27.01.2026 à 09:29
Pourquoi se pencher sur un club de foot féministe de Meurthe-et-Moselle plus que sur autre ? Les six joueurses du reportage de *La Déferlante* ne sont ni des pionnieres (comme les Dégommeuses de Paris, nées en 2012) ni des visages médiatiques d'un engagement contre les discriminations dans le sport (à l'image des Hijabeuses d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis). « Mais la capitale n'est plus le seul terrain de jeu, constate la revue. Caen, Marseille ou Lyon ont aussi participé à ouvrir (…)
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Pourquoi se pencher sur un club de foot féministe de Meurthe-et-Moselle plus que sur autre ? Les six joueurses du reportage de La Déferlante ne sont ni des pionnieres (comme les Dégommeuses de Paris, nées en 2012) ni des visages médiatiques d'un engagement contre les discriminations dans le sport (à l'image des Hijabeuses d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis). « Mais la capitale n'est plus le seul terrain de jeu, constate la revue. Caen, Marseille ou Lyon ont aussi participé à ouvrir la voie à une nouvelle génération de clubs inclusifs. »
Petit et informel, le collectif rencontré par La Déferlante, né fin 2024 à Nancy, incarne parfaitement cette démocratisation des clubs queers et féministes. Au fil d'un entraînement nocturne en plein hiver, le média raconte la franche camaraderie entre ces jeunes nancéiennes aux passifs sportifs variés, mais qui partagent un même plaisir : jouer à contresens du « culte de la virilité » des clubs traditionnels. « Malgré les écarts de niveau, difficile de savoir qui débute. Les plus aguerries ralentissent pour aider et les novices accélèrent pour suivre. Dans ce joyeux bazar, on se félicite bruyamment pour un contrôle de balle approximatif, un tir raté, une passe décisive », commente la journaliste.
Une équipe autogérée, sans capitaine, qui se veut accueillante pour les minorités et dont les chasubles sont floquées « Free Palestine ». « Souvent, [ces clubs féministes] ont un entraînement, un match, une réunion politique et une manif dans la même semaine. C'est une pratique sportive et militante », complète la chercheuse spécialisée Alison Hernandez-Joset.
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