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Publication épinglée 15:40 15:40 Podcast   « Rire à en pleurer » : « L'Orient-La Nuit » avec John Achkar et Coffee Break

Rire. Au Liban, c’est souvent une seconde langue — une manière de dire sans dire, de tenir sans céder, de donner du sens à ce qui n’en a plus.

Car ici, rire est une affaire sérieuse. On s’en sert pour se défouler, pour tenir au milieu du chaos, pour respirer dans une société parfois étouffante. Mais aussi pour contourner, attaquer, briser des tabous — faire du rire un outil politique, une manière de dire autrement ce qui ne peut pas toujours être dit frontalement.

Il n’est jamais anodin. Et il traverse tout : notre manière de parler, de chanter, de commenter l’actualité, de survivre au quotidien. À la fois refuge et arme, instinct et stratégie, il peut soulager autant qu’il dérange.

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent trois poids lourds de la scène libanaise contemporaine : le comédien John Achkar, et le duo Coffee Break, formé par Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri.

Trois regards, trois praticiens de l’humour, pour interroger ce drôle de pays qui sombre le sourire aux lèvres.

Une nuit pour se demander pourquoi nous rions, comment nous rions — et jusqu’où nous sommes prêts à aller pour continuer à rire de tout.

Vous pouvez aussi écouter nos épisodes précédents :

07:52 Tensions au Moyen-Orient   Les Etats-Unis et l'Iran cessent les hostilités « pour le moment »

Les Etats-Unis et l'Iran vont suspendre leurs récentes attaques mutuelles qui avaient marqué une reprise des hostilités après la signature de leur protocole d'accord, a annoncé dimanche un responsable américain.

« Il est prévu que les discussions techniques continuent sur tous les points du protocole d'accord. Les deux parties vont cesser (leurs attaques) pour le moment et les navires peuvent circuler librement » dans le détroit d'Ormuz et autour, a expliqué dans un mail transmis à l'AFP ce responsable. Les deux camps s'accusaient mutuellement de violations du cessez-le-feu ces derniers jours, dans un regain de tensions après la signature le 17 juin de leur protocole d'accord.

Le responsable américain n'a cependant pas confirmé des informations de médias américains faisant état d'une rencontre entre Iraniens et Américains mardi au Qatar, avec Ormuz au programme. Verrouillé par la République islamique pendant la guerre lancée le 28 février par Israël et les Etats-Unis, ce qui a déstabilisé le commerce mondial d'hydrocarbures et fait flamber les cours du pétrole, le détroit a rouvert la semaine dernière. Téhéran n'autorise cependant qu'un seul couloir de passage, le long de ses côtes, et menace de s'en prendre à tout navire contrevenant. « Aucune autre institution ni aucun autre pays » que l'Iran n'est « responsable » de la gestion du détroit, a martelé dimanche le chef de la diplomatie Abbas Araghchi. « Toute ingérence » dans la gestion du détroit conduira « à des retards dans (sa) réouverture et augmentera les tensions », a-t-il lancé.

Possible rencontre au Qatar

L'Iran a vu d'un mauvais oeil l'annonce par Oman de l'ouverture d'une voie de navigation alternative temporaire, présentée comme une initiative concertée avec l'ONU pour évacuer les marins et navires bloqués. Des dizaines de bateaux l'ont empruntée cette semaine. Et depuis jeudi, deux navires ont été touchés par des projectiles d'origine inconnue - des attaques attribuées à Téhéran par l'armée américaine qui a riposté deux jours de suite en bombardant l'Iran. Téhéran a de son côté répliqué en tirant missiles et drones vers ses voisins du Golfe, notamment le Koweït et Bahreïn.

