Des tirs dans un collège-lycée et dans une résidence à proximité ont fait neuf morts mardi dans une région isolée de l'ouest du Canada, a indiqué la police, qui a précisé que l'auteur avait été retrouvé mort.
Cette attaque s'est déroulée à Tumbler Ridge, une petite ville de 2.300 habitants au pied des Montagnes Rocheuses dans la province de Colombie-Britannique.
Au total, 27 personnes ont été blessées, dont deux grièvement et 25 autres plus légèrement, a indiqué la Gendarmerie royale du Canada dans un communiqué.
Selon plusieurs médias canadiens, l'auteur des tirs était une femme, mais dans l'immédiat la police a refusé de donner le moindre détail sur l'identité du suspect lors d'une conférence de presse en fin de journée.
Le Premier ministre du Canada, Mark Carney, s'est dit « bouleversé » par cette « terrible fusillade », et a annoncé qu'il annulait un déplacement prévu à partir de mercredi en Europe, où il devait participer à la Conférence de Munich sur la sécurité.
« Je me joins aux Canadiennes et aux Canadiens pour exprimer ma sympathie à ceux dont la vie a été bouleversée à jamais aujourd'hui, et pour saluer le courage et l'altruisme des premiers intervenants qui ont risqué leur vie pour protéger leurs concitoyens », a-t-il ajouté dans un message sur X.
Les tueries sont rares au Canada, mais il s'agit de la seconde en Colombie-Britannique en moins d'un an. En avril 2025, 11 personnes avaient été tuées à Vancouver par un homme qui avait foncé avec son camion dans une foule qui célébrait un festival culturel philippin.
Contrairement à ce qui se passe au sud de la frontière, aux Etats-Unis, ce type d'attaque est exceptionnel dans les écoles du pays.
Darian Quist, élève dans l'établissement, a expliqué à la chaine publique CBC qu'il se trouvait en cours de mécanique quand on leur a annoncé que l'école était en confinement. Sans savoir au départ si c'était sérieux, il a commencé à recevoir des photos « terribles » montrant le carnage à l'école.
Au final, il a expliqué être resté confiné pendant plus de deux heures, jusqu'à ce que la police fasse irruption, ordonnant à tout le monde de lever les mains avant de les escorter hors de l'établissement.
« On pense que ce genre de chose n'arrivent jamais », a raconté très émue Shelley Quist, la mère de Darian.
« Je ne vais pas le quitter des yeux pendant un moment maintenant », a-t-elle ajouté à propos de son fils, qui est sain et sauf.
D'après les premières déclarations policières, la première alerte reçue en début d'après-midi concernait un tireur actif à l'école secondaire de Tumbler Ridge.
Arrivées sur les lieux, les forces de l'ordre ont découvert, en fouillant l'établissement, six personnes qui avaient été abattues, sans compter le suspect.
Une septième personne blessée par balle à l'école est décédée durant son transport à l'hôpital.
Par la suite, la police « a identifié un second lieu présumé lié à l'incident, où deux autres victimes ont été retrouvées mortes dans une résidence », selon un communiqué.
Quant au suspect, il serait mort après « une blessure qu'il se serait infligée ».
La municipalité de la ville a expliqué dans un communiqué, qu' « aucun mot ne pouvait exprimer la douleur que notre communauté ressent ce soir ».
« C'était une situation évoluant rapidement et de manière dynamique, et la coopération rapide de l'école, des premiers intervenants et des habitants a joué un rôle crucial dans notre intervention », a déclaré Ken Floyd, un responsable de la police.
Il a décrit une « scène épouvantable » à leur arrivée dans l'école.
« Cette journée a été incroyablement difficile et éprouvante sur le plan émotionnel pour notre communauté », a-t-il ajouté.
Dans l'après-midi, la fusillade a forcé le confinement des résidents de Tumbler Ridge et des environs. La ville est connue pour son tourisme de plein air, avec la proximité des montagnes et un parc géologique.
