
13.08.2026 à 15:20
Coline Laroche
Cette note a été initialement publiée en anglais sur le site du Sejong Institute sous la forme d’un Sejong Focus le 21 avril 2026. Elle a été traduite en français par son auteur et légèrement remaniée. Elle s’inscrit dans la perspective de la visite du président sud-coréen Lee Jae-myung en France les 7 et 8 septembre 2026 avec le souhait d’approfondir la coopération stratégique entre les deux pays dans un domaine structurant. À l’occasion du sommet franco-coréen du 3 avril 2026, les relations entre les deux pays ont été rehaussées au rang de « partenariat stratégique global », et un mémorandum d’entente (Memorandum of Understanding – MoU) de coopération globale sur l’ensemble du cycle du combustible nucléaire a été signé entre Korea Hydro & Nuclear Power (KHNP) et Orano, l’entreprise publique française du cycle du combustible. Ce MoU se concentre toutefois essentiellement sur la construction de nouveaux réacteurs et la coopération en matière d’approvisionnement en combustible, sans aborder, à ce stade, la question du retraitement du combustible usé comme enjeu central. Cela étant, le simple fait qu’un cadre institutionnel de coopération nucléaire franco-coréenne ait été établi ouvre une fenêtre politique favorable à l’engagement de véritables discussions sur l’aval du cycle (l’ensemble des opérations de gestion du combustible après son utilisation en réacteur : entreposage, retraitement, stockage définitif), y compris le combustible usé. Le présent article analyse les possibilités et les conditions d’une telle coopération et propose une feuille de route stratégique réaliste.
L’article La crise de l’entreposage du combustible nucléaire usé en Corée et l’alerte pour 2030 est apparu en premier sur IRIS.
Cette note a été initialement publiée en anglais sur le site du Sejong Institute sous la forme d’un Sejong Focus le 21 avril 2026. Elle a été traduite en français par son auteur et légèrement remaniée. Elle s’inscrit dans la perspective de la visite du président sud-coréen Lee Jae-myung en France les 7 et 8 septembre 2026 avec le souhait d’approfondir la coopération stratégique entre les deux pays dans un domaine structurant.
À l’occasion du sommet franco-coréen du 3 avril 2026, les relations entre les deux pays ont été rehaussées au rang de « partenariat stratégique global », et un mémorandum d’entente (Memorandum of Understanding – MoU) de coopération globale sur l’ensemble du cycle du combustible nucléaire a été signé entre Korea Hydro & Nuclear Power (KHNP) et Orano, l’entreprise publique française du cycle du combustible. Ce MoU se concentre toutefois essentiellement sur la construction de nouveaux réacteurs et la coopération en matière d’approvisionnement en combustible, sans aborder, à ce stade, la question du retraitement du combustible usé comme enjeu central. Cela étant, le simple fait qu’un cadre institutionnel de coopération nucléaire franco-coréenne ait été établi ouvre une fenêtre politique favorable à l’engagement de véritables discussions sur l’aval du cycle (l’ensemble des opérations de gestion du combustible après son utilisation en réacteur : entreposage, retraitement, stockage définitif), y compris le combustible usé. Le présent article analyse les possibilités et les conditions d’une telle coopération et propose une feuille de route stratégique réaliste.
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10.08.2026 à 15:33
Coline Laroche
La signature d’un accord de défense et d’assistance mutuelle en cas d’agression entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan le 7 août 2026 n’est pas une surprise en soi. Depuis quelque temps le rapprochement entre ces trois pays était en marche. Le 17 septembre 2025, l’Arabie saoudite avait conclu avec le Pakistan un accord de défense et un renforcement de la coopération mutuelle. Quant à la Turquie et à l’Arabie saoudite, elles parrainent la Syrie d’Ahmed Al-Charaa et sont très proches dans de multiples domaines. Naissance d’un « axe sunnite » ? Bien que les signataires de l’accord s’en défendent, il s’agit bel et bien d’un « axe sunnite » en réponse à la menace équivalente côté iranien chiite. Le choix du lieu et de la temporalité pour cette signature est important. L’accord a été signé à la Mecque le lieu le plus sacré pour les musulmans sunnites. Par ailleurs, il intervient quelques jours après des attaques de milices irakiennes pro-iraniennes contre l’Arabie saoudite, la riposte saoudienne et le réveil de la menace Houthi en mer rouge. Les limites de l’accord Cet accord qui prévoit une assistance mutuelle en cas d’attaque contre l’un des pays signataires soulève cependant quelques questions qui pour l’instant n’ont pas de réponse. La première est la portée réelle de ces engagements. Le Pakistan est certes un allié de l’Arabie saoudite et la seule puissance nucléaire musulmane, mais il entretient en même temps des relations très étroites avec son voisin iranien. Il est donc peu probable que ce pays s’engage dans un conflit avec l’Iran. La Turquie, quant à elle, a vocation à être une puissance régionale et est dotée d’une armée puissante et d’une industrie d’armement innovante et dynamique mais elle est également membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Elle a donc des engagements qui pourraient […]
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La signature d’un accord de défense et d’assistance mutuelle en cas d’agression entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan le 7 août 2026 n’est pas une surprise en soi. Depuis quelque temps le rapprochement entre ces trois pays était en marche. Le 17 septembre 2025, l’Arabie saoudite avait conclu avec le Pakistan un accord de défense et un renforcement de la coopération mutuelle. Quant à la Turquie et à l’Arabie saoudite, elles parrainent la Syrie d’Ahmed Al-Charaa et sont très proches dans de multiples domaines.
Bien que les signataires de l’accord s’en défendent, il s’agit bel et bien d’un « axe sunnite » en réponse à la menace équivalente côté iranien chiite. Le choix du lieu et de la temporalité pour cette signature est important. L’accord a été signé à la Mecque le lieu le plus sacré pour les musulmans sunnites. Par ailleurs, il intervient quelques jours après des attaques de milices irakiennes pro-iraniennes contre l’Arabie saoudite, la riposte saoudienne et le réveil de la menace Houthi en mer rouge.
Cet accord qui prévoit une assistance mutuelle en cas d’attaque contre l’un des pays signataires soulève cependant quelques questions qui pour l’instant n’ont pas de réponse. La première est la portée réelle de ces engagements. Le Pakistan est certes un allié de l’Arabie saoudite et la seule puissance nucléaire musulmane, mais il entretient en même temps des relations très étroites avec son voisin iranien. Il est donc peu probable que ce pays s’engage dans un conflit avec l’Iran.
La Turquie, quant à elle, a vocation à être une puissance régionale et est dotée d’une armée puissante et d’une industrie d’armement innovante et dynamique mais elle est également membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Elle a donc des engagements qui pourraient ne pas être compatibles avec les exigences de cet accord.
Par ailleurs, on pourrait se soulever la question de l’avenir de cette alliance. A-t-elle vocation à s’élargir à d’autres pays comme l’Égypte qui constitue une force régionale non négligeable ou le Qatar qui abrite un large contingent militaire turc ? Doha ne voudra-t-il pas rejoindre cet accord ? Qu’en est-il des autres pays de la région comme le Koweït et Bahreïn qui sont laissés seuls face à des menaces qu’ils ne peuvent conjurer ?
Les Émirats arabes unis ont pour l’instant fait le choix de consolider leur alliance avec les États-Unis et Israël pourraient s’inquiéter d’une montée en puissance de leur grand voisin saoudien.
Il est trop tôt pour mesurer la portée de l’accord du 7 août. Ce qui est clair, c’est qu’il vient conforter la position de l’Arabie saoudite vis-à-vis de l’Iran bien qu’il soit très peu probable que les choses changent sur le terrain. Téhéran en fin tacticien connait parfaitement les limites de ces engagements qui constituent avant tout un affichage qui donne un avantage symbolique à Riyad.
Riyad, de son côté, sait très bien qu’elles ne pourront pas se passer de sitôt du parapluie américain, même si celui-ci est troué et a du mal à s’ouvrir, d’autant plus qu’un tel acte n’aurait pas pu être conclu sans l’aval de Washington. Des inquiétudes pourraient surgir côté israélien mais elles seraient compensées par un renforcement de leur coopération avec les Émirats arabes unis.
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10.08.2026 à 12:10
Coline Laroche
Benyamin Netanyahou vient de rejeter la deuxième phase du plan de paix présenté par Donald Trump dans le cadre du Conseil de la paix. Annoncé en octobre 2025, ce plan global prévoyait, dans un premier temps, un cessez-le-feu — mis en œuvre mais non respecté — ainsi que la libération des otages israéliens et de prisonniers palestiniens. La deuxième phase proposait quant à elle un retrait progressif de l’armée israélienne de Gaza et le désarmement du Hamas. Si le Hamas avait accepté cette nouvelle feuille de route, le Premier ministre israélien s’y est opposé. Quels risques cette décision fait-elle peser sur la relation entre Israël et les États-Unis ? Comment Donald Trump est-il susceptible de réagir ? En quoi le contexte actuel rend-il de plus en plus difficile la possibilité de la création d’un État palestinien ? L’analyse de Pascal Boniface
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Benyamin Netanyahou vient de rejeter la deuxième phase du plan de paix présenté par Donald Trump dans le cadre du Conseil de la paix. Annoncé en octobre 2025, ce plan global prévoyait, dans un premier temps, un cessez-le-feu — mis en œuvre mais non respecté — ainsi que la libération des otages israéliens et de prisonniers palestiniens. La deuxième phase proposait quant à elle un retrait progressif de l’armée israélienne de Gaza et le désarmement du Hamas. Si le Hamas avait accepté cette nouvelle feuille de route, le Premier ministre israélien s’y est opposé.
Quels risques cette décision fait-elle peser sur la relation entre Israël et les États-Unis ? Comment Donald Trump est-il susceptible de réagir ? En quoi le contexte actuel rend-il de plus en plus difficile la possibilité de la création d’un État palestinien ? L’analyse de Pascal Boniface
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