 50 000 à 100 000 habitants et atteint des sommets dans les métropoles : 12 % à Lille, 13 % à Marseille ou 10 % à Montpellier. « Même Paris est touché avec un taux de 8 % », souffle Patrick Chaize.

Le secteur, qui emploie 3 millions de personnes, est sorti essoré des crises successives, de la pandémie de Covid-19 à la vague d’inflation ayant suivi l’attaque russe en Ukraine. Avec des réalités contrastées, entre les filières de la restauration et de l’alimentation, très dynamiques, et les secteurs en déclin de l’aménagement intérieur et surtout de l’habillement. Ce dernier « vit une crise sans précédent » depuis dix ans, alors qu’ont été englouties « une vingtaine de chaînes de magasins emblématiques des classes moyennes telles que Camaïeu, Naf Naf ou Kookaï ». 1 800 magasins de vêtements, chaussures ou textiles ont mis la clé sous la porte en 2025.

Sur le banc des accusés, le e-commerce fait figure de coupable idéal. De fait, son poids est croissant et il a bénéficié à plein de la pandémie. Mais la réalité est plus nuancée, préviennent les sénateurs, soulignant que les commerces traditionnels en profitent aussi, notamment via la généralisation du click and collect.

Dans le viseur : Shein et consorts

« Le problème, au fond, n’est pas le e-commerce. Le problème, c’est lorsque la concurrence exercée par le e-commerce n’est pas loyale », résume le rapporteur Philippe Grosvalet. Dans le viseur, encore et toujours : les grandes plateformes chinoises Shein, Temu et AliExpress, qui ont inondé le marché français de plus de 800 millions de produits en 2025, soit 26 par seconde. « Elles ont bouleversé le marché grâce à des prix anormalement bas, une stratégie commerciale extrêmement agressive et une avalanche quotidienne de produits importés dont le respect des normes est parfois remis en cause. Il est donc temps que les mêmes règles s’appliquent à tous », poursuit le sénateur.

Sur ce point, le rapport se contente de relayer des mesures déjà en cours. Hasard du calendrier, c’est ce même 1er juillet qu’entre en vigueur la taxe européenne de trois euros sur tous les articles importés d’une valeur de moins de 150 euros, en tête des recommandations sénatoriales. La taxe européenne ne s’additionne pas, comme prévu initialement, à celle instaurée en mars par la France, le gouvernement ayant décidé de la suspendre face au constat d’un détournement massif opéré par les plateformes. Celles-ci ont basculé leurs importations vers de grands entrepôts voisins de la France, échappant largement à la mesure.

Taxe sur les petits colis et renforcement des contrôles

Harmoniser le dispositif à l’échelle européenne suffira-t-il à éviter les manœuvres de Shein et consorts ? « Les fédérations de commerçants que nous avons rencontrées sont toutes très positives vis-à-vis de cette taxe et en attendent beaucoup, indique la centriste Marie-Lise Housseau. Après, il va falloir voir comment cela se passe concrètement, parce qu’on a bien mesuré que les plateformes étaient très agiles et avaient beaucoup de facilité à innover pour contourner les règles ». Les rapporteurs misent sur ce surplus de trois euros par produit, qui devrait passer à cinq euros en novembre, pour créer un effet dissuasif suffisant, alors que le prix moyen d’un article acheté sur ces plateformes est de seulement 6 euros.

Elle et ses collègues veulent aussi renforcer les pouvoirs de contrôle de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). L’autorité a déjà condamné Shein à plusieurs amendes, notamment pour non-conformité de ses produits. En mars, les sénateurs ont voté une disposition permettant à la DGCCRF de faire retirer en 48 heures un produit de n’importe quelle plateforme. Ce projet de loi, qui réunit plusieurs dispositions d’adaptation au droit européen, est désormais entre les mains de l’Assemblée nationale. Les rapporteurs, eux, appellent à aller encore plus loin en assurant « le déréférencement, la suspension voire le blocage d’accès des places de marché extra-européennes en cas de manquements massifs et répétés. »

Rééquilibrer la relation entre locataires et propriétaires

Mais la « décommercialisation » a aussi des causes plus directes, sur lesquelles il est possible d’agir. « Ce n’est pas une fatalité », martèlent les sénateurs. À commencer par le niveau élevé des loyers. Le rapport propose ainsi de « faciliter la révision des loyers commerciaux en cours de bail » et de « limiter les hausses excessives de loyer lors du renouvellement du bail ». De manière générale, il s’agit de multiplier les observatoires des niveaux de loyers commerciaux sur le territoire pour combler le manque de données en la matière et rééquilibrer le rapport de force en faveur des locataires.

Mais le rapport se tient soigneusement à distance d’un quelconque encadrement des loyers. Les commerçants locataires « aimeraient que ces loyers soient baissés et que les pouvoirs du propriétaire soient un peu réduits. Mais l’encadrement, ils ne le souhaitent pas », tranche Marie-Lise Housseau, qui s’est récemment opposée, à l’unisson de la majorité sénatoriale, à une proposition de loi socialiste en ce sens. Phillipe Grosvalet du Rassemblement démocratique et social européen y est plus favorable : « Il est nécessaire de sortir un peu de préjugés et des a priori, parce que c’est une problématique réelle, qui empêche le commerce. »

Pénaliser les friches volontaires

En attendant, le rapport appelle à « mieux faire connaître » les dispositifs d’allègements fiscaux aux mains des collectivités. Ces dernières peuvent notamment mettre en place des zones d’opération de revitalisation de territoire (ORT). A l’inverse, il s’agirait de taxer davantage les grandes foncières qui laissent volontairement leurs locaux vides afin de mieux les valoriser. Le délai de vacance pour être assujetti à la taxe sur les friches commerciales devrait passer de deux à un an, recommandent les sénateurs.

Dans l’ensemble, ils plaident pour insérer la question dans une véritable planification urbaine, invitant les maires à retrouver « leur rôle de véritable décideur en matière d’aménagement commercial ». Les commerçants, eux, sont invités à prendre en main le virage de l’IA et, quand ils le souhaitent, à pouvoir étendre leurs horaires d’ouverture, notamment dans les grandes agglomérations, pour faire face à la concurrence, de jour comme de nuit, des grandes plateformes.

01.07.2026 à 17:50

Rédaction Public Sénat
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Alors que le gouvernement réunit jeudi une cellule interministérielle de crise à Marseille face à un nouvel épisode de fortes chaleurs, le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner, appelle à une réponse politique de plus grande ampleur. Invité au micro de Public Sénat, il salue l’organisation prochaine d’un débat parlementaire tout en annonçant le lancement d’une mission flash sénatoriale dès le mois de juillet afin d’évaluer la préparation de l’État face aux conséquences du changement climatique.
Texte intégral (825 mots)

La France est-elle suffisamment préparée à la canicule ? Au lendemain de la canicule qui a frappé une large partie du territoire et alors qu’un nouvel épisode de fortes chaleurs menace déjà plusieurs départements, le Sénat entend jouer pleinement son rôle de contrôle de l’action gouvernementale. Patrick Kanner s’est félicité de la décision du Premier ministre, Sébastien Lecornu, d’accepter l’organisation d’un débat au Parlement sur les conséquences des phénomènes climatiques, conformément à la procédure prévue par l’article 50-1 de la Constitution. « C’est une très bonne nouvelle », estime le président du groupe socialiste au Sénat, qui juge indispensable de dresser un bilan de la gestion gouvernementale de cette crise climatique. « Nous avons besoin de faire le point dans le cadre de l’action de contrôle du Parlement, et du Sénat en particulier, vis-à-vis du gouvernement », explique-t-il.

Une mission flash dès juillet

Au-delà du débat parlementaire, les sénateurs socialistes souhaitent aller plus loin en lançant rapidement une « mission flash ». Patrick Kanner indique qu’à ce stade, les socialistes privilégient cette formule plutôt qu’une commission d’enquête classique, afin d’obtenir des conclusions sans attendre la rentrée parlementaire. « Nous avons demandé des missions flash pour qu’elles aient lieu très rapidement, que ce ne soit pas reporté à la rentrée », souligne-t-il.

« Les grands esprits se rencontrent ». Selon lui, cette initiative rejoint une réflexion déjà engagée par le président du Sénat. Trois commissions devraient ainsi être mobilisées : la commission du développement durable, la commission des affaires économiques et la commission des affaires sociales. L’objectif est de lancer les travaux dès le mois de juillet afin d’apporter rapidement des réponses aux interrogations suscitées par les vagues de chaleur successives.

« Ça doit être une priorité nationale aujourd’hui dans notre pays »

Patrick Kanner se montre critique envers l’action de l’exécutif, tout en prenant soin de distinguer son analyse des attaques formulées par les écologistes hier à l’Assemblée nationale. « Je suis critique sans être excessif », précise-t-il, préférant attendre les données définitives sur les conséquences sanitaires de la canicule avant de commenter le bilan humain. En revanche, il juge insuffisantes les politiques publiques engagées pour adapter le pays au réchauffement climatique. Il cite notamment les nouvelles modifications du dispositif MaPrimeRénov’et la baisse du Fonds vert destiné aux collectivités territoriales. « Le compte n’y est pas, tout simplement », affirme-t-il.

