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08:33 Tournée régionale   Le chef de la diplomatie française au Proche et au Moyen-Orient

Le chef de la diplomatie française entame jeudi une tournée régionale au Proche et Moyen-Orient au moment où la France doit repenser la lutte antijihadiste et redoute un conflit entre les Etats-Unis et l'Iran.

Jean-Noël Barrot est attendu jeudi matin en Syrie puis se rendra dans l'après-midi en Irak, avant d'être vendredi après-midi et samedi au Liban, a déclaré le ministère français des Affaires étrangères. « Cette tournée vient de la conjonction de deux crises » : celle qui a eu lieu tout récemment dans le nord-est syrien, avec des affrontements entre les autorités syriennes de Damas et les forces démocratiques syriennes (FDS) dominées par les Kurdes, et la menace toujours présente d'une escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran », a expliqué cette source.

A Damas, le ministre français rencontrera son homologue Assaad el-Chibani avec lequel il abordera la manière d'empêcher la résurgence de Daech (l'acronyme arabe du groupe Etat islamique), à quelques jours d'une réunion de la coalition occidentale anti-EI lundi à Riyad, en Arabie Saoudite. Jusqu'à présent, les FDS étaient le principal partenaire opérationnel sur le terrain de cette coalition.

Désormais, les Occidentaux doivent composer avec les autorités syriennes avec lesquelles « il n'y a pas le même historique, il n'y a pas les mêmes réflexes acquis ensemble, il n'y a pas les mêmes liens de confiance », a poursuivi la source diplomatique, faisant allusion au passé d'ancien jihadiste du président Ahmad el-Chareh.

Ce dernier, qui a renversé en décembre 2024 le dictateur Bachar el-Assad, est déterminé à imposer son autorité sur l'ensemble de la Syrie. « Il y a toute une architecture contre-terroriste qui est à réinventer dans le nord-est syrien », a insisté la source diplomatique, même si les FDS resteront intégrées à l'Etat syrien.

Ce sujet sera aussi abordé jeudi après-midi avec les autorités irakiennes et jeudi soir avec les autorités régionales kurdes irakiennes « puisque Daech est également une menace syro-irakienne ». Paris martèle que la stabilité de la Syrie est un facteur incontournable de la sécurité régionale.

Contenir les alliés de l'Iran

La question de l'intégration des minorités au nouveau paysage politique sera également au coeur des discussions. La France se pose en garant de la préservation des droits des Kurdes. Elle entend ainsi veiller au respect de l'accord signé la semaine dernière, visant à faire entrer les institutions et les forces kurdes au sein de l'Etat syrien.

Cet accord a néanmoins anéanti les espoirs des Kurdes de conserver la zone autonome qu'ils avaient instaurée dans le nord et le nord-est de la Syrie au cours de la guerre civile qui a ravagé ce pays entre 2011 et 2024. « Cet accord est un développement positif (après les affrontements, NDLR) mais il y a un certain nombre de défis de mise en œuvre », reconnaît-on à Paris. « Ce sont des acteurs qui viennent de s'affronter, la confiance entre eux n'est donc pas très élevée », observe-t-on, « avec, dans les deux camps, des radicaux qui peuvent faire échouer le processus ».

En Irak et au Liban, Jean-Noël Barrot apportera en outre « une forme de réassurance » à des pays qui comptent sur leur sol des groupes alliés à l'Iran : les milices chiites et le mouvement Hezbollah. « Ces pays sont susceptibles d'être entraînés dans une escalade, le Liban l'a déjà été en 2024, l'Irak jusqu'ici a réussi à éviter cet engrenage néfaste, mais il faut qu'on puisse évoquer avec ces deux pays, avec leurs dirigeants, le défi que représente cette crise autour de l'Iran », a encore dit la source diplomatique.

A Beyrouth, il sera ainsi question de la poursuite du désarmement du Hezbollah prévu dans l'accord de cessez-le-feu de fin 2024 conclu entre Israël et le mouvement pro-iranien.

Le ministre français évoquera la préparation de la conférence de soutien à l'armée libanaise et aux forces de sécurité intérieure, prévue pour le 5 mars à Paris, dont l'objectif est d'apporter aide financière et équipements pour les renforcer précisément dans leur mission de désarmement du mouvement.

Dans la capitale libanaise, Jean-Noël Barrot rencontrera tour à tour le président, le Premier ministre, le président du Parlement ainsi que le chef d'état-major de l'armée libanaise.

