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18.06.2026 à 23:45

Cuba annonce un virage économique historique

FRANCE24

Le haut responsable a énoncé 176 propositions touchant de très nombreux secteurs de l'économie et que doivent approuver après débat les députés de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire. Elles touchent notamment l'organisation des entreprises privées et d'Etat, les banques, le tourisme, l'agriculture, les investissements étrangers, les impôts, les salaires et le marché des changes. "Il s'agit du programme de réforme économique le plus profond qui ait été annoncé au cours des 70 dernières années de l'histoire économique du pays, depuis la victoire de la révolution de 1959", a réagi auprès de l'AFP l'économiste cubain Daniel Torralbas, basé à Londres. Trois ans après la révolution menée par Fidel Castro en 1959, les grandes entreprises privées, cubaines ou étrangères, avaient été nationalisées, puis les petits commerces et entreprises familiales en 1968. Depuis, des coups de canif récurrents avaient été donnés au dogme de l'économie socialiste, mais sans jamais remettre en cause les fondements d'une économie largement planifiée et centralisée. En 2021 cependant, pour la première fois depuis un demi-siècle, les micro, petites et moyennes entreprises (mipymes), pouvant employer jusqu'à 100 salariés, avaient été autorisées pour faire face à la crise et au mécontentement social. Elles sont désormais plus de 10.000 et emploient un tiers de la population active. "Changements drastiques" Parmi les réformes annoncées jeudi par le Premier ministre, figurent notamment la transformation des entreprises d'Etat en sociétés commerciales "par actions ou à participation", l'autorisation d'entreprises privées de plus de 100 salariés, la participation de capitaux étrangers dans le secteur privé, l'ouverture de comptes en devises pour les particuliers. Selon ces propositions, l'agriculture, le tourisme, le secteur bancaire, le marché des changes seront désormais ouverts à l'investissement privé, national ou étranger. Les Cubains vont pouvoir aussi posséder plus d'une entreprise privée et des participations dans d'autres sociétés. Les négociations salariales au sein des entreprises vont être permises. "L'essentiel des transformations qui sont proposées vise à élargir le rôle du secteur privé dans l'économie cubaine (...) et il s'agit de changements drastiques, nous ne parlons pas de simples retouches de façade", a souligné Daniel Torralbas. Aucun calendrier n'a cependant été pour l'heure annoncé. "La réalité nous impose des changements urgents et nécessaires", avait déclaré auparavant le président Miguel Diaz-Canel dans un discours retransmis par la télévision d'Etat et tenu mercredi lors d'une session extraordinaire du Comité central du Parti communiste (PCC, unique). "Impossible de remettre à plus tard" Lors de cette session, la plus haute instance du parti avait donné son feu vert à ce paquet de réformes vers plus de libéralisation de l'économie, dont les détails n'avaient pas filtrés. "Certaines ne feront pas l'objet d'un consensus absolu, mais il est impossible de les remettre à plus tard", a insisté le président cubain, alors que l'ex-dirigeant Raul Castro, 95 ans et incarnation du pouvoir communiste à Cuba, leur a apporté son soutien. Ces annonces de réformes interviennent alors que le président américain Donald Trump applique une politique de pression maximale sur l'île, soumise depuis près de cinq mois à un blocus pétrolier. Ce blocus a poussé l'économie cubaine, sous embargo depuis 1962, au bord de l'effondrement, provoquant des coupures de courant généralisées, ainsi que des pénuries de nourriture, de carburant, d'eau potable et de médicaments. Washington ne cache pas son souhait de voir un changement de modèle économique, voire de régime, sur l'île située à environ 150 kilomètres des côtes de la Floride. "S'ils prennent des décisions intelligentes, nous aurons une bien meilleure relation avec cette île", a réagi le vice-président américain JD Vance, interrogé à la Maison Blanche sur une possible intervention militaire à Cuba après la signature mercredi d'un accord entre Washington et Téhéran. Pour Victor Hierrezuelo, employé de banque de 63 ans, "la révolution (socialiste cubaine) vit un moment délicat (...) et si nous n'atterrissons pas" avec de nouvelles réformes, "la révolution va tomber".

18.06.2026 à 23:27

A la gare de l'Est à Paris, des centaines de voyageurs dans l'attente et la chaleur à cause d'une panne électrique

