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19:04 Syrie   L'ONU envoie de l'aide vers une ville à majorité kurde cernée par l'armée

Un corridor humanitaire a été ouvert vers Kobané, ville à majorité kurde du nord de la Syrie cernée par l'armée, où un premier convoi de l'ONU est arrivé dimanche pour fournir une « aide vitale » aux déplacés ayant fui les affrontements. Un cessez-le-feu entre Damas et les forces kurdes a été prolongé de 15 jours, après que ces dernières ont cédé des pans entiers de territoire aux troupes gouvernementales, décidées à reprendre le contrôle de l'ensemble du territoire.

Plus tôt cette semaine, des habitants de Kobané (Aïn al-Arab en arabe) avaient déclaré à l'AFP manquer de nourriture, d'eau et d'électricité, alors que la ville était submergée de personnes ayant fui l'avancée de l'armée syrienne. Dans un communiqué, l'armée a indiqué ouvrir deux corridors afin de permettre « l'entrée de l'aide », l'un vers Kobané et l'autre dans la province voisine de Hassaké, région dans laquelle l'armée s'est également déployée.

Un convoi d'aide de l'ONU est arrivé dimanche à Kobané, a déclaré à l'AFP Céline Schmitt, porte-parole du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) en Syrie. Le représentant de l'agence en Syrie, Gonzalo Vargas Llosa, avait auparavant précisé que le convoi était composé de « 24 camions transportant des denrées essentielles, des articles de secours et du diesel », devant « fournir une aide vitale aux civils affectés par les hostilités et le climat hivernal ». L'opération a été rendue possible par « la coopération du gouvernement syrien », avait-il écrit sur X.

Kobané, qui se situe à environ 200 kilomètres du bastion kurde dans l'extrême nord-est de la Syrie, est entourée par les forces gouvernementales et est bordée par la frontière turque au nord. Les forces kurdes ont accusé l'armée syrienne d'y imposer un « siège ».

La ville, que les forces kurdes avaient libérée d'un long siège du groupe Etat islamique (EI) en 2015, était devenue un symbole en tant que première grande victoire contre les jihadistes.

Intégration à l'Etat

Le pouvoir islamiste de Damas réclame la dissolution des Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes), tandis que Washington estime que leur mission initiale de lutte contre les jihadistes n'a plus de raison d'être, avec l'émergence d'un Etat central fort et soutenu par les Etats-Unis à Damas.

Samedi, les autorités syriennes ont affirmé que le cessez-le-feu avait été prolongé pour faciliter le transfert par les Etats-Unis de détenus du groupe Etat islamique de Syrie vers l'Irak. Cette opération a débuté cette semaine, Washington craignant des failles sécuritaires dans la surveillance des prisonniers du fait des affrontements entre l'armée et les Kurdes.

L'armée américaine a dit vouloir transférer en Irak jusqu'à 7.000 suspects de l'EI, auparavant détenus par les combattants kurdes syriens. Des Européens figuraient parmi les 150 détenus haut placés de l'EI qui ont été les premiers à être transférés mercredi, et deux responsables irakiens ont déclaré à l'AFP qu'un deuxième groupe « comptant jusqu'à 1.000 détenus de l'EI » était samedi en cours de transfert.

La trêve entre Damas et les FDS s'inscrit dans le cadre d'un accord plus large qui vise à intégrer les institutions civiles et militaires kurdes à l'Etat. Cet accord, pour lequel les Kurdes syriens doivent présenter un plan d'application, porte un coup aux espoirs d'autonomie de cette minorité, qui avait instauré une zone autonome dans le nord et le nord-est durant la guerre civile (2011-2024).

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18:59 Iran   Aucune « clémence » pour les « instigateurs des émeutes », promet Téhéran

Le chef du pouvoir judiciaire iranien a promis dimanche des procès « au plus vite » contre les manifestants arrêtés lors du mouvement de contestation ayant secoué la République islamique, et des punitions « sans la moindre clémence » pour ceux qui seront reconnus coupables.

« Le peuple exige à juste titre que les accusés et les principaux instigateurs des émeutes et des actes terroristes et violents soient jugés au plus vite », a déclaré Gholamhossein Mohseni Ejeï, cité par l'agence Mizan, l'organe du pouvoir judiciaire.

Promettant « la plus grande rigueur » dans les enquêtes, il a aussi estimé que « la justice implique de juger et de punir sans la moindre clémence les criminels qui ont pris les armes et tué des personnes, ou commis des incendies criminels, des destructions et des massacres ».

Selon des organisations de défense des droits humains, plusieurs milliers voire dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées au cours de ce mouvement de contestation du pouvoir, qui a fait des milliers de morts début janvier.

Pendant les manifestations, la télévision d'Etat avait diffusé plusieurs vidéos mettant en scène le chef du pouvoir judiciaire interrogeant lui-même des manifestants arrêtés, faisant craindre aux défenseurs des droits humains des « aveux forcés ».

Les ONG basées à l'étranger ont dénoncé une répression sanglante, tout en peinant à consolider leur bilan à cause de la coupure générale d'internet toujours en cours dans le pays. Plusieurs témoignages ont notamment décrit des forces de sécurité tirant à balles réelles sur les manifestants.

Mais le commandant de l'unité spéciale de police, le colonel Mehdi Sharif Kazemi, a assuré dimanche qu' »en vérité, la police n'a eu recours à aucune arme à feu ». « Nous avons utilisé des moyens non létaux afin de garantir la sécurité de la population et d'éviter tout meurtre », a-t-il soutenu selon l'agence Mehr, évoquant « des moyens de dissuasion tels que des canons à eau, des lanceurs de paintball et des véhicules équipés de systèmes sonores pour gérer la foule ».

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18:34 Libertés   Au moins 80 prisonniers politiques libérés au Venezuela

Au moins 80 prisonniers politiques ont été libérés dimanche au Venezuela, où un processus de libération des détenus avance au compte-gouttes sous la pression de Washington, a indiqué l'ONG Foro Penal.

« Au moins 80 prisonniers politiques, dont nous vérifions les cas, ont été libérés aujourd'hui dans tout le pays. Il est probable que d'autres libérations aient lieu », a écrit le directeur de Foro Penal, Alfredo Romero, sur le réseau social X.

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