LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Dernières Infos - L'Orient-Le Jour
 
Premier quotidien francophone au Liban.
(GMT +3) Décalage horaire avec Paris: +1h

DERNIÈRES ACTUS EN CLAIR

▸ Les 5 dernières parutions

15:26 Après-Finul   Berlin annonce une initiative franco-allemande en faveur du Liban

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a annoncé samedi le lancement d'une initiative franco-allemande en faveur du Liban, destinée à accroître « les chances de paix au Proche et au Moyen-Orient », alors que le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) arrive à échéance en décembre. Principaux contributeurs à la mission, Paris et Rome entendent d'ores et déjà préparer le relais post-Finul.

« Avec la France, nous souhaitons définir une politique commune pour le Liban, afin d'augmenter les chances de paix au Proche et au Moyen-Orient », a déclaré M. Wadephul au quotidien allemand Tagesspiegel, à quelques jours du Conseil des ministres franco-allemand.

Cette annonce s'inscrit dans une série d'initiatives européennes en vue du départ des Casques bleus, alors que les contours de l'après-Finul restent incertains. Aucun accord n'a encore été trouvé sur le cadre institutionnel d'un éventuel mécanisme de remplacement, tandis que l'armée israélienne occupe plus de 600 kilomètres carrés au Liban-Sud et détruit systématiquement les villages dans la zone sous son contrôle.

Le 23 juin, le président français Emmanuel Macron avait indiqué à son homologue libanais Joseph Aoun avoir engagé des consultations avec plusieurs pays afin d'évaluer « les possibilités de déployer une force internationale » au Liban-Sud. Quelques jours plus tard, la France et l'Italie ont annoncé leur volonté de constituer une « coalition multinationale » pour préparer l'après-Finul. Emmanuel Macron a expliqué vouloir mettre en place, en coordination avec les Nations unies et l'Union européenne, un dispositif destiné à « renforcer la souveraineté du Liban, soutenir ses forces armées et empêcher que son territoire ne devienne le point d'appui d'une escalade régionale ». La Première ministre italienne Giorgia Meloni a, de son côté, estimé qu'il était nécessaire de garantir une présence internationale pour éviter « un vide sécuritaire extrêmement dangereux » et a évoqué la tenue prochaine d'une conférence internationale associant des partenaires européens et du Moyen-Orient. L'initiative bénéficie déjà du soutien de plusieurs États membres de l'Union européenne, dont l'Espagne.

Le mandat de la force onusienne prend fin en décembre et elle ne sera pas renouvelée en tant que telle. Rome et Paris sont d'importants contributeurs à cette mission et veulent donc préparer le relais. La Finul compte actuellement 7.500 Casques bleus, provenant d'une cinquantaine de pays. Ils sont déployés dans le sud du Liban, le long de la Ligne bleue qui s'étend sur 120 kilomètres, traçant une frontière de facto entre le Liban et Israël.

La Turquie également entend proposer toutes les formes de soutien possibles au Liban : assistance militaire et politique, appui à l’armée libanaise, voire participation à un éventuel déploiement d’une force de l’OTAN dans le sud du Liban en remplacement de la Finul, avec un contingent turc important.

15:25 Iran   La « vengeance » pour Khamenei est « inévitable », promet le guide suprême iranien

Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a affirmé samedi que la « vengeance » était « inévitable » après la mort de son père, tué dans des bombardements israélo-américains au premier jour de la guerre, après de nouveaux échanges de frappes cette semaine malgré la signature d'un protocole d'accord.

L'ayatollah s'est exprimé, dans un message écrit daté de vendredi mais diffusé samedi, pour la première fois depuis les funérailles de son père et prédécesseur, Ali Khamenei, qui ont pris fin avec son inhumation jeudi et avaient débuté six jours plus tôt.

« Je dis à notre guide martyr que nous jurons de venger son sang pur et celui de tous les martyrs de ces deux guerres, versé par des assassins criminels et déshonorants », écrit Mojtaba Khamenei, désigné en mars mais qui n'est pas apparu en public depuis. « Cette vengeance est la volonté de notre nation et elle doit s'accomplir, inévitablement. » « Ces criminels, dont les noms figurent sur une liste, emporteront dans leur tombe le souhait d'une mort paisible dans leur lit », a-t-il ajouté.

