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Publication épinglée 09:29 09:29 Podcast   Comment parler de la guerre aux enfants ? : rendez-vous ici, ce soir, pour le 3e épisode de L'Orient-La Nuit

Après avoir exploré le provisoire comme manière de vivre au Liban, « L’Orient-La Nuit » revient avec une nouvelle conversation au cœur de l’intime : comment parler de la guerre aux enfants ?

Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent Ghoussoune Wahoud et Rayane Jawhary, cofondatrices de l’École Esprits Libres, à Hermel dans la Bekaa, ainsi que la dessinatrice et autrice de bande dessinée Zeina Abirached. « Inutile de leur expliquer la guerre, ils la vivent », explique Ghoussoune Wahoud. « La question qu’ils posent en revanche est : quand va-t-elle s’arrêter ? ». Quoi répondre ? Que dire à un enfant qui a peur ? Quels mots choisir, lesquels éviter ? Comment répondre à leurs questions sans leur mentir, tout en les protégeant ? Et comment préserver, malgré tout, un espace pour l’imaginaire, le jeu et la douceur ?

À travers leurs expériences, leurs récits et leurs pratiques, nos invitées tenteront de comprendre comment les plus jeunes perçoivent la violence et l’instabilité, mais aussi comment ils inventent parfois leurs propres stratégies pour traverser la peur. Une conversation sur les mots, les émotions, les images et les refuges intérieurs que l’on construit dès l’enfance pour continuer à tenir.

Cette discussion sera accompagnée de témoignages d’enfants déplacés par la guerre, recueillis par Clara Hage et de respirations musicales composées par Emma Prat et Theo Kaiser.

Retrouvez-nous ici, mardi 12 mai à 22h, heure du Liban, pour ce troisième épisode de « L’Orient-La Nuit », le rendez-vous de ceux qui veillent.

09:45 Les déplacements internes liés aux conflits ont bondi de 60% en 2025

Les conflits et la violence ont poussé l'année dernière davantage de personnes à fuir à l'intérieur de leur propre pays que les catastrophes, avec un record de 32 millions de déplacements, notamment en Iran et en République démocratique du Congo. Au total, 82,2 millions de déplacés ont été recensés en 2025 - le deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré, légèrement plus bas que le record de 2024 - selon le rapport annuel conjoint du Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC) et du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), publié mardi.

« Les chiffres restent à des niveaux historiques », a déclaré à l'AFP Tracy Lucas, directrice de l'IDMC, qualifiant les nouvelles tendances en matière de déplacement de « signal d'alarme ».

Au cours de l'année écoulée, le rapport recense un total de 65,8 millions de nouveaux déplacements internes, incluant des personnes ayant dû fuir à plusieurs reprises. Les conflits et la violence ont été responsables de 32,3 millions de ces déplacements - soit une hausse de 60% par rapport à 2024 - tandis que 29,9 millions ont été provoqués par des tempêtes, des inondations et d'autres catastrophes. C'est la première fois que les conflits surpassent les catastrophes comme cause principale de déplacements internes.

« Nous n'avons jamais enregistré un nombre aussi vertigineux de déplacements liés à des conflits », a souligné Mme Lucas.

« Effondrement mondial »

Ces déplacements restent fortement concentrés. L'Iran et la République démocratique du Congo (RDC) ont à eux seuls représenté les deux tiers des nouveaux déplacements internes liés aux conflits (environ 10 millions chacun). Par ailleurs, près de la moitié des 68,6 millions de déplacés internes en raison de conflits, répartis dans 54 pays à la fin de 2025, se concentraient dans seulement cinq pays. Le Soudan, ravagé par une guerre civile, en comptait le plus grand nombre pour la troisième année consécutive (plus de 9 millions), suivi par la Colombie, la Syrie, le Yémen et l'Afghanistan.

« Le déplacement interne de dizaines de millions de personnes témoigne d'un effondrement mondial de la prévention des conflits et de la protection des civils », a déclaré Jan Egeland, directeur du NRC, dans un communiqué. Avec l'ajout de nouveaux conflits aux nombreuses crises déjà existantes, une hausse des déplacements liés à la violence est à prévoir. « D'innombrables familles rentrent dans des foyers détruits et se retrouvent face à des services inexistants », souligne M. Egeland, ajoutant que « de la RDC au Soudan en passant par l'Iran et le Liban, des millions de personnes supplémentaires sont déplacées, venant s'ajouter à des niveaux déjà records ».

