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Publication épinglée 22:02 22:02 Podcast   « L'Orient sur le divan » : découvrez le 7e épisode de L'Orient-La Nuit

Pour cette édition de « L’Orient-La Nuit », nous ne recevons ni politicien, ni artiste, ni psychologue, ni activiste… Pour ce 7e épisode de notre podcast, ce sont quelques-uns de nos journalistes que nous mettons sur le divan.

Lors d’un échange toujours placé sous le signe de l’intimité, Rita Sassine, Salah Hijazi, Caroline Hayek et Scarlett Haddad partagent avec notre co-rédacteur en chef, Anthony Samrani, notre journaliste, Stéphanie Khouri, et avec vous, les coulisses de leur travail, leurs combats, leurs espoirs - ou ce qu’il en reste -, mais aussi leurs doutes et leurs peurs.

Retrouvez-nous pour découvrir tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur leur métier, sur la façon dont ils contribuent à faire votre journal, sur les défis qu’ils rencontrent et comment ils les gèrent…

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

De gauche à droite : Salah Hijazi, Stéphanie Khouri, Caroline Hayek, Rita Sassine, Scarlett Haddad et Anthony Samrani.

Retrouvez, ici, les précédents épisodes de notre podcast :

17:22 Liban-Sud    Deux habitants de Kfarchouba enlevés par l'armée israélienne

Le président de la municipalité de Kfarchouba (caza de Hasbaya), Kassem Qadri, a confirmé à notre correspondant au Liban-Sud Mountasser Abdallah qu’un membre du conseil municipal, Mohammad Hassan el-Hage, ainsi qu’un employé de la municipalité, Ahmad Salah Diab, avaient été enlevés ce matin vers 10 heures alors qu’ils faisaient fonctionner une pompe à eau à l'extérieur du village.

M. Qadri a expliqué que les deux hommes s’étaient rendu au puits à 9 heures, comme ils le font chaque jour, afin de pomper de l'eau vers le village et de remplir de mazout le réservoir de la pompe. Une patrouille israélienne serait alors descendue de sa position surplombant Kfarchouba et les aurait enlevés. « Lorsqu’ils ont tardé à revenir, nous sommes allés voir ce qu’il en était et avons constaté qu’ils n’étaient plus sur place. Nous avons également remarqué que le travail n’avait pas été terminé, ce qui indique qu’ils ont été enlevés avant d’avoir pu accomplir leur tâche. Nous avons aussi retrouvé le pick-up sur les lieux, avec les portières ouvertes et les clés à l’intérieur », a-t-il ajouté. Il a poursuivi : « Nous avons attendu un certain temps, puis je me suis rendu sur place avec le mokhtar (responsable local, Ndlr) du village et un autre employé. Nous avons alors achevé la mission : nous avons pompé l’eau vers le village et rempli le réservoir de mazout du moteur. »

Selon lui, les renseignements de l’armée libanaise ainsi que la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) ont été contactés. Cette dernière aurait entrepris des démarches par l’intermédiaire de son quartier général de Naqoura. Un message a également été adressé au bureau du Premier ministre pour l’informer de l’incident. « Depuis lors, nous n’avons reçu aucune information concernant leur sort ou leur situation », a conclu M. Qadri.

Interrogée par le bureau de l'AFP à Jérusalem, l'armée israélienne a indiqué « examiner » ces informations.

Ce type d'opérations de l'armée israélienne n'est pas inédit. Dans le contexte de guerre au Liban-Sud depuis près de trois ans, l'armée israélienne a enlevé à plusieurs reprises des habitants, voire responsables, dans des villages frontaliers, souvent situés dans la région du Arkoub, même pendant le cessez-le-feu de quinze mois entre novembre 2024 et mars 2026. Certains avaient été relâchés le jour même, tandis que d'autres sont toujours détenus. Il n'existe pas de données officielles sur le nombre de Libanais détenus en Israël, à la suite de la reprise de la guerre ouverte entre le Hezbollah et Israël en mars.

