Le 19 avril, l'armée israélienne a précisé les contours de la « zone de sécurité avancée » qu'elle entend imposer au Liban-Sud avant tout arrêt des combats. Selon les calculs de L'Orient-Le Jour, cette zone couvre une superficie de 602 km², soit 5,8 % du territoire libanais, et englobe 62 villages du Liban-Sud.

La stratégie israélienne consiste à en interdire totalement l'accès à leurs habitants. Faute de recensement fiable pour estimer la population des villages concernés, L'OLJ s'est appuyé sur les listes électorales de 2022 : au moins 200 000 adultes sont ainsi sommés de quitter leur foyer. Un chiffre qui ne tient donc pas compte des moins de 21 ans, non inscrits sur ces listes.
L'armée israélienne n'est toutefois pas encore physiquement présente dans l'ensemble de ces localités. D'après notre analyse de leurs avancées sur le terrain, elle en occupe 47 au 21 avril.

Les villages chrétiens du sud — Rmeich, Aïn Ebel et Debl — sont encerclés par les troupes israéliennes, qui n'y sont toutefois pas encore entrées. Dans le secteur est, les villages chiites de Kounine, Mhaïbib, Tallousé et Beni Haïyane ont subi d'importantes destructions et essuient de nombreux tirs israéliens depuis le cessez-le-feu, sans faire l'objet, pour l'heure, d'une occupation durable. Yohmor est, à ce jour, la seule localité au nord du Litani incluse dans la zone tampon et n'a pas été conquise. Les villages situés au nord et à l'est de Khiam, également compris dans le périmètre, échappent eux aussi, pour l'instant, à la présence de l'armée israélienne. De fait, le village au-dessus de Khiam, Ibl es-Saqi, est à majorité druze — une confession traditionnellement ménagée par l'armée israélienne.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsUn attentat à la bombe a fait au moins 14 morts et 38 blessés samedi sur une route du sud-ouest de la Colombie, secouée par une série d'attaques à un peu plus d'un mois de la présidentielle.
En pleine campagne électorale dominée par les questions de sécurité, les autorités ont accusé la principale dissidence des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui n'a pas adhéré à l'accord de paix de 2016 et sème la terreur dans le pays.
Des images de l'AFP montrent des personnes autour des corps des victimes, des véhicules détruits et des profonds cratères sur une route du département du Cauca, traditionnelle zone d'influence des groupes armés, où l'explosion s'est produite.
« À l'heure actuelle, nous dénombrons 14 morts et plus de 38 blessés, dont cinq mineurs », a déclaré sur X le gouverneur du département du Cauca, Octavio Guzmán.
Des témoins ont affirmé que l'impact les avait projetés, eux et leurs véhicules, à plusieurs mètres. « Nous attendions qu'on nous laisse passer pour continuer notre route et cette bombe a explosé là », a déclaré à l'AFP Francisco Javier Betancourt, producteur de café et témoin de l'attentat. « J'avais peur (...) regardez où en est arrivé le pays », a-t-il ajouté.
Une source policière a indiqué à l'AFP que les équipes de secours tentaient encore de localiser des personnes portées disparues. Il était difficile d'évaluer le nombre de victimes en raison d'échanges de tirs avec des guérilleros dans trois commissariats du Cauca, a-t-elle ajouté.
« Ceux qui ont commis cet attentat et tué (...) sont des terroristes, des fascistes et des trafiquants de drogue », a dénoncé sur X le président Gustavo Petro, qui s'apprête à quitter le pouvoir. « Je veux les meilleurs soldats pour les affronter », a-t-il ajouté, accusant le chef de la principale dissidence des Farc, Ivan Mordisco, qu'il a souvent comparé au défunt baron de la drogue Pablo Escobar. Après une année à essayer de négocier un accord de paix avec Mordisco, le premier président de gauche de l'histoire de la Colombie a opté pour une guerre frontale avec le guérillero. Une récompense d'environ un million de dollars est offerte pour toute information conduisant à sa capture.
Vendredi, un attentat contre une base militaire a fait un mort à Cali (sud-ouest), la troisième ville du pays, et a marqué le début d'une série d'attaques dans les régions de la Vallée du Cauca et du Cauca, fief de la dissidence des Farc sous le contrôle de Mordisco.
En 2025, des attentats sanglants contre les forces de l'ordre dans la région avaient fait des victimes parmi les civils et marqué la pire vague de violence que le pays ait connue au cours de la dernière décennie.
Le ministre de la Défense, Pedro Sánchez, a assuré samedi que la présence militaire et policière serait renforcée dans la zone.
Cette dernière vague d'attentats exacerbe le climat de tension à l'approche de la présidentielle du 31 mai, où la sécurité est l'un des thèmes centraux depuis l'assassinat du candidat de droite Miguel Uribe, abattu lors d'un meeting en juin 2025.
