
14.01.2026 à 18:34
Coline Laroche
Le contrôle de l’industrie des composants électroniques et plus particulièrement des microprocesseurs, éléments essentiels au fonctionnement des multiples produits connectés et aujourd’hui de l’intelligence artificielle, est central dans la rivalité technologique qui s’exacerbe entre la Chine et les États-Unis. Chacun des deux pays bénéficie dans cette industrie de forces et de faiblesses dont les dynamiques conduisent à des confrontations mais aussi à des négociations qui permettent l’existence d’un équilibre fragile. La Chine possède une grande partie des terres rares essentielles à la production des composants mais accuse un retard technologique qui se réduit mais reste notable. Les États-Unis, forts de l’antériorité de leur industrie sur ce marché et de la puissance des GAFAM, sont de plus en plus dépendants des pays asiatiques pour leur approvisionnement en terres rares et pour la production des composants électroniques. On a constaté en 2025 que la menace brandie par les autorités chinoises d’une limitation des exportations de terres rares dont elle représente 70 % de la production mondiale a conduit très rapidement l’administration américaine à revenir sur ses menaces d’une augmentation très importante des droits de douane sur les importationschinoises.
L’article Les composants électroniques au cœur de la rivalité technologique entre la Chine et les États-Unis est apparu en premier sur IRIS.
Le contrôle de l’industrie des composants électroniques et plus particulièrement des microprocesseurs, éléments essentiels au fonctionnement des multiples produits connectés et aujourd’hui de l’intelligence artificielle, est central dans la rivalité technologique qui s’exacerbe entre la Chine et les États-Unis. Chacun des deux pays bénéficie dans cette industrie de forces et de faiblesses dont les dynamiques conduisent à des confrontations mais aussi à des négociations qui permettent l’existence d’un équilibre fragile. La Chine possède une grande partie des terres rares essentielles à la production des composants mais accuse un retard technologique qui se réduit mais reste notable. Les États-Unis, forts de l’antériorité de leur industrie sur ce marché et de la puissance des GAFAM, sont de plus en plus dépendants des pays asiatiques pour leur approvisionnement en terres rares et pour la production des composants électroniques. On a constaté en 2025 que la menace brandie par les autorités chinoises d’une limitation des exportations de terres rares dont elle représente 70 % de la production mondiale a conduit très rapidement l’administration américaine à revenir sur ses menaces d’une augmentation très importante des droits de douane sur les importations
chinoises.
L’article Les composants électroniques au cœur de la rivalité technologique entre la Chine et les États-Unis est apparu en premier sur IRIS.
14.01.2026 à 18:02
Déborah Yapi
Pascal Boniface · La France face au défi énergétique. Avec Anne Lauvergeon | Entretiens géopo La France et l’Europe sont-elles condamnées à une dépendance énergétique ? Alors que la question énergétique est devenue indissociable de celle des changements climatiques, l’Europe a décidé de miser sur le développement d’énergies renouvelables. L’accent mis sur cette lutte contre les changements climatiques a progressivement éclipsé d’autres enjeux pourtant fondamentaux, tels que la compétitivité économique, la sécurité industrielle et l’indépendance énergétique. Dépendante de l’importation de gaz russe avant la guerre en Ukraine, l’Union européenne a tenté de réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou en se tournant vers d’autres partenaires. Elle s’approvisionne notamment désormais en gaz naturel liquéfié américain. Mais, par ce biais, n’a-t-elle pas remplacé une dépendance énergétique par une autre ? À cette équation s’ajoute la question des minerais et métaux critiques indispensables à la transition énergétique comme au développement de l’intelligence artificielle. Leur disponibilité constitue aujourd’hui un enjeu stratégique majeur, alors même que la France et l’Europe disposent de capacités limitées d’extraction et font face à de fortes contraintes réglementaires. Quelle place la France et l’Europe occupent-elles aujourd’hui sur la scène énergétique internationale ? Comment repenser la stratégie énergétique française, et plus largement européenne, pour concilier principes, souveraineté et réalisme ? Entretien avec Anne Lauvergeon, présidente d’honneur d’Areva, directrice du fonds d’innovation ALP et membre du conseil d’administration de l’IRIS.
L’article La France face au défi énergétique. Avec Anne Lauvergeon est apparu en premier sur IRIS.