17:15 Rapport   Amnesty alerte sur le « nettoyage ethnique » par Israël des bédouins de Cisjordanie

L'organisation Amnesty International a accusé mercredi Israël de « nettoyage ethnique » contre les communautés bédouines et pastorales de Cisjordanie occupée et de « crime contre l'humanité de transfert forcé », appelant la communauté internationale à réagir contre « l'annexion » du territoire palestinien. En mai, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme avait lui aussi dénoncé des signes de « nettoyage ethnique » en Cisjordanie.

Dans un nouveau rapport, Amnesty indique que 27 de ces communautés ont été déplacées de force entre 2023 et 2025 ou sont menacées de déplacement, dans la zone C de la Cisjordanie, qui couvre 60% de ce territoire et est sous contrôle israélien en vertu des accords d'Oslo des années 1990. L'ONG de défense des droits humains pointe « les appels explicites de responsables israéliens à l'extension des colonies » ainsi que « des mesures visant à minimiser la présence palestinienne » dans cette zone. La Cisjordanie elle-même est une partie des Territoires palestiniens, occupée par Israël depuis 1967.

Le rapport accuse le gouvernement de Benjamin Netanyahu, l'un des plus à droite de l'histoire du pays, de suivre le programme nationaliste religieux du mouvement des colons. L'exécutif « a accéléré l'extension des colonies et les saisies de terres, augmenté l'aide financière et logistique aux colonies, et armé les colons », dénonce l'ONG.

Six attaques par jour

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich, figure de l'extrême droite et favorable à l'annexion de la Cisjordanie, a été interdit du territoire français mardi, notamment pour cette raison. Depuis sa formation fin 2022, le gouvernement Netanyahu a donné son feu vert à la création de 102 colonies en Cisjordanie, selon l'organisation israélienne anticolonisation La Paix Maintenant.

Plus de 500.000 Israéliens vivent en Cisjordanie (hormis Jérusalem-Est annexée par Israël), dans des colonies jugées illégales par les Nations unies au regard du droit international. Trois millions de Palestiniens vivent aussi sur ce territoire. Certains colons se livrent à l'encontre des Palestiniens et de leurs biens à des actes criminels tels qu'incendies, dégradations et vols, voire à des agressions physiques et parfois des meurtres.

Les violences ont flambé depuis l'attaque du mouvement islamiste Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza. Depuis janvier, le bureau des opérations humanitaires de l'ONU (OCHA) a recensé une moyenne de six attaques de colons par jour.

« Complicité » internationale

Israël impute ces agissements à des individus isolés, mais selon Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty International, « la campagne de nettoyage ethnique est menée et soutenue par l'État (israélien), et non par des colons 'voyous' ou des ministres 'extrémistes' ».

Les communautés bédouines et pastorales, souvent isolées et dépourvues de services de sécurité, sont particulièrement vulnérables. Depuis 2023, des journalistes de l'AFP ont été témoins du départ de plusieurs d'entre elles en Cisjordanie sous la pression de groupes de colons.

Présentant le rapport à Berlin, Mme Callamard a accusé les Etats-Unis, l'Allemagne et d'autres pays européens entretenant une « relation privilégiée » avec Israël de « complicité » dans des « crimes relevant du droit international ». Les sanctions prises contre des individus n'ont concrètement « aucun impact sur le rythme de l'expansion des colonies » ni sur « l'ampleur de la violence des colons », a-t-elle développé. Elle a demandé à l'Union européenne, premier partenaire commercial d'Israël, d'« accélérer » la suspension de son accord d'association avec ce pays, une décision « qui aurait dû intervenir depuis longtemps ».

La Commission européenne a proposé de suspendre le volet commercial de cet accord, qui comprend une clause sur les droits humains. Interrogé à ce sujet lors d'un point presse, un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères s'est dit « très préoccupé » par la situation en Cisjordanie, tout en laissant entendre que Berlin continuerait de s'opposer à la suspension de l'accord.

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