Pour le président du groupe socialiste, la France doit désormais changer d’échelle et engager « un plan Marshall », fondé sur des investissements massifs dans les services publics, les bâtiments, les infrastructures et l’adaptation des territoires aux conséquences du dérèglement climatique. « Ça doit être une priorité nationale aujourd’hui dans notre pays », insiste-t-il.

Des classes à plus de 42 degrés

Patrick Kanner répond également aux récentes déclarations du président de la République, qui estimait avoir engagé un important travail d’adaptation depuis 2017. Le sénateur socialiste conteste ce « satisfecit présidentiel », estimant que les résultats ne sont pas visibles sur le terrain. Il illustre son propos par une situation vécue par sa petite fille dans une école lilloise où, selon lui, une classe a atteint 42 degrés. « Voilà, c’est ça la réalité des faits », lance-t-il, estimant que les infrastructures publiques restent insuffisamment préparées aux épisodes climatiques extrêmes.

« Faire tomber le gouvernement aujourd’hui, je ne vois pas l’intérêt »

Concernant la motion de censure que les députés écologistes souhaitent déposer contre le gouvernement pour dénoncer sa gestion de la canicule, Patrick Kanner prend ses distances. Sans se prononcer au nom du groupe socialiste de l’Assemblée nationale, il rappelle que les socialistes ne croient pas à l’efficacité de cet outil dans le contexte actuel. « Faire tomber le gouvernement aujourd’hui, je ne vois pas l’intérêt », affirme-t-il. Le président du groupe socialiste au Sénat préfère privilégier la pression parlementaire et le contrôle de l’action gouvernementale. « L’interpeller et l’amener à prendre les bonnes décisions, ça, c’est notre responsabilité », conclut-il.

01.07.2026 à 17:25

Rédaction Public Sénat
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La ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation n’a pas supporté l’interpellation vive des écologistes à l’Assemblée nationale au sujet de la préparation à la canicule et des politiques d’adaptation. « Quand on dit que la canicule est politique et que bientôt on va dire que c'est le gouvernement qui l'a organisée, c'est indécent, c'est anormal », s’exclame-t-elle.
Lire plus (417 mots)

La tension est redescendue de plusieurs crans entre le gouvernement et les écologistes, lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat. Les questions du président de groupe Guillaume Gontard, suivies des réponses du Premier ministre, étaient largement moins agitées que la veille à l’Assemblée nationale. Pour autant, l’exécutif reste interloqué face à l’intervention de Cyrielle Chatelain hier, et aux critiques qui montent au sein du parti de Marine Tondelier.

« J’ai trouvé cette escalade verbale vraiment de très mauvais goût. Je trouve que poser une motion de censure, parce que la réponse du Premier ministre a été une contrariété pour les Verts, alors qu’on est en pleine crise, c’est vraiment hors sujet. On ne peut pas dire que ce gouvernement ne fait rien », s’exclame à notre micro Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation.

« Il y a aussi, dans des villes dirigées par des écologistes, des écoles qui n’ont pas du tout été rénovées »

Si elle reconnaît le droit aux oppositions à contrôler le gouvernement, et au devoir de ce dernier à « rendre des comptes », elle estime que les interventions des dernières heures vont au-delà de cette simple prérogative. « Quand on dit que la canicule est politique et que bientôt on va dire que c’est le gouvernement qui l’a organisée, c’est indécent, c’est anormal ! »

L’ancienne sénatrice UDI réplique que les écologistes « n’ont aucune leçon à nous donner ». « Il y a aussi, dans des villes dirigées par des écologistes, des écoles qui n’ont pas du tout été rénovées. Donc c’est ensemble, en responsabilité, qu’on doit répondre à nos concitoyens au lieu d’instrumentaliser d’une manière horrible et malsaine ce qui se passe aujourd’hui. »

Alors qu’une troisième vague de chaleur pourrait menacer certaines régions du pays, le Premier ministre présidera ce jeudi une nouvelle cellule interministérielle de crise. « Demain, la mobilisation de tous les services se poursuit. Nous tirons les enseignements et nous nous ajustons », promet Françoise Gatel.

01.07.2026 à 17:16

Romain David
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Le succès massif de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes se heurte aux réalités du terrain, avec des centres souvent débordés et des délais d’attente qui marquent de fortes disparités d’un territoire à l’autre. Cinq ans après l’adoption de la dernière loi de bioéthique, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) publie ce 1er juillet un bilan de sa mise en œuvre.
Texte intégral (1021 mots)

« Nous ne nous attendions pas à ce que les femmes seules soient aussi nombreuses à demander une aide médicale à la procréation », s’étonne la sénatrice LR Florence Lassarade. Et pour cause : depuis l’ouverture de la procréation assistée aux femmes célibataires et aux couples de femmes il y a cinq ans, le nombre de demandes a été multiplié par six. Les femmes seules représentent la moitié des personnes en attente d’une PMA avec don de sperme, contre 40 % pour les couples de femmes et 15 % pour les couples hétérosexuels. 4 % des enfants nés en 2023, soit quelque 27 000 bébés, sont le fruit d’une PMA.

Ces chiffres sont tirés du rapport d’évaluation de la dernière loi de bioéthique, publié ce mercredi 1er juillet par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), un organe chargé d’informer le Parlement quant aux dernières évolutions scientifiques et technologiques. « Ce document a vocation à éclairer le législateur lors de la prochaine révision des textes bioéthiques », explique le député socialiste Gérard Leseul, vice-président de l’Opecst. En effet la loi prévoit, tous les cinq ans, une révision des lois relatives à l’émergence de nouvelles pratiques médicales et scientifiques, dont l’application à l’homme est susceptible de soulever d’importantes questions éthiques. Si les États généraux de la bioéthique se sont bien ouverts en début d’année, il est toutefois peu probable qu’un nouveau texte puisse voir le jour d’ici 2028, en raison de l’élection présidentielle.

Des centres d’assistance médicale à la procréation débordés

Pour mémoire, la dernière loi de bioéthique, promulguée le 2 août 2021, répondait à la promesse de campagne d’Emmanuel Macron d’ouvrir la PMA à toutes les femmes. Elle autorisait du même coup la conservation de gamètes à des fins non médicales, en vue d’une insémination future. Ce texte comportait aussi des mesures visant à améliorer l’accès à la greffe, en facilitant notamment le don croisé d’organes prélevés sur personnes vivantes.

D’autres dispositions renforcent la recherche sur les embryons et les cellules souches, par exemple en interdisant la création de chimères, c’est-à-dire l’adjonction de cellules animales à un embryon humain. Cette loi encadre également le recours à l’intelligence artificielle pour le traitement des données médicales.

« Malgré la très forte mobilisation des centres d’assistance médicale à la procréation pour répondre aux demandes, l’augmentation marquée de l’activité a entraîné des difficultés pour la prise en charge des personnes concernées », constate l’Opecst qui évoque « des tensions sur l’accès aux blocs opératoire et sur le personnel ». Le rapport fait état d’importantes disparités territoriales, avec des délais d’attente très variable d’un centre à l’autre. « Nous n’avons pas senti de mauvaise volonté à appliquer la loi. Ce sont surtout des questions budgétaires et d’effectifs qui nous sont remontés », pointe Gérard Leseul.

Entre 2021 et 2025, les personnels ont enregistré 60 000 demandes d’autoconservation ovocytaire, dont plus de la moitié en Île-de-France. Pour faciliter le traitement des demandes, l’Opecst recommande d’ouvrir la procédure de conservation à l’ensemble des centres d’assistance médicale à la procréation du secteur privé. En l’état actuel du droit, ils ne peuvent le faire que sur dérogation du directeur d’e l’Agence régionale de santé (ARS), si aucun autre établissement public du département n’est en mesure de pratiquer cette activité.

Les greffes d’organe, impactées par les refus de prélèvement et les difficultés à l’hôpital

Le bilan dressé par l’Opecst sur le prélèvement et la greffe d’organes est en revanche plus nuancé. Avec 6 150 greffes d’organes réalisées l’année dernière, l’activité reste légèrement en deçà des objectifs du Plan Greffe qui court sur la période 2022-2026, et qui fixait une fourchette comprise entre 6 170 et 7 629 greffes en 2025. Ces chiffres concernent les greffes de rein, de foie, de cœur, de poumon et de pancréas. Or, « le nombre de patients en attente de greffe ne cesse d’augmenter, ce qui se traduit par une perte de chance pour ces patients : qualité de vie dégradée, aggravation de l’état de santé, voire décès », relève le député Gérard Leseul.

Là encore, la pratique enregistre de fortes inégalités territoriales, « en fonction du contexte démographique et socio-économique local », avec des délais d’attente qui oscillent de 7 à 50 mois pour une greffe de rein. En 2024, 630 patients sont morts en attente d’une greffe rénale.

L’Opecst relève une « hausse constante » des oppositions au prélèvement, généralement dans plus de 35 % des cas, alors que dans le même temps 80 % des Français se disent favorables au don d’organe. L’Office recommande notamment de multiplier les campagnes d’information et de renforcer le parcours de soins des donneurs.

