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23:42 France   Municipales : la gauche conserve Paris, Lyon et Marseille mais échec global des alliances avec LFI

La gauche a conservé Paris, Marseille et Lyon dimanche au second tour des municipales qui ont toutefois signé l'échec général des alliances controversées entre LFI et les socialistes, tandis que la droite et le centre engrangent une belle moisson et que le RN enregistre une vague de victoires dans les villes moyennes.

Dès l'annonce des résultats, les yeux se sont tournés vers l'élection présidentielle prévue dans treize mois, dont la campagne va maintenant connaître une nette accélération.

Prenant la parole en premier juste après 20H00, Edouard Philippe, candidat déclaré à l'Elysée conforté par sa réélection au Havre, a vu « des raisons d'espérer quand tous ceux de bonne volonté se rassemblent dans un discours de vérité et qu'ils écartent les extrêmes et leur facilité ».

A gauche, le Parti socialiste et les écologistes devront tirer les leçons de la défaite de la plupart des fusions d'entre-deux tours avec La France insoumise, qui ont valu de nombreuses critiques notamment aux troupes d'Olivier Faure. D'autant qu'à Paris et Marseille, où il n'y a pas eu de telles alliances, la gauche hors Insoumis gagne nettement des batailles, qui s'annonçaient plus serrées.

Dati largement battue

Le socialiste Emmanuel Grégoire balaie l'ex-ministre de droite Rachida Dati, soutenue par Emmanuel Macron, pour succéder à Anne Hidalgo dans la capitale. Et dans la cité phocéenne, le sortant Benoît Payan bat largement le député Rassemblement national Franck Allisio.

Ailleurs, de Toulouse à Limoges, de Clermont-Ferrand à Avignon, les alliances avec le mouvement de gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon, accusé pendant la campagne, y compris par les socialistes, d'antisémitisme et d'ambiguïté face à la violence politique, sont vaincues.

Les Ecologistes, à Poitiers et Besançon, bastion historique de la gauche, perdent ainsi des mairies remportées lors de la vague verte de 2020.

Le parti de droite Les Républicains en profite pour arracher plusieurs fiefs de gauche (Besançon, Clermont-Ferrand, Limoges...). Même Tulle, ville de François Hollande où ce type d'alliance a été conclu, bascule à droite. Egalement alliée à LFI, l'écologiste Jeanne Barseghian perd Strasbourg, reconquise par l'ancienne maire socialiste Catherine Trautmann.

Rares réussites des alliances avec LFI, celle du maire écologiste de Lyon Grégory Doucet, qui confirme sa remontada avec une courte avance sur l'ex-patron de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, longtemps favori avec le soutien de LR et de la macronie. Et celle de l'édile socialiste Johanna Rolland à Nantes.

Les socialistes sauvent aussi les meubles en gardant Lille et Rennes et en revendiquant la victoire Pau où l'ex-Premier ministre centriste François Bayrou essuie un échec personnel majeur après avoir déjà raté son passage à Matignon.

« La France Insoumise fait perdre », a constaté le secrétaire général du PS Pierre Jouvet, tandis que le patron du parti à la rose Olivier Faure a estimé que « la provocation outrancière » et « les dérapages antisémites » étaient « une voie sans issue ». Mais il a appelé la gauche à « se rassembler sur des principes clairs », comme l'Écologiste Marine Tondelier, qui a déploré la victoire dimanche des « partisans des gauches irréconciliables ».

Appels à l'union

« Une réalité s'impose: nous sommes toujours et plus que jamais la première force politique locale », s'est à l'inverse réjoui le patron de LR Bruno Retailleau. Dès lundi, les présidentiables devront tirer les enseignements de ces scrutins locaux, marquées également pas une tentative de l'extrême droite pour faire front commun avec la droite, restée dans l'ensemble vaine.

Ce qui n'a pas empêché le Rassemblement national de continuer de s'implanter dans le territoire, malgré le pari perdu de ses candidats vedettes Franck Allisio à Marseille, Laure Lavalette à Toulon ou Julien Sanchez à Nîmes. Marine Le Pen a salué la victoire dans des « dizaines » de communes, dont Carcassonne (Aude), Saint-Avold (Moselle), La Flèche (Sarthe) ou Menton (Alpes maritimes). En parallèle, le député lepéniste Jean-Philippe Tanguy a regretté que « le refus des fusions » de la part de LR ait « permis aux communistes de gagner un certain nombre de villes ». Pour l'instant grand favori du premier tour de la présidentielle dans les sondages, le parti d'extrême droite « va être la force politique qui va sortir avec des nouvelles villes » de ce scrutin, constate pour l'AFP François Kraus de l'Ifop.

