06.01.2026 à 12:03
06.01.2026 à 08:57
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Au premier regard, la photo de groupe en Une de l'article de *Parallèle Sud* semble anodine. Elle illustre pourtant la diversité des difficultés vécues par les victimes du « dou », une nouvelle drogue de synthèse de plus en plus présente sur l'île de La Réunion.
Il y a Fabienne, qui raconte au média réunionnais comment elle a elle-même été tentée de tester cette drogue, dans l'espoir de comprendre son fils consommateur, avant de renoncer face aux hallucinations de ce dernier : « (…)
Au premier regard, la photo de groupe en Une de l'article de Parallèle Sud semble anodine. Elle illustre pourtant la diversité des difficultés vécues par les victimes du « dou », une nouvelle drogue de synthèse de plus en plus présente sur l'île de La Réunion.
Il y a Fabienne, qui raconte au média réunionnais comment elle a elle-même été tentée de tester cette drogue, dans l'espoir de comprendre son fils consommateur, avant de renoncer face aux hallucinations de ce dernier : « Aujourd'hui, je ne sais pas où il vit, il est SDF, je me sens complètement impuissante. » Il y a Fatima Lauret, médiatrice sociale à la maison des familles du quartier de Basse-Terre, à Saint-Pierre : elle témoigne des « jeunes mères de famille » appauvries par leur addiction, dont « les enfants sont retirés », mais qui sont elles-mêmes « abandonnées ». Puis, il y a Willy, la quarantaine, « abandonné par sa mère toxicomane » avant de lui-même devenir accro à plusieurs drogues, dont le dou. C'est Fatima qui l'a convaincu de poser pour la photo, afin qu'on arrête « de stigmatiser les personnes droguées ».
À travers ces témoignages, Parallèle Sud illustre la violence de ce « nouveau produit de synthèse » : le dou peut en effet provoquer une forte addiction « après quelques semaines seulement », forçant les usagers à s'endetter ou voler pour payer leurs doses très chères. Ces interlocuteurs critiquent par ailleurs les actions policières contre le trafic, limitées aux quartiers pauvres du sud de l'île, et l'absence de prévention. Pour Fatima Lauret, « il ne faut pas attendre que le feu brûle, malheureusement c'est déjà le cas ».
06.01.2026 à 08:57
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05.01.2026 à 18:00
05.01.2026 à 17:51
05.01.2026 à 17:49
05.01.2026 à 12:13
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Les Émirats arabes unis mènent au Yémen une stratégie de fragmentation étatique qu'ils reproduisent dans toute la région, dénonce le média espagnol El Salto . En janvier, le gouvernement yéménite, soutenu par l'Arabie saoudite, a repris militairement plusieurs provinces (Hadramaout, al-Mahra) et le port stratégique de Mukalla au Conseil de transition du Sud (CTS). Ce mouvement sécessionniste, appuyé par Abu Dhabi, contrôlait ces territoires depuis décembre.
Pour l'expert Aziz Alggashian (…)
Les Émirats arabes unis mènent au Yémen une stratégie de fragmentation étatique qu'ils reproduisent dans toute la région, dénonce le média espagnol El Salto . En janvier, le gouvernement yéménite, soutenu par l'Arabie saoudite, a repris militairement plusieurs provinces (Hadramaout, al-Mahra) et le port stratégique de Mukalla au Conseil de transition du Sud (CTS). Ce mouvement sécessionniste, appuyé par Abu Dhabi, contrôlait ces territoires depuis décembre.
Pour l'expert Aziz Alggashian cité par le journal, cette « guerre civile dans la guerre civile » illustre une mutation du rôle régional des Émirats : longtemps cantonnés à servir de hub logistique, ils projettent désormais leur puissance militaire en Afrique et au Moyen-Orient, créant partout des « structures parallèles » qui affaiblissent les États.
El Salto détaille notamment l'implication émiratie au Soudan, où Abu Dhabi soutient les Forces de soutien rapide (FSR) accusées de crimes de guerre – une réalité documentée par l'ONU, Amnesty International et les services de renseignement américains, malgré les démentis officiels. Le média recense également les interventions en Libye, au Somaliland et au Puntland (deux régions autonomes de Somalie).
L'article souligne que cette expansion militaire émiratie s'inscrit dans un contexte où les rivalités régionales se multiplient : au Yémen, trois coalitions s'affrontent désormais (gouvernement soutenu par Riyad, sécessionnistes du Sud soutenus par Abu Dhabi, Houthis appuyés par l'Iran).