Mais le prélèvement et la greffe d’organes pâtissent aussi des fortes tensions sur le système de santé, en particulier hospitalier. « Le manque d’anesthésistes ou d’infirmiers limite l’accès aux blocs opératoires, et la greffe peut se trouver en concurrence avec d’autres activités », relève le rapport. À ce sujet, l’Opecst insiste sur la nécessité de revaloriser les personnels qui pratiquent ces opérations.

01.07.2026 à 16:56

Guillaume Jacquot
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Au lendemain d’un échange vif avec Cyrielle Chatelain, présidente des députés écologistes, sur le bilan humain de la canicule de juin, le Premier ministre a été interpellé à nouveau par leurs homologues sénateurs. Disposé à travailler « de bonne foi » avec les « contraintes budgétaires », Sébastien Lecornu a estimé que l’on ferait « fausse route » si la logique politique était d’obtenir la censure du gouvernement.
Texte intégral (732 mots)

Le ton au Sénat était beaucoup plus calme qu’à l’Assemblée nationale hier, où le Premier ministre était sorti de ses gonds face à la présidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain. Au cours d’une intervention teintée d’un rare emportement, le chef du gouvernement avait dénoncé le bilan « scandaleux » et « faux » de 10 000 morts dû à la canicule, mis en avant la semaine dernière par des écologistes, comme la députée Sandrine Rousseau, ou Guillaume Gontard. Ce dernier a depuis nuancé ses propos.

Alors que les députés écologistes ont annoncé leur intention de déposer une motion de censure contre le gouvernement pour dénoncer « son impréparation » à la canicule, le sénateur de l’Isère a remis le sujet sur la table lors des questions d’actualité au gouvernement ce 1er juillet. « Pas de mauvaise polémique entre nous. La canicule n’a pas fait 10000 morts, mais comme d’éminents spécialistes, nous redoutons un bilan terrible », a-t-il clarifié d’entrée de jeu. « Nous saluons la mobilisation des agents de l’État et nous associons à la peine des familles, mais nous le répétons : la canicule était prévisible et beaucoup de ces morts étaient évitables », a-t-il ajouté, jugeant que le gouvernement avait la « responsabilité » d’adapter le pays au dérèglement climatique.

« Gouverner ce n’est pas compter les morts »

« Réduire MaPrimeRénov’, siphonner le Fonds Vert, revenir sur le ZAN, remettre sur le marché des passoires thermiques, acheter des climatiseurs en urgence et prolonger les soldes n’est pas une politique d’adaptation », s’est-il indigné, appelant le chef du gouvernement à se « ressaisir » et à faire de l’adaptation « une priorité nationale ». « Gouverner ce n’est pas compter les morts, c’est empêcher qu’ils meurent », a-t-il conclu.

Sébastien Lecornu a commencé par remercier le parlementaire de l’Isère pour la « tonalité » de sa question et son soutien aux services de l’État, avant de revenir sur le climat politique des dernières heures, celui d’une « escalade verbale » d’un « certain nombre » d’écologistes. « Je ne souhaite pas que le débat politique continue de dériver vers une violence verbale qui va jusqu’à des spéculations sur un bilan humain. Et ce qui s’est passé hier à l’Assemblée nationale n’était pas raisonnable pour le débat démocratique. »

Sébastien Lecornu favorable à un débat au Parlement

Sur le fond, le Premier ministre a indiqué que le « débat entre atténuation et adaptation » était « derrière nous » et qu’il fallait « désormais faire les deux en même temps ». Sébastien Lecornu s’est engagé à de nouvelles annonces en faveur des hôpitaux « dans les 48 prochaines heures », tout en pointant aussi une « urgence en matière de sécurité civile », qu’il faudra « durcir ».

Le locataire de Matignon se montre aussi ouvert à accéder à la demande des socialistes d’un débat au Parlement sur l’adaptation nécessaire au réchauffement climatique. « J’en discuterai avec le président du Sénat dans un instant. J’y suis évidemment favorable. Cela permet peut-être d’objectiver le bilan, ne pas le caricaturer, et être en situation d’en tirer des conclusions, y compris pour le projet de loi de finances pour l’année prochaine. »

Dans un propos plus politique, Sébastien Lecornu a interrogé les écologistes sur leurs véritables intentions. « Si votre question c’était, est ce que le gouvernement est disposé disponible à travailler de bonne foi dans la mesure des moyens des contraintes budgétaires qui sont les nôtres […] nous sommes présents. Si l’objet est, malheureusement, comme j’ai pu le comprendre hier, plus politicien, si la question c’est l’avenir de la relation entre telle ou telle formation politique et la France insoumise, si le but de tout cela n’était que de déposer une motion de censure […] là, je crois que pour le coup on fait fausse route », a-t-il averti.

01.07.2026 à 16:06

Rédaction Public Sénat
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Lors des questions d'actualité au gouvernement du Sénat, la présidente LR de la commission des lois, Muriel Jourda, a alerté le gouvernement sur un vide législatif qui pourrait empêcher dès mercredi la justice de maintenir en détention, jusqu'à leurs procès, des mineurs accusés de crimes.
Texte intégral (538 mots)

Le 27 juin 2025, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), le Conseil constitutionnel avait censuré une disposition de 2019 du code de la justice pénale des mineurs régissant ce maintien en détention, au terme de l’enquête judiciaire, d’un mineur de plus de 16 ans accusé d’un crime. Les Sages avaient laissé jusqu’au 1er juillet 2026 au législateur pour se mettre en conformité, en raison de « conséquences manifestement excessives » qu’aurait eues une abrogation immédiate. Une telle mesure-couperet aurait privé de « toute possibilité de maintien en détention provisoire d’un accusé mineur dans l’attente de sa comparution devant la cour d’assises des mineurs ».

Or depuis, « rien n’a été fait », a rappelé la présidente LR de la commission des lois, Muriel Jourda, lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat. « La question est de savoir aujourd’hui combien de mineurs sont concernés ? Quel type de crime est envisagé ? Et quelles sont les instructions qui ont été données aux magistrats pour éviter que des mineurs de plus de 16 ans qui sont accusés de crimes soient dans la rue alors qu’ils devraient être en détention ».

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, n’était pas là pour lui répondre, retenu à l’Assemblée pour l’examen du projet de loi justice criminelle où justement il défendra un amendement pour combler ce vide juridique. « Si le texte est adopté d’ici mi-juillet, cet amendement permettra de mettre notre droit en conformité avec la décision du Conseil constitutionnel. Aucun autre texte n’aurait pu le permettre ces dernières semaines et ces derniers mois du fait de l’irrecevabilité », a assuré Maud Brégeon, porte-parole du gouvernement qui s’exprimait au nom de Gérald Darmanin. « Les choses seront donc corrigées, compatibles avec la sécurité de nos concitoyens, puisque cette disposition concerne les nouvelles décisions et non les anciennes décisions », a-t-elle précisé, faisant référence aux ordonnances de mise en accusation (OMA) d’un mineur. Après une OMA, un accusé peut être maintenu en détention durant un an jusqu’à son procès, délai renouvelable deux fois six mois dans des cas exceptionnels.

La Chancellerie considère, en effet, que « les décisions de maintien en détention antérieures à cette date conservent leur validité », selon une dépêche envoyée aux juridictions détaillée à l’AFP par un magistrat qui l’a reçue. Une analyse que ne manqueront pas de contester les avocats.

« La question, ce sont les Français. L’année dernière, ils étaient plus de 60 % à ne pas avoir confiance dans la justice. Il y a trois semaines, ils manifestaient sous les fenêtres des tribunaux. Il ne faudrait pas qu’aujourd’hui, la supériorité de l’État de droit disparaisse totalement de leur esprit », a répondu Muriel Jourda.

 

01.07.2026 à 14:21

Henri Clavier
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Après plusieurs faits divers ayant mis en lumière de graves erreurs dans le traitement des plaintes de mineurs agressés sexuellement, le gouvernement a modifié sa copie pour y inclure de nouvelles mesures. Notamment, la perpétuité pour des viols en série, la réduction des délais d’enquête ou supprimer certaines remises en liberté automatique.
Texte intégral (630 mots)

A l’issue du conseil des ministres qui s’est tenu ce mercredi 1er juillet, le gouvernement a acté plusieurs modifications du projet de loi relatif à la protection des enfants. Avec cette lettre rectificative, le gouvernement souhaite inclure plusieurs mesures jugées essentielles après les graves dysfonctionnements judiciaires mis en lumière par l’affaire Lyhanna. 

Par ailleurs, la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé a estimé qu’il était « important de le faire dès maintenant » sans attendre l’arrivée du projet de loi intégral sur les violences sexistes et sexuelles qui ne devrait pas être examiné avant l’automne. L’examen du texte sur la protection des enfants débutera le 15 juillet à l’Assemblée nationale. 

