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Publication épinglée 22:02 22:02    Derrière le massacre du 8 avril au Liban : les noms et les visages de celles et ceux tués par Israël

Un massacre. Voilà comment résumer ce qu'il s'est passé mercredi 8 avril 2026 au Liban.

Au premier jour du cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-unis, l’armée israélienne a mené 100 frappes en 10 minutes. Des frappes à Beyrouth, dans la banlieue de la capitale, au Liban-Sud et dans le Békaa. Des frappes qui, à Beyrouth notamment, ont visé des quartiers densément peuplés, sans avertissement aucun.

Le bilan, toujours provisoire puisque les secours s’employaient encore, jeudi matin, à sortir des victimes des décombres des bâtiments frappés, est effroyable : plus de 300 morts et au moins 1 150 blessés

Parce que derrière les chiffres il y a des hommes, des femmes et des enfants, il y a des vies fauchées, nous rassemblons, ici, les noms des victimes de ce funeste 8 avril. Cet article va être actualisé au fur et à mesure que nos journalistes rassemblent des informations sur les victimes.

Ola Attar, veuve de Hamad Attar, une victime du 4 août 2020. La jeune femme a été emportée par une frappe israélienne à Beyrouth. Depuis la mort de son époux, à l’âge de 28 ans, elle s’était consacrée à une association de victimes du 4 août et luttait pour que justice soit rendue dans cette affaire. Ola était la mère de deux enfants de 12 et 7 ans.

Nader Khalil, employé depuis 35 ans de l’entreprise Rifai. Il a été tué par une frappe à Corniche el-Mazraa, alors qu’il se trouvait dans le magasin Rifaï. Maître torréfacteur, il avait gagné l’affection et le respect des clients comme de ses collègues, indique Rifaï.

Jamil Jrab, employé par le restaurant Jaï, à Hamra. Il était en train de déjeuner près de son domicile lorsqu'il a été tué par une frappe israélienne à Beyrouth.

Hatun Kchreit, poétesse, et son époux, tués à Tallet el-Khayat. « Le Sud est parti. La maison est partie. Les vergers d’oliviers sont partis. La vie est partie», écrit sur Facebook la sœur de la défunte, Maha Salma, journaliste libanaise.

Ghada Dayekh, journaliste à Radio Sot el-Farah, à Tyr. Elle a été tuée lorsqu’une frappe israélienne a touché son immeuble, le détruisant complètement, selon le directeur de la station, Alwan Sharafeddine, qui s’est confié au Committee to Protect Journalists. Il a ajouté que Dayekh travaillait avec Sawt Al-Farah depuis sa création dans les années 1980 et qu’elle était à l’antenne depuis 37 ans.

Alia Badreddine, sa mère et ses trois enfants adultes, Mohammad, Ali et Fatima el-Atrach, originaires de Kfar Sir, ont été tués dans frappe israélienne sur Hayy el-Sellom : la famille était réunie dans le logement au moment de l’impact.

Suzanne Khalil travaillait pour la chaîne Al-Manar, du Hezbollah. Elle a été tuée dans une frappe à Kayfoun, dans le caza d'Aley.

Dr Nadim Chamseddine, médecin, son épouse Asrar et leurs trois enfants, ont été tués par une frappe sur Keyfoun. Une famille entière décimée dans leur maison, où le médecin exerçait aussi une partie de son activité.

Rana Hessaiki Mlaheb, une jeune femme originaire du village de Baïssour, a été tuée par une frappe israélienne sur Keyfoun à Aley, Mont-Liban, alors qu’elle se trouvait dans une pharmacie pour acheter des médicaments à distribuer aux déplacés de la guerre dans sa région.

Fatima Amhaz, sœur d'Imad Amhaz (enlevé par les forces israéliennes à Batroun lors du conflit de 2024), originaire de Qomatiyé, a été tuée lors d'une frappe israélienne sur une pharmacie a Keyfoun, Aley, où elle travaille.

Saïd el-Khansa, fils de l'ancien président de la municipalité de Ghobeiri Mohamad el-Khansa : Il a été tué à Keyfoun, dans le caza de Aley, alors qu'il travaillait dans sa pharmacie.

