Trois migrants ont été retrouvés morts au large du sud de l'île de Crète tandis qu'une opération de sauvetage se poursuit, a-t-on appris samedi auprès de la police portuaire grecque.
Vingt migrants ont été secourus dans la zone maritime de Kaloi Limenes par un navire commercial dépêché sur place sur ordre du Centre grec de recherche et de sauvetage. Selon la chaîne de télévision publique Ert, un accident s’est produit précisément au moment où le navire commercial dépêché dans la zone s’est approché de l’embarcation en bois des migrants. Alors que les passagers tentaient de monter sur les échelles lancées par le navire, un mouvement brusque vers un côté de l'embarcation en bois a provoqué son chavirement. Les recherches se poursuivent avec quatre patrouilleurs, un avion et deux navires de l'agence européenne de surveillance aux frontières Frontex, a précisé à l'AFP une porte-parole des gardes-côtes grecs. D'après Ert, les survivants ont indiqué qu’environ 50 personnes se trouvaient à bord de l'embarcation.
Par ailleurs, une seconde embarcation transportant une quarantaine de migrants a été repérée dans la zone, déclenchant une nouvelle opération de sauvetage.
Depuis plus d'un an, des migrants tentent de rejoindre la Crète, porte d'entrée dans l'Union européenne, au départ de la Libye. Mais la traversée s'avère périlleuse. Selon le Haut-Commissariat aux Réfugiés de l'ONU (UNHCR), plus de 16.770 personnes en quête d'asile dans l'UE sont arrivées en Crète en 2025, bien plus que les autres îles de la mer Egée. Face à la hausse des arrivées en Crète, le gouvernement conservateur grec avait suspendu l'été dernier pendant trois mois l'examen des demandes d'asile, des personnes débarquant en Crète en provenance de Libye.
Le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR), une agence de l'ONU, a recensé en 2025 107 personnes mortes ou disparues dans les eaux grecques.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDepuis le début de l'année 2026, cinq attaques contre des structures médicales ont déjà été recensées dans le conflit soudanais, a déclaré samedi le responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les combats qui opposent depuis près de trois ans l'armée régulière aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) ont désarticulé un système de santé déjà fragile : plus d'un tiers des établissements de santé du pays restent non opérationnels.
« Au cours des 50 premiers jours de 2026, cinq attaques contre les services de santé ont déjà été recensées au Soudan, faisant 69 morts et 49 blessés », a écrit le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus sur son compte X.
La dernière en date a visé dimanche l'hopital Al-Mazmoum dans l'Etat de Sennar, dans le sud-est, et fait trois morts parmi les patients et sept blessés, dont un employé, selon le responsable onusien.
Début février, plus de 30 personnes ont péri lors de trois attaques contre des centres médicaux dans le Kordofan, vaste région au sud de Khartoum devenue ces derniers mois l'un des épicentres des affrontements. Au total, l'OMS a confirmé au moins 206 attaques contre les centres de santé depuis le début du conflit, entrainant la mort d'environ 2.000 personnes et plusieurs centaines de blessés. En 2025 seulement, 65 attaques ont fait plus de 1.620 morts, soit 80% de l'ensemble des décès liés aux attaques visant le secteur médical dans le monde, selon l'OMS.
Près de trois ans de guerre au Soudan ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné, dans ses heures les plus sombres, plus de 14 millions de personnes, provoquant ce que l'ONU qualifie de « pire crise humanitaire au monde. » L'OMS s'attend notamment à ce que « 4,2 millions de cas de malnutrition aiguë surviennent au Soudan en 2026, dont plus de 800.000 cas de malnutrition aiguë sévère », avait déclaré mi-février le chef de l'organisation. Environ 33.7 millions de personnes manqueront d'aide humanitaire au Soudan en 2026 selon l'OMS, tandis que l'ONU a avertit en janvier que ses stocks pourraient s'épuiser d'ici à fin mars.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsCinq personnes liées à deux associations françaises ont été inculpées en France, soupçonnées de « faire parvenir des fonds, sous couvert d'aide humanitaire, au Hamas, organisation terroriste », a indiqué samedi le parquet national antiterroriste (Pnat).
Les mis en cause, liées aux associations Humani'Terre et Soutien Humani'Terre, ont été placés sous contrôle judiciaire, après leur inculpation vendredi, a précisé cette même source, confirmant des informations du journal Le Figaro. Ils sont poursuivis pour « financement d'une entreprise terroriste », « abus de confiance en bande organisée » et « blanchiment d'abus de confiance en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste ».
Ces inculpations découlent de perquisitions menées lundi au sein de l'association Humani'Terre, aux domiciles et bureaux de cadres ou anciens cadres des deux associations. Deux immeubles, à Paris et à La Courneuve, en région parisienne, ont par ailleurs été saisis.
Tout est parti d'une enquête préliminaire ouverte en novembre 2023, confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la préfecture de police, à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI, chargée du contre-espionnage sur le territoire français) et à l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière.
Humani'Terre et Soutien Humani'Terre, « dont l'objet social est le soutien aux populations palestiniennes résidant dans les camps de réfugiés de Cisjordanie, du Liban et de la bande de Gaza », ainsi que les cadres du bureau de ces associations, sont alors « soupçonnés de faire parvenir des fonds, sous couvert d'aide humanitaire, au Hamas, organisation terroriste », résume le Pnat. Une première série de perquisitions a eu lieu le 31 janvier 2024 au siège social des associations et aux domiciles des membres ou anciens membres du bureau de Humani'Terre. Du matériel informatique et des documents comptables « listant des associations françaises, européennes, palestiniennes et jordaniennes destinataires de fonds » ont été saisis, selon le Pnat. Près de 40 millions d'euros ont également été confisqués.
Ce sont l'exploitation des supports numériques saisis à cette époque et des éléments obtenus via la coopération internationale — Italie, États-Unis, Israël — qui ont impulsé les récentes perquisitions.
Les investigations vont désormais se poursuivre sous la direction de trois magistrats instructeurs antiterroristes.
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