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22:23 Justice   Fraude à la faculté de droit de l'UL à Hadath : le directeur, le secrétaire général et un journaliste déférés devant la Cour criminelle

Dans un nouveau développement judiciaire de l’affaire de la falsification de notes à la faculté de droit de l’Université libanaise (UL) à Hadath, dix personnes ont été déférées à la cour criminelle du Mont-Liban. Il s’agit de six fonctionnaires de l’établissement, dont le directeur et le secrétaire général, Mojtaba Mortada et Tarek Bakri, ainsi que quatre étudiants, parmi lesquels figure un journaliste influent sur les réseaux sociaux, Fadi Abou Daya. La chambre d’accusation du Mont-Liban présidée par Dora el-Khazen a en effet confirmé la décision de la première juge d’instruction, Nada Asmar, qui avait accusé les prévenus en décembre dernier de « falsification de résultats d'examens à l'UL, faux et usage de faux, destruction et dissimulation de documents officiels », à la suite de poursuites engagées deux mois plus tôt par le parquet d’appel du Mont-Liban.

Fin octobre, le bureau de presse de l’UL avait formellement démenti toute accusation, appelant la justice à « agir contre les campagnes de diffamation et de falsification des faits qui visent l'Université libanaise ».

Il reste que MM. Mortada et Bakri, actuellement en état d’arrestation, sont accusés d’avoir commis des « faux » par « suppression, addition, ou autres modifications de contenus écrits », mentionnés dans l’article 456 du Code pénal. Une source judiciaire indique à L’Orient-Le Jour que le directeur de l’établissement est plus particulièrement suspecté d’avoir ajouté 40 points à trois copies d’examen de Fadi Abou Daya, inscrit en première année de sciences politiques. L’instance a fondé son accusation sur le fait que ces ajouts concernaient des épreuves de première session, alors que la réglementation de l’université n’autorise une telle majoration qu’à la deuxième session dans des proportions moindres, et après délibération des enseignants concernés. La source précitée indique que l’instance a recueilli les témoignages d’employés de l’établissement selon lesquels M. Mortada entretenait « des relations privilégiées » avec Fadi Abou Daya. Pour sa part, ce dernier a nié avoir demandé au directeur une quelconque modification de ses notes, mais la chambre d’accusation a considéré que l’ampleur de la surévaluation n’a pas pu se faire sans son « intervention » au sens de l’article 219 du Code pénal, qui considère comme « intervenant » toute personne « ayant accepté, pour un intérêt moral ou matériel, la proposition de commettre l’infraction ».

Plus généralement, des enseignants de l’université ont témoigné que M. Mortada modifiait des notes sans les consulter.

Des feuilles vierges manipulées

Quant à Tarek Bakri, il est accusé d’avoir recueilli les copies des compositions remises par un étudiant, Moussa Hamiyé, après que ce dernier a remplacé les copies originales par des feuilles vierges obtenues de manière frauduleuse, et sur lesquelles il rédigeait les bonnes réponses. M. Hamiyé est également en détention provisoire.

Outre le remplacement manuel des copies, un autre moyen de fraude consistait en une surévaluation des résultats pendant leur saisie dans le système informatique, précise la source judiciaire interrogée, alors que l’UL avait assuré dans un communiqué « que son système électronique est entièrement sécurisé et n’a subi aucune intrusion ». Selon la même source, de nombreuses copies d’examen manipulées tant dans leur contenu que dans leur évaluation ont été saisies. Les enseignants des matières concernées ont déclaré à la justice ne pas les avoir corrigées.

En plus de M. Bakri, quatre fonctionnaires ont été déférés devant la cour criminelle pour les mêmes faits de falsification d’écrits.

Côté étudiants, outre M. Hamiyé et Abou Daya, deux autres, dont un ressortissant koweïtien, ont été inculpés. Mojtaba Mortada est accusé d’avoir reçu des virements financiers de ce dernier vers son compte personnel. Le directeur a toutefois affirmé que ces fonds étaient destinés à l’association qu’il avait créée.

Un autre universitaire est par ailleurs accusé d’avoir collecté, à l’initiative de M. Mortada, 150 dollars auprès de candidats souhaitant préparer le concours de la magistrature. Outre le fait de savoir si ces frais étaient réellement dus, ils étaient versés sur le compte personnel du directeur et non dans la caisse de l’université, souligne la source citée plus haut. La chambre d’accusation s’est ainsi fondée sur l’article 655 du Code pénal qui sanctionne la perception de fonds « au moyen de manœuvres frauduleuses ou d’allégations mensongères, sans en avoir qualité ».

Le renvoi devant la cour criminelle de ces mis en cause a entraîné légalement un mandat d’arrêt à exécution différée, émis à leur encontre par la chambre d’accusation. En conséquence, ils devront comparaître en état d’arrestation à la dernière audience devant la cour, au moins jusqu’au prononcé du verdict. En cas de condamnation, ils resteront détenus ; en cas d’acquittement, ils seront relâchés.

Non-lieu

En revanche, trois secrétaires de la faculté, initialement poursuivies ont bénéficié d’un non-lieu. L’enquête de la chambre d’accusation a établi que ces employées se limitaient à saisir les notes sur l’ordinateur telles qu’elles leur étaient dictées par le directeur de l’établissement, sans disposer de la prérogative pour s’y opposer. L’instance a donc jugé qu’elles n’avaient joué aucun rôle dans la falsification des notes, conclut la source.