Vendredi, Donald Trump a accusé l'Iran de vouloir le faire assassiner, renouant avec son ton martial en promettant une nouvelle fois de l'anéantir. « Les ordres ont déjà été donnés, et l'armée américaine est prête, disposée et capable, pendant une période d'un an, susceptible d'être prolongée, de décimer et de détruire complètement toutes les régions d'Iran », a écrit le président américain sur Truth Social.

Il a ajouté que « 1.000 missiles sont prêts à tirer et pointés vers la République islamique d'Iran », avec « des milliers d'autres » à disposition. Ce durcissement des propos fait suite à des échanges de frappes, qui ont depuis cessé.

Sanctions

Les Etats-Unis ont frappé l'Iran deux nuits consécutives à partir de mardi après avoir imputé à Téhéran la responsabilité d'attaques contre trois navires commerciaux dans le stratégique détroit d'Ormuz. Selon le ministère iranien de la Santé, 17 Iraniens ont été tués et 115 blessés.

Si Washington affirme avoir visé des cibles militaires, Téhéran l'accuse d'avoir aussi touché des infrastructures civiles afin d'empêcher les Iraniens de se rendre aux obsèques de Khamenei. Les sanctions contre le pétrole iranien, suspendues par le protocole d'accord signé le 17 juin, ont aussi été rétablies, une « violation » du cessez-le-feu, selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

L'Iran a de son côté visé ses voisins du Golfe: le Koweït, où au moins une personne a été blessée, Bahreïn et le Qatar. Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a prévenu que l'Iran riposterait « à toute attaque » contre ses infrastructures, y compris en s'en prenant à Israël.

Tractations diplomatiques

Face à la reprise des hostilités, les médiateurs s'efforcent de remettre la diplomatie sur les rails. Une délégation du Qatar, pays médiateur, est arrivée vendredi en Iran, selon un média local. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays est également actif dans les négociations, a dit sur X avoir exhorté le président iranien Massoud Pezeshkian à sauver une paix « durement gagnée ».

Donald Trump a accepté de continuer les discussions, bien qu'il ait affirmé que le cessez-le-feu était « terminé ». Téhéran estime s'être tenu aux engagements pris le 17 juin, Abbas Araghchi écrivant sur X samedi que son pays avait « tenu parole ».

« Aucune négociation n'aura lieu tant que la partie américaine n'aura pas revu ses positions », a déclaré à l'agence de presse Fars une source proche des négociateurs iraniens, pour qui il faut notamment régler « la question du transit par le détroit (d'Ormuz) selon les modalités souhaitées par l'Iran ».

M. Araghchi doit aborder cette question, au coeur du différend avec les Etats-Unis, avec son homologue omanais Badr al-Busaidi, qui l'a reçu samedi à Mascate.

L'Iran avait bloqué le détroit, situé dans les eaux iraniennes et omanaises et par lequel transitait un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures avant la guerre, en riposte à l'offensive israélo-américaine. Il autorise désormais un seul couloir de navigation, le long de ses côtes et exclut tout retour à la situation d'avant-guerre, quand le passage était gratuit, bien que le droit de la mer prévoit une liberté de navigation « sans entrave ».

Selon les médias américains Axios et Politico, Washington a fait savoir à Téhéran qu'il lui donnait jusqu'à samedi pour s'engager publiquement à ne plus attaquer de navires à Ormuz.

14:54 Intempéries   Près de 2 millions de personnes évacuées en Chine à l'approche du typhon Bavi

Près de deux millions de personnes ont été évacuées en Chine à l'approche du typhon Bavi, dont les vents et les pluies ont frappé samedi Taïwan et plusieurs îles japonaises, privant des milliers de foyers d'électricité. Dans la province du Zhejiang (est), plus d'1,7 million d'habitants ont été évacués, selon un média d'Etat. Le typhon doit y toucher terre dimanche matin. L'école, le travail, les transports et les activités de plein air ont été suspendus. Plus de 400 vols et des dizaines de liaisons ferroviaires ont été annulés dans la province.

