Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 13 dernières parutions

29.08.2026 à 11:22

FRANCE24
img

29.08.2026 à 11:17

FRANCE24
img
Anne Senequier, médecin et co-directrice de l'Observatoire pour la santé mondiale de l'IRIS, est notre invitée.
Anne Senequier, médecin et co-directrice de l'Observatoire pour la santé mondiale de l'IRIS, est notre invitée.

29.08.2026 à 11:12

FRANCE24
img
Rouvrir la porte à Bruxelles ou la laisser fermée? Les Islandais votent samedi dans un référendum sur une reprise des négociations d'adhésion à l'Union européenne, un thriller électoral scruté de près à Bruxelles
Rouvrir la porte à Bruxelles ou la laisser fermée? Les Islandais votent samedi dans un référendum sur une reprise des négociations d'adhésion à l'Union européenne, un thriller électoral scruté de près à Bruxelles

29.08.2026 à 11:12

FRANCE 24
img
Au moins 27 personnes sont mortes dans une frappe russe sur un entrepôt près de Kiev, tard vendredi, selon un bilan des autorités ukrainiennes, qui ont également évacué plus de 200 personnes dans la nuit. Une enquête a été ouverte, portant sur "la légalité" du stockage d'explosifs sur place. 
Au moins 27 personnes sont mortes dans une frappe russe sur un entrepôt près de Kiev, tard vendredi, selon un bilan des autorités ukrainiennes, qui ont également évacué plus de 200 personnes dans la nuit. Une enquête a été ouverte, portant sur "la légalité" du stockage d'explosifs sur place. 

29.08.2026 à 11:09

FRANCE24
img
Le National Park Service est en discussion avec le promoteur Kingsbarn Realty Capital, basé dans l'Etat voisin du Nevada, pour octroyer une route d'accès à une parcelle privée d'environ 34 hectares située en lisière du parc, en échange d'un terrain dans une autre zone, a stipulé l'avocat Lanny Davis. L'information, révélée vendredi par le site d'informations américain NOTUS, a provoqué un tollé chez les défenseurs de l'environnement et les démocrates, farouchement opposés aux mesures prises par l'administration pour réduire la protection des terres publiques, notamment des forêts nationales. L'avocat Lanny Davis a présenté le projet de route comme une initiative écologique, qui raccourcirait les trajets vers le terrain privé actuellement non aménagé et réduirait les émissions polluantes. La proposition d'échange de terrains est "prévue par la loi fédérale et ne réduira pas la superficie du parc", a-t-il ajouté. Reconnaissant que des négociations avaient eu lieu, le ministère de l'Intérieur a affirmé qu'"aucune décision finale n'avait été prise" dans un communiqué envoyé à l'AFP. "Si une proposition progresse, le ministère suivra les procédures établies afin d'assurer une coordination appropriée, la transparence et la participation du public, conformément au droit fédéral", a-t-il encore détaillé. Selon NOTUS, Jeff Pori, le directeur général de Kingsbarn, entretient des relations d'affaires avec des proches du président et a versé des dons au Comité national républicain et à des comités de collecte de fonds proches de Donald Trump. Il a racheté la parcelle privée en 2024 et souhaite construire une route pour la rattacher à l'un des axes principaux traversant le parc national, lui offrant donc un accès privilégié, révèle encore NOTUS. "Attaque contre le peuple américain" L'Association de conservation des parcs nationaux (NPCA) a fortement critiqué cette nouvelle. Mark Rose, responsable du programme Sierra Nevada - qui couvre le parc Yosemite - a dénoncé "une attaque contre le peuple américain à qui appartient ce parc national". Le syndicat des employés du parc national de Yosemite s'est dit "consterné" par la cession de terres publiques au profit d'intérêts privés, qualifiant l'échange proposé de "contraire à notre éthique" en tant que gardiens du parc. Un précédent projet pour construire une route d'accès au parc avait été rejeté par les administrations républicaine de George W. Bush et démocrate de Barack Obama. L'ancien propriétaire du même terrain privé de 34 hectares, Lewis Geyser, avait perdu les recours qu'il avait présentés en première instance en 2007 et en appel en 2012. "Yosemite est l'une des merveilles naturelles de la Californie et doit être protégé contre tout nouveau projet immobilier", a prévenu dans un communiqué le sénateur démocrate de Californie Adam Schiff, farouche opposant de Donald Trump, et pour qui "la seule chose qui importe à l'administration, c'est de savoir s'il y a de l'argent en jeu". Protégé en 1864, le parc Yosemite est internationalement reconnu pour ses falaises de granit, ses glaciers, ses lacs, ses séquoias et sa faune. Très populaires aux Etats-Unis, notamment au printemps et en été, les 63 parcs nationaux du pays ont accueilli plus de 320 millions de visiteurs en 2025, selon la NPCA. Mais Mark Rose s'inquiète d'une "crise de surfréquentation" de Yosemite, en raison de la prolifération des hébergements en bordure du parc, mais aussi de la suppression du système d'enregistrement de véhicules par l'administration Trump plus tôt dans l'année, censé y limiter la circulation.
Texte intégral (612 mots)
Le National Park Service est en discussion avec le promoteur Kingsbarn Realty Capital, basé dans l'Etat voisin du Nevada, pour octroyer une route d'accès à une parcelle privée d'environ 34 hectares située en lisière du parc, en échange d'un terrain dans une autre zone, a stipulé l'avocat Lanny Davis. L'information, révélée vendredi par le site d'informations américain NOTUS, a provoqué un tollé chez les défenseurs de l'environnement et les démocrates, farouchement opposés aux mesures prises par l'administration pour réduire la protection des terres publiques, notamment des forêts nationales. L'avocat Lanny Davis a présenté le projet de route comme une initiative écologique, qui raccourcirait les trajets vers le terrain privé actuellement non aménagé et réduirait les émissions polluantes. La proposition d'échange de terrains est "prévue par la loi fédérale et ne réduira pas la superficie du parc", a-t-il ajouté. Reconnaissant que des négociations avaient eu lieu, le ministère de l'Intérieur a affirmé qu'"aucune décision finale n'avait été prise" dans un communiqué envoyé à l'AFP. "Si une proposition progresse, le ministère suivra les procédures établies afin d'assurer une coordination appropriée, la transparence et la participation du public, conformément au droit fédéral", a-t-il encore détaillé. Selon NOTUS, Jeff Pori, le directeur général de Kingsbarn, entretient des relations d'affaires avec des proches du président et a versé des dons au Comité national républicain et à des comités de collecte de fonds proches de Donald Trump. Il a racheté la parcelle privée en 2024 et souhaite construire une route pour la rattacher à l'un des axes principaux traversant le parc national, lui offrant donc un accès privilégié, révèle encore NOTUS. "Attaque contre le peuple américain" L'Association de conservation des parcs nationaux (NPCA) a fortement critiqué cette nouvelle. Mark Rose, responsable du programme Sierra Nevada - qui couvre le parc Yosemite - a dénoncé "une attaque contre le peuple américain à qui appartient ce parc national". Le syndicat des employés du parc national de Yosemite s'est dit "consterné" par la cession de terres publiques au profit d'intérêts privés, qualifiant l'échange proposé de "contraire à notre éthique" en tant que gardiens du parc. Un précédent projet pour construire une route d'accès au parc avait été rejeté par les administrations républicaine de George W. Bush et démocrate de Barack Obama. L'ancien propriétaire du même terrain privé de 34 hectares, Lewis Geyser, avait perdu les recours qu'il avait présentés en première instance en 2007 et en appel en 2012. "Yosemite est l'une des merveilles naturelles de la Californie et doit être protégé contre tout nouveau projet immobilier", a prévenu dans un communiqué le sénateur démocrate de Californie Adam Schiff, farouche opposant de Donald Trump, et pour qui "la seule chose qui importe à l'administration, c'est de savoir s'il y a de l'argent en jeu". Protégé en 1864, le parc Yosemite est internationalement reconnu pour ses falaises de granit, ses glaciers, ses lacs, ses séquoias et sa faune. Très populaires aux Etats-Unis, notamment au printemps et en été, les 63 parcs nationaux du pays ont accueilli plus de 320 millions de visiteurs en 2025, selon la NPCA. Mais Mark Rose s'inquiète d'une "crise de surfréquentation" de Yosemite, en raison de la prolifération des hébergements en bordure du parc, mais aussi de la suppression du système d'enregistrement de véhicules par l'administration Trump plus tôt dans l'année, censé y limiter la circulation.

