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23:59    Trump profère des injures contre l'Iran après le sauvetage d'un aviateur américain

Donald Trump a menacé dimanche, insultes à l'appui, de s'en prendre aux infrastructures iraniennes faute de réouverture du détroit d'Ormuz, tout en se félicitant du sauvetage « miraculeux » d'un aviateur américain, « gravement blessé » sur le sol de l'Iran.

Au 37e jour d'une guerre qui a provoqué des milliers de morts dans l'ensemble du Moyen-Orient, Israël a aussi défié les dirigeants iraniens, tandis qu'un missile iranien a touché un immeuble de Haïfa (nord), où des blessés et des disparus ont été signalés.

Sur son réseau Truth Social, le président américain a menacé de frapper les centrales énergétiques et les ponts en Iran mardi si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz, par lequel transitent habituellement un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

« Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer - VOUS ALLEZ VOIR ! », a écrit M. Trump, en ajoutant: « Gloire à Allah ».

La veille, le milliardaire républicain avait lancé un ultimatum, jusqu'à lundi 20H00 heure de Washington (00H00 GMT mardi), « avant de déchaîner les enfers ». Mais dimanche, il a semblé le repousser de 24 heures en le fixant désormais à « mardi 20H00 ».

Mais dans les médias américains, l'imprévisible président a évoqué de « bonnes chances » de parvenir à un accord avec l'Iran, sans exclure non plus l'envoi de troupes au sol.

« Notre région va brûler »

Le président du Parlement iranien a répondu à M. Trump sur le même ton: « Toute notre région va brûler parce que vous insistez pour suivre les ordres de Netanyahu », le Premier ministre israélien, a affirmé Mohammad Bagher Ghalibaf. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a appelé les Etats-Unis à « abandonner le langage des ultimatums » pour faciliter un « retour aux négociations ».

Derrière la rhétorique incendiaire, les efforts diplomatiques se poursuivent: Oman, situé face à l'Iran dans le détroit d'Ormuz, a discuté avec Téhéran de sa réouverture, tandis que le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s'est entretenu par téléphone avec ses homologues pakistanais et égyptien, qui jouent un rôle de médiateur. Alors que la quasi paralysie du détroit fait flamber les cours du pétrole, la Russie, l'Arabie saoudite et six autres membres de l'Opep+ ont annoncé une nouvelle hausse de leurs quotas de production à partir de mai.

Mais ils ont prévenu que la remise en état des installations énergétiques endommagées lors des récentes attaques serait « coûteuse » et prendrait « beaucoup de temps ». En ce jour de Pâques, le pape Léon XIV a appelé de son côté « ceux qui ont le pouvoir de déclencher les guerres » à « choisir la paix ».

« Gravement blessé »

Deux jours après que l'Iran a annoncé avoir abattu un chasseur-bombardier F-15E, l'aviateur américain dont le sort était incertain a été sauvé et est « gravement blessé », a affirmé Donald Trump. Selon le site d'information Axios, citant un responsable américain, il a réussi à échapper à une capture dans les montagnes iraniennes pendant plus d'une journée, en gravissant une crête de 2.100 mètres.

Les forces armées iraniennes ont elles affirmé avoir « déjoué » l'opération et abattu des appareils américains impliqués, mais sans démentir le sauvetage de l'aviateur ou annoncer sa capture. Parallèlement, dans le nord-ouest du pays, des frappes ont tué cinq Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, selon un média iranien. À Téhéran, des habitants tentent d'oublier la guerre, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans un parc, des jeunes plaisantent autour d'un pique-nique. A quelques mètres, deux amis jouent au frisbee, avec en fond de la musique techno. Un autre fait voler un cerf-volant tandis qu'un groupe de filles tapent dans un ballon de foot, cheveux dévoilés.

Une graphiste de 38 ans interrogée par l'AFP sous couvert d'anonymat se dit loin de partager cette insouciance. « Toute ma vie défile devant mes yeux, toutes les erreurs que j'ai faites année après année, de ne pas quitter le pays », confie-t-elle. La population reste largement isolée du monde: selon l'ONG Netblocks dimanche, la coupure de l'internet imposée par les autorités en Iran a battu les records de durée à l'échelle d'un pays, à 37 jours.

