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10.06.2026 à 16:45

L'organisme d'aide à la presse indépendante, fondé et cofinancé par « Mediapart », a annoncé le 4 juin les noms des médias qui bénéficieront de son soutien économique en 2026 pour développer des projets techniques ou éditoriaux.
Les lauréats du neuvième appel à projets du Fonds pour une presse libre (FPL) sont désormais connus. L'association, dédiée au soutien économique et juridique de la presse indépendante, a publié le 4 juin la liste des médias qui bénéficieront en 2026 de ses aides (…)
L'organisme d'aide à la presse indépendante, fondé et cofinancé par « Mediapart », a annoncé le 4 juin les noms des médias qui bénéficieront de son soutien économique en 2026 pour développer des projets techniques ou éditoriaux.
Les lauréats du neuvième appel à projets du Fonds pour une presse libre (FPL) sont désormais connus. L'association, dédiée au soutien économique et juridique de la presse indépendante, a publié le 4 juin la liste des médias qui bénéficieront en 2026 de ses aides financières (directes ou par avance remboursable).
Sur la quarantaine de candidatures reçues en début d'année, le FPL a sélectionné dix projets, éditoriaux, techniques et marketing portés par onze médias indépendants : Afrique XXI, Au Poste, Basta !, Climax, Disclose, Histoires Crépues, Le Crestois, L'Iceberg, The Conversation France, Les Surligneurs et Vert. Des noms bien connus sur le Portail des médias indépendants.
Au-delà des projets de développement technique, on note notamment l'annonce d'un projet éditorial coconstruit par deux titres de presse en ligne : The Conversation France et Les Surligneurs obtiennent 20 000 euros pour réaliser « une série de vidéos (quatre émissions d'une heure) consacrées aux fondements et à la défense de l'État de droit et de la démocratie ». Par ailleurs, Afrique XXI et Vert voient leurs projets d'investigation validés, tandis que Basta ! et Disclose vont poursuivre le développement de leurs bases de données journalistiques respectives.
Au total, les enveloppes cumulées atteignent 225 198 euros, financées par la campagne de dons annuelle du FPL et par la contribution indirecte de Mediapart, fondateur de l'organisme en 2019. Dans son annonce, le FPL explique en détail son processus de sélection, guidé par « la diversité ainsi que l'inventivité » des propositions retenues.
10.06.2026 à 13:46

Après le meurtre, fin mai, d'une enfant de 11 ans dans le Gers, le casier vierge du principal suspect, malgré des plaintes pour violences sexuelles sur mineure depuis 2017, provoque un débat sur les causes des dysfonctionnements de la justice et de la police dans ce type d'affaires.
La colère est nationale. Le 8 juin 2026, près de 60 000 personnes ont manifesté dans 216 villes de France devant les tribunaux judiciaires afin de dénoncer les trop nombreux cas de violences sexuelles sur (…)
Après le meurtre, fin mai, d'une enfant de 11 ans dans le Gers, le casier vierge du principal suspect, malgré des plaintes pour violences sexuelles sur mineure depuis 2017, provoque un débat sur les causes des dysfonctionnements de la justice et de la police dans ce type d'affaires.
La colère est nationale. Le 8 juin 2026, près de 60 000 personnes ont manifesté dans 216 villes de France devant les tribunaux judiciaires afin de dénoncer les trop nombreux cas de violences sexuelles sur mineures.
Quatre jours plus tôt, Lyhanna, 11 ans, était retrouvé morte de causes inconnues dans une exploitation agricole à quelques kilomètres de son domicile, une semaine après sa disparition. Mais au-delà de la mort d'une enfant, ce sont les antécédents du principal suspect, plusieurs fois accusé de violences sexuelles sur mineures, qui a créé la polémique.
Son profil n'a pas tardé à apparaître dans l'enquête. Dès le lendemain de la disparition de Lyhanna, vue pour la dernière fois à sa sortie du collège de Fleurance, dans le Gers, le père d'une de ses amies est interpellé : Jérôme Barella. S'il nie au départ disposer d'éléments, l'homme de 41 ans affirme finalement avoir transporté Lyhanna de son collège à la piscine municipale, à sa demande, après avoir été confronté à des images de caméras de surveillance prouvant la présence de l'enfant dans son véhicule peu après sa disparition. Il est ensuite mis en examen le 1ᵉʳ juin pour « enlèvement, séquestration de mineure de [moins de] 15 ans », puis placé en détention provisoire.
Si le casier judiciaire de Jérôme Barella est vierge, l'homme est bien connu de la justice. Selon la procureure d'Auch (Gers), ce père de famille avait déjà été visé par trois procédures liées à des accusations de violences sexuelles sur mineures depuis 2017, sans que celles-ci aboutissent. La plus récente concerne une plainte pour viol sur une enfant de 10 ans, déposée en août 2025. Dans cette affaire, une enquête est toujours en cours, pour laquelle Jérôme Barella n'a pas été entendu jusqu'ici. Après sa mise en examen, la mère de l'enfant concernée (présentée dans les médias sous le prénom de « Rosa ») a récemment dénoncé la lenteur des investigations, avant de déposer plainte contre l'État pour « faute lourde ».
Après la mise en examen de Jérôme Barella dans l'affaire Lyhanna, une nouvelle plainte pour viol sur une autre mineure a été déposée le 3 juin.
Si Jérôme Barella reste présumé innocent dans ces affaires, et bien qu'on ne sache pas encore si des problèmes ont entaché le traitement judiciaire des plaintes précédentes, son implication dans un énième cas de violences sexuelles sur mineures a provoqué un débat politique sur les défaillances de la justice.
Au-delà de la mobilisation citoyenne du 8 juin, des magistrats et des associations de protection de l'enfance dénoncent un échec politique : il s'agirait d'une nouvelle conséquence du manque de moyens humains et financiers accordés à la justice, en particulier concernant les affaires de violences sexuelles sur mineurs. Une situation bien documentée et dénoncée depuis plusieurs années.
Pour sa part, le gouvernement réfute toute critique concernant la faiblesse des mesures politiques ou des moyens financiers. Il accuse plutôt les services de l'État de ne pas avoir assez priorisé ce type de plaintes malgré ses demandes : le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a ainsi annoncé la saisie de l'Inspection générale de la justice (IGJ) et de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) sur d'éventuels dysfonctionnements. Quant au ministère de la Justice, le garde des sceaux Gérald Darmanin a d'abord présenté ses « excuses à la famille [de Lyhanna] et aux Français », avant d'ordonner aux procureurs généraux de revoir « l'intégralité des plaintes qui touchent les enfants » d'ici au 14 juillet – soit près de 70 000 dossiers.
10.06.2026 à 13:45

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