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Publication épinglée 15:40 15:40 Podcast   « Rire à en pleurer » : « L'Orient-La Nuit » avec John Achkar et Coffee Break

Rire. Au Liban, c’est souvent une seconde langue — une manière de dire sans dire, de tenir sans céder, de donner du sens à ce qui n’en a plus.

Car ici, rire est une affaire sérieuse. On s’en sert pour se défouler, pour tenir au milieu du chaos, pour respirer dans une société parfois étouffante. Mais aussi pour contourner, attaquer, briser des tabous — faire du rire un outil politique, une manière de dire autrement ce qui ne peut pas toujours être dit frontalement.

Il n’est jamais anodin. Et il traverse tout : notre manière de parler, de chanter, de commenter l’actualité, de survivre au quotidien. À la fois refuge et arme, instinct et stratégie, il peut soulager autant qu’il dérange.

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent trois poids lourds de la scène libanaise contemporaine : le comédien John Achkar, et le duo Coffee Break, formé par Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri.

Trois regards, trois praticiens de l’humour, pour interroger ce drôle de pays qui sombre le sourire aux lèvres.

Une nuit pour se demander pourquoi nous rions, comment nous rions — et jusqu’où nous sommes prêts à aller pour continuer à rire de tout.

Vous pouvez aussi écouter nos épisodes précédents :

14:59 Ankara   Erdogan demande « l'intégration » de la Turquie à l'architecture de défense européenne

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé lundi « l'intégration » de la Turquie aux structures de défense européennes et la levée des restrictions frappant son industrie, à l'approche d'un sommet de l'OTAN à Ankara les 7 et 8 juillet.

Le chef de l'Etat cible notamment le programme SAFE de l'Union européenne, dont la Turquie a été exclue et qui permet à la Commission européenne de lever et distribuer des fonds pour soutenir les capacités industrielles et technologiques de défense des Etats membres, s'attirant une réponse peu convaincue de Bruxelles. « Si nous voulons surmonter les défis auxquels nous sommes confrontés, nous devons répartir le fardeau de manière juste et équitable entre nos alliés tout en éliminant les obstacles au commerce de l'industrie de défense », a déclaré le président turc lors d'un discours à l'ouverture du sommet parlementaire de l'Otan à Istanbul.

Dans une remarque presque simultanée, le porte-parole de la commission Thomas Regnier lui a répondu en rappelant que, « le texte juridique est très clair. Tout état tiers a déjà la possibilité, dans le cadre de SAFE, de participer à tout projet de défense à hauteur de 35% ». « Toute négociation » en vue d'une association « au même degré que les États membres et que la Norvège, l'Islande et l'Ukraine, requiert un accord bilatéral comme nous l'avons fait avec le Canada pour une association pleine », a-t-il ajouté avant d'insister: « Ce n'est pas un accord que nous avons pour l'instant conclu avec la Turquie ».

M. Erdogan a également insisté sur la participation d'Ankara « aux initiatives de défense et de sécurité sur le continent », et sur « l'inclusion de la Turquie » dans ces initiatives. La Turquie est la deuxième armée de l'Otan en nombre d'hommes et ses industries de défense se situent au 11e rang mondial, avec une croissance de 29,5% de ses exportations sur les cinq premiers mois de l'année, atteignant près de 4 milliards de dollars contre 7 milliards en 2024. « Ce que nous faisions en un an, nous le faisons désormais en une semaine », s'est réjoui le chef de l'Etat la semaine dernière.

Le président turc fait aussi valoir la participation de son pays aux différentes missions passées de l'Otan, comme l'Afghanistan, et le « contexte » régional. « Si nous voulons surmonter les défis qui nous sont posés, nous devons lever les obstacles au commerce des industries de défense et nous assurer d'un juste partage des responsabilités entre alliés » a-t-il insisté.

Mais Ankara reste confronté à la méfiance de certains pays européens, dont la France et l'Allemagne en raison de ses positions sur Chypre. Située sur les rives sud de la Mer Noire, la Turquie a joué un rôle décisif aux premières heures de la guerre en Ukraine en fournissant à Kiev les drones de combat qui ont aidé à repousser l'avancée des chars russes. Outre les drones, la Turquie fabrique des chars, véhicules blindés, munitions et navires de guerre (corvettes, frégates, sous marins...) comme celui livré le 20 juin à la Roumanie - « un pays membre de l'OTAN et de l'Union européenne » a relevé le chef de l'Etat. Avec de longues frontières partagées avec l'Iran, l'Irak et la Syrie au sud, elle se veut aussi garante de stabilité aux portes du Moyen-Orient.

14:39 Gaza   Une frappe israélienne fait trois morts selon les secours

Un Palestinien utilise une masse au milieu des décombres de bâtiments détruits près d'un camp de déplacés à Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 28 juin 2026. Photo Eyad Baba/AFP

Une frappe israélienne a tué trois civils et blessé plusieurs autres personnes lundi dans la bande de Gaza, ont annoncé les responsables d'un hôpital local et d'un service de secours, le territoire palestinien demeurant la cible de frappes régulières malgré la trêve.

« Trois personnes ont été tuées et plusieurs ont été blessées après qu'un drone israélien a frappé un groupe de civils », a indiqué dans un communiqué l'hôpital al-Aqsa de Deir el-Balah, ville du centre de la bande de Gaza. La Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous le contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas, a également fait état d'une frappe ayant visé Deir el-Balah. Une source militaire israélienne a confirmé qu'une frappe était survenue dans cette zone. « L'armée a effectivement mené une frappe visant des terroristes jihadistes. Les résultats de la frappe sont encore en cours d'évaluation », a indiqué à l'AFP cette source militaire israélienne.

Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté. Au moins 1.045 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre, selon le ministère de la Santé du territoire, également placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. Dans le même temps, Israël a recensé six soldats tués. Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.

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Une frappe israélienne a tué trois civils et blessé plusieurs autres personnes lundi dans la bande de Gaza, ont annoncé les responsables d'un hôpital local et d'un service de secours, le territoire palestinien demeurant la cible de frappes régulières malgré la trêve.« Trois personnes ont été tuées et plusieurs ont été blessées après qu'un drone israélien a frappé un groupe de civils », a indiqué dans un communiqué l'hôpital al-Aqsa de Deir el-Balah, ville du centre de la bande de Gaza. La Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous le contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas, a également fait état d'une frappe ayant visé Deir el-Balah. Une source militaire israélienne a confirmé qu'une frappe était survenue dans cette zone. « L'armée a effectivement...

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