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Publication épinglée 10:51 10:51 Podcast   L’Orient-La Nuit vous donne rendez-vous à la rentrée

Stéphanie Khouri et Anthony Samrani, lors de l'enregistrement d'un épisode de L'Orient-La Nuit à Beyrouth. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

L’été arrive, et avec lui une pause.

Depuis le premier épisode — Comment ne pas devenir fou — l’équipe de L’Orient-La Nuit a créé un espace libre et chaleureux, pour nous aider à tenir, ensemble.

Chaque semaine, des invités, et un thème, pour essayer de mettre des mots sur ce qui déborde.

Il a été question de santé mentale, de tomates, de rêves, de ruines, de vaginisme et de paradis perdus.

Nous avons eu des fous rires. Nous avons transpiré. Nous avons parlé du provisoire qui dure, de la foi, de ceux qui quittent sans partir, de nos nostalgies qui tournent à l’obsession…

On espère avoir pu vous faire voyager dans des contrées inattendues, plus tendres, moins rudes, au moins l’espace d’un instant.

Aujourd’hui, l’heure est venue de l’entracte. L’Orient-La Nuit fait une pause estivale.

Mais on ne vous quitte pas vraiment. On se retrouve à la rentrée, dès septembre, avec des invités qui, on l’espère, sauront continuer de vous emmener là où vous ne l’attendez pas.

D’ici là, restez connectés. Profitez du temps libéré de l’été pour écouter les épisodes que vous avez manqués.

Écrivez-nous. Racontez-nous vos réflexions, vos envies, vos idées. On continuera de vous lire.

Et prenez soin de vos nuits.

Stéphanie Khouri & Anthony Samrani

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L’été arrive, et avec lui une pause.Depuis le premier épisode — Comment ne pas devenir fou — l’équipe de L’Orient-La Nuit a créé un espace libre et chaleureux, pour nous aider à tenir, ensemble.Chaque semaine, des invités, et un thème, pour essayer de mettre des mots sur ce qui déborde.Il a été question de santé mentale, de tomates, de rêves, de ruines, de vaginisme et de paradis perdus.Nous avons eu des fous rires. Nous avons transpiré. Nous avons parlé du provisoire qui dure, de la foi, de ceux qui quittent sans partir, de nos nostalgies qui tournent à l’obsession…On espère avoir pu vous faire voyager dans des contrées inattendues, plus tendres, moins rudes, au moins l’espace d’un instant.Aujourd’hui, l’heure est venue de l’entracte. L’Orient-La Nuit fait une pause estivale.Mais on ne vous...

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21:39 Liban-Sud   La tension monte autour de la colline stratégique de Ali Taher, dans le caza de Nabatiyé

Les tensions semblaient monter lundi autour des hauteurs stratégiques de Ali Taher, dans le caza de Nabatiyé, où les Israéliens accusent le Hezbollah d'avoir une « base de commandement » souterraine. Plusieurs attaques israéliennes et incidents sont survenus près de cette colline, partiellement encerclée par l'armée israélienne, qui a notamment accusé le Hezbollah de vouloir l'espionner au moyen d'un drone.

Selon la radio de l'armée israélienne, des soldats ont tiré en direction d'un drone du parti chiite « qui tentait de collecter des renseignements sur les forces israéliennes au Liban » mobilisées dans la région de Ali Taher. L'engin n'était pas armé, mais était équipé d'une caméra. L'appareil a été abattu, selon le média militaire, qui accuse le mouvement pro-iranien de « continuer d'envoyer des drones » en direction des forces occupantes malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis plus d'un mois. La radio a en outre rappelé que « des dizaines de membres du Hezbollah sont encerclés sous terre dans la région de Ali Taher, tandis que l’armée israélienne contrôle le terrain en surface ».