29.08.2026 à 11:07

FRANCE24
img
Ondine De Gaulle notre envoyée spéciale au Népal analyse la situation.
Texte intégral (612 mots)
Ondine De Gaulle notre envoyée spéciale au Népal analyse la situation.

29.08.2026 à 11:03

FRANCE24
img
⁠L'armée israélienne a annoncé ​avoir tué vendredi lors d'une frappe de drone ​en Cisjordanie un activiste du Hamas ainsi que deux complices qui circulaient à bord d'une voiture dans la région ​de ‌Jénine.
Texte intégral (612 mots)
⁠L'armée israélienne a annoncé ​avoir tué vendredi lors d'une frappe de drone ​en Cisjordanie un activiste du Hamas ainsi que deux complices qui circulaient à bord d'une voiture dans la région ​de ‌Jénine.

29.08.2026 à 10:42

L'Equipe TV
img
Scénario fou en ouverture de la 2e journée de Ligue 1. Comme la semaine passée à Rennes, le Paris Saint-Germain, mené 2-0, est parvenu à arracher un match nul miraculeux. Vitinha a ravivé l'espoir et Marquinhos a permis aux siens de ramener un point du Nord.
Texte intégral (612 mots)
Scénario fou en ouverture de la 2e journée de Ligue 1. Comme la semaine passée à Rennes, le Paris Saint-Germain, mené 2-0, est parvenu à arracher un match nul miraculeux. Vitinha a ravivé l'espoir et Marquinhos a permis aux siens de ramener un point du Nord.

