Charismatique militant anti-corruption, Alexeï Navalny avait été arrêté dès son arrivée sur le sol russe, en janvier 2021. Il rentrait alors d'Allemagne, où il avait été soigné suite à un empoisonnement allégué en août 2020.
Il est mort en février 2024 dans des circonstances troubles dans une colonie pénitentiaire de l'Arctique russe.
Dans son arrêt rendu à l'unanimité, la Cour souligne que l'arrestation et la détention de l'opposant ont été décidées sur la base de la "révocation d'un sursis à l'exécution" d'une peine pour fraude commerciale et blanchiment d'argent prononcée en 2014, que la CEDH avait déjà dénoncée notamment pour violation du droit à un procès équitable.
Au cours de sa détention, M. Navalny a été soumis "simultanément à plusieurs formes de mauvais traitements" qui, "pris ensemble, reflètent un mépris systématique pour sa santé, son bien-être et sa dignité, et s'analysent en un traitement inhumain et dégradant", ont conclu les juges européens.
L'opposant s'était notamment plaint d'avoir eu le crâne rasé, et d'avoir été soumis à une vidéosurveillance permanente, "des privations de sommeil au moyen de contrôles de sécurité toutes les heures ou toutes les deux heures".
Il avait saisi la CEDH peu après sa mise en détention le 20 janvier 2021. À la suite de son décès, la Cour a autorisé sa veuve, Ioulia Navalnaïa, à poursuivre la procédure en son nom.
La Cour - qui dès février 2021 avait demandé en vain à Moscou de "libérer immédiatement" l'opposant - a conclu à la violation de l'article 2 (droit à la vie) de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 5 (droits à la liberté et à la sûreté) et de l'article 3 (interdiction des traitements inhumains ou dégradants).
La Russie est condamnée à verser 26.000 euros au requérant pour dommage moral. Mais Moscou ne considère plus les décisions de la CEDH comme contraignantes à son égard et refuse de payer les amendes
Exclue du Conseil de l'Europe, auquel est rattachée la CEDH, en 2022 à la suite de l'invasion de l'Ukraine, la Russie est théoriquement toujours responsable des violations de la Convention européenne des droits de l'homme commises antérieurement.
Interrogé par la presse en marge d'une visite en Haute-Saône, dans l'est de la France, le chef de l'Etat n'a pas plaidé pour un changement de régime à Téhéran, car "ça ne se décrète pas dans un micro tendu par le président de la République française". "Je crois à la souveraineté des peuples et donc ce sont les peuples qui changent leurs gouvernants", a-t-il dit.
"La responsabilité de l'Iran aujourd'hui, c'est d'une part de respecter son peuple face à la révolution qui s'est encore déroulée et la répression terrible que nous avons vue", "c'est de libérer les prisonniers politiques et ensuite c'est de réengager les discussions qui sont attendues de lui sur la question nucléaire d'une part, sur la question balistique d'autre part, et sur la stabilité régionale enfin, puisqu'il y a encore beaucoup de milices qui déstabilisent l'Irak, la Syrie, le Liban", a affirmé le chef de l'Etat français.
Au sujet de la possible reprise de dialogue entre l'Iran et les Etats-Unis, il a expliqué qu'il n'y avait aujourd'hui pas "de négociations à proprement parler qui aient repris", tout en apportant son soutien à des pourparlers sur les sujets évoqués.
Il a par ailleurs assuré que la France était "très vigilante" alors que l'Iran a déclaré comme "groupes terroristes" les armées européennes, en réponse à une décision similaire de l'Union européenne contre les Gardiens de la Révolution, accusés d'avoir orchestré la répression du récent mouvement de contestation.
Les emprises militaires françaises au Moyen-Orient ont été placées "dans les situations les plus renforcées de sécurité" et "toutes les dispositions" ont été prises "pour que nos soldats qui sont là-bas soient déployés dans les conditions optimales de sécurité", a-t-il déclaré.
L'Iran se prépare à des négociations directes avec les Etats-Unis, probablement vendredi, mais a rejeté d'emblée toutes "demandes déraisonnables", Donald Trump menaçant à nouveau Téhéran de "mauvaises choses" en cas d'échec de la diplomatie.
La pression s'accentue sur la République islamique depuis qu'elle a écrasé dans le sang début janvier un vaste mouvement de contestation, déclenché au départ par des manifestations contre le coût de la vie.
Depuis fin janvier, l’armée a annoncé avoir tué plusieurs hauts commandants du groupe islamiste radical Boko Haram, dans le nord-est du pays. Des victoires symboliques pour Abuja qui a accentué ces derniers mois la pression militaire sur les groupes terroristes avec l’appui de Washington.