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08:55 Guerre    Bombardé pour la septième nuit de suite, l'Iran menace de déclencher une « offensive totale »

Les États-Unis ont bombardé l'Iran pour la septième nuit consécutive samedi et Téhéran a une nouvelle fois riposté en frappant des cibles en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn, tout en menaçant de passer à une « offensive totale ».

Un mois après la signature, le 17 juin, d'un protocole d'accord entre l'Iran et les États-Unis censé ouvrir une période de pourparlers de paix, l'escalade continue au Moyen-Orient avec des échanges de frappes quotidiens et des incidents maritimes en série. Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a dit avoir attaqué dans la nuit en Iran « des sites de surveillance, des infrastructures logistiques militaires, des dépôts souterrains d'armes et des moyens maritimes », sans mentionner de cibles civiles. Les autorités de la province d'Hormozgan, dans le sud de l'Iran, ont annoncé que des frappes américaines y avaient fait au moins trois morts et huit blessés, et ciblé deux ponts et un tunnel routiers, selon l'agence officielle Irna. Toujours selon Irna, les ÉÉtats-Unis et également bombardé les villes d'Ahvaz et Bouchehr (sud-ouest), Bandar Abbas, l'île de Qeshm, Lar, Darab (sud), et Yazd (centre).

Jordanie et Koweït attaqués

En riposte, l'armée iranienne, citée par la télévision d’État, a affirmé avoir frappé le camp militaire d'Al-Adiri et la base d'Ali Al-Salem au Koweït, la base aérienne d'Al-Azraq en Jordanie, et celle de Cheikh Issa à Bahreïn, accusant l'armée américaine d'attaquer son territoire depuis ces installations. « Nos défenses aériennes ont intercepté et abattu 10 missiles iraniens visant le territoire du Royaume », et qui n'ont fait ni victime ni dégât, a indiqué un responsable de l'état-major jordanien. Au Koweït, l'armée a dit faire face à « des attaques de drones hostiles ». Les sirènes d'alerte aérienne ont également retenti à Bahreïn, a annoncé le ministère de l'Intérieur de ce pays.

Téhéran va entrer dans « une phase d'offensive totale » si les frappes américaines se poursuivent au-delà de « deux-trois jours », a menacé vendredi Mohsen Rezaï, conseiller militaire du guide suprême iranien, cité par la télévision d'Etat. Les gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, ont prévenu que les frappes « se poursuivront jusqu'au retour du calme sur la côte sud et dans le détroit d'Ormuz », où le trafic maritime est à nouveau pratiquement à l'arrêt.

L'Iran « stoppe » quatre navires

Ce détroit stratégique, par lequel transitait avant la guerre au Moyen-Orient un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, est à nouveau verrouillé par l'Iran depuis plus d'une semaine, après la reprise des hostilités avec les États-Unis. Ces derniers, en représailles, ont réimposé un blocus des ports iraniens. Les gardiens de la révolution ont annoncé samedi avoir « stoppé » quatre navires qui tentaient de franchir sans leur autorisation le détroit où, toujours selon Téhéran, deux pétroliers ont par ailleurs sauté sur des mines. « Au cours des dernières heures, quatre navires en infraction, soutenus par l'armée terroriste américaine, ont tenté de traverser le détroit d'Ormuz, et les quatre navires ont été stoppés sur place lors d'une opération combinée de missiles et de drones », ont déclaré les gardiens, cités par la télévision d'Etat. « Deux pétroliers, qui tentaient de traverser le champ de mines situé au sud du détroit d'Ormuz, trompés par les services de renseignement américains, ont explosé et pris feu », ont-ils également indiqué, selon Irna, sans préciser la nationalité des navires ni s'il y avait des victimes.

Le Commandement de l'armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom) a démenti. « Comme la plupart des revendications du Corps des gardiens de la révolution islamique, ceci est faux », ont-ils écrit sur X, sans fournir plus d'explications.

Les affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques iraniennes contre des navires dans le Golfe. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril. Déclenché le 28 février par des bombardements israélo-américains contre l'Iran, le conflit a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et n'en finit pas d'ébranler l'économie mondiale.

