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21.04.2026 à 11:23

Trump, Poutine, Netanyahu : Amnesty appelle les pays à résister aux dirigeants "prédateurs"

FRANCE 24
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L'ONG Amnesty International a affirmé mardi dans son rapport annuel que de nombreux dirigeants ont fait preuve de "lâcheté" en 2025 alors qu'ils devraient "résister" face à des chefs d'État "prédateurs" comme Donald Trump, Vladimir Poutine ou Benjamin Netanyahu.
L'ONG Amnesty International a affirmé mardi dans son rapport annuel que de nombreux dirigeants ont fait preuve de "lâcheté" en 2025 alors qu'ils devraient "résister" face à des chefs d'État "prédateurs" comme Donald Trump, Vladimir Poutine ou Benjamin Netanyahu.

21.04.2026 à 11:19

Gaza: FedEx dans le viseur d'une plainte en France pour "complicité de crime de génocide"

FRANCE24
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L'association reproche à la filiale française du transporteur américain d'"avoir mis en œuvre le transport, l'acheminement et la livraison de composants essentiels d'avions de combat depuis les Etats-Unis vers Israël via la France", du matériel qui a servi à "entretenir et réparer des avions de combat F-35 utilisés par l'armée de l'air israélienne" dans des "bombardements et des missions de surveillance à Gaza". Cette plainte, déposée lundi auprès du parquet national antiterroriste (Pnat) et dont l'AFP a eu connaissance, concerne "des faits susceptibles d'être qualifiés de complicité de crime de guerre, complicité de crime contre l'humanité et complicité de crime de génocide". "Nous ne faisons pas de livraison internationale d'armes ou de munitions", a répondu FedEx France, sollicitée par l'AFP. La procédure s'appuie sur un récent rapport coécrit par le collectif Urgence Palestine, intitulé "les dessous des exportations militaires françaises vers Israël". La plainte répertorie 117 cargaisons envoyées entre début avril et fin octobre 2025 des Etats-Unis à Israël, faisant escale à l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, alors toutes prises en charge par la société "FedEx Express FR". Au départ de Paris, 22 d'entre elles ont été directement acheminées en Israël, dont au moins trois par des avions de la compagnie FedEx immatriculés en France, détaille le document. FedEx avait "nécessairement connaissance du contenu des cargaisons", affirme la plainte. - Enquête en Belgique - "Une seule des 117 cargaisons a fait escale, le 20 juin 2025, à l'aéroport de Liège en Belgique, avant de rejoindre Tel-Aviv", poursuivent les auteurs, notant qu'"une enquête judiciaire" avait été ouverte en Belgique l'an dernier après une plainte visant FedEx déposée par une association flamande. Une enquête toujours en cours, précise le parquet fédéral belge à l'AFP. Depuis octobre, un cessez-le-feu très fragile est en vigueur entre Israël et le Hamas à Gaza. Les accusations de génocide se sont multipliées ces derniers mois, vivement rejetées par Israël. Fin mars, Israël a décidé de "ramener à zéro" ses importations militaires en provenance de France, dans un contexte de dégradation des relations bilatérales depuis la reconnaissance de la Palestine par Paris en septembre. "Ces déclarations israéliennes ne changent rien et peuvent dépendre de relations diplomatiques qui ne nous intéressent pas", a souligné Thomas Nayla, qui coordonne la plainte. Il exhorte à un "embargo total" sur les livraisons de composants militaires de la France vers Israël. "La France ne livre pas d'armes à Israël mais exporte des composants ayant vocation en particulier à être intégrés dans des systèmes défensifs ou à être réexportés vers des pays tiers", est-il indiqué dans le dernier rapport au Parlement français sur les exportations d'armement. A l'automne 2025, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) avait déposé plainte pour complicité et recel aggravé de crimes de guerre contre les plateformes Airbnb et Booking.com, pour des annonces de logements dans les colonies israéliennes - illégales au regard du droit international - implantées dans les territoires palestiniens.
Texte intégral (538 mots)
L'association reproche à la filiale française du transporteur américain d'"avoir mis en œuvre le transport, l'acheminement et la livraison de composants essentiels d'avions de combat depuis les Etats-Unis vers Israël via la France", du matériel qui a servi à "entretenir et réparer des avions de combat F-35 utilisés par l'armée de l'air israélienne" dans des "bombardements et des missions de surveillance à Gaza". Cette plainte, déposée lundi auprès du parquet national antiterroriste (Pnat) et dont l'AFP a eu connaissance, concerne "des faits susceptibles d'être qualifiés de complicité de crime de guerre, complicité de crime contre l'humanité et complicité de crime de génocide". "Nous ne faisons pas de livraison internationale d'armes ou de munitions", a répondu FedEx France, sollicitée par l'AFP. La procédure s'appuie sur un récent rapport coécrit par le collectif Urgence Palestine, intitulé "les dessous des exportations militaires françaises vers Israël". La plainte répertorie 117 cargaisons envoyées entre début avril et fin octobre 2025 des Etats-Unis à Israël, faisant escale à l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, alors toutes prises en charge par la société "FedEx Express FR". Au départ de Paris, 22 d'entre elles ont été directement acheminées en Israël, dont au moins trois par des avions de la compagnie FedEx immatriculés en France, détaille le document. FedEx avait "nécessairement connaissance du contenu des cargaisons", affirme la plainte. - Enquête en Belgique - "Une seule des 117 cargaisons a fait escale, le 20 juin 2025, à l'aéroport de Liège en Belgique, avant de rejoindre Tel-Aviv", poursuivent les auteurs, notant qu'"une enquête judiciaire" avait été ouverte en Belgique l'an dernier après une plainte visant FedEx déposée par une association flamande. Une enquête toujours en cours, précise le parquet fédéral belge à l'AFP. Depuis octobre, un cessez-le-feu très fragile est en vigueur entre Israël et le Hamas à Gaza. Les accusations de génocide se sont multipliées ces derniers mois, vivement rejetées par Israël. Fin mars, Israël a décidé de "ramener à zéro" ses importations militaires en provenance de France, dans un contexte de dégradation des relations bilatérales depuis la reconnaissance de la Palestine par Paris en septembre. "Ces déclarations israéliennes ne changent rien et peuvent dépendre de relations diplomatiques qui ne nous intéressent pas", a souligné Thomas Nayla, qui coordonne la plainte. Il exhorte à un "embargo total" sur les livraisons de composants militaires de la France vers Israël. "La France ne livre pas d'armes à Israël mais exporte des composants ayant vocation en particulier à être intégrés dans des systèmes défensifs ou à être réexportés vers des pays tiers", est-il indiqué dans le dernier rapport au Parlement français sur les exportations d'armement. A l'automne 2025, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) avait déposé plainte pour complicité et recel aggravé de crimes de guerre contre les plateformes Airbnb et Booking.com, pour des annonces de logements dans les colonies israéliennes - illégales au regard du droit international - implantées dans les territoires palestiniens.

