Cinq personnes ont été tuées lundi dans la bande de Gaza par des frappes israéliennes, ont annoncé les responsables d'un hôpital local et d'un service de secours, le territoire palestinien demeurant la cible de frappes régulières malgré la trêve.
« Trois personnes ont été tuées et plusieurs ont été blessées après qu'un drone israélien a frappé un groupe de civils », a indiqué dans un communiqué l'hôpital al-Aqsa de Deir el-Balah, ville du centre de la bande de Gaza.
La Défense civile, organisation de premier secours opérant sous le contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas, a également fait état d'une frappe ayant visé Deir el-Balah. Une source militaire israélienne a confirmé qu'une frappe était survenue dans cette zone.
« L'armée a effectivement mené une frappe visant des terroristes jihadistes. Les résultats de la frappe sont encore en cours d'évaluation », a indiqué à l'AFP cette source militaire israélienne.
Plus tard, la Défense civile a fait état de deux morts et plus de 27 blessés dans une autre frappe sur une tente sur la plage de Khan Younès, dans le sud du territoire. Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.
Au moins 1.045 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre, selon le ministère de la Santé du territoire, également placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien. Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.