Gustavo Petro, élu en 2022, va quitter le pouvoir. Son dauphin politique, le sénateur Iván Cepeda, est donné favori dans les sondages, suivi par les candidats de droite Abelardo de la Espriella et Paloma Valencia. Tous trois ont dénoncé des menaces de mort et bénéficient de dispositifs de sécurité renforcés.
En Colombie, il est courant que des groupes armés, qui se financent par des activités illégales telles que le trafic de drogue, l'exploitation minière et l'extorsion, tentent d'exercer une pression violente sur les élections, locales et nationales.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDonald Trump a parlé de l'acte d'un « assassin en puissance » après qu'un homme armé a tenté samedi de forcer l'entrée d'un gala auquel assistait le président américain.
L'assaillant a été arrêté avant de pouvoir entrer dans la salle où se déroulait le dîner des correspondants de la Maison Blanche. Des coups de feu ont été échangés, selon la police. Un membre des forces de l'ordre s'est fait tirer dessus, mais a été protégé par son gilet pare-balles.
« Ce n'est pas la première fois ces dernières années que notre République est attaquée par un assassin en puissance qui cherchait à tuer », a déclaré Donald Trump, encore en smoking, pendant une conférence de presse donnée à la Maison Blanche deux heures environ après l'incident.
Face à lui, des journalistes en noeud papillon et robe longue, qui comme lui s'étaient rendus à ce dîner annuel réunissant le gratin de la politique et des médias à Washington.
Il a estimé que l'assaillant, dont l'identité n'a pas été communiquée immédiatement, était un « loup solitaire » et un « cinglé ». L'auteur présumé des tirs comparaîtra lundi devant la justice, ont annoncé les autorités américaines lors d'une conférence de presse. Il sera inculpé de deux chefs d'accusation : le premier pour usage d'une arme à feu lors d'un crime violent et le second pour l'agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse, a précisé la procureure de la capitale américaine, Jeanine Pirro. La police de Washington a rapporté que, selon des informations préliminaires, le suspect avait réservé une chambre dans l'hôtel.
Peu avant son point-presse, Donald Trump a diffusé sur son réseau Truth Social des images de caméras de sécurité montrant une personne qui se rue au travers du portique de détection de métaux situé à l'entrée de la salle où se tenait le gala, et plusieurs membres des forces de l'ordre dégainant leurs armes. « C'était, d'une certaine manière, très beau, vraiment une très belle chose que de voir un homme foncer sur un poste de contrôle de sécurité armé de plusieurs armes, et il a été neutralisé par quelques membres très courageux du Secret Service, qui ont agi très rapidement », a déclaré le président américain, en référence au service chargé de sa sécurité.
Selon la police, l'assaillant portait deux armes à feu et de nombreux couteaux. Il n'a pas été touché par des tirs lors de son arrestation.
L'hôtel Hilton de Washington, où avait lieu le dîner avorté, n'est pas « un bâtiment particulièrement sûr », a critiqué Donald Trump. Il a toutefois reconnu que le dispositif de sécurité « était très sûr », remarquant que le tireur avait été stoppé avant d'entrer dans la grande salle de réception où il se trouvait. C'est devant cet hôtel que le président Ronald Reagan avait été blessé par balle en 1981 lors d'une tentative d'assassinat.
Le dîner annuel de l'association des correspondants à la Maison Blanche avait débuté depuis peu, selon les journalistes de l'AFP présents, quand une grande agitation s'est fait entendre aux portes de la salle. Des cris de « A terre ! A terre ! » ont retenti. Les convives se sont immédiatement allongés ou agenouillés par terre, beaucoup d'entre eux brandissant leurs téléphones pour filmer.
Des agents du Secret Service, le service de protection du président et des membres du gouvernement, sont entrés dans la salle, lourdement armés. Les forces de l'ordre ont ensuite ordonné aux invités, journalistes, ministres, politiciens et personnalités diverses, de quitter l'immense salle située au premier sous-sol de l'hôtel.
Sur une vidéo de l'AFP, on peut voir le président Trump assis à la table d'honneur, avec entre autres le vice-président, JD Vance, et sa porte-parole, Karoline Leavitt, ainsi que plusieurs journalistes, alors que retentissent des coups sourds qui ne suscitent dans un premier temps aucune réaction.
Ce n'est qu'après quelques secondes que les convives semblent réaliser qu'un incident s'est produit, Melania Trump montrant un visage angoissé. Des agents de sécurité lourdement armés interviennent alors très rapidement et évacuent le président vers la gauche de l'estrade. La musique d'ambiance s’arrête, alors que d'autres agents enjambent la table et semblent tenir en joue le public.
L'association des correspondants à la Maison Blanche (WHCA) est organisatrice de ce grand raout politico-médiatique, qui réunit chaque printemps des centaines de personnes et auquel Donald Trump, qui attaque sans relâche la presse, assistait pour la toute première fois en tant que président. Il a assuré samedi soir que l'événement serait reprogrammé.
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