21.04.2026 à 11:09

Cérémonie des Flammes: Theodora et Hamza favoris de cette quatrième édition

FRANCE24
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Déjà distinguée comme révélation féminine durant la précédente édition de ces récompenses, la chanteuse avait dédié son prix à "toutes les filles noires un peu bizarres". Un an plus tard, son originalité – musique, style, personnalité – ne cesse de susciter l’engouement du public, jusque sur scène. Avant de prendre la route des festivals, ses récents concerts au Zénith de Paris se sont déroulés dans une ambiance survoltée, avec décor kitsch et invités. Auréolée de quatre Victoires de la musique en février, la star de 22 ans a depuis passé un cap: elle délaisse son premier surnom "Boss Lady" pour un nouvel alias, "Miss Kitoko", censé représenter cette nouvelle ère. Elle est nommée à sept reprises pour ces Flammes, dont l’une pour son duo avec Disiz. Sorti en septembre 2025, "Melodrama" a battu le record de longévité du titre le plus écouté en streaming en France, détrônant "Happy" de Pharrell Williams. Son frère, Jeez Suave, est aussi en lice dans la catégorie du meilleur compositeur. Dans la catégorie de l’artiste féminine, Aya Nakamura est également de nouveau présente, aux côtés de profils expérimentés mais moins connus comme les Martiniquaises Maureen et Meryl ou la chanteuse Ronisia. A l’image des productions actuelles, et malgré une relève féminine corsée - Eve La Marka, Asinine, 2L parmi les révélations -, le plateau reste dominé par des artistes masculins. Sont ainsi nommés les poids-lourds Jul, Ninho et Gims, qui poursuit ses concerts après sa mise en examen dans une vaste affaire de blanchiment présumé. Mais c’est le rappeur et chanteur belge Hamza qui fait office de favori avec sept nominations, dont l’une pour son tube trap "KYKY2BONDY", enchaînement de références de Mbappé à Céline Dion. En embuscade, le rappeur parisien Guy2Bezbar ("Jeunesse dorée") engrange cinq nominations. Parmi les révélations masculines, le trio L2B (quatre nominations) est aussi annoncé pour un "supershow" sur scène. Réparties dans 19 catégories, ces nominations résultent des votes d'environ 810.000 personnes, un record selon les organisateurs. Ils sont combinés à ceux du jury et de collèges professionnels sur certaines catégories pour déterminer les lauréats. La cérémonie sera diffusée en direct de la Seine musicale en ligne et sur France 4.
Lire plus (422 mots)
Déjà distinguée comme révélation féminine durant la précédente édition de ces récompenses, la chanteuse avait dédié son prix à "toutes les filles noires un peu bizarres". Un an plus tard, son originalité – musique, style, personnalité – ne cesse de susciter l’engouement du public, jusque sur scène. Avant de prendre la route des festivals, ses récents concerts au Zénith de Paris se sont déroulés dans une ambiance survoltée, avec décor kitsch et invités. Auréolée de quatre Victoires de la musique en février, la star de 22 ans a depuis passé un cap: elle délaisse son premier surnom "Boss Lady" pour un nouvel alias, "Miss Kitoko", censé représenter cette nouvelle ère. Elle est nommée à sept reprises pour ces Flammes, dont l’une pour son duo avec Disiz. Sorti en septembre 2025, "Melodrama" a battu le record de longévité du titre le plus écouté en streaming en France, détrônant "Happy" de Pharrell Williams. Son frère, Jeez Suave, est aussi en lice dans la catégorie du meilleur compositeur. Dans la catégorie de l’artiste féminine, Aya Nakamura est également de nouveau présente, aux côtés de profils expérimentés mais moins connus comme les Martiniquaises Maureen et Meryl ou la chanteuse Ronisia. A l’image des productions actuelles, et malgré une relève féminine corsée - Eve La Marka, Asinine, 2L parmi les révélations -, le plateau reste dominé par des artistes masculins. Sont ainsi nommés les poids-lourds Jul, Ninho et Gims, qui poursuit ses concerts après sa mise en examen dans une vaste affaire de blanchiment présumé. Mais c’est le rappeur et chanteur belge Hamza qui fait office de favori avec sept nominations, dont l’une pour son tube trap "KYKY2BONDY", enchaînement de références de Mbappé à Céline Dion. En embuscade, le rappeur parisien Guy2Bezbar ("Jeunesse dorée") engrange cinq nominations. Parmi les révélations masculines, le trio L2B (quatre nominations) est aussi annoncé pour un "supershow" sur scène. Réparties dans 19 catégories, ces nominations résultent des votes d'environ 810.000 personnes, un record selon les organisateurs. Ils sont combinés à ceux du jury et de collèges professionnels sur certaines catégories pour déterminer les lauréats. La cérémonie sera diffusée en direct de la Seine musicale en ligne et sur France 4.

21.04.2026 à 11:01

Bill White, un ambassadeur trumpiste à Bruxelles

FRANCE24
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Du président américain, qu'il connaît depuis 35 ans, ce quinquagénaire, "pas discret par nature", ne désire qu'une chose: "qu'il me donne un 20/20". "Quand le président Trump m'a nommé, je lui ai dit à quel point je l'aimais, à quel point je voulais qu'il soit content de moi", confie-t-il depuis sa résidence, au coeur de la capitale belge. Convoqué en quelques semaines Représenter un dirigeant honni, moqué ou craint par tant d'Européens? "C'est en réalité assez simple", assure cet homme, affable et provocateur, qui a levé d'importantes sommes pour Donald Trump durant ses dernières campagnes. "Sans vouloir vous vexer, c'est lui ma source d'information", lance-t-il aux journalistes de l'AFP présents pour l'interroger. "Je lis ce qu'il écrit sur Truth Social (le réseau social de Donald Trump) et je sais exactement ce qu'il pense", affirme-t-il. Un "message", aussitôt relayé auprès des diplomates, responsables politiques et chefs d'entreprises, qu'il côtoie. A l'image d'autres émissaires "MAGA" ("Make America Great Again") à travers le monde, Bill White, un démocrate converti au trumpisme le soir de l'élection du milliardaire, en 2016, n'a rien du diplomate de carrière. Cet homme de 59 ans au carnet d'adresses bien rempli -- Aretha Franklin a chanté à son mariage -- a lancé sa carrière dans l'immobilier, dirigé un musée, levé des fonds pour Barack Obama, milité pour qu'un quartier riche d'Atlanta fasse sécession. Avant de grossir, sur le tard, les rangs des ambassadeurs trumpistes. A peine ses valises posées à Bruxelles, le responsable a hérité d'une convocation au ministère des Affaires étrangères pour s'être immiscé dans une affaire visant des circonciseurs juifs à Anvers, accusant l'enquête d'être "antisémite". Le coup d'éclat l'a propulsé à la "Une" des médias belges, ce qui "fait un peu bizarre" assure-t-il depuis sa résidence, avant de tenter, pour dédramatiser, une blague sur la circoncision. "Des foutaises" Cette affaire, comme toutes les autres interventions d'ambassadeurs américains dans la politique en France, en Pologne, ou ailleurs, ne sont, au fond pas si graves pour ce diplomate, qui joue l'apaisement. "Toute cette histoire selon laquelle on n'aime pas l'Europe, ou on va quitter l'Otan, c'est des foutaises", minimise-t-il. "Trump adore vraiment la Belgique, et l'Europe aussi d'ailleurs", assure-t-il. A l'entendre, le sentiment anti-Américain brandi par certains en Europe est, lui aussi, nettement exagéré. "L'autre samedi, nous étions à bord d'un bateau qui traversait Gand et des gens depuis un pont ont crié +C'est l'ambassadeur White des Etats-Unis d'Amérique! Nous adorons l'Amérique", raconte-t-il en agitant les bras. Le diplomate américain, dont la résidence est pavoisée de photos avec son époux et le couple Trump -- "vous avez vu comment Melania est belle?", vante d'ailleurs une véritable proximité avec le gouvernement belge. Il assure échanger régulièrement avec "ses amis", ministres de la Défense, de l'Intérieur et des Affaires étrangères, et se targue même d'avoir réussi à apprivoiser le célèbre chat du Premier ministre. D'après lui, Bart De Wever doit d'ailleurs donner un discours pour le 250ème anniversaire des Etats-Unis, qui sera fêté fin juin avec "5.000 invités" dans l'un des parcs les plus connus de Bruxelles, privatisé pour l'occasion. Ce sera "le plus grand événement, le meilleur, le plus incroyable, extraordinaire, phénoménal et fantastique — en dehors de ceux du président à Washington", promet Bill White, qui cultive depuis des années sa rhétorique trumpiste. Et une même méthode bien rodée: occuper l'espace, à n'importe quel prix. Cette stratégie ne montre-t-elle toutefois pas ses limites, à mesure que les capitales expriment leurs frustrations avec Trump? Ou après la défaite de Viktor Orban, soutenu en personne par le vice-président américain J.D. Vance, en Hongrie? "Non, pas du tout", balaie Bill White. "Pas du tout."
Texte intégral (657 mots)
Du président américain, qu'il connaît depuis 35 ans, ce quinquagénaire, "pas discret par nature", ne désire qu'une chose: "qu'il me donne un 20/20". "Quand le président Trump m'a nommé, je lui ai dit à quel point je l'aimais, à quel point je voulais qu'il soit content de moi", confie-t-il depuis sa résidence, au coeur de la capitale belge. Convoqué en quelques semaines Représenter un dirigeant honni, moqué ou craint par tant d'Européens? "C'est en réalité assez simple", assure cet homme, affable et provocateur, qui a levé d'importantes sommes pour Donald Trump durant ses dernières campagnes. "Sans vouloir vous vexer, c'est lui ma source d'information", lance-t-il aux journalistes de l'AFP présents pour l'interroger. "Je lis ce qu'il écrit sur Truth Social (le réseau social de Donald Trump) et je sais exactement ce qu'il pense", affirme-t-il. Un "message", aussitôt relayé auprès des diplomates, responsables politiques et chefs d'entreprises, qu'il côtoie. A l'image d'autres émissaires "MAGA" ("Make America Great Again") à travers le monde, Bill White, un démocrate converti au trumpisme le soir de l'élection du milliardaire, en 2016, n'a rien du diplomate de carrière. Cet homme de 59 ans au carnet d'adresses bien rempli -- Aretha Franklin a chanté à son mariage -- a lancé sa carrière dans l'immobilier, dirigé un musée, levé des fonds pour Barack Obama, milité pour qu'un quartier riche d'Atlanta fasse sécession. Avant de grossir, sur le tard, les rangs des ambassadeurs trumpistes. A peine ses valises posées à Bruxelles, le responsable a hérité d'une convocation au ministère des Affaires étrangères pour s'être immiscé dans une affaire visant des circonciseurs juifs à Anvers, accusant l'enquête d'être "antisémite". Le coup d'éclat l'a propulsé à la "Une" des médias belges, ce qui "fait un peu bizarre" assure-t-il depuis sa résidence, avant de tenter, pour dédramatiser, une blague sur la circoncision. "Des foutaises" Cette affaire, comme toutes les autres interventions d'ambassadeurs américains dans la politique en France, en Pologne, ou ailleurs, ne sont, au fond pas si graves pour ce diplomate, qui joue l'apaisement. "Toute cette histoire selon laquelle on n'aime pas l'Europe, ou on va quitter l'Otan, c'est des foutaises", minimise-t-il. "Trump adore vraiment la Belgique, et l'Europe aussi d'ailleurs", assure-t-il. A l'entendre, le sentiment anti-Américain brandi par certains en Europe est, lui aussi, nettement exagéré. "L'autre samedi, nous étions à bord d'un bateau qui traversait Gand et des gens depuis un pont ont crié +C'est l'ambassadeur White des Etats-Unis d'Amérique! Nous adorons l'Amérique", raconte-t-il en agitant les bras. Le diplomate américain, dont la résidence est pavoisée de photos avec son époux et le couple Trump -- "vous avez vu comment Melania est belle?", vante d'ailleurs une véritable proximité avec le gouvernement belge. Il assure échanger régulièrement avec "ses amis", ministres de la Défense, de l'Intérieur et des Affaires étrangères, et se targue même d'avoir réussi à apprivoiser le célèbre chat du Premier ministre. D'après lui, Bart De Wever doit d'ailleurs donner un discours pour le 250ème anniversaire des Etats-Unis, qui sera fêté fin juin avec "5.000 invités" dans l'un des parcs les plus connus de Bruxelles, privatisé pour l'occasion. Ce sera "le plus grand événement, le meilleur, le plus incroyable, extraordinaire, phénoménal et fantastique — en dehors de ceux du président à Washington", promet Bill White, qui cultive depuis des années sa rhétorique trumpiste. Et une même méthode bien rodée: occuper l'espace, à n'importe quel prix. Cette stratégie ne montre-t-elle toutefois pas ses limites, à mesure que les capitales expriment leurs frustrations avec Trump? Ou après la défaite de Viktor Orban, soutenu en personne par le vice-président américain J.D. Vance, en Hongrie? "Non, pas du tout", balaie Bill White. "Pas du tout."

21.04.2026 à 10:53

Amnesty exhorte les pays à résister aux dirigeants "prédateurs" comme Trump, Poutine ou Netanyahu

FRANCE24
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Selon l'ONG, ces chefs d'Etat agissent au mépris des règles et organisations internationales instituées après la Seconde Guerre mondiale, dessinant un monde dans lequel "la guerre remplace la diplomatie". "En 2025, Donald Trump, Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu, pour ne citer qu'eux, ont poursuivi une stratégie de domination économique et politique passant par la destruction, la répression et des violences mondiales à grande échelle", a déclaré la secrétaire générale d'Amnesty International, Agnès Callamard, lors d'une présentation du rapport à Londres. Les États-Unis se sont livrés "à des homicides extrajudiciaires au-delà de leurs frontières", ont attaqué "en toute illégalité le Venezuela et l'Iran" et menacé le Groenland, dénonce le texte. En parallèle, l'administration Trump "a fait tout ce qu'elle pouvait pour saper des années, des décennies d'efforts" pour défendre les droits des femmes, a indiqué Mme Callamard à l'AFP, soulignant que les présidents américain et russe partagent une vision du monde "profondément raciste et patriarcale". Quant au gouvernement israélien, il "a poursuivi son génocide contre la population palestinienne de Gaza, malgré l'accord de cessez-le-feu d'octobre", sans que la communauté internationale ne prenne de "mesures significatives", accuse le rapport. Face à "ces brutes et ces pillards", presque tous les dirigeants internationaux "ont fait preuve de lâcheté", notamment en Europe, déplore Agnès Callamard. "Les États, les organismes internationaux et la société civile doivent rejeter la politique de conciliation à tout prix et résister collectivement à ces attaques", exhorte l'ONG. "Tout peut basculer" Selon Amnesty, les institutions internationales ont subi les "pires" attaques depuis 1948, avec les sanctions américaines contre certains magistrats et procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) ou le retrait des États-Unis de dizaines de conventions comme celle du Giec sur le climat. Pour la secrétaire générale de l'ONG, l'actuel conflit au Moyen-Orient illustre le "glissement vers le mépris de la loi" - des "premières attaques illégales menées par les États-Unis et Israël" aux "représailles aveugles" de l'Iran. Un conflit survenu après que les autorités iraniennes "ont massacré des manifestants en janvier 2026, dans ce qui a probablement été la répression de ce type la plus meurtrière depuis des décennies", ajoute l'ONG. Le rapport détaille également les atteintes aux droits humains dans des pays comme la Birmanie, déchirée par la guerre civile depuis 2021, où l'armée a "utilisé des parapentes motorisés pour larguer des munitions explosives sur des villages, tuant des dizaines de civils". Il cite aussi le Soudan, où les Forces de soutien rapide (FSR) ont notamment "commis des massacres de civils et des violences sexuelles" pendant le siège d'El-Facher, qui a duré 18 mois avant la prise de la ville en octobre. Rares lueurs d'espoir dans ce sombre tableau, selon Amnesty: la création d'un tribunal spécial pour la guerre en Ukraine ou la remise de l'ex-président philippin Rodrigo Duterte, inculpé de crimes contre l'humanité, à la CPI. L'ONG se félicite aussi des actions de dockers en Espagne, en France ou au Maroc pour "perturber l'acheminement d'armes vers Israël", ou de l'engagement des citoyens américains qui se sont opposés aux opérations de la police de l'immigration ICE - parfois au péril de leur vie. Agnès Callamard espère aussi que le refus de certains pays européens de se joindre aux attaques lancées contre l'Iran par les États-Unis et Israël annonce le début d'un "grand sursaut". Et de prévenir: "Nous sommes au moment même où tout peut basculer, où tout ce qui a été construit au cours des 80 dernières années risque d'être anéanti".
Texte intégral (633 mots)
Selon l'ONG, ces chefs d'Etat agissent au mépris des règles et organisations internationales instituées après la Seconde Guerre mondiale, dessinant un monde dans lequel "la guerre remplace la diplomatie". "En 2025, Donald Trump, Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu, pour ne citer qu'eux, ont poursuivi une stratégie de domination économique et politique passant par la destruction, la répression et des violences mondiales à grande échelle", a déclaré la secrétaire générale d'Amnesty International, Agnès Callamard, lors d'une présentation du rapport à Londres. Les États-Unis se sont livrés "à des homicides extrajudiciaires au-delà de leurs frontières", ont attaqué "en toute illégalité le Venezuela et l'Iran" et menacé le Groenland, dénonce le texte. En parallèle, l'administration Trump "a fait tout ce qu'elle pouvait pour saper des années, des décennies d'efforts" pour défendre les droits des femmes, a indiqué Mme Callamard à l'AFP, soulignant que les présidents américain et russe partagent une vision du monde "profondément raciste et patriarcale". Quant au gouvernement israélien, il "a poursuivi son génocide contre la population palestinienne de Gaza, malgré l'accord de cessez-le-feu d'octobre", sans que la communauté internationale ne prenne de "mesures significatives", accuse le rapport. Face à "ces brutes et ces pillards", presque tous les dirigeants internationaux "ont fait preuve de lâcheté", notamment en Europe, déplore Agnès Callamard. "Les États, les organismes internationaux et la société civile doivent rejeter la politique de conciliation à tout prix et résister collectivement à ces attaques", exhorte l'ONG. "Tout peut basculer" Selon Amnesty, les institutions internationales ont subi les "pires" attaques depuis 1948, avec les sanctions américaines contre certains magistrats et procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) ou le retrait des États-Unis de dizaines de conventions comme celle du Giec sur le climat. Pour la secrétaire générale de l'ONG, l'actuel conflit au Moyen-Orient illustre le "glissement vers le mépris de la loi" - des "premières attaques illégales menées par les États-Unis et Israël" aux "représailles aveugles" de l'Iran. Un conflit survenu après que les autorités iraniennes "ont massacré des manifestants en janvier 2026, dans ce qui a probablement été la répression de ce type la plus meurtrière depuis des décennies", ajoute l'ONG. Le rapport détaille également les atteintes aux droits humains dans des pays comme la Birmanie, déchirée par la guerre civile depuis 2021, où l'armée a "utilisé des parapentes motorisés pour larguer des munitions explosives sur des villages, tuant des dizaines de civils". Il cite aussi le Soudan, où les Forces de soutien rapide (FSR) ont notamment "commis des massacres de civils et des violences sexuelles" pendant le siège d'El-Facher, qui a duré 18 mois avant la prise de la ville en octobre. Rares lueurs d'espoir dans ce sombre tableau, selon Amnesty: la création d'un tribunal spécial pour la guerre en Ukraine ou la remise de l'ex-président philippin Rodrigo Duterte, inculpé de crimes contre l'humanité, à la CPI. L'ONG se félicite aussi des actions de dockers en Espagne, en France ou au Maroc pour "perturber l'acheminement d'armes vers Israël", ou de l'engagement des citoyens américains qui se sont opposés aux opérations de la police de l'immigration ICE - parfois au péril de leur vie. Agnès Callamard espère aussi que le refus de certains pays européens de se joindre aux attaques lancées contre l'Iran par les États-Unis et Israël annonce le début d'un "grand sursaut". Et de prévenir: "Nous sommes au moment même où tout peut basculer, où tout ce qui a été construit au cours des 80 dernières années risque d'être anéanti".

