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Publication épinglée 14:59 14:59 Podcast   « Que peut l’art face au chaos du monde ? » : un nouvel épisode de « L'Orient-La Nuit »

Que peut l’art ? Est-il un refuge, une consolation ? Peut-il encore agir sur le réel ?

Au Liban, cette question prend un sens particulier. Ici, le chaos n’est pas une abstraction. Ni une exception. Il est une forme permanente d’être au monde. Il s’inscrit dans les corps, les paysages, les esprits. Il redessine les villes, façonne notre rapport à l’avenir. Pourtant, au cœur de ce tumulte, certains continuent de créer. Non pas malgré le chaos, mais à partir de lui. Créer pour dire ce qui a été tu. Pour recréer du sens. Pour explorer les traces laissées par les conflits.

Pour ce nouvel épisode de « L’Orient-La Nuit », Stéphanie Khouri et Anthony Samrani reçoivent l’un des grands duos artistiques libanais contemporains, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige.

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Depuis plus de trente ans, Joana et Khalil cherchent ce qui disparaît : les images perdues, les récits effacés, les traces invisibles de notre passé.

Connus du grand public pour des films comme Memory Box (2021), The Lebanese Rocket Society (2012) ou A perfect day (2005), ils naviguent entre cinéma, photographie et installations pour interroger la fabrique de l’histoire.

Ils sont notamment lauréats du prix Marcel Duchamp (2017) pour leur projet Unconformities, qui révèle, à travers des carottages du sous-sol, les histoires invisibles enfouies sous nos villes.

Le duo accompagne aussi l’essor du cinéma indépendant libanais, notamment à travers son engagement au sein de Metropolis, la célèbre salle beyrouthine qui vient de célébrer ses vingt ans.

Avec eux, nous explorerons les formes que peut prendre la création en temps de crise. Que peut encore l’art face à l’effondrement ? Comment inventer de nouveaux langages pour raconter ce qui ne peut plus se dire ?

Créer non pas pour réparer le monde, mais pour continuer à l’habiter.

Retrouvez ici quelques épisodes de L'Orient-La Nuit :

22:40 Diplomatie   Après sa rencontre avec Aoun, Trump ouvre la voie au retour des vols directs Liban - États-Unis

Le président américain Donald Trump a indiqué mardi, après sa rencontre avec son homologue libanais Joseph Aoun à la Maison Blanche, avoir demandé à son administration d’autoriser les compagnies aériennes américaines à assurer des vols directs vers le Liban.

« Après avoir rencontré le président libanais Joseph Aoun, qui a accompli un travail remarquable pour transformer son pays, je demande à mon administration d’autoriser toutes les compagnies aériennes américaines à assurer des vols directs vers le Liban, afin que les Américains puissent facilement visiter cette magnifique terre », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. « J’espère que d’autres pays feront de même ! », a-t-il ajouté.

Contactés par l'agence Reuters, a Federal Aviation Administration (FAA) et le département américain des Transports n'ont pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré que la reprise des vols commerciaux directs offrait une grande opportunité pour l'économie libanaise et les relations avec Washington. Saluant cette annonce intervenue après la rencontre de M. Trump avec le président libanais Joseph Aoun, Nawaf Salam a estimé que cette décision représentait « une opportunité majeure pour renforcer les voyages et les relations entre le Liban et les Etats-Unis, et pour soutenir l'économie libanaise ». « Je confirme que le gouvernement libanais est prêt à accompagner toutes les procédures exécutives et techniques nécessaires afin de mettre cette décision en œuvre dans les plus brefs délais », a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, Massad Boulos, conseiller spécial de Donald Trump pour les affaires africaines et arabes, avait affirmé à la chaîne MTV que « les deux présidents ont abordé la question des vols directs entre le Liban et les États-Unis ». Il avait précisé que « certaines démarches administratives doivent encore être examinées dans ce cadre », tout en espérant qu’elles « ne prendront pas beaucoup de temps ».

Les vols américains vers le Liban avaient été suspendus en 1985 après le détournement du vol 847 de la TWA, qui assurait la liaison entre Athènes (Grèce) et Rome (Italie), avant d'être contraint d'atterrir à Beyrouth. Au cours de cette prise d'otages de 17 jours, un plongeur de la marine américaine avait été assassiné.

20:32 Liberté d'expression   Turquie : un journaliste de la Deutsche Welle libéré en mai de nouveau arrêté

Cette photo non datée, fournie et diffusée par le radiodiffuseur public allemand Deutsche Welle (DW) le 20 février 2026, montre le journaliste turc de la DW Alican Uludag. Ce dernier a été placé en détention provisoire par un tribunal d'Istanbul le 20 février 2026 pour avoir prétendument « insulté le président », ce qui a conduit Berlin à exiger sa libération immédiate. Photo fournie par Deutsche Welle / AFP

Un journaliste turc travaillant pour la radio-télévision publique allemande Deutsche Welle (DW), libéré en mai après 90 jours de détention, a annoncé mardi sa nouvelle arrestation.

« Je suis en train d'être arrêté », a écrit Alican Uludag, journaliste à Ankara du service turc de la DW, dans un message posté sur X au moment de son interpellation.

Un communiqué du parquet d'Ankara a indiqué qu'une enquête avait été ouverte sur les publications du journaliste sur les réseaux sociaux, suite à des allégations d' « incitation à la haine et à l'hostilité publiques » et de diffusion de fausses informations.

Les autorités allemandes et plusieurs ONG de défense des droits humains avaient dénoncé son arrestation fin février pour « insulte au président » et demandé sa libération immédiate, jugeant infondées les poursuites à son égard.

Un tribunal d'Ankara avait ordonné le 21 mai sa libération conditionnelle après 90 jours de détention dans le plus grand centre pénitentiaire de Turquie, à Silivri, dans l'ouest d'Istanbul.

Alican Uludag était également poursuivi pour « diffusion publique de fausses informations » et « dénigrement public des institutions judiciaires ».

La directrice générale de la Deutsche Welle, Barbara Massing, a déclaré mardi dans un communiqué que la nouvelle arrestation de M. Uludag était « profondément préoccupante ».

« Le travail journalistique ne doit pas être criminalisé », a-t-elle affirmé, soulignant que la DW s'attendait à ce que « les droits d'Uludag soient pleinement respectés » et qu'elle « continuait à se tenir fermement » au côté du journaliste.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été poursuivies ces dernières années en Turquie pour l'accusation d' « insulte au président », souvent en raison de publications sur les réseaux sociaux.

Les arrestations dans les milieux d'opposition et parmi les voix critiques se sont accentuées au début du mois à l'approche du sommet de l'Otan qui s'est tenu dans la capitale turque.

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Un journaliste turc travaillant pour la radio-télévision publique allemande Deutsche Welle (DW), libéré en mai après 90 jours de détention, a annoncé mardi sa nouvelle arrestation.« Je suis en train d'être arrêté », a écrit Alican Uludag, journaliste à Ankara du service turc de la DW, dans un message posté sur X au moment de son interpellation.Un communiqué du parquet d'Ankara a indiqué qu'une enquête avait été ouverte sur les publications du journaliste sur les réseaux sociaux, suite à des allégations d' « incitation à la haine et à l'hostilité publiques » et de diffusion de fausses informations.Les autorités allemandes et plusieurs ONG de défense des droits humains avaient dénoncé son arrestation fin février pour « insulte au président » et demandé sa libération immédiate,...

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