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20:38 ONU    La famine menace de s'étendre dans l'ouest du Soudan, selon des experts

Des experts mandatés par l'ONU ont prévenu jeudi que la famine menace de s'étendre dans l'ouest du Soudan, après la chute d'El-Facher, capitale du Darfour-Nord, qui a poussé des populations affamées vers des zones voisines déjà fragilisées.

Depuis avril 2023, la guerre entre l'armée régulière et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) a plongé plus de 21 millions de personnes dans l'insécurité alimentaire à travers le Soudan. « Les seuils pour la malnutrition aiguë ont été dépassés » à Oum Barou et Kernoi, ont indiqué les experts du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un organisme mandaté par l'ONU et basé à Rome. Ces deux localités se trouvent dans l'Etat du Darfour-Nord, près de la frontière tchadienne.

A Oum Barou, 18,1% des enfants de six mois à cinq ans souffrent de malnutrition aiguë sévère. A Kernoi, ce taux atteint 7,8%. Cette progression s'explique selon les experts par un « afflux massif » de civils après la prise, fin octobre par les FSR, d'El-Facher, dernier bastion de l'armée au Darfour, qui se trouve au sud-est de ces deux localités. « Ces taux alarmants font peser un risque accru de mortalité excessive et suscitent des inquiétudes quant au fait que les zones voisines pourraient connaître des conditions catastrophiques similaires », ajoutent les experts. Ils expliquent que le « déplacement massif » de civils d'El-Facher vers les zones environnantes, a « mis à rude épreuve les ressources » des communautés locales, « aggravant l'insécurité alimentaire aiguë et la malnutrition ».

Stocks bientôt épuisés

Plus de 127.000 personnes ont fui depuis octobre El-Facher, assiégée pendant plus d'un an et demi et où l'état de famine avait été déclaré en novembre. L'ONU avait auparavant déclaré la famine dans trois camps de déplacés autour de cette ville, dans certaines zones des monts Nouba, dans le sud du pays ainsi que dans la capitale régionale Kadougli, dans le Kordofan voisin, désormais le principal front du conflit. Mardi, l'armée a annoncé avoir brisé le long siège de cette capitale du Kordofan-Sud, qui durait depuis près de trois ans.

Les violences dans la région du Kordofan ont placé des centaines de milliers de personnes au bord de la famine et ont forcé 88.000 personnes à fuir entre octobre et janvier, selon les chiffres de l'ONU. La guerre a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné environ 11 millions de personnes, provoquant ce que l'ONU qualifie de « pire crise humanitaire au monde ».

Les Nations unies ont averti que leurs stocks d'aide alimentaire pourraient être épuisés d'ici à la fin mars, alors que deux tiers de la population ont un besoin urgent d’aide. Les efforts internationaux pour une trêve au Soudan sont jusque là restés lettre morte. L'armée soudanaise a reçu le mois dernier une nouvelle proposition présentée par les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, sans jusque là l'accepter.

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20:33 Cryptomonnaie   Le bitcoin sous les 70.000 dollars, une première depuis l'élection de Trump

Le cours du bitcoin a plongé jeudi sous la barre des 70.000 dollars jeudi, une première depuis l'élection de Donald Trump en novembre 2024 qui avait galvanisé cette cryptomonnaie, désormais délaissée par les investisseurs.

Le marché des cryptomonnaies connaît « une véritable débâcle », et « les sorties de capitaux s'accélèrent », constatent Chris Beauchamp et Axel Rudolph, analystes chez IG. Après être tombé jusqu'à 66.364,19 dollars, au plus bas depuis fin octobre 2024, le bitcoin perdait 8,19% vers 17H30 GMT (18H30 heure de Paris) à 66.677,25 dollars, poursuivant sa chute liée à une aversion pour les actifs jugés volatils et donc plus risqués.

Ces derniers jours, le bitcoin pâtit d'un moindre enthousiasme des investisseurs sur les marchés, qui délaissent les actions technologiques mais aussi les métaux précieux, d'habitude considérés comme des valeurs refuges. La plus capitalisée des cryptomonnaies est « emportée par la vague de ventes de valeurs technologiques », car « par essence, le bitcoin est un actif lié à Internet », confirment Charlie Morris et Shehriyar Ali, analystes pour ByteTree. L'ether, la deuxième cryptomonnaie en termes de capitalisation, chutait pour sa part de 7,91% à 1.956,75 dollars, des niveaux pas atteint depuis mai 2025.