« La loi permettra, si elle est adoptée, qu’il y ait une durée maximale de trois mois pour les actes d’enquête » 

A travers cette lettre rectificative, l’exécutif cherche à s’assurer que les circonstances ayant mené à la mort de Lyhanna ne puissent se reproduire. « La loi permettra, si elle est adoptée, qu’il y ait une durée maximale de trois mois pour les actes d’enquête », explique Aurore Bergé. Cette mesure vise les actes essentiels des enquêtes sur les crimes sexuels contre les mineurs. Pour rappel, le principal suspect dans l’affaire Lyhanna, Jérôme Barella, faisait l’objet d’une plainte pour viol sur mineur depuis 2024.

Ensuite, un nouvel article vise à prévenir certaines remises en liberté anticipée pour les auteurs d’infractions sexuelles et « garantir que les auteurs d’infractions sexuelles ne puissent plus bénéficier de la libération sous contrainte de plein droit », déclare Aurore Bergé. Enfin, le texte propose de porter à la réclusion criminelle à perpétuité la peine encourue pour des viols en série sur mineurs. 

Des mesures nouvelles sur le périscolaire 

Le projet de loi rectifié comporte également plusieurs mesures en réaction aux scandales des violences dans le périscolaire. Pour éviter que les individus faisant l’objet de signalement soient simplement affectés à un autre poste, Aurore Bergé annonce « un régime de contrôle renforcé ». Concrètement, cela doit se traduire par un contrôle d’honorabilité renforcé en permettant le croisement des fichiers pour toutes les personnes travaillant avec des mineurs. Dernière mesure, garantir aux parents d’être informés de l’identité des personnes qui encadrent les activités périscolaires auxquelles participent leurs enfants.

01.07.2026 à 14:09

Emma Bador-Fritche
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À près d’un an du scrutin, ce n’est ni un programme ni un candidat qui fait débat, mais… le calendrier. Le Conseil des ministres a arrêté les dates de l’élection présidentielle de 2027, le premier tour se tiendra le dimanche 18 avril et le second le dimanche 2 mai. Un choix conforme aux exigences constitutionnelles, mais qui soulève déjà de nombreuses interrogations.
Texte intégral (1044 mots)

C’est un détail du calendrier qui alimente déjà les débats. Le second tour de l’élection présidentielle se tiendra en effet le dimanche 2 mai 2027, au lendemain de la Fête du Travail. Cette configuration suscite des interrogations, car la campagne officielle sera déjà terminée. Conformément au Code électoral, les candidats devront respecter la période de « silence républicain », également appelée « réserve électorale ». Dès le vendredi précédant le scrutin à minuit, ils ne pourront plus organiser de réunions publiques, diffuser de nouveaux messages de campagne, distribuer de tracts ou solliciter les électeurs, y compris sur les réseaux sociaux.

Cette règle, qui s’applique à toutes les élections, vise à offrir aux électeurs un temps de réflexion, sans nouvelle pression de campagne, afin de garantir la sincérité du scrutin. En revanche, les manifestations syndicales du 1er mai ne sont pas concernées par cette interdiction. C’est précisément ce point qui nourrit les critiques de plusieurs responsables politiques, lesquels estiment que les cortèges, les slogans ou les prises de parole relayée dans les médias pourraient peser sur le climat politique à la veille du second tour.

Le 1er mai, une journée traditionnellement très politique

En France, le 1er mai ne se limite pas à la Fête du Travail. Les organisations syndicales, notamment la CGT, la CFDT, Solidaires, la FSU ou Force ouvrière organisent chaque année d’importants cortèges revendicatifs. Au fil des années, cette journée est devenue un rendez-vous politique incontournable. Les dirigeants de la gauche y participent régulièrement, tandis que les slogans qui y sont scandés sont largement politiques. Les images des défilés occupent largement l’espace médiatique. Dans un entre-deux-tours de présidentielle, cette séquence pourrait bénéficier d’une audience exceptionnelle, alors même que les candidats n’auront plus le droit de faire campagne.

Bruno Retailleau dénonce un calendrier « pas neutre »

Le candidat des Républicains, Bruno Retailleau, est l’un des premiers à avoir vivement contesté ce choix. « Je m’inscris totalement contre ce choix-là », a-t-il déclaré sur Europe 1 et CNews. Selon lui, il est illusoire de penser que les manifestations du 1er mai resteront déconnectées de l’élection présidentielle : « Qu’on ne me fasse pas croire que dans les cortèges, dans les prises de position, il n’y aura aucun écho politique. » Le président de LR estime que ce calendrier « n’est pas neutre » et qu’il n’est « pas normal sur le plan démocratique ». Il va plus loin en évoquant le risque de tensions. « Il y a peu de 1er mai qui se passent calmement. Il y a toujours une montée en pression et parfois des débordements. Vous imaginez la veille d’un second tour ? » Bruno Retailleau accuse même l’exécutif d’avoir retenu une date qui, selon lui, serait susceptible d’avantager la gauche.

La critique ne provient pas uniquement de la droite. Sur le réseau social X, la socialiste Ségolène Royal a également estimé que fixer le second tour le 2 mai « n’est pas responsable ». Selon l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle, les éventuels incidents ou violences lors des manifestations pourraient peser sur le vote du lendemain. Elle souligne également les difficultés pratiques pour les communes, chargées d’organiser simultanément la sécurisation des défilés et la préparation des bureaux de vote. Pour elle, le gouvernement devrait soit revoir cette date, soit expliquer davantage les raisons de son choix.

Le gouvernement appelle à ne « pas polémiquer »

Face aux critiques, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a défendu un calendrier élaboré en tenant compte de l’ensemble des contraintes juridiques et pratiques. « Je veux bien qu’on polémique sur beaucoup de choses, mais je vous propose qu’on ne polémique pas sur les dates des élections présidentielles », a-t-elle déclaré à l’issue du Conseil des ministres.

Selon elle, les dates retenues respectent strictement les exigences de la Constitution et ont été arrêtées après consultation de l’ensemble des partis politiques. Elle rappelle que « les règles de silence politique la veille de l’élection seront les mêmes que d’habitude » et qu’elles s’appliqueront à tous les responsables politiques sans exception.

La porte-parole a également appelé à « faire confiance aux forces de l’ordre », à « la responsabilité des forces politiques » pour respecter cette règle du « silence républicain » qui précède le vote, mais aussi « à l’intelligence des Français », estimant que les électeurs sauront faire leur choix en toute indépendance.

Un calendrier contraint par plusieurs impératifs

Le gouvernement fait également valoir qu’il n’existait que deux possibilités compatibles avec les délais fixés par la Constitution : les 11 et 25 avril, ou les 18 avril et 2 mai. Selon Maud Brégeon, le choix retenu résulte d’un arbitrage entre différentes contraintes. Organiser le scrutin les 11 et 25 avril aurait davantage coïncidé avec les vacances scolaires de printemps. « Si on avait fait le choix d’une option qui tombait majoritairement pendant les vacances scolaires, je ne doute pas que certains auraient reproché au gouvernement d’avoir choisi des dates particulièrement percutées par les congés », a-t-elle expliqué, estimant qu’il fallait « agréger l’ensemble des contraintes » avant de fixer le calendrier.

À moins d’un an de l’échéance, le calendrier électoral est déjà devenu un sujet politique à part entière.

01.07.2026 à 09:32

Henri Clavier
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Invité de la matinale de Public Sénat, le médecin et député Philippe Juvin a évoqué les conséquences de la récente canicule. Ce dernier écarte le chiffre de 10 000 morts avancés par les écologistes et tacle ces derniers pour leur mise en cause de la responsabilité du gouvernement.
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Les esprits se sont échauffés, hier, à l’Assemblée nationale alors que les Ecologistes ont mis en cause l’action du gouvernement dans sa gestion de la récente canicule. La députée écologiste Sandrine Rousseau a notamment appelé le gouvernement à ne pas attendre qu’il y ait 10 000 morts, un cri d’alerte qu’avait déjà lancé Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, le 29 juin. 

Philippe Juvin appelle les écologistes à « prendre leurs responsabilités » 

« Ce n’est pas le gouvernement qui est responsable de la chaleur et ce n’est sûrement pas le gouvernement actuel qui est responsable du fait que les hôpitaux ne sont pas climatisés », balaye le médecin et député Philippe Juvin (LR). Ce dernier écarte catégoriquement l’idée de soutenir la motion de censure que les députés écologistes souhaitent déposer. « Il y a toujours eu des gens qui ont confondu la vertu et la punition », ajoute le député qui appelle les écologistes à « prendre leurs responsabilités ». Ce dernier estime notamment que les positions écologistes ont participé à retarder l’installation de climatiseurs dans les bâtiments publics. 

« Il est très clair que la climatisation sauve des vies » 

Malgré ces divergences, le chef des urgences de l’hôpital Georges Pompidou reconnaît que l’on ne dispose d’aucune certitude sur le nombre de morts liés à la canicule. Pour l’instant, Santé Publique France évoque un nombre de 1 000 décès imputables à la chaleur. « On a probablement eu une sous-estimation du nombre de morts », continue Philippe Juvin qui écarte néanmoins la possibilité d’atteindre les 10 000 morts. 