21.04.2026 à 10:47

Bastien Blanc-Tailleur, la pâtisserie ultra-riche

FRANCE24
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Cette réplique en sucre (et quelques ingrédients supplémentaires) du Taj Mahal, haute de presque 3 mètres et signée par le pâtissier français Bastien Blanc-Tailleur, a détourné les regards et concentré la couverture médiatique du lendemain. Les gâteaux de Bastien Blanc-Tailleur sont ce que la haute couture est à la mode: des pièces folles, uniques, faites à la main, exigeant un énorme investissement de temps et d'argent. "Nous travaillons rarement sur un mariage avec un budget inférieur à un million d'euros", explique le chef de 34 ans à l'AFP, dans son atelier près de Paris, entouré de cinq de ses dernières créations. Le mariage de l'année en Inde aurait coûté, selon la presse, 6,7 millions de dollars (5,7 millions d'euros), Jennifer Lopez ayant touché pour sa part 2 millions pour sa prestation. 25 gâteaux par an Bastien Blanc-Tailleur refuse de révéler le prix exact de ses créations, disant simplement que les tarifs démarrent à 20.000 euros pour les plus modestes. La commande indienne comprenait cinq gâteaux: la pièce principale pour le couple, un assemblage de rotondes ornées d'une farandole d'orchidées, d'éléphants en pâte à sucre blanche, deux autres gâteaux pour les convives, ainsi que deux autres encore, descendus depuis le plafond de la salle de bal. Ils ont exigé environ 3.500 heures de travail. "On est arrivés au seuil de nos capacités. C'est un des projets dont je suis le plus fier", confie le maestro. Bastien Blanc-Tailleur a été sacré en 2024 chef pâtissier le plus créatif du monde lors de la cérémonie de La Liste, classement gastronomique international créé en 2015, éclectique mais reconnu dans le secteur, résultat de l'agrégation des principaux avis et critiques existants. Dans son métier, on ne parle plus de pâtissier mais de "designer de gâteaux". Un art de la pâtisserie décorative qui émerge en France au XVIIIe siècle, dans les banquets royaux, et dont l'artisan assure être le digne héritier. Familles royales du Moyen-Orient, grandes fortunes américaines et aristocrates européens se disputent ses rares services: avec une équipe de seulement dix personnes, il ne peut produire qu'environ 20 à 25 gâteaux par an. Les tensions qui ont suivi l'attaque des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février ont eu un impact sur son carnet de commandes, plusieurs festivités ayant été reportées. Féerie Mais Bastien Blanc-Tailleur n'a pas peur des aléas. Lors du mariage en Inde, il se souvient d'un imprévu logistique, lié aux oeufs et au beurre, qui a compromis la réalisation même du gâteau. A une autre occasion, c'est un agent des douanes saoudiennes trop zélé qui a ouvert les boîtes sans bien les refermer avant l'embarquement. Dommage pour le glaçage... Le pâtissier a été formé dès l'âge de quinze ans dans de grandes maisons parisiennes comme le Pavillon Ledoyen ou le Four Seasons George V, notamment auprès du chef Yannick Alléno - aux 18 étoiles au Michelin -, qui lui a transmis une vision particulière du métier. "Il disait que quand on est en train de réfléchir à un projet, il ne faut pas penser à comment on va le faire. Sinon on se limite dans la création", se souvient-il. Son processus créatif passe par le papier et le stylo. Le pâtissier conspue l'intelligence artificielle et ses rendus trop réalistes, qui sapent la féerie. Collectionneur compulsif, il dit avoir un faible pour les ornements floraux, réalisés selon la direction artistique voulue par les mariés, le travail "qui prend le plus de temps". Avec un emploi aussi prenant et des déplacements constants, Bastien Blanc-Tailleur a peu de temps pour lui. "Je suis fiancé depuis quatre ans", confie celui qui n'a pas encore de date fixée pour son propre mariage.
Texte intégral (665 mots)
Cette réplique en sucre (et quelques ingrédients supplémentaires) du Taj Mahal, haute de presque 3 mètres et signée par le pâtissier français Bastien Blanc-Tailleur, a détourné les regards et concentré la couverture médiatique du lendemain. Les gâteaux de Bastien Blanc-Tailleur sont ce que la haute couture est à la mode: des pièces folles, uniques, faites à la main, exigeant un énorme investissement de temps et d'argent. "Nous travaillons rarement sur un mariage avec un budget inférieur à un million d'euros", explique le chef de 34 ans à l'AFP, dans son atelier près de Paris, entouré de cinq de ses dernières créations. Le mariage de l'année en Inde aurait coûté, selon la presse, 6,7 millions de dollars (5,7 millions d'euros), Jennifer Lopez ayant touché pour sa part 2 millions pour sa prestation. 25 gâteaux par an Bastien Blanc-Tailleur refuse de révéler le prix exact de ses créations, disant simplement que les tarifs démarrent à 20.000 euros pour les plus modestes. La commande indienne comprenait cinq gâteaux: la pièce principale pour le couple, un assemblage de rotondes ornées d'une farandole d'orchidées, d'éléphants en pâte à sucre blanche, deux autres gâteaux pour les convives, ainsi que deux autres encore, descendus depuis le plafond de la salle de bal. Ils ont exigé environ 3.500 heures de travail. "On est arrivés au seuil de nos capacités. C'est un des projets dont je suis le plus fier", confie le maestro. Bastien Blanc-Tailleur a été sacré en 2024 chef pâtissier le plus créatif du monde lors de la cérémonie de La Liste, classement gastronomique international créé en 2015, éclectique mais reconnu dans le secteur, résultat de l'agrégation des principaux avis et critiques existants. Dans son métier, on ne parle plus de pâtissier mais de "designer de gâteaux". Un art de la pâtisserie décorative qui émerge en France au XVIIIe siècle, dans les banquets royaux, et dont l'artisan assure être le digne héritier. Familles royales du Moyen-Orient, grandes fortunes américaines et aristocrates européens se disputent ses rares services: avec une équipe de seulement dix personnes, il ne peut produire qu'environ 20 à 25 gâteaux par an. Les tensions qui ont suivi l'attaque des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février ont eu un impact sur son carnet de commandes, plusieurs festivités ayant été reportées. Féerie Mais Bastien Blanc-Tailleur n'a pas peur des aléas. Lors du mariage en Inde, il se souvient d'un imprévu logistique, lié aux oeufs et au beurre, qui a compromis la réalisation même du gâteau. A une autre occasion, c'est un agent des douanes saoudiennes trop zélé qui a ouvert les boîtes sans bien les refermer avant l'embarquement. Dommage pour le glaçage... Le pâtissier a été formé dès l'âge de quinze ans dans de grandes maisons parisiennes comme le Pavillon Ledoyen ou le Four Seasons George V, notamment auprès du chef Yannick Alléno - aux 18 étoiles au Michelin -, qui lui a transmis une vision particulière du métier. "Il disait que quand on est en train de réfléchir à un projet, il ne faut pas penser à comment on va le faire. Sinon on se limite dans la création", se souvient-il. Son processus créatif passe par le papier et le stylo. Le pâtissier conspue l'intelligence artificielle et ses rendus trop réalistes, qui sapent la féerie. Collectionneur compulsif, il dit avoir un faible pour les ornements floraux, réalisés selon la direction artistique voulue par les mariés, le travail "qui prend le plus de temps". Avec un emploi aussi prenant et des déplacements constants, Bastien Blanc-Tailleur a peu de temps pour lui. "Je suis fiancé depuis quatre ans", confie celui qui n'a pas encore de date fixée pour son propre mariage.

21.04.2026 à 10:43

Rwanda : la réintégration des derniers génocidaires, un défi vertigineux

Aurore BAYOUD
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Trente-deux ans après le génocide contre les Tutsi, le Rwanda s’attelle à son chantier le plus intime : la réintégration des derniers condamnés au cœur des terres qu'ils ont autrefois ensanglantées. Ceux qui franchissent aujourd'hui les portes des prisons sont souvent ceux qui, n'ayant pas bénéficié des remises de peine liées aux aveux des tribunaux Gacaca, achèvent la totalité de leurs trente ans de réclusion. Pour la société rwandaise, le défi est vertigineux : comment transformer ces hommes et ces femmes en citoyens productifs au sein d'une société qui a radicalement changé ? Notre correspondante Aurore Bayoud est allée à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui tentent de retrouver leur place sur la colline.
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Trente-deux ans après le génocide contre les Tutsi, le Rwanda s’attelle à son chantier le plus intime : la réintégration des derniers condamnés au cœur des terres qu'ils ont autrefois ensanglantées. Ceux qui franchissent aujourd'hui les portes des prisons sont souvent ceux qui, n'ayant pas bénéficié des remises de peine liées aux aveux des tribunaux Gacaca, achèvent la totalité de leurs trente ans de réclusion. Pour la société rwandaise, le défi est vertigineux : comment transformer ces hommes et ces femmes en citoyens productifs au sein d'une société qui a radicalement changé ? Notre correspondante Aurore Bayoud est allée à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui tentent de retrouver leur place sur la colline.