Sans perdre un instant, le chef des députés LR Laurent Wauquiez a estimé que « le résultat des municipales doit nous projeter sur 2027 »: « si on est divisés, il n'y aura pas de candidat de droite au second tour ». Et le macroniste Gérald Darmanin a insisté pour qu'il n'y ait à la présidentielle qu' »un seul candidat de la droite et du centre » et peut-être même de la gauche républicaine.

Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, dont le parti ne remporte que peu de nouvelles villes, dont Bordeaux et Annecy, a d'ailleurs tendu la main aux électeurs de la gauche républicaine « écoeurés » par les « accords » entre le PS et LFI.

Après Saint-Denis, deuxième ville d'Ile-de-France dès le premier tour, LFI remporte une autre grande ville, Roubaix (Nord) avec le député David Guiraud, fort d'une large avance dimanche dernier. Le mouvement mélenchoniste s'implante dans la périphérie des grandes villes, avec des victoires à La Courneuve et Vénissieux, et son coordinateur national Manuel Bompard affirme que sa « percée » du 1er tour se « renforce ».

Comme au premier tour, la participation a été historiquement basse à ce second tour, si l'on fait exception de celle encore plus faible de 2020, en plein Covid-19. Elle s'affiche à environ 57% selon les institutions de sondage, même s'il y a un sursaut dans plusieurs villes où les batailles comprenaient le RN ou LFI.

Environ 17,1 millions d'électeurs étaient appelés à voter dans 1.580 communes et secteurs, sur quelque 35.000, après l'élection de nombreux conseils municipaux au premier tour.

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23:22 Golfe   Les alliés de l’OTAN « se regroupent » pour sécuriser le détroit d’Ormuz, assure Mark Rutte

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, est intervenu dans l’émission « Fox News Sunday » pour évoquer les critiques du président Donald Trump à l’égard des alliés concernant les efforts en cours pour rouvrir le détroit d’Ormuz et la menace croissante de l’Iran.

Mark Rutte a dit comprendre la colère de Donald Trump envers l’alliance, liée à sa volonté de voir les États s’impliquer davantage dans la réouverture du détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle pour les exportations de pétrole et d’autres marchandises. « Je sais que le président était en colère parce qu’il estime que les alliés européens et d’autres ont été trop lents », a déclaré Rutte.

La « bonne nouvelle », a souligné le chef de l’Otan est que plus de 20 pays, pour la plupart membres de l’OTAN, sont « en train de se rassembler pour mettre en œuvre sa vision afin de garantir que le détroit d’Ormuz reste ouvert ». M. Rutte a précisé que d’autres pays hors OTAN souhaitant coopérer sur ce dossier incluaient le Japon, la Corée, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Émirats arabes unis et Bahreïn.

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22:57    Nawaf Salam : Ce sont les Gardiens de la révolution iraniens qui dirigent les opérations du Hezbollah au Liban

Interviewé par la chaîne saoudienne al-Hadath ce dimanche soir, le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’est longuement exprimé sur les conséquences de la nouvelle guerre que subit le Liban, sur la responsabilité du Hezbollah dans ce conflit et sur l'initiative du président Joseph Aoun pour des négociations directes avec Israël afin de mettre fin au conflit.

« La guerre nous a été imposée », a déclaré le Premier ministre libanais. « Chacune des six roquettes tirées par le Hezbollah (dans la nuit du 1er au 2 mars, début de l’ouverture du front de soutien à l’Iran, ndlr), a un coût sur les vies de 10 000 déplacés ».

Nawaf Salam a également assuré que ce sont des membres des Gardiens de la révolution iraniens qui commandent les opérations du Hezbollah dans la guerre en cours contre Israël. Évoquant l’incident au cours duquel un drone de fabrication iranienne a frappé une base britannique à Chypre plus tôt ce mois-ci, le Premier ministre a déclaré : « Ce sont les Gardiens de la révolution qui sont présents et qui, malheureusement, dirigent l’opération militaire au Liban. » « Ces personnes ont falsifié des passeports et sont entrées illégalement dans le pays », a-t-il ajouté. Un drone de fabrication iranienne a frappé une base britannique à Chypre plus tôt ce mois-ci, Nicosie estimant qu’il avait probablement été lancé par le Hezbollah soutenu par Téhéran depuis le Liban, et non depuis l’Iran lui-même. M. Salam a également évoqué l’annonce par les Gardiens de la révolution d’opérations conjointes avec le Hezbollah contre Israël comme preuve de leur rôle de commandement dans la guerre au Liban. Le gouvernement libanais a décidé ce mois-ci d’interdire toute activité des Gardiens de la révolution iraniens dans le pays.

