LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Dernières Infos - L'Orient-Le Jour
 
Premier quotidien francophone au Liban.
(GMT +3) Décalage horaire avec Paris: +1h

DERNIÈRES ACTUS EN CLAIR

▸ Les 5 dernières parutions

Publication épinglée 14:33 14:33 Podcast   Que peut la foi face à la guerre ? : découvrez le 4e épisode de L'Orient-La Nuit

Une nouvelle pause dans le tumulte. Une nouvelle exploration au cœur de l’intime : le quatrième épisode de L’Orient-la Nuit est consacré à la spiritualité en période de conflit. Que peut la foi face à la guerre ? La spiritualité aide-t-elle à traverser les épreuves avec plus de force ? Est-elle, au contraire, ébranlée par la violence du réel ? Permet-elle de mieux comprendre l’Autre, ou creuse-t-elle davantage les distances entre les êtres ?

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Pour en parler, Anthony Samrani reçoit Nayla Tabbara, docteure en sciences des religions de l’École pratique des hautes études, présidente et fondatrice de la Adyan Foundation, qui œuvre pour la promotion du dialogue religieux, ainsi que le père Gabriel Khairallah, codirecteur du Centre de la jeunesse chrétienne de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ), professeur à l’USJ et à Sciences Po.

Comment continuer à croire en Dieu quand le monde brûle ? Une question d’autant plus essentielle dans un pays marqué par les pratiques religieuses, où les frontières entre spiritualité et communautarisme sont parfois très fines.

Cette discussion est accompagnée d’un reportage de Clara Hage, de lectures de poèmes et d’un intermède musical interprété par Tania Kassis.

Nos précédents épisodes:

À demain !

11:28 Négociations   Echec des discussions à l'ONU sur la non prolifération nucléaire

Après des semaines de négociations, les pays signataires du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) n'ont une nouvelle fois pas réussi à s'entendre sur les priorités pour les années à venir, malgré les craintes d'une nouvelle course à l'arme atomique.

Après de multiples révisions d'un projet de déclaration déjà jugée faible au départ par les partisans du désarmement, le président de la 11e conférence d'examen de ce traité considéré comme une pierre angulaire de la non-prolifération a jeté l'éponge, renonçant à présenter le texte à l'adoption.

« J'ai présenté quatre versions du projet de document final, toutes révisées méticuleusement en suivant les souhaits des Etats partie », a déclaré le Vietnamien Do Hung Viet, exprimant sa « profonde déception ». « Malgré tous nos efforts, je comprends que la conférence n'est pas en mesure de parvenir à un accord sur son travail sur le fond », a-t-il ajouté, ironisant sur le fait qu'il avait tenu sa promesse de rendre « tout le monde mécontent de façon égale ».

« Les délégations partagent l'objectif d'un monde sans armes nucléaires, un monde dans lequel la menace nucléaire ne plane pas au-dessus de nos têtes et de celles de nos enfants, même si nous différons sur la voie à suivre pour atteindre cet objectif », a-t-il assuré. Avant de mettre en garde: « si nous ne pouvons pas nous mettre d'accord sur le chemin à prendre, nous n'atteindrons jamais notre destination ».

Mais alors que les cinq grandes puissances nucléaires signataires (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France) ont été accusées d'avoir fait pression pendant les négociations, tout le monde n'est pas d'accord avec son analyse d'un objectif commun.

« La majorité des pays travaillent en effet en toute bonne foi pour le désarmement (...) mais une poignée d'Etats possédant l'arme atomique et certains de leurs alliés, sapent le TNP, contrecarrent les efforts de désarmement, augmentent leur arsenal et entrainent la prolifération, orientant le monde vers la catastrophe », a dénoncé vendredi soir Seth Shelden, de la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN), lauréate du prix Nobel de la paix.

Les fondations « craquent »

Selon le dernier rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), les neuf États dotés de l'arme atomique (Russie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord) possédaient 12,241 ogives nucléaires en janvier 2025, dont 90% entre les mains des Etats-Unis et de la Russie. Et dans un contexte de tensions géopolitiques, les inquiétudes sur une augmentation des capacités nucléaires augmentent.

Les Etats membres avaient pourtant devant eux vendredi un texte maintes fois révisé et largement édulcoré.

Au fil de ces modifications, il était « de moins en moins ancré dans les réalités des conflits actuels et des risques de prolifération », notamment l'Iran et la Corée du Nord, avait déclaré à l'AFP plus tôt vendredi Richard Gowan de l'International Crisis Group.

La dernière version du texte vue par l'AFP vendredi se contentait ainsi de dire que Téhéran ne doit « jamais » développer d'arme atomique. Disparue la mention du « non respect » des obligations iraniennes présente dans le premier projet de déclaration. Disparus également toute mention de la Corée du Nord, et l'appel direct aux Etats-Unis et à la Russie de commencer des négociations sur un successeur du traité New Start limitant les arsenaux russe et américain, expiré en février.

Le TNP, entré en vigueur en 1970 et signé par la quasi-totalité des Etats hormis notamment Israël, l'Inde et le Pakistan, vise à empêcher la prolifération, à favoriser un désarmement complet et à promouvoir la coopération pour l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire.

C'est la troisième fois de suite que la conférence d'examen échoue à adopter un texte, bloqué par la Russie en 2022 et par notamment les Etats-Unis en 2015.

Malgré ce nouvel échec, le traité continue d'exister, mais avec un risque accru d'érosion de légitimité et de confiance, risquant de conduire certains Etats non nucléaires à se demander si la non-prolifération est la meilleure solution pour leur sécurité, selon les experts. « Les fondations du TNP (...) craquent en raison de l'inattention, de l'intransigeance et de l'incompétence », a dénoncé Daryl kimball, patron de l'Association du contrôle des armements, réclamant un leadership « éclairé » de Washington et des autres puissances nucléaires.

11:14 Conflit au Moyen-Orient   L'Iran accuse les Etats-Unis de saboter les négociations de paix

L'Iran a accusé samedi les Etats-Unis de saboter avec des « exigences excessives » les négociations pour mettre fin à la guerre, un changement d'agenda de Donald Trump alimentant dans le même temps les spéculations sur une reprise des hostilités.

Dans une conversation avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s'est plaint des « positions contradictoires et demandes excessives répétées » des Etats-Unis, ont rapporté les agences Tasnim et Fars.

Ces facteurs « perturbent le processus de négociations menées sous l'égide du Pakistan », a estimé M. Araghchi. « Malgré sa profonde méfiance envers les Etats-Unis, la République islamique d'Iran s'est engagée dans ce processus diplomatique avec un esprit de responsabilité et le plus grand sérieux, et s'efforce de parvenir à un résultat raisonnable et équitable », a-t-il toutefois ajouté.

Le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, est arrivé vendredi à Téhéran dans le cadre de la médiation menée par son pays. Selon l'agence Irna, il a parlé jusque tard dans la nuit de vendredi à samedi avec M. Araghchi des « derniers efforts et initiatives diplomatiques visant à empêcher une nouvelle escalade ».

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, avait affirmé plus tôt que les divergences restent « profondes » entre Téhéran et Washington. Les questions de la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban, de la situation dans le détroit d'Ormuz et du blocus américain des ports iraniens, restent selon lui « en suspens », de même que le volet nucléaire.

Le Qatar, touché de plein fouet par la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël le 28 février, et d'autres pays multiplient en parallèle des efforts de médiation alternatifs. Téhéran a confirmé la visite d'une délégation qatarie vendredi.

Des médias américains ont rapporté de leur côté que Washington envisageait de nouvelles frappes contre Téhéran. Selon CBS News, des militaires américains se préparent à d'éventuels bombardements au cours du week-end, qui dure jusqu'à lundi aux Etats-Unis. Vendredi, Donald Trump a rassemblé ses plus proches conseillers pour discuter de la guerre, a affirmé Axios.

Trump modifie son agenda

Le président américain a en outre annoncé qu'il ne pourrait pas assister au mariage de son fils aîné Don Jr. aux Bahamas ce week-end, et qu'il devait rester à Washington plutôt que de se rendre dans un de ses golfs, pour des « raisons ayant trait aux affaires de l'Etat ». Il a cependant déclaré vendredi lors d'un discours près de New York que les dirigeant iraniens « ont désespérément envie de conclure un accord. »

Depuis l'entrée en vigueur d'une fragile trêve le 8 avril après plus d'un mois de conflit, une seule séance de négociations, infructueuse, s'est tenue le 11 avril à Islamabad entre les représentants américains et iraniens. Donald Trump a plusieurs fois menacé Téhéran de reprendre les combats, sans donner suite.

Le président américain cherche une issue à cette guerre impopulaire dans son pays, qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du blocage du stratégique détroit d'Ormuz par Téhéran, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde.

De son côté, le pouvoir iranien a répété qu'il ne cèderait « jamais à l'intimidation » et les gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé d'étendre la guerre « bien au-delà de la région » en cas de nouvelle attaque.

Au Liban, les frappes israéliennes se poursuivent en dépit du cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien depuis mi-avril. Vendredi, dix personnes ont été tuées dans une série de bombardements dans le sud du pays, selon le ministère libanais de la Santé. Dans la nuit de vendredi à samedi, deux nouvelles frappes ont touché des bâtiments dans la ville de Tyr, peu après un avertissement émis par l'armée israélienne.

3 / 5
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