Déplacements dus aux désastres

Le rapport fait également état d'une baisse de 35 % des déplacements liés aux désastres en tous genres par rapport aux « niveaux exceptionnellement élevés » de 2024, tout en précisant que les chiffres de l'année dernière restaient supérieurs de 13 % à la moyenne annuelle de la dernière décennie.

Avec l'intensification du changement climatique, des pays autrefois peu touchés connaissent désormais des déplacements massifs liés aux catastrophes, tandis que les zones déjà vulnérables restent fortement exposées. Les incendies de forêt, par exemple, sont devenus une cause croissante de déplacement à l'échelle mondiale, représentant à eux seuls près de 700.000 déplacements en 2025. Le rapport souligne la nécessité d'investir massivement dans l'adaptation au changement climatique.

Ces chiffres inquiétants surviennent alors que les organisations humanitaires font face à de fortes contraintes, notamment liées aux importantes réductions de l'aide internationale par les Etats-Unis - historiquement premier donateur mondial - et d'autres pays. Les personnes déplacées, déjà moins visibles que les réfugiés ayant franchi une frontière, sont particulièrement touchées par ces coupes budgétaires. Le rapport souligne également un net recul de la collecte de données. « La disponibilité des données a diminué dans 15 % des pays que nous surveillons », a indiqué Mme Lucas. « Des données fiables sur les déplacements sont essentielles pour comprendre où les besoins et les risques sont les plus élevés et pour garantir que les politiques et les ressources soient à la hauteur de l'ampleur du défi », a-t-elle averti.

09:40 États-Unis   Washington adopte de nouvelles sanctions pour empêcher la vente de pétrole iranien à la Chine

Les Etats-Unis ont sanctionné lundi douze personnes et entités liées à Téhéran qu'ils accusent de « faciliter » la vente de pétrole iranien à la Chine, à quelques jours seulement d'une rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping.

Plusieurs membres des gardiens de la révolution, l'armée idéologique iranienne, ainsi que des sociétés de Dubaï et Hong Kong sont désormais sur la liste noire du service gouvernemental américain OFAC. « Alors que l'armée iranienne tente désespérément de se ressaisir », le Trésor « continuera de priver le régime des fonds nécessaires à ses programmes d'armement, à ses +proxys+ terroristes et à ses ambitions nucléaires », a affirmé sur X le ministre américain des Finances Scott Bessent. Selon le communiqué du gouvernement, les gardiens de la révolution « s'appuient sur des sociétés écrans situées dans des juridictions économiques permissives pour dissimuler leur rôle dans les ventes de pétrole et en acheminer les recettes vers le régime iranien ». Certaines des sociétés nouvellement sanctionnées « ont été impliquées dans plusieurs livraisons de pétrole (...) valant chacune plusieurs dizaines de millions de dollars », assure le Trésor. D'autres ont facilité l'utilisation de plusieurs navires appartenant à la « flotte fantôme » iranienne, un réseau de navires utilisé pour transporter du pétrole en contournant les sanctions.

L'essentiel du pétrole exporté par l'Iran étant à destination de la Chine, Pékin est directement touché par le bras de fer américano-iranien et la quasi fermeture du détroit d'Ormuz.

Donald Trump doit se rendre à partir de mercredi en Chine, pour rencontrer Xi Jinping, la première visite d'une président américain depuis celle du républicain en 2017. La crise au Moyen-Orient devrait prendre une place significative dans les discussions et Donald Trump pourrait chercher à obtenir de Xi Jinping qu'il exerce une pression accrue sur Téhéran.

Vendredi, Washington avait annoncé sanctionner trois entreprises basées en Chine, accusées d'avoir fourni des images satellite employées par l'Iran dans ses hostilités contre les Etats-Unis. Le Trésor américain a également sanctionné plusieurs entreprises de Chine continentale et de Hong Kong, au nom de leur contribution supposée à l'armement de l'Iran.

Les sanctions américaines impliquent un gel des avoirs éventuellement détenus aux Etats-Unis et interdisent aux entreprises et citoyens américains de commercer avec les personnes ou entreprises ciblées.

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