FRANCE24

"L'incident est terminé", mais "des retards jusqu'à 4 heures sont à prévoir" sur les TGV Inoui, indiquait jeudi soir le site de la SNCF, sans préciser si cette panne d'électricité démarrée vers 18H30 était liée ou non à l'épisode de canicule que connait la France. Le trafic des trains passant par la gare de l'Est "est détourné sur des lignes électrifiées", et "va pouvoir reprendre", avait annoncé vers 20H la SNCF. "C'est lié à un incident de caténaire, c'est tout ce qu'on sait, l'enquête déterminera les causes exactes", a simplement indiqué la compagnie ferroviaire, sans pouvoir dire combien de trains et de passagers étaient concernés par l'incident. Du côté des voyageurs interrogés à la gare de l'Est par l'AFP, l'heure était à la résignation. Assis sur les quelques sièges disponibles, sur leur valise, le plus souvent par terre, ils étaient des centaines à patienter, pour certains pendant près de trois heures, dans une chaleur torride. "On prend notre mal en patience. Que voulez-vous qu'on fasse?", lancent, un peu dépitées, Laurie et Michèle, deux collègues venues assister à une réunion de travail, espérant pouvoir rentrer à Metz et à Reims. "Pas le choix" "On est fatiguées, on veut rentrer chez nous", protestaient tout en gardant le sourire Valérie, 40 ans et Marie, 57 ans, venues elles aussi pour la journée à Paris dans le cadre de leur travail. Bouteille d'eau dans une main et téléphone dans l'autre, elles consultent l'application de l'opérateur ferroviaire. "Les agents SNCF en gare nous ont dit de ne pas tenir compte de ce qui est écrit sur les panneaux d'affichage, on se dit que ça va peut-être bouger". Moins philosophe, Pascal Ndjok, employé dans la restauration de 62 ans, explique en avoir "marre". "On est obligé d'attendre mais on n'a pas d'infos, et on suffoque dans la chaleur!", déplore ce Francilien originaire de Château-Thierry. Thibault et Augustin, deux amis se rendant à un mariage ce weekend à Bar-sur-Aube, sont installés par terre avec leur ordinateur. "Quitte à attendre, on s'avance un peu dans notre travail". Ils devaient partir à 18H40, on leur a annoncé 22H. "Evidemment, ce n'est pas satisfaisant comme situation, mais on n'a pas le choix, on fait avec". Marie Barthélémy, en correspondance à Paris entre Nancy et Bourges, a encore bon espoir de partir ce soir, en montant "dans un autre train" que le sien. "J'ai essayé les Bla Bla Car et les Flixbus, mais ils ont été pris d'assaut, maintenant il faut miser sur la chance", dit-elle. Mais Simon Tanguy s'est, lui, fait une raison: il devait aller à Sarrebruck et va "devoir dormir à Paris". Sur les réseaux sociaux, des voyageurs ont aussi évoqué une "situation catastrophique" sur la ligne de RER E, en direction de Chelles, Gournay et Tournan, dans la banlieue Est de Paris, où des passagers étaient évacués à pied dans les tunnels. L'association de défense des voyageurs Fnaut a indiqué que "des milliers d'usagers" étaient "bloqués dans des trains surchauffés suite à une panne électrique". Si la SNCF n'a pas confirmé ces informations, elle a indiqué peu après 21H40 à l'AFP que "la réalimentation é(tait) en cours et le trafic va reprendre progressivement sur le RER E".

18.06.2026 à 23:25

Mondial-2026: la Suisse se réveille sur la fin et écrase la Bosnie 4-1

FRANCE24

La Nati prend ainsi la tête du groupe B avec quatre points, en attendant la rencontre plus tard entre le Qatar et le Canada, qui ont un point chacun, comme la Bosnie. La Suisse, qui reste sur trois éliminations d'affilée en huitièmes de finale de la Coupe du monde, semble avoir fait un grand pas vers les 16e de finale de cette première édition à 48 équipes, où les huit meilleurs troisièmes de groupe seront qualifiés pour la suite en plus de deux premiers de chaque groupe. La formation de Murat Yakin, rejointe sur la fin par le Qatar pour son entrée en lice (1-1), a pris son temps face à Edin Dzeko et ses coéquipiers, ne parvenant pas à emballer un match longtemps soporifique. Dans un stade de Los Angeles largement dominé par les bruyants supporters bosniens, seulement perturbés par le son cuivré de quelques cloches de vache typique des campagnes helvétiques, la Nati, supérieure, a d'abord multiplié les frappes trop molles avec Dan Ndoye. Ndoye a apporté un premier frisson d'une superbe bicyclette (55e) détournée par le gardien Nikola Vasilj avant d'être de toute façon signalé hors-jeu. "Mon premier doublé" C'est son remplaçant Johan Manzambi, entré à la 72e minute, qui a complètement débloqué la rencontre après la deuxième pause fraîcheur. Le jeune milieu (20 ans), positionné sur l'aile gauche, a brillé dès sa première action, qu'il a lui-même initiée, avant de la terminer d'une belle volée au coeur de la surface sur un ballon mal renvoyé par la défense (74e). Le milieu de Fribourg, finaliste malheureux de la Ligue Europa le mois dernier, a ensuite lancé en profondeur Breel Embolo, fauché juste devant la surface par Tarik Muharemovic, qui a écopé d'un carton rouge direct (80e). Embolo, buteur sur penalty lors du premier match, a plus tard été trouvé en appui par Manzambi, avant de décaler Ruben Vargas sur la gauche pour une frappe sans contrôle du droit (2-0, 84e). La rencontre s'est alors totalement emballée avec cette fois un centre en retrait de Vargas pour Manzambi, seul au coeur de la surface pour le 3-0 (90e). "C'est incroyable, c'est mon premier doublé de toute ma carrière, en Coupe du monde où on n'avait pas commencé de la meilleure des façons, c'est un rêve d'enfant", a souri Manzambi en zone mixte. "Il m'a dit de faire parler mon talent", a-t-il dit à propos des mots de son sélectionneur. Ermin Mahmic a sauvé l'honneur pour la Bosnie d'une belle volée sur un ballon boxé par le gardien suisse Gregor Kobel (90e+3), avant que le capitaine Granit Xhaka ne finisse par alourdir le score sur penalty juste avant le coup de sifflet final (90+7) pour une victoire flatteuse du pays alpin.
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