Rana Naji : Originaire de Harouf, dans le caza de Nabatiyé, elle a été tuée a Keyfoun alors qu’elle s’était rendue à la pharmacie pour acheter du lait pour ses deux fillettes.

Talin Ahmed Hamzi, Yasmine Hussein Alam et Ali Hamad Haidar, trois élèves de l'établissement scolaire al-Karama, à Choueifat, ont été tuées par les frappes israéliennes. L'établissement scolaire, qui a rapporté ces trois décès, n'a pas donné de précisions sur le lieu de la frappe qui les a tués.

La frappe qui a emporté Yasmine Alam, a également tué ses parents Hussein Mohammad Alam et Fatima Mohammad Alam. Ils étaient tous originaires de Hermel. La frappe israélienne visait contre le complexe al-Ajneha al-Khamsa, qui a rasé trois immeubles à Choueifat.

Sept membres de la famille Nassereddine ont été tués par une violente frappe sur leur maison à Mansoura, dans le Hermel, a rapporté la chaîne de télévision al-Mayadeen. La frappe a pulvérisé la maison et les alentours.

La famille Haoui, trois générations, sept morts dont trois enfants : réunis dans un même immeuble à Jnah, plusieurs membres de la famille ont été tués ensemble, dans un appartement qui était devenu le refuge familial élargi. Le père, Zouhair Haoui, son épouse Aïda Rmeiti, leurs fils Mahdi et Mohammad, ainsi que les trois enfants de ce dernier, Mahdi, Ali Rida et Amir, ont péri dans ce bombardement, tandis que la femme de Mohammad Haoui est toujours dans un état grave.

Hussein Rihani : C'est l'entreprise dans laquelle il travaille, dipndip, qui a annoncé son décès, dans une frappe à Beyrouth. « Hussein était un membre précieux de la famille dipndip, dont on se souviendra pour son dévouement, sa gentillesse et sa passion pour son travail. Il manquera profondément à tous ceux qui l’ont connu, et sa mémoire restera à jamais parmi nous. »

Les soeurs Rayane et Rahmé Haïdar Cheaib. Elles ont été tuées dans la frappe sur le complexe d’al-Sayida Zahraa à Saïda, où une figure politique religieuse proche du Hezbollah, le cheikh Sadek Naboulsi, a également trouvé la mort. Comme tous les déplacés du Liban-Sud dans ce quartier de Saïda, elles fréquentaient ce complexe pour profiter des services qui y étaient disponibles ou pour prier.

Maya Mohammad Balaghi et sa fille Lina Hassan Afif Issa : la mort de ces deux femmes, dans une frappe israélienne également sur le complexe d’al-Sayida Zahraa à Saïda, a été annoncée par la page Facebook de Ramiyé, une localité du Liban-Sud dont elles sont originaires.

Samah Alloush, âgée de 25 ans : La jeune femme a été tuée par la frappe sur le complexe al-Sayyida Zahraa à Saïda. Elle travaillait dans une petite papeterie-librairie. Des proches l’ont décrite sur les réseaux sociaux comme étant fille unique. Elle laisse derrière elle sa mère, qui a été blessée lors de la frappe. Dans l’un de ses derniers messages, elle écrivait : « Je suis restée 36 jours sous les bombardements. Dès que j’ai été déplacée, ils ont décidé d’annoncer un cessez-le-feu. Quelle chance j’ai. »

Khawla Medlej, professeure d'arabe, 32 ans, et ses deux enfants, Abbas, en classe de CM1, et Youssef, en moyenne section : Ils ont été tués à Hay el-Sellom, un quartier de Beyrouth, alors que la famille venait de rentrer chez elle après une journée de cours au Lycée national de Choueifat, où Khawla enseignait et où ses enfants étaient scolarisés.

