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02.07.2026 à 14:37

FRANCE24
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Devant un magasin Lidl du XIXe arrondissement de Paris, rue de Crimée, une file d'attente s'étirait sur le trottoir dès 07H00 du matin, 2 heures avant l'ouverture, grossissant jusqu'à atteindre environ 200 personnes, sous l'oeil de policiers arrivés sur place, a constaté un journaliste de l'AFP. La foule était globalement de bonne humeur, mais des altercations ont éclaté avec certains clients qui tentaient de doubler. "Je n’ouvrirai pas le magasin tant que vous ne serez pas partis !", a crié une responsable, tandis que les clients l'interpellaient. Un autre employé a déclaré à l’AFP que seulement deux climatiseurs avaient été livrés. Lassana, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, fait partie des deux heureux élus, après plus de sept heures d'attente: il était arrivé devant le magasin à 04H00, a-t-il assuré à l'AFP. Fatou, 69 ans, a eu moins de chance: "Je suis arrivée ici à 06H30. Ils ont dit qu'il y a que deux clims. Moi j'étais troisième". Entre ses mains, seulement un petit ventilateur. "Et ça je me suis battue (pour l'acheter, NDLR) parce que la police avait fermé" le magasin. "C'était mensonger", s'emporte-t-elle, contre la communication du distributeur discount. D'autres personnes dans l'attroupement sont aussi remontées contre Lidl, s'estimant "traités comme des bêtes". "C'est la folie !" A Sevran, en banlieue parisienne, une longue queue de véhicules s'était également formée devant le Lidl, entravant la circulation. "C’est la folie ! (...) Tout est bloqué, tout le centre-ville pour ça", a témoigné auprès de l'AFP Laurence Duchateau, 59 ans, enseignante habitant à Sevran. Longues files d'attente, ruées dans les magasins, bousculades : plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux montrent aussi des foules tentant de se procurer ventilateurs et climatiseurs à prix cassés dans d'autres magasins Lidl. La canicule historique qui a frappé la France fin juin a provoqué des conditions difficilement supportables dans de nombreux logements. Des températures élevées sont à nouveau annoncées pour le week-end. "Lidl France déplore les incidents intervenus dans ses magasins", a réagi l'enseigne auprès de l'AFP, soulignant que ses salariés "ont eu à gérer des tensions, dans un climat parfois difficile" et expliquant le manque de stocks par "le cycle de vente de (ses) produits": "Produits commandés un an à l’avance et arrivage le jeudi dans nos supermarchés, à un prix toujours fixe". D'autres enseignes sont touchées par les mêmes tensions. "Les gens attendaient devant les magasins dès 04H00 du matin", pendant la canicule, "certains en sont venus aux mains", a déclaré sur BFM Business le PDG de FnacDarty, Enrique Martinez. "Les équipes se sont démenées pour servir tout le monde et faire venir un maximum de matériel" dans les entrepôts, a-t-il assuré Dans les magasins Leclerc, "on a vendu 700.000 ventilateurs et rafraîchisseurs en trois semaines", soit "une progression de presque 200%", a déclaré jeudi Michel-Edouard Leclerc sur TF1. "On a vendu près de 60.000 climatiseurs, c'est aussi plus 35%." "Il nous en reste encore. Maintenant, c'est des problèmes de répartition" pour tenir compte des déplacements de population avec les "départs en vacances", a-t-il souligné.

02.07.2026 à 14:36

Joanna COCKERELL
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À moins d'un an de l'élection présidentielle, France 24 vous emmène à la rencontre des électeurs français. Quelles sont leurs préoccupations ? Comment leurs opinions vont-elles évoluer à mesure que la course à l'Élysée va s'accélérer ?
Texte intégral (536 mots)
À moins d'un an de l'élection présidentielle, France 24 vous emmène à la rencontre des électeurs français. Quelles sont leurs préoccupations ? Comment leurs opinions vont-elles évoluer à mesure que la course à l'Élysée va s'accélérer ?

