Des milliers de personnes ont défilé samedi à Strasbourg pour demander la libération du fondateur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) Abdullah Öcalan, emprisonné depuis 1999 en Turquie.
Le cortège est parti vers midi sous un ciel gris et pluvieux, aux cris de « libérez Öcalan ! ». Des manifestants étaient venus d'Allemagne, de Suisse, du Luxembourg ou encore de Belgique. De nombreuses personnes brandissaient des drapeaux jaunes sur lesquels était représenté le visage du leader kurde.
« On demande que M. Öcalan soit libéré pour qu'il prenne sa place à la table des négociations par rapport à la question kurde parce que c'est le leader du peuple kurde et ça fait 27 ans qu'il est en prison », a déclaré à l'AFP Hélène Erin, porte-parole du Centre démocratique du peuple kurde à Strasbourg.
« On demande aussi un statut pour le Rojava », administration autonome kurde autoproclamée dans le nord-est de la Syrie, théâtre d'une offensive de l'armée syrienne soutenue par le gouvernement turc.
« Cette attaque a provoqué chez les Kurdes cette réflexion que ce n'est pas seulement le Rojava auquel on s'attaque. On s'attaque à tout ce qui est l'identité, l'existence des Kurdes », a déclaré à l'AFP Berivan Firat, porte-parole du conseil démocratique kurde en France (CDK-F).
Cette mobilisation se tient chaque année à Strasbourg en février pour marquer la date d'arrestation d'Abdullah Öcalan, « Apo » pour ses partisans, le 15 février 1999, par les services secrets turcs au Kenya.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsBahreïn et l'Égypte tentent d'apaiser les tensions entre les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite, ont indiqué à l'AFP deux sources, après l'étalage au grand jour en décembre des disputes entre les deux poids lourds du Golfe.
« Bahreïn mène des efforts de médiation entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis afin de mettre fin au malentendu en cours », a déclaré un responsable du Golfe, ayant requis l'anonymat en raison de la sensibilité du sujet. L'objectif est de « combler le fossé et rapprocher les points de vue », a-t-il précisé. « C'est une affaire du Golfe et elle doit être réglée dans le Golfe », a-t-il ajouté, soulignant qu'il s'agissait d'« une initiative bahreïnie et non d'une démarche du CCG », en référence au Conseil de coopération du Golfe.
Une source régionale, également sous couvert d'anonymat, a indiqué que Le Caire œuvrait également pour rapprocher les deux capitales. « L'Égypte joue un rôle de médiateur et transmet des messages entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis », a-t-elle expliqué.
L'Arabie saoudite et les Émirats se sont publiquement opposés fin 2025, lorsque le royaume a accusé son voisin de menacer sa sécurité en soutenant des séparatistes yéménites ayant brièvement pris le contrôle de territoires proches de ses frontières. Une source proche du gouvernement saoudien a toutefois assuré qu'il n'y avait « pas besoin de médiation », des canaux directs restant ouverts entre les deux pays. Bien que Ryad et Abou Dhabi n'aient pas rompu leurs relations, aucun contact diplomatique de haut niveau n'a eu lieu depuis la dernière semaine de décembre, ont indiqué plusieurs sources à l'AFP.
Cette semaine, le prince héritier et Premier ministre de Bahreïn, Salmane ben Hamad Al-Khalifa, a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Ryad ainsi que le président émirati Mohammed ben Zayed à Abou Dhabi.
Le 5 janvier, le ministre saoudien des Affaires étrangères s'est entretenu au Caire avec son homologue égyptien Badr Abdelatty et le président Abdel Fattah el-Sissi, avant que M. Abdelatty ne contacte le lendemain son homologue émirati Abdallah ben Zayed. Selon la même source, l'Égypte a ensuite transmis des messages saoudiens aux Émirats arabes unis.
Sollicités par l'AFP, les Émirats, l'Arabie saoudite et Bahreïn n'ont pas répondu ou ont refusé de commenter.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe fils exilé du chah déchu, Reza Pahlavi, a appelé samedi Donald Trump à « aider » le peuple iranien, jugeant qu'il était « temps d'en finir avec la République islamique ».
« Le peuple iranien vous a entendu dire que l'aide est en route, et il a foi en vous. Aidez-le, et l'Histoire vous placera aux côtés non seulement de la nation iranienne, mais aussi des plus grands héros du monde », a lancé M. Pahlavi à l'adresse du président américain, après avoir renouvelé son appel à une « intervention » étrangère en Iran la veille en marge de la conférence de sécurité à Munich, tout en exhortant la population à continuer d'exprimer son opposition au régime de Téhéran.
« Il est temps d'en finir avec la République islamique. C'est la revendication qui résonne depuis le bain de sang de mes compatriotes, qui ne nous demandent pas de réformer le régime, mais de les aider à l'enterrer », a-t-il ajouté, en référence aux milliers de manifestants tués lors de la répression sanglante du mouvement de contestation ayant gagné l’Iran fin décembre.
Parallèlement à des rassemblements prévus samedi à Munich, Toronto et Los Angeles contre la sanglante répression qui a étouffé une vaste vague de contestation début janvier.
Les autorités iraniennes ont imputé la responsabilité des violences de janvier à des "émeutiers" instrumentalisés selon elles par les Etats-Unis et Israël, ennemis jurés du pays.
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