Fouad Al-Baradi : originaire de la ville de Bkifa, dans le Mont Liban et membre du Parti socialiste progressiste (PSP), il a été tué dans la frappe ayant visé Bechamoun. L’information a été annoncée par le média Al-Anba’, affilié au PSP. Lors de ses funérailles, organisées jeudi, le député Wael Bou Faour a déclaré : « Aujourd’hui, nous faisons nos adieux à un camarade cher, généreux, courageux et militant. »

L’armée libanaise a annoncé jeudi la mort de quatre soldats dans les frappes israéliennes. Selon un communiqué de la troupe, le caporal-chef, Hussein Khaled Yassine, a été tué dans une frappe à Saïda. Le soldat de première classe Mohammad Bassam Chheitali ainsi que le soldat Ali Hassan Kassem ont, eux, été tués dans les frappes sur Chmestar, dans le caza de Baalbeck. Enfin, Ali Nasser Eddine, élève gradé, a été tué dans une frappe dans la région de Hermel, dans la Békaa.

Amani Soufan, tuée avec ses parents Bassam Saoufan et Sanaa Fadlallah dans la frappe israélienne sur Aïn Mraissé. Son mari, membre de la Défense civile, les a retrouvés morts après plusieurs heures de recherches durant lesquelles des avis avaient été publiés sur les réseaux sociaux.

L'enfant Hadi Ismail Fahs, tué par une frappe israélienne à Aramoun. Le Docteur Hussein A. Yahfoufi, qui semble avoir tenté de le soigner après son arrivée aux urgences, a écrit sur sa page Facebook : « Il n’a pas crié, il n’a pas pleuré, il ne s’est pas plaint. Il était silencieux d’une manière douloureuse. Sur ses vêtements, il y avait de petites taches de nouilles (...) les restes d’un repas inachevé. Puis est venu le silence… Ce silence lourd que nous, les médecins, connaissons, quand la vie s’éteint doucement, insupportablement… (...) J’ai pressé sa petite poitrine comme pour le supplier de revenir, je l’ai appelé sans voix, et mon cœur criait : « Ne pars pas maintenant… pas comme ça… pas avant d’avoir fini ton repas. »

Afaf al-Sidawi : Originaire de Nabatiyé, elle a été tuée dans la frappe ayant visé Tallet el-Khayat. Son fils, Hassan al-Sabbagh, initialement porté disparu, a été retrouvé mort dans les décombres de l’immeuble.

Lamar Ibrahim Saad et sa mère Noha Mcheik : « C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons le décès de notre petite Lamar Ibrahim Saad, élève de maternelle (section anglaise), et de sa chère maman », a écrit la soeur Thérèse Nassar. « Nous présentons également nos condoléances les plus sincères à M. Ibrahim Saad, le père endeuillé, et prions pour que le Seigneur lui apporte patience et réconfort », a-t-elle ajouté.

Mohammed Karim Ibrahim Noureddine. Ecolier au collège Imam Hassan à Hadath et fils du directeur du Centre de formation médiatique de l’Union à Ghobeiry, il a été tué lors de la frappe à Keyfoun.

Nada Mustafa Hayek, sa soeur Olaa et leur mère Fatima : Nada était enseignante à l’école publique de Najjariyeh, dans le caza de Saïda, a été tuée à son domicile à Adloun, au Liban-Sud. Selon son établissement, dans ses derniers instants, Nada continuait « d’enseigner à distance à ses élèves, de porter leurs fardeaux et de semer l’espoir dans leurs cœurs ». Elle était en troisième année d’études en psychologie à l’Université libanaise, à Saïda. Sa sœur, Olaa, aurait également été tuée dans la frappe, ainsi que leur mère Fatima Mohammad Abbas.

Abdelhalim Kabalan, 60 ans, tué dans une frappe israélienne à Bir Hassan, dans la banlieue sud de Beyrouth. Abdelhalim se trouvait à l'entrée du centre médical de la husseyniyé Ahel el-Beit, qu'il gérait avec sa fille, pharmacienne, pour apporter un suivi médical et fournir des traitements aux personnes modestes, lorsqu'un bombardement israélien s'y est abattu. Plusieurs employés syriens ainsi que d'autres personnes dont les identités demeurent inconnues ont été tués dans cette frappe, et deux personnes sont toujours portées disparues sous les décombres.

Ali Khaled : Sergent inspecteur à la sûreté générale, Ali hale a été tué par la frappe israéliennes à Mansouri, près de Tyr. Il était marié et père de trois enfants. Il aurait eu 37 ans à la fin de l’année.