21.04.2026 à 10:43

Moyen-Orient: la Bourse de Paris mise sur la prudence

FRANCE24
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A 10H00, l'indice CAC 40 évoluait depuis l'ouverture à l'équilibre (-0,09%) à 8.324,32 points. La veille, l'indice parisien avait clôturé en repli (-1,12%) à 8.331 points, après un rebond vendredi. Boussole des marchés, le pétrole reculait légèrement. Le baril de Brent, référence du brut en Europe, cédait 1,33% à 94,21 dollars et le WTI américain perdait 2% à 89,61 dollars. Les Etats-Unis et l'Iran se sont adressé des menaces mutuelles lundi à deux jours du terme des deux semaines de cessez-le-feu, au moment où l'incertitude entoure une possible reprise des pourparlers entre les deux pays au Pakistan. "La volatilité est de retour", commente Christopher Dembik, analyste pour la banque privée Pictet. "Mais les marchés résistent", ajoute-t-il, avançant plusieurs facteurs: "abondance de la liquidité, résultats trimestriels loin d'être mauvais y compris dans les secteurs plus vulnérables à la crise, conviction que l'inflation sera temporaire et que les banques centrales ne vont pas sur-réagir, lassitude des investisseurs concernant les soubresauts de la guerre en Iran, etc." STMicroelectronics au plus haut Au palmarès des valeurs, l'action de l'entreprise de semi-conducteurs et de puces STMicroelectronics gagnait encore du terrain (+1,25%), à son plus haut niveau depuis juillet 2024 (37,74 euros le titre). Le fabricant franco-italien est porté par la demande mondiale de semi-conducteurs avec le développement de l'IA. Le marché obligataire suspendu à la Fed Sur le marché obligataire, le rendement des titres de la dette française à dix ans restait stable mardi matin (3,60% contre 3,61% la veille). Les yeux seront tournés dans l'après-midi vers l'audition par le Sénat américain de Kevin Warsh, le candidat qui a les faveurs du président Donald Trump pour remplacer Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale (Fed). "Warsh a soutenu que les gains de productivité liés à l'IA pourraient contribuer à compenser l'inflation, permettant potentiellement à la Fed de réduire les taux malgré une poussée temporaire des prix liée à l'énergie", analyse Ipek Ozkardeskaya, pour Swissquote. "S'il maintient cette position, les rendements à court terme pourraient se détendre davantage, soutenant ainsi les actions", ajoute l'analyste. "Les craintes inflationnistes liées à la hausse de l'énergie persistent et pourraient limiter les marges de manœuvre des banques centrales", observe pour sa part le gestionnaire de fonds Aurel. L'inflation réduit la valeur réelle des capitaux prêtés: un euro remboursé demain permet d'acheter moins de biens et services qu'au moment où il a été prêté. Les créanciers cherchent donc à se protéger contre cette perte de pouvoir d'achat en augmentant les taux d'intérêt.
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A 10H00, l'indice CAC 40 évoluait depuis l'ouverture à l'équilibre (-0,09%) à 8.324,32 points. La veille, l'indice parisien avait clôturé en repli (-1,12%) à 8.331 points, après un rebond vendredi. Boussole des marchés, le pétrole reculait légèrement. Le baril de Brent, référence du brut en Europe, cédait 1,33% à 94,21 dollars et le WTI américain perdait 2% à 89,61 dollars. Les Etats-Unis et l'Iran se sont adressé des menaces mutuelles lundi à deux jours du terme des deux semaines de cessez-le-feu, au moment où l'incertitude entoure une possible reprise des pourparlers entre les deux pays au Pakistan. "La volatilité est de retour", commente Christopher Dembik, analyste pour la banque privée Pictet. "Mais les marchés résistent", ajoute-t-il, avançant plusieurs facteurs: "abondance de la liquidité, résultats trimestriels loin d'être mauvais y compris dans les secteurs plus vulnérables à la crise, conviction que l'inflation sera temporaire et que les banques centrales ne vont pas sur-réagir, lassitude des investisseurs concernant les soubresauts de la guerre en Iran, etc." STMicroelectronics au plus haut Au palmarès des valeurs, l'action de l'entreprise de semi-conducteurs et de puces STMicroelectronics gagnait encore du terrain (+1,25%), à son plus haut niveau depuis juillet 2024 (37,74 euros le titre). Le fabricant franco-italien est porté par la demande mondiale de semi-conducteurs avec le développement de l'IA. Le marché obligataire suspendu à la Fed Sur le marché obligataire, le rendement des titres de la dette française à dix ans restait stable mardi matin (3,60% contre 3,61% la veille). Les yeux seront tournés dans l'après-midi vers l'audition par le Sénat américain de Kevin Warsh, le candidat qui a les faveurs du président Donald Trump pour remplacer Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale (Fed). "Warsh a soutenu que les gains de productivité liés à l'IA pourraient contribuer à compenser l'inflation, permettant potentiellement à la Fed de réduire les taux malgré une poussée temporaire des prix liée à l'énergie", analyse Ipek Ozkardeskaya, pour Swissquote. "S'il maintient cette position, les rendements à court terme pourraient se détendre davantage, soutenant ainsi les actions", ajoute l'analyste. "Les craintes inflationnistes liées à la hausse de l'énergie persistent et pourraient limiter les marges de manœuvre des banques centrales", observe pour sa part le gestionnaire de fonds Aurel. L'inflation réduit la valeur réelle des capitaux prêtés: un euro remboursé demain permet d'acheter moins de biens et services qu'au moment où il a été prêté. Les créanciers cherchent donc à se protéger contre cette perte de pouvoir d'achat en augmentant les taux d'intérêt.

