LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues Médias
IRIS
Souscrire à ce flux
Institut de Relations Internationales et Stratégiques - Think tank français spécialisé sur les questions géopolitiques et stratégiques

Accès libre

▸ les 10 dernières parutions

12.04.2024 à 16:39

Les arguments fallacieux des ultras pro-israéliens

Victor Pelpel

Une série d’arguments d’ultras pro-israéliens ont été avancés depuis les attentats du 7 octobre pour justifier les bombardements qui durent depuis 6 mois à Gaza. Ainsi, le motif de la légitime défense a longtemps été utilisé pour soutenir toutes les … Suite
Lire plus (192 mots)

Une série d’arguments d’ultras pro-israéliens ont été avancés depuis les attentats du 7 octobre pour justifier les bombardements qui durent depuis 6 mois à Gaza.

Ainsi, le motif de la légitime défense a longtemps été utilisé pour soutenir toutes les attaques de Tsahal faites sur Gaza, bien que contraires au droit international humanitaire et constitutives de crimes de guerre. Par ailleurs, pour certains, Israël aurait un passe-droit démocratique face à des acteurs qui ne le sont pas. Sauf que les démocraties n’ont pas tous les droits, mais au contraire des obligations, à commencer par appliquer les injonctions qui leur ont été adressées par la communauté internationale. Comment expliquer que plus d’enfants ont été tués en quatre mois par une démocratie qu’en quatre ans de guerre dans le monde entier ?

Avec le calvaire imposé à la population palestinienne, Israël ne fait que renforcer la légitimité du Hamas auprès des civils. Il ne combat pas le terrorisme, comme cela a pu être avancé, il le nourrit.

L’analyse de Pascal Boniface.

11.04.2024 à 17:10

États-Unis-Japon-Philippines : nouveau trident en mer de Chine ?

admin_iris

Quelques jours après des exercices navals menés conjointement en mer de Chine, dirigeants japonais et philippin sont accueillis à Washington ce jeudi dans le cadre d’un sommet tripartite sur les enjeux géopolitiques et de défense au sein de l’espace indopacifique. … Suite
Texte intégral (650 mots)


Quelques jours après des exercices navals menés conjointement en mer de Chine, dirigeants japonais et philippin sont accueillis à Washington ce jeudi dans le cadre d’un sommet tripartite sur les enjeux géopolitiques et de défense au sein de l’espace indopacifique. Face aux ambitions de Pékin, les États-Unis poursuivent leur politique d’influence et de dissuasion dans la région. Quels sont les objectifs de la politique états-unienne ? Comment se positionne la Chine ? Éléments de réponse avec Barthélémy Courmont, directeur de recherche à l’IRIS en charge du Programme Asie-Pacifique.

Cette semaine, Joe Biden reçoit les dirigeants japonais et philippins dans le but de resserrer la coopération militaire et économique entre ces États. Qu’est-ce que cela nous dit de l’actuelle politique états-unienne à l’égard de la zone indopacifique, qui a longtemps été une priorité ?

Cela nous rappelle déjà que le positionnement américain en Asie-Pacifique, renommé Indo-Pacifique, reste la priorité de Washington. C’est une constance depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Obama en janvier 2009, qui n’a jamais été remise en question depuis. Différentes méthodes, actualité contrariée, etc. Tout cela n’a pas altéré la détermination des États-Unis à se repositionner dans la région, avec comme objectif de contrer la montée en puissance de la Chine.

Ce positionnement de Washington est multidimensionnel, mais il s’appuie surtout sur les partenariats stratégiques, et sur la volonté de composer des partenariats impliquant plusieurs acteurs, comme c’est le cas du QUAD ou d’Aukus. Face aux échecs d’un triangle Washington-Tokyo-Seoul que la défaite cuisante du camp présidentiel coréen aux élections législatives du 10 avril ne fait que confirmer, la Maison-Blanche se tourne vers les États dont les dirigeants partagent les perceptions. Ferdinand Marcos Jr. est le candidat idéal, compte tenu des tensions actuelles entre Manille et Pékin.

Il y a quelques jours, les Philippines ont organisé conjointement avec les États-Unis, le Japon et l’Australie des exercices navals en mer de Chine méridionale. Quels en étaient les objectifs ? Comment évolue la politique de défense de ces États au regard du contexte géopolitique régional ?

L’objectif affiché est toujours le même et se traduit en un mot : l’interopérabilité. Mais derrière cette dimension stratégique, c’est le message politique qui importe. Washington souhaite composer un front antichinois pour adresser un message à Pékin. Nous sommes donc dans une logique de dissuasion et de compétition.