La France et l’Europe sont-elles condamnées à une dépendance énergétique ? Alors que la question énergétique est devenue indissociable de celle des changements climatiques, l’Europe a décidé de miser sur le développement d’énergies renouvelables. L’accent mis sur cette lutte contre les changements climatiques a progressivement éclipsé d’autres enjeux pourtant fondamentaux, tels que la compétitivité économique, la sécurité industrielle et l’indépendance énergétique. Dépendante de l’importation de gaz russe avant la guerre en Ukraine, l’Union européenne a tenté de réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou en se tournant vers d’autres partenaires. Elle s’approvisionne notamment désormais en gaz naturel liquéfié américain. Mais, par ce biais, n’a-t-elle pas remplacé une dépendance énergétique par une autre ? À cette équation s’ajoute la question des minerais et métaux critiques indispensables à la transition énergétique comme au développement de l’intelligence artificielle. Leur disponibilité constitue aujourd’hui un enjeu stratégique majeur, alors même que la France et l’Europe disposent de capacités limitées d’extraction et font face à de fortes contraintes réglementaires.
Quelle place la France et l’Europe occupent-elles aujourd’hui sur la scène énergétique internationale ? Comment repenser la stratégie énergétique française, et plus largement européenne, pour concilier principes, souveraineté et réalisme ?
Entretien avec Anne Lauvergeon, présidente d’honneur d’Areva, directrice du fonds d’innovation ALP et membre du conseil d’administration de l’IRIS.
L’article La France face au défi énergétique. Avec Anne Lauvergeon est apparu en premier sur IRIS.
14.01.2026 à 10:36
stagiairedecomm@iris-france.org
Depuis le 28 décembre 2025, en Iran, des centaines de milliers de personnes s’emparent des rues contre un régime principalement maintenu par la coercition, dont le soutien populaire est désormais très limité et se cantonne essentiellement aux franges les plus conservatrices de la société. Les contestations sont à la fois d’ordre économique et liées aux restrictions des libertés alors que les conditions de vie dans le pays deviennent insupportables. Il s’agit de l’un des mouvements de contestation les plus massifs et les plus radicaux observés depuis la révolution de 1979. La répression est à la hauteur de l’ampleur du mouvement, avec des centaines de morts et la coupure du réseau internet. Le principal talon d’Achille de l’opposition iranienne demeure toutefois sa profonde fragmentation : aucune figure d’opposition consensuelle n’émerge, les principaux représentants de la société civile étant emprisonnés ou contraints à l’exil. La chute du régime iranien est-elle imminente ? Faut-il s’attendre à une intervention étrangère, notamment de la part des États-Unis ? Quoi qu’il en soit, cette séquence met en lumière les contradictions de certains acteurs qui applaudissent certaines contestations populaires mais en ignorent ou en disqualifient d’autres. C’est notamment le cas de ceux qui réclament la chute du régime iranien uniquement en raison de son opposition à Israël et aux États-Unis, sans réel intérêt pour sa nature tyrannique ni pour le sort du peuple iranien.
L’article Iran : la contestation s’amplifie, la répression aussi est apparu en premier sur IRIS.
Depuis le 28 décembre 2025, en Iran, des centaines de milliers de personnes s’emparent des rues contre un régime principalement maintenu par la coercition, dont le soutien populaire est désormais très limité et se cantonne essentiellement aux franges les plus conservatrices de la société. Les contestations sont à la fois d’ordre économique et liées aux restrictions des libertés alors que les conditions de vie dans le pays deviennent insupportables. Il s’agit de l’un des mouvements de contestation les plus massifs et les plus radicaux observés depuis la révolution de 1979. La répression est à la hauteur de l’ampleur du mouvement, avec des centaines de morts et la coupure du réseau internet. Le principal talon d’Achille de l’opposition iranienne demeure toutefois sa profonde fragmentation : aucune figure d’opposition consensuelle n’émerge, les principaux représentants de la société civile étant emprisonnés ou contraints à l’exil. La chute du régime iranien est-elle imminente ? Faut-il s’attendre à une intervention étrangère, notamment de la part des États-Unis ? Quoi qu’il en soit, cette séquence met en lumière les contradictions de certains acteurs qui applaudissent certaines contestations populaires mais en ignorent ou en disqualifient d’autres. C’est notamment le cas de ceux qui réclament la chute du régime iranien uniquement en raison de son opposition à Israël et aux États-Unis, sans réel intérêt pour sa nature tyrannique ni pour le sort du peuple iranien.
L’article Iran : la contestation s’amplifie, la répression aussi est apparu en premier sur IRIS.