« Le détroit d'Ormuz est en train de devenir un piège pour les deux belligérants. La logique de l'escalade leur échappe de plus en plus », a analysé David Khalfa, spécialiste du Moyen-Orient à la Fondation Jean-Jaurès, en soulignant le « risque d'une confrontation régionale plus large ».

08:48 Séisme de magnitude 5 dans le sud-est de la Turquie

Un séisme de magnitude 5 est survenu samedi matin à Battalgazi, dans la province de Malatya, dans le sud-est de la Turquie et ressenti dans plusieurs provinces voisines sans faire des dégâts ni de victimes, a annoncé l'agence turque de gestion des catastrophes AFAD dans un communiqué.

« Aucune situation problématique n'a été signalée après le séisme de magnitude 5 survenu à 06H20 (03H20 GMT, NDLR) dans le district de Battalgazi, dans la province de Malatya et ressenti dans les provinces de Malatya, Elazig, Adiyaman, Tunceli et Sanliurfa. Nos équipes continuent à travailler sur le terrain », a précisé l'AFAD.

« Nous n'avons constaté aucun développement négatif mais nous évaluons tous les signalements », a de son côté affirmé sur X le ministre turc de l'Environnement et de l'Urbanisation Murat Kurum.

Un séisme meurtrier a frappé en 2023 le sud-est de la Turquie faisant plus de 53.000 morts et détruisant plusieurs villes de la région.

21:37 Catastrophe   Alerte au tsunami levée dans le sud du Mexique après un séisme de 7.3, pas de victimes

Un tremblement de terre de magnitude 7,3 a frappé sans faire de dégâts majeurs ni de victimes vendredi le sud du Mexique à sa frontière avec le Guatemala, a annoncé l'Institut géologique américain USGS, déclenchant une alerte au tsunami qui a depuis été levée.

Le séisme, qui s'est produit au large dans le Pacifique et à 15 km de profondeur, a été enregistré à 09H48 heure locale (14h48 GMT) à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Tapachula, dans l'Etat du Chiapas. Plusieurs répliques de magnitude 5 ont été enregistrées.

Peu après, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA), a émis une alerte au tsunami qui moins de trois heures après a été levée.

La population avait été appelée à s'éloigner des rivages de la partie méridionale des côtes du Mexique sur le Pacifique et, au Chiapas, les autorités locales de la protection civile avaient mis en garde sur des variations du niveau de la mer d'un peu plus d'un mètre.

La secousse a été ressentie dans l'Etat voisin d'Oaxaca, ainsi qu'au Guatemala et au Salvador, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Selon les premiers rapports sur place, aucune victime n'est à déplorer.

La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a dit sur X que, selon les gouvernements locaux, « aucun dégât majeur » n'avait « pour l'heure été signalé » mais que « les protocoles » avaient été activés.

« Les autorités des différents niveaux de gouvernement effectuent des constatations sur le terrain pour évaluer d'éventuels dommages structurels et coordonner les mesures préventives », a-t-elle ajouté.

« Il n'y a pas de dommages graves », a affirmé pour sa part le secrétaire mexicain à la Marine, Raymundo Morales.

À Tuxtla Gutiérrez, la capitale de l'Etat du Chiapas, quelques scènes de panique ont été observées dans ses rares immeubles de grande hauteur, a constaté une journaliste de l'AFP sur place.

« On se sent horriblement mal là-haut », a déclaré à l'AFP Araceli Sánchez, une employée du gouvernement qui se trouvait dans un bâtiment de 15 étages. « Il y a des gens qui ont pleuré », a-t-elle ajouté, la voix tremblante, après être descendue par les escaliers de secours.

Le gouvernement du Chiapas, qui a fait état de dégâts matériels mineurs dans deux municipalités, a suspendu la journée de travail.

Dans la capitale du Guatemala, l'intensité du séisme a entraîné l'évacuation de plusieurs bâtiments et les cours ont été suspendus, a constaté l'AFP.

Le Mexique et l'Amérique centrale se situent à la jonction de plusieurs plaques tectoniques dont les mouvements font de la région l'une des plus sismiques du monde.

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