Tout en dénonçant une « forme d’idéologie » faisant obstacle à la climatisation, Philippe Juvin plaide pour une accélération du rythme d’installation des climatiseurs, à l’hôpital comme à domicile. « Il est très clair que la climatisation sauve des vies », explique le médecin qui ajoute que « la majorité des morts de cette canicule sont à domicile ». Dans ce contexte, le député regrette les propos du groupe écologiste. « C’est honteux les polémiques sur les morts », déclare Philippe Juvin.

01.07.2026 à 09:20

Rédaction Public Sénat
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Deux paires de dates étaient possibles. L'exécutif a fait son choix, qui sera officiellement arrêté ce 1er juillet, lors du Conseil des ministres.
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On connaît les dates du premier et du second tour de la prochaine élection présidentielle. Elle aura lieu les 18 avril et 2 mai 2027, selon Ouest France et l’AFP. La date doit être officialisée ce mercredi en Conseil des ministres. Ce calendrier a été préféré à l’autre option, qui plaçait le scrutin une semaine plus tôt, les 11 et 25 avril, selon Ouest-France. Il aura donc lieu durant les vacances de printemps et pour le second tour au lendemain de la fête du Travail.

En vertu de la Constitution, le scrutin doit se tenir de 20 à 35 jours avant la fin du quinquennat actuel, Emmanuel Macron ayant commencé sa seconde présidence le 14 mai 2022.

On connaît également la date d’interruption des travaux parlementaires en séance. Comme lors de la précédente année présidentielle, la session prendra fin le 28 février.

Avec AFP.

30.06.2026 à 17:53

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30.06.2026 à 17:27

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30.06.2026 à 17:27

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30.06.2026 à 17:27

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30.06.2026 à 16:40

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30.06.2026 à 16:40

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30.06.2026 à 16:21

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30.06.2026 à 16:21

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29.06.2026 à 11:04

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La France entre dans une nouvelle ère, celle des pénuries d’eau. Le réchauffement climatique et la pollution diffuse amenuisent de plus en plus les ressources en eau disponibles pour tous les usages. Pour préserver les agriculteurs, le Sénat a voté cette semaine la loi d’urgence agricole, qui prévoit notamment de doubler nos capacités de stockage d’ici 2035. Est-ce le retour des méga-bassines ? Ce texte va-t-il relancer la guerre de l’eau ? Comment assurer un partage de l'eau équitable ? On en parle avec Matthieu BRUN, Directeur scientifique de la Fondation FARM (Fondation pour l'agriculture et la ruralité dans le monde), Henri CABANEL, Sénateur RDSE de l’Hérault, Viticulteur et Esther CRAUSER-DELBOURG, Économiste de l’eau, Enseignante à HEC, Fondatrice de Water Wiser.
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La France entre dans une nouvelle ère, celle des pénuries d’eau. Le réchauffement climatique et la pollution diffuse amenuisent de plus en plus les ressources en eau disponibles pour tous les usages. Pour préserver les agriculteurs, le Sénat a voté cette semaine la loi d’urgence agricole, qui prévoit notamment de doubler nos capacités de stockage d’ici 2035. Est-ce le retour des méga-bassines ? Ce texte va-t-il relancer la guerre de l’eau ? Comment assurer un partage de l'eau équitable ? On en parle avec Matthieu BRUN, Directeur scientifique de la Fondation FARM (Fondation pour l'agriculture et la ruralité dans le monde), Henri CABANEL, Sénateur RDSE de l’Hérault, Viticulteur et Esther CRAUSER-DELBOURG, Économiste de l’eau, Enseignante à HEC, Fondatrice de Water Wiser.

29.06.2026 à 11:04

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Le nouveau président du musée du Louvre tire un constat alarmant : le musée est à "bout de souffle". Après le casse des bijoux qui a mis en lumière les failles sécuritaires de l'institution, des risques d’inondations et la fragilité de certains bâtiments sont apparus. De lourds investissements sont donc nécessaires. Comment le premier musée du monde peut-il être dans un tel état de décrépitude ? Est-ce une question de budget ou de mauvais choix ? La sécurité s’est-elle vraiment améliorée, 9 mois après le casse des Joyaux de la Couronne ? On en parle avec Jean-Michel TOBELEM, professeur associé à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, docteur en sciences de gestion, spécialiste des politiques culturelles et auteur de « Politique et gestion de la culture. Publics, financement, territoire, stratégie” paru chez Armand Colin, Maryvonne de SAINT-PULGENT, ancien directeur du Patrimoine et autrice du tract “Alerte sur le patrimoine” paru en janvier chez Gallimard et Didier RYKNER, journaliste, historien de l'art et fondateur du magazine en ligne latribunedelart.com 
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Le nouveau président du musée du Louvre tire un constat alarmant : le musée est à "bout de souffle". Après le casse des bijoux qui a mis en lumière les failles sécuritaires de l'institution, des risques d’inondations et la fragilité de certains bâtiments sont apparus. De lourds investissements sont donc nécessaires. Comment le premier musée du monde peut-il être dans un tel état de décrépitude ? Est-ce une question de budget ou de mauvais choix ? La sécurité s’est-elle vraiment améliorée, 9 mois après le casse des Joyaux de la Couronne ? On en parle avec Jean-Michel TOBELEM, professeur associé à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, docteur en sciences de gestion, spécialiste des politiques culturelles et auteur de « Politique et gestion de la culture. Publics, financement, territoire, stratégie” paru chez Armand Colin, Maryvonne de SAINT-PULGENT, ancien directeur du Patrimoine et autrice du tract “Alerte sur le patrimoine” paru en janvier chez Gallimard et Didier RYKNER, journaliste, historien de l'art et fondateur du magazine en ligne latribunedelart.com 

29.06.2026 à 11:04

Thomas Bourgeois-Muller
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Après plus de 4 mois de guerre entre l'Iran et les États-Unis, la société iranienne semble être la grande oubliée de ce conflit. Donald Trump avait pourtant encouragé les Iraniens à se révolter contre le régime et avait promis de les sauver. Comment le peuple iranien a-t-il vécu ces 14 semaines sous les bombes ? Que peuvent-ils espérer des centaines de milliards de dollars promis par Donald Trump ? Le centre de gravité du pouvoir a-t-il basculé en faveur des Gardiens de la Révolution ? On en parle avec Azadeh KIAN, professeure émérite de sociologie à l’Université Paris Cité et autrice de “Repenser le genre, l’ethnicité et la religion en Iran” (Bloomsbury), Armin AREFI, grand reporter au Point, spécialiste du Proche et Moyen-Orient et auteur avec Julie Lerat du documentaire “Gardiens de la révolution. Les maîtres de l'Iran” sur Arte et Karim-Émile BITAR, professeur de science politique à Sciences Po Paris et à l’université Saint-Joseph de Beyrouth et spécialiste du Proche et Moyen-Orient.
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Après plus de 4 mois de guerre entre l'Iran et les États-Unis, la société iranienne semble être la grande oubliée de ce conflit. Donald Trump avait pourtant encouragé les Iraniens à se révolter contre le régime et avait promis de les sauver. Comment le peuple iranien a-t-il vécu ces 14 semaines sous les bombes ? Que peuvent-ils espérer des centaines de milliards de dollars promis par Donald Trump ? Le centre de gravité du pouvoir a-t-il basculé en faveur des Gardiens de la Révolution ? On en parle avec Azadeh KIAN, professeure émérite de sociologie à l’Université Paris Cité et autrice de “Repenser le genre, l’ethnicité et la religion en Iran” (Bloomsbury), Armin AREFI, grand reporter au Point, spécialiste du Proche et Moyen-Orient et auteur avec Julie Lerat du documentaire “Gardiens de la révolution. Les maîtres de l'Iran” sur Arte et Karim-Émile BITAR, professeur de science politique à Sciences Po Paris et à l’université Saint-Joseph de Beyrouth et spécialiste du Proche et Moyen-Orient.

29.06.2026 à 10:54

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L'affaire Lyhanna a tristement rappelé le problème des plaintes pour violences sexuelles, souvent mal traitées voire oubliées. Ainsi, 81% des victimes de féminicides avaient déjà porté plainte, avant de tomber sous les coups de leur conjoint. Les policiers et gendarmes sont-ils assez formés ? Comment faciliter les dépôts de plaintes ? La loi intégrale prévue à l’automne va-t-elle permettre à la France de sortir du scandale des violences sexuelles contre les femmes et les enfants ? On en parle avec le Lieutenant-colonel Erwan COIFFARD, porte-parole de la Gendarmerie nationale, Évelyne SIRE-MARIN, magistrate honoraire et vice-présidente de la Ligue des droits de l’Homme et Dominique VÉRIEN, sénatrice centriste de l’Yonne et présidente de la délégation aux droits des femmes.
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L'affaire Lyhanna a tristement rappelé le problème des plaintes pour violences sexuelles, souvent mal traitées voire oubliées. Ainsi, 81% des victimes de féminicides avaient déjà porté plainte, avant de tomber sous les coups de leur conjoint. Les policiers et gendarmes sont-ils assez formés ? Comment faciliter les dépôts de plaintes ? La loi intégrale prévue à l’automne va-t-elle permettre à la France de sortir du scandale des violences sexuelles contre les femmes et les enfants ? On en parle avec le Lieutenant-colonel Erwan COIFFARD, porte-parole de la Gendarmerie nationale, Évelyne SIRE-MARIN, magistrate honoraire et vice-présidente de la Ligue des droits de l’Homme et Dominique VÉRIEN, sénatrice centriste de l’Yonne et présidente de la délégation aux droits des femmes.