« La guerre des autres sur notre sol»

Dans ses réponses aux questions, le Premier ministre s’est montré très critique du Hezbollah. Il a notamment réfuté l'argument du parti chiite selon lequel Israël allait attaquer le Liban même sans tirs de roquettes. « Est-ce notre rôle d'aller le provoquer ou de venger la mort d'Ali Khamenei ? Ce n'est pas le rôle des Libanais. Cette guerre est par excellence la guerre des autres sur notre sol », a-t-il martelé. Le 2 mars, le gouvernement libanais prenait la décision de décréter comme illégales les opérations militaires et sécuritaires du Hezbollah. Mais jusqu'à présent, l'armée n'est pas intervenue pour faire cesser les opérations militaires du parti chiite.

« Je n'appelle pas à une confrontation avec le Hezbollah, au contraire, je veux éviter une telle confrontation, mais je n'accepte pas de céder au chantage du Hezbollah et je lui demande de respecter les décisions du gouvernement », a-t-il martelé.

Réaffirmant la légitimité de son gouvernement qui « a obtenu la confiance du Parlement deux fois plutôt qu'une, et avec le vote du Hezbollah », le Premier ministre a répété plus d’une fois qu’« aucun Etat ne peut vivre s'il y a plusieurs centres de décisions et deux armées », et que « l’Etat est le seul garant pour tous les Libanais ». Et d’ajouter : « Le monopole des armes aux mains de l'Etat est de plus en plus urgent face au prix payé depuis ce nouveau front de soutien. »

En réponse aux critiques des Libanais sur la lenteur à appliquer les décisions gouvernementales, il a répondu : « J'aurais aimé appliquer les décisions plus rapidement mais nous avons hérité de longues années d'inaction et nous avons commencé à arrêter des membres du Hezbollah en possession d’armes illégales ».

Les négociations directes avec Israël « toujours d’actualité »

Interrogé sur l’initiative libanaise pour des négociations directes avec Israël en vue de mettre fin au conflit actuellement en cours, M. Salam a assuré que « cette initiative est toujours d’actualité de notre côté », sans nier les obstacles qui continuent de l’entraver.

Cette initiative a été lancée par le président de la République Joseph Aoun aux premiers jours de la guerre, en accord avec le Premier ministre, mais se heurte toujours à un refus israélien et une tiédeur américaine, ainsi qu’à un rejet total du Hezbollah et de son allié, le mouvement Amal. Le président de ce mouvement, Nabih Berry, également président du Parlement, refuse jusque-là de nommer une personnalité chiite dans la future délégation libanaise qui devra mener ces négociations.

M. Salam a assuré au cours de l’interview qu’une telle délégation « doit rassembler toutes les parties ». « Nos exigences sont claires, nous voulons un retrait israélien total des territoires libanais et le retour de nos détenus dans les geôles israéliennes », a-t-il précisé. Ces détenus ont été faits prisonniers au cours du précédent conflit avec Israël, en 2024.

Déplacés : « Ceux qui nous critiquent fuient leurs propres responsabilités »

Sur la question des déplacés des régions libanaises bombardées, qui ont dépassé 1,1 million de personnes, M. Salam s’est défendu d’une quelconque négligence, en réponse aux critiques. « Les déplacements de population sont catastrophiques, nous avons aménagé 644 centres d'accueil sur tout le territoire », a-t-il précisé. « Nous ne fuyons pas nos responsabilités et ceux qui nous accusent de le faire cherchent à fuir leurs propres responsabilités dans le déclenchement de cette guerre », a-t-il affirmé, dans une claire allusion au Hezbollah.

Réseau du Hezbollah au Koweït et aux Emirats

Le Premier ministre a également été interrogé sur l’arrestation, au Koweït et aux Emirats arabes unis cette semaine, de réseaux partisans du Hezbollah qui projetaient, selon les autorités de ces deux pays, de mener des opérations visant à déstabiliser les régimes en place et à semer le chaos. Ces deux pays font partie des Etats du Golfe qui sont régulièrement attaqués par l’Iran depuis que ce pays est en guerre avec Israël et les Etats-Unis.

« J’ai contacté les autorités koweitiennes et émiraties pour leur dire que nous ferons notre possible pour les aider à arrêter ces réseaux qui sévissent dans leurs pays », a répondu M. Salam, rappelant que le Liban a fortement dénoncé les attaques iraniennes sur leur sol.

« Mettre un terme à ce conflit aujourd'hui au Liban est notre priorité absolue et nous déployons tous les efforts diplomatiques nécessaires pour cela, d'où notre proposition de négociations directes », a également assuré M. Salam. Il a nié qu’un quelconque remaniement ministériel, notamment pour remplacer les ministres du Hezbollah et d’Amal, ne soit en cours. « Je n’ai pas peur pour ma vie et j’ai la conscience tranquille », a conclu le Premier ministre.

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