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26.03.2026 à 06:00

Hongrie, Bolloré en Afrique, Yves Rocher condamné, lobbying de Shein, Normale sup', Accor. La revue de presse du 26 mars

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Internationale réactionnaire. Ce lundi 23 mars a eu lieu à Budapest une grande messe de l'extrême droite mondiale en soutien au premier ministre hongrois Viktor Orbán, candidat à sa réélection. Étaient présents Marine Le Pen mais aussi Alice Weidel, Matteo Salvini, Geert Wilders, et quelques autres. C'est un nouveau signe de la place centrale de la Hongrie dans la galaxie réactionnaire internationale, au croisement entre la Russie de Poutine, la droite MAGA américaine et les partis du vieux (…)

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Texte intégral (1224 mots)

Internationale réactionnaire. Ce lundi 23 mars a eu lieu à Budapest une grande messe de l'extrême droite mondiale en soutien au premier ministre hongrois Viktor Orbán, candidat à sa réélection. Étaient présents Marine Le Pen mais aussi Alice Weidel, Matteo Salvini, Geert Wilders, et quelques autres. C'est un nouveau signe de la place centrale de la Hongrie dans la galaxie réactionnaire internationale, au croisement entre la Russie de Poutine, la droite MAGA américaine et les partis du vieux continent. Ce rôle de plaque tournante se reflète aussi dans l'activité croissante de think tanks financés par le pouvoir hongrois comme le Mathias Corvinus College (MCC), auquel nous avons consacré une grande enquête et qui est notamment à l'oeuvre dans l'offensive actuelle de l'extrême droite contre la régulation des réseaux sociaux.

Une sentence historique. Le groupe Yves Rocher a été condamné à indemniser des travailleuses licenciées en 2018 dans une usine en Turquie en raison de leur engagement syndical. Cette décision du tribunal judiciaire de Paris est la seconde à être rendue sur le fond dans le cadre de la loi de 2017 sur le devoir de vigilance des multinationales (lire notre dossier), après un premier jugement concernant le groupe La Poste, mais c'est la première à acter le principe d'une réparation des personnes affectées. Celle-ci reste cependant insuffisante, puisque le tribunal n'a accordé d'indemnités qu'aux neuf anciennes travailleuses qui n'ont pas accepté le protocole d'accord proposé par le groupe de cosmétiques au bout de 300 jours de manifestations, et non aux 72 autres qui ont aussi été congédiées mais ont paraphé le protocole. Les salariées licenciées étaient soutenues par les ONG Sherpa et ActionAid.

Affaires africaines de Bolloré (1). C'est confirmé : Vincent Bolloré sera bien jugé, avec deux de ses cadres, dans le cadre de l'affaire de corruption présumée autour des ports de Lomé et de Conakry. Le procès devrait avoir lieu en décembre prochain. Le milliardaire d'extrême droite et son groupe sont accusés d'avoir sous-facturé des services de communication de sa filiale Havas aux présidents du Togo et de Guinée en échange du renouvellement de concessions portuaires. Aussi bien l'homme d'affaires que sa société avaient reconnu les faits dans le cadre d'une procédure à l'amiable. La justice avait finalement refusé d'homologuer cet accord concernant Vincent Bolloré lui-même, jugeant la peine proposée – une amende de 375 000 euros – inadaptée. Il y a un an, un collectif panafricain d'associations a déposé une plainte dans la même affaire pour exiger que Bolloré et son groupe restituent à l'Afrique les fruits de cette corruption. Sur tout cela, on relira bien sûr Le système Bolloré, notre radiographie du groupe.

Affaires africaines de Bolloré (2). Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, le fonds souverain norvégien – l'un des principaux au monde – a annoncé son désengagement du capital du groupe Bolloré et de la Compagnie de l'Odet, holding financière de la famille. En cause : les activités de la Socfin, sulfureuse filiale gérant des plantations d'huiles de palme et d'hévéas en Afrique et en Asie (on relira par exemple cette enquête au NIgeria). Il semble que les Norvégiens n'aient pas été très convaincus par la communication de la Socfin sur sa responsabilité sociétale. Une décision symbolique mais qui pourrait faire tâche d'huile.

Shein un tout petit peu plus transparent sur son lobbying. Notre signalement à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique continue de porter ses fruits. Comme le signale le média spécialisé Glitz, le groupe de fast-fashion Shein a mis à jour ses déclarations d'activités de lobbying pour 2024 dans le registre de la HATVP pour donner plus de détail sur ses objectifs et ses moyens. C'est sans doute l'un des effets de l'enquête lancée par l'Autorité suite à notre signalement. On attend avec impatience la déclaration de Shein sur ses activités de lobbying en 2025, tout comme celles de Christophe Castaner et de sa société de conseil, qui doivent arriver théoriquement d'ici le 31 mars. Lire Pourquoi il faut faire la lumière sur le lobbying de Shein et le rôle de Christophe Castaner.

« Contrat social ». Lorsque l'on parle de l'influence des multinationales dans les grandes écoles, on pense plutôt aux écoles d'ingénieur et aux groupes industriels de l'énergie ou de l'armement. L'omniprésence d'entreprises comme TotalEnergies et Thales à Polytechnique, que nous pointions il y a quelques mois (lire Polytechnique, une école d'État sous emprise), en est le meilleur exemple. Mais les sciences humaines et sociales et d'autres grandes écoles sont également concernées, comme en témoigne le partenariat annoncé entre l'École normale supérieure et le groupe Axa autour du « renouvellement du contrat social ». Parmi les objectifs affichés, celui d'analyser « le rôle des acteurs privés et publics pour garantir la sûreté des personnes, dans un contexte où les risques sont de plus en plus complexes et interdépendants ». Une question sur laquelle Axa n'a évidemment aucun intérêt privé à défendre. Ce partenariat fait suite à une précédente chaire financée par Axa à l'ENS, autour de la « géopolitique du risque ».

Accor attaqué. Le groupe hôtelier Accor est accusé de défaut de vigilance dans la gestion de ses hôtels, et en particulier de ne pas prendre les mesures nécessaires pour qu'ils ne soient pas utilisés pour la traite d'êtres humains et d'enfants. Des hôtels Accor en Russie auraient ainsi accueilli des enfants ukrainiens enlevés en vue de leur adoption par des familles russes. Jeffrey Epstein aurait eu volontiers eu recours aux établissements du groupe français, dont le PDG est cité une fois dans les « Epstein Files ». Particularité de l'affaire : Accor n'est pas attaqué par une ONG mais par un fonds financier, Grizzly, qui a spéculé à la baisse sur son cours en bourse. Une opération couronnée de succès puisque ce cours a baissé de 11% en quelques jours. La direction d'Accor a fait savoir qu'elle ouvrait une enquête sur ces allégations.

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