06.05.2026 à 17:16
Le tribunal judiciaire de Lyon a rendu, le 29 avril 2026, une décision de justice condamnant la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du Rhône et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) pour atteinte à la vie privée et discrimination en raison de l’identité de genre à l’égard de quatre personnes transgenres.
Les quatre plaignants contestaient des refus ou des modalités de prise en charge de soins liés à leur transition, notamment des mammectomies, ainsi qu’un refus d’ALD pour l’un d’eux lorsqu’il était mineur. Cette prise en charge avait été refusée notamment l’absence de certains justificatifs.
Le tribunal a estimé que les pratiques des caisses portaient atteinte à la vie privée et constituaient une discrimination fondée sur l’identité de genre, en s’appuyant sur les articles 8 et 14 de la Convention européenne des droits de l’homme ainsi que sur le droit européen relatif aux données personnelles.
Les caisses ont été condamnées à verser à chacun des quatre demandeurs des dommages et intérêts pour préjudice moral, avec des montants compris entre 2 000 et 3 000 euros selon les dossiers. Le tribunal a également accordé des dommages et intérêts à plusieurs associations intervenantes, dont SOS Homophobie, le Centre LGBTI de Lyon et Fransgenre, pour un total de 3 500 euros au titre de ces préjudices.
Heureusement, la demande visant à obliger la CPAM à prendre en charge tous les soins liés au parcours de transition, y compris les opérations chirurgicales futures, a été rejetée. Cependant, les décisions peuvent encore faire l’objet d’un appel.
Loin d’être une décision isolée, à Grenoble, en janvier 2026, le tribunal judiciaire a condamné la CPAM et la CNAM pour non-prise en charge de frais liés à une transition de genre, en retenant une discrimination et une faute civile. Ce fut également le cas à Bobigny, le 23 juin 2025, ainsi qu’à Strasbourg en mai de la même année. Un constat général qui montre que la jurisprudence assure désormais presque systématiquement la victoire des plaignants, avec des indemnisations de plus en plus fréquentes, aidées selon certains par des juges toujours plus influencés par les associations pro-LGBT.
05.05.2026 à 16:55
Le journal de l’Harvard Crimson, publié le 21 avril 2026, indique que seulement deux étudiants auraient choisi la spécialité Women, Gender, and Sexuality Studies (études des femmes, du genre et de la sexualité) comme spécialisation principale pour leur seconde année d’études à l’université, et une vingtaine comme mineure.
Le programme en Women, Gender, and Sexuality Studies de Harvard University existe depuis 2004-2005. Harvard le présente comme un champ interdisciplinaire couvrant l’histoire, la littérature, les sciences sociales, les visual studies, l’anthropologie, la sociologie, les LGBT studies, la science politique, la psychologie et la biologie.
Harvard décrit cette spécialisation comme une formation qui étudie la manière dont les idées de genre et de sexualité influencent les politiques publiques, les droits civiques, la santé, la religion, l’éducation, le droit et les représentations culturelles. L’établissement précise aussi que les étudiants peuvent suivre ce cursus en tant que majeure, mineure ou au niveau doctoral. Il ne s’agit pas d’une matière unique, mais d’un ensemble de cours interdisciplinaires et de recherches autour du genre, de la sexualité, du féminisme et des questions LGBTQ+.
En France, on retrouve plusieurs formations similaires dans les universités, comme à Université Paris 8, qui propose un département d’études de genre et de sexualité en master 1, master 2 et doctorat, avec une approche interdisciplinaire. L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne propose également un master Études sur le genre, créé en 2019. L’Institut du Genre recense plusieurs masters en France, notamment à Montpellier 3 et Lille, ainsi que d’autres parcours liés aux études de genre.
Si, aux États-Unis, le mouvement semble s’affaiblir, même dans les universités les plus connotées à gauche comme Harvard, il semble que la France résiste encore à cette évolution, bien aidée par la quasi-gratuité des études, bien loin des dizaines de milliers de dollars de frais annuels obligeant les étudiants américains à choisir plus stratégiquement leurs études et à maximiser leurs chances d’insertion professionnelle.
04.05.2026 à 18:45
Le gouvernement suédois a annoncé, le 24 avril 2026, sa décision de ne plus employer le mot « islamophobie » et de lui préférer l’expression « racisme antimusulman ». La ministre des Affaires étrangères, Maria Malmer Stenergard, a expliqué que « phobie » suggère des peurs irrationnelles individuelles, alors que l’exécutif souhaite désigner un phénomène de discrimination et de racisme.
Selon la ministre, le terme « islamophobie » est trop vague et peut brouiller la distinction entre critique d’une religion et haine visant des personnes. L’exécutif suédois estime que « racisme antimusulman » décrit mieux les actes concrets qu’il entend combattre, notamment les discriminations et les crimes de haine.
Le changement a été confirmé lors d’un débat au Parlement suédois et prolonge une évolution déjà amorcée dans le plan d’action contre le racisme et les crimes de haine adopté en décembre 2024, qui cherchait à cartographier l’ampleur du racisme en Suède, avec un focus particulier sur le racisme antimusulman et d’autres minorités. L’objectif affiché était de « rendre visible » la vulnérabilité de certains groupes afin de mieux la combattre.
Ce choix de passer du terme « islamophobie » à « racisme antimusulman » est une excellente nouvelle pour la liberté d’expression, car il fait enfin la distinction entre la critique de l’islam en tant que religion et les actes de haine ou de violence envers les membres de la communauté en raison de leur appartenance réelle ou supposée. Amalgame souhaité et alimenté par de nombreux mouvements extrémistes religieux islamistes pour empêcher toute critique de leur mouvance et de leurs dérives.
Stockholm a déjà annoncé qu’il souhaitait, en plus de ce changement au niveau national, promouvoir ce vocabulaire dans les enceintes européennes et onusiennes.