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08:45 Israël   L'ancien chef du Mossad affirme que des espions israéliens ont « visité » un site nucléaire iranien

Un ancien chef du Mossad, les services de renseignement extérieurs israéliens, a affirmé mardi que des agents israéliens s'étaient rendus « de nombreuses fois » sur le site nucléaire iranien de Fordo afin de mieux comprendre les installations. En juin 2025, Israël a lancé une guerre contre son ennemi juré, l'Iran, avec pour objectif déclaré d'affaiblir ses programmes nucléaire et balistique, qu'il considère comme une « menace existentielle ». Les forces armées américaines ont brièvement pris part à ce conflit de 12 jours, utilisant leurs avions de pointe pour bombarder les sites nucléaires de Fordo, Natanz et Ispahan. Le complexe d'enrichissement de Natanz a été de nouveau visé lors du conflit lancé le 28 février par une offensive américano-israélienne.

« Nous avons visité le site nucléaire de Fordo à de nombreuses reprises afin de comprendre le site », a déclaré Yossi Cohen, qui a dirigé le Mossad de 2016 à 2021, lors d'une conférence réunissant des responsables des collectivités locales, selon les médias israéliens. Il n'a pas précisé quand ces visites avaient eu lieu ni qui y avait participé. Selon la même source, M. Cohen a ajouté que « le bombardement du site par les Américains était la réalisation de tous (ses) rêves ».

Le programme nucléaire iranien constitue depuis longtemps un sujet majeur de désaccord entre Téhéran et les pays occidentaux, qui accusent la République islamique de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce qu'elle dément. Ancien proche du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Yossi Cohen a joué un rôle important, durant son mandat, dans la conclusion des accords d'Abraham qui ont conduit à la normalisation des relations entre Israël et trois pays arabes, les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc. Le Soudan avait également adhéré aux accords, mais le pays a ensuite sombré dans la guerre et n'a jamais ratifié ni mis en œuvre l'accord.

Yossi Cohen a été associé à l'assassinat, en 2020, du scientifique nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh, bien qu'Israël n'ait jamais officiellement commenté cette opération. Depuis la fin de son mandat à la tête de l'agence, l'ex-chef du Mossad reste très présent dans l'espace public. Il accorde régulièrement des interviews aux médias israéliens et a laissé entendre à plusieurs reprises qu'il pourrait se lancer en politique, ce qui ne s'est toutefois pas encore produit.

08:41 Canicule   France : les fortes chaleurs s'étendent, la sécheresse au cœur des préoccupations

Les chaleurs caniculaires continuent de gagner du terrain mercredi, s'étendant à quasiment toute la France, tandis que le gouvernement tente de trouver des solutions à la sécheresse dramatique qui frappe le pays. Pas moins de 78 départements de la métropole, du sud à l'ouest en passant par la Normandie, l'Ile-de-France et jusqu'aux Vosges, seront placés en vigilance orange canicule à partir de 12H00.

"Mercredi, la chaleur s'accentue encore et les conditions caniculaires gagnent encore du terrain: les maximales sont de l'ordre de 36°C à 39°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le prévisionniste dans son bulletin de 06H00. Seule une portion du nord-est et quelques zones en altitude seront épargnées.

Jeudi, la journée sera également très chaude avec des températures maximales supérieures à 35°C: "du Centre-Val de Loire à la Nouvelle-Aquitaine, (les températures) seront comprises entre 38 et 40°C. En Île-de-France, elles seront voisines de 38°C", précise Météo-France.

Le ciel sera majoritairement dégagé, offrant des conditions parfaites pour observer la première éclipse solaire totale visible en Europe depuis 1999. Mais, en plus des lunettes de protection, il faudra prévoir casquettes et bouteilles d'eau.

En soirée, lorsque le soleil sera momentanément totalement obscurci par la lune, le thermomètre devrait encore afficher des valeurs "très élevées sur de nombreuses régions, en particulier à l'ouest, souvent comprises entre 30 et 35°C, entre 25 et 28°C le long de la Manche", indique le prévisionniste national. "A nouveau, on vit fenêtres fermées, dans le noir, et on ne peut même pas aérer la nuit tellement il fait chaud", constate, dépité, Romain Vandepitterie, un entrepreneur bordelais qui travaille chez lui.

"Fenêtres fermées"

Cet épisode caniculaire est la poursuite et l'amplification d'une vague de chaleur entamée le 28 juillet, qui avait d'abord principalement concerné le sud du pays.

Cette vague de chaleur est le troisième de l'été, après celle exceptionnellement intense de fin juin et celle du 4 au 19 juillet, parmi les plus longues que le pays ait connues. Avant cela, un épisode caniculaire précoce avait aussi eu lieu fin mai. Dans le contexte du réchauffement climatique lié aux activités humaines, ces périodes de fortes chaleurs sont plus fréquentes, intenses et étendues sur l'année.

"Il faut s'hydrater, bien saler les aliments, ne pas négliger les fruits et les légumes", conseille Raphaële, une diététicienne rennaise, qui recommande des aliments "plutôt frais pour ne pas réchauffer le corps et l'habitation" et de "prendre une douche fraîche" avant de s'endormir. Le répit n'est pas attendu avant le week-end: jeudi, la chaleur devrait encore s'accentuer avec 35 à 39°C attendus sur la plupart des régions, localement 40°C.