29.06.2026 à 10:50

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L’agriculture et l’écologie sont-elles encore compatibles ? Débat autour de cette problématique dans la matinale du jour, entre Michaël Darmon, Frédéric Denhez et Géraldine Woessner. Les intervenants amènent l’idée que les mesures d’urgence permettent de répondre rapidement aux difficultés des agriculteurs en levant certains freins administratifs, notamment pour les bâtiments d’élevage ou la gestion de l’eau. Cependant ils craignent qu’elles fragilisent la protection de cette ressource essentielle. Selon l’éditorialiste politique Michaël Darmon : « Il faut lever ces petits verrous pour relocaliser certaines productions ». L’éditorialiste pense qu’il est impératif de trouver un équilibre entre la production agricole et la préservation de l’environnement. Pour la rédactrice en chef au Point et spécialiste des sujets d'agriculture et d'environnement : « C’est une voie d’urgence qui permettra de lever certains verrous pour l’adaptation très attendue des agriculteurs ». L’auteur, journaliste spécialiste des questions d’environnement, chroniqueur chez Marianne Frédéric Denhez estime que c’est l’eau qui est un enjeu essentiel : « L’eau est gérée démocratiquement à l’échelle locale par les agences de l’eau. »
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L’agriculture et l’écologie sont-elles encore compatibles ? Débat autour de cette problématique dans la matinale du jour, entre Michaël Darmon, Frédéric Denhez et Géraldine Woessner. Les intervenants amènent l’idée que les mesures d’urgence permettent de répondre rapidement aux difficultés des agriculteurs en levant certains freins administratifs, notamment pour les bâtiments d’élevage ou la gestion de l’eau. Cependant ils craignent qu’elles fragilisent la protection de cette ressource essentielle. Selon l’éditorialiste politique Michaël Darmon : « Il faut lever ces petits verrous pour relocaliser certaines productions ». L’éditorialiste pense qu’il est impératif de trouver un équilibre entre la production agricole et la préservation de l’environnement. Pour la rédactrice en chef au Point et spécialiste des sujets d'agriculture et d'environnement : « C’est une voie d’urgence qui permettra de lever certains verrous pour l’adaptation très attendue des agriculteurs ». L’auteur, journaliste spécialiste des questions d’environnement, chroniqueur chez Marianne Frédéric Denhez estime que c’est l’eau qui est un enjeu essentiel : « L’eau est gérée démocratiquement à l’échelle locale par les agences de l’eau. »

29.06.2026 à 10:50

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Dénonçant une « impréparation » du gouvernement dans sa gestion de la canicule, le groupe Écologiste et Social à l'Assemblée nationale a annoncé mardi 30 juin vouloir déposer une motion de censure contre le Premier ministre, avec le soutien de La France insoumise. Interrogé sur la pertinence de cette motion de censure, l'ancien ministre de l'Agriculture et ancien ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne Marc Fesneau estime que "cela est désolant" et semble défendre l'exécutif : « Je rappelle qu'une motion de censure, accessoirement c'est une après-midi de perdue pour le gouvernement, au banc pour le Premier ministre. Au lieu de faire, ce dont il est chargé, c'est-à-dire, en pleine canicule, d'essayer de veiller, préserver les populations des risques incendies, des risques de la canicule et des conséquences de celle-ci». Pour le président du groupe Les Démocrates à l'Assemblée nationale et premier vice-président du MoDem, cette opération est « clairement politique » et empêche de voir le vrai combat qui est de gérer la bataille de la canicule, une bataille de long terme. Marc Fesneau s'interroge : « On entre dans une phase où désormais (...), on pense que le mieux quand il y a une crise, c'est de rajouter une crise politique ».
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Dénonçant une « impréparation » du gouvernement dans sa gestion de la canicule, le groupe Écologiste et Social à l'Assemblée nationale a annoncé mardi 30 juin vouloir déposer une motion de censure contre le Premier ministre, avec le soutien de La France insoumise. Interrogé sur la pertinence de cette motion de censure, l'ancien ministre de l'Agriculture et ancien ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne Marc Fesneau estime que "cela est désolant" et semble défendre l'exécutif : « Je rappelle qu'une motion de censure, accessoirement c'est une après-midi de perdue pour le gouvernement, au banc pour le Premier ministre. Au lieu de faire, ce dont il est chargé, c'est-à-dire, en pleine canicule, d'essayer de veiller, préserver les populations des risques incendies, des risques de la canicule et des conséquences de celle-ci». Pour le président du groupe Les Démocrates à l'Assemblée nationale et premier vice-président du MoDem, cette opération est « clairement politique » et empêche de voir le vrai combat qui est de gérer la bataille de la canicule, une bataille de long terme. Marc Fesneau s'interroge : « On entre dans une phase où désormais (...), on pense que le mieux quand il y a une crise, c'est de rajouter une crise politique ».

29.06.2026 à 10:50

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Si Jean-Luc Mélenchon semble bien lancé pour la campagne présidentielle de 2027, le reste de la gauche semble avoir du mal à trouver le chemin et le candidat. Multiplication des candidatures, mais toujours pas de primaire : y en aura-t-il une ? Plusieurs figures de la gauche telles que la députée Les Écologistes Sandrine Rousseau, le député Génération.s Benjamin Lucas ou encore Philippe Poutou appellent à dialoguer avec le Président des Insoumis. Est-ce l’unique solution de faire remporter à la présidentielle à la gauche ? On en parle avec les éditorialistes politiques Elizabeth Martichoux et Françoise Degois, ainsi qu’avec le directeur général Opinion de l’IFOP Frédéric Dabi. Le sondeur annonce une fébrilité du côté de la gauche qui aurait « peur qu’on fonce tout droit devant un quatrième 21 avril ». Frédéric Dabi explique : « C’est un fait très simple, la gauche n'a pas été au second tour de la présidentielle depuis 2012, c'est presqu'un temps préhistorique pour énormément de jeunes Français ». Et malgré le fait qu’il existe des figures qui incarnent la gauche comme François Hollande, Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier, « il y a quand même une fébrilité qui monte de plus en plus fortement ». Pour Françoise Degois, la question de la primaire cristallise les tensions à gauche. Elle précise : « Glucksmann ne veut pas de primaire, il veut une désignation interne, mais il n’est pas irrésistible (…). Il faut que le candidat ait une légitimité de vote. Quand vous avez l'électorat de gauche qui vous dit ‘on veut une primaire’, il faut être cinglé pour continuer à faire de la résistance à une primaire. » Elizabeth Martichoux souligne toutefois que le contexte a profondément évolué. Et selon elle, le Parti socialiste s’est « affaibli nationalement », tandis que Jean-Luc Mélenchon a installé « son hégémonie sur la gauche » depuis 2022.
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Si Jean-Luc Mélenchon semble bien lancé pour la campagne présidentielle de 2027, le reste de la gauche semble avoir du mal à trouver le chemin et le candidat. Multiplication des candidatures, mais toujours pas de primaire : y en aura-t-il une ? Plusieurs figures de la gauche telles que la députée Les Écologistes Sandrine Rousseau, le député Génération.s Benjamin Lucas ou encore Philippe Poutou appellent à dialoguer avec le Président des Insoumis. Est-ce l’unique solution de faire remporter à la présidentielle à la gauche ? On en parle avec les éditorialistes politiques Elizabeth Martichoux et Françoise Degois, ainsi qu’avec le directeur général Opinion de l’IFOP Frédéric Dabi. Le sondeur annonce une fébrilité du côté de la gauche qui aurait « peur qu’on fonce tout droit devant un quatrième 21 avril ». Frédéric Dabi explique : « C’est un fait très simple, la gauche n'a pas été au second tour de la présidentielle depuis 2012, c'est presqu'un temps préhistorique pour énormément de jeunes Français ». Et malgré le fait qu’il existe des figures qui incarnent la gauche comme François Hollande, Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier, « il y a quand même une fébrilité qui monte de plus en plus fortement ». Pour Françoise Degois, la question de la primaire cristallise les tensions à gauche. Elle précise : « Glucksmann ne veut pas de primaire, il veut une désignation interne, mais il n’est pas irrésistible (…). Il faut que le candidat ait une légitimité de vote. Quand vous avez l'électorat de gauche qui vous dit ‘on veut une primaire’, il faut être cinglé pour continuer à faire de la résistance à une primaire. » Elizabeth Martichoux souligne toutefois que le contexte a profondément évolué. Et selon elle, le Parti socialiste s’est « affaibli nationalement », tandis que Jean-Luc Mélenchon a installé « son hégémonie sur la gauche » depuis 2022.