Un massacre. Voilà comment résumer ce qu'il s'est passé mercredi 8 avril 2026 au Liban.

Au premier jour du cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-unis, l’armée israélienne a mené 100 frappes en 10 minutes. Des frappes à Beyrouth, dans la banlieue de la capitale, au Liban-Sud et dans le Békaa. Des frappes qui, à Beyrouth notamment, ont visé des quartiers densément peuplés, sans avertissement aucun.

Le bilan, toujours provisoire puisque les secours s’employaient encore, jeudi matin, à sortir des victimes des décombres des bâtiments frappés, est effroyable : au moins 203 morts et plus de 1000 blessés

Parce que derrière les chiffres il y a des hommes, des femmes et des enfants, il y a des vies fauchées, nous rassemblons, ici, les noms des victimes de ce funeste 8 avril. Cet article va être actualisé au fur et à mesure que nos journalistes rassemblent des informations sur les victimes.

Ola Attar, veuve de Hamad Attar, une victime du 4 août 2020. La jeune femme a été emportée par une frappe israélienne à Beyrouth. Depuis la mort de son époux, à l’âge de 28 ans, elle s’était consacrée à une association de victimes du 4 août et luttait pour que justice soit rendue dans cette affaire. Ola était la mère de deux enfants de 12 et 17 ans.

Nader Khalil, employé depuis 35 ans de l’entreprise Rifai. Il a été tué par une frappe à Corniche el-Mazraa, alors qu’il se trouvait dans le magasin Rifaï. Maître torréfacteur, il avait gagné l’affection et le respect des clients comme de ses collègues, indique Rifaï.

Jamil Jrab, employé par le restaurant Jaï, à Hamra. Il était en train de déjeuner près de son domicile lorsqu'il a été tué par une frappe israélienne à Beyrouth.

Hatun Kchreit, poétesse, et son époux, tués à Tallet el-Khayat. « Le Sud est parti. La maison est partie. Les vergers d’oliviers sont partis. La vie est partie», écrit sur Facebook la sœur de la défunte, Maha Salma, journaliste libanaise.

Ghada Dayekh, journaliste à Radio Sot el-Farah, à Tyr. Elle a été tuée lorsqu’une frappe israélienne a touché son immeuble, le détruisant complètement, selon le directeur de la station, Alwan Sharafeddine, qui s’est confié au Committee to Protect Journalists. Il a ajouté que Dayekh travaillait avec Sawt Al-Farah depuis sa création dans les années 1980 et qu’elle était à l’antenne depuis 37 ans.

Alia Badreddine, sa mère et ses trois enfants adultes, Mohammad, Ali et Fatima el-Atrach, originaires de Kfar Sir, ont été tués dans frappe israélienne sur Hayy el-Sellom : la famille était réunie dans le logement au moment de l’impact.

Suzanne Khalil travaillait pour la chaîne Al-Manar, du Hezbollah. Elle a été tuée dans une frappe à Kayfoun, dans le caza d'Aley.

Dr Nadim Chamseddine, médecin, son épouse Asrar et leurs trois enfants, ont été tués par une frappe sur Keyfoun. Une famille entière décimée dans leur maison, où le médecin exerçait aussi une partie de son activité.

Rana Hessaiki Mlaheb, une jeune femme originaire du village de Baïssour, a été tuée par une frappe israélienne sur Keyfoun à Aley, Mont-Liban, alors qu’elle se trouvait dans une pharmacie pour acheter des médicaments à distribuer aux déplacés de la guerre dans sa région.

Fatima Amhaz, sœur d'Imad Amhaz (enlevé par les forces israéliennes à Batroun lors du conflit de 2024), originaire de Qomatiyé, a été tuée lors d'une frappe israélienne sur une pharmacie a Keyfoun, Aley, où elle travaille.

Saïd el-Khansa, fils de l'ancien président de la municipalité de Ghobeiri Mohamad el-Khansa : Il a été tué à Keyfoun, dans le caza de Aley, alors qu'il travaillait dans sa pharmacie.

Rana Naji : Originaire de Harouf, dans le caza de Nabatiyé, elle a été tuée a Keyfoun alors qu’elle s’était rendue à la pharmacie pour acheter du lait pour ses deux fillettes.

