
13.04.2026 à 16:03
Coline Laroche
Depuis le retour au premier plan de la « sécurité économique » américaine, l’Afrique réapparait comme un théâtre explicite de sécurisation des ressources : cuivre pour l’électrification, cobalt et lithium pour les batteries, fer pour l’acier, sans compter les métaux critiques nécessaires aux semi-conducteurs et à certaines applications de défense. Le point de départ de Washington est connu : il n’existe pas de souveraineté minérale sans souveraineté industrielle. Or, sur une large partie des chaînes de valeur critiques, la Chine demeure dominante à la fois dans l’amont minier et surtout dans l’aval, c’est-à-dire le raffinage, la transformation et l’intégration industrielle. Dans ce contexte, la stratégie états-unienne ne peut plus être lue uniquement à travers le prisme des corridors. Les développements de début 2026 montrent une montée en gamme : les États-Unis cherchent désormais à sécuriser simultanément les routes, les volumes, les droits d’achat, et dans certains cas des positions capitalistiques dans les actifs eux-mêmes. Les corridors ne sont plus une fin, mais un levier de négociation.
L’article De Lobito à Project Vault : la montée en gamme de la stratégie minière états-unienne en Afrique est apparu en premier sur IRIS.
Depuis le retour au premier plan de la « sécurité économique » américaine, l’Afrique réapparait comme un théâtre explicite de sécurisation des ressources : cuivre pour l’électrification, cobalt et lithium pour les batteries, fer pour l’acier, sans compter les métaux critiques nécessaires aux semi-conducteurs et à certaines applications de défense. Le point de départ de Washington est connu : il n’existe pas de souveraineté minérale sans souveraineté industrielle. Or, sur une large partie des chaînes de valeur critiques, la Chine demeure dominante à la fois dans l’amont minier et surtout dans l’aval, c’est-à-dire le raffinage, la transformation et l’intégration industrielle.
Dans ce contexte, la stratégie états-unienne ne peut plus être lue uniquement à travers le prisme des corridors. Les développements de début 2026 montrent une montée en gamme : les États-Unis cherchent désormais à sécuriser simultanément les routes, les volumes, les droits d’achat, et dans certains cas des positions capitalistiques dans les actifs eux-mêmes. Les corridors ne sont plus une fin, mais un levier de négociation.
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10.04.2026 à 17:46
Déborah Yapi
John Mitchell (no relation) was Richard Nixon’s Attorney General during his first term. Mitchellthen served as Nixon’s campaign manager in 1972, a role that, naturally, led him to becomeenmeshed in the Watergate Scandal. In 1975, a few months after Nixon resigned, Mitchell wasfound guilty of perjury, obstruction of justice and conspiracy. He served 19 months in a federalpenitentiary.When it comes to being a disgrace to the Department of Justice, Mitchell had nothing on PamBondi.
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John Mitchell (no relation) was Richard Nixon’s Attorney General during his first term. Mitchell
then served as Nixon’s campaign manager in 1972, a role that, naturally, led him to become
enmeshed in the Watergate Scandal. In 1975, a few months after Nixon resigned, Mitchell was
found guilty of perjury, obstruction of justice and conspiracy. He served 19 months in a federal
penitentiary.
When it comes to being a disgrace to the Department of Justice, Mitchell had nothing on Pam
Bondi.
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10.04.2026 à 16:28
Déborah Yapi
Depuis plus d’un siècle, la Russie – d’abord soviétique, puis post-soviétique – conçoit l’information non comme un simple vecteur de communication, mais comme un instrument stratégique à part entière. Dès les années 1920, la propagande bolchevique ne se limitait pas à convaincre : elle visait à structurer les perceptions, à orienter les comportements et à fragiliser la cohésion des sociétés adverses. La désinformation n’était pas un artifice périphérique du pouvoir, mais l’un de ses fondements.Avec l’effondrement de l’Union soviétique et l’irruption du numérique, cette logique n’a pas disparu ; elle s’est transformée. À partir des années 1990, les stratèges russes ont intégré une réalité nouvelle : la domination ne se joue plus uniquement sur les champs de bataille matériels, mais dans les représentations mentales. La vérité elle-même devient alors un espace de confrontation. C’est dans ce contexte qu’émerge ce que Moscou qualifie successivement de guerre informationnelle, puis de guerre cognitive : une conflictualité diffuse, sans ligne de front, où l’objectif n’est plus de vaincre l’ennemi, mais de le désorienter, de l’épuiser psychologiquement, de fragmenter son rapport au réel.De Lénine à Poutine, une même ambition traverse les ruptures de régime : façonner la perception du réel afin de contraindre l’action de l’autre. Face à cette stratégie, les réponses les plus décisives ne relèvent plus exclusivement de la puissance militaire, mais de la rapidité de l’information, de la transparence des institutions et de la résilience cognitive des sociétés.
L’article De la désinformation soviétique à la guerre cognitive russe : un siècle d’art de la guerre des esprits est apparu en premier sur IRIS.
Depuis plus d’un siècle, la Russie – d’abord soviétique, puis post-soviétique – conçoit l’information non comme un simple vecteur de communication, mais comme un instrument stratégique à part entière. Dès les années 1920, la propagande bolchevique ne se limitait pas à convaincre : elle visait à structurer les perceptions, à orienter les comportements et à fragiliser la cohésion des sociétés adverses. La désinformation n’était pas un artifice périphérique du pouvoir, mais l’un de ses fondements.
Avec l’effondrement de l’Union soviétique et l’irruption du numérique, cette logique n’a pas disparu ; elle s’est transformée. À partir des années 1990, les stratèges russes ont intégré une réalité nouvelle : la domination ne se joue plus uniquement sur les champs de bataille matériels, mais dans les représentations mentales. La vérité elle-même devient alors un espace de confrontation. C’est dans ce contexte qu’émerge ce que Moscou qualifie successivement de guerre informationnelle, puis de guerre cognitive : une conflictualité diffuse, sans ligne de front, où l’objectif n’est plus de vaincre l’ennemi, mais de le désorienter, de l’épuiser psychologiquement, de fragmenter son rapport au réel.
De Lénine à Poutine, une même ambition traverse les ruptures de régime : façonner la perception du réel afin de contraindre l’action de l’autre. Face à cette stratégie, les réponses les plus décisives ne relèvent plus exclusivement de la puissance militaire, mais de la rapidité de l’information, de la transparence des institutions et de la résilience cognitive des sociétés.
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