29.06.2026 à 10:50

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Alors que la France vient de connaître son second épisode caniculaire, certains prévisionnistes annoncent « une météo à plus de 40°C pour la semaine prochaine”. Une canicule qui touche l’éducation, le rythme de travail, ou encore l’affluence dans les services d’urgence. Le chef des Urgences de l’hôpital Georges Pompidou et député (LR) des Hauts-de-Seine était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il estime que les soignants travailleraient dans de meilleures conditions s’il y avait de la climatisation : « et je pense aux blocs opératoires, il faudrait aussi que les blocs opératoires soient tous climatisés ». Interrogé sur la motion de censure initiée par les Écologistes qui vise le gouvernement dans sa gestion de la canicule, le chef des urgences est perplexe : « Écoutez, c'est un acte politique fort. (…) Mais ce n'est pas le gouvernement qui est responsable de la chaleur. Et ce n'est sûrement pas le gouvernement actuel qui est responsable du fait que les hôpitaux ne sont pas climatisés ». Il se montre plutôt catégorique à l’égard du parti EELV : « Je demande aux écolos aussi de prendre leur part de responsabilité. Ça fait 25 ans qu'ils nous maudissent quand on parle de climatisation. Il y a toujours eu des gens dans la société, de tout temps, qui ont expliqué qu’ils confondaient la vertu et la punition ». Le député poursuit en expliquant : « Ils ont quasiment interdit la climatisation pendant des années. Moi, j'ai été maire pendant 25 ans, et chaque fois qu'on voulait construire un nouveau bâtiment en mettant de la climatisation, on avait tout le monde écologiste, politique et administratif qui fondait sur vous en disant : ‘assassin du climat’.
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Alors que la France vient de connaître son second épisode caniculaire, certains prévisionnistes annoncent « une météo à plus de 40°C pour la semaine prochaine”. Une canicule qui touche l’éducation, le rythme de travail, ou encore l’affluence dans les services d’urgence. Le chef des Urgences de l’hôpital Georges Pompidou et député (LR) des Hauts-de-Seine était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il estime que les soignants travailleraient dans de meilleures conditions s’il y avait de la climatisation : « et je pense aux blocs opératoires, il faudrait aussi que les blocs opératoires soient tous climatisés ». Interrogé sur la motion de censure initiée par les Écologistes qui vise le gouvernement dans sa gestion de la canicule, le chef des urgences est perplexe : « Écoutez, c'est un acte politique fort. (…) Mais ce n'est pas le gouvernement qui est responsable de la chaleur. Et ce n'est sûrement pas le gouvernement actuel qui est responsable du fait que les hôpitaux ne sont pas climatisés ». Il se montre plutôt catégorique à l’égard du parti EELV : « Je demande aux écolos aussi de prendre leur part de responsabilité. Ça fait 25 ans qu'ils nous maudissent quand on parle de climatisation. Il y a toujours eu des gens dans la société, de tout temps, qui ont expliqué qu’ils confondaient la vertu et la punition ». Le député poursuit en expliquant : « Ils ont quasiment interdit la climatisation pendant des années. Moi, j'ai été maire pendant 25 ans, et chaque fois qu'on voulait construire un nouveau bâtiment en mettant de la climatisation, on avait tout le monde écologiste, politique et administratif qui fondait sur vous en disant : ‘assassin du climat’.

29.06.2026 à 10:50

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Présidentielle 2027 : avec ou sans la candidate (RN) Marine Le Pen ? Le sort de la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale sera fixé le 7 juillet 2026, avec les résultats du jugement dans l’affaire des assistants parlementaires. Sort politique et judiciaire, la figure du RN est-elle la meilleure candidate de son parti ? Jordan Bardella et Marine Le Pen sont-ils interchangeables ? On en parle autour du dernier baromètre ODOXA, représenté par le directeur conseil Erwan Lestrohan en débat avec Nicolas Bastuck, rédacteur en chef droit et justice au Point et Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra. Selon le directeur conseil Erwan Lestrohan, « le temps a légitimé les jugements et la pertinence de l’action judiciaire » de Marine Le Pen. En effet, les sondages montrent que l’an passé 53% des votants estimaient que la candidate était traitée comme n’importe quel justifiable. C’est 6 points de moins qu’aujourd’hui, un an après le premier jugement. « Le temps a joué contre elle, plutôt que pour elle », explique-t-il. Le rédacteur en chef droit et justice au Point juge que la stratégie employée par la candidate au début de son procès n’était pas la meilleure : « Critiquer ses juges n’est jamais une bonne stratégie, surtout quand on en a encore besoin, en l’occurrence en appel. Et c’était le cas pour Nicolas Sarkozy et pour Marine Le Pen. Et je peux vous dire que les deux ont changé de ton devant la cour d’appel, en se montrant beaucoup plus coopératifs et policés devant leur second juge ». Si Nicolas Bastuck estime que « Marine Le Pen inquiète davantage ses rivaux, car elle a essuyé plusieurs échecs et a de l’expérience », Jordan Bardella pourrait être un candidat qui est plus « rassembleur auprès des personnes âgées et des cadres », affirme Erwan Lestrohan. La journaliste politique Nathalie Mauret évoque une certaine ambiguïté pour la potentielle candidature présidentielle du président du RN : « Jordan Bardella est au top du top dans le palmarès de l’adhésion, avec un taux de 40% d’adhésion. Et dans le même temps, il y a cette image d’extrême droite qui colle à la peau de ce parti ». Elle conclut : « Si jamais elle est candidate, c’est la fin des problèmes pour Marine Le Pen le 7 juillet. Et pour Jordan Bardella, c’est le début des problèmes ».
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Présidentielle 2027 : avec ou sans la candidate (RN) Marine Le Pen ? Le sort de la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale sera fixé le 7 juillet 2026, avec les résultats du jugement dans l’affaire des assistants parlementaires. Sort politique et judiciaire, la figure du RN est-elle la meilleure candidate de son parti ? Jordan Bardella et Marine Le Pen sont-ils interchangeables ? On en parle autour du dernier baromètre ODOXA, représenté par le directeur conseil Erwan Lestrohan en débat avec Nicolas Bastuck, rédacteur en chef droit et justice au Point et Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra. Selon le directeur conseil Erwan Lestrohan, « le temps a légitimé les jugements et la pertinence de l’action judiciaire » de Marine Le Pen. En effet, les sondages montrent que l’an passé 53% des votants estimaient que la candidate était traitée comme n’importe quel justifiable. C’est 6 points de moins qu’aujourd’hui, un an après le premier jugement. « Le temps a joué contre elle, plutôt que pour elle », explique-t-il. Le rédacteur en chef droit et justice au Point juge que la stratégie employée par la candidate au début de son procès n’était pas la meilleure : « Critiquer ses juges n’est jamais une bonne stratégie, surtout quand on en a encore besoin, en l’occurrence en appel. Et c’était le cas pour Nicolas Sarkozy et pour Marine Le Pen. Et je peux vous dire que les deux ont changé de ton devant la cour d’appel, en se montrant beaucoup plus coopératifs et policés devant leur second juge ». Si Nicolas Bastuck estime que « Marine Le Pen inquiète davantage ses rivaux, car elle a essuyé plusieurs échecs et a de l’expérience », Jordan Bardella pourrait être un candidat qui est plus « rassembleur auprès des personnes âgées et des cadres », affirme Erwan Lestrohan. La journaliste politique Nathalie Mauret évoque une certaine ambiguïté pour la potentielle candidature présidentielle du président du RN : « Jordan Bardella est au top du top dans le palmarès de l’adhésion, avec un taux de 40% d’adhésion. Et dans le même temps, il y a cette image d’extrême droite qui colle à la peau de ce parti ». Elle conclut : « Si jamais elle est candidate, c’est la fin des problèmes pour Marine Le Pen le 7 juillet. Et pour Jordan Bardella, c’est le début des problèmes ».

