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12:43 Accord Iran / États-Unis   Des frais maritimes dans le détroit d'Ormuz ajoutés à l'accord avec Washington au dernier moment

L'Iran a ajouté au dernier moment des négociations avec les Etats-Unis une clause prévoyant l'imposition de redevances pour les services maritimes dans le détroit stratégique d'Ormuz, a rapporté lundi l'agence iranienne Fars.

« Dans les derniers instants des négociations, le texte du mémorandum d'entente a été modifié, soulignant clairement et explicitement la question de la souveraineté irano-omanaise sur le détroit d'Ormuz », a indiqué Fars, citant une source anonyme.

« L'utilisation du terme +services maritimes+ (dans la version finale) signifie que les Etats-Unis exigeront le paiement de redevances à l'Iran », a précisé l'agence.

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L'Iran a ajouté au dernier moment des négociations avec les Etats-Unis une clause prévoyant l'imposition de redevances pour les services maritimes dans le détroit stratégique d'Ormuz, a rapporté lundi l'agence iranienne Fars.

« Dans les derniers instants des négociations, le texte du mémorandum d'entente a été modifié, soulignant clairement et explicitement la question de la souveraineté irano-omanaise sur le détroit d'Ormuz », a indiqué Fars, citant une source anonyme.

« L'utilisation du terme +services maritimes+ (dans la version finale) signifie que les Etats-Unis exigeront le paiement de redevances à l'Iran », a précisé l'agence.

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12:39 Guerre au Moyen-Orient   Les États-Unis et l'Iran annoncent un accord pour mettre fin à la guerre, la signature prévue le 19 juin

Les États-Unis et l'Iran sont parvenus lundi à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève. Cet accord a été annoncé lundi matin par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé du conflit, et confirmé peu après par Washington et Téhéran.

« L'accord avec la République islamique d'Iran est désormais finalisé », a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social. « J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! », s'est-il félicité, ajoutant que cette ouverture interviendra « dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage ».

L'annonce a déclenché une chute de plus de 4% des cours du pétrole, qui avaient flambé depuis le déclenchement de la guerre le 28 février et le blocage du détroit stratégique d'Ormuz, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures. La Bourse de Tokyo a bondi de plus de 4% et celle de Séoul de plus de 5% lundi matin.

Le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n'a pas été rendu public dans l'immédiat. L'accord prévoit « la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban », a déclaré sur la télévision d'Etat le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi. Après l'annonce, le président français Emmanuel Macron a martelé qu'un« cessez-le-feu robuste et durable est indispensable » au Liban. Mais très vite, le ministre israélien d'extrême droite chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir a critiqué l'accord. « Nous ne devons nous contenter de rien qui soit en-deçà du démantèlement du Hezbollah. Nous ne devons pas nous retirer d'un seul pouce du territoire que nos soldats ont conquis et débarrassé des infrastructures terroristes (au Liban) », a-t-il déclaré.

« Il ne faut, en aucun cas, accepter une limitation de la liberté d’action d’Israël au Liban ni un retrait qui mettrait en danger les habitants du Nord » d'Israël, a de son côté écrit sur X l'ancien ministre israélien Benny Gantz. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a par ailleurs avancé que l'État hébreu maintiendra ses troupes au Liban, en Syrie et à Gaza pour une durée indéterminée.

Quatre sujets de négociation

« Les négociations débuteront dans un délai de 60 jours en vue de parvenir à un accord définitif », a-t-il précisé, énumérant quatre sujets pour les discussions à venir: la levée des sanctions contre l'Iran, la question du nucléaire, la « reconstruction » et « le développement économique » du pays, ainsi que « la mise en place d'un mécanisme de suivi » des engagements pris.

L'agence de presse iranienne Mehr a en outre fait état d'un texte, qui n'a pas été confirmé officiellement, selon lequel l'accord prévoit « le déblocage de 24 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés au cours de la période de négociation de 60 jours », dont la moitié avant le début des pourparlers.

Dans des déclarations au New York Times, M. Trump a indiqué qu'un volet des négociations porte sur l'acceptation par l'Iran d'un moratoire de 20 ans sur l'enrichissement d'uranium, et a laissé entendre qu'un accord pourrait être trouvé pour une durée de 15 ans.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a salué l'accord, « étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit », selon lui.

L'Iran a « imposé sa volonté divine et d'acier à des ennemis américains et sionistes humiliés. L'ennemi n'a d'autre choix que d'accepter la défaite et de se rendre », s'est félicité pour sa part l'état-major iranien dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat. Le vice-président américain JD Vance a fait savoir qu'il assistera à la signature de l'accord le 19 juin à Genève, et que la participation de Donald Trump était « possible ».

Trump « furieux » contre Netanyahu

Peu de temps avant l'annonce de l'accord, la plus haute instance de sécurité de l'Iran, le Conseil suprême de sécurité nationale, avait pourtant averti sur X d'une réponse « imminente » à un raid israélien qui a fait trois morts dimanche dans la banlieue sud de Beyrouth.

Donald Trump avait estimé plus tôt sur son réseau Truth Social que l'attaque israélienne « n'aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier », dimanche marquant son 80e anniversaire. « J'étais furieux », a-t-il ensuite confié au média Axios, affirmant avoir réprimandé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu: « Il n'a aucun putain de jugement. Je le lui ai fait savoir ». « C'est un type très difficile », a-t-il ajouté par la suite dans des déclarations au New York Times.

Israël, qui redoute un compromis ne satisfaisant pas ses exigences concernant son ennemi juré iranien, a indiqué avoir riposté à des attaques de drones du Hezbollah contre son territoire.

Sous pression dans son pays pour sortir d'un conflit impopulaire qui a aussi ébranlé l'économie mondiale, Donald Trump doit rencontrer cette semaine les dirigeants des autres grandes puissances lors du sommet du G7 à Evian, en France. « L'objectif sera de voir les conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture d'Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d'un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran », a déclaré après l'annonce d'un accord le président français Emmanuel Macron.

Dans un communiqué conjoint, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie se sont déclarés « disposés à lever les sanctions pertinentes en réponse à des mesures claires et vérifiables de la part de l'Iran concernant son programme nucléaire ».

Déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes, la guerre a embrasé le Moyen-Orient et fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

12:23 Législation   Le Royaume Uni s'apprête à interdire l'accès des réseaux sociaux aux moins de 16 ans

Le Royaume-Uni va interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans, a annoncé lundi le Premier ministre Keir Starmer, emboîtant le pas à plusieurs pays ayant déjà durci leur législation. La mesure entrera en vigueur au printemps 2027.

« Aujourd'hui, je peux annoncer que le gouvernement interdira l'accès aux réseaux sociaux à tous les enfants de moins de 16 ans », a déclaré le chef du gouvernement, défendant une « étape importante » pour le pays et les familles. « Les réseaux sociaux rendent les enfants malheureux. Ils facilitent le harcèlement et les abus », a encore déclaré Keir Starmer. Il a précisé vouloir faire adopter une loi en ce sens « avant Noël » afin que l'interdiction entre en vigueur « au début de l'année prochaine, probablement au printemps ».

À ce stade, plusieurs pays, dont l'Australie, pionnière en la matière, ou encore l’Indonésie, ont mis en place cette interdiction. Le Canada a annoncé jeudi son intention de faire de même, tandis qu'un projet de loi en ce sens est à l'étude au Parlement français pour les moins de 15 ans. Keir Starmer a également indiqué que son gouvernement allait prendre « des mesures inédites à l'échelle mondiale concernant les plateformes de jeux vidéo et de streaming, où actuellement des inconnus peuvent contacter n'importe quel enfant sans aucun contrôle ».

Pas de solution miracle

« La façon dont nous protégeons les enfants en ligne est l'un des plus grands débats de notre époque », avait déclaré M. Starmer en amont de cette prise de parole, selon un communiqué de Downing Street. Cette décision intervient à l'issue d'une consultation nationale sur le sujet. Lancée en janvier, celle-ci s'est achevée fin mai et a recueilli environ 116 000 contributions, dont celles d'adolescents, ce qui en fait la deuxième plus vaste consultation de l'histoire du pays, selon Downing Street. Plus de 83 % des parents ayant répondu à cette consultation ont déclaré que les risques des réseaux sociaux l'emportaient sur leurs avantages pour les enfants, et 91 % d'entre eux soutiennent un âge minimum de 16 ans avant que les plateformes ne puissent proposer leurs services aux mineurs.

Interrogée dimanche sur la BBC, la ministre de la Culture Lisa Nandy a reconnu que l'interdiction des réseaux sociaux n'était pas « une solution miracle », tandis que le sujet divise familles et associations. Ian Russell, dont la fille Molly s'est suicidée à 14 ans après avoir visionné des contenus faisant l'apologie du suicide, s'est toujours dit opposé à une interdiction. À l'inverse, Esther Ghey, la mère de Brianna Ghey, adolescente transgenre dont le meurtre par deux adolescents en 2023 a suscité une vague de choc dans le pays, y est favorable.

Le gouvernement britannique avait sommé le 8 juin les géants de la tech, tels qu'Apple et Google, de déployer dans les trois mois des outils bloquant l'envoi et la réception d'images sexuellement explicites par des mineurs » faute de quoi il légiférera en ce sens.

Les autres mesures

Si les plateformes comme TikTok, Facebook et Snapchat indiquent que les utilisateurs doivent avoir au moins 13 ans pour devenir membres, les mesures limitant l'accès des réseaux sociaux aux mineurs varient d'un pays à l'autre. Plusieurs États, comme le Danemark, la Slovénie, la Suède, la France, l'Espagne, la Pologne ou les États-Unis, ont entamé le processus de modification de leur législation.

L'Australie est devenue en décembre le premier pays au monde à interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans, leur bloquant l'accès à des plateformes comme TikTok, YouTube, Instagram et Facebook.

La Chine a mis en place un programme baptisé « mode mineur », qui impose des restrictions au niveau des appareils et des règles spécifiques aux applications afin de limiter le temps d'écran selon l'âge de l'utilisateur. Le processus a été mis en place en plusieurs étapes entre 2019 et 2024.

En Allemagne, les mineurs de 13 à 16 ans peuvent utiliser les réseaux sociaux uniquement avec l'accord de leurs parents, une mesure découlant du Règlement général sur la protection des données, adopté par l'Union européenne et entré en vigueur le 25 mai 2018.

La Malaisie a commencé depuis le 1er juin à interdire l'inscription des moins de 16 ans sur les réseaux sociaux.

Le Parlement turc a adopté le 24 avril une loi interdisant l'utilisation des réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans et introduisant de nouvelles règles pour les plateformes numériques, y compris les éditeurs de logiciels de jeux vidéo.

En Italie, les enfants de moins de 14 ans doivent obtenir le consentement parental pour créer un compte sur les réseaux sociaux, tandis qu'au-delà de cet âge, aucun consentement n'est requis.

En Norvège enfin, le gouvernement a proposé en 2024 de relever de 13 à 15 ans l'âge auquel les enfants peuvent consentir aux conditions requises pour utiliser les réseaux sociaux, même si les parents peuvent toujours donner leur accord en leur nom s'ils sont en dessous de cette limite.

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