Talin Ahmed Hamzi, Yasmine Hussein Alam et Ali Hamad Haidar, trois élèves de l'établissement scolaire al-Karama, à Choueifat, ont été tuées par les frappes israéliennes. L'établissement scolaire, qui a rapporté ces trois décès, n'a pas donné de précisions sur le lieu de la frappe qui les a tués.

La frappe qui a emporté Yasmine Alam, a également tué ses parents Hussein Mohammad Alam et Fatima Mohammad Alam. Ils étaient tous originaires de Hermel. La frappe israélienne visait contre le complexe al-Ajneha al-Khamsa, qui a rasé trois immeubles à Choueifat.

Sept membres de la famille Nassereddine ont été tués par une violente frappe sur leur maison à Mansoura, dans le Hermel, a rapporté la chaîne de télévision al-Mayadeen. La frappe a pulvérisé la maison et les alentours.

La famille Haoui, trois générations, sept morts dont trois enfants : réunis dans un même immeuble à Jnah, plusieurs membres de la famille ont été tués ensemble, dans un appartement qui était devenu le refuge familial élargi. Le père, Zouhair Haoui, son épouse Aïda Rmeiti, leurs fils Mahdi et Mohammad, ainsi que les trois enfants de ce dernier, Mahdi, Ali Rida et Amir, ont péri dans ce bombardement, tandis que la femme de Mohammad Haoui est toujours dans un état grave.

Hussein Rihani : C'est l'entreprise dans laquelle il travaille, dipndip, qui a annoncé son décès, dans une frappe à Beyrouth. « Hussein était un membre précieux de la famille dipndip, dont on se souviendra pour son dévouement, sa gentillesse et sa passion pour son travail. Il manquera profondément à tous ceux qui l’ont connu, et sa mémoire restera à jamais parmi nous. »

Les soeurs Rayane et Rahmé Haïdar Cheaib. Elles ont été tuées dans la frappe sur le complexe d’al-Sayida Zahraa à Saïda, où une figure politique religieuse proche du Hezbollah, le cheikh Sadek Naboulsi, a également trouvé la mort. Comme tous les déplacés du Liban-Sud dans ce quartier de Saïda, elles fréquentaient ce complexe pour profiter des services qui y étaient disponibles ou pour prier.

Maya Mohammad Balaghi et sa fille Lina Hassan Afif Issa : la mort de ces deux femmes, dans une frappe israélienne également sur le complexe d’al-Sayida Zahraa à Saïda, a été annoncée par la page Facebook de Ramiyé, une localité du Liban-Sud dont elles sont originaires.

Samah Alloush, âgée de 25 ans : La jeune femme a été tuée par la frappe sur le complexe al-Sayyida Zahraa à Saïda. Elle travaillait dans une petite papeterie-librairie. Des proches l’ont décrite sur les réseaux sociaux comme étant fille unique. Elle laisse derrière elle sa mère, qui a été blessée lors de la frappe. Dans l’un de ses derniers messages, elle écrivait : « Je suis restée 36 jours sous les bombardements. Dès que j’ai été déplacée, ils ont décidé d’annoncer un cessez-le-feu. Quelle chance j’ai. »

Khawla Medlej, professeure d'arabe, 32 ans, et ses deux enfants, Abbas, en classe de CM1, et Youssef, en moyenne section : Ils ont été tués à Hay el-Sellom, un quartier de Beyrouth, alors que la famille venait de rentrer chez elle après une journée de cours au Lycée national de Choueifat, où Khawla enseignait et où ses enfants étaient scolarisés.

Fouad Al-Baradi : originaire de la ville de Bkifa, dans le Mont Liban et membre du Parti socialiste progressiste (PSP), il a été tué dans la frappe ayant visé Bechamoun. L’information a été annoncée par le média Al-Anba’, affilié au PSP. Lors de ses funérailles, organisées jeudi, le député Wael Bou Faour a déclaré : « Aujourd’hui, nous faisons nos adieux à un camarade cher, généreux, courageux et militant. »

L’armée libanaise a annoncé jeudi la mort de quatre soldats dans les frappes israéliennes. Selon un communiqué de la troupe, le caporal-chef, Hussein Khaled Yassine, a été tué dans une frappe à Saïda. Le soldat de première classe Mohammad Bassam Chheitali ainsi que le soldat Ali Hassan Kassem ont, eux, été tués dans les frappes sur Chmestar, dans le caza de Baalbeck. Enfin, Ali Nasser Eddine, élève gradé, a été tué dans une frappe dans la région de Hermel, dans la Békaa.

