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01.07.2026 à 12:47

Espagne : "plus d'un million" de demandes de régularisation déposées dans le cadre d'un plan massif du gouvernement

Florian Chaaban

"'Plus d'un million' de demandes de régularisation ont été déposées en Espagne par des étrangers en situation irrégulière dans le cadre d'un plan massif du gouvernement socialiste lancé à la mi-avril et qui [s'est terminé mardi 30 juin], a annoncé le Premier ministre, Pedro Sánchez" [Le Monde]. "Un rapport de la police nationale estime même à […]

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Texte intégral (2384 mots)
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez (ici lors du Conseil européen le 19 juin 2026), souhaite que "le monde voie l'Espagne comme un pays qui respecte, protège et garantit les droits humains" - Crédits : Conseil européen
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez (ici lors du Conseil européen le 19 juin 2026), souhaite que "le monde voie l'Espagne comme un pays qui respecte, protège et garantit les droits humains" - Crédits : Conseil européen

"'Plus d'un million' de demandes de régularisation ont été déposées en Espagne par des étrangers en situation irrégulière dans le cadre d'un plan massif du gouvernement socialiste lancé à la mi-avril et qui [s'est terminé mardi 30 juin], a annoncé le Premier ministre, Pedro Sánchez" [Le Monde]. "Un rapport de la police nationale estime même à 1,3 million le nombre total de demandes", relaie la RTS.

"Le fait [qu'autant] de personnes aient sollicité la régularisation montre à quel point elle était nécessaire", a déclaré le dirigeant socialiste [Les Échos]. "Favorable à une politique d'accueil, son gouvernement de gauche fait figure d'exception sur la question migratoire au sein de l'Union européenne, à rebours du durcissement opéré par de nombreux pays" [Le Figaro].

Un dispositif né d'une initiative citoyenne

"Cette campagne de régularisation trouve son origine dans une initiative citoyenne de 2024 soutenue par plus de 700 000 Espagnols, des centaines d'organisations humanitaires, des groupes d'entreprises et l'Église catholique", rappelle Politico. En avril dernier, le gouvernement "a approuvé un décret royal accordant aux candidats un peu plus de trois mois pour déposer leur demande afin de bénéficier de ce dispositif", qui permet d'accorder "des titres de séjour renouvelables à tous les demandeurs résidant en Espagne depuis [le 1er janvier] et n'ayant pas de casier judiciaire".

"Dans le cadre de ce plan de régularisation massif, les autorités ont trois mois pour traiter les demandes et délivrer – ou non – aux demandeurs un permis de séjour et de travail uniquement valable en Espagne" [Le Monde]. Selon plusieurs médias, les personnes originaires d'Amérique latine figurent parmi les principaux publics concernés.

Une politique "légale, sûre et ordonnée"

En pleine tourmente en raison de "scandales de corruption et de trafic d'influence touchant son entourage proche et le parti socialiste (PSOE) qu'il dirige, Pedro Sánchez a fait de ce plan l'étendard de l'action de son gouvernement, à un an de la fin de la législature" [France 24]. Il défend une politique migratoire"légale, sûre et ordonnée".

Selon lui, l'immigration est "nécessaire" pour soutenir "les besoins de l'économie" espagnole, notamment dans les régions du pays vidées de leur population [Le Monde]. Le dirigeant de 54 ans estime aussi que "sans l'immigration, le PIB de l'Espagne serait inférieur de 19 % en 2050" [The Guardian]. Un argument économique auquel s'ajoute l'enjeu du vieillissement de la population.

Pedro Sánchez a toujours été un "fervent défenseur de la nécessité de l'immigration, à une époque où d'autres dirigeants européens ont adopté le discours de l'extrême droite pour tenter de convaincre les électeurs qu'ils prenaient eux aussi l'immigration au sérieux" [The Guardian].

Lors du dernier Conseil européen, il a tenté "de rassurer les chefs des États membres" [Les Échos], faisant valoir une immigration "fortement attachée à l'Espagne par la langue commune et des liens à la fois culturels et familiaux".

Une "invasion" dénoncée à l'extrême droite

Cette proximité n'empêche pas le parti d'extrême droite Vox de dénoncer une "invasion étrangère", en réclamant une "priorité nationale", complète le quotidien. De son côté, "le Parti populaire espagnol [PP, grand parti de droite] a finalement 'pris ses distances' avec le texte promu par le gouvernement de Sánchez" après avoir "initialement annoncé son soutien à [l'initiative]", écrit Courrier international, qui cite la RTVE. Le PP se rapproche ainsi de la ligne défendue par l'extrême droite.

Le Premier ministre reproche à ces formations d'"alimenter la peur [et d']agiter des discours xénophobes qui ne résolvent aucun problème" [Le Monde]. "À l'occasion du dernier jour du plan de régularisation, le septième dans l'histoire moderne de l'Espagne, [il] a annoncé la création d'un 'plan d'intégration et de citoyenneté' doté de '500 millions d'euros la première année'".

La Cour suprême envisage de saisir la justice européenne

La Cour suprême espagnole a évoqué "la possibilité de saisir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) au sujet de la procédure de régularisation extraordinaire des immigrés menée en Espagne, au cas où celle-ci entrerait en conflit avec le droit communautaire" [RTVE].

Selon le quotidien national El País, la juridiction a demandé aux "exécutifs régionaux d'Aragon et de Valence [qui avaient déposé des recours concernant le dispositif mis en place, ndlr.] ainsi qu'au bureau de l'Avocat général de l'État s'ils estiment qu'il convient de saisir la CJUE d'une question préjudicielle afin qu'elle précise si la réglementation espagnole enfreint le Pacte de l'UE sur la migration et l'asile adopté en 2024" et entré en application le 12 juin 2026.

Une telle saisine ne signifierait pas que la CJUE tranche directement le recours contre le plan espagnol. Elle viserait d'abord à clarifier certains points de droit européen. Même si l'affaire était portée devant la juridiction siégeant à Luxembourg, "cela signifierait simplement que la Cour serait amenée à 'lever des doutes précis [autour de certaines dispositions du décret royal] avant de se prononcer sur le fond de l'affaire'", conclut la RTVE.

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30.06.2026 à 13:11

La France s'aligne sur ses voisins concernant la taxation des petits colis extra-européens

Amélie Philotas

"La France rentre dans le rang" [Les Echos], "changeant ainsi son fusil d'épaule" [Libération]. Mardi 30 juin, le gouvernement français a annoncé suspendre à partir du 1er juillet la taxe française de 2 euros imposée aux petits colis extra-européens. Cette taxe, qui vise particulièrement les géants asiatiques tels que Shein, Temu ou AliExpress, devait être […]

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Texte intégral (1655 mots)
À compter du 1er juillet 2026, les petits colis extra-européens seront taxés à hauteur de 3 euros - Crédits : GKV / iStock
À compter du 1er juillet 2026, les petits colis extra-européens seront taxés à hauteur de 3 euros - Crédits : GKV / iStock

"La France rentre dans le rang" [Les Echos], "changeant ainsi son fusil d'épaule" [Libération]. Mardi 30 juin, le gouvernement français a annoncé suspendre à partir du 1er juillet la taxe française de 2 euros imposée aux petits colis extra-européens.

Cette taxe, qui vise particulièrement les géants asiatiques tels que Shein, Temu ou AliExpress, devait être additionnée au droit de douane européen de 3 euros, dont l'entrée en vigueur est prévue le même jour. Elle sera finalement remplacée par cette dernière, harmonisant les règles pour l'ensemble du marché unique.

L'uniformité de la taxe à l'échelle de l'UE évitera notamment aux plateformes extra-européennes de contourner les droits de douane en passant par des pays tiers, comme c'est majoritairement le cas depuis l'instauration de la taxe française, le 1er mars dernier.

Cette taxe "sera due pour chaque type d'articles, quel que soit leur nombre : si un colis comprend par exemple un t-shirt et une paire de chaussures, il faudra la payer deux fois", rapporte France 24. "Si le paquet comprend 5, 10 ou même 15 t-shirts, et aucun autre type d'articles, elle ne sera prélevée qu'une fois. Cette bizarrerie administrative est liée à la façon dont les droits de douane sont calculés au sein de l'UE."

S'aligner sur le marché européen

"Au 1er mars, la France a mis en place une taxe de 2 euros par catégorie d’articles achetés sur les plateformes d’e-commerce extra-européennes pour freiner l’afflux de 'colis', de moins de 150 euros, en provenance de Chine", rappelle Le Monde.

Initialement, cette mesure devait se cumuler, dès le 1er juillet, avec le droit de douane européen de 3 euros par type d'article commandé, portant le total de taxation à 5 euros pour la France, contre 3 euros pour le reste des pays de l'Union européenne.

Le 30 juin, le gouvernement français a finalement annoncé revenir sur cette mesure : "comme nous sommes dans un marché unique, que nous travaillons avec nos partenaires européens, il ne se justifie plus de garder uniquement notre taxe [sur les] colis en plus du nouveau droit de douane de 3 euros", a expliqué à l'AFP le cabinet du ministre du Commerce, Serge Papin [Le Monde].

