Le pape Léon XIV a déclaré mardi espérer que le président américain, Donald Trump, « cherche une porte de sortie » à la guerre au Moyen-Orient, réitérant son appel à la paix à quelques jours de Pâques. « On m'a dit que le président Trump a(vait) récemment déclaré vouloir mettre fin à la guerre. J'espère qu'il cherche une porte de sortie », a lancé le pape américain de 70 ans à des journalistes en début de soirée à la sortie de la résidence papale de Castel Gandolfo, près de Rome.
« J'espère qu'il cherche un moyen de réduire la violence et les bombardements, ce qui contribuerait grandement à apaiser la haine qui se crée et ne cesse de croître au Moyen-Orient et ailleurs », a-t-il ajouté. « Je continuerai, c'est sûr, d'appeler tous les dirigeants du monde à retourner à la table des négociations pour dialoguer et trouver des solutions aux problèmes », a poursuivi le pape.
Les festivités de Pâques approchant, « ce devrait être le moment le plus saint et le plus sacré de toute l'année », a-t-il insisté. « C'est un temps de paix, un temps de recueillement, mais, comme nous le savons tous, dans le monde, en de nombreux endroits, nous constatons à nouveau tant de souffrances, tant de morts, même d'enfants innocents. Nous lançons sans cesse un appel à la paix mais, malheureusement, beaucoup cherchent à promouvoir la haine, la violence et la guerre », a encore dit Léon XIV, qui s'apprête à célébrer Pâques pour la première fois en tant que souverain pontife dimanche.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL’armée libanaise s'est retirée mardi des localités frontalières de Rmeich, Aïn Ebel et Baraachit, dans le caza de Bint Jbeil, ainsi que de Beit Yahoun, dans le caza de Nabatiyé, selon des informations de notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Ces retraits font suite à une décision annoncée plus tôt par la troupe de quitter ces zones, à l'heure où l'armée israélienne continue d'avancer au Liban-Sud. Des vidéos circulant en ligne montrent des soldats en train de se retirer des localités chrétiennes de Rmeich et Aïn Ebel.
« L’armée s’est effectivement retirée de la Rmeich, et nous aurions préféré qu’elle reste, mais nous, en tant qu’habitants de la localité, y resterons malgré les risques », a déclaré le président du conseil municipal de Rmeich, Hanna el-Amil, à la chaîne al-Jadeed. « Nous comprenons les raisons de l’armée pour l’évacuation, mais notre décision est de rester dans la localité », a indiqué dans le même sens le président du conseil municipal de Aïn Ebel, Ayoub Khreish. Un membre du conseil municipal de Aïn Ebel a indiqué à notre correspondant qu’environ 340 habitants de la localité y sont restés.
Mardi soir, le président du Conseil municipal de Beit Yahoun, Moustafa Makki, a indiqué à L’Orient-Le Jour que l’armée libanaise avait évacué ses positions dans la localité pour se replier vers d’autres sites. La localité est désormais entièrement vide : l’armée comme les habitants ont quitté les lieux, ces derniers ayant quitté le village avant le retrait de l’armée, durant les combats, et face aux menaces répétées qui pesaient sur eux.
Contacté plus tôt en journée par notre correspondant au Liban-Sud, Hanna Amil avait dit avoir été informé par l'armée de sa décision de retirer ses soldats, ainsi que les agents des Forces de sécurité intérieure encore présents, se retirer sur ordre de leur commandement respectif. M. Amil a précisé que plusieurs autorités officielles ont été contactées afin de revenir sur cette décision, dans le but de préserver les 6 000 habitants toujours présents dans ce village chrétien. Il a souligné ses craintes quant à la « prochaine phase », mettant en garde contre une « transformation » du village en « zone d’opérations militaires ». Il a affirmé qu’il n’y a pas de présence israélienne à l’intérieur de la localité, mais que l’armée israélienne est déployée aux environs.
De son côté, le président de la municipalité de Aïn Ebel, a également critiqué le retrait de l'armée libanaise de sa localité, selon les médias locaux, déclarant que l'État a pris la décision de les « abandonner ». « Nous voulions que l’armée reste à nos côtés pour nous protéger, et désormais nous ne savons pas ce qu’il adviendra de nous », a-t-il déclaré à la MTV.
Ces développements interviennent alors que le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a accusé le Hezbollah d’utiliser le village chrétien de Qaouzah (caza de Bint Jbeil) pour lancer des roquettes, des obus et des missiles antichars en direction du territoire et des soldats israéliens. « Le Hezbollah a pris le contrôle du village chrétien de Qaouzah, dans le sud du Liban, où ses membres l’exploitent pour mener des opérations terroristes », a-t-il affirmé dans un message publié sur X. « Récemment, l’armée israélienne a observé des tentatives délibérées du Hezbollah de s’implanter dans des villages chrétiens du sud du Liban et d’y opérer, pensant que cela leur conférerait une immunité et les protégerait des frappes israéliennes », a-t-il poursuivi. Il a enfin appelé les habitants des villages chrétiens à expulser le Hezbollah de leurs localités et à ne pas coopérer avec lui.
L’armée israélienne a pris le contrôle du village de Qaouzah dans le cadre de son offensive terrestre au Liban-Sud. Malgré cela, les forces israéliennes présentes dans le village continuent d’être visées par des tirs de roquettes du Hezbollah depuis les zones environnantes.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsA l'issue d'une séance en dents de scie, les prix du pétrole ont finalement reculé mardi après des propos du président iranien affirmant que Téhéran a la volonté « de mettre fin » à la guerre. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, contrat de référence à partir de mercredi mais déjà utilisé par beaucoup d'acteurs du marché, a reculé de 3,18% à 103,97 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, a perdu 1,46%, à 101,38 dollars. Le repli des cours a eu lieu après que le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré mardi que l'Iran avait la volonté « de mettre fin » à la guerre contre Israël et les Etats-Unis, mais voulait des garanties pour « empêcher la répétition de l'agression ».
« Nous avons la volonté nécessaire pour mettre fin » au conflit, qui est entré dans sa cinquième semaine, « à condition que les conditions essentielles soient réunies, en particulier les garanties nécessaires pour empêcher la répétition de l'agression », a-t-il affirmé. Il a ainsi réitéré l'une des exigences clés posées par la République islamique pour un arrêt des hostilités, avec la fin de « l'agression », le versement de compensations financières, la définition claire des responsabilités et un arrêt des hostilités sur tous les fronts. « La solution pour normaliser la situation est la cessation » de l'offensive américano-israélienne, a également souligné M. Pezeshkian.
A ces propos, s'ajoutent ceux de Donald Trump rapportés mardi par le Wall Street journal. D'après le quotidien, le président américain aurait en effet indiqué à ses conseillers qu'il était prêt à interrompre sa campagne militaire. Et Washington voudrait tenter d'obtenir de Téhéran par la voie diplomatique le déblocage du détroit. « Mais l'état actuel des négociations reste flou », estiment les analystes de Briefing.com. « La volatilité va être très forte, car nous continuons d'assister à des mouvements basés sur les gros titres », explique Phil Flynn, de The Price Futures Group.
Le Brent pour livraison en mai, a, lui, progressé de 4,94% à 118,35 dollars. Ce contrat fait encore référence pour une journée, et propose un accès plus rapide au brut. « Les investisseurs se précipitent pour acheter les derniers contrats disponibles » en mai, explique à l'AFP Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB, qui souligne le caractère exceptionnel de cette « énorme » différence entre les prix des deux contrats.
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