Attention toutefois à ne pas mettre les partenaires asiatiques de Washington en difficulté, tant la crainte d’être pris en étau entre les États-Unis et la Chine est souvent exprimée. L’exemple sud-coréen est très significatif, mais c’est aussi très présent en Asie du Sud-Est.

Comment Pékin réagit-il face à ces percées américaines ? La Chine noue-t-elle également des alliances militaires ?

La Chine ne mise pas sur les alliances militaires en tant que telles, mais renforce ses dialogues bilatéraux en incluant un volet économique et des accords stratégiques. La méthode n’est donc pas la même, mais l’objectif rejoint celui de Washington dans une volonté de renforcer son influence auprès des partenaires régionaux.

Face à ces pressions, les États asiatiques doivent mettre en avant leur souveraineté et leur indépendance, et sur ce point, l’exemple sud-coréen est très instructif.

11.04.2024 à 16:58

​« Le bal des illusions » – 4 questions à Richard Werly et François d’Alançon

Victor Pelpel

Ancien chef du service Etranger de La Croix, François d’Alançon est grand reporter, spécialiste des questions internationales. Après une longue carrière au Temps, Richard Werly est éditorialiste France/Europe du média Suisse Blick. Ils répondent aux questions de Pascal Boniface à … Suite
Texte intégral (1252 mots)

Ancien chef du service Etranger de La Croix, François d’Alançon est grand reporter, spécialiste des questions internationales. Après une longue carrière au Temps, Richard Werly est éditorialiste France/Europe du média Suisse Blick. Ils répondent aux questions de Pascal Boniface à l’occasion de la parution de leur ouvrage Le bal des illusions. Ce que la France croit, ce que le monde voit, aux éditions Grasset.

La France voyage-t-elle en classe affaire avec un billet éco ?

Oui. Pardon de le répéter de manière aussi affirmative, mais le jugement de nos interlocuteurs a été, au cours de notre enquête, presque unanime sur ce point. Il faut être précis. La parole de la France, sa capacité à émettre des idées, à formuler des propositions voire à s’interposer diplomatiquement entre les puissances continuent de lui valoir une place dans le « lounge classe Affaire » du grand aéroport mondial, pour reprendre cette image aérienne. Le problème est que le billet acheté, compte tenu de ses moyens, est la plupart du temps en classe éco, et que la capacité de la France à imposer/mettre en œuvre les solutions qu’elle préconise la relèguent souvent en classe « Premium ». Personne, parmi tous les diplomates, observateurs, élus, dirigeants que nous avons rencontré sur les cinq continents, ne conteste à la France le droit, et parfois le devoir, de voyager en classe affaire. Il y a une envie de France digne de la classe affaire. Mais de moins en moins de pays n’acceptent de la surclasser. Il lui faut maintenant, comme les autres, payer un billet « Affaires ». Or, ce billet, elle a de plus en plus de mal à l’acquitter.

Vous parlez de l’antiaméricanisme comme la chose la mieux partagée en France. Au-delà du problème de définition de ce que serait « l’antiaméricanisme », ne pensez- vous pas que les élites françaises, en particulier la communauté stratégique, sont plutôt culturellement atlantistes ?

L’antiaméricanisme est d’abord un discours, produit d’une relation ambivalente, ambigüe et contradictoire entre la France et les États-Unis, une narration ancrée dans l’histoire depuis la fin du XIXe siècle et les années 1930. Le discours antiaméricain n’épouse pas mécaniquement les fluctuations des relations franco-américaines mais il reste fédérateur. En parlant de l’Amérique, cet antiaméricanisme ne cesse de parler de la France, comme un miroir où se projette l’inconscient français : les travers projetés sur les États-Unis révèlent avant tout les peurs françaises, par exemple quand on évoque le « communautarisme » ou le « wokisme ». Quant à la question de savoir si les élites françaises seraient « plutôt culturellement atlantistes », elle fait référence à une querelle franco-française qui oppose « atlantistes » et « gaullo-mitterandistes », en cherchant à qualifier les uns et à disqualifier les autres en fonction de leurs interprétations de l’héritage du général de Gaulle, comme si tout avait commencé en 1958. Cette manière de rejouer constamment le passé pour savoir si la politique étrangère française serait « gaulliste » ou non, si elle l’est encore ou si elle ne l’est plus, si elle devrait l’être ou s’en éloigner, bref cette référence « indépassable » à un gaullisme fantasmé semble n’être qu’un moyen d’éviter un débat difficile mais indispensable sur notre modèle de société et les choix stratégiques de la France.