« Cette mobilisation massive et sans limites, qui ne lésine ni sur les efforts ni sur les coûts, vise uniquement à se prémunir contre le (pire) scénario », a déclaré le gouvernement de Wenzhou, métropole de près de 10 millions d'habitants située dans le Zhejiang, dans un communiqué.

Des habitants se préparent en renforçant les volets métalliques des commerces avec du bois et en collant du ruban adhésif sur les fenêtres. Bavi devrait provoquer des « pluies exceptionnellement abondantes » dans les provinces du Zhejiang et du Fujian (est), selon la chaîne de télévision d'Etat CCTV. Plus de 130.000 personnes ont été évacuées dans le Fujian, ainsi que 34.000 personnes dans les zones côtières et à haut risque de Shanghai, selon un média d'Etat.

Plus au nord, de fortes pluies ont déjà poussé Pékin à évacuer plus de 100.000 personnes, a précisé le gouvernement de la capitale, où le débit de déversement du réservoir de Miyun a été augmenté pour faire face aux eaux d'une crue potentielle.

Des phénomènes météorologiques extrêmes ont déjà fait des ravages dans le sud et le centre de la Chine cette semaine: des tempêtes ont entraîné la mort d'au moins 39 personnes, et provoqué le débordement de dizaines de rivières ainsi que la destruction d'un barrage.

Samedi, c'est surtout sur Taïwan que Bavi a déversé de fortes pluies et déchaîné des vents violents. Plus de 14.000 personnes ont fui leurs maisons et de nombreux commerces ont fermé leurs portes. Des centaines de vols ont été annulés et plus de 170.000 foyers ont été privés d'électricité sur l'île. « Tout le monde a peur des intempéries et reste chez soi, je suis sortie uniquement parce que j'ai des commandes », a expliqué à l'AFP la propriétaire d'un restaurant qui sert des petits déjeuners, qui se fait appeler Tsai. Elle travaille dans la ville portuaire de Keelung, particulièrement touchée. « Certaines personnes doivent travailler et n'ont rien à manger donc je dois quand même leur livrer de la nourriture », a-t-elle ajouté.

Rétrogradé

Après avoir frappé Guam et les Mariannes du Nord lundi comme super-typhon, Bavi a été rétrogradé au rang de typhon.

Samedi, ses vents soutenus ont ralenti à 137 km/h, avec des rafales avoisinant les 173 km/h, a précisé l'Administration centrale de la météorologie de Taïwan (CWA), soulignant que la tempête perdait en intensité. L'institution anticipe tout de même « des pluies extrêmement torrentielles » dans le nord de l'île et des « vagues dangereuses » pouvant atteindre 10 mètres de hauteur.

Le typhon doit impacter l'île le plus fortement de « midi jusqu'à la fin de l'après-midi », a souligné Jason Cheng, prévisionniste à CWA. Bavi, qui devait initialement être le plus gros typhon à menacer Taïwan depuis 30 ans, a vu son rayon de vents violents se réduire à 350 kilomètres, a-t-il précisé.

Le réchauffement des océans favorise l'intensification des tempêtes tropicales et augmente l'humidité, qui peut se transformer en fortes pluies. Les océans viennent de connaître leur mois de juin le plus chaud jamais observé, sous l'effet combiné d'El Niño et du dérèglement climatique, selon l'observatoire européen Copernicus Marine.

Bilan en hausse

Aux Philippines, le bilan de glissements de terrain et d'autres incidents déclenchés par les fortes pluies est passé de 15 à 18 morts, dont la majorité sur l'île de Mindanao. Près de 11.000 habitants ont quitté leurs habitations et des dizaines de ports sont toujours fermés sur l'archipel. Au Japon, plus de 18.000 foyers et installations ont été privés d'électricité sur l'île d'Okinawa et des dizaines de vols ont été annulés.

Mais à Taïwan, certains habitants relativisent et ne cachent pas leur frustration face aux alertes du gouvernement, qui ont contraint nombre de commerces à fermer leurs portes. « Les communiqués du gouvernement donnent l'impression que c'est absolument terrifiant, ça sème la panique chez tout le monde », critique Li, propriétaire d'un autre restaurant qui sert des petits déjeuners à Keelung. Pour Kang Yu-chen, 19 ans, employée d'une supérette à New Taipei, « c'est comme un simple jour de pluie ».

3 / 5
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