Le recul des monnaies numériques s'explique aussi par les incertitudes réglementaires persistantes sur l'examen d'un texte visant à encadrer le secteur aux Etats-Unis, le CLARITY Act, qui patine devant le Sénat. Les progrès attendus concernant cette loi n'ont pas été au rendez-vous », estime James Butterfill, analyste pour CoinShares, ce qui constitue un « frein » pour le prix des cryptommonnaies. Leurs cours s'étaient envolés après la victoire de M. Trump à l'élection présidentielle américaine pour un second mandat, le responsable républicain se décrivant comme un ardent promoteur du secteur.

Emporté par cette frénésie, un mois plus tard, le bitcoin avait même franchi pour la première fois le seuil des 100.000 dollars, un record dont le milliardaire s'était publiquement félicité. La devise numérique avait reculé en raison des menaces américaines de surtaxes douanières, avant de reprendre sa progression, jusqu'à atteindre début octobre un record à 126.251,31 dollars ...puis de rechuter. Les accusations de conflits d'intérêts liées aux intérêts de la famille Trump dans les cryptomonnaies jettent aussi une ombre sur l'affection toute particulière qu'il porte au secteur.

Le Wall Street Journal a récemment avancé qu'avant la seconde investiture du président américain, le frère du président des Emirats arabes unis, Cheikh Tahnoon Ben Zayed Al Nahyan, se serait engagé à investir 500 millions de dollars pour récupérer près de la moitié des parts de la société World Liberty Financial, qui compte parmi ses fondateurs les trois fils de Donald Trump. Cela, quelques mois avant que l'administration s'engage à donner à la petite monarchie du Golfe accès à des puces de dernier cri dédiées à l'intelligence artificielle.

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20:22 Liban   Réunion au ministère de l’Environnement pour discuter des résultats de la Cop30 du Brésil

Une réunion s'est tenue au ministère de l’Environnement en présence de la ministre Tamara el-Zein, de l’ambassadeur du Brésil Tarcisio Costa, et des membres de l’équipe de négociateurs au nom du Liban, qui ont participé à la Cop30 en novembre dernier à Belem, en Amazonie.

Un des sujets abordés au cours de cette réunion est la participation du Liban aux négociations climatiques, surtout que ce pays a été l’un de ceux qui ont présenté une Contribution déterminée au plan national (NDC), soit un bilan de son action climatique, révisée. La Cop30 était supposée être celle où tous les membres devaient présenter des objectifs plus ambitieux en vue de garder le réchauffement global en deçà de 2 degrés par rapport à l'ère préindustrielle, mais peu de NDCs révisées l'ont été.

Pour la ministre de l’Environnement, interrogée par L’Orient-Le Jour, la révision de la NDC libanaise « prouve notre engagement vis-à-vis de ce processus, et pourrait nous donner plus de facilité à accéder au financement » des caisses climatiques. « Dans notre stratégie de développement à long terme et à basses émissions (révélée il y a quelques mois lors d’une grande conférence au Grand sérail avec plusieurs ministres, ndlr), nous avons calculé que l’investissement nécessaire pour la financer est de 11 milliards de dollars, or dans un pays qui passe de crise en crise, il faut compter beaucoup plus sur le financement international » que sur d’autres types de financement, estime-t-elle.

Tamara el-Zein Zein a par ailleurs annoncé que dans la restructuration du ministère, une nouvelle direction du climat est prévue.

Pour sa part, l'ambassadeur Costa a passé en revue les résultats du sommet climatique, notamment en matière de forêts et de reforestation, estimant que la Cop30 « a contribué à raviver la confiance dans les solutions collectives, qui mettent l’être humain au centre ».

Les négociations climatiques, qui en sont à leur trente-et-unième année, ont connu un coup dur après l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, qui a retiré son pays de l’Accord de Paris, seul accord global en vigueur pour la lutte contre le changement climatique, adopté en 2015, puis de l’Agence de l’ONU pour le climat (UNFCCC). Elles se poursuivent néanmoins tous les ans avec plusieurs rendez-vous, dont le principal est la Cop, en fin d’année.

Dans son exposé, l’équipe de négociateurs libanais a mis en avant la contribution du pays aux négociations à Belem, et les bénéfices qu'il en a retirés. Pour Léa Kaï, consultante en changement climatique au sein du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), partenaire du ministère dans ce domaine, le Liban est « prêt » à envisager les financements climatiques. « Nous savons quels sont les impacts du changement climatique chez nous, et avons par conséquent établi les priorités, nous avons parcouru donc la moitié du chemin », explique-t-elle à L’OLJ.

Pour ce qui est de la Cop30, Léa Kaï souligne que l’un des principaux combats a été de « pousser vers une reconnaissance des besoins des pays victimes de conflits (en raison des conséquences environnementales des guerres, ndlr), un sujet sensible et controversé qui est intégré dorénavant dans la discussion, même s’il y a beaucoup à faire ».

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