L'Italie, qui avait également imposé une taxation de 2 euros sur les petits colis depuis le 1er janvier 2026, a, le 22 juin, décidé le reporter le cumul des taxes au 1er octobre en raison de l'entrée en vigueur de la taxation européenne. Là aussi, cette mesure "servira à éviter le chevauchement des deux taxes qui auraient été déclenchées", rapporte le média italien Il Post.

Harmoniser : la clé face au contournement

La décision française et italienne se justifient également par le faible impact de cette taxe depuis que les plateformes de e-commerce ont trouvé le moyen de la contourner en expédiant par avion les marchandises dans d'autres pays européens, puis en les acheminant par la route jusque dans le pays concerné.  

Dans l'Hexagone, cette stratégie provoque "un 'déport de volume' de 'l'ordre de 90 % depuis le 1er mars', avait estimé à la mi-mai le directeur général des douanes, Florian Colas, évaluant le rendement de la taxe à 2,3 millions par mois, loin des 400 millions d'euros prévus sur l'année par le budget 2026" [France Info].

Face aux intérêts français ébranlés, Shein avait rappelé que "dans le respect du droit de l'Union européenne, une fois les marchandises légalement importées et mises en libre circulation, elles peuvent circuler au sein de l'Union européenne" [BFM Business]. D'où la nécessité d'une harmonisation douanière au sein des Vingt-Sept.

Une suspension "tactique" par une France "pionnière"

Selon le ministre du Commerce, Serge Papin, la suspension "éphémère" de la taxe française est d'ordre "tactique" pour "laisser s'installer la taxe européenne" et ne pas léser la France face à ses autres voisins européens à partir de juillet (la taxation d'un colis bénéficie au pays dans lequel arrive ce dernier) [TF1 Info].

"La taxe est temporaire […] et mise en place jusqu'à une refonte en profondeur du système douanier européen, prévue dans deux ans. Par ailleurs, elle sera complétée à partir de novembre par des 'frais de traitement', qui aideront à financer les services douaniers. Le montant n'a pas encore été fixé mais pourrait s'élever à deux euros par colis." [France 24]

Alors que la taxation des petits colis anticipée par la France entre mars et juillet n'a pas produit le résultat prévu par le budget 2026, le cabinet du ministre du Commerce parle toutefois d'une France "pionnière" en termes de taxation des petits colis. Serge Papin estime lui que "nous avons obtenu gain de cause" car "notre objectif était […] de pousser l'Europe à prendre des mesures" [France Info].

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29.06.2026 à 12:37

Canicule : alerte rouge aux Pays-Bas et dans les Balkans, systèmes de santé sous tension… l'Europe bat des records de température

Manon Mazuir

"Le pavé de Berlin, brûlant comme jamais", des pompiers "déployés dans les rues [de Prague] pour brumiser la vieille ville", des "problèmes cardiaques et de déshydratation [qui] s'accumulent [à Liège]" énumère France info. Le week-end dernier, "le Vieux Continent [a une nouvelle fois été] en surchauffe". "Au moins 193 millions d’habitants en Europe, dont 75 millions en […]

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Texte intégral (2371 mots)
Malgré les différents épisodes caniculaires, les mesures d’adaptation adoptées en Europe sont insuffisantes, estime le Conseil scientifique consultatif européen sur le climat - Crédits : Xurzon /iStock
Malgré les différents épisodes caniculaires, les mesures d’adaptation adoptées en Europe sont insuffisantes, estime le Conseil scientifique consultatif européen sur le climat - Crédits : Xurzon /iStock

"Le pavé de Berlin, brûlant comme jamais", des pompiers "déployés dans les rues [de Prague] pour brumiser la vieille ville", des "problèmes cardiaques et de déshydratation [qui] s'accumulent [à Liège]" énumère France info. Le week-end dernier, "le Vieux Continent [a une nouvelle fois été] en surchauffe".

"Au moins 193 millions d’habitants en Europe, dont 75 millions en Allemagne, ont connu des températures supérieures à 35 °C à un moment de la journée" samedi 27 juin, selon les calculs de l’Agence France-Presse [Le Monde].

"Les records se sont accumulés : le Danemark n’a jamais eu aussi chaud depuis la création des relevés météo en 1874, avec une température montant jusqu’à 37 °C. La République tchèque a, elle, enregistré son record de température à 40,6 °C. L’Allemagne a aussi battu, samedi, un nouveau record, avec 41,5 °C", liste le journal du soir.

Mais ce n'est pas tout. Aux Pays-Bas aussi, pays pourtant au nord de l'Europe,"une alerte rouge inédite est [entrée] en vigueur" vendredi dernier. "La plupart des écoles sont restées fermées vendredi et les autorités ont demandé de limiter les déplacements", explique Libération. La Pologne a également "battu son record historique de chaleur avec des températures atteignant 40,5 °C à Słubice, à la frontière polono-allemande", de même que la Hongrie "avec 40,7 °C enregistrés à Budakalász" [The Guardian].

