L'Iran « serait bien avisé » de conclure un accord avec les États-Unis, a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, qui a estimé qu'il y avait de « nombreuses raisons » pour frapper l'Iran.
« Il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d'une frappe contre l'Iran », a déclaré Karoline Leavitt à la presse, ajoutant: « L'Iran serait bien avisé de conclure un accord avec le président Trump et son administration ».
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a reçu mercredi à Caracas le Premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, pays qui accueille le fonds recevant l’argent provenant des ventes de pétrole vénézuélien effectuées par les États-Unis.
Cette visite officielle du cheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani intervient près de 50 jours après la capture de Nicolas Maduro lors d'une spectaculaire opération militaire américaine au coeur de Caracas.
Le Qatar a été un des médiateurs clé dans les négociations entre Caracas et Washington, dont les relations diplomatiques sont interrompues depuis 2019 mais qui pourraient être reprises dans un futur proche, selon de nombreux analystes, les relations entre le président Donald Trump et Mme Rodriguez étant au beau fixe.
Mme Rodriguez et le Premier ministre qatari, arrivé mardi, ont tenu une réunion au palais présidentiel de Miraflores, a indiqué le gouvernement.
Celle-ci visait à « approfondir l’agenda bilatéral et stratégique entre les deux nations », a indiqué le ministre de la Communication sur Telegram. « Elle a servi de cadre à un examen détaillé de la carte de coopération globale que partagent Caracas et Doha », selon le ministre Miguel Perez Pirela.
Après la chute de Maduro, Washington a déclaré être en charge du Venezuela, qui possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole brut au monde. Les États-Unis ont mis en place un dispositif de contrôle de la commercialisation et des bénéfices du pétrole vénézuélien: les fonds sont d’abord déposés au Qatar, puis transférés au gouvernement vénézuélien.
Le Venezuela fait face aux États-Unis à de nombreuses poursuites engagées par des créanciers, une grande partie datant de la présidence d'Hugo Chavez (1999-2013), raison pour laquelle l’argent issu de la vente du brut vénézuélien est déposé au Qatar.
Doha a également joué un rôle clé dans plusieurs processus de libération de prisonniers politiques au Venezuela. L’ONG spécialisée Foro Penal recense plus de 600 personnes détenues pour des raisons politiques dans le pays.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe député du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), César Abi Khalil, a annoncé mercredi que son parti « soutient » un recours présenté au Conseil d'État contre la décision du gouvernement de hausser de 320 000 livres libanaises (environ 4 dollars) le prix de l'essence, ainsi que d'augmenter d'un point la TVA. Le recours a été déposé mercredi par le syndicat des propriétaires d’autobus, de voitures de transport public et de bureaux de transport « avec l’appui, l’aval et la participation du CPL », a précisé M. Abi Khalil, lors d'une conférence de presse, retransmise sur la chaîne affiliée au parti, OTV, à l'heure où la colère sociale gronde.
« Les impôts directs ne font qu’appauvrir les Libanais, affaiblir leur pouvoir d’achat et, par conséquent, provoquer une contraction de l’économie, ce qui entraîne une nouvelle baisse des recettes de l’État. On se retrouve alors, un an plus tard, à imposer de nouvelles taxes... », a fustigé le parlementaire.
Il s'en est également pris au ministre de l'Énergie et de l'Eau, Joe Saddi (Forces libanaises - FL), à qui revient « la responsabilité », selon le député du CPL. Face aux affirmations du ministre selon lesquelles il s'était opposé à la décision, M. Abi Khalil s'est interrogé : « Comment peut-on soumettre une décision au Conseil des ministres alors que le ministre (principalement) concerné s’y oppose ? Ou alors ce n'est pas lui qui l'a proposée, mais alors qui s’est arrogé ses prérogatives ? »
César Abi Khalil a tenu sa conférence de presse aux côtés du président du syndicat des propriétaires d’autobus, de voitures de transport public et de bureaux de transport, Mansour Silva, ainsi que de son mandataire, l’avocat Fadi el-Hajj. Le poste du ministère de l'Énergie et de l'Eau est au cœur des tensions entre les FL et le CPL. Les ministres qui se sont succédé à la tête de ce ministère ont été affiliés ou proches du CPL entre 2008 et 2025. Le CPL constitue par ailleurs à la Chambre le principal parti d'opposition au gouvernement Salam.
Joe Saddi a affirmé mardi s'être « opposé de manière claire et directe à l’adoption de toute hausse fiscale à ce stade », dans un message publié sur son compte X. « J’ai consigné mon rejet de toute proposition d’augmentation de la taxe sur l’essence et de la TVA, en soulignant que la solution réside avant tout dans l’amélioration de la perception des droits de douane et des impôts existants », a-t-il ajouté. Avant de préciser : « Malgré mon opposition, je suis, de par mes fonctions ministérielles, tenu d’appliquer les décisions du Conseil des ministres. »
La mesure gouvernementale, annoncée suite au Conseil des ministres lundi, vise à financer la hausse des salaires des fonctionnaires actifs et retraités, selon le gouvernement. Elle a toutefois suscité une grogne sociale au Liban, et un certain scepticisme auprès d’experts qui dénoncent notamment son impact sur les bas revenus.
Des droits d’accise équivalents à 320 000 LL sur les 20 litres d’essence 95 et 98 octane (16 022 et 16 000 livres par litre respectivement) ont été imposés par le gouvernement libanais.
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