29.06.2026 à 10:50

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Malgré les inquiétudes des associations de défense de l’environnement, les mises en garde du gouvernement et l’opposition de la gauche, le Sénat approuve la réintroduction encadrée de deux insecticides interdits, dont l’acétamipride. Introduit à 183 voix et à 129 contre, est-ce que le Sénat n’est-il pas à rebours de ce que doit être l'avenir ? Le sénateur de la Côte-d'Or et président du groupe RDPI - Renaissance au Sénat François Patriat est catégorique : « Non. C’est pour marquer un coup d’arrêt à des interdictions sans remplacement. Et je crois que le Chef de l’Etat l’avait dit : ‘Pas d’interdiction sans remplacement’ ». Le président de groupe exprime ses inquiétudes : « S’il n’y a pas de solution de remplacement [aux pesticides], faisons disparaître le colza des zones intermédiaires et alors nous apporterons du colza d'Europe de l'Est totalement traité et il n’y en aura plus ». Pour le sénateur de Côte d’Or, la réintroduction de ces pesticides viendrait d’une demande au niveau local : « J’ai vu des agriculteurs, des céréaliers me dire ‘je ne vais plus pouvoir cultiver’, ‘on va arrêter’ et bientôt on retrouvera de la jachère sur ces terres-là ». Et concernant les 2,1 millions personnes ayant signé la pétition contre la loi Duplomb, faisant de celle-ci la pétition la plus signée de l’histoire de la plateforme, François Patriat reste sceptique. « Ces deux millions de personnes, sont-elles des ruraux ? », interroge-t-il.
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Malgré les inquiétudes des associations de défense de l’environnement, les mises en garde du gouvernement et l’opposition de la gauche, le Sénat approuve la réintroduction encadrée de deux insecticides interdits, dont l’acétamipride. Introduit à 183 voix et à 129 contre, est-ce que le Sénat n’est-il pas à rebours de ce que doit être l'avenir ? Le sénateur de la Côte-d'Or et président du groupe RDPI - Renaissance au Sénat François Patriat est catégorique : « Non. C’est pour marquer un coup d’arrêt à des interdictions sans remplacement. Et je crois que le Chef de l’Etat l’avait dit : ‘Pas d’interdiction sans remplacement’ ». Le président de groupe exprime ses inquiétudes : « S’il n’y a pas de solution de remplacement [aux pesticides], faisons disparaître le colza des zones intermédiaires et alors nous apporterons du colza d'Europe de l'Est totalement traité et il n’y en aura plus ». Pour le sénateur de Côte d’Or, la réintroduction de ces pesticides viendrait d’une demande au niveau local : « J’ai vu des agriculteurs, des céréaliers me dire ‘je ne vais plus pouvoir cultiver’, ‘on va arrêter’ et bientôt on retrouvera de la jachère sur ces terres-là ». Et concernant les 2,1 millions personnes ayant signé la pétition contre la loi Duplomb, faisant de celle-ci la pétition la plus signée de l’histoire de la plateforme, François Patriat reste sceptique. « Ces deux millions de personnes, sont-elles des ruraux ? », interroge-t-il.

29.06.2026 à 10:31

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Depuis 2003, s’est-on adapté aux changements climatiques ? Le gouvernement a-t-il suffisamment anticipé ? On en parle lors du débat du jour avec le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard, la grand reporter à La Croix l’Hebdo, spécialiste des questions de transition écologique Marine Lamoureux, le directeur de la Nouvelle Revue politique Arnaud Benedetti et en visio, la médecin urgentiste (Val d’Oise) et porte-parole de Samu-Urgence France Agnès Ricard-Hibon. Pour Marine Lamoureux, il est évident que le pays n’est pas adapté, et en particulier les hôpitaux : « Le gouvernement a dû, en urgence, débloquer des financements pour climatiser. Pour fournir des climatiseurs et des brasseurs d’airs. Ce qui n’est évidemment pas du tout à la hauteur de l’enjeu écologique auquel on est confronté (…) On a l’impression qu’on agit dans l’urgence et ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu ». Arnaud Benedetti et Yves Thréard s’accordent sur une approche des politiques trop court-termiste, notamment due à des raisons électorales. Cette logique ne favorisant donc pas l'adaptation des changements climatiques, dans la durée. Malgré la forte affluence à laquelle sont confrontés les hôpitaux, la porte-parole de Samu-Urgence France exhorte les Français à appeler le Samu, et ce, d’une manière anticipée : « On incite les gens à appeler très tôt car plus on attend et plus la défaillance d’organes est installée et plus c’est difficile de rétablir ad integrum le bon fonctionnement ». Elle insiste : « N’attendez pas avant de nous appeler, appelez le 15 devant le moindre symptôme. Et à ce moment-là, nous, nous ferons l’analyse de la gravité. Et nous pourrons dire s’il y a signe de gravité ou non, et adapter en termes de traitement ».
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Depuis 2003, s’est-on adapté aux changements climatiques ? Le gouvernement a-t-il suffisamment anticipé ? On en parle lors du débat du jour avec le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard, la grand reporter à La Croix l’Hebdo, spécialiste des questions de transition écologique Marine Lamoureux, le directeur de la Nouvelle Revue politique Arnaud Benedetti et en visio, la médecin urgentiste (Val d’Oise) et porte-parole de Samu-Urgence France Agnès Ricard-Hibon. Pour Marine Lamoureux, il est évident que le pays n’est pas adapté, et en particulier les hôpitaux : « Le gouvernement a dû, en urgence, débloquer des financements pour climatiser. Pour fournir des climatiseurs et des brasseurs d’airs. Ce qui n’est évidemment pas du tout à la hauteur de l’enjeu écologique auquel on est confronté (…) On a l’impression qu’on agit dans l’urgence et ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu ». Arnaud Benedetti et Yves Thréard s’accordent sur une approche des politiques trop court-termiste, notamment due à des raisons électorales. Cette logique ne favorisant donc pas l'adaptation des changements climatiques, dans la durée. Malgré la forte affluence à laquelle sont confrontés les hôpitaux, la porte-parole de Samu-Urgence France exhorte les Français à appeler le Samu, et ce, d’une manière anticipée : « On incite les gens à appeler très tôt car plus on attend et plus la défaillance d’organes est installée et plus c’est difficile de rétablir ad integrum le bon fonctionnement ». Elle insiste : « N’attendez pas avant de nous appeler, appelez le 15 devant le moindre symptôme. Et à ce moment-là, nous, nous ferons l’analyse de la gravité. Et nous pourrons dire s’il y a signe de gravité ou non, et adapter en termes de traitement ».

29.06.2026 à 10:31

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La canicule de juin 2026 est-elle plus forte que celle d'août 2003 ? Qu’est-ce qui a changé entre ces deux épisodes historiques ? Le gouvernement avait-il anticipé ces changements climatiques ? Le pays est-il prêt à cette adaptation ? Selon le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, le gouvernement a été réactif face à ces changements brusques de chaleur : "Le Premier ministre a pris des mesures d'urgence immédiatement. Il a réuni des cellules interministérielles de crise à de nombreuses reprises. Il en a tiré de nombreuses conséquences sur l’ensemble des politiques publiques qui sont concernées. Que ce soit le travail, l’éducation, la transition écologique au sens large et évidemment le secteur sanitaire". Le ministre souhaite souligner que « le gouvernement fait face à un déficit d’investissement chronique mené depuis le début des années 2000 notamment en matière de rénovation du bâti public ». Face aux critiques, Mathieu Lefèvre défend le bilan du gouvernement : " Beaucoup a été fait depuis 2017, mais évidemment beaucoup reste à faire pour la suite. Mais dire que le gouvernement n’a rien fait depuis 2017, c’est absolument faux. Atténuation des gaz à effet de serre, des efforts historiques. Ma Prime Renov’, le Fonds vert, la programmation pluriannuelle de l’énergie, un ensemble de politiques publiques qui sont irriguées de transition écologique. Le doublement du budget de l’écologie depuis 2016, etc."
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La canicule de juin 2026 est-elle plus forte que celle d'août 2003 ? Qu’est-ce qui a changé entre ces deux épisodes historiques ? Le gouvernement avait-il anticipé ces changements climatiques ? Le pays est-il prêt à cette adaptation ? Selon le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, le gouvernement a été réactif face à ces changements brusques de chaleur : "Le Premier ministre a pris des mesures d'urgence immédiatement. Il a réuni des cellules interministérielles de crise à de nombreuses reprises. Il en a tiré de nombreuses conséquences sur l’ensemble des politiques publiques qui sont concernées. Que ce soit le travail, l’éducation, la transition écologique au sens large et évidemment le secteur sanitaire". Le ministre souhaite souligner que « le gouvernement fait face à un déficit d’investissement chronique mené depuis le début des années 2000 notamment en matière de rénovation du bâti public ». Face aux critiques, Mathieu Lefèvre défend le bilan du gouvernement : " Beaucoup a été fait depuis 2017, mais évidemment beaucoup reste à faire pour la suite. Mais dire que le gouvernement n’a rien fait depuis 2017, c’est absolument faux. Atténuation des gaz à effet de serre, des efforts historiques. Ma Prime Renov’, le Fonds vert, la programmation pluriannuelle de l’énergie, un ensemble de politiques publiques qui sont irriguées de transition écologique. Le doublement du budget de l’écologie depuis 2016, etc."

29.06.2026 à 08:17

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Sur la route de la Moyenne Corniche, entre Nice et Menton, l'écrivain Didier Van Cauweleart, enfant de la Baie des Anges prend place aux côtés de Nathalie Schraen-Guirma. De Saint-Jean Cap Ferrat, à Eze en passant par Roquebrune-Cap-Martin, l'auteur de " Un Aller Simple " lève le voile sur ses sources d'inspiration. Ce voyage sur la Côte d'Azur est également jalonné par des rencontres émouvantes et insolites, notamment avec des éducateurs de chiens guides d'aveugle et avec un agrumiculteur qui maintient avec panache la tradition du citron de Menton.
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Sur la route de la Moyenne Corniche, entre Nice et Menton, l'écrivain Didier Van Cauweleart, enfant de la Baie des Anges prend place aux côtés de Nathalie Schraen-Guirma. De Saint-Jean Cap Ferrat, à Eze en passant par Roquebrune-Cap-Martin, l'auteur de " Un Aller Simple " lève le voile sur ses sources d'inspiration. Ce voyage sur la Côte d'Azur est également jalonné par des rencontres émouvantes et insolites, notamment avec des éducateurs de chiens guides d'aveugle et avec un agrumiculteur qui maintient avec panache la tradition du citron de Menton.
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