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08:24 Diplomatie   Ukraine et Russie poursuivent leurs pourparlers à Abou Dhabi

L'Ukraine et la Russie doivent poursuivre jeudi leurs pourparlers en présence des Américains à Abou Dhabi, dans un contexte de pression soutenue de Moscou qui cherche toujours à imposer ses conditions à Kiev. Au terme d'une première journée de discussions mercredi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit tabler sur un nouvel échange de prisonniers « dans un avenir proche ». C'est le seul résultat concret auquel les deux camps étaient parvenus lors de précédents pourparlers en Turquie en 2025.

Mercredi, Moscou a de nouveau insisté sur le fait que l'Ukraine devait se plier à ses exigences, renforçant les doutes sur les chances de succès des efforts diplomatiques menés sous l'impulsion du président américain, Donald Trump. « Tant que le régime de Kiev n'aura pas pris la décision appropriée, l'opération militaire spéciale se poursuivra », a averti le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, utilisant l'euphémisme en vigueur en Russie pour qualifier l'invasion de l'Ukraine déclenchée par Moscou en 2022.

Moscou exige notamment que Kiev abandonne à la Russie l'intégralité du Donbass, dans l'est du pays, en échange d'un éventuel gel de la ligne de front.

Dans une interview diffusée par la chaîne de télévision France 2 mercredi soir, M. Zelensky a estimé que Moscou devrait sacrifier 800.000 hommes supplémentaires pour achever de conquérir militairement cette région. « Il leur faudra deux ans au minimum avec une progression très lente. A mon avis, ils ne tiendront pas aussi longtemps », a-t-il souligné, selon des propos traduits par la chaîne française.

M. Zelensky a toutefois reconnu que le conflit pesait également lourdement sur les forces vives de son pays, avec « un grand nombre de disparus » et « 55.000 » militaires ukrainiens tués, un chiffre très inférieur aux estimations occidentales. Kiev se refuse jusqu'à présent à abandonner les territoires réclamés par Moscou dans la région orientale de Donetsk, où sont situées ses principales défenses face aux assauts russes.

« Peur que de Trump »

Durant les pourparlers, auxquels participent l'émissaire américain Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, la Russie maintient la pression sur les populations civiles ukrainiennes. Mercredi, une frappe russe sur un marché dans la ville de Droujkivka, dans l'est de l'Ukraine, a fait au moins sept morts et 15 blessés, selon le gouverneur régional.

Après une brève pause obtenue sur requête du président américain, Moscou a par ailleurs repris mardi ses frappes sur les infrastructures énergétiques du pays, entraînant des coupures de chauffage et d'électricité pour des centaines de milliers de foyers, par des températures frôlant les -20°C.

La Russie cible également les voies ferrées avec l'objectif « de couper certaines régions d'Ukraine et de semer la peur dans l'esprit des populations », selon des propos du directeur de la compagnie nationale ferroviaire Ukrzaliznytsia, Oleksandr Pertsovskyi, à l'AFP mercredi. Dans ce contexte, les Ukrainiens interrogés par l'AFP doutent qu'un accord puisse être conclu. « Je pense que tout cela n'est qu'une mise en scène pour le public », résume Petro, un habitant de Kiev. « Nous devons nous préparer au pire et espérer le meilleur. »

A Moscou en revanche, les Russes interrogés ont fait part de leur espoir de voir la guerre se terminer. « Cela doit finir un jour, tout le monde en a assez », a souligné Anton, un ingénieur de 43 ans, tandis que Dmitri, 44 ans, dit souhaiter que « les drones cessent de survoler nos têtes et que les gens cessent de mourir ».

Russes, Ukrainiens et Américains s'étaient déjà retrouvés aux Emirats arabes unis fin janvier pour des discussions, dont sont exclus les alliés européens de Kiev, malgré leur souhait d'être associés aux pourparlers. Mais le président russe n'a « pas peur des Européens », a souligné mercredi M. Zelensky sur France 2. « Poutine n'a peur que de Trump », a-t-il jugé, ajoutant que le dirigeant américain a « un moyen de pression par l'économie, par les sanctions, par les armes qu'il pourrait nous transférer ».

