LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Dernières Infos - L'Orient-Le Jour
 
Premier quotidien francophone au Liban.
(GMT +3) Décalage horaire avec Paris: +1h

DERNIÈRES ACTUS EN CLAIR

▸ Les 5 dernières parutions

Publication épinglée 15:40 15:40 Podcast   « Rire à en pleurer » : « L'Orient-La Nuit » avec John Achkar et Coffee Break

Rire. Au Liban, c’est souvent une seconde langue — une manière de dire sans dire, de tenir sans céder, de donner du sens à ce qui n’en a plus.

Car ici, rire est une affaire sérieuse. On s’en sert pour se défouler, pour tenir au milieu du chaos, pour respirer dans une société parfois étouffante. Mais aussi pour contourner, attaquer, briser des tabous — faire du rire un outil politique, une manière de dire autrement ce qui ne peut pas toujours être dit frontalement.

Il n’est jamais anodin. Et il traverse tout : notre manière de parler, de chanter, de commenter l’actualité, de survivre au quotidien. À la fois refuge et arme, instinct et stratégie, il peut soulager autant qu’il dérange.

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent trois poids lourds de la scène libanaise contemporaine : le comédien John Achkar, et le duo Coffee Break, formé par Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri.

Trois regards, trois praticiens de l’humour, pour interroger ce drôle de pays qui sombre le sourire aux lèvres.

Une nuit pour se demander pourquoi nous rions, comment nous rions — et jusqu’où nous sommes prêts à aller pour continuer à rire de tout.

Vous pouvez aussi écouter nos épisodes précédents :

13:51 Liban-Sud   Des responsables israéliens et libanais démentent tout retrait israélien partiel de la « zone tampon »

De hauts responsables israéliens et libanais ont démenti jeudi que l'armée israélienne avait retiré une partie de ses troupes de la « zone tampon » dans le sud du Liban occupé, après qu’un responsable américain avait fait état d'un tel retrait partiel dans un « geste de bonne volonté envers le gouvernement libanais ».

Israël et le Liban discutent depuis deux jours à Washington d'une proposition soutenue par les États-Unis prévoyant que les forces israéliennes transfèrent des « zones pilotes » des territoires actuellement occupés à l’armée libanaise, ce qui pourrait constituer une étape vers le rétablissement du contrôle libanais sur ces régions. Les pourparlers doivent se poursuivre sur cette question et celle, plus générale, du maintien du cessez-le-feu au Liban, alors même qu’ils semblent être éclipsés par les efforts de l’Iran visant à placer le dossier libanais au cœur de ses propres discussions avec les États-Unis.

C'est dans ce cadre qu'un responsable du département d’État américain a indiqué que ce projet de « zone pilote » visait à garantir la destruction complète et vérifiable des armes et infrastructures du Hezbollah ainsi que le démantèlement des groupes armés non étatiques. « Israël a déjà franchi une étape concrète en se retirant d’une partie de sa +zone tampon+. Il s’agit d’un geste significatif de bonne volonté envers le gouvernement légitime du Liban », avait déclaré ce responsable, cité par Reuters. L'armée libanaise doit « désormais se déployer dans cette zone et procéder à l’élimination vérifiable des armes et infrastructures terroristes. Ce modèle sera reproduit dans l’ensemble du Liban-Sud, permettant le retour en toute sécurité des familles déplacées, la reconstruction du Sud et le rétablissement de la pleine souveraineté libanaise », avait-il ajouté.

Aucun retrait jusqu'à présent

Des sources sécuritaires libanaises ont, elles, indiqué à plusieurs médias qu'aucun retrait n'avait été observé. Un haut responsable militaire libanais a ainsi affirmé que les développements observés sur le terrain ces derniers jours « montrent exactement le contraire d’un retrait ». Selon lui, les forces israéliennes continuent d’imposer leur zone tampon et empêchent toute personne de s’en approcher, y compris les soldats de l’armée libanaise.

Un haut responsable israélien de la défense a de son côté déclaré à Reuters que la politique d’Israël était claire et que l’armée ne se retirerait pas de ce qu’elle appelle sa « zone tampon » dans le sud du Liban. Cette dernière, établie unilatéralement par Israël qui empêche tout retour des habitants déplacés, s'étend sur environ 620 km2. Des dizaines de villages y ont été systématiquement rasés par l'armée israélienne. Une source au sein de l'armée israélienne a pour sa part affirmé au Haaretz ne pas avoir connaissance d'un tel mouvement. « Je ne suis au courant de rien de tel », a affirmé cette source, ajoutant que « de fait, nous ne nous sommes retirés d'aucun endroit jusqu'à présent ».

