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Publication épinglée 21:53 21:53 Podcast   « Le sexe n’attend pas la paix » : découvrez le nouvel épisode de « L'Orient-La Nuit »

Pour ce onzième épisode de « L’Orient-La Nuit », nous ouvrons une conversation à la fois intime et politique autour de nos sexualités en temps de crise. Désirer, est-ce encore possible quand tout vacille ?

Que fait la guerre à nos corps ? Comment le chaos transforme-t-il notre rapport à l’intimité, au plaisir, au couple - ou à la solitude ? Le désir, au contraire, persiste-t-il, indocile, comme une manière de rester vivant, de résister à l’effondrement ?

Entre peur, culpabilité et besoin de lien, le désir devient-il un refuge, un exutoire, ou au contraire quelque chose que l’on tait, que l’on réprime, que l’on juge déplacé ? Nous interrogerons aussi le cadre dans lequel ces désirs s’expriment - ou se heurtent. Que permettent nos sociétés ? Que surveillent-elles, que condamnent-elles, que passent-elles sous silence ?

Autour de la table, deux invités pour éclairer ces questions et croiser les regards. La médecin et psychosexologue Sandrine Attallah, pionnière de la sexologie clinique au Liban, dont le travail interroge les tabous et accompagne les transformations des sexualités dans le monde arabe ; et l’écrivain franco-libanais Sabyl Ghoussoub, dont l’œuvre explore les identités, les héritages et les contradictions de nos intimités.

Avec Anthony Samrani et Stéphanie Khouri, ils tenteront de comprendre ce que nos désirs racontent de nous : nos peurs, nos limites, mais aussi nos élans et nos possibles, notre irréductible envie de vivre.

Nos épisodes précédents :

09:50 Intelligence artificielle   OpenAI ouvre GPT-5.6 au public, un modèle d’IA avec plus de raisonnement et moins d’« hallucinations ».

OpenAI a annoncé mercredi le lancement public, dès le lendemain, de son nouveau modèle d’IA, GPT-5.6, disponible en préversion depuis le 26 juin auprès d’un nombre limité de partenaires approuvés, qui y avaient accès via l’API (Application Programming Interface) et Codex, deux interfaces dédiées aux développeurs (l’API donne accès au modèle d’IA, tandis que Codex est un outil d’assistance à la programmation basé sur l’IA).

La gamme GPT-5.6 du créateur de ChatGPT, composée des modèles « Sol », « Terra » et « Luna », sera lancée publiquement jeudi, a indiqué l’entreprise de Sam Altman dans un communiqué publié sur X. « Nous étendons dès maintenant l’accès en avant-première à l’échelle mondiale », a ajouté le groupe. La nouvelle version sera très probablement intégrée à l’interface habituelle, avec un nombre de requêtes limité pour les utilisateurs gratuits.

Sur son site, OpenAI explique depuis le 26 juin que « Sol » est le modèle le plus performant, et donc le plus cher ; « Terra », un modèle équilibré destiné aux usages quotidiens ; et « Luna », un modèle rapide et abordable. L’entreprise assure que « Terra offre des performances comparables à celles de GPT-5.5 tout en étant deux fois moins cher, tandis que Luna propose de solides capacités à notre coût le plus bas ».

Dans sa communication officielle, OpenAI met en avant des capacités de raisonnement et d’analyse optimisées, une meilleure compréhension et analyse des images, ainsi qu’une réduction des « hallucinations » (réponses générées contenant des informations erronées), selon les éléments présentés par l’entreprise.

Cette annonce intervient après que le gouvernement américain a levé, la semaine dernière, les restrictions visant les derniers modèles d’IA d’Anthropic, Fable et Mythos, moins de trois semaines après avoir ordonné à l’entreprise de suspendre leur accès en raison de risques liés à la sécurité nationale.

Washington a renforcé la surveillance des lancements de modèles d’IA avancés afin d’identifier d’éventuelles menaces, dans un contexte d’inquiétudes selon lesquelles cette technologie pourrait être détournée à des fins militaires ou de renseignement par la Chine, la Russie ou d’autres pays considérés comme préoccupants, rappelle l'agence Reuters.

Tests supplémentaires

Le site Axios, qui a révélé le lancement d’OpenAI, a rapporté, citant une source proche du dossier, que le département américain du Commerce avait approuvé un lancement élargi de GPT-5.6, après des tests supplémentaires menés par le gouvernement dans le cadre du nouveau dispositif de supervision mis en place par Washington pour les modèles d’IA de pointe.

La surveillance accrue des modèles d’IA a débuté après que le président américain Donald Trump a signé un décret établissant un cadre volontaire permettant aux développeurs d’IA de soumettre leurs « modèles de pointe concernés » (covered frontier models) au gouvernement américain pendant une période pouvant aller jusqu’à 30 jours avant leur mise à disposition auprès de partenaires de confiance.

Anthropic a averti qu’il était « probablement impossible » de rendre un modèle d’IA totalement résistant aux jailbreaks (tentatives de contournement des garde-fous) et a souligné le risque de voir apparaître un jailbreak universel capable de désactiver les protections d’« une catégorie entière de comportements nuisibles ».

