Le Hezbollah a déclaré mardi juste après minuit que son attaque contre Israël était un « acte défensif » après plus d'un an de frappes israéliennes malgré un cessez-le-feu.
« Depuis quinze mois, l'agression israélienne contre le Liban se poursuit à travers les meurtres, les destructions et toutes les formes d'actes criminels », a indiqué dans un communiqué le groupe soutenu par l'Iran, ne faisant aucune mention de l'assassinat récent du guide suprême iranien, contrairement à un précédent message.
Le parti estime que « toutes les démarches politiques et diplomatiques n’ont pas réussi à contenir cette agression » ni à imposer l’application du cessez-le-feu. Il considère que « l’agression sans riposte ne peut se poursuivre » et qualifie sa frappe contre « une caserne militaire dans l’entité usurpatrice » d’« acte défensif » et de « droit légitime », appelant les « responsables » à mettre fin à l’« agression », qu’il présente comme la cause directe des développements en cours au Liban.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLes drones de fabrication iranienne ayant pris pour cible une base militaire britannique à Chypre ont été envoyés du Liban voisin, probablement par le Hezbollah, a indiqué à l'AFP une source gouvernementale chypriote.
« Il a été confirmé » que les drones, dont un a touché une piste d’atterrissage, étaient partis du Liban, selon cette même source. Interrogée pour savoir si le groupe armé soutenu par l’Iran les avait lancés, elle a répondu « très probablement ». Il avait été rapporté initialement que les drones ayant visé les bases britanniques à Chypre avaient été lancés par l'Iran. L'agence Reuters avait indiqué plus tôt, citant une source chypriote, que « tous les éléments indiquent » que les drones ont été lancés par le Hezbollah.
Le président Joseph Aoun a contacté lundi son homologue chypriote, Nikos Christodoulides, « pour condamner l'attaque visant Chypre et réaffirmer la solidarité du Liban avec le peuple chypriote ami », a rapporté la présidence libanaise sur X.
Deux drones, tirés en direction de la base aérienne britannique d’Akrotiri à Chypre, ont été « neutralisés », avait déclaré lundi après-midi le porte-parole du gouvernement, Konstantinos Letymbiotis, quelques heures après que la base ait été touchée. La base a été évacuée après le déclenchement des sirènes, alors quelque 70 véhicules quitter la zone de la base, située sur la côte sud de l'île méditerranéenne, ajoute l'AFP.
En juin 2024, l’ancien secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait menacé pour la première fois Chypre. « Nous avertissons Nicosie : l'ouverture des aéroports et des bases chypriotes à l'ennemi israélien pour cibler le Liban signifierait que le gouvernement chypriote est partie prenante dans la guerre », avait tonné le numéro un du Hezbollah dans un discours. Il avait auparavant fait état d’« informations certaines » selon lesquelles des soldats israéliens s’entraînaient sur l’île, « dont la géographie est similaire à celle du Liban-Sud ».
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDeux frères palestiniens ont été tués lundi dans une attaque perpétrée par des colons israéliens dans un village du nord de la Cisjordanie occupée, a annoncé le ministère palestinien de la Santé basé à Ramallah.
L'armée israélienne a indiqué à l'AFP qu'elle « examinait » ces allégations.
« Deux citoyens de Qaryut, au sud de Naplouse, ont été tués par des tirs de colons », a affirmé le ministère, identifiant les victimes comme Mohammed et Fahim Mouammar, âgés de 48 et 52 ans.
Une source du ministère a déclaré à l'AFP que les deux hommes, touchés respectivement à la tête et au bassin, étaient frères.
Le Croissant-Rouge palestinien, dont les équipes sont intervenues sur place, a aussi fait état d'au moins trois blessés par balles, dont un adolescent de 15 ans touché à l'épaule.
Des photos prises par un journaliste de l'AFP montrent les corps de deux hommes ainsi que plusieurs blessés admis à l'hôpital Rafidia de Naplouse.
Les violences en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, ont fortement augmenté depuis le début de la guerre génocidaire menée par Israël dans la bande de Gaza.
D'après un décompte de l'AFP fondé sur les chiffres du ministère palestinien de la Santé, au moins 1.040 Palestiniens, dont de nombreux combattants mais aussi des civils, ont été tués par des soldats ou des colons israéliens en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza.
Au moins 44 Israéliens, civils et soldats, ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes, selon les données officielles israéliennes.
Plus de 500.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie - hors Jérusalem-Est - parmi environ trois millions de Palestiniens. Les Nations unies considèrent ces colonies comme illégales au regard du droit international.
La plupart des colons ne sont pas impliqués dans des violences mais des groupes minoritaires se livrent parfois à des attaques contre des Palestiniens.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats