Trois personnes ont été extraites des décombres d'un immeuble effondré dimanche, rue de Syrie, dans le quartier de Bab el-Tebbané à Tripoli, au Liban-Nord, rapporte notre correspondant Michel Hallak. A l'heure actuelle, des équipes de la Défense civile, de la Croix-Rouge libanaise et du Haut comité de secours, ainsi que neuf ambulances s'activent sur place.
Selon les premières informations, plusieurs personnes se trouvaient à l'intérieur du bâtiment au moment de l'effondrement, dont certaines seraient de nationalité syrienne. Les habitants du quartier se sont précipités sur les lieux et ont commencé à déblayer les décombres à la main, en attendant l'arrivée des équipes de secours. Le rassemblement important de riverains a entravé l'accès à l'immeuble effondré, ce qui a nécessité des appels répétés pour dégager les routes et permettre le passage des ambulances. Des personnes piégées sous les décombres auraient été entendues par certains témoins, mais il est impossible pour l'instant de vérifier le nombre de personnes en vie dans l'immeuble.
Un important contingent de l'armée libanaise est par ailleurs arrivé sur les lieux et s'emploie à rétablir l'ordre et à faciliter les déplacements des équipes de secours, afin d'accélérer le sauvetage des personnes ensevelies, poursuit notre correspondant.
Réagissant à l'incident, le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar a immédiatement demandé à la Défense civile et aux Forces de sécurité intérieure de déployer leurs équipes sur les lieux de l’effondrement afin de participer aux opérations de recherche et de sauvetage. De son côté, le ministre de la Santé Rakan Nassereddine a indiqué que les blessés de l’effondrement seront entièrement pris en charge par le ministère.
Cet effondrement survient quelques jours seulement après l'évacuation vendredi soir des habitants d'un immeuble de quatre étages situé à proximité, dans le quartier de Dahr al-Maghr, suite à des craquements dans les fondations du rez-de-chaussée. L'immeuble évacué se trouve en face d'un bâtiment qui s'est effondré le 7 janvier dernier.
Fin janvier, deux autres immeubles du quartier avaient été évacués et un autre avait fait l'objet d'une inspection. Plusieurs immeubles du quartier pauvre de Kobbé, à Tripoli, se sont effondrés depuis le début de l'hiver, principalement en raison de la négligence et du manque d'entretien.
Le mois dernier, un père et sa fille ont trouvé la mort dans un incident similaire qui avait fait la Une au Liban. Les autorités ont maintes fois mis en garde contre le risque croissant d'effondrements à Tripoli, la ville la plus pauvre du Liban, où les infrastructures se sont fortement dégradées dans un contexte de pénurie chronique de financements.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDeux enfants et une bénévole du Croissant-Rouge syrien ont perdu la vie dans des inondations qui ont frappé le nord-ouest de la Syrie, a annoncé dimanche l'agence de presse officielle Sana.
Les fortes pluies qui se sont abattues sur la région d'Idleb et sur la province côtière de Lattaquié ont également causé des dégâts considérables dans les camps de déplacés, selon les autorités, qui ont organisé des opérations de sauvetage et d'hébergement d'urgence dans ces zones.
L'agence de presse officielle Sana a rapporté « la mort d'une bénévole du Croissant-Rouge (...) et quatre autres personnes blessées » dans la province de Lattaquié.
Le Croissant-Rouge précise qu'un véhicule de secours avait quitté la route dans une vallée, tuant une de ses bénévoles et blessant quatre autres personnes qui allaient aider des personnes piégées par des crues subites.
« Un cinquième volontaire a été blessé alors qu'il tentait de secourir un enfant pris au piège par les eaux », a précisé l'organisme.
Deux enfants sont morts samedi « en raison des fortes inondations qui ont balayé la région d'Ain Issa », dans le nord de la province de Lattaquié, a également indiqué Sana.
Les autorités ont précisé qu'elles s'efforçaient dimanche de dégager les routes dans les camps de déplacés situés dans les zones inondées de la province d'Idleb.
Plus de 300 familles ont été directement affectées par ces intempéries dans 14 camps de déplacés de cette province, a précisé samedi le ministre chargé des urgences et de la gestion des catastrophes, Raed al-Saleh. Des tentes ont été inondées et les effets personnels des occupants emportés.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe Koweït a ajouté huit hôpitaux libanais à sa liste de sanctions nationales pour terrorisme, selon le quotidien koweïtien al-Raï, dimanche. Les hôpitaux concernés sont : l'hôpital universitaire Cheikh Ragheb Harb (Nabatiyé), l'hôpital Salah Ghandour (Bint Jbeil), l'hôpital al-Amal (Baalbeck), l'hôpital Saint-Georges (Hadath), l'hôpital Dar al-Hikma (Baalbeck), l'hôpital al-Batoul (Hermel), l'hôpital al-Chifa (Khaldé) et l'hôpital al-Rassoul al-Aazam (banlieue sud de Beyrouth). Ces établissements sont situés dans le sud du Liban, la vallée de la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth, des régions où le Hezbollah est fortement implanté.
« Cette décision a été prise par le comité chargé de l'application des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies adoptées en vertu du Chapitre VII, relatives à la lutte contre le terrorisme et à la prévention de la prolifération des armes de destruction massive », explique al-Raï dimanche. Le comité peut désigner des entités de sa propre initiative ou à la demande d'autorités étrangères ou locales, sur base de « motifs raisonnables » poussant à croire qu'elles seraient impliquées dans des activités terroristes, qu'elles tenteraient d'en commettre ou de faciliter de telles actions, ajoute le journal.
Le comité koweïtien a demandé la mise en œuvre de cette décision, conformément aux articles 21 à 24 de son règlement. Il a précisé que ces articles stipulent le gel immédiat de tous les fonds et ressources économiques détenus ou contrôlés par les entités mentionnées, y compris les actifs qui en découlent. Le règlement interdit également à toute personne au Koweït ou résidant à l’étranger de fournir des fonds ou des services financiers à ces entités, et les gels doivent être signalés dans les 24 heures.
Commentant la décision koweïtienne, le ministère libanais de la Santé s’est dit « surpris par le communiqué publié par l’État frère du Koweït concernant l’inscription de huit hôpitaux libanais sur la liste nationale du terrorisme, alors que le ministère n’a reçu aucune demande ni notification de la part d’une quelconque autorité koweïtienne à ce sujet ». Il a également souligné « l’étonnement suscité par cette classification, qui constitue un précédent ne correspondant pas à l’approche habituellement adoptée par l’État frère du Koweït, caractérisée par l’esprit de fraternité, la diplomatie et les efforts constants visant à rapprocher les points de vue », rappelant que « le Koweït mène de nombreux projets communs avec le ministère dans le domaine de la santé et a été l’un des principaux pays à soutenir le système de santé lors des crises successives traversées par le Liban ».
Et de conclure : « Le ministère de la Santé publique entreprendra les contacts nécessaires afin d’obtenir des éclaircissements auprès des autorités concernées quant aux raisons de la décision prise et de présenter les faits exacts, afin d’éviter toute confusion et de protéger le système de santé libanais ».
En juin, le ministère koweïtien des Affaires étrangères avait imposé des sanctions à l’Association al-Qard al-Hassan, considérée comme le bras financier du Hezbollah au Liban. Il a également appelé toutes les entreprises et institutions financières établies dans ce pays à appliquer ces mesures et à cesser toute coopération avec toute institution ou personne liée au Hezbollah.
Au moins sept Libanais sont sous sanctions pour leur rôle présumé dans des réseaux financiers entre le Liban et le Koweït, au service du Hezbollah. Certains d'entre eux avaient déjà été sanctionnés par le Trésor américain (OFAC) pour des activités similaires en septembre 2021. En novembre, les autorités koweïtiennes avaient arrêté 18 personnes soupçonnées de liens économiques avec le Hezbollah.
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