09.01.2026 à 12:16
09.01.2026 à 12:16
09.01.2026 à 12:16
09.01.2026 à 12:16
09.01.2026 à 11:26
09.01.2026 à 11:23
09.01.2026 à 09:40
Après une enquête de StreetPress révélant la collaboration d'Off Investigation avec quatre journalistes liés à des médias complotistes, antisémites ou d'extrême droite, le patron du média assume et dénonce une « chasse aux sorcières »... avant d'être désavoué par sa rédaction.
L'affaire secoue la sphère des médias indépendants. Lundi 5 janvier, le média spécialiste de l'extrême droite *StreetPress* révélait dans une enquête qu'une « cinquantaine d'articles » du média *Off Investigation* (…)
Après une enquête de StreetPress révélant la collaboration d'Off Investigation avec quatre journalistes liés à des médias complotistes, antisémites ou d'extrême droite, le patron du média assume et dénonce une « chasse aux sorcières »... avant d'être désavoué par sa rédaction.
L'affaire secoue la sphère des médias indépendants. Lundi 5 janvier, le média spécialiste de l'extrême droite StreetPress révélait dans une enquête qu'une « cinquantaine d'articles » du média Off Investigation (principalement axé sur les documentaires vidéos) sont signés par quatre journalistes « qui ont tous écrit pour des médias aux lignes éditoriales violemment antisémites, franchement complotistes ou islamophobes ». Parmi ces médias d'extrême droite, figurent notamment Valeurs Actuelles, Causeur, Minute ou Le Crapouillot. StreetPress s'interroge aussi en fin d'article sur les interviews récentes données dans des médias complotistes, dont France-Soir, par le directeur et fondateur d'Off Investigation, Jean-Baptiste Rivoire.
Réponse de l'intéressé : un article signé de sa main, publié la veille de l'enquête, dénonçant une « campagne de déstabilisation de StreetPress ». Il conteste qu'un des journalistes cités par StreetPress a travaillé pour Off, mais il défend ses trois autres collaborateurs. Il juge qu'iels seraient critiquées « parce que classés trop à droite », dit ne pas être responsable de la « ligne éditoriale » des autres médias où ils ont travaillé, et défend ses entretiens pour des « médias alternatifs ».
StreetPress dénonce, dans cette réponse, « les attaques aux relents sexistes et discriminatoires contre notre journaliste » : avant même d'évoquer les accusations, l'article de Jean-Baptiste Rivoire souligne en effet que l'autrice est « très jeune », « encore étudiante », et fait référence au manque « d'expérience à son actif ». De même, StreetPress affirme que Rivoire aurait contacté « de nombreux partenaires économiques actuels ou passés de StreetPress au prétexte d'une enquête sur "notre modèle économique" », pourtant détaillé publiquement sur son site.
« Chasse aux sorcières », « police de la pensée »… Le vocabulaire alarmiste du directeur de la publication tranche pourtant avec un communiqué publié par la rédaction d'Off Investigation, le lendemain de l'enquête. Ce communiqué critique la démarche de StreetPress, qui porterait « atteinte injustement à l'intégrité professionnelle d'une rédaction entière », mais contredit le fondateur d'Off Investigation sur plusieurs points. La rédaction indique avoir découvert « avec effroi » et « gravité » le passé des trois autres auteurs cités, et s'en « désolidarise totalement ».
Le communiqué réaffirme l'engagement du média contre les discriminations et la désinformation, puis annonce qu'en « accord avec la direction, il a été décidé de mettre un terme à leurs collaborations ». Une conclusion qui témoigne d'un désaccord profond au sein de la rédaction d'Off Investigation.
09.01.2026 à 09:11
09.01.2026 à 09:11
09.01.2026 à 09:11
09.01.2026 à 09:11
08.01.2026 à 17:17
08.01.2026 à 11:55
08.01.2026 à 11:51
08.01.2026 à 09:59
08.01.2026 à 09:59
08.01.2026 à 09:59
08.01.2026 à 09:59
08.01.2026 à 09:58
08.01.2026 à 08:57
08.01.2026 à 08:55