Vous plaidez pour une relation franco-américaine débarrassée de ses fantasmes. Les États-Unis n’ont-ils pas tendance à ne pas réellement considérer comme de véritables partenaires leurs alliés ?

La critique des États-Unis est légitime et nécessaire. Comme tous les pays, l’Amérique commet des erreurs et des abus dans sa politique étrangère. La relation entre les deux rives de l’Atlantique, faite de coopération et de compétition, reste néanmoins incontournable pour la sécurité de l’espace euro-atlantique et donc de la France, plus que jamais dépendante de l’efficacité de son système d’alliance. Cela n’exclut nullement la nécessité de maintenir sa liberté d’appréciation. Quel que soit l’occupant de la Maison Blanche, une relation fondée sur l’évaluation lucide des intérêts de chacun passe par un renforcement du pilier européen de l’Otan et une coordination de la politique envers la Chine.

La Francophonie est-elle un échec ?

La francophonie politique est un échec, oui. Pour le reste, tout dépend de l’ambition qu’on lui prête, et de l’impact que l’on en attend au service de la puissance de la France. La polémique, ces jours-ci, autour de la chanteuse Aya Nakamura et des Jeux olympiques confirme absolument ce que nous écrivons, sur la base des témoignages que nous avons recueillis. Oui, la Francophonie existe. Ce serait idiot de nier la communauté créée par la langue, la culture, les idées véhiculées par le Français. Et après ? Prenons quatre exemples concrets, car nous les avons soumis à nos interlocuteurs.

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Elle est discréditée. Plus personne n’y voit un instrument capable de donner à la France un moyen d’action crédible et efficace. Sa direction actuelle, confiée à l’ancienne ministre d’un pays, le Rwanda, peu connu pour ses efforts francophones, est un problème. L’absence de lisibilité de son action, de ses programmes, etc….mais aussi le maintien de son siège à Paris, posent question. L’OIF a, historiquement, été créée à la demande des pays africains. Aujourd’hui, le moment n’est il pas venu de se retourner vers eux et de dire: en voulez-vous encore ?

Les sommets de la Francophonie. Celui de cette année, à Villers Cotterêts et Paris, du 4 au 6 octobre, donnera t-il à nouveau le spectacle d’un aéropage de dirigeants désunis et déconnectés des réalités ? La France va-t-elle y gagner en influence ? La question, encore une fois, est ce que l’on croit face à ce que l’on voit. Pensons-nous que la polémique Aya Nakamura est bien vécue par les locuteurs francophones du continent africain ?

TV5, la chaine francophone. Un bel exemple de réussite. Tout le monde le dit et le reconnait, alors que France 24 (française) est prise dans des difficultés diplomatiques qui conduisent certains pays à suspendre ses fréquences. Mais les moyens manquent-ils ? L’entrée des pays africains dans le capital de la chaine pose des questions difficiles. Cet atout maitre de la francophonie peut-il le rester ? Ne devrait-on pas lui donner des moyens importants pour promouvoir ses contenus sur les réseaux sociaux, etc…

Les Instituts et alliances française enfin. Tout le monde nous a loué leurs projets, leur capacité à rassembler, la qualité de leur programmation. L’instrument est donc au rendez-vous. L’action culturelle, ça marche. N’est-il pas temps de faire rimer la francophonie avec culture et éducation en priorité et de mettre de côté la politique qui divise et nuit à l’influence ?

3 / 10
  GÉNÉRALISTES
Basta
Blast
L'Autre Quotidien
Alternatives Eco.
La Croix
Euronews
Le Figaro
France 24
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP
Le Media
Le Monde
Libération
Mediapart
La Tribune
 
  INTERNATIONAL
Equaltimes
CADTM
Courrier Europe Ctle
Courrier International
Global Voices
Info Asie
Inkyfada
I.R.I.S
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
N-Y Times
Orient XXI
Of AFP
Rojava I.C
Toute l'Europe
 
  OSINT / INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J.N
 
  MÉDIAS D'OPINION
AOC
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Issues
Les Jours
Le Monde Moderne
LVSL
Marianne
Médias Libres
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Rézo
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Extrême-droite
Human Rights
Inégalités
Information
Internet actu ✝
Justice fiscale
Liberté de Création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Vrai ou Fake ?
🌓