Attaques dans le Golfe

La République islamique a de nouveau lancé des attaques contre les pays du Golfe et Israël, où un immeuble de sept étages à Haïfa (nord) a été directement frappé par un missile, faisant quatre blessés et trois disparus. Les célébrations de Pâques ont été très perturbées à Jérusalem, avec des entraves à l'accès à la basilique du Saint-Sépulcre.

Les tirs iraniens ont endommagé des sites énergétiques aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït, où un complexe ministériel et des usines de dessalement d'eau ont subi des dégâts. Aux Emirats, un Népalais et trois Pakistanais ont été blessés par la chute de débris résultant de l'interception d'un projectile dans le port de Khor Fakkan, sur la côte est.

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23:42    Pâques sanglantes au Liban : frappes israéliennes meurtrières à Aïn Saadé et Jnah, la banlieue sud de Beyrouth sous le feu

Israël a mené une frappe inédite dans la soirée de ce dimanche de Pâques, à Aïn Saadé, sur les hauteurs de Beyrouth, après s'être acharné dans l'après-midi sur la banlieue sud de la capitale, frappant la zone à huit reprises et tuant quatre personnes dans le bombardement d'un immeuble résidentiel à Jnah.

Le responsable du bureau des Forces libanaises (FL) à Yahchouche (Kesrouan), Pierre Moawad, a été tué dans la frappe israélienne à Aïn Saadé, a confirmé à L’Orient-Le Jour Razi el-Hajj, député FL du Metn. Son épouse figure également parmi les victimes, tandis que trois personnes sont toujours disparues, selon une source locale. Le responsable FL habitait un appartement situé au deuxième étage de l’immeuble touché, alors que la frappe aurait visé une personne vivant au troisième étage, selon les informations de L'OLJ. L'identité de la personne visée demeure inconnue à ce stade. L'armée israélienne n'a pas commenté ce bombardement. A la suite de cette frappe, la situation était tendue sur les lieux : selon des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, une voiture a été caillassée lors de son passage devant le bâtiment, sous prétexte que le conducteur était en train de filmer la scène.

Un responsable du Hezbollah tué à Jnah, une famille décimée à Kfarhatta

Cette frappe, dans une région qui n'avait jamais été bombardée en 2024 et depuis la reprise de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars, intervient après une journée particulièrement violente au Liban. L'armée israélienne a pilonné la banlieue sud de Beyrouth et le Sud. À Jnah, dans le sud de Beyrouth, un raid aérien a visé un immeuble résidentiel de trois étages, à proximité de l'hôpital Rafic Hariri, principal établissement hospitalier public de la capitale, alors que l'armée israélienne avait signalé lancer une nouvelle « vague de frappes sur des infrastructures du Hezbollah ». Selon les informations de notre correspondant dans le Sud Mountasser Abdallah et des annonces publiées sur des groupes de partisans du Hezbollah, un responsable militaire du parti-milice, Hussein Mcheimech, aurait été tué dans cette puissante frappe. Ce responsable est originaire de Kfarsir, dans le caza de Nabatiyé. Ce bombardement, dans un quartier qui ne fait pas partie des zones régulièrement menacées par l'armée israélienne, a fait quatre morts et 39 blessés, selon un bilan provisoire du ministère de la Santé. Sept autres raids ont ciblé la banlieue sud de la capitale, notamment sur une station service Amana et près du complexe « sayyed el-Chouhada », où le Hezbollah organise régulièrement des célébrations, commémorations et funérailles, et qui a été endommagé.

Par ailleurs, au Liban-Sud, au moins six membres d'une même famille ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dans un raid de l'aviation israélienne, qui a effectué six frappes après 2h du matin sur le village de Kfarhatta, à l'est de Saïda. L'armée israélienne avait appelé ses habitants à s'éloigner de la localité dans un ordre d'évacuation, provoquant le déplacement de milliers de personnes. Parmi les victimes figure un soldat de l'armée libanaise, a rapporté la troupe. Elle a « déploré la perte du caporal Hussein Ali Nahlé, tombé au champ d'honneur le 5 avril 2026 au cours d'un raid aérien israélien sur la localité de Kfarhatta, près de Saïda ». Né à Saïda en 1996, le soldat était âgé de 29 ans. Il a été tué avec cinq de ses proches dans la nuit de samedi à dimanche, lesquels avaient fui leur domicile à Kfartebnit (Nabatiyé). Il s’agit du septième soldat libanais tué par Israël depuis la reprise de la guerre le 2 mars.

