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25.02.2026 à 15:45

Trump critique des sondages

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Les sondages sont mauvais pour Donald Trump apprend-on au fil des jours et avec l'horizon des mid terms. Peut-être le plus mauvais signe est-il qu'ils sont convergents. Ils paraissent accablant pour ceux qui se fient aux sondages et presqu'autant pour les sceptiques. Pas pour Donald Trump. A cet égard, il se révèle un critique particulièrement radical comme nul autre n'oserait le lui disputer. On sait la propension des candidats et autres politiques à récuser les chiffres lorsqu'ils sont mauvais et (...)

- L'opinion « ça se travaille » / , , ,
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Les sondages sont mauvais pour Donald Trump apprend-on au fil des jours et avec l'horizon des mid terms. Peut-être le plus mauvais signe est-il qu'ils sont convergents. Ils paraissent accablant pour ceux qui se fient aux sondages et presqu'autant pour les sceptiques. Pas pour Donald Trump. A cet égard, il se révèle un critique particulièrement radical comme nul autre n'oserait le lui disputer. On sait la propension des candidats et autres politiques à récuser les chiffres lorsqu'ils sont mauvais et à les souligner lorsqu'il sont « bons ».

En l'occurrence ils sont mauvais pour lui. Sondage Ipsos Washington Post et ABC, 60 % ont une opinion négative, 64% désapprouvent sa politique douanière, 64% l'estiment déconnecté ; 65 % qu'il n'agit pas contre l'inflation. Un sondage CNN va dans le même sens avec un taux d'approbation de 36%. Un record (cf. Huffpost, 24 février 2026). Comment Trump réagit-il ? La veille de son discours sur l'état de l'Union, il en donne un avant-goût : « Je suis sidéré par le manque de soutien mais nous bénéficions d'un soutien discret, un soutien silencieux ». La fameuse majorité silencieuse en somme. Et de parier sur des vrais sondages qui disent que je les écraserait tous ». Des sondages aux élections, il n'y a qu'un pas. Un pas inquiétant. A cette occasion Trump a précisé son interprétation des élections. Comment concilier en effet ses dénonciations des triches électorales démocrates et le fait qu'il soit vainqueur ? Il faut croire que la contradiction lui a été signalée pour apporter cette interprétation des élections de 2024. « Ils ont triché aussi, elle était tout simplement trop importante pour être truquée ». Et de s'accorder 85 millions de voix au lieu de 77. Avec cette arithmétique, on peut tout simplement se passer d'élections.

18.02.2026 à 18:22

Sondages « bidons » pour les élections municipales

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Les sondages pour les élections municipales se suivent à un rythme soutenu. Certains retiennent plus volontiers l'attention car ils interviennent dans des compétitions tendues. Le duel entre Christian Estrosin, maire sortant de Nice et candidat Horizon, et Eric Ciotti son ancien ami candidat Union des droites pour la République, augure une campagne propice aux coups bas et ficelles tactiