
02.07.2026 à 15:53
stagiairedecomm@iris-france.org
Jean-Luc Mélenchon a prononcé, le samedi 27 juin, un discours d’une heure lors d’un colloque organisé par l’Institut La Boétie sur le thème « La nouvelle géopolitique, la France, l’Europe et le monde ». Pour le candidat à l’élection présidentielle, une éventuelle arrivée à l’Élysée ne se traduirait pas par une simple évolution de la diplomatie française, mais par une véritable révolution dans ce domaine. Son analyse part d’un constat : l’ordre économique et l’ordre géopolitique sont indissociables. Depuis 1971, les États-Unis disposent du privilège d’imprimer autant de monnaie qu’ils le souhaitent. Or cette domination touche, selon lui, à sa fin. Le dollar repose sur des matières premières notamment le pétrole, et la civilisation pétrolière débouche sur une crise écologique globale. Mélenchon estime que Washington n’a anticipé ni la montée en puissance de la Chine, ni le rapprochement de celle-ci avec la Russie. Il rappelle que l’URSS s’est effondrée après son retrait d’Afghanistan et suggère que les États-Unis pourraient suivre une trajectoire comparable. Face à ce déclin annoncé, il revendique un monde organisé autour du droit international et de l’ONU, seule instance représentant, selon lui, l’ensemble de l’humanité, contrairement au G7 ou au G20, et plaide pour une réforme de l’organisation. Sur le plan des alliances, il annonce vouloir sortir de l’OTAN, tout en proposant d’ouvrir des discussions avec la Russie pour établir des garanties mutuelles de sécurité après un retrait d’Ukraine. Il défend également un désarmement nucléaire au Moyen-Orient et un rapprochement coopératif avec la Chine. Mon analyse dans cette vidéo.
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Jean-Luc Mélenchon a prononcé, le samedi 27 juin, un discours d’une heure lors d’un colloque organisé par l’Institut La Boétie sur le thème « La nouvelle géopolitique, la France, l’Europe et le monde ». Pour le candidat à l’élection présidentielle, une éventuelle arrivée à l’Élysée ne se traduirait pas par une simple évolution de la diplomatie française, mais par une véritable révolution dans ce domaine.
Son analyse part d’un constat : l’ordre économique et l’ordre géopolitique sont indissociables. Depuis 1971, les États-Unis disposent du privilège d’imprimer autant de monnaie qu’ils le souhaitent. Or cette domination touche, selon lui, à sa fin. Le dollar repose sur des matières premières notamment le pétrole, et la civilisation pétrolière débouche sur une crise écologique globale.
Mélenchon estime que Washington n’a anticipé ni la montée en puissance de la Chine, ni le rapprochement de celle-ci avec la Russie. Il rappelle que l’URSS s’est effondrée après son retrait d’Afghanistan et suggère que les États-Unis pourraient suivre une trajectoire comparable. Face à ce déclin annoncé, il revendique un monde organisé autour du droit international et de l’ONU, seule instance représentant, selon lui, l’ensemble de l’humanité, contrairement au G7 ou au G20, et plaide pour une réforme de l’organisation.
Sur le plan des alliances, il annonce vouloir sortir de l’OTAN, tout en proposant d’ouvrir des discussions avec la Russie pour établir des garanties mutuelles de sécurité après un retrait d’Ukraine. Il défend également un désarmement nucléaire au Moyen-Orient et un rapprochement coopératif avec la Chine.
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02.07.2026 à 12:30
Coline Laroche
La mondialisation a profondément transformé les conditions d’exercice de la criminalité organisée. Les organisations criminelles contemporaines ne se limitent plus à des territoires ou à des activités spécifiques ; elles exploitent les flux financiers internationaux, les nouvelles technologies et les asymétries règlementaires pour développer des activités transnationales particulièrement résilientes. Dans ce contexte, le blanchiment de capitaux est devenu le centre de gravité du crime organisé. Qu’il s’agisse de trafic de stupéfiants, de cybercriminalité, de corruption ou de traite des êtres humains, la pérennité des réseaux criminels repose sur leur capacité à intégrer les revenus illicites dans l’économie légale. Face à cette évolution, les États ont progressivement déplacé leur attention des activités criminelles elles-mêmes vers les flux financiers qui les soutiennent. Cette transformation a conduit à l’émergence d’une nouvelle architecture de sécurité dans laquelle les institutions financières occupent une place centrale. À travers les dispositifs de connaissance client, la surveillance transactionnelle, l’identification des bénéficiaires effectifs ou les déclarations de soupçon, les banques collectent quotidiennement une quantité considérable d’informations relatives aux comportements économiques des individus et des organisations. Cette évolution soulève une question fondamentale : les banques sont-elles encore de simples intermédiaires financiers ou sont-elles devenues des acteurs à part entière du renseignement contemporain et l’un des principaux terrains de confrontation entre les États et les organisations criminelles au XXIe siècle ?