Amani Soufan, tuée avec ses parents Bassam Saoufan et Sanaa Fadlallah dans la frappe israélienne sur Aïn Mraissé. Son mari, membre de la Défense civile, les a retrouvés morts après plusieurs heures de recherches durant lesquelles des avis avaient été publiés sur les réseaux sociaux.

L'enfant Hadi Ismail Fahs, tué par une frappe israélienne à Aramoun. Le Docteur Hussein A. Yahfoufi, qui semble avoir tenté de le soigner après son arrivée aux urgences, a écrit sur sa page Facebook : « Il n’a pas crié, il n’a pas pleuré, il ne s’est pas plaint. Il était silencieux d’une manière douloureuse. Sur ses vêtements, il y avait de petites taches de nouilles (...) les restes d’un repas inachevé. Puis est venu le silence… Ce silence lourd que nous, les médecins, connaissons, quand la vie s’éteint doucement, insupportablement… (...) J’ai pressé sa petite poitrine comme pour le supplier de revenir, je l’ai appelé sans voix, et mon cœur criait : « Ne pars pas maintenant… pas comme ça… pas avant d’avoir fini ton repas. »

Afaf al-Sidawi : Originaire de Nabatiyé, elle a été tuée dans la frappe ayant visé Tallet el-Khayat. Son fils, Hassan al-Sabbagh, initialement porté disparu, a été retrouvé mort dans les décombres de l’immeuble.

Lamar Ibrahim Saad et sa mère Noha Mcheik : « C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons le décès de notre petite Lamar Ibrahim Saad, élève de maternelle (section anglaise), et de sa chère maman », a écrit la soeur Thérèse Nassar. « Nous présentons également nos condoléances les plus sincères à M. Ibrahim Saad, le père endeuillé, et prions pour que le Seigneur lui apporte patience et réconfort », a-t-elle ajouté.

Mohammed Karim Ibrahim Noureddine. Ecolier au collège Imam Hassan à Hadath et fils du directeur du Centre de formation médiatique de l’Union à Ghobeiry, il a été tué lors de la frappe à Keyfoun.

Nada Mustafa Hayek, sa soeur Olaa et leur mère Fatima : Nada était enseignante à l’école publique de Najjariyeh, dans le caza de Saïda, a été tuée à son domicile à Adloun, au Liban-Sud. Selon son établissement, dans ses derniers instants, Nada continuait « d’enseigner à distance à ses élèves, de porter leurs fardeaux et de semer l’espoir dans leurs cœurs ». Elle était en troisième année d’études en psychologie à l’Université libanaise, à Saïda. Sa sœur, Olaa, aurait également été tuée dans la frappe, ainsi que leur mère Fatima Mohammad Abbas.

Abdelhalim Kabalan, 60 ans, tué dans une frappe israélienne à Bir Hassan, dans la banlieue sud de Beyrouth. Abdelhalim se trouvait à l'entrée du centre médical de la husseyniyé Ahel el-Beit, qu'il gérait avec sa fille, pharmacienne, pour apporter un suivi médical et fournir des traitements aux personnes modestes, lorsqu'un bombardement israélien s'y est abattu. Plusieurs employés syriens ainsi que d'autres personnes dont les identités demeurent inconnues ont été tués dans cette frappe, et deux personnes sont toujours portées disparues sous les décombres.

Ali Khaled : Sergent inspecteur à la sûreté générale, Ali hale a été tué par la frappe israéliennes à Mansouri, près de Tyr. Il était marié et père de trois enfants. Il aurait eu 37 ans à la fin de l’année.