02.07.2026 à 14:33

FRANCE24
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Ce vieux dossier criminel d'après-guerre survenu dans la campagne de la Brenne est devenu avec les décennies une légende locale dans ce département du centre de la France, au point d'être parfois surnommée par les partisans de l'innocence de Mis et Thiennot "l'affaire Dreyfus du Berry". Une campagne pour leur réhabilitation battait son plein dans la région, au point que plusieurs dizaines de communes de l'Indre ont baptisé des rues ou places de leurs noms. Mais la Cour de révision y a opposé jeudi une fin de non-recevoir en rejetant la requête en révision des héritiers de Raymond Mis et Gabriel Thiennot, condamnés à quinze ans de travaux forcés et respectivement morts en 2009 et 2003. "L"affaire Mis et Thiennot est désormais close, terminée. Il ne s'agissait pas d'une erreur judiciaire: ils étaient bien les meurtriers du garde-chasse Louis Boistard", a déclaré à l'AFP Me François Saint-Pierre, avocat de la fille de la victime, qui s'opposait à cette révision. Le 31 décembre 1946, deux jours après sa disparition, le corps de Louis Boistard est retrouvé criblé de plombs à Saint-Michel-en-Brenne, à moitié immergé dans un étang. L'enquête remonte rapidement la piste d'une altercation avec un groupe de chasseurs, au sein duquel se trouvaient Mis et Thiennot, qui ont fait feu sur la victime. "Nous sommes dans un État de droit, il convient d'en prendre acte. Je vais donc demander aux maires de retirer toutes les plaques de rues, de squares ou d'autres lieux qui portent leurs noms, sans délai", a ajouté Me Saint-Pierre. Lors de l'audience d'examen de la requête le 11 juin devant la Cour de révision, le maire LR de Châteauroux Gil Avérous avait indiqué avoir recensé 31 communes avec des espaces publics dénommés "Mis et Thiennot". Il avait appelé la Cour à enfin trancher ce dossier pour que le territoire puisse "cicatriser". À Châteauroux, la ville-préfecture, une placette est ainsi baptisée de leurs noms. Au Pont-Chrétien-Chabenet, c'est un parc avec des jeux pour enfants, tandis qu'à Argenton-sur-Creuse ou Déols ce sont des rues qui sont ainsi nommées. Malgré un dossier récemment expurgé de certaines pièces-clés obtenues sous la violence par les policiers, "les éléments qui restent à charge sont suffisants pour justifier la condamnation des deux chasseurs", selon un communiqué de la Cour de révision, qui met un point final à cette affaire.
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Ce vieux dossier criminel d'après-guerre survenu dans la campagne de la Brenne est devenu avec les décennies une légende locale dans ce département du centre de la France, au point d'être parfois surnommée par les partisans de l'innocence de Mis et Thiennot "l'affaire Dreyfus du Berry". Une campagne pour leur réhabilitation battait son plein dans la région, au point que plusieurs dizaines de communes de l'Indre ont baptisé des rues ou places de leurs noms. Mais la Cour de révision y a opposé jeudi une fin de non-recevoir en rejetant la requête en révision des héritiers de Raymond Mis et Gabriel Thiennot, condamnés à quinze ans de travaux forcés et respectivement morts en 2009 et 2003. "L"affaire Mis et Thiennot est désormais close, terminée. Il ne s'agissait pas d'une erreur judiciaire: ils étaient bien les meurtriers du garde-chasse Louis Boistard", a déclaré à l'AFP Me François Saint-Pierre, avocat de la fille de la victime, qui s'opposait à cette révision. Le 31 décembre 1946, deux jours après sa disparition, le corps de Louis Boistard est retrouvé criblé de plombs à Saint-Michel-en-Brenne, à moitié immergé dans un étang. L'enquête remonte rapidement la piste d'une altercation avec un groupe de chasseurs, au sein duquel se trouvaient Mis et Thiennot, qui ont fait feu sur la victime. "Nous sommes dans un État de droit, il convient d'en prendre acte. Je vais donc demander aux maires de retirer toutes les plaques de rues, de squares ou d'autres lieux qui portent leurs noms, sans délai", a ajouté Me Saint-Pierre. Lors de l'audience d'examen de la requête le 11 juin devant la Cour de révision, le maire LR de Châteauroux Gil Avérous avait indiqué avoir recensé 31 communes avec des espaces publics dénommés "Mis et Thiennot". Il avait appelé la Cour à enfin trancher ce dossier pour que le territoire puisse "cicatriser". À Châteauroux, la ville-préfecture, une placette est ainsi baptisée de leurs noms. Au Pont-Chrétien-Chabenet, c'est un parc avec des jeux pour enfants, tandis qu'à Argenton-sur-Creuse ou Déols ce sont des rues qui sont ainsi nommées. Malgré un dossier récemment expurgé de certaines pièces-clés obtenues sous la violence par les policiers, "les éléments qui restent à charge sont suffisants pour justifier la condamnation des deux chasseurs", selon un communiqué de la Cour de révision, qui met un point final à cette affaire.
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