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09:40 Sécurité    Des frappes ont touché un aéroport militaire dans le nord-ouest de la Syrie

Des appareils non identifiés ont frappé mardi un aéroport militaire hors service dans le nord-ouest de la Syrie, où sont présentes des forces du ministère de la Défense du pays, a indiqué une source sécuritaire à l'AFP.

« Tôt mardi matin, des appareils inconnus ont bombardé l'aéroport militaire d'Abou Dhouhour, dans la province d'Idleb », a déclaré cette source sous couvert d'anonymat.

L'aéroport, qui a subi de lourds dégâts pendant la guerre civile syrienne, est hors service depuis 2012, selon la même source, et est actuellement protégé par les forces du ministère syrien de la Défense.

Aucune victime n'a été signalée et l'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

L'armée israélienne a décliné tout commentaire, en réponse à une question de l'AFP concernant ces frappes.

Israël a lancé des centaines de frappes contre la Syrie depuis le renversement, en décembre 2024, du président Bachar el-Assad par une coalition de groupes islamistes.

Le nord-ouest du pays a également été frappé par le passé par une coalition internationale menée par les États-Unis dans le cadre de la lutte contre le groupe jihadiste « État islamique ».

La Syrie est à présent membre de cette coalition.

A leur arrivée au pouvoir, les nouvelles autorités de Damas avaient pris le contrôle de l'aéroport d'Abou Dhouhour, tenu par les forces de Bachar el-Assad depuis fin 2018, après que des factions armées rebelles et djihadistes eurent pris le contrôle d’une grande partie de la province d’Idleb trois ans plus tôt

09:35 Diplomatie   Moscou met en garde Londres après des informations sur l'usage de drones britanniques par l'Ukraine

L'ambassade de Russie à Londres a prévenu lundi que le Royaume-Uni aurait à « répondre » des conséquences de sa collaboration militaire avec l'Ukraine, après la publication d'informations selon lesquelles des drones britanniques ont été utilisés par Kiev pour des frappes en profondeur en territoire russe.

Le Sunday Times a affirmé dimanche que des drones produits par deux sociétés britanniques et fournis à l'Ukraine avaient été utilisés dans sa campagne de frappes contre des cibles militaires et industrielles à l'intérieur du territoire russe.

Dans un communiqué publié lundi, l'ambassade de Russie à Londres a jugé que le Royaume-Uni se rendait ainsi « complice et co-auteur » de ces frappes et « opte délibérément pour une escalade » du conflit.

« Les actions de Londres entraîneront inévitablement des conséquences desquelles il devra répondre. Plus son implication dans le conflit sera profonde et plus son soutien à la machine terroriste de Kiev sera important, plus le prix à payer sera élevé », prévient ce communiqué.

Selon le Sunday Times, l'une des deux entreprises est une filiale de BAE Systems, mais le journal n'a pas nommé la seconde entreprise « pour des raisons de sécurité ».

Le Royaume-Uni reste « déterminé à fournir l'équipement dont l'Ukraine a besoin pour se défendre contre l'invasion illégale de (Vladimir) Poutine », a réagi un porte-parole du ministère britannique de la Défense.

« La Russie ne doit avoir aucun doute quant à la détermination de ce gouvernement à s'opposer à l'agression russe, en Ukraine, ainsi que contre le Royaume-Uni et nos alliés », a-t-il ajouté.

Le Royaume-Uni est l'un des principaux soutiens financiers de Kiev depuis le début de l'invasion russe en février 2022, avec environ 25 milliards de livres mobilisés (29 milliards d'euros), dont 16 milliards d'aide militaire.

Ces derniers mois, l'Ukraine a multiplié les frappes en profondeur sur le territoire russe, tandis que Moscou a également considérablement intensifié ses attaques contre la capitale ukrainienne, tirant notamment des missiles balistiques difficiles à intercepter.