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21:27 Etats-Unis   Le Washington Post de Jeff Bezos, en difficulté, taille dans sa rédaction

Le Washington Post, propriété du multimilliardaire Jeff Bezos, a commencé mercredi à licencier des centaines de journalistes, une ancienne figure du journal en difficulté depuis des années dénonçant un jour « sombre » pour ce pilier de la presse américaine.

L'hémorragie, qui frappe l'ensemble des services du quotidien, survient sur fond de rapprochement du fondateur d'Amazon avec Donald Trump, un président qui attaque la presse traditionnelle depuis son retour au pouvoir. Le nombre de suppression de postes n'a pas été communiqué. Selon le New York Times, environ 300 journalistes sur 800 sont licenciés.

Cette restructuration destinée à réformer un journal « d'une autre époque » « inclut des réductions substantielles d'effectifs » et doit « sécuriser » son avenir, a expliqué le directeur exécutif du journal Matt Murray, qui reconnait un travail « difficile, mais essentiel. »

Une grande partie des correspondants à l'étranger, dont l'intégralité de ceux couvrant le Moyen-Orient, ont été licenciés, a déclaré l'un d'eux à l'AFP. Parmi eux, Lizzie Johnson dit avoir été licenciée alors qu'elle se trouve en plein reportage sur le front en Ukraine. « Je suis bouleversée », a-t-elle écrit sur X. Les services des sports, des livres, du podcast, des pages locales ou de l'infographie sont aussi particulièrement touchés voire presque intégralement supprimés.

« On ne peut pas vider une rédaction de sa substance sans conséquences sur sa crédibilité, son influence et son avenir », a dénoncé le Post Guild, le syndicat du journal. « C'est l'un des jours les plus sombre de l'histoire » du journal, a regretté sur Facebook Martin Baron, ex-rédacteur en chef du journal et figure du journalisme américain. Il dénonce sans fard les « efforts écoeurants » de Jeff Bezos « pour s'attirer les faveurs » de Donald Trump, y voyant « un cas d'école » de « l'autodestruction quasi instantanée d'une marque ».

Réforme en 2024

Le Washington Post, connu pour avoir révélé le scandale du Watergate ou les Pentagon Papers et qui a reçu 76 prix Pulitzer depuis 1936, est en crise depuis des années.

Durant le premier mandat de Donald Trump, le journal s'était plutôt bien porté grâce à sa couverture jugée sans concession. Après le départ du milliardaire républicain de la Maison Blanche, l'intérêt des lecteurs s'était émoussé et les résultats ont commencé à dégringoler. Le journal a perdu 100 millions de dollars en 2024, rapport le Wall Street journal.

A l'automne 2024, le Washington Post n'avait pas publié d'éditorial pour soutenir Kamala Harris dans la campagne présidentielle face à Donald Trump, alors qu'il avait soutenu les candidats démocrates aux présidentielles de 2008, 2012, 2016 et 2020. Beaucoup y ont vu la main de Jeff Bezos, qui, trois mois plus tard, s'est affiché au premier rang de la cérémonie d'investiture de Donald Trump. Selon la presse, cette décision avait fait fuir de nombreux abonnés.

Les entreprises de M. Bezos ont d'importants contrats avec l'Etat fédéral, du stockage de données à l'espace. Selon les médias américains, Amazon a financé à hauteur de 75 millions de dollars le récent documentaire sur la première dame Melania Trump.

New York Times en forme

« Imprimer des fausses nouvelles n'est pas un modèle économique rentable », a réagi sur X Steven Cheung, porte-parole de la Maison Blanche.

L'exécutif américain multiplie depuis un an les attaques contre la presse traditionnelle, entre restrictions d'accès, procédures en justice et discours accusateurs.

Une vaste réorganisation de la rédaction du Washington Post lancée en 2024 avec une nouvelle direction avait secoué en interne, et de nombreux journalistes étaient partis travailler pour la concurrence.

Emmanuel Felton, reporter chargé de couvrir les questions raciales, a annoncé son licenciement sur X. « Ce n'était pas une décision financière, mais bien idéologique », a-t-il accusé.

Contraste saisissant, le New York Times, grand rival du Washington Post, a annoncé mercredi avoir recruté en 2025 plus d'un million d'abonnés numériques, pour près de 13 millions au total, confirmant sa position dominante sur le marché américain de la presse écrite.

Jeff Bezos, dont la fortune est aujourd'hui estimée à 245 milliards de dollars par Forbes, avait racheté le Washington Post en 2013.

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21:08 Iran   Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix, en grève de la faim en prison

Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix en 2023 et emprisonnée en Iran depuis décembre, est en grève de la faim depuis trois jours, a indiqué mercredi l'avocate de sa famille.

La militante « demande (à) obtenir son droit d'exercer un appel », de pouvoir avoir « accès à ses avocats en Iran » et de recevoir de la visite, a déclaré son avocate, Chirinne Ardakani, basée à Paris.

Le dernier appel à sa famille date du 14 décembre et celle-ci a été informée de la grève de la faim par un détenu qui a été libéré récemment, a précisé l'avocate.

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Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix en 2023 et emprisonnée en Iran depuis décembre, est en grève de la faim depuis trois jours, a indiqué mercredi l'avocate de sa famille.

La militante « demande (à) obtenir son droit d'exercer un appel », de pouvoir avoir « accès à ses avocats en Iran » et de recevoir de la visite, a déclaré son avocate, Chirinne Ardakani, basée à Paris.

Le dernier appel à sa famille date du 14 décembre et celle-ci a été informée de la grève de la faim par un détenu qui a été libéré récemment, a précisé l'avocate.

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