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08:17 Etats-Unis   Trump attaque le système électoral avec une ardeur renouvelée

Perquisition, procédures judiciaires, volonté de « nationaliser » les scrutins et complaintes répétées sur des élections « truquées »: Donald Trump cible la machine électorale américaine avec une ardeur renouvelée avant les législatives de l'automne, mal engagées pour son parti.

Dernière idée en date du président républicain: retirer l'organisation des élections aux Etats américains, ou tout du moins à certains d'entre eux, pour la confier aux autorités fédérales. « Nous devrions prendre le contrôle du vote dans au moins une quinzaine d'endroits », a-t-il dit lundi au podcasteur conservateur et ancien directeur adjoint du FBI, Dan Bongino.

Le parti républicain pourrait perdre en novembre le contrôle du Congrès, à en croire les sondages défavorables pour Donald Trump ainsi qu'une série de cuisants revers lors d'élections locales. Le président américain a récidivé mardi en lançant: « Je ne sais pas pourquoi le gouvernement fédéral ne s'en occupe pas de toute façon ». Et mercredi, il a cité Detroit, Philadelphie et Atlanta, des grandes villes démocrates, assurant: « S'ils ne peuvent pas (compter les voix) honnêtement (...) alors il faut trouver une autre solution ».

« Pas de débat »

« La Constitution dit clairement que les Etats sont chargés de l'organisation des élections », y compris pour des scrutins d'envergure nationale comme les « midterms », rétorque Justin Levitt, professeur de droit à la Loyola Law School, « il n'y a pas de débat ».

Ce juriste ayant travaillé pour les administrations des démocrates Barack Obama et Joe Biden explique à l'AFP que cette décentralisation est rendue nécessaire par l'immensité du pays, mais qu'elle est aussi conçue comme une « mesure anti-corruption », comme un outil de « séparation des pouvoirs ».

Donald Trump, qui redoute d'être visé par une procédure de destitution par les démocrates en cas de débâcle pour le parti républicain en novembre, ne s'en tient pas là. Le républicain reste persuadé que l'élection présidentielle qu'il a perdue en 2020 a été manipulée contre lui, même si la régularité du scrutin été confirmée par les tribunaux. Il a pris le monde entier à témoin en lançant récemment à Davos, en Suisse: « C'était une élection truquée. Tout le monde le sait », puis en menaçant: « Des gens seront bientôt poursuivis par la justice pour ce qu'ils ont fait. »

« Jeter le doute »

Le milliardaire de 79 ans, qui repousse sans cesse les limites du pouvoir présidentiel, mobilise tous les leviers pour redresser les torts qu'il estime avoir subis. Le 28 janvier, la police fédérale, le FBI, a saisi des centaines de caisses de documents dans un centre électoral de Géorgie, au coeur des accusations infondées de fraude.

La perquisition a été menée sous l'oeil de la directrice du renseignement Tulsi Gabbard, dont la présence, plus qu'inhabituelle, a fait bondir l'opposition démocrate. Elle a assuré que Donald Trump lui-même lui avait demandé de se rendre sur place.

Le ministère de la Justice a par ailleurs saisi les tribunaux pour tenter de récupérer les registres électoraux dans une vingtaine d'Etats. Tout cela « fait partie d'une stratégie plus vaste pour, au minimum, jeter le doute sur les prochaines élections », commente pour l'AFP Rick Hasen, professeur de droit à l'université UCLA.

« Dans le pire des cas, cela signale que (Donald Trump) pourrait essayer d'utiliser le gouvernement fédéral pour s'ingérer réellement dans l'organisation des scrutins par les Etats en 2026 », poursuit-il, appelant à la vigilance des organisations de défense des libertés publiques.

ICE

L'une d'elles, la NAACP, qui s'est battue pour les droits civiques des Afro-Américains, a jugé mardi que « le gouvernement Trump essayait d'épuiser notre pays avec des farces pitoyables et anticonstitutionnelles dans l'espoir que nous nous lasserons et que nous nous avouerons vaincus ». « Donald Trump s'acharne à éprouver la résilience » du système électoral américain, juge pour sa part Justin Levitt. « Je ne pense pas qu'il va y arriver ».

Dans un scénario plus extrême, certains opposants du président redoutent qu'il ne s'appuie sur les forces de l'ordre fédérales, voire l'armée, pour peser sur le scrutin à venir. « Nous ferons encercler les bureaux de vote par ICE (ndlr: la police de l'immigration) en novembre » a lancé mardi Steve Bannon, l'un des grands idéologues du mouvement « MAGA ».

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