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Publication épinglée 14:33 14:33 Podcast   Que peut la foi face à la guerre ? : découvrez le 4e épisode de L'Orient-La Nuit

Une nouvelle pause dans le tumulte. Une nouvelle exploration au cœur de l’intime : le quatrième épisode de L’Orient-la Nuit est consacré à la spiritualité en période de conflit. Que peut la foi face à la guerre ? La spiritualité aide-t-elle à traverser les épreuves avec plus de force ? Est-elle, au contraire, ébranlée par la violence du réel ? Permet-elle de mieux comprendre l’Autre, ou creuse-t-elle davantage les distances entre les êtres ?

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Pour en parler, Anthony Samrani reçoit Nayla Tabbara, docteure en sciences des religions de l’École pratique des hautes études, présidente et fondatrice de la Adyan Foundation, qui œuvre pour la promotion du dialogue religieux, ainsi que le père Gabriel Khairallah, codirecteur du Centre de la jeunesse chrétienne de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ), professeur à l’USJ et à Sciences Po.

Comment continuer à croire en Dieu quand le monde brûle ? Une question d’autant plus essentielle dans un pays marqué par les pratiques religieuses, où les frontières entre spiritualité et communautarisme sont parfois très fines.

Cette discussion est accompagnée d’un reportage de Clara Hage, de lectures de poèmes et d’un intermède musical interprété par Tania Kassis.

Nos précédents épisodes:

À demain !

16:30 Pouvoir central   Syrie: les Kurdes rejettent la désignation de leurs représentants au futur Parlement

Les partis kurdes de Syrie ont rejeté lundi les membres désignés par une autorité formée par le pouvoir central pour les représenter au premier Parlement de l'ère post-Assad, quelques mois après un accord entre Damas et les Kurdes. Onze personnalités avaient été désignées dimanche pour représenter les zones à forte concentration kurde du nord et du nord-est du pays par des comités locaux sélectionnés par les autorités.

« Ces personnes ne représentent qu'elles-mêmes », ont affirmé les principaux partis kurdes syriens dans un communiqué, dénonçant « une logique d'exclusion et de marginalisation, à travers la nomination sélective de plusieurs personnalités ».

En octobre, les deux-tiers des membres membres du nouveau Parlement avaient été désignés par des comités locaux mis en place par une Haute commission créée par par le président syrien Ahmad al-Chareh. Les régions à majorité kurdes du nord ainsi que la zone druze de Soueïda, dans le sud, avaient été exclues du processus pour des « raisons de sécurité ».

Fin janvier, Damas avait conclu avec les Kurdes un accord l'intégration de leurs institutions, notamment de leurs forces armées, au sein de l'Etat syrien, mais sa mise en oeuvre piétine. Les Kurdes avaient établi pendant la guerre civile une administration autonome dans de larges pans du nord et du nord-est de la Syrie.

Soueïda reste le dernier grand territoire échappant au contrôle du pouvoir central et le principal chef religieux druze, Hikmat al-Hijri, a répété la semaine dernière son opposition au processus électoral.

Le futur Parlement dont le mandat, renouvelable, est de deux ans et demi, comptera 140 membres désignés par des comités locaux et 70 qui doivent encore être nommés directement par le chef de l'Etat. Le processus de nomination a été critiqué comme antidémocratique par des organisations de la société civile.

La formation de ce Parlement devrait consolider le pouvoir d'Ahmad el-Chareh, arrivé à la tête d'une coalition islamiste ayant renversé Bachar al-Assad en décembre 2024, après plus de treize ans de guerre civile. Les nouvelles autorités avaient dissous l'Assemblée du peuple, simple chambre d'enregistrement du pouvoir sous le clan Assad pendant des décennies.

16:29 Diplomatie   Guerre au Moyen-Orient: de hauts responsables iraniens à Doha

Une délégation iranienne de haut niveau, incluant le négociateur en chef et le gouverneur de la Banque centrale, sont au Qatar lundi pour des discussions sur les efforts de règlement du conflit au Moyen-Orient et les avoirs iraniens dont Téhéran demande le déblocage aux Etats-Unis.

« Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sont arrivés à Doha plus tôt dans la journée pour des discussions sur les efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin au conflit », a affirmé à l'AFP une source proche des négociations, sous couvert d'anonymat.

La visite est axée « sur les sujets liés au détroit (d'Ormuz NDLR) et à l'uranium hautement enrichi. Le gouverneur de la Banque centrale fait partie de la délégation pour discuter de la question des fonds gelés, qui est abordée dans le protocole d'accord dans le cadre d'un éventuel accord final » entre Washington et Téhéran, a-t-elle ajouté.

Cette visite s'inscrit dans le cadre du « processus diplomatique » mené par le Pakistan pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a affirmé pour sa part l'agence de presse officielle iranienne, Irna.

En 2023, le Qatar avait joué le rôle de médiateur entre l'Iran et les Etats-Unis dans un accord d'échange de prisonniers, qui prévoyaient également le déblocage de six milliards de dollars de fonds iraniens gelés en Corée du Sud. La somme avait alors été transférée vers un compte spécial au Qatar, mais n'a finalement jamais été remise à Téhéran, après l'attaque en Israël, le 7 octobre, du mouvement islamiste palestinien Hamas, allié de Téhéran.

Selon une « source informée » citée par l'agence iranienne Tasnim, la question des avoirs iraniens gelés en raison des sanctions américaines est l'un des points de contentieux dans les négociations actuelles. La République islamique réclame le dégel d'une partie de ces actifs dès la première étape d'un accord de règlement, et l'établissement d'un mécanisme clair pour garantir le déblocage des autres fonds, selon cette même source.

L'Iran a fait état lundi de progrès dans les négociations, tout en écartant la perspective d'un accord imminent. Le président américain Donald Trump a lui aussi tempéré les espoirs d'une conclusion rapide en affirmant qu'un éventuel accord avec l'Iran devrait être « excellent et significatif », sans quoi il n'y aurait « pas d'accord ».

Déclenché le 28 février par une attaque américano-israélienne sur l'Iran, le conflit s'est étendu dans les pays du Golfe et une grande partie du Moyen-Orient.

Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril entre l'Iran et les Etats-Unis, mais l'économie mondiale continue d'être secouée par le quasi blocage du détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

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