En fin d'après-midi, la police « a mis fin à l'alerte d'urgence à Tumbler Ridge. (Elle) ne pense pas qu'il y ait des suspects en fuite ni de menace pour le public », a déclaré sur X la ministre de la Sécurité publique de la province.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDes habitants de Téhéran ont scandé mardi des slogans contre la République islamique et le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, à la veille de l'anniversaire de la Révolution islamique de 1979, ont montré des images publiées sur les réseaux sociaux.
Des manifestations antigouvernementales massives ont commencé le 28 décembre contre la hausse du coût de la vie en Iran et ont ensuite évolué en un mouvement de contestation contre le pouvoir.
Jusqu'à présent, peu d'informations faisaient état de manifestations d'ampleur au cours des deux dernières semaines.
Mais mardi soir, des gens sont sortis sur leurs balcons pour scander des slogans tels que « Mort à Khamenei », « Mort au dictateur » et « Mort à la République islamique », selon des images diffusées par des chaînes très suivies qui couvrent les manifestations sur Telegram et X, notamment Vahid Online et Mamlekate.
L'AFP n'a pas pu vérifier ces images dans l'immédiat.
Ces slogans ont retenti alors que les autorités allumaient des feux d'artifice pour marquer la veille de l'anniversaire de la démission du dernier Premier ministre du shah déchu d'Iran et la prise de pouvoir officielle du leader révolutionnaire, l'ayatollah Ruhollah Khomeini.
Vahid Online a publié une vidéo prise depuis le dernier étage d'un immeuble résidentiel, où l'on entendait des slogans antigouvernementaux retentir dans tout le quartier. Mamlekate a également posté des images, apparemment tournées dans les collines au nord de Téhéran, où différents slogans résonnaient.
Le réseau social Sharak Ekbatan, qui suit l'actualité du quartier résidentiel d'Ekbatan à Téhéran, a déclaré que les autorités avaient envoyé des forces de sécurité pour crier « Dieu est le plus grand » après que les habitants ont commencé à scander des slogans contre le gouvernement.
Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de plus de 3.000 personnes dans les manifestations, mais affirment que la plupart des victimes sont des membres des forces de sécurité ou des passants tués par des « terroristes » agissant pour le compte des Etats-Unis et d'Israël.
L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), établie aux Etats-Unis, a dit de son côté avoir confirmé la mort de 6.964 personnes, des manifestants pour l'écrasante majorité, et enquêter sur 11.730 autres cas.
Par ailleurs, au moins 52.623 personnes ont été arrêtées lors de la répression qui a suivi, a ajouté HRANA.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsUne frappe russe sur la région de Kharkiv, en Ukraine, a tué trois jeunes enfants ainsi qu'un adulte, a annoncé tôt mercredi le chef de l'administration militaire locale, Oleg Synegubov.
« Deux petits garçons d'un an et une petite fille de 2 ans sont morts » dans cette frappe, qui a touché un pavillon d'habitation de la localité de Bogodukhiv, près de la frontière russe, a indiqué cette source.
Un homme de 34 ans qui se trouvait avec les enfants a aussi été tué, a indiqué cette source, sans préciser à ce stade s'il s'agissait de leur père.
Dans un communiqué précédent, M. Synegubov avait indiqué qu'une femme enceinte âgée de 35 ans avait été secourue, blessée.
Lundi, une femme et un enfant de 10 ans avaient déjà été tués par une frappe sur cette localité.
Moscou mène quotidiennement des frappes sur l'Ukraine, tuant régulièrement des civils.
Selon un rapport de la mission de surveillance des droits de l'homme de l'ONU en Ukraine (HRMMU) publié début janvier, près de 15.000 civils ukrainiens ont été tués et 40.600 blessés depuis le début de l'invasion russe le 24 février 2022.
L'année 2025 a été la plus meurtrière après 2022, avec plus de 2.500 civils tués, selon ce document.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats