Figure de la gauche américaine, l'élue démocrate Ilhan Omar a gardé son flegme mardi soir quand un individu s'est précipité sur elle pour l'agresser pendant un meeting dans le Minnesota, alors qu'elle venait d'appeler à la démission de la secrétaire à la Sécurité intérieure de Donald Trump.
Ilhan Omar s'exprimait à un pupitre dans une petite salle quand un homme venu du public s'est précipité sur elle, l'aspergeant d'une substance nauséabonde non-identifiée et parvenant à poser sa main sur elle avant d'être maîtrisé, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Cible constante d'attaques du président Trump, l'élue d'origine somalienne, représentante du Minnesota au Congrès, n'a pas été blessée lors de cette agression, selon la police.
Cet incident est survenu dans un contexte tendu dans cet Etat démocrate ciblé par une campagne massive d'arrestations de la part des policiers fédéraux de l'immigration (ICE). Mme Omar a reproché à M. Trump de transformer Minneapolis en « zone de guerre ». Le président l'a accusée, sans preuve, de corruption.
Avant l'agression, les électeurs avaient fait part à l'élue de problèmes aussi divers que la collecte des ordures, les difficultés des quartiers nord de Minneapolis ou l'opération anti-immigration en cours, qui a coûté la vie à deux manifestants américains en trois semaines.
Au moment où elle appelait à la démission de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, l'agresseur s'est levé d'un bond. Des journalistes de l'AFP l'ont vu vider dans sa direction une seringue qui contenait un liquide nauséabond encore non-identifié, puis toucher physiquement l'élue.
Les spectateurs stupéfaits ont poussé des cris et ont reculé. Deux hommes ont maîtrisé l'agresseur qui a été vigoureusement emmené hors de la salle sous les cris de « nazis dehors » de l'assistance. L'homme a été interpellé et la police a dit avoir ouvert une enquête.
« Ne les laissez pas voler la vedette », a lancé Mme Omar qui, une fois son agresseur maîtrisé, a continué à s'exprimer comme si de rien était, demandant au public de se calmer.
« Voici la réalité que les gens comme cet homme horrible ne comprennent pas : nous sommes forts dans le Minnesota et nous resterons résilients face à tout ce qu'ils pourraient nous faire subir », a-t-elle ajouté sous les vivats.
Cet incident soulève des questions quant aux mesures de sécurité mises en place pour le rassemblement, dans un pays marqué par plusieurs actes de violence politique ces derniers mois, dont l'assassinat de la figure de la droite Charlie Kirk.
L'auteur de l'agression « aurait pu faire quelque chose d'autre », plus grave, s'est alarmé un témoin interrogé par l'AFP.
Le service d'ordre a contrôlé les membres du public à l'entrée du meeting, mais pas les journalistes.
Selon la police, le suspect, Anthony Kazmierczak, est âgé de 55 ans et a été arrêté pour coups et blessures.
« Je vais bien », a écrit sur le réseau social X Ilhan Omar après son agression. « Je suis une survivante, donc ce petit agitateur ne va pas m'intimider et m'empêcher de faire mon travail ».
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsTrois personnes ont été tuées lors d'une nouvelle nuit de frappes russes sur l'Ukraine, dont deux près de Kiev, ont annoncé mercredi les autorités militaires.
Deux personnes ont été tuées et quatre autres blessées à Bilogorodska, dans la banlieue sud-est de la capitale, a précisé le responsable de l'administration militaire régionale, Mykola Kalashnyk.
Un homme de 46 ans a par ailleurs été tué et cinq personnes ont été blessées dans la région de Dnipropetrovsk (centre), selon le responsable de l'administration militaire locale, Mykola Kalashnyk.
Les autorités ont également fait état de blessés à Odessa, Kryvyi Rig, et Zaporijjia.
Mardi, une vague de frappes russes a fait 12 morts, dont cinq dans un train de passagers près de Kharkiv (nord-est), et touché des infrastructures énergétiques, au moment ou des pourparlers tripartites entre l'Ukraine, la Russie et les Etats-Unis doivent reprendre dimanche à Abou Dhabi.
La Russie mène quotidiennement des frappes sur l'Ukraine faisant des victimes civiles et affectant notamment les infrastructures énergétiques.
Selon un rapport de la mission de surveillance des droits de l'homme de l'ONU en Ukraine publié début janvier, près de 15.000 civils ukrainiens ont été tués et 40.600 blessés depuis le début de l'invasion russe le 24 février 2022.
L'année 2025 a été la plus meurtrière, avec plus de 2.500 civils tués, selon ce document.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane a déclaré mardi au président iranien Massoud Pezeshkian, lors d'un entretien téléphonique, que la monarchie du Golfe n'autoriserait aucune attaque contre l'Iran lancée depuis son territoire.
Le prince héritier « a réaffirmé, au cours de cet entretien, la position du Royaume quant au respect de la souveraineté de la République islamique d'Iran et a indiqué que le Royaume ne permettrait pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour des actions militaires contre l'Iran », a souligné le ministère saoudien des Affaires étrangères dans un communiqué.