Par ailleurs, selon des sources militaires libanaises au média Erem News, basé à Abou Dhabi, le Hezbollah serait en état d'alerte dans le sud du Liban « sous la supervision d'un commandant de la Force al-Quds », la branche chargée des opérations extérieures des gardiens de la révolution iraniens, et déplacerait des équipements et combattants, par crainte d'un élargissement du conflit entre les États-Unis et l'Iran à l'ensemble de la région au Liban. Et ce, alors que le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a souligné, dans une lettre au Hezbollah que la seule voie possible face aux États-Unis et à Israël est celle du « jihad et de la résistance ». La colline de Ali Taher serait, selon les sources d'Erem News, devenue un « centre opérationnel à partir duquel est coordonné le redéploiement du Hezbollah ». Contactée, une source au sein du Hezbollah a estimé que les informations publiées par le média étaient des « rumeurs propagées pour créer la panique face à une éventuelle escalade ».

Depuis la signature du protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, mi-juin, qui prévoit une « cessation des hostilités » dans la région et surtout au Liban, le Hezbollah n'a revendiqué aucune attaque contre les forces israéliennes, et dit respecter cette trêve.

Tirs et dynamitages au Liban-Sud

Selon des informations de notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah, des tirs d'artillerie ont visé, dans l'après-midi et en matinée, la colline, tandis que des drones y ont largué des matières explosives, provoquant des incendies. Un autre drone a, lui, effectué une frappe entre Nabatiyé el-Faouqa et Mayfadoun, deux villages voisins du site où l'armée israélienne a mené de nombreuses attaques ces dernières semaines afin d'empêcher toute personne d'y accéder. Dans l'après-midi, l'armée israélienne a procédé à des dynamitages de maisons à Kfar Tebnit (Nabatiyé), dont les déflagrations ont été entendues dans les localités du caza ainsi que dans certains villages de celui de Marjeyoun. Par ailleurs, un mouvement de véhicules militaires israéliens a été observé aux abords des localités d'Arnoun et Yohmor (Nabatiyé) et Almane et Choumariyé (Marjeyoun).

Plus au sud, également dans la « zone tampon » occupée sur 620 km2 par Israël, un drone a largué des grenades assourdissantes sur Mansouri, dans le caza de Tyr, tandis que des soldats israéliens ont mis le feu à des maisons à Beit Yahoun, dans le caza de Bint Jbeil. Par ailleurs, l’armée israélienne a mené des dynamitages à Mansouri et Majdel Zoun (Tyr), dans des terrains en indivision, ainsi qu’à l’intérieur de Majdel Zoun, rapporte notre correspondant.

Dans le caza de Marjeyoun, des tirs d'artillerie ont visé Talloussé et Markaba, provoquant des incendies dans des terrains agricoles. Six dynamitages successifs ont par ailleurs été entendus dans le village de Taybé (Marjeyoun). L'armée israélienne a également incendié des habitations et des arbres à Qantara (Marjeyoun). Des obus ont également ciblé la périphérie de Chebaa, dans le caza de Hasbaya.

Le chef de l'Etat Joseph Aoun a pour sa part condamné les démolitions continues de maisons et de villages par Israël dans le sud du Liban, estimant que ces destructions risquent de compromettre l'application de l'accord-cadre conclu il y a un mois avec l'Etat hébreu, lors d'une réunion avec le Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Turk, à Baabda. « Les destructions continues de maisons et la destruction de villages au bulldozer dans le Sud constituent une violation directe des droits humains et une atteinte manifeste aux lois et normes internationales », a déclaré M. Aoun.

Un homme qui tentait de se rendre dans son village abattu par l'armée israélienne

Le corps d'un homme, Chadi Hassian Darwich a par ailleurs été retrouvé lundi matin par la Croix-Rouge et l’armée libanaise sur la route reliant Mansouri à Bayada (Tyr). L'homme, avec lequel le contact avait été perdu, avait quitté hier soir le refuge où il se trouvait à Bourj el-Chémali (Tyr), en direction de la région. Il avait pris un taxi jusqu'à Hanniyeh, avant de continuer sur la route côtière, contournant ainsi un point de contrôle de l'armée libanaise. Dès son arrivée dans la région de Bayada, l'armée israélienne l'a repéré et a ouvert le feu, le tuant sur le coup.