21.04.2026 à 10:35

Au Salvador, les disparus, grands oubliés de la politique de Bukele

FRANCE24
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Au bord d'un ravin, dans le district de Mejicanos, Mme Lopez, 46 ans, montre du doigt ce qu'elle pense être la fosse clandestine où gisent les restes de Kathya. Cette dernière avait 16 ans quand, il y a dix ans, elle est sortie retrouver une amie au parc. Elle n'est jamais revenue. Dans son quartier aux ruelles en terre, en partie déserté par les habitants ayant fui la violence du gang Mara Salvatrucha (MS-13), Mme Lopez habite une modeste maison. Des bougies brûlent devant le mur où des photos de Kathya sont accrochées. "Une façon de la maintenir en vie", dit cette femme vêtue d'un tee-shirt à l'effigie de sa fille. Elle s'est fait tatouer le prénom de Kathya sur l'épaule. Il y a près d'un an, le président salvadorien Nayib Bukele a assuré que 90% des disparitions dans ce pays d'Amérique centrale étaient des "homicides déguisés". Cela implique que 200.000 personnes auraient été tuées par les gangs au cours des trois décennies durant lesquelles ils ont terrorisé le pays, et non 120.000 comme estimé jusque-là. Le dirigeant a instauré en 2022 un régime d'exception qui a conduit à l'arrestation de dizaines de milliers de personnes accusées d'être des membres de gangs. Cette stratégie a suscité un espoir au sein des familles de disparus. De courte durée. "Ce sont dix ans de recherche, d'attente d'une réponse de la police, du parquet ou de la médecine légale. Mais pour eux, ceux qui disparaissent cessent d'exister", affirme avec amertume Mme Lopez auprès de l'AFP. "Aucune volonté de nous aider" Un autre gang, le Barrio 18, a assassiné en 2006 le mari de Carmen Armero. Quinze ans plus tard, il a fait disparaître son fils Herber, un universitaire polyglotte qui prévoyait de se marier. "Ce que je veux, c'est le retrouver", vivant ou mort, "peu m'importent les coupables", dit d'une voix brisée la sexagénaire dans le salon de sa maison, également à Mejicanos. Présidente d'un groupe de recherche de personnes disparues, elle affirme que les autorités cachent l'existence de cimetières clandestins afin de ne pas nuire à l'image de "pays sûr" que veut se donner le Salvador de Bukele. Fernando, vendeur ambulant, la trentaine, a lui disparu en 2022 sur le marché de San Ana, ancien territoire de la MS-13 situé à 65 km de la capitale. Sa mère, Sandra Gallegos, 53 ans, aimerait chaque matin "prendre une pioche et une pelle" pour aller creuser. Mais "nous ne pouvons pas prendre ce risque", explique Esmeralda Rosales, la sœur de Fernando. "Si la police arrive, elle dira que nous collaborons avec les gangs parce que nous connaissons l'existence de la fosse. Il n'y a aucune volonté de nous aider. Ils se sont concentrés sur les arrestations et non sur la réparation des dommages". Toute information sur les disparus, qu'ils soient victimes des gangs ou de la guerre civile des années 1980, est confidentielle. L'AFP n'a pas reçu de réponse à ses demandes auprès du gouvernement, du parquet et de députés de la majorité. Effacer les disparus Les familles "ont le droit de savoir ce qui est arrivé à leurs proches" et les Etats ont "l'obligation" de répondre, de les tenir informées et de "garantir leur participation" aux recherches, souligne le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans une réponse à l'AFP. Au Mexique, qui recense plus de 130.000 disparus, principalement à cause du narcotrafic, les familles organisées en collectifs disposent d'un cadre légal pour obliger l'Etat à rechercher les fosses clandestines. Au Salvador, il y a deux mois, la députée d'opposition Claudia Ortiz a proposé une loi pour obliger l'Etat à enquêter, créer des registres et soutenir les familles de disparus. Le Parlement, contrôlé par Bukele, a refusé d'en débattre. "Nous avons un gouvernement qui parle de sécurité mais qui oublie des milliers de familles (...), abandonnées par un Etat qui fait disparaître ses disparus", dénonce-t-elle. Devant une fresque à la mémoire des disparus à l'Université du Salvador, Sandra Gallegos dit trouver sa force auprès son petit-fils de 12 ans, convaincu que son père Fernando va revenir. "Ma plus grande espérance (...) est de le retrouver vivant. Et s'il n'est plus avec nous, alors de retrouver ses restes, pour avoir un endroit où aller pleurer", dit-elle en écrasant quelques larmes. Tomasa Lopez, pour sa part, affirme qu'elle continuera "jusqu'à (son) dernier souffle" à chercher sa fille, pour "un jour retrouver et enterrer le peu qu'il restera d'elle". Alors, dit-elle, "nous serons en paix, elle et moi".
Texte intégral (775 mots)
Au bord d'un ravin, dans le district de Mejicanos, Mme Lopez, 46 ans, montre du doigt ce qu'elle pense être la fosse clandestine où gisent les restes de Kathya. Cette dernière avait 16 ans quand, il y a dix ans, elle est sortie retrouver une amie au parc. Elle n'est jamais revenue. Dans son quartier aux ruelles en terre, en partie déserté par les habitants ayant fui la violence du gang Mara Salvatrucha (MS-13), Mme Lopez habite une modeste maison. Des bougies brûlent devant le mur où des photos de Kathya sont accrochées. "Une façon de la maintenir en vie", dit cette femme vêtue d'un tee-shirt à l'effigie de sa fille. Elle s'est fait tatouer le prénom de Kathya sur l'épaule. Il y a près d'un an, le président salvadorien Nayib Bukele a assuré que 90% des disparitions dans ce pays d'Amérique centrale étaient des "homicides déguisés". Cela implique que 200.000 personnes auraient été tuées par les gangs au cours des trois décennies durant lesquelles ils ont terrorisé le pays, et non 120.000 comme estimé jusque-là. Le dirigeant a instauré en 2022 un régime d'exception qui a conduit à l'arrestation de dizaines de milliers de personnes accusées d'être des membres de gangs. Cette stratégie a suscité un espoir au sein des familles de disparus. De courte durée. "Ce sont dix ans de recherche, d'attente d'une réponse de la police, du parquet ou de la médecine légale. Mais pour eux, ceux qui disparaissent cessent d'exister", affirme avec amertume Mme Lopez auprès de l'AFP. "Aucune volonté de nous aider" Un autre gang, le Barrio 18, a assassiné en 2006 le mari de Carmen Armero. Quinze ans plus tard, il a fait disparaître son fils Herber, un universitaire polyglotte qui prévoyait de se marier. "Ce que je veux, c'est le retrouver", vivant ou mort, "peu m'importent les coupables", dit d'une voix brisée la sexagénaire dans le salon de sa maison, également à Mejicanos. Présidente d'un groupe de recherche de personnes disparues, elle affirme que les autorités cachent l'existence de cimetières clandestins afin de ne pas nuire à l'image de "pays sûr" que veut se donner le Salvador de Bukele. Fernando, vendeur ambulant, la trentaine, a lui disparu en 2022 sur le marché de San Ana, ancien territoire de la MS-13 situé à 65 km de la capitale. Sa mère, Sandra Gallegos, 53 ans, aimerait chaque matin "prendre une pioche et une pelle" pour aller creuser. Mais "nous ne pouvons pas prendre ce risque", explique Esmeralda Rosales, la sœur de Fernando. "Si la police arrive, elle dira que nous collaborons avec les gangs parce que nous connaissons l'existence de la fosse. Il n'y a aucune volonté de nous aider. Ils se sont concentrés sur les arrestations et non sur la réparation des dommages". Toute information sur les disparus, qu'ils soient victimes des gangs ou de la guerre civile des années 1980, est confidentielle. L'AFP n'a pas reçu de réponse à ses demandes auprès du gouvernement, du parquet et de députés de la majorité. Effacer les disparus Les familles "ont le droit de savoir ce qui est arrivé à leurs proches" et les Etats ont "l'obligation" de répondre, de les tenir informées et de "garantir leur participation" aux recherches, souligne le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans une réponse à l'AFP. Au Mexique, qui recense plus de 130.000 disparus, principalement à cause du narcotrafic, les familles organisées en collectifs disposent d'un cadre légal pour obliger l'Etat à rechercher les fosses clandestines. Au Salvador, il y a deux mois, la députée d'opposition Claudia Ortiz a proposé une loi pour obliger l'Etat à enquêter, créer des registres et soutenir les familles de disparus. Le Parlement, contrôlé par Bukele, a refusé d'en débattre. "Nous avons un gouvernement qui parle de sécurité mais qui oublie des milliers de familles (...), abandonnées par un Etat qui fait disparaître ses disparus", dénonce-t-elle. Devant une fresque à la mémoire des disparus à l'Université du Salvador, Sandra Gallegos dit trouver sa force auprès son petit-fils de 12 ans, convaincu que son père Fernando va revenir. "Ma plus grande espérance (...) est de le retrouver vivant. Et s'il n'est plus avec nous, alors de retrouver ses restes, pour avoir un endroit où aller pleurer", dit-elle en écrasant quelques larmes. Tomasa Lopez, pour sa part, affirme qu'elle continuera "jusqu'à (son) dernier souffle" à chercher sa fille, pour "un jour retrouver et enterrer le peu qu'il restera d'elle". Alors, dit-elle, "nous serons en paix, elle et moi".

21.04.2026 à 10:35

Apple : Tim Cook passe la main à John Ternus, pur produit maison

Christophe DANSETTE
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Après quinze ans à la tête d’Apple, Tim Cook passera la main le 1er septembre à John Ternus. Une succession très préparée, mais qui ouvre une nouvelle phase pour le groupe à la pomme, sommé de relancer l’innovation, surtout dans l’intelligence artificielle.
Texte intégral (775 mots)
Après quinze ans à la tête d’Apple, Tim Cook passera la main le 1er septembre à John Ternus. Une succession très préparée, mais qui ouvre une nouvelle phase pour le groupe à la pomme, sommé de relancer l’innovation, surtout dans l’intelligence artificielle.
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