L'Arabie saoudite a annoncé mercredi qu'elle avait accepté l'invitation du président américain, Donald Trump, à siéger au « Conseil de paix » qu'il veut créer pour oeuvrer au règlement des conflits dans la monde, ainsi que sept autres pays à majorité musulmane.
Dans la soirée, un neuvième pays, le Koweït, a annoncé de son côté qu'il rejoignait le « Conseil de paix », dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères diffusé sur la plateforme X.
Parmi les pays ayant accepté l'invitation figurent notamment le Qatar et la Turquie, médiateurs à Gaza, précise la diplomatie saoudienne dans un communiqué.
Il s'agit d'une « décision commune » des ministres saoudien, qatari, égyptien, jordanien, émirati, mais aussi turc, indonésien et pakistanais pour que leurs pays rejoignent l'instance voulue par le président Trump, saluant ses « efforts en faveur de la paix », selon la même source.
La Maison Blanche avait au départ annoncé la création d'un « Conseil de paix » présidé par le président américain dans le cadre de son plan pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza et piloter sa reconstruction.
Mais selon le projet de « charte » de cette instance, son mandat est bien plus vaste, semblant ambitionner d'en faire un substitut des Nations unies. Le projet prévoit également un ticket d'entrée d'un milliard de dollars pour un siège permanent.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accepté l'invitation à siéger au conseil, a annoncé mercredi son cabinet.
Mais en ce qui concerne le plan Trump pour la bande de Gaza, il s'est opposé à la participation du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, et du diplomate qatari, Ali Al-Thawadi, au Comité exécutif de Gaza censé opérer sous l'égide du « Conseil de paix ».
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le président des Emirats arabes unis, Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, avaient déjà annoncé accepter de rejoindre le « Conseil de paix ». L'Egypte « annonce accepter l'invitation et s'engage à remplir les procédures juridiques et constitutionnelles nécessaires », avait indiqué mercredi le ministère des Affaires étrangères égyptien dans un communiqué, exprimant son soutien à la « mission » du Conseil visant à mettre fin au conflit dans la bande de Gaza voisine.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsPrès de trois ans de guerre au Soudan ont privé plus de huit millions d'enfants d'éducation, a déclaré jeudi l'ONG Save the Children, pointant l'une des plus longues interruptions de scolarité au monde. « Plus de huit millions d'enfants – près de la moitié des 17 millions en âge d'être scolarisés – ont passé environ 484 jours sans franchir le seuil d’une salle de classe », a indiqué dans un communiqué l'organisation humanitaire de défense des enfants.
Il s'agit de « l'une des plus longues fermetures scolaires au monde », a alerté l'ONG britannique. Elle dépasse les interruptions enregistrées pendant la pandémie de Covid‑19, notamment aux Philippines. Le Soudan, grand comme quatre fois la France, est ravagé depuis avril 2023 par une guerre pour le pouvoir entre l'armée régulière et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).
« De nombreuses écoles sont fermées, d'autres ont été endommagées par le conflit ou servent d'abris » pour les quelques sept millions de déplacés à travers le pays, souligne l'ONG.
Le Darfour-Nord, dans l'ouest du pays, est l'Etat le plus touché: seul 3% des plus de 1.100 écoles y fonctionnent encore. Les FSR y ont pris en octobre la ville d'El-Facher, dernière des cinq capitales de la région qui leur échappaient encore.
Le Kordofan-Ouest, le Darfour-Sud et le Darfour-Ouest suivent, avec respectivement 15%, 13% et 27% d’écoles en activité, selon le communiqué, qui ajoute que de nombreux enseignants abandonnent leur emploi faute de salaires versés.
Sans investissement urgent, prévient la dirigeante de l'ONG, Inger Ashing, « nous risquons de condamner toute une génération à un avenir défini par le conflit ». Le conflit, qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, a provoqué selon l'ONU la « pire crise humanitaire au monde. »
Dimanche, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l'ONU, Volker Türk, avait condamné la multiplication des frappes contre des « infrastructures civiles essentielles », notamment les hôpitaux, marchés et école. Il s'était également alarmé de « l'armement des civils et du recrutement d’enfants. » L'ONU s'est à plusieurs reprises inquiétée de voir une « génération perdue » au Soudan.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL'explosion d'une voiture piégée qui visait le convoi d'un groupe armé soutenu par l'Arabie saoudite à Aden, dans le sud du Yémen, a fait cinq morts et a blessé le commandant de l'unité, ont déclaré mardi des responsables.
« L'attaque terroriste perfide visant le convoi du brigadier général Hamdi Shukri, commandant de la deuxième brigade des Géants, a causé la mort de cinq héros de nos forces armées et blessé trois autres », a fait état le Conseil présidentiel dans un communiqué publié par l'agence de presse yéménite Saba. Une source sécuritaire a indiqué à l'AFP qu'une voiture piégée garée sur le bord de la route dans la région de Ja'awla, au nord d'Aden, a explosé au passage du convoi.
Hamdi Shukri a survécu à l'attaque mais a été blessé à la jambe par des éclats d'obus, a fait savoir une source médicale à l'AFP. Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité de l'attaque, qui survient dans un contexte de troubles au Yémen ces dernières semaines.
La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen a condamné « l'attaque terroriste » contre le convoi. Dans un communiqué publié sur X, elle a affirmé son soutien aux « efforts de sécurité yéménites visant à poursuivre les personnes impliquées dans cet acte criminel ». L'ambassade des Etats-Unis au Yémen a également condamné sur X cette « attaque injustifiée ».
Plus d'une décennie de guerre civile a laissé le Yémen divisé entre les houthis, soutenus par l'Iran, qui contrôlent le nord du pays, et le gouvernement soutenu par la communauté internationale, appuyé par une coalition dirigée par l'Arabie saoudite dans le sud.
Des fractures au sein du gouvernement ont récemment éclaté au grand jour lorsque des combats ont opposé des forces soutenues par Riyad à d'autres appuyées par les Emirats arabes unis.
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