Originaire de la localité frontalière de Dhaïra, l'homme avait trouvé refuge dans l'école allemande de Bourj el-Chémali et désirait ardemment revoir son village, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Les équipes d'ambulanciers de la Croix-Rouge libanaise, en coordination avec l'armée libanaise et les forces de la Finul ont transporté la dépouille, après avoir obtenu l'autorisation du « Mécanisme ». Le corps a été placé à la morgue de l'hôpital Jabal Amel de Tyr, en attendant d'être remis à sa famille pour son inhumation dans un cimetière de la région de Tyr.

La nuit de dimanche à lundi, au Liban-Sud, avait été marquée par des dynamitages de maisons et d’infrastructures civiles, dont plusieurs menées à Haddatha et d'autres à Tiri, Rchaf (Bint Jbeil) et Qantara (Marjeyoun). Des dizaines d’habitations et d’infrastructures ont été détruites au Liban-sud depuis dimanche matin, journée durant laquelle l’aviation de guerre israélienne a bombardé un village et l’artillerie visé trois autres villages, toujours selon notre correspondant. Une situation qui a poussé l'armée libanaise à condamner « la poursuite des tirs et des destructions par les troupes israéliennes au Liban-Sud », qui l'empêchent de mener à bien son déploiement prévu par « l'accord-cadre » signé fin juin entre le Liban et Israël à Washington.

En vertu de l'accord-cadre entre le Liban et Israël, les premières « zones pilotes » ont été réinvesties cette semaine par l'armée libanaise à Zaoutar el-Gharbiyé (Nabatiyé) ainsi qu'à Srifa et Froun (Bint Jbeil) dans le secteur central.

21:29 Droits humains   Des experts de l'ONU appellent l'Iran à annuler les condamnations à mort de dix jeunes hommes

Des experts de l'ONU ont appelé lundi l'Iran à annuler les condamnations à mort de dix jeunes hommes en lien avec les manifestations antigouvernementales qui ont secoué le pays en janvier.

Ces treize experts dénoncent dans un communiqué la condamnation à mort de douze jeunes hommes, âgés de la fin de l'adolescence au début de la vingtaine, dont deux ont été exécutés le 19 juillet.

« Condamner 12 personnes à mort lors d'une seule audience, à huis clos et sans clarification de la responsabilité individuelle de chaque accusé, viole les normes établies en matière de procès équitable », ont déclaré les experts.

Ces experts sont des rapporteurs spéciaux de l'ONU et les membres des groupes de travail de l'ONU sur les disparitions forcées et sur la détention arbitraire, mais ils ne s'expriment pas au nom de l'organisation.

Fin décembre, un mouvement de contestation initialement déclenché contre la vie chère s'était rapidement mué en de vastes manifestations antigouvernementales qui ont culminé les 8 et 9 janvier.

Le pouvoir iranien a recensé plus de 3.000 morts, imputant les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les Etats-Unis et Israël. Des ONG basées à l'étranger ont parlé elles d'une répression ayant fait des milliers de morts.

Selon les experts, 24 personnes liées aux manifestations de janvier ont été pendues.

Les douze jeunes hommes condamnés à mort sont accusés d'être impliqués dans la mort de quatre membres des forces de sécurité, ainsi que dans des actes d'incendie criminel et de vandalisme commis lors des manifestations du 8 janvier sur la place Shahid Alikhani, à Ispahan, sur la base d' »aveux » diffusés à la télévision, ont indiqué les experts.

« Les chefs d'accusation retenus contre eux demeurent flous, les audiences devant le tribunal révolutionnaire se tenant à huis clos et les jugements n'étant pas rendus publics », ont-ils précisé, estimant que les jeunes hommes avaient été arbitrairement privés de liberté et, pour certains, victimes de disparition forcée et de mauvais traitements.

Parmi les personnes menacées d'une exécution imminente figure Shervin Bagherian Jebeli, qui venait d'avoir 18 ans peu avant son arrestation. Selon les experts, la télévision d'État a diffusé, avant même son procès, une vidéo le montrant avouer, lors d'un interrogatoire, des violences contre les forces de sécurité.

Selon des ONG dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine.

Les autorités ont exécuté au moins 1.639 personnes en 2025, un record depuis 1989, selon les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), dont le siège est à Paris.

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