L’article Les banques au cœur de la guerre contre le crime organisé : l’émergence d’un renseignement financier privé est apparu en premier sur IRIS.
La mondialisation a profondément transformé les conditions d’exercice de la criminalité organisée. Les organisations criminelles contemporaines ne se limitent plus à des territoires ou à des activités spécifiques ; elles exploitent les flux financiers internationaux, les nouvelles technologies et les asymétries règlementaires pour développer des activités transnationales particulièrement résilientes. Dans ce contexte, le blanchiment de capitaux est devenu le centre de gravité du crime organisé. Qu’il s’agisse de trafic de stupéfiants, de cybercriminalité, de corruption ou de traite des êtres humains, la pérennité des réseaux criminels repose sur leur capacité à intégrer les revenus illicites dans l’économie légale.
Face à cette évolution, les États ont progressivement déplacé leur attention des activités criminelles elles-mêmes vers les flux financiers qui les soutiennent. Cette transformation a conduit à l’émergence d’une nouvelle architecture de sécurité dans laquelle les institutions financières occupent une place centrale. À travers les dispositifs de connaissance client, la surveillance transactionnelle, l’identification des bénéficiaires effectifs ou les déclarations de soupçon, les banques collectent quotidiennement une quantité considérable d’informations relatives aux comportements économiques des individus et des organisations.
Cette évolution soulève une question fondamentale : les banques sont-elles encore de simples intermédiaires financiers ou sont-elles devenues des acteurs à part entière du renseignement contemporain et l’un des principaux terrains de confrontation entre les États et les organisations criminelles au XXIe siècle ?
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01.07.2026 à 22:15
Coline Laroche
Cette note a été initialement publiée en anglais sur le site du Sejong Institute sous la forme d’un Sejong Focus le 18 juin 2026. Le dossier du sous-marin à propulsion nucléaire (SNA) sud-coréen n’est plus un concept abstrait ni un projet de recherche à long terme. Le 26 mai 2026, le ministère de la Défense a publié le « Plan de base pour le développement du sous-marin à propulsion nucléaire de la République de Corée », rendant public le principe selon lequel le combustible nucléaire sera constitué d’uranium faiblement enrichi (LEU) à moins de 20 %, que le développement et la construction se feront en Corée du Sud, et que les obligations de non-prolifération ainsi que les garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) seront respectées. La Corée du Sud doit faire de l’accord sur le combustible LEU avec les États-Unis son axe fondamental, tout en institutionnalisant rapidement avec la France une coopération dans les domaines non nucléaires : intégration navale, revue de sûreté de la conception, maintenance, formation et installation d’essais à terre, ainsi que culture de sûreté nucléaire. Il ne s’agit en aucun cas d’une approche visant à contourner ou à remplacer les États-Unis. C’est une approche qui doit être comprise comme complémentaire à l’alliance, qui consiste à combiner l’expérience américaine de l’exploitation des réacteurs navals à uranium hautement enrichi (HEU) avec l’expérience française de la propulsion nucléaire navale au LEU, dans des domaines de nature différente, afin d’accroître les chances de succès et la sûreté du programme de sous-marin à propulsion nucléaire sud-coréen.
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Cette note a été initialement publiée en anglais sur le site du Sejong Institute sous la forme d’un Sejong Focus le 18 juin 2026.
Le dossier du sous-marin à propulsion nucléaire (SNA) sud-coréen n’est plus un concept abstrait ni un projet de recherche à long terme. Le 26 mai 2026, le ministère de la Défense a publié le « Plan de base pour le développement du sous-marin à propulsion nucléaire de la République de Corée », rendant public le principe selon lequel le combustible nucléaire sera constitué d’uranium faiblement enrichi (LEU) à moins de 20 %, que le développement et la construction se feront en Corée du Sud, et que les obligations de non-prolifération ainsi que les garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) seront respectées.
La Corée du Sud doit faire de l’accord sur le combustible LEU avec les États-Unis son axe fondamental, tout en institutionnalisant rapidement avec la France une coopération dans les domaines non nucléaires : intégration navale, revue de sûreté de la conception, maintenance, formation et installation d’essais à terre, ainsi que culture de sûreté nucléaire. Il ne s’agit en aucun cas d’une approche visant à contourner ou à remplacer les États-Unis. C’est une approche qui doit être comprise comme complémentaire à l’alliance, qui consiste à combiner l’expérience américaine de l’exploitation des réacteurs navals à uranium hautement enrichi (HEU) avec l’expérience française de la propulsion nucléaire navale au LEU, dans des domaines de nature différente, afin d’accroître les chances de succès et la sûreté du programme de sous-marin à propulsion nucléaire sud-coréen.
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