Au moins quatre personnes ont perdu la vie après avoir bu de l'alcool frelaté en Iran, où la vente d'alcool est interdite, a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche un média d'Etat.
« La consommation de boissons alcoolisées artisanales a entraîné la mort de quatre personnes et l'intoxication de cinq autres à Iranshahr (sud-est) au cours des dernières 24 heures », a annoncé l'agence Irna, citant un responsable médical local.
« Deux blessés sont en soins intensifs », a-t-il ajouté.
La consommation et la vente d'alcool sont interdites dans la République islamique mais les médias font régulièrement état d'intoxications mortelles avec de l'alcool de contrebande, facile à se procurer.
À Iranshahr, la police a « identifié et arrêté trois des distributeurs de boissons alcoolisées », a indiqué l'agence Irna.
Les minorités non musulmanes uniquement (chrétiens, juifs et zoroastriens) sont exemptées de cette interdiction à condition de ne pas boire en public.
Dimanche dernier, un footballeur d'un des clubs les plus populaires du pays a été suspendu après la diffusion d'une vidéo où il semble tenir un verre d'alcool.
En octobre 2024, quatre personnes avaient été exécutées par la justice iranienne pour avoir vendu de l'alcool frelaté et provoqué la mort de plusieurs individus.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLes Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont saisi un navire étranger, accusé de se livrer à de la contrebande de carburant, a annoncé dimanche un média d’État.
« Un navire transportant 350 000 litres de carburant de contrebande, opérant sous pavillon Eswatini (anciennement Swaziland, NDLR), a été arraisonné et conduit à Boushehr » dans le sud-ouest, a déclaré la télévision d’État, citant un commandant local des Gardiens. « Treize membres d’équipage se trouvent à son bord, tous originaires d’un pays voisin et d’Inde », a ajouté la télévision.
Les forces iraniennes annoncent régulièrement l’arraisonnement de bateaux transportant illégalement du carburant dans cette zone, alors que le détroit d’Ormuz est un passage clé pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Mi-novembre, les Gardiens ont confirmé avoir saisi dans les eaux du Golfe le pétrolier Talara, battant pavillon des Îles Marshall, qui avait changé soudainement de cap dans le détroit d’Ormuz pour se diriger vers les eaux iraniennes.
La cargaison saisie comprenait des « produits pétrochimiques iraniens (…) transportés illégalement vers Singapour » et « le principal responsable était un individu ou une entreprise iranienne », a affirmé l’agence locale iranienne Fars. L’an dernier, les Gardiens de la Révolution avaient arraisonné un porte-conteneurs, accusant son armateur d’être « lié à Israël », après une attaque meurtrière contre le consulat iranien en Syrie, imputée à Israël.
Toutefois, l’agence Fars a écarté que la saisie du Talara soit une mesure de rétorsion vis-à-vis d’un autre pays. Le 19 novembre, l’opérateur du pétrolier a annoncé dans un communiqué que l’Iran avait relâché le Talara et que ses 21 membres d’équipage étaient en sécurité.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL'armée israélienne a dit dimanche avoir tué quatre hommes palestiniens, qui seraient des combattants du Hamas, alors qu'ils sortaient de tunnels à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
« Dans la nuit, quatre terroristes qui avaient quitté des infrastructures souterraines dans la zone ont été identifiés. Guidées par l’armée de l’air israélienne, les forces ont éliminé les terroristes », a indiqué l'armée dans un communiqué.
Selon les correspondants locaux d'Al Jazeera, l'aviation israélienne a mené une série de raids aériens ce dimanche matin à Rafah, ville complètement rasée par l'armée israélienne désormais placée sous son contrôlé en vertu du tracé de la « ligne jaune » instaurée par le plan Trump.
L'envoyé spécial américain Steve Witkoff, avait affirmé début novembre que jusqu'à 200 combattants du Hamas seraient bloqués dans des tunnels à Gaza, dans le secteur du territoire palestinien où s'est redéployée l'armée israélienne dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre.
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