29.08.2026 à 10:25

FRANCE24
img
Selon des bilans officiels encore très provisoires, un total de 633 corps - 626 côté népalais, 7 sur le territoire chinois du Tibet - ont été exhumés depuis mercredi de l'épaisse couche de boue et des décombres des nombreux bâtiments, routes, ponts et chantiers balayés par la vague. Sept corps retrouvés à des dizaines de kilomètres en aval, dans le nord de l'Inde, en cours d'identification, pourraient rejoindre la liste des victimes de la catastrophe. Experts et scientifiques l'attribuent à l'effondrement d'un énorme glacier, initialement repétorié par erreur comme un séisme d'une magnitude de 5,2, qui a transformé en un instant une paisible rivière en un fleuve en furie. Dans les régions sinistrées, les autorités peinent à retrouver la trace de quelque 3.000 personnes - 2.426 au Népal et 556 côté chinois - dont elles sont sans nouvelles depuis mercredi. Parmi elles figurent des centaines de touristes, de pèlerins et d'ouvriers étrangers, employés sur des chantiers des barrages en construction dans la région, ainsi qu'un nombre toujours croissant d'habitants des villages dévastés. Les proches des disparus ont continué à affluer samedi au quartier général de campagne des secours népalais, installé dans une caserne de la localité de Bidur. "Je suis venu pour avoir des nouvelles de mon fils", a confié à l'AFP Kalka Sharda en égrenant la liste des personnes secourues affichées devant le cantonnement. "Il travaillait dans une centrale hydroélectrique mais je ne retrouve pas son nom", a-t-il ajouté, "les autorités ne disent rien". Tunnel En Chine, des milliers de sauveteurs continuent à batailler pour se frayer un chemin difficile vers le coeur de la zone dévastée, le poste-frontière de Gyirong à 1.830 m d'altitude. Selon l'agence Chine nouvelle, un peu plus de 500 secouristes y sont désormais à pied d'oeuvre. La télévision publique CCTV a diffusé des images de pompiers casqués traversant un torrent à l'aide de bateaux pneumatiques ou hélitreuillés à l'aide d'un puissant drone. "La plus grande difficulté, c'est d'assurer la sécurité de nos militaires", a déclaré un officier, Jiang Wanqiang. Des deux côtés de la frontière, les secours travaillent sous la menace d'une rupture soudaine du lac formé mercredi par l'effondrement du glacier dans la rivière. Vendredi, leurs opérations de secours ont été perturbées par des alertes liées à de possibles coulées, levées par la suite. Côté népalais, plus de 80 sauveteurs tentaient toujours de se frayer un chemin jusqu'à un tunnel du chantier de construction du barrage de Trishuli-3, où une centaine de personnes sont retenues prisonnières depuis trois jours. "Le travail de dégagement du tunnel s'est intensifié samedi matin", ont rapporté samedi les services du Premier ministre Balendra Shah, "mais leurs efforts sont contrariés par les conditions météo défavorables". Une équipe de sauveteurs spécialisés est arrivée d'Inde voisine pour les assister. Plus de 350 ouvriers et riverains ont déjà été évacués de cette région. "J'ai survécu parce que j'étais dans le tunnel", a expliqué à l'AFP l'un d'eux, Buddha Tamang, après son évacuation. "Des cadres (du chantier) travaillaient de l'autre côté, ils ont tous été emportés". Le chef de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) au Népal, David Fisher, a estimé vendredi à 93.000 le nombre de personnes affectées par le désastre, évoquant un "traumatisme énorme". Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents pendant la mousson - entre juin et septembre - au Népal, au Tibet et dans toute l'Asie du Sud. Selon les scientifiques, le changement climatique accroît leur intensité et leur fréquence. burs-pa/glr
Texte intégral (637 mots)
Selon des bilans officiels encore très provisoires, un total de 633 corps - 626 côté népalais, 7 sur le territoire chinois du Tibet - ont été exhumés depuis mercredi de l'épaisse couche de boue et des décombres des nombreux bâtiments, routes, ponts et chantiers balayés par la vague. Sept corps retrouvés à des dizaines de kilomètres en aval, dans le nord de l'Inde, en cours d'identification, pourraient rejoindre la liste des victimes de la catastrophe. Experts et scientifiques l'attribuent à l'effondrement d'un énorme glacier, initialement repétorié par erreur comme un séisme d'une magnitude de 5,2, qui a transformé en un instant une paisible rivière en un fleuve en furie. Dans les régions sinistrées, les autorités peinent à retrouver la trace de quelque 3.000 personnes - 2.426 au Népal et 556 côté chinois - dont elles sont sans nouvelles depuis mercredi. Parmi elles figurent des centaines de touristes, de pèlerins et d'ouvriers étrangers, employés sur des chantiers des barrages en construction dans la région, ainsi qu'un nombre toujours croissant d'habitants des villages dévastés. Les proches des disparus ont continué à affluer samedi au quartier général de campagne des secours népalais, installé dans une caserne de la localité de Bidur. "Je suis venu pour avoir des nouvelles de mon fils", a confié à l'AFP Kalka Sharda en égrenant la liste des personnes secourues affichées devant le cantonnement. "Il travaillait dans une centrale hydroélectrique mais je ne retrouve pas son nom", a-t-il ajouté, "les autorités ne disent rien". Tunnel En Chine, des milliers de sauveteurs continuent à batailler pour se frayer un chemin difficile vers le coeur de la zone dévastée, le poste-frontière de Gyirong à 1.830 m d'altitude. Selon l'agence Chine nouvelle, un peu plus de 500 secouristes y sont désormais à pied d'oeuvre. La télévision publique CCTV a diffusé des images de pompiers casqués traversant un torrent à l'aide de bateaux pneumatiques ou hélitreuillés à l'aide d'un puissant drone. "La plus grande difficulté, c'est d'assurer la sécurité de nos militaires", a déclaré un officier, Jiang Wanqiang. Des deux côtés de la frontière, les secours travaillent sous la menace d'une rupture soudaine du lac formé mercredi par l'effondrement du glacier dans la rivière. Vendredi, leurs opérations de secours ont été perturbées par des alertes liées à de possibles coulées, levées par la suite. Côté népalais, plus de 80 sauveteurs tentaient toujours de se frayer un chemin jusqu'à un tunnel du chantier de construction du barrage de Trishuli-3, où une centaine de personnes sont retenues prisonnières depuis trois jours. "Le travail de dégagement du tunnel s'est intensifié samedi matin", ont rapporté samedi les services du Premier ministre Balendra Shah, "mais leurs efforts sont contrariés par les conditions météo défavorables". Une équipe de sauveteurs spécialisés est arrivée d'Inde voisine pour les assister. Plus de 350 ouvriers et riverains ont déjà été évacués de cette région. "J'ai survécu parce que j'étais dans le tunnel", a expliqué à l'AFP l'un d'eux, Buddha Tamang, après son évacuation. "Des cadres (du chantier) travaillaient de l'autre côté, ils ont tous été emportés". Le chef de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) au Népal, David Fisher, a estimé vendredi à 93.000 le nombre de personnes affectées par le désastre, évoquant un "traumatisme énorme". Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents pendant la mousson - entre juin et septembre - au Népal, au Tibet et dans toute l'Asie du Sud. Selon les scientifiques, le changement climatique accroît leur intensité et leur fréquence. burs-pa/glr

29.08.2026 à 10:21

FRANCE24
img
Texte intégral (637 mots)

29.08.2026 à 10:11

FRANCE24
img
Le Parti républicain, en mauvaise posture avant des élections législatives cruciales à l'automne, les "midterms", en a fait une cible privilégiée. Les démocrates espèrent reprendre le contrôle d'une, voire des deux chambres du Congrès américain. Mais ils redoutent que les débats autour d'Hasan Piker parasitent leurs critiques du bilan économique de Donald Trump. Mercredi, l'AFP a suivi pendant plusieurs heures le programme en direct de l'influenceur sur la plateforme Twitch, où il a plus de 3 millions d'abonnés. Il y adopte le ton et les codes qui semblaient jusqu'ici réservés aux "streamers" de droite radicale, sauf que lui se dit "socialiste" et "anti-impéraliste". En costume-cravate, porteur de lunettes à la fine monture métallique, Hasan Piker, 35 ans, s'embarque quotidiennement dans un long monologue, rebondissant sur les commentaires des internautes, commentant des extraits vidéo, donnant son avis sur l'actualité, et multipliant les attaques contre Israël. Palestine et musculation Le 26 août, bracelet "Free Palestine" au poignet, il a d'abord parlé de sa veste sur mesure et de ses exercices de musculation. Alors que les idées masculinistes ont gagné du terrain auprès des jeunes conservateurs, l'influenceur met en avant son physique. Il pose dénudé dans une baignoire pour le magazine GQ en 2025 et dans l'article qui accompagne le cliché, il parle de politique, mais aussi de son traitement contre la chute de cheveux. "J'essaie toujours de comprendre s'il a une audience pareille parce qu'il fait du sport et qu'il a l'air baraqué", s'est demandé Debbie Dingell, élue du Michigan (nord) à la Chambre des représentants, pendant un meeting. L'influenceur de 35 ans n'a pas toujours été indésirable dans cet Etat industriel de la région des Grands Lacs. Il y a fait campagne au printemps avec Abdul El-Sayed, un candidat de gauche qui briguera un siège au Sénat en novembre, après avoir remporté l'investiture du Parti démocrate. Mais tout a changé quand Hasan Piker a suggéré le 20 août sur Twitch que les Juifs revendiquant leur soutien à Israël s'exposent à des actes de violence. "Je ne comprends pas pourquoi les gens ne réalisent pas combien cette position est dangereuse, combien c'est dangereux pour les Juifs. Vous êtes là à lier toute votre identité à un pays qui sera inévitablement vu comme +l'Etat islamique juif+ et vous dites, en tant que Juif, c'est tout ce qui nous importe. Vous aggravez l'antisémitisme", a-t-il lancé. Son allié Abdul El-Sayed a alors pris ses distances, en déclarant le 24 août: "La sécurité des Juifs m'est aussi chère que la sécurité de mes propres filles", et en assurant qu'Hasan Piker ne représentait en rien sa campagne. "Campagne de dénigrement" Elissa Slotkin, sénatrice démocrate du Michigan, a elle aussi condamné ces propos: "Aucune communauté ne doit faire face à des menaces de violence pour ses idées politiques." Jeudi, depuis son studio de Californie encombré de bibelots, Hasan Piker a riposté. "J'ai lutté toute ma vie contre l'antisémitisme" a-t-il déclaré, se disant victime d'une "campagne de dénigrement organisée" ainsi que d'islamophobie. Une demande d'interview de l'AFP restait jeudi sans réponse. Né aux Etats-Unis de parents turcs, Hasan Piker a démarré sa carrière médiatique sur une plateforme internet d'informations politiques orientée à gauche, "The Young Turks", fondée par son oncle. Il s'est fait remarquer dès 2019 en disant: "L'Amérique méritait le 11-Septembre. Rien à foutre, je le dis." Il est ensuite revenu sur ces propos. Hasan Piker dit n'avoir aucune intention de changer son discours sur les autorités israéliennes, assurant que ses positions sont de plus en plus populaires, dans une Amérique où le soutien à Israël a longtemps fait consensus. Dans un sondage mené en mai 2026 par l'institut Pew Research, 62% des personnes interrogées disent avoir une opinion négative des autorités israéliennes, contre 51% en avril 2019. Concernant le peuple israélien, l'enquête a compté 52% d'opinions positives, en baisse par rapport aux 62% relevés en avril 2019.
Texte intégral (684 mots)
Le Parti républicain, en mauvaise posture avant des élections législatives cruciales à l'automne, les "midterms", en a fait une cible privilégiée. Les démocrates espèrent reprendre le contrôle d'une, voire des deux chambres du Congrès américain. Mais ils redoutent que les débats autour d'Hasan Piker parasitent leurs critiques du bilan économique de Donald Trump. Mercredi, l'AFP a suivi pendant plusieurs heures le programme en direct de l'influenceur sur la plateforme Twitch, où il a plus de 3 millions d'abonnés. Il y adopte le ton et les codes qui semblaient jusqu'ici réservés aux "streamers" de droite radicale, sauf que lui se dit "socialiste" et "anti-impéraliste". En costume-cravate, porteur de lunettes à la fine monture métallique, Hasan Piker, 35 ans, s'embarque quotidiennement dans un long monologue, rebondissant sur les commentaires des internautes, commentant des extraits vidéo, donnant son avis sur l'actualité, et multipliant les attaques contre Israël. Palestine et musculation Le 26 août, bracelet "Free Palestine" au poignet, il a d'abord parlé de sa veste sur mesure et de ses exercices de musculation. Alors que les idées masculinistes ont gagné du terrain auprès des jeunes conservateurs, l'influenceur met en avant son physique. Il pose dénudé dans une baignoire pour le magazine GQ en 2025 et dans l'article qui accompagne le cliché, il parle de politique, mais aussi de son traitement contre la chute de cheveux. "J'essaie toujours de comprendre s'il a une audience pareille parce qu'il fait du sport et qu'il a l'air baraqué", s'est demandé Debbie Dingell, élue du Michigan (nord) à la Chambre des représentants, pendant un meeting. L'influenceur de 35 ans n'a pas toujours été indésirable dans cet Etat industriel de la région des Grands Lacs. Il y a fait campagne au printemps avec Abdul El-Sayed, un candidat de gauche qui briguera un siège au Sénat en novembre, après avoir remporté l'investiture du Parti démocrate. Mais tout a changé quand Hasan Piker a suggéré le 20 août sur Twitch que les Juifs revendiquant leur soutien à Israël s'exposent à des actes de violence. "Je ne comprends pas pourquoi les gens ne réalisent pas combien cette position est dangereuse, combien c'est dangereux pour les Juifs. Vous êtes là à lier toute votre identité à un pays qui sera inévitablement vu comme +l'Etat islamique juif+ et vous dites, en tant que Juif, c'est tout ce qui nous importe. Vous aggravez l'antisémitisme", a-t-il lancé. Son allié Abdul El-Sayed a alors pris ses distances, en déclarant le 24 août: "La sécurité des Juifs m'est aussi chère que la sécurité de mes propres filles", et en assurant qu'Hasan Piker ne représentait en rien sa campagne. "Campagne de dénigrement" Elissa Slotkin, sénatrice démocrate du Michigan, a elle aussi condamné ces propos: "Aucune communauté ne doit faire face à des menaces de violence pour ses idées politiques." Jeudi, depuis son studio de Californie encombré de bibelots, Hasan Piker a riposté. "J'ai lutté toute ma vie contre l'antisémitisme" a-t-il déclaré, se disant victime d'une "campagne de dénigrement organisée" ainsi que d'islamophobie. Une demande d'interview de l'AFP restait jeudi sans réponse. Né aux Etats-Unis de parents turcs, Hasan Piker a démarré sa carrière médiatique sur une plateforme internet d'informations politiques orientée à gauche, "The Young Turks", fondée par son oncle. Il s'est fait remarquer dès 2019 en disant: "L'Amérique méritait le 11-Septembre. Rien à foutre, je le dis." Il est ensuite revenu sur ces propos. Hasan Piker dit n'avoir aucune intention de changer son discours sur les autorités israéliennes, assurant que ses positions sont de plus en plus populaires, dans une Amérique où le soutien à Israël a longtemps fait consensus. Dans un sondage mené en mai 2026 par l'institut Pew Research, 62% des personnes interrogées disent avoir une opinion négative des autorités israéliennes, contre 51% en avril 2019. Concernant le peuple israélien, l'enquête a compté 52% d'opinions positives, en baisse par rapport aux 62% relevés en avril 2019.

29.08.2026 à 10:01

FRANCE24
img
Elles boivent, dansent et s'évanouissent: c'est ainsi que d'éblouissantes médiums incarnent cette semaine les quelque 111 esprits divins issus de la croyance animiste birmane ancestrale, lors du festival annuel de Taungbyone, près de Mandalay (centre). "Si vous croyez vraiment en eux, ils viennent à vous", assure à l'AFP Shwe Moe Thae Kyaw Kyaw, une "épouse" d'esprit âgée de 35 ans. Et "plus vous croyez en eux, plus vos vœux seront exaucés". Ces célébrations endiablées qui attirent traditionnellement des milliers de fidèles de tout le pays ont été percutées ces dernières années par la guerre civile, entamée en 2021. Mais les lignes de front se sont récemment éloignées, offrant un répit à cet évènement par ailleurs considéré par beaucoup comme une Pride officieuse dans un pays où l'homosexualité est criminalisée. Car la plupart des médiums sont des femmes transgenres ou d'autres minorités LGBT+ marginalisées. En pleine lumière à Taungbyone, les "Nat-kadaw" ("épouses des esprits") s'unissent spirituellement aux puissants Nats birmans. Elles deviennent ainsi les incarnations sur Terre de ces esprits que des milliers de personnes viennent vénérer. Cette croyance animiste très ancienne vit toujours, en parallèle de la religion bouddhiste majoritaire dans le pays. Croulant sous les bijoux dorés, le visage irisé de maquillage, les médiums virevoltent en transe, jusqu'à l'extase, sous le regard austère des milices pro-gouvernementales. La foule ivre lance des roses et hurle, glisse des liasses de billets dans leurs vêtements et des cigarettes allumées entre leurs lèvres rouges, à mesure que les esprits en prennent possession. "Quand ils viennent à moi, je me sens particulièrement en paix et sereine", décrit Shwe Moe Thae Kyaw Kyaw. "Des remèdes" D'après la croyance, les Nats influencent tous types d'événements, de la vente d'une voiture d'occasion à la guerre civile qui affecte les 50 millions de citoyens de Birmanie. "Nous avons tout perdu : nos amis, notre maison, notre avenir", se lamente un participant du festival âgé de 35 ans, requérant l'anonymat par sécurité. "J'ai perdu mon chemin, c'est pour cela que je suis venu ici : pour retrouver le chemin du retour." La guerre a été déclenchée par le coup d'Etat militaire de 2021 qui a renversé le gouvernement élu d'Aung San Suu Kyi. Depuis lors, les violences ont fait plus de 100.000 morts tous camps confondus, estime l'ACLED, une organisation qui consigne les reportages des médias portant sur les conflits. Alors ici, au festival, "chacun prie pour obtenir ce qu'il désire", expose Tin Tin Aye, 50 ans, vendeuse ambulante de coiffes en feuillages portées par de nombreux participants. "Peu importe à quel point ils sont bouleversés, ils se sentent joyeux dès leur arrivée." Ordre moral, loyauté, protection du foyer ou gardien des accros à l'alcool et aux jeux d'argent : chaque esprit Nat a sa signification. "Je mets les gens en relation avec les Nats en fonction de leurs besoins", explique Win Hlaing, médium de 65 ans, pour qui les esprits sont "comme des remèdes".
Texte intégral (520 mots)
Elles boivent, dansent et s'évanouissent: c'est ainsi que d'éblouissantes médiums incarnent cette semaine les quelque 111 esprits divins issus de la croyance animiste birmane ancestrale, lors du festival annuel de Taungbyone, près de Mandalay (centre). "Si vous croyez vraiment en eux, ils viennent à vous", assure à l'AFP Shwe Moe Thae Kyaw Kyaw, une "épouse" d'esprit âgée de 35 ans. Et "plus vous croyez en eux, plus vos vœux seront exaucés". Ces célébrations endiablées qui attirent traditionnellement des milliers de fidèles de tout le pays ont été percutées ces dernières années par la guerre civile, entamée en 2021. Mais les lignes de front se sont récemment éloignées, offrant un répit à cet évènement par ailleurs considéré par beaucoup comme une Pride officieuse dans un pays où l'homosexualité est criminalisée. Car la plupart des médiums sont des femmes transgenres ou d'autres minorités LGBT+ marginalisées. En pleine lumière à Taungbyone, les "Nat-kadaw" ("épouses des esprits") s'unissent spirituellement aux puissants Nats birmans. Elles deviennent ainsi les incarnations sur Terre de ces esprits que des milliers de personnes viennent vénérer. Cette croyance animiste très ancienne vit toujours, en parallèle de la religion bouddhiste majoritaire dans le pays. Croulant sous les bijoux dorés, le visage irisé de maquillage, les médiums virevoltent en transe, jusqu'à l'extase, sous le regard austère des milices pro-gouvernementales. La foule ivre lance des roses et hurle, glisse des liasses de billets dans leurs vêtements et des cigarettes allumées entre leurs lèvres rouges, à mesure que les esprits en prennent possession. "Quand ils viennent à moi, je me sens particulièrement en paix et sereine", décrit Shwe Moe Thae Kyaw Kyaw. "Des remèdes" D'après la croyance, les Nats influencent tous types d'événements, de la vente d'une voiture d'occasion à la guerre civile qui affecte les 50 millions de citoyens de Birmanie. "Nous avons tout perdu : nos amis, notre maison, notre avenir", se lamente un participant du festival âgé de 35 ans, requérant l'anonymat par sécurité. "J'ai perdu mon chemin, c'est pour cela que je suis venu ici : pour retrouver le chemin du retour." La guerre a été déclenchée par le coup d'Etat militaire de 2021 qui a renversé le gouvernement élu d'Aung San Suu Kyi. Depuis lors, les violences ont fait plus de 100.000 morts tous camps confondus, estime l'ACLED, une organisation qui consigne les reportages des médias portant sur les conflits. Alors ici, au festival, "chacun prie pour obtenir ce qu'il désire", expose Tin Tin Aye, 50 ans, vendeuse ambulante de coiffes en feuillages portées par de nombreux participants. "Peu importe à quel point ils sont bouleversés, ils se sentent joyeux dès leur arrivée." Ordre moral, loyauté, protection du foyer ou gardien des accros à l'alcool et aux jeux d'argent : chaque esprit Nat a sa signification. "Je mets les gens en relation avec les Nats en fonction de leurs besoins", explique Win Hlaing, médium de 65 ans, pour qui les esprits sont "comme des remèdes".

29.08.2026 à 10:01

FRANCE24
img
Mais à l'approche des élections de mi-mandat, cet ex-partisan du président américain en ressent à peine les effets. Il a récupéré un peu d'argent lors de sa dernière déclaration fiscale. Mais cette déduction "ne compense pas ce que j'ai perdu", peste le quinquagénaire. Depuis un an, il gagne "2.000 à 3.000 dollars" de moins chaque mois, à cause du déclin brutal du tourisme à Las Vegas. En 2025, la ville des casinos et de la débauche a vu son nombre de visiteurs chuter de 7,5%. En dehors de la pandémie en 2020, la Las Vegas Convention and Visitors Authority n'avait jamais enregistré pareil déclin, depuis le début de ses statistiques en 1970. Et cette année, le rebond ne vient pas. L'agressivité de Donald Trump envers ses alliés internationaux a refroidi de nombreux touristes. Surtout les Canadiens, qui boycottent les Etats-Unis à cause des droits de douane massifs infligés par le milliardaire républicain. Quant aux ménages américains, beaucoup rognent sur leurs loisirs à cause de la flambée des prix de l'essence, provoquée par sa guerre contre l'Iran. "Marasme Trump" M. Mahan s'estime ainsi victime de ce qu'il appelle le "Trump slump" - le "marasme Trump" en français. Le restaurant de son casino, qui tournait 24 heures sur 24, a licencié une vingtaine d'employés et s'est reconverti en buffet ouvert uniquement le matin. Plutôt que de servir les clients à table, il reste derrière un comptoir. Ce manque d'interactions implique une moindre générosité. "J'ai perdu 75% de mes pourboires", râle-t-il, en racontant chasser les promotions au supermarché et se restreindre sur le Dr. Pepper, son soda préféré. Après avoir soutenu Donald Trump en 2016 et 2020, et s'être abstenu en 2024, ce républicain déçu envisage de voter démocrate en novembre. Un cas loin d'être isolé, selon le Culinary Union, principal syndicat des employés de l'hôtellerie. Parmi ses 60.000 membres au Nevada, "des milliers de gens ne travaillent pas ou voient leurs heures réduites", raconte à l'AFP le secrétaire de l'organisation, Ted Pappageorge. De quoi rendre la mesure choc de Donald Trump inopérante. "Si vous ne gagnez pas de pourboires, à quoi sert le crédit d'impôt ?", tacle le syndicaliste. Aux Etats-Unis, les pourboires constituent une part majeure du salaire de millions de serveurs, femmes de chambre, chauffeurs de taxi et coiffeuses. Donald Trump avait donc fait sensation en 2024 lorsqu'il avait proposé de les détaxer, en se disant inspiré par les galères d'une serveuse de Las Vegas. Le mécanisme permet de déduire jusqu'à 25.000 dollars de pourboires de son revenu imposable au niveau fédéral, jusqu'à fin 2028. Plus de 7,5 millions d'Américains l'ont utilisé cette année, avec une déduction moyenne de 7.000 dollars, selon le Trésor américain. "Pas assez" La mesure avait permis à Donald Trump d'emporter l'Etat bascule du Nevada lors de la présidentielle. Le milliardaire compte encore dessus pour le scrutin de novembre - où sa majorité républicaine au Congrès est menacée -, comme l'a montré sa dernière visite à Las Vegas début août. Il y a largement insisté sur ce cadeau fiscal, en vantant sa politique économique. "Nous avons eu la plus grande économie de l'histoire de notre pays pendant mon premier mandat. Mais là c'est encore mieux", a-t-il assuré. Une analyse rejetée par de nombreux Américains: seuls 30% approuvent sa gestion économique, selon les derniers sondages. Sur Fremont Street, l'artère où les premiers casinos se sont lancés à Las Vegas - avant la construction du fameux Strip -, barmans et strip-teaseuses déplorent la fréquentation en berne et l'inflation persistante qui rogne obstinément leur pouvoir d'achat. "Je ne gagne pas autant qu'avant", confie John Felipe, 31 ans, en préparant un cocktail. Avec la disparition des Canadiens, qui pesaient un tiers de sa clientèle, il n'a "pas vraiment senti les effets de la détaxation des pourboires". A la sortie de son restaurant, une serveuse souhaitant rester anonyme explique avoir pu déduire 4.000 dollars sur son revenu imposable. "Ce n'est clairement pas énorme", juge-t-elle. "Donc ce n'est pas assez pour faire pencher mon vote."
Texte intégral (702 mots)