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11:38    Moyen-Orient : « optimisme et prudence » sur les marchés mondiaux à l'approche des pourparlers

Les marchés mondiaux ont les yeux rivés vendredi sur les pourparlers qui pourraient se tenir entre les délégations iranienne et américaine au Pakistan, laissant entrevoir un possible apaisement des tensions au Moyen-Orient.

Sur les marchés mondiaux, « optimisme et prudence s’équilibrent », a estimé Andreas Lipkow, analyste de CMC Markets.

Le Pakistan doit accueillir vendredi les délégations iranienne et américaine pour des pourparlers, au troisième jour du cessez-le-feu, même si la participation des Iraniens reste incertaine après des frappes israéliennes qui ont fait mercredi plus de 300 morts au Liban.

Après un appel à la retenue du président américain Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi qu'il avait ordonné à son cabinet d'engager des « négociations directes » avec le Liban. Des pourparlers entre le Liban et Israël sont prévus la semaine prochaine à Washington selon un responsable américain.

« Dans ce contexte, les marchés commencent à intégrer l'hypothèse d'un accord à court terme, même si la prudence reste de mise tant que les flux pétroliers et la situation géopolitique ne sont pas pleinement stabilisés », a souligné John Plassard, analyste de Cité Gestion Private Bank.

- Le pétrole toujours sous 100 dollars -

Avec les pourparlers à venir, les cours du pétrole restent vendredi sous la barre symbolique des 100 dollars le baril.

« Ce n'est qu'un premier pas vers une désescalade du conflit et la normalisation des flux énergétiques, et les risques restent importants, notamment en ce qui concerne la réouverture du détroit d'Ormuz », passage stratégique par lequel transitent habituellement 20% de l'approvisionnement mondial en hydrocarbures, a relevé Xavier Chapard, stratégiste chez LBP AM.

« Mais c'est tout de même une très bonne nouvelle pour l'économie mondiale, car cela réduit les risques d'un choc énergétique beaucoup plus important que celui déjà subi et cela montre que les deux camps ont intérêt à arrêter l'escalade », a-t-il estimé.

Vers 07H30 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence sur le marché du brut, progressait de 1,77% à 97,62 dollars le baril. Son équivalent américain, le WTI, prenait 1,95% à 99,78 dollars le baril.

Le détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale contrôlée par Téhéran qui l'avait bloquée ces dernières semaines, reste au cœur des préoccupations.

Donald Trump a mis en garde l'Iran jeudi contre tout péage pour les navires souhaitant traverser le détroit.

Un pétrolier non-iranien, le premier depuis le début de la trêve, a franchi jeudi le détroit d'Ormuz, dont la réouverture était une condition du cessez-le-feu. Mais le trafic est encore loin d'un retour à la normale.

- Les Bourses mondiales restent prudentes -

Sur les marchés d'actions, « les investisseurs semblent regarder vers l'avenir avec un optimisme prudent, misant sur des discussions diplomatiques constructives attendues au Pakistan ce week-end », a rapporté Patrick Munnelly, analyste de Tickmill Group.

En Europe, en début de séance, la Bourse de Paris gagnait 0,22%, Francfort montait de 0,15%, Londres prenait 0,06% et Milan 0,15%.

« La durée de ce mouvement de stabilité dépendra, d'une part, de l'actualité en provenance du Proche-Orient et, d'autre part, des chiffres de l'inflation à la consommation attendus aujourd’hui (vendredi) aux Etats-Unis », a expliqué Andreas Lipkow, chef des analystes de marché chez CMC.

En Asie, l'indice hongkongais Hang Seng prenait 0,59% dans les derniers échanges.

La Bourse de Séoul a gagné 1,40% et celle de Taipei 1,60%. L'indice phare japonais Nikkei a clôturé en hausse de 1,84%, alors que le géant japonais du prêt-à-porter Fast Retailing (marque Uniqlo) a vu son titre s'envoler de 11,99% après avoir encore relevé la veille ses prévisions annuelles.

- Légère remontée des taux d'emprunt -

Les doutes quant à une trêve durable au Moyen-Orient et la prudence des investisseurs se traduisent sur le marché de la dette des Etats, avec une légère remontée des taux d'emprunt vendredi.

