27.04.2026 à 09:33

24.04.2026 à 12:40

22.04.2026 à 11:59

22.04.2026 à 08:56

21.04.2026 à 12:54
20.04.2026 à 13:15

Après avoir fait entrer l'État au capital du projet, Emmanuel Macron visitera mercredi 22 avril le chantier de la mine de lithium d'Échassières, dans l'Allier, attendue pour 2030. Mais l'extraction de ce métal, essentiel pour fabriquer notamment des batteries électriques, fait face à une forte contestation locale, raconte la revue *Silence*.
Dans un entretien, Alizée, membre de l'association « Stop Mines 03 » revient ainsi sur l'état du chantier et les raisons de la colère citoyenne : « On (…)
Après avoir fait entrer l'État au capital du projet, Emmanuel Macron visitera mercredi 22 avril le chantier de la mine de lithium d'Échassières, dans l'Allier, attendue pour 2030. Mais l'extraction de ce métal, essentiel pour fabriquer notamment des batteries électriques, fait face à une forte contestation locale, raconte la revue Silence.
Dans un entretien, Alizée, membre de l'association « Stop Mines 03 » revient ainsi sur l'état du chantier et les raisons de la colère citoyenne : « On est sur des échelles colossales : la compagnie Imerys [...] projette de sortir de terre en moins d'un an la même quantité de roche que celle extraite pendant 70 ans par la mine de tungstène qui a fermé ses portes dans les années 1960. Et cela, pendant 50 ans ! » Elle dénonce l'extraction à la surface d'un granit contenant « en moyenne moins de 1 % de lithium » et « 99 % » de déchets rocheux, riches en plomb, en arsenic et en « matière radioactive ».
Questionnée par Silence sur le bilan de cette lutte anti-mine après quatre ans, Alizée se réjouit d'avoir « diffusé un vent d'incertitude par rapport au discours officiel ». Et ce, malgré le manque « de culture contestataire très forte » localement. « On est sur un territoire rural et qui se dépeuple, avec peu d'attractivité et un passé minier qui vient, malgré ses travers, souffler un vent de nostalgie pour beaucoup de familles. On doit aussi le prendre en compte dans la lutte. »
16.04.2026 à 09:02

14.04.2026 à 08:58

Dans le 7e arrondissement de Lyon, une vingtaine de femmes attendent chaque jour dans leurs camionnettes la venue des clients. « C'est très difficile de travailler », confie Marie (prénom modifié), en observant les véhicules alignés. Rue89 Lyon a recueilli le témoignage de travailleuses du sexe (TDS) et d'associations qui dénoncent les effets de la loi de 2016 de pénalisation des clients. Censée encadrer la prostitution, elle contribue selon elles à dégrader les conditions de vie des TDS (…)
- Société / Auvergne-Rhône-Alpes, Inégalités, Justice
Dans le 7e arrondissement de Lyon, une vingtaine de femmes attendent chaque jour dans leurs camionnettes la venue des clients. « C'est très difficile de travailler », confie Marie (prénom modifié), en observant les véhicules alignés. Rue89 Lyon a recueilli le témoignage de travailleuses du sexe (TDS) et d'associations qui dénoncent les effets de la loi de 2016 de pénalisation des clients. Censée encadrer la prostitution, elle contribue selon elles à dégrader les conditions de vie des TDS et accentue leur précarité.
Et dans les faits, la loi est difficile à appliquer : verbaliser un client suppose de le prendre en flagrant délit, une mission quasi impossible pour la police. Pour contourner cet obstacle, des pressions seraient exercées sur les TDS, assure Marie : « Le policier attrape le client, le ramène devant la fille, puis lui dit : “Si tu ne dis pas qu'il t'a payé, je t'envoie la fourrière.” » Depuis des années, les forces de l'ordre s'appuient en effet sur des arrêtés interdisant le stationnement des camionnettes pour repousser un peu plus loin les TDS.
Les résultats de la loi 2016 sont maigres : une dizaine de signalements annuels au procureur, et seulement 50 stages de « responsabilisation des clients » chaque année dans le Rhône. En comparaison, 88 opérations de « lutte contre la prostitution » ont été organisées dans le quartier en 2025, une centaine de personnes contrôlées et de nombreuses camionnettes mises en fourrière. « On devrait plutôt réguler la prostitution, estime Marie, on paierait des impôts et on aurait droit à la Sécurité sociale. »
09.04.2026 à 17:43