"La canicule se déplace désormais vers le sud-est. Les Balkans sont en alerte rouge, notamment sur toute la côte Adriatique croate. Des températures de 39 °C sont attendues jusqu’à [aujourd'hui] en Serbie, en Macédoine du Nord, en Bosnie et au Monténégro", relate Libération.

1 300 décès en Europe

Des températures qui ont déjà un impact sanitaire considérable : "déjà 1 300 morts [sont] imputables à la canicule en Europe", d'après le bilan provisoire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), informe RFI. Avec un nombre élevé en France : selon Santé publique France, entre le 24 et le 28 juin "environ 1 000 décès supplémentaires ont été observés par rapport aux décès enregistrés les mois précédents" [Euronews].

"Dans plusieurs pays, le phénomène climatique et son cortège de pollution ont mis les systèmes de santé sous tension. […] Personnes âgées, malades chroniques, enfants, adolescents, personnes à la rue… la chaleur tue, par noyade, hyperthermie [ou] crise cardiaque", constate Le Monde. Selon les estimations, le nombre de décès en Europe est “disproportionnellement élevé par rapport à d’autres régions du monde”, avance Politico.

Plusieurs raisons peuvent être invoquées. Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS, a souligné dimanche que "les maisons, les lieux de travail et les écoles européens n'étaient pas construits pour ces températures", rapporte Euronews. Un constat corroboré par Politico : "les mesures prises pour protéger les Européens face à des étés de plus en plus chauds sont bien en deçà de ce qu’elles devraient être". "Le quotidien suisse Le Temps rappelle 'l’inadaptation des logements' en France, où budgets contraints et politique 'court-termiste' risquent d’entraîner, par exemple, la remise en location de 'passoires thermiques'", décrypte Courrier international.

Par ailleurs, "la climatisation reste peu répandue en Europe, y compris dans les établissements de santé. Or, selon une étude de 2007, [elle]  permettrait de réduire de 75 % les décès liés à la chaleur", relaie Courrier international se faisant l'écho de CBS News,"alors que seulement 20 % des Européens en sont équipés, contre 90 % des Américains" à ce jour. Surtout, l'Europe a une population vieillissante, et donc plus à risque.

Conséquences économiques

Au-delà des conséquences sanitaires, les répercussions économiques de ces épisodes de très fortes chaleurs "sont de plus en plus documentées, et loin d'être négligeables", alerte France Culture. Selon une étude récente publiée par l'assureur Allianz Trade, "les pertes cumulées dans les économies les plus exposées pourraient atteindre 5 à 7% du PIB sur la période 2026-2030, ce qui représente 210 milliards d'euros pour la France", détaille le média français. Et de poursuivre : "l'impact économique est particulièrement prononcé pour la France, y compris au sein de l'Europe" .

L'agriculture n'y échappe pas. Exemple représentatif de ce phénomène : le fleuve Pô en Italie qui "irrigue la plaine du même nom, inquiète. Celui-ci n’est jamais descendu aussi bas, aussi tôt dans la saison, et la chaleur précoce fait craindre une sécheresse destructrice pour les cultures dès le mois de juillet" [RFI]. Résultat : "les agriculteurs pourraient abandonner une partie de leurs récoltes". 

Une canicule vitrine du réchauffement climatique

"Les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique", rappelle Le Monde. "Le Vieux Continent se réchauffe deux fois plus vite, en moyenne, que le reste du monde. En 2025 - la troisième année la plus chaude depuis qu’il existe des relevés -, la quasi-totalité de l’Europe (au moins 95 % du territoire) a connu des températures annuelles supérieures à la moyenne calculée sur la période 1991-2020", s'alarme Courrier international.

La position géographique de l'Europe l'expose "à des modifications des courants de l’atmosphère induites par le changement climatique. La partie nord du continent est aussi proche de l’Arctique, une région qui se réchauffe encore plus vite, avec des conséquences pour le climat européen", fait valoir RFI. Autre explication de la radio française : "le continent est également celui où la qualité de l’air s’est le plus améliorée. Une bonne nouvelle pour la santé, mais la réduction des particules polluantes - qui renvoient une partie de la chaleur du soleil vers l’espace – accentue paradoxalement le réchauffement".

"La canicule actuelle montre une nouvelle fois que le réchauffement produit déjà des dégâts appelés à s’aggraver. Malgré cela, les mesures d’adaptation adoptées par le continent sont insuffisantes", a estimé récemment le Conseil scientifique consultatif européen sur le climat, conclut RFI.

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