14.01.2026 à 16:35
13.01.2026 à 12:24
L'actualité d'Africa Corps (ex-Wagner) et sa médiatisation pourraient laisser croire que le mercenariat étranger est un phénomène récent en Afrique. Dans *The Conversation*, Christophe Premat, maître de conférences en études culturelles, spécialiste des théories postcoloniales et des relations France-Afrique, se penche sur l'évolution post-coloniale du mercenariat à travers la figure du mercenaire Bob Denard (de son vrai nom Gilbert Bourgeaud). Il montre ainsi que, « bien avant le groupe (…)
- Société / Français, National, Conflits, Histoire, Bénin, Comores
L'actualité d'Africa Corps (ex-Wagner) et sa médiatisation pourraient laisser croire que le mercenariat étranger est un phénomène récent en Afrique. Dans The Conversation, Christophe Premat, maître de conférences en études culturelles, spécialiste des théories postcoloniales et des relations France-Afrique, se penche sur l'évolution post-coloniale du mercenariat à travers la figure du mercenaire Bob Denard (de son vrai nom Gilbert Bourgeaud). Il montre ainsi que, « bien avant le groupe russe Wagner, l'Afrique a été un terrain d'intervention privilégié pour des mercenaires européens. »
Au cœur des affrontements au Congo dans les années 1960, puis aux Comores, Denard « a donné corps aux logiques de la Françafrique [...] dans ces zones grises où se mêlent autorité étatique, diplomatie secrète et interventions paramilitaires ».
Christophe Premat s'intéresse notamment au traitement audiovisuel du personnage : alors que dans le film Mister Bob (2011) il est présenté comme « un officier de l'ombre », les documentaires sur les Comores révèlent un mercenaire dont les interventions « ont contribué à militariser la vie politique, à institutionnaliser une dépendance à des réseaux extérieurs ».
12.01.2026 à 12:12
09.01.2026 à 11:23
06.01.2026 à 18:27
Après des mois de menaces, les États-Unis ont bombardé le Venezuela et capturé son président contesté Nicolás Maduro. Si la chute de l'autocrate est globalement saluée, de nombreux États dénoncent une violation du droit international et craignent la suite.
Donald Trump a sauté le pas. Le 3 janvier 2026, le président des États-Unis a ordonné des bombardements sur la capitale du Venezuela, Caracas, tout en annonçant l'enlèvement par l'armée américaine du président autocrate du pays, Nicolás (…)
Après des mois de menaces, les États-Unis ont bombardé le Venezuela et capturé son président contesté Nicolás Maduro. Si la chute de l'autocrate est globalement saluée, de nombreux États dénoncent une violation du droit international et craignent la suite.
Donald Trump a sauté le pas. Le 3 janvier 2026, le président des États-Unis a ordonné des bombardements sur la capitale du Venezuela, Caracas, tout en annonçant l'enlèvement par l'armée américaine du président autocrate du pays, Nicolás Maduro, ainsi que de son épouse. Notamment accusé de trafic de drogue, le couple Maduro a plaidé non coupable lors de sa comparution devant un tribunal de New York, le 5 janvier, avant une prochaine audience attendue le 17 mars.
C'est la concrétisation d'années de déclarations belliqueuses des États-Unis contre le régime autocratique vénézuélien, accentuées, depuis février 2025, par le déploiement de navires militaires américains près des côtes du Venezuela, par des bombardements depuis septembre de bateaux accusés de narcotrafic, et par l'instauration, depuis décembre 2025, d'un blocus contre les pétroliers vénézuéliens. Peu après l'agression militaire sur Caracas, Donald Trump a confirmé ses objectifs à terme : permettre aux entreprises états-uniennes d'exploiter les immenses réserves de pétrole du Venezuela, et prendre le contrôle du pays.
L'ingérence des États-Unis a provoqué des scènes de liesse dans plusieurs communautés de Vénézuéliens ayant fui le régime et a reçu le soutien d'une dizaine de pays (Argentine, Italie, Israël...). Toutefois, de nombreux États alliés des États-Unis ont dénoncé, avec plus ou moins de véhémence, une action contraire au droit international. Surtout que Donald Trump ne souhaite pas s'arrêter là : dans la nuit du 4 au 5 janvier, le président des États-Unis a répété son souhait d'annexer le Groenland, tout en menaçant la Colombie, le Mexique et l'Iran d'opérations militaires.
06.01.2026 à 17:57
06.01.2026 à 17:53