Frappe à proximité du dernier pont reliant Tyr à Saïda

D'autres bombardements meurtriers ont endeuillé le Liban-Sud dimanche. En soirée, l’armée israélienne a ciblé une voiture à Kfar Joz (caza de Nabatiyé), à bord de laquelle se trouvait une famille de quatre personnes, tuant les deux parents, et blessant leurs deux enfants, selon notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Elle a également tué le maire de Abba, Mohammad Hussein Tarhini, ainsi que le policier municipal Mohammad Mostafa Tarhini, lors d'une frappe sur la localité du caza de Nabatiyé.

Plus tôt dans la journée, un membre du mouvement chiite Amal, Ali Hassan Awada, a été tué dans une frappe israélienne sur le village de Chaqra (Bint Jbeil), où cinq autres personnes ont été blessées. Une autre frappe sur Batouliyé (caza de Tyr) a également tué une autre personne. Plusieurs blessés sont également à déplorer après un bombardement israélien à Aïn Baal, selon les secouristes dépêchés sur les lieux. Au moins trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans un raid israélien nocturne dans la nuit de samedi à dimanche ayant touché le village de de Seddiqine (caza de Tyr), selon un premier bilan publié par le ministère de la Santé.

D'autres raids israéliens ont frappé la route principale de Beit Yahoun (Bint Jbeil), la coupant à la circulation, ainsi que les localités de Zrariyé (Saïda), Aadchit (Nabatiyé) ou encore le quartier d'el-Jallahiyé à Khiam (Marjeyoun). Deux frappes se sont également abattues à proximité du pont de Qasmiyé-Bourj Rahal, sur l'autoroute reliant Tyr à Saïda, l'un des tout derniers points de passage traversant le fleuve Litani encore praticables n'ayant pas été détruit par Israël. Parallèlement, des tirs d’artillerie israéliens ont atteint les villages de Mansouri, Byout al-Sayyad (Tyr), et Kounine (Nabatiyé). Dans l'après-midi et en soirée, l'armée israélienne a pilonné de nombreux villages du caza de Tyr.

De son côté, le Hezbollah a revendiqué, parallèlement à ses frappes sur le nord d'Israël, des attaques sur des regroupements de soldats israéliens au Liban-Sud, notamment à Chamaa (Tyr) situé à 7km de la frontière, Aïnata (Bint Jbeil) ainsi que Khiam (Marjeyoun).

Le poste-frontière de Masnaa, point de passage vital entre le Liban et la Syrie, qui avait été menacé d'une frappe par Tel-Aviv samedi soir, n'a pas été bombardé. La presse israélienne fait état d'une demande en ce sens par les Etats-Unis à Israël.

Dans un bilan actualisé, le ministère libanais de la Santé a indiqué que 1 461 personnes ont été tuées par Israël au Liban depuis le 2 mars, jour du déclenchement de la guerre, et 4 430 autres ont été blessées.

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22:38    Liban: la Finul prévient que les tirs du Hezbollah et d'Israël près de ses positions « pourraient entraîner des ripostes »

La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a alerté sur le fait que le Hezbollah et l’armée israélienne « tirent des projectiles et des balles en direction ou à proximité de nos positions », rappelant que ces actions ont « déjà tragiquement causé des morts et des blessés » parmi les Casques bleus.

« Nous sommes également extrêmement préoccupés par les attaques menées par des combattants du Hezbollah et des soldats israéliens depuis des zones proches de nos positions, ce qui pourrait entraîner des tirs de riposte », a indiqué la porte-parole de la Finul, Kandice Ardiel. « Nous avons en outre exprimé notre inquiétude quant à la présence de combattants à proximité des lieux où vivent et travaillent les Casques bleus, ces endroits pouvant eux aussi être pris pour cibles », a-t-elle également écrit.

La Finul appelle enfin les belligérants à « déposer les armes et à œuvrer sérieusement en faveur d’un cessez-le-feu. »

La Finul sert de force de maintien de la paix entre Israël et le Liban depuis 1978 mais se retrouve sous le feu croisé de l'armée israélienne et du Hezbollah. Cette force, qui compte près de 8.200 soldats issus de 47 pays, est prise en étau entre Israël et la formation pro-iranienne, qui a entraîné le Liban dans la guerre entre Israël et les Etats-Unis d'une part et l'Iran d'autre part par une attaque le 2 mars. Depuis, la Finul a essuyé des tirs à plusieurs reprises.

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