Référence en Europe, le taux de l'emprunt allemand à échéance 10 ans (le « Bund ») était de 3,01% vendredi, contre 2,99% la veille. Son homologue français affichait un taux de 3,65%, contre 3,61% la veille.

Côté monnaies, le dollar américain freine ses gains « en réaction à l'optimisme croissant des investisseurs quant à une désescalade au Moyen-Orient », a signalé Lee Hardman, analyste de MUFG.

Vers 07H30 GMT, le dollar prenait 0,12% face à la monnaie unique, à 1,1687 dollar pour un euro.

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11:31 Au moins cinq morts dans des frappes israéliennes intenses sur le Sud, le Hezbollah pilonne le nord d'Israël

L'aviation et l'artillerie israéliennes ont frappé à des dizaines de reprises le Liban-Sud dans la nuit de jeudi à vendredi, faisant au moins quatre morts, tandis que des combats continuent d'opposer le Hezbollah à des soldats israéliens à Khiam et Bint Jbeil.

Selon notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah, une personne a été tuée dans la nuit dans une frappe à Meifdoun (Nabatiyé) et un autre à Hanaway (Tyr), tandis qu'un motard a trouvé la mort dans un tir de drone à Cana, et qu'un secouriste des Scouts de la mission islamique (al-Rissala, Amal), Fadi Amer, a été tué dans un raid sur Qlaylé (Tyr). Un autre homme a été tué dans un raid sur Majdel Selm (Bint Jbeil). Des équipes de secouristes continuent en outre ce matin à rechercher des victimes sous les décombres des raids israéliens de la nuit sur Chehabiyé et Kfardounite (Tyr).

Ces bombardements meurtriers ont été lancés alors que l'armée israélienne a mené des attaques sur de nombreuses régions du Sud tout au long de la nuit, visant des habitations et routes de dizaines de villages. Des hélicoptères ont également été signalés tirant à la mitrailleuse sur le littoral sud allant de Bouyout al-Siyad jusqu'à Mansouri, Bayada, et Ras el-Aïn (Tyr). L'armée israélienne avance dans cette zone et a déjà pris Bayada et Chamaa. La centrale électrique de Tell Debbine (Marjeyoun) a également été frappée, ce qui a provoqué une coupure de courant dans la zone.

Combats à Bint Jbeil et Khiam

Des raids menés alors que, tout au long de la soirée de jeudi et de la nuit, des combats ont opposé le Hezbollah à l'armée israélienne à Khiam, dans le secteur est, et Bint Jbeil, dans le secteur central. Selon notre correspondant, des bruits des combats autour de Khiam étaient bien perceptibles, notamment des sons de tirs de mitraillettes et d’obus, dans le quartier ouest du village. Selon des sources de notre correspondant, les véhicules israéliens auraient tenté une avancée vers les quartiers nord et ouest, avec une couverture de feu intense, mais ont fait face à des attaques de combattants du Hezbollah. Ce dernier a revendiqué plusieurs de ces opérations, notamment avec des roquettes contre des soldats à Wata el-Khiam, à l'aube, et hier soir au niveau de l'ancien centre de détention de la ville et du siège de la municipalité.

À Bint Jbeil, le parti-milice a revendiqué des attaques en série sur des forces israéliennes à Rchaf et Aïnata, des villages périphériques de la ville, ainsi qu'à l'intérieur même de la localité, notamment au niveau du « complexe Moussa Abbas », situé dans l'est de la ville.

Dégâts dans une maison du nord d'Israël

Le Hezbollah a en outre revendiqué de nombreuses attaques dans la nuit et vendredi matin sur le nord d'Israël, notamment sur le site militaire de Marj, la caserne de Biranit, Metula, Shlomi, Misgav Am, Kiryat Shmona, et Goren et la caserne de Yaara.

Selon des médias israéliens, un projectile a directement visé une maison de Misgav Am, près de la frontière, faisant des dégâts matériels, tandis que les sirènes d'alerte ont retenti tôt ce matin à travers Israël, y compris à Tel-Aviv et dans la ville côtière d'Ashdod, a indiqué l'armée israélienne, après le tir de roquettes en provenance du Liban. Ashdod est situé à environ 150 kilomètres de la frontière avec le Liban.

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