ChatGPT a franchi le cap du milliard d’utilisateurs actifs mensuels dans le monde sur son application, devenant l’application ayant atteint le plus rapidement ce seuil, selon des estimations du cabinet d’intelligence de marché Sensor Tower relayées en juin, alors que la compétition entre le créateur de cet agent d’IA et son rival Anthropic, fondé par d’anciens employés d’OpenAI, fait rage. Au deuxième trimestre à ce jour, Claude comptait 56 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans le monde sur son application. Sa croissance annuelle des utilisateurs actifs mensuels (MAU, monthly active users), d’environ 640 %, a largement dépassé celle de ChatGPT, qui s’établissait à 62 %, selon Sensor Tower.

Il y a une semaine, la maison mère de ChatGPT a dévoilé sa première puce développée en interne, nommée « Jalapeño » en référence au piment d'origine mexicaine, pensée afin de faire fonctionner son modèle d'IA plus rapidement et à un coût moindre. La puce, encore en test et développée avec le fabricant de semi-conducteurs et logiciels d'infrastructure Broadcom, a été mise au point spécifiquement pour l'inférence de l'IA, le processus permettant de faire fonctionner un modèle IA de manière à fournir des réponses aux utilisateurs, et non pour le long et coûteux procédé d'entraînement d'un modèle en partant de zéro.

Le but pour OpenAI est de réduire sa dépendance à Nvidia, une démarche également suivie par son concurrent chinois DeepSeek.

09:19 Moyen-Orient   Dernier hommage en Irak à Ali Khamenei, sur fond de frappes entre Washington et Téhéran

La foule a envahi les rues de Najaf mercredi pour accompagner le passage du cortège funéraire du guide suprême iranien, Ali Khamenei, dans ce haut lieu du chiisme en Irak, avant qu'il ne soit inhumé jeudi en Iran. Cette étape irakienne des cérémonies organisées depuis samedi par l'Iran pour l'adieu à son dirigeant tué le 28 février, au premier jour de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis, intervient alors que des hostilités ont repris dans la nuit entre Washington et Téhéran.

Après des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis ont affirmé avoir frappé plus de 80 cibles en Iran, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. A Najaf, dans le sud de l'Irak, où la dépouille de l'ayatollah est arrivée mardi soir par avion, les rues ont été ornées de banderoles en hommage à l'ayatollah et de grands portraits, aux côtés de drapeaux irakiens.

Le cercueil avait été accueilli mardi soir à l'aéroport international de la ville par le président iranien Massoud Pezeshkian et par le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, ainsi que par le Premier ministre irakien, Ali al-Zaïdi. Les autorités irakiennes, qui entretiennent d'étroites relations politiques et religieuses avec Téhéran, ont déclaré la journée de mercredi fériée et annoncé le déploiement d'un important dispositif de sécurité.

A Najaf, la foule a afflué au départ de la procession, qui doit parcourir six kilomètres jusqu'à l'imposant sanctuaire de l'imam Ali, gendre du prophète Mahomet, quatrième calife de l'islam et premier imam chiite, où des dizaines de religieux se tenaient prêts à prier sur le cercueil. Des fidèles se sont approchés pour toucher le cercueil de Ali Khamenei posé à l'arrière d'un camion. Plus tard dans la journée, la dépouille s'envolera vers Kerbala, plus au nord, jusqu'aux sanctuaires de l'imam Hussein et de son frère Abbas. L'un des fils du défunt dirigeant, Moustafa, participe à cette étape irakienne. Son autre fils, Mojtaba, qui lui a succédé à la fonction de guide suprême, n'a pas été vu depuis le début des cérémonies, ni depuis sa désignation en mars.

« Occasion à ne pas manquer »

« Nous te faisons nos adieux », proclame une banderole à Kerbala, tandis qu'une autre montre une photo de Khamenei avec la phrase: « Celui qui a humilié l'Amérique ». « C'est une occasion à ne pas manquer, de participer aux funérailles de celui qui a défié la puissance de l'Amérique et d'Israël », s'enthousiasme Mohammed al-Bayati, 30 ans, à Najaf.

Haidar Jaafar, qui a voyagé pendant des heures depuis la ville de Bassora dit lui s'attendre à l'afflux de millions de personnes « simplement parce que (Khamenei) a été tué par des mains israélo-américaines ». La ville est le principal centre des séminaires chiites, où les plus hauts responsables cléricaux ont étudié et enseigné.

Alliés

Venu accompagner cet hommage, le général Esmaïl Qaani, responsable de la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens iraniens de la Révolution, a salué « la planification minutieuse de cet événement historique » par Bagdad, révélatrice selon lui « du lien spirituel profond unissant les deux nations ».

Les relations bilatérales n'ont pas toujours été bonnes. Dans les années 1980, le président Saddam Hussein, qui réprimait la population chiite, est entré en guerre contre l'Iran après la Révolution islamique de 1979.

Les deux pays sont devenus de proches alliés après sa chute en 2003 et l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement dominé par les chiites à Bagdad, qui doit veiller à un équilibre délicat avec ses deux partenaires, américains et iraniens, eux-mêmes ennemis.

Aujourd'hui, l'Iran ne se contente pas de soutenir des responsables politiques influents mais appuie aussi des groupes armés. Ceux-ci ont participé à la guerre au Moyen-Orient, en soutien à l'Iran, en attaquant des installations américaines en Irak. Concluant ces obsèques nationales, l'inhumation aura lieu jeudi à Mashhad, ville natale d'Ali Khamenei, dans le nord-est de l'Iran

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