Mais à l'approche des élections de mi-mandat, cet ex-partisan du président américain en ressent à peine les effets. Il a récupéré un peu d'argent lors de sa dernière déclaration fiscale. Mais cette déduction "ne compense pas ce que j'ai perdu", peste le quinquagénaire. Depuis un an, il gagne "2.000 à 3.000 dollars" de moins chaque mois, à cause du déclin brutal du tourisme à Las Vegas. En 2025, la ville des casinos et de la débauche a vu son nombre de visiteurs chuter de 7,5%. En dehors de la pandémie en 2020, la Las Vegas Convention and Visitors Authority n'avait jamais enregistré pareil déclin, depuis le début de ses statistiques en 1970. Et cette année, le rebond ne vient pas. L'agressivité de Donald Trump envers ses alliés internationaux a refroidi de nombreux touristes. Surtout les Canadiens, qui boycottent les Etats-Unis à cause des droits de douane massifs infligés par le milliardaire républicain. Quant aux ménages américains, beaucoup rognent sur leurs loisirs à cause de la flambée des prix de l'essence, provoquée par sa guerre contre l'Iran. "Marasme Trump" M. Mahan s'estime ainsi victime de ce qu'il appelle le "Trump slump" - le "marasme Trump" en français. Le restaurant de son casino, qui tournait 24 heures sur 24, a licencié une vingtaine d'employés et s'est reconverti en buffet ouvert uniquement le matin. Plutôt que de servir les clients à table, il reste derrière un comptoir. Ce manque d'interactions implique une moindre générosité. "J'ai perdu 75% de mes pourboires", râle-t-il, en racontant chasser les promotions au supermarché et se restreindre sur le Dr. Pepper, son soda préféré. Après avoir soutenu Donald Trump en 2016 et 2020, et s'être abstenu en 2024, ce républicain déçu envisage de voter démocrate en novembre. Un cas loin d'être isolé, selon le Culinary Union, principal syndicat des employés de l'hôtellerie. Parmi ses 60.000 membres au Nevada, "des milliers de gens ne travaillent pas ou voient leurs heures réduites", raconte à l'AFP le secrétaire de l'organisation, Ted Pappageorge. De quoi rendre la mesure choc de Donald Trump inopérante. "Si vous ne gagnez pas de pourboires, à quoi sert le crédit d'impôt ?", tacle le syndicaliste. Aux Etats-Unis, les pourboires constituent une part majeure du salaire de millions de serveurs, femmes de chambre, chauffeurs de taxi et coiffeuses. Donald Trump avait donc fait sensation en 2024 lorsqu'il avait proposé de les détaxer, en se disant inspiré par les galères d'une serveuse de Las Vegas. Le mécanisme permet de déduire jusqu'à 25.000 dollars de pourboires de son revenu imposable au niveau fédéral, jusqu'à fin 2028. Plus de 7,5 millions d'Américains l'ont utilisé cette année, avec une déduction moyenne de 7.000 dollars, selon le Trésor américain. "Pas assez" La mesure avait permis à Donald Trump d'emporter l'Etat bascule du Nevada lors de la présidentielle. Le milliardaire compte encore dessus pour le scrutin de novembre - où sa majorité républicaine au Congrès est menacée -, comme l'a montré sa dernière visite à Las Vegas début août. Il y a largement insisté sur ce cadeau fiscal, en vantant sa politique économique. "Nous avons eu la plus grande économie de l'histoire de notre pays pendant mon premier mandat. Mais là c'est encore mieux", a-t-il assuré. Une analyse rejetée par de nombreux Américains: seuls 30% approuvent sa gestion économique, selon les derniers sondages. Sur Fremont Street, l'artère où les premiers casinos se sont lancés à Las Vegas - avant la construction du fameux Strip -, barmans et strip-teaseuses déplorent la fréquentation en berne et l'inflation persistante qui rogne obstinément leur pouvoir d'achat. "Je ne gagne pas autant qu'avant", confie John Felipe, 31 ans, en préparant un cocktail. Avec la disparition des Canadiens, qui pesaient un tiers de sa clientèle, il n'a "pas vraiment senti les effets de la détaxation des pourboires". A la sortie de son restaurant, une serveuse souhaitant rester anonyme explique avoir pu déduire 4.000 dollars sur son revenu imposable. "Ce n'est clairement pas énorme", juge-t-elle. "Donc ce n'est pas assez pour faire pencher mon vote."
13 / 13

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