Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que « beaucoup » de hauts responsables militaires iraniens avaient été tués lors d'une frappe aérienne, dans un message sur son réseau Truth Social accompagné d'une vidéo montrant des explosions nocturnes.
« Beaucoup de leaders militaires de l'Iran, qui ont dirigé de manière médiocre et imprudente, sont anéantis, avec beaucoup d'autres choses, par cette frappe massive à Téhéran ! », a écrit M. Trump.
Une vidéo d'un peu plus d'une minute montre un environnement citadin nocturne et une série d'explosions dans le lointain. La vidéo n'est pas datée et aucune précision n'est donnée sur sa localisation.
La guerre a été déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, Téhéran répliquant en frappant le territoire israélien et les pays du Golfe abritant des bases américaines. Plusieurs dirigeants de la République islamique dont son guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, ont été tués dans ces frappes aériennes.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLes forces armées iraniennes ont rejeté samedi soir le nouvel ultimatum de Donald Trump exigeant un accord ou le déblocage du détroit d'Ormuz sous 48 heures, en jugeant « stupides » ses menaces de « déchaîner les enfers » sur l'Iran.
« Le président américain agressif et belliqueux, après avoir subi des défaites successives, a entrepris, de façon impuissante, instable, énervée et stupide, de menacer les infrastructures et les biens » de l'Iran, a affirmé le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes. « Avec nos forces armées, nous n'hésiterons pas un seul instant à défendre les droits de notre pays, à protéger nos biens et à remettre tout agresseur à sa place », a ajouté le général Abdollahi, cité par la télévision d'Etat sur Telegram.
Plus tôt samedi, le président Trump avait donné « 48 heures » à l'Iran pour « conclure un accord ou rouvrir le détroit d'Ormuz », sans quoi les Etats-Unis déchaîneraient « les enfers sur eux ». « Vous vous souvenez quand j'ai donné 10 jours à l'Iran pour CONCLURE UN ACCORD ou ROUVRIR LE DETROIT D'ORMUZ. Le temps presse - 48 heures avant de déchaîner les enfers sur eux. Gloire à DIEU ! », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social en plein week-end pascal.
Le 26 mars, Donald Trump avait émis un ultimatum de 10 jours à Téhéran pour rouvrir le détroit d'Ormuz, voie maritime critique pour l'économie mondiale et quasiment bloquée par l'Iran depuis le début de la guerre, à quelques exceptions près. L'ultimatum avait alors été fixé au « lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington ».
En l'absence d'une réouverture du détroit, le président américain avait menacé de détruire les centrales électriques en Iran.
Samedi soir, l'armée iranienne a prévenu qu' »en cas d'attaque par l'ennemi américano-sioniste, nous viserons toutes les infrastructures utilisées par l'armée terroriste américaine, ainsi que les infrastructures du régime sioniste, sans exceptions, lors d'attaques destructrices et ininterrompues ». « Depuis le début de cette guerre qui nous a été imposée, nous avons tenu nos promesses, ce message veut dire tout simplement que vous allez ouvrir les portes de l'enfer », a conclu le général Abdollahi.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsVoici les derniers événements en lien avec la guerre au Moyen-Orient samedi, entrée dans sa 6e semaine depuis l'attaque américano-israélienne contre l'Iran lancée le 28 février.
Donald Trump a donné samedi « 48 heures » à l'Iran pour « conclure un accord ou rouvrir le détroit d'Ormuz », sans quoi les Etats-Unis déchaîneraient « les enfers sur eux ».
Au 36e jour de la guerre déclenchée par une offensive israélo-américaine contre l'Iran, les autorités du pays et l'armée américaine ont parallèlement poursuivi leurs recherches pour retrouver un aviateur américain disparu après le crash d'un avion de combat la veille dans le sud-ouest du pays.
Dans la soirée de samedi, Téhéran a officiellement rejeté cet ultimatum en jugeant ces menaces « stupides », selon l'AFP.
« Le président américain agressif et belliqueux, après avoir subi des défaites successives, a entrepris, de façon impuissante, instable, énervée et stupide, de menacer les infrastructures et les biens » de l'Iran, a affirmé le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes, cité par la télévision d'État sur Telegram.
Le département d'Etat américain a annoncé samedi avoir arrêté aux Etats-Unis la nièce et la petite-nièce du général iranien Kassem Soleimani, tué en 2020 par une frappe de drone ordonnée par Donald Trump.
La Russie a commencé samedi l'évacuation de 198 employés supplémentaires de la centrale de Bouchehr en Iran, après une nouvelle frappe samedi, « fermement » condamnée par Moscou qui demandent que cessent « immédiatement » les frappes « sur les installations nucléaires iraniennes ».
Cette frappe américano-israélienne a touché le secteur de la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud de l'Iran, tuant un agent de sécurité mais sans endommager les installations, a rapporté un média d'Etat iranien.
La guerre au Moyen-Orient a « conduit à une impasse géostratégique », a affirmé samedi le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte, selon un communiqué de la présidence turque.
Jakarta a qualifié d' »inacceptable » l'explosion qui a blessé trois Casques bleus indonésiens vendredi au Liban, alors que sont arrivés samedi dans leur pays les corps de trois autres Casques bleus indonésiens tués au Liban quelques jours plus tôt.
Plus de 30 universités ont été visées en Iran depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis et Israël, fin février, a déclaré samedi le ministre iranien des Sciences.
La première ministre italienne, Georgia Meloni, en visite à Doha, a rencontré samedi l'émir du Qatar, avec lequel elle a évoqué la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé samedi à Istanbul pour des discussions avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan qui doivent aborder la sécurité au Moyen-Orient et en Ukraine.
Un haut responsable ukrainien a indiqué à l'AFP que les discussions ne seraient « pas uniquement à propos des intercepteurs (de drones) ». « Ce sera sur la coopération pour la sécurité en général », a-t-il ajouté.
Les gardiens de la révolution iraniens ont dit samedi avoir visé par une attaque au drone dans le détroit d'Ormuz un navire lié à Israël, qui a pris feu.
Un incendie s'est déclenché après la frappe de deux drones contre le complexe pétrolier de Bourjesia, dans le sud de l'Irak, où opèrent des entreprises étrangères, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire.
Une explosion s'est produite devant les locaux d'une association chrétienne pro-israélienne aux Pays-Bas à Nijkerk (centre) tard vendredi soir, a indiqué la police néerlandaise, en précisant qu'il y avait de légers dégâts mais pas de victime.
Des débris de projectiles interceptés ont fait quatre blessés à Bahreïn tandis que deux immeubles ont été endommagés à Dubaï, aux Emirats arabes unis, dont celui de la compagnie américaine Oracle, ont indiqué les autorités locales.
Les autorités iraniennes ont exécuté deux hommes condamnés pour appartenance à un groupe d'opposition interdit et actions de déstabilisation destinées à renverser le pouvoir, a annoncé le pouvoir judiciaire.
Ces exécutions sont les dernières en date visant les Moudjahidines du peuple (MEK), dont quatre autres membres ont été pendus cette semaine.
Une salve de missiles iraniens a été tirée vers Israël, a annoncé l'armée israélienne, assurant que les systèmes de défense étaient mobilisés pour les « intercepter ». L'armée israélienne a par la suite fait état d'impacts dans le centre du pays.
Israël se prépare à attaquer des installations énergétiques iraniennes, mais attend un feu vert des États-Unis, a déclaré un haut responsable de la défense israélienne, selon Reuters, ajoutant que de telles attaques pourraient avoir lieu au cours de la semaine prochaine.
Ces déclarations publiées, samedi soir, interviennent après que le président américain Donald Trump a lancé un ultimatum de 48 heures, accentuant l’attention sur la question de savoir si Washington soutiendra de nouvelles actions militaires israéliennes contre l’Iran.
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