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INSTITUT DE RELATIONS INTERNATIONALES ET STRATÉGIQUES
Think tank français spécialisé sur les questions géopolitiques et stratégiques

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30.04.2026 à 17:21

10ᵉ Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité

stagiaire-comm@iris-france.org

La 10ᵉ édition du Forum de Dakar, première organisée à 100 % par le Sénégal sans co-organisation française, s’est tenue les 20 et 21 avril 2026 sur le thème « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté ». Plus de 700 participants, 60 pays, un panel de haut niveau, deux plénières et six ateliers. Le Forum a accouché d’une initiative phare — la Doctrine de Dakar sur la prévention des conflits — et d’un constat nouveau : la paix africaine ne sera ni importée, ni déléguée, ni improvisée. Mais l’épisode marquant restera la passe d’armes entre le ministre malien Abdoulaye Diop et le professeur Maurice Dione (Université Gaston Berger), qui a cristallisé la fracture entre la diplomatie des juntes sahéliennes et la pensée académique africaine, qui reste au fond, attachée aux normes démocratiques.

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La 10ᵉ édition du Forum de Dakar, première organisée à 100 % par le Sénégal sans co-organisation française, s’est tenue les 20 et 21 avril 2026 sur le thème « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté ». Plus de 700 participants, 60 pays, un panel de haut niveau, deux plénières et six ateliers. Le Forum a accouché d’une initiative phare — la Doctrine de Dakar sur la prévention des conflits — et d’un constat nouveau : la paix africaine ne sera ni importée, ni déléguée, ni improvisée. Mais l’épisode marquant restera la passe d’armes entre le ministre malien Abdoulaye Diop et le professeur Maurice Dione (Université Gaston Berger), qui a cristallisé la fracture entre la diplomatie des juntes sahéliennes et la pensée académique africaine, qui reste au fond, attachée aux normes démocratiques.

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30.04.2026 à 17:07

Trump/Iran : Nier la réalité ne la change pas

Déborah Yapi

Alors que Donald Trump s’efforce d’afficher un contrôle total face à l’Iran, la réalité semble lui échapper un peu plus chaque jour. Les scénarios évoqués (guerre rapide, changement de régime, fin du programme nucléaire) se sont progressivement évaporés. Ce qui devait être une démonstration de leadership s’apparente aujourd’hui à une impasse stratégique. En tentant d’imposer un rapport de force, Donald Trump a surtout mis en lumière une absence de vision stratégique et une posture de suiveur vis-à-vis de Benyamin Netanyahou.   L’idée d’une toute-puissance américaine en ressort profondément fragilisée. Une fois encore, l’interventionnisme militaire montre ses limites : loin d’apporter des solutions, il produit des blocages durables et des effets contraires aux objectifs initiaux. Pendant ce temps, la République islamique d’Iran gagne du temps. Parallèlement, la pression exercée sur les marchés énergétiques par le blocage du détroit d’Ormuz, avec un baril en forte hausse, est favorable aux compagnies pétrolières américaines. Néanmoins, la  crise énergétique qu’elle engendre ne risque-t-elle pas de retourner l’opinion publique mondiale contre les États-Unis, étant eux même à l’origine de cette guerre ? Ce contexte pourrait-il s’avérer favorable à la Chine qui est en capacité de produire de l’énergie décarbonée à un coût actuellement moindre ? Face à cette conjoncture, les lignes commencent à bouger au sein même des États-Unis : les démocrates se réveillent, le doute s’installe chez certains soutiens de Trump. Cette fragilisation interne peut-elle remettre en cause la poursuite du conflit ? Jusqu’à quand cette stratégie peut-elle tenir politiquement ?   Mon analyse dans cette vidéo.

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Alors que Donald Trump s’efforce d’afficher un contrôle total face à l’Iran, la réalité semble lui échapper un peu plus chaque jour. Les scénarios évoqués (guerre rapide, changement de régime, fin du programme nucléaire) se sont progressivement évaporés.

Ce qui devait être une démonstration de leadership s’apparente aujourd’hui à une impasse stratégique. En tentant d’imposer un rapport de force, Donald Trump a surtout mis en lumière une absence de vision stratégique et une posture de suiveur vis-à-vis de Benyamin Netanyahou.  

L’idée d’une toute-puissance américaine en ressort profondément fragilisée. Une fois encore, l’interventionnisme militaire montre ses limites : loin d’apporter des solutions, il produit des blocages durables et des effets contraires aux objectifs initiaux. Pendant ce temps, la République islamique d’Iran gagne du temps.

Parallèlement, la pression exercée sur les marchés énergétiques par le blocage du détroit d’Ormuz, avec un baril en forte hausse, est favorable aux compagnies pétrolières américaines. Néanmoins, la  crise énergétique qu’elle engendre ne risque-t-elle pas de retourner l’opinion publique mondiale contre les États-Unis, étant eux même à l’origine de cette guerre ? Ce contexte pourrait-il s’avérer favorable à la Chine qui est en capacité de produire de l’énergie décarbonée à un coût actuellement moindre ?

Face à cette conjoncture, les lignes commencent à bouger au sein même des États-Unis : les démocrates se réveillent, le doute s’installe chez certains soutiens de Trump. Cette fragilisation interne peut-elle remettre en cause la poursuite du conflit ? Jusqu’à quand cette stratégie peut-elle tenir politiquement ?  

Mon analyse dans cette vidéo.

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30.04.2026 à 12:26

La géopolitique est une préoccupation sous-estimée de l’électorat pour 2027

stagiaire-comm@iris-france.org

Alors que les guerres et les conflits voient leur définition, leur périmètre et leurs modalités s’étendre, penser que l’électorat se désintéresse de ces questions géopolitiques serait une erreur monumentale. Les bouleversements géopolitiques préoccupent plus fortement les Françaises et les Français qu’on pourrait le croire. Une grande partie de la population, y compris dans la jeunesse, se passionne pour ces sujets, ainsi qu’en atteste le succès des podcasts, streams et livres spécialisés, l’engouement pour les enseignements de spécialité au lycée et l’intérêt pour les études supérieures proposant de tels cursus. Les conférences sur l’état du monde, à Paris et en régions, attirent elle aussi un large public. Ce sont des indicateurs forts d’un engouement qui ne fait que croître ces derniers mois, et dont il est indispensable de tenir compte dans la campagne pour les élections présidentielle et législative de 2027 qui va bientôt démarrer. Les guerres et les conflits voient leur définition, leur périmètre et leurs modalités s’étendre : non seulement ils n’ont, pour la plupart, plus de fin, mais ils vont bien au-delà de la seule utilisation des armes lourdes. Les désordres de l’information, les tentatives de déstabilisation des sociétés et des économies, la remise en cause des libertés et droits humains et des souverainetés territoriales nourrissent, légitimement, une anxiété collective. Les crises, ou celles qui sont vécues comme telles (énergétique, commerciale, environnementale, financière, migratoire, et bien sûr démocratique) – et on sait combien le ressenti collectif est un sujet sérieux, lui aussi sous-estimé –, sont bel et bien appréhendées comme des défis mondiaux par le grand public. Penser que l’électorat se désintéresse des questions géopolitiques serait donc une erreur monumentale. Apporter des réponses aux préoccupations de la population implique, dès lors, de dézoomer le planisphère : la France ne vit pas en vase clos. Saisir la complexité des mutations et des rapports de […]

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Texte intégral (938 mots)

Les bouleversements géopolitiques préoccupent plus fortement les Françaises et les Français qu’on pourrait le croire. Une grande partie de la population, y compris dans la jeunesse, se passionne pour ces sujets, ainsi qu’en atteste le succès des podcasts, streams et livres spécialisés, l’engouement pour les enseignements de spécialité au lycée et l’intérêt pour les études supérieures proposant de tels cursus. Les conférences sur l’état du monde, à Paris et en régions, attirent elle aussi un large public. Ce sont des indicateurs forts d’un engouement qui ne fait que croître ces derniers mois, et dont il est indispensable de tenir compte dans la campagne pour les élections présidentielle et législative de 2027 qui va bientôt démarrer.

Les guerres et les conflits voient leur définition, leur périmètre et leurs modalités s’étendre : non seulement ils n’ont, pour la plupart, plus de fin, mais ils vont bien au-delà de la seule utilisation des armes lourdes. Les désordres de l’information, les tentatives de déstabilisation des sociétés et des économies, la remise en cause des libertés et droits humains et des souverainetés territoriales nourrissent, légitimement, une anxiété collective. Les crises, ou celles qui sont vécues comme telles (énergétique, commerciale, environnementale, financière, migratoire, et bien sûr démocratique) – et on sait combien le ressenti collectif est un sujet sérieux, lui aussi sous-estimé –, sont bel et bien appréhendées comme des défis mondiaux par le grand public.

Penser que l’électorat se désintéresse des questions géopolitiques serait donc une erreur monumentale. Apporter des réponses aux préoccupations de la population implique, dès lors, de dézoomer le planisphère : la France ne vit pas en vase clos. Saisir la complexité des mutations et des rapports de force internationaux est incontournable si l’on veut avoir prise sur le monde, exercer une influence, anticiper, construire l’avenir. Un agenda nationalo-centré est un non-sens. Les électrices et les électeurs sont lassés des querelles d’égo du personnel politique et des disques rayés programmatiques. Parler à tout bout de champ de « sécurité », par exemple, est vain si l’on évacue les menaces pesant sur l’intégrité territoriale ou la souveraineté économique, énergétique et technologique de notre pays et des institutions, entreprises et populations européennes.

Oui, le monde est violent. Mais l’inquiétude et la sidération ne sont pas synonymes de résignation. La « diplomatie du gourdin » n’est pas une fatalité : le modèle, grandiloquent, de la menace, de l’intimidation, de l’extorsion (sans parler d’un niveau inédit de corruption et de népotisme) et de l’impérialisme commence à vaciller. Sa perte de crédibilité ne laissera pas longtemps de vide : par qui, par quoi sera-t-il comblé ? Allons-nous abandonner cette opportunité à la Chine, qui, aujourd’hui, a la prétention de reprendre le flambeau de la défense du droit international et de la stabilité ? Donald Trump et J.D. Vance ne font pas qu’insupporter les opinions publiques européennes : ils embarrassent, voire font perdre les extrêmes droites du Vieux Continent (Meloni, Orbán, etc.). Il faut en profiter.

Initier une dynamique mondiale en faveur d’une diplomatie des valeurs de liberté et de solidarité, garantir le respect du droit, renforcer la souveraineté de notre pays en misant sur la science, l’éducation, la culture (autant de richesses négligées), investir dans des outils technologiques maîtrisés (IA, monnaies numériques européennes, etc.), faire en sorte que la France pèse à nouveau dans le monde, renforcer l’influence des grandes organisations internationales (ONU, Unesco, OMS, etc.), fonder sans doute de nouvelles alliances, promouvoir une Europe de la défense, des principes démocratiques et de l’entraide. Bref créer un monde de libertés respectueuses de toutes et de tous, non par seul sens moral mais pas convergence d’intérêts qui fondent l’intérêt planétaire majoritaire. Voilà ce qui se joue dès aujourd’hui, et plus encore demain.

C’est pourquoi un projet de société rassembleur pour 2027 ne peut se passer d’une vision et d’un programme géopolitiques. Il lui faut, pour ce faire, s’appuyer sur des savoirs scientifiques et techniques, au-delà d’un certain brouhaha médiatique nourri du « commentariat » permanent d’experts auto-institués. Le grand public (donc l’électorat, toutes générations et classes sociales confondues) le demande et il a raison.

Cet article est une tribune initialement publiée sur le site du Nouvel Obs.

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