
04.06.2026 à 14:32
stagiaire-comm@iris-france.org
Le 31 mai, les Colombiens étaient appelés aux urnes pour le premier tour de l’élection présidentielle. Le scrutin a vu arriver en tête le candidat de droite radicale Abelardo de la Espriella, devant Ivan Cepeda, représentant du parti de gauche du président sortant Gustavo Petro. Ces résultats témoignent des profondes divisions qui traversent la société et la vie politique colombiennes, dans un contexte marqué par la persistance des violences armées, du narcotrafic et des inégalités sociales. Le second tour, prévu le 21 juin, devra départager deux visions opposées de l’avenir du pays. Comment interpréter les résultats de ce premier tour ? Que révèlent-ils de l’état de la société colombienne et du paysage politique à la fin du mandat de Gustavo Petro ? Comment expliquer la progression de la droite radicale ? Quels électorats pourraient faire la différence lors du second tour ? Enfin, quelles conséquences ce scrutin pourrait-il avoir pour l’avenir politique et diplomatique de la Colombie ? Nouvelle chronique de l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS et responsable du Programme Amérique latine/Caraïbe.
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Le 31 mai, les Colombiens étaient appelés aux urnes pour le premier tour de l’élection présidentielle. Le scrutin a vu arriver en tête le candidat de droite radicale Abelardo de la Espriella, devant Ivan Cepeda, représentant du parti de gauche du président sortant Gustavo Petro. Ces résultats témoignent des profondes divisions qui traversent la société et la vie politique colombiennes, dans un contexte marqué par la persistance des violences armées, du narcotrafic et des inégalités sociales. Le second tour, prévu le 21 juin, devra départager deux visions opposées de l’avenir du pays.
Comment interpréter les résultats de ce premier tour ? Que révèlent-ils de l’état de la société colombienne et du paysage politique à la fin du mandat de Gustavo Petro ? Comment expliquer la progression de la droite radicale ? Quels électorats pourraient faire la différence lors du second tour ? Enfin, quelles conséquences ce scrutin pourrait-il avoir pour l’avenir politique et diplomatique de la Colombie ?
Nouvelle chronique de l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS et responsable du Programme Amérique latine/Caraïbe.
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04.06.2026 à 14:26
Coline Laroche
The crisis unfolding in Mali since April 2026 constitutes one of the most revealing test cases for external security engagement in the Sahel. Over the past decade, the country has undergone a sequence of transformations — from state collapse to international intervention, and more recently to a strategy of post-alignment centred on sovereignty and diversified partnerships.1 Yet instability has persisted, expanded geographically, and become more structurally embedded. This trajectory reveals a central paradox: the Sahel has been among the most heavily intervened regions globally, yet it remains one of the least stable. Mali illustrates why. The problem has not been a lack of engagement, but a persistent mismatch between the nature of the crisis and the instruments deployed to address it. External actors have consistently privileged military responses to what are fundamentally political, institutional, and socioeconomic challenges. More broadly, Mali highlights the structural limits of externally driven security models in environments characterised by weak state capacity, fragmented authority, and resilient local conflict systems. It is therefore not simply a national crisis but a lens through which to understand the transformation of insecurity across the Sahel and its regional and international implications. Furthermore, Mali’s instability is a major concern for the Maghreb countries and their security, particularly for neighbouring states such as Algeria, due to the risk of instability and insecurity spilling over into their own territories.
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The crisis unfolding in Mali since April 2026 constitutes one of the most revealing test cases for external security engagement in the Sahel. Over the past decade, the country has undergone a sequence of transformations — from state collapse to international intervention, and more recently to a strategy of post-alignment centred on sovereignty and diversified partnerships.1 Yet instability has persisted, expanded geographically, and become more structurally embedded.
This trajectory reveals a central paradox: the Sahel has been among the most heavily intervened regions globally, yet it remains one of the least stable. Mali illustrates why. The problem has not been a lack of engagement, but a persistent mismatch between the nature of the crisis and the instruments deployed to address it. External actors have consistently privileged military responses to what are fundamentally political, institutional, and socioeconomic challenges.
More broadly, Mali highlights the structural limits of externally driven security models in environments characterised by weak state capacity, fragmented authority, and resilient local conflict systems. It is therefore not simply a national crisis but a lens through which to understand the transformation of insecurity across the Sahel and its regional and international implications.
Furthermore, Mali’s instability is a major concern for the Maghreb countries and their security, particularly for neighbouring states such as Algeria, due to the risk of instability and insecurity spilling over into their own territories.
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03.06.2026 à 17:51
stagiairedecomm@iris-france.org
Longtemps reléguées au second plan dans les analyses économiques, les matières premières sont aujourd’hui revenues au cœur des enjeux stratégiques mondiaux. La multiplication conflits et des tensions géopolitiques rappellent à quel point les économies mondiales demeurent dépendantes de l’accès aux ressources naturelles et du bon fonctionnement des chaînes d’approvisionnement. La guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz ont démontré qu’un point de passage stratégique constitue bien plus qu’un enjeu régional et peut affecter l’ensemble de l’économie mondiale. De même, les matières premières occupent une place déterminante dans la transition énergétique, notamment pour l’accès aux métaux indispensables à la production et au stockage de l’électricité. Enfin, elles constituent un enjeu majeur de souveraineté économique et industrielle. La sécurisation des approvisionnements est devenue une priorité stratégique pour les États qui cherchent à limiter leurs vulnérabilités et à renforcer leur autonomie. Dans ce contexte, les matières premières apparaissent comme un élément déterminant dans les rapports de force et les équilibres économiques et géopolitiques mondiaux. Dans quelle mesure les matières premières constituent-elles encore un véritable levier de puissance pour les États ? Quels sont les métaux et minerais devenus stratégiques dans le cadre de la transition énergétique et de la révolution numérique ? L’abondance de ressources naturelles est-elle un atout pour le développement ou peut-elle se transformer en « malédiction des matières premières » pour les pays producteurs ? Comment les grandes puissances, notamment la Chine, sont-elles parvenues à sécuriser leurs approvisionnements ? Dans quelle mesure l’intelligence artificielle pourrait-elle redéfinir le marché des matières premières ? Autant d’enjeux abordés avec Philippe Chalmin, économiste et historien, spécialiste des marchés de matières premières, à l’occasion de la publication de la 40e édition du rapport Cyclope (Éditions Economica, 2026).
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Longtemps reléguées au second plan dans les analyses économiques, les matières premières sont aujourd’hui revenues au cœur des enjeux stratégiques mondiaux. La multiplication conflits et des tensions géopolitiques rappellent à quel point les économies mondiales demeurent dépendantes de l’accès aux ressources naturelles et du bon fonctionnement des chaînes d’approvisionnement. La guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz ont démontré qu’un point de passage stratégique constitue bien plus qu’un enjeu régional et peut affecter l’ensemble de l’économie mondiale. De même, les matières premières occupent une place déterminante dans la transition énergétique, notamment pour l’accès aux métaux indispensables à la production et au stockage de l’électricité. Enfin, elles constituent un enjeu majeur de souveraineté économique et industrielle. La sécurisation des approvisionnements est devenue une priorité stratégique pour les États qui cherchent à limiter leurs vulnérabilités et à renforcer leur autonomie. Dans ce contexte, les matières premières apparaissent comme un élément déterminant dans les rapports de force et les équilibres économiques et géopolitiques mondiaux.
Dans quelle mesure les matières premières constituent-elles encore un véritable levier de puissance pour les États ? Quels sont les métaux et minerais devenus stratégiques dans le cadre de la transition énergétique et de la révolution numérique ? L’abondance de ressources naturelles est-elle un atout pour le développement ou peut-elle se transformer en « malédiction des matières premières » pour les pays producteurs ? Comment les grandes puissances, notamment la Chine, sont-elles parvenues à sécuriser leurs approvisionnements ? Dans quelle mesure l’intelligence artificielle pourrait-elle redéfinir le marché des matières premières ?
Autant d’enjeux abordés avec Philippe Chalmin, économiste et historien, spécialiste des marchés de matières premières, à l’occasion de la publication de la 40e édition du rapport Cyclope (Éditions Economica, 2026).
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