Un bâtiment de Beyrouth, dans le quartier de Ramlet el-Baïda, et un autre de Chtaura, dans la Békaa, ont été évacués dimanche soir après qu'un homme, propriétaire de bureaux de change, a reçu des menaces provenant supposément d'Israël, rapporte notre correspondante dans la Békaa, Sarah Abdallah.
Selon les sources de notre correspondante, l'homme a reçu un message l'intimant d'évacuer son domicile dans le quartier de Ramlet el-Baïda et les bureaux de son entreprise dans la Békaa, via sa messagerie Whatsapp. Selon la chaîne al-Jadeed, le message contiendrait des détails sur l’activité de l’entreprise, ses bureaux et ses opérations, et serait pris au sérieux par les services de sécurité, qui ont évacué les bâtiments concernés par mesure de précaution. Une copie du message circulant en ligne, que L'Orient-Le Jour n'a pas pu immédiatement identifier, accuse l'homme à qui il est adressé de « financer le Hezbollah. »
La municipalité de Chtaura a publié un bref communiqué confirmant l'évacuation du bâtiment « centre Chamas » à Chtaura.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe président français, Emmanuel, s'est entretenu dimanche soir avec son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, qu'il a appelé à « mettre fin aux attaques » sur d'autres pays de la région, lancées par Téhéran ou ses affidés comme le Hezbollah au Liban.
Dans un message sur X, M. Macron a dit avoir appelé M. Pezeshkian à « mettre fin immédiatement aux attaques inacceptables que l’Iran mène contre les pays de la région, qu’elles soient directes ou via des proxies, comme au Liban et en Irak ». Le président français a rappelé que la France « intervient dans un cadre strictement défensif de protection de ses intérêts, de ses partenaires régionaux et en faveur de la liberté de navigation, et qu’il est inadmissible que notre pays soit ciblé » deux jours après la mort d'un militaire français dans une attaque menée par un drone Shahed sur une base militaire d'Erbil, au Kurdistan irakien.
« L’escalade incontrôlée à laquelle nous assistons plonge toute la région dans un chaos aux conséquences majeures aujourd’hui et pour les années à venir. Les populations, en Iran comme partout dans la région, en sont les victimes », a écrit M. Macron qui a plaidé pour « un nouveau cadre politique et sécuritaire. » « Un tel cadre doit garantir que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire tout en traitant les menaces posées par son programme balistique ainsi que par ses activités de déstabilisation régionales et internationales », a-t-il élaboré
Il a encore exhorté à ce que la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz soit rétablie au plus vite.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe ministre iranien du Travail a annoncé une hausse de plus de 60% du salaire minimum, ont rapporté dimanche des médias locaux, plusieurs mois après des manifestations antigouvernementales déclenchées initialement par la mauvaise situation économique du pays.
Le pays ajuste tous les ans le salaire minimum en fonction de l'inflation, qui a explosé sous l'effet des sanctions internationales dans les mois qui ont précédé la guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février.
Selon l'agence iranienne Tasnim, citant le ministre du Travail, « avec l'accord du gouvernement », le salaire minimum mensuel va passer de 103 millions de rials à 166 millions au cours de la prochaine année du calendrier persan, qui commence dans quelques jours.
Le gouvernement a aussi annoncé une hausse similaire des allocations familiales. La monnaie iranienne s'échange à environ 1,47 million de rials pour un dollar, selon le site Bonbast. Des manifestations avaient été déclenchées en décembre dernier par le coût élevé de la vie et la dépréciation de la monnaie nationale. Elles avaient toutefois rapidement évolué en un vaste mouvement de contestation d'une ampleur inédite appelant à la chute du pouvoir iranien, en place depuis la Révolution islamique de 1979. Les autorités avaient brutalement réprimé la contestation, tuant des milliers de personnes dans le pays, selon des groupes de défense des droits humains.
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