Interrogé mercredi soir sur un éventuel retrait israélien du Sud, l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, avait estimé que cela « finira par arriver, mais pas demain. » Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait déclaré le même jour qu'Israël ne se retirerait pas du Sud « tant qu'il est Premier ministre ». M. Issa, qui s'exprimait au micro d'un reporter de la chaîne al-Jadeed, après la deuxième journée de négociations à Washington, avait ajouté que l'ambiance de ces discussions est « bonne » et qu'il s'attendait à la publication d'une « déclaration d'intention » entre les deux pays à l'issue du cycle de pourparlers, jeudi soir. « Je pense que tout va bien se finir », avec « en principe » la « sélection des zones pilotes et la publication d'une déclaration d'intention », avait-il souligné. M. Issa avait, pendant la réunion, fait état d'un « blocage » entre les délégations israélienne et libanaise à ce sujet.

Sur le terrain, un calme précaire règne au Liban-Sud. La nuit a été calme, malgré quelques violations israéliennes limitées, notamment des tirs d’artillerie aux abords de localités frontalières, rapporte notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah. Et après que l'armée israélienne a tué deux personnes mercredi après-midi dans une frappe de drone sur Kfarremmane, dans le caza de Nabatiyé, le Hezbollah a dénoncé une nouvelle violation « flagrante » du cessez-le-feu. « Pour la deuxième fois en moins de 48 heures, l'armée israélienne a délibérément pris pour cible des civils libanais qui inspectaient leur maison dans la région de Doha Kfarremmane » (caza de Nabatiyé), a condamné le mouvement dans un bref communiqué publié dans la nuit. Cela constitue une « violation flagrante du cessez-le-feu auquel la résistance s'est conformé », ajoute-t-il. Outre les deux hommes tués hier à Kfarremmane, identifiés comme Ahmad et Mahmoud Asseily, deux autres personnes avaient été tuées mardi à Nabatiyé el-Faouqa, dans la même région.

13:36 Moyen-Orient   Les États-Unis ne veulent pas d'un accord avec l'Iran « à n'importe quel prix »

En tournée dans les pays du Golfe, le secrétaire d'Etat américain a dit jeudi que l'accord avec l'Iran ne devait pas se faire à « n'importe quel prix », craignant notamment un « chaos total » si Téhéran rendait payant le passage dans le détroit d'Ormuz.

« Même si nous voulons un accord, nous ne voulons pas d'un accord à n'importe quel prix », a lancé Marco Rubio depuis le Bahreïn devant ses pairs des pays du Golfe. Il faisait référence notamment à la situation dans le détroit d'Ormuz, point de contentieux majeur. L'Iran réfléchit à l'imposition de « droits de redevance », qui n'existaient pas avant la guerre. Possibilité rejetée en bloc par Washington. Ce passage maritime large d'une trentaine de kilomètres entre l'Iran et Oman, est ultra-stratégique : 20% du commerce mondial d'hydrocarbures y transitait avant la guerre. « Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie », a averti jeudi le secrétaire d'Etat américain. La situation semble aussi se tendre entre l'Iran et son voisin d'en face. Oman a annoncé l'ouverture d'un « corridor maritime temporaire » présenté comme une initiative concertée avec l'ONU.

Le baril à son niveau d'avant-guerre

Mais les gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont menacé de répondre par des « mesures appropriées » à toute tentative de traversée sans leur autorisation préalable.

Une situation qui ne semble pas pour l'heure peser sur les cours du pétrole, qui avaient flambé depuis fin février à cause de la fermeture d'Ormuz. Ils ont désormais retrouvé leur niveau d'avant la guerre : le baril de Brent de la mer du Nord s'échangeait autour de 72 dollars jeudi.

Le chef de la diplomatie américaine, en tournée aux Émirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, s'est aussi employé à rassurer ses alliés du Golfe largement ciblés par Téhéran pendant la guerre en représailles des frappes israélo-américaines sur l'Iran. « Nous voulons nous assurer qu'aucune partie de cet accord ne porte atteinte, de quelque manière que ce soit, à la sécurité, à la stabilité ou à la prospérité de l'un de nos partenaires de la région du Golfe », a insisté Marco Rubio. Son homologue de Bahreïn, Abdoullatif ben Rachid Al Zayani, a lui mis en avant les « incertitudes » affectant ces pays.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable. Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, selon Marco Rubio.

L'OTAN mis en cause par l'Iran

Mais de nombreuses divergences subsistent - le détroit d'Ormuz mais aussi l'épineux dossier du nucléaire. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a d'ailleurs dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date. Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais défend son droit à une filière civile complète.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'OTAN de « complicité » dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit. « Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'OTAN dans une guerre d'agression illégale », a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

3 / 5
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