Citant deux responsables américains et une troisième source ayant connaissance du dossier, le média Axios a affirmé que des discussions devaient avoir lieu mardi au Qatar pour résoudre les différends concernant Ormuz, voie par laquelle transite habituellement quelque 20% des hydrocarbures mondiaux. Si l'Iran et Oman revendiquent leur souveraineté sur Ormuz, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), adoptée en 1982, garantit un droit de « passage en transit » dans les détroits qui servent à la navigation internationale, comme celui d'Ormuz, incontournable pour relier le Golfe au reste du monde. Le texte, non ratifié par Téhéran, dispose que « tous les navires et aéronefs » dont le but est le transit « continu et rapide » du détroit jouissent d'une liberté de navigation « sans entrave ».

Frappes israéliennes au Liban

Au Liban, que Téhéran avait exigé d'inclure dans le protocole d'accord avec les Etats-Unis, Israël a poursuivi ses frappes dimanche. Et ce malgré, aussi, la signature vendredi à Washington d'un accord-cadre en vue d'une « paix durable ». Dans un communiqué conjoint, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense israéliens Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit un long et profond tunnel du Hezbollah dans le sud du Liban. L'Agence libanaise d'information ANI (officielle) a rapporté des bombardements, le ministère de la Santé faisant état de deux blessés après le lancement d'une grenade par « l'ennemi israélien » sur une localité du sud du pays.

Le chef du Parlement libanais allié au Hezbollah pro-Iran, Nabih Berry, a affirmé dimanche que l'accord avec Israël « ne sera pas adopté » en l'état. La formation chiite, qui rejette lui aussi cet accord, a dit se réserver le droit de « défendre sa patrie » après les dernières attaques israéliennes. L'accord conditionne le retrait d'Israël du Liban - dont les troupes occupent un secteur dans le sud - au désarmement du Hezbollah. Une exigence de longue date que Beyrouth peine à mettre en oeuvre. Le Liban a été entraîné dans le conflit début mars quand le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à son parrain iranien, après l'offensive américano-israélienne sur Téhéran.

19:44 Diplomatie   Le ministre égyptien des AE à Berry : le retrait israélien est la « clé » de la stabilité au Liban

Un soldat israélien travaille sur un char du côté israélien de la frontière Israël–Liban, après que l’Israël et le Liban ont signé un accord-cadre à la suite de pourparlers sous médiation américaine, dans le nord d’Israël, le 28 juin 2026. Photo Avi Ohayon / Reuters

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a affirmé au cours d’un entretien avec le président du Parlement Nabih Berry à Aïn el-Tiné que le retrait israélien complet est la clé de la stabilité au Liban. Le ministre a renouvelé l’attachement de l’Égypte à la stabilité du Liban. De son côté, le chef du Législatif a souligné la nécessité « d’éviter la discorde » dans le pays et de multiplier les efforts pour préserver la stabilité et la paix civile.

Le Hezbollah et son allié chiite, le mouvement Amal dirigé par Nabih Berry, ont exprimé pendant le week-end leur rejet total de l’accord-cadre signé vendredi entre les représentants libanais et israéliens sous l’égide des États-Unis. Cet accord met en place un cessez-le-feu au cours duquel Israël prévoit de se retirer de « zones pilotes » où l’armée libanaise devra se charger de déloger le Hezbollah. Cet accord a cristallisé les divisions entre ceux qui estiment qu’il pave la voie à une véritable paix, et ceux qui jugent que le Liban a accordé d’importantes concessions de souveraineté au profit d’Israël.

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Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a affirmé au cours d’un entretien avec le président du Parlement Nabih Berry à Aïn el-Tiné que le retrait israélien complet est la clé de la stabilité au Liban. Le ministre a renouvelé l’attachement de l’Égypte à la stabilité du Liban. De son côté, le chef du Législatif a souligné la nécessité « d’éviter la discorde » dans le pays et de multiplier les efforts pour préserver la stabilité et la paix civile.Le Hezbollah et son allié chiite, le mouvement Amal dirigé par Nabih Berry, ont exprimé pendant le week-end leur rejet total de l’accord-cadre signé vendredi entre les représentants libanais et israéliens sous l’égide des États-Unis. Cet accord met en place un cessez-le-feu au cours duquel Israël prévoit de se retirer de « zones...

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