Restrictions d'eau

Autre conséquence du thermomètre en surchauffe et du manque de pluie, la sécheresse en France ne cesse d'empirer depuis mai. Au 6 août, la sécheresse des sols reste à des niveaux records à l'échelle nationale et généralisée à l'ensemble du territoire, indique Météo-France. La situation des petits cours d'eau est "la plus critique jamais enregistrée à cette période" de l'année, selon l'Office français de la biodiversité (OFB).

Mardi, les mesures de restriction sur l'eau potable concernaient les lieux de résidence de 62 millions de personnes, soit 94% de la population métropolitaine, selon les calculs de l'AFP d'après les données de VigiEau. Début août, près des deux tiers des nappes phréatiques, principales réserves d'eau, présentaient des niveaux sous les normales.

Face à cette crise, le ministère de la Transition écologique réunit mercredi le Comité d'anticipation et de suivi hydrologique (CASH) ainsi que les préfectures de région. Au menu: un état des lieux de la sécheresse et de ses conséquences sur l'agriculture et la biodiversité, ainsi qu'un partage de retours d'expériences sur les mesures permettant de renforcer l'anticipation et la résilience des territoires face aux tensions autour de l'eau.

08:33 Séisme    Colombie: une rescapée sauvée des décombres, le bilan revu à baisse

Les secouristes ont extrait dans la nuit de mardi à mercredi une rescapée des décombres d'un immeuble effondré à Pereira, des dizaines d'heures après la survenue lundi matin du séisme le plus meurtrier du siècle en Colombie, dont le bilan a été révisé à la baisse à 216 morts. Les recherches de survivants se poursuivent avec acharnement dans l'ouest du pays, où le tremblement de terre d'une magnitude de 7,4 a rasé des pâtés de maisons entiers. Avec un épicentre situé dans le département du Choco, sur la côte Pacifique, le séisme a touché de nombreuses localités dont Cali, la troisième ville du pays, et Pereira.

Quand Daniela Largo, 32 ans, a été sortie des ruines et enveloppée dans une couverture bleue dans la nuit de mardi à mercredi, ses proches ont crié de joie et les membres des forces de secours se sont étreints, ont constaté des journalistes de l'AFP. « Nous perdions espoir, lorsque nous avons reçu un appel », a témoigné sa mère, Sandra Milena Perez. Selon elle, un riverain a entendu des appels à l'aide sous les décombres et a regroupé ses voisins pour déblayer les débris avant l'arrivée des professionnels. « Grâce à lui, aujourd'hui, nous sommes heureux. (...) A la maison, son fils de 12 ans attend (sa mère Daniela) ».

Le précédent bilan de 241 morts, selon le décompte de l'AFP réalisé sur la base des données communiquées par différentes autorités locales, a été revu à la baisse mardi soir après que les autorités de Cali, métropole de 2,2 millions d'habitants, ont revu leur comptage.

Les villes de Manizales et Quibdo figurent également parmi les plus durement touchées. Le séisme a fait plus de 1.600 blessés et a détruit des centaines de bâtiments, selon l'Association des maires. A la tombée de la nuit mardi, des familles se sont préparées à dormir dans les parcs, de peur des répliques qui ont secoué les quartiers sinistrés.

« Tellement vite »

A Cali, une autre rescapée, Beatriz Arcos, s'est retrouvée prise au piège pendant près d'une heure sous les décombres de son appartement. Une fois extraite, elle a été soignée mais son dos continue de la faire souffrir. Son mari et sa mère ont également été blessés. « Tout va tellement vite », a-t-elle déclaré à l'AFP, assise devant ce qu'il reste du bâtiment de trois étages, où son fils a tenté de récupérer documents, téléphones portables et autres objets de valeur.

Des habitants armés de pioches, de pelles et de leurs seules mains aident les secours. D'autres distribuent de la nourriture ou donnent leur sang. Déblayer, « on fait ça à la main, avec des gants », a déclaré Pablo Cesar Ruiz, un bénévole. « Nous travaillons ensemble dans l'espoir de pouvoir sauver une vie », confie un autre volontaire, Javier Muñoz.

Plusieurs établissements hospitaliers de Cali ont été endommagés. Une partie de l'Hôpital universitaire del Valle s'est effondrée, obligeant les médecins à transférer certains patients et à en soigner d'autres dans les jardins attenants.

« Tout perdu »

A Pereira, la majorité des 480.000 habitants se sont retrouvés privés d'électricité. « Nous avons tout perdu, mais nous sommes en vie », résume Johan Tabasco, 23 ans, depuis un parc de la ville où il s'est réfugié la nuit suivant le séisme avec sa compagne et leur fils de sept mois. Pour beaucoup, la recherche des proches est angoissante. « Ma tante vivait là. Elle est sous les décombres », indique Jorge Gonzalez devant un immeuble effondré. « Nous n'avons pas pu la récupérer parce qu'il y a une fuite de gaz à l'arrière (...) Tant qu'ils n'auront pas retrouvé son corps, je n'ai pas l'intention de quitter cet endroit », explique-t-il.

Le président colombien Abelardo de la Espriella a annoncé des subventions pour permettre aux personnes désormais sans toit de se reloger, lors d'une visite mardi à Pereira, déjà frappée par un séisme qui avait fait près de 1.200 morts en 1999. Les Etats-Unis, alliés du nouveau gouvernement colombien, ont offert une aide de 15,5 millions de dollars pour faire face à l'urgence. L'Union européenne a mobilisé son service satellitaire Copernicus pour faciliter les opérations de secours. Le séisme a été ressenti lundi jusqu'en Equateur, au Panama et au Venezuela, pays frappé le 24 juin par un double séisme de magnitude 7,2 et 7,5 ayant fait plus de 6.300 morts.

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