09.02.2026 à 13:03
09.02.2026 à 12:46
09.02.2026 à 12:46
09.02.2026 à 12:46
09.02.2026 à 12:46
09.02.2026 à 12:46
09.02.2026 à 12:46
09.02.2026 à 12:46
09.02.2026 à 12:46
09.02.2026 à 12:46
09.02.2026 à 12:46
09.02.2026 à 12:46
09.02.2026 à 12:46
06.02.2026 à 16:01
Le 2 février, le poste-frontière entre Gaza et l'Égypte a été officiellement rouvert. Cette étape du cessez-le-feu – poussé par les États-Unis – est pour l'instant peu respectée, tandis qu'à Gaza, les frappes israéliennes continuent de tuer.
Lundi 2 février, le poste-frontière de Rafah a été rouvert. Du moins, très partiellement, constate, au premier jour, le média américain *Truthout* : sur 20 000 Palestiniens en attente d'évacuation médicale, seuls 5 ont pu passer la frontière vers (…)
Le 2 février, le poste-frontière entre Gaza et l'Égypte a été officiellement rouvert. Cette étape du cessez-le-feu – poussé par les États-Unis – est pour l'instant peu respectée, tandis qu'à Gaza, les frappes israéliennes continuent de tuer.
Lundi 2 février, le poste-frontière de Rafah a été rouvert. Du moins, très partiellement, constate, au premier jour, le média américain Truthout : sur 20 000 Palestiniens en attente d'évacuation médicale, seuls 5 ont pu passer la frontière vers l'Égypte.
« Lundi, des ambulances ont attendu pendant des heures du côté égyptien de la frontière, prêtes à transporter des patients vers 150 hôpitaux à travers l'Égypte ayant accepté de soigner des patients de Gaza, avant que cinq personnes puissent finalement passer après le coucher du soleil », décrit le site indépendant.
« La réouverture du passage de Rafah est considérée comme une étape clé dans l'accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis, alors que cet accord entre dans sa deuxième phase », rappelle The Guardian. La mise en œuvre de la deuxième phase du cessez-le-feu a été annoncée par les États-Unis, par la voix de leur envoyé spécial Steve Witkoff, à la suite d'une première étape en octobre dernier.
Cette annonce « soulève toutefois des questions beaucoup plus importantes concernant les caractéristiques du plan de gouvernance d'après-guerre, notamment sur la force internationale de stabilisation proposée, un retrait israélien élargi et le modèle de gouvernance de Gaza », décrit Mada Masr.
Selon le média égyptien, les États-Unis ont décidé seuls de cette nouvelle phase. Un responsable égyptien proche des négociations témoigne : « Honnêtement, personne n'approuve cette opération dans son ensemble, y compris les Israéliens. Mais tout le monde a suivi le proverbe égyptien : “Attachez l'âne là où son propriétaire le souhaite”. »
Le média israélo-palestinien +972 a bien remarqué la réticence de l'État israélien à appliquer cette étape du cessez-le-feu. Il parle même de « sabotage » de la part de Netanyahu. Mi-janvier, les États-Unis ont annoncé la mise en place d'un Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), « un organe technocratique palestinien composé de quinze membres et chargé de fournir des services et de gérer la reconstruction dans l'enclave ravagée, sous la supervision du “Conseil de la paix” de Trump et du Conseil exécutif de Gaza ». Sauf que, depuis, « Israël n'a toujours pas autorisé le NCAG à entrer dans Gaza, et encore moins à la reconstruire », écrivait le site indépendant cinq jours avant la réouverture effective de la frontière.
Depuis l'annonce du cessez-le-feu, les attaques israéliennes contre les habitants de Gaza n'ont pas cessé. « L'armée israélienne continue de bombarder la bande côtière dévastée à sa guise. Depuis le début du “cessez-le-feu”, elle y a tué plus de 500 personnes », écrit le journal allemand Taz.
Le 4 février, seulement 48 heures après l'ouverture du poste-frontière, Israël a tué au moins 21 personnes dans des frappes aériennes. Six d'entre elles étaient des enfants. « Alors que les frappes faisaient rage à Gaza, les responsables sanitaires ont signalé qu'Israël avait également empêché les patients de franchir le poste-frontière de Rafah vers l'Égypte », complète The Guardian.
06.02.2026 à 16:00
L'affaire agite « l'écosystème » des médias indépendants. Ce 30 janvier, les journalistes de Mediapart Lénaïg Bredoux et Marine Turchi ont publié une enquête sur Olivier Legrain, « le mécène de gauche accusé d'abuser de son pouvoir avec les femmes ».
Le millionnaire, engagé de longue date aux côtés de nombreux médias indépendants ainsi que d'associations de solidarité, est accusé par plusieurs femmes d'avoir eu envers elles un ton et un comportement inadaptés, non sollicités, créant chez (…)
L'affaire agite « l'écosystème » des médias indépendants. Ce 30 janvier, les journalistes de Mediapart Lénaïg Bredoux et Marine Turchi ont publié une enquête sur Olivier Legrain, « le mécène de gauche accusé d'abuser de son pouvoir avec les femmes ».
Le millionnaire, engagé de longue date aux côtés de nombreux médias indépendants ainsi que d'associations de solidarité, est accusé par plusieurs femmes d'avoir eu envers elles un ton et un comportement inadaptés, non sollicités, créant chez elles un sentiment de malaise. Et l'homme est visé par une plainte déposée début janvier pour des faits « de harcèlement, d'intimidation et de violence sexuelle », révèle Mediapart.
Ces violences sexistes et sexuelles présumées ont obligé plusieurs médias indépendants à expliquer les liens qu'ils ont pu entretenir avec le mécène. En particulier dans le cadre du projet de Maison des médias libres, dans lequel Olivier Legrain est impliqué en tant que financeur principal. Basta ! explicite sa position dans un communiqué, souhaitant étudier « toutes les options possibles pour que ce projet puisse se réaliser, indépendamment de la participation d'Olivier Legrain » (voir également le communiqué de Vert).
Cette affaire « n'est pas un simple accident de parcours ni un dommage collatéral regrettable dans un paysage médiatique déjà sinistré. Elle est le révélateur brutal d'une hypocrisie collective que les médias indépendants – Politis compris – n'ont pas voulu regarder en face : on ne construit pas un contre-pouvoir durable sur la dépendance à un seul homme fortuné, fût-il estampillé de gauche », estime Politis.
De son côté, Olivier Legrain a transmis un court communiqué où il présente ses excuses : « J'ai ainsi pris conscience que certains de mes comportements ont été vécus comme intrusifs ou inappropriés, indépendamment de mon intention. J'ai également mesuré l'asymétrie que crée, dans certaines relations, mon genre, mon statut et ma situation sociale. J'en prends aujourd'hui toute la responsabilité et mon âge ne doit pas être une excuse : en 2026, tout homme doit réaliser cela. » Il y conteste cependant « toute accusation à caractère pénal ou sexuel ».