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Publication épinglée 18:00 18:00 Podcast   « Quitter sans partir » : découvrez le 5e épisode de L'Orient-La Nuit

Quitter sans partir, c’est l’histoire de nos vies ballotées entre les avions, les passeports, les années qui passent et ces pays qui restent en nous. Ni d’ici, ni d’ailleurs, ou peut-être un petit peu des deux ? Ce cinquième épisode de « L’Orient-La Nuit », le podcast de « L’Orient-Le Jour » est consacré à ceux qui échappent aux étiquettes et habitent un entre-deux.

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Nous quittons exceptionnellement Beyrouth pour accoster à Saint-Malo pour le festival Étonnants Voyageurs, dont le Liban est l’invité d’honneur.

Stéphanie Khouri reçoit l’écrivain Selim Nassib et le dessinateur Charles Berberian. Deux invités dont les parcours traversent les frontières, les langues et les mémoires, entre attachement au Liban, vie ailleurs et identité plurielle. Selim Nassib est issu d’une famille juive libanaise d’origine syrienne. Il vit en France depuis le début des années 70. Quant à Charles Berberian, il est né en Irak d'un père arménien et d'une mère grecque-chypriote. Il passe sa jeunesse au Liban avant de partir pour la France.

À une époque où les identités se crispent et où les frontières se ferment, que signifie avoir plusieurs patries ? Comment apprend-on à vivre entre plusieurs rives, plusieurs histoires, plusieurs « chez-soi » ? Une conversation sur la transmission, le déracinement, les fidélités invisibles et cette manière singulière qu’ont certains destins de faire de l’entre-deux non pas une perte, mais un lieu de vie.

Retrouvez, ici, les précédents épisodes de notre podcast :

18:34    La télévision d'Etat iranienne fait état d'un projet d'accord avec Washington, qui dément

La télévision d'Etat iranienne a fait état mercredi d'une ébauche d'accord-cadre avec les États-Unis incluant l'engagement de Washington à lever son blocus naval, que la Maison-Blanche a qualifiée de « totale invention ».

Selon la télévision, cette ébauche d'un éventuel mémorandum d'accord prévoit aussi le rétablissement du trafic dans le détroit d'Ormuz et le retrait des forces américaines de la région.

« Cette information des médias d'Etat iraniens n'est pas vraie et le projet d'accord-cadre qu'ils ont +publié+ est une totale invention. Personne ne devrait croire un mot de ce que les médias d'Etat iraniens sortent », a répliqué l'exécutif américain via l'un de ses comptes officiels sur X, Rapid Response 47.

Téhéran et Washington échangent depuis quelques jours des propositions pour tenter de finaliser un accord mettant fin à la guerre, déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, tandis qu'un cessez-le-feu fragile est en vigueur depuis le 8 avril.

La télévision d'Etat a précisé que le texte n'était « pas encore finalisé ». Selon elle, « les États-Unis se sont engagés à lever le blocus naval de l'Iran et à cesser de harceler les navires se rendant en République islamique d'Iran ou en provenant ».

En contrepartie, l'Iran autoriserait la reprise du trafic maritime commercial à travers le détroit d'Ormuz dans un délai d'un mois, selon le projet. Le projet indique que l'Iran continuerait à gérer les voies de navigation, inspecter les navires et imposer des frais de service aux bâtiments — des mesures instaurées après le début de la guerre.

Les engagements iraniens ne s'appliqueraient pas aux navires militaires, et Téhéran n'a pas accepté « de rouvrir inconditionnellement le détroit », ajoute le texte.

Concernant le retrait des troupes américaines de la région, le projet précise que Washington « s'est engagé sur cette question » auprès de Téhéran, mais sans précisions sur les forces concernées, celles déployées pendant la guerre ou celles stationnées dans le Golfe.

Une fois un accord-cadre conclu, Téhéran et Washington entameraient une période de négociations de 60 jours, indique encore cette esquisse, sans préciser l'objet des discussions.