08:50 Conflit   Les pêcheurs iraniens de retour dans les eaux d'Ormuz malgré la menace de la guerre

A bord de son bateau, le pêcheur iranien Mohammad-Amin répare un filet déchiré après une longue journée de travail dans le détroit d'Ormuz dont les eaux ont assuré pendant des années sa subsistance, mais sur lesquelles plane la menace d'une reprise de la guerre.

Cela fait à peine plus de 15 jours qu'il s'est remis à pêcher, à la faveur d'une baisse des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, centrées depuis plus de cinq mois sur ce détroit stratégique, verrouillé par Téhéran.

Le conflit, déclenché le 28 février par une campagne de bombardements israélo-américains contre l'Iran, a fait des milliers de morts.

Au plus fort des échanges de frappes, « il était tout simplement impossible de prendre la mer », explique à l'AFP Mohammad-Amin, en ramendant son filet.

Mais avec les modestes économies familiales épuisées, « nous ne pouvons plus rester à terre. Si nous ne repartons pas, nous mourrons de faim, et j'ai trois enfants », ajoute cet homme de 47 ans, qui ne souhaite pas donner son nom de famille.

Il redoutait aussi que son petit bateau en bois, amarré sur le front de mer de Bandar Abbas, sur la côte sud, ne soit détruit par une frappe, comme des centaines d'autres pendant la guerre.

Selon des médias iraniens, une dizaine de pêcheurs ont été tués et 17 autres sont portés disparus en raison des échanges de frappes dans la zone.

Et plus de 2.000 pêcheurs de la province de Hormozgan, dont Bandar Abbas est la capitale, ont perdu leur matériel de pêche pendant la guerre, rapportait le quotidien Iran fin juillet.

« Fini pour nous »

Le front de mer, bordé de modestes cafés où les Iraniens viennent échapper à la chaleur estivale étouffante, a été bombardé à plusieurs reprises.

« Ils (les Américains) frappaient cet endroit tous les jours. C'était devenu normal, mais il n'y avait nul autre endroit où mettre les bateaux », raconte Hossein, 53 ans, qui a aussi repris la mer dès l'accalmie des combats.

« S'ils avaient touché le bateau, c'en aurait été fini pour nous », affirme un collègue, Bagher Abbaszadeh, 39 ans, près de l'embarcation sur laquelle il travaille et qui fait vivre cinq familles dont la sienne.

Si réparer les filets fait partie du quotidien des pêcheurs, ces professionnels estiment que leur matériel - qu'ils peinent déjà à financer - s'abîme davantage, du fait des nombreux débris laissés en mer par le conflit.

En réponse aux bombardements des Etats-Unis, l'Iran a frappé leurs alliés dans le Golfe, et ciblé de nombreux navires tentant d'échapper à son contrôle du détroit.

« La mer était déjà sale avant, mais elle est devenue encore pire avec les épaves de ces bateaux », décrit Mohammad-Amin.

Tout en anticipant un avenir sombre : « Cette guerre ne va pas prendre fin, aucun des deux camps n'étant disposé à parvenir à un accord avec l'autre. »

« Pas le choix »

« Nous sommes évidemment inquiets à l'idée que la guerre reprenne (...) Quoi qu'il arrive au bout du compte, j'espère que ce sera dans l'intérêt des gens ordinaires », confie de son côté Bagher Abbaszadeh.

Le protocole d'accord conclu en juin entre l'Iran et les Etats-Unis a volé en éclats début juillet, et si depuis le conflit a baissé en intensité, les négociations entre les belligérants restent dans l'impasse, notamment en raison de différends sur le détroit d'Ormuz, duquel Téhéran persiste à vouloir conserver le contrôle.

Les Etats-Unis disent de leur côté miser sur les difficultés économiques qui s'accumulent en Iran.

Hossein, lui, affirme qu'il prendra la mer même si les combats venaient à reprendre. « Nous n'avons pas le choix, nous devons retourner en mer. Si nous ne travaillons pas, comment gagnerons-nous de l'argent ? »

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