« Si les négociations aboutissent à un accord définitif durant cette période de 60 jours, cet accord devrait être entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité des Nations unies », prévoit l'ébauche. « Cette information des médias d'Etat iraniens n'est pas vraie et le projet d'accord-cadre qu'ils ont +publié+ est une totale invention », a répliqué l'exécutif américain via l'un de ses comptes officiels sur X, Rapid Response 47.

17:54    L'Iran juge peu probable une reprise de la guerre avec les États-Unis

L'Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les Etats-Unis, malgré les récentes frappes américaines, sur fond de regain d'optimisme des marchés où les cours du pétrole reculaient.

Dans le même temps, comme une étape de plus vers un retour à la normale, l'accès à internet a été en partie rétabli en Iran, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité NetBlocks. Et dans le ciel, le trafic a désormais pleinement repris dans 10 aéroports du pays.

Si les armes se sont quasiment tues depuis le 8 avril après plus d'un mois de frappes israélo-américaines qui ont fait des milliers de morts, les négociations piétinent depuis. Et le verrouillage du détroit d'Ormuz par l'Iran continue, faisant flamber les prix de l'or noir et vaciller l'économie mondiale.

« Des frappes ce soir? »

Dans ce contexte tendu, des Iraniens témoignent de leur désarroi. « J'ai l'impression que rien n'est encore certain, même si le cessez-le-feu est toujours en vigueur et qu'il est question d'un possible accord. On se demande tous les jours: y aura-t-il des frappes de missiles ce soir ? », dit à l'AFP Amir, un développeur de logiciel de 27 ans dans la capitale iranienne.

Les Gardiens de la Révolution jugent cependant la probabilité d'une reprise de la guerre « faible en raison de la faiblesse de l'ennemi ». Mais « les forces armées se tiennent en alerte, a prévenu Mohammad Akbarzadeh, un haut responsable des forces navales cité par l'agence de presse Tasnim, jurant de transformer le Golfe en « un cimetière pour les agresseurs », si besoin.

Selon le ministère iranien du Renseignement, les États-Unis et Israël ont raté, avec leur attaque lancée le 28 février contre l'Iran, leur « objectif de renverser et de diviser le pays », mais poursuivent désormais ce but « par d'autres moyens ».

La veille, la République islamique avait accusé Washington d'avoir violé le cessez-le-feu dans le sud du pays, après l'annonce du commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) de frappes dans la nuit de lundi à mardi sur des sites de lancement de missiles.

L'Iran n'a pas officiellement confirmé l'information, mais les médias d'Etat ont rapporté des explosions dans la ville portuaire de Bandar Abbas.

Accès aux avoirs

Mercredi, les cours du pétrole ont plongé, les marchés voulant croire en un accord. Vers 12H35 GMT (14H35 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale du brut, perdait près de 5% à 94,61 dollars.

« Il subsiste un air d'optimisme prudent quant à la signature et aux détails d'un protocole d'accord (MoU) entre les Etats-Unis et l'Iran », commente Chris Weston, responsable de la recherche chez le courtier Pepperstone.

Car le dialogue n'est pas rompu : l'agence iranienne Isna a fait état de « négociations globalement positives » après la visite de hauts responsables au Qatar, une première depuis le début des hostilités.

Ce déplacement avait pour but de discuter des « modalités d'accès » aux fonds gelés à l'étranger, dont une partie au Qatar, en raison des sanctions américaines. Téhéran exige le déblocage de 24 milliards d'avoirs, « avec mise à disposition de la moitié dès l'annonce du protocole d'accord », selon Isna.

C'est un des principaux points de contentieux, aux côtés du volet nucléaire que l'Iran souhaite aborder dans un second temps.

« Ordres iraniens »

Les États-Unis réclament la destruction de son stock d'uranium hautement enrichi, dont le sort est incertain depuis de précédentes frappes, en juin 2025. Téhéran dément de son côté vouloir se doter de la bombe atomique.

Donald Trump, qui doit réunir mercredi son gouvernement, cherche une issue à cette guerre impopulaire qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du quasi blocage par Téhéran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde.

Mercredi, les Gardiens de la Révolution ont insisté sur le fait que seuls les navires « prêts à se conformer aux ordres iraniens » seraient autorisés à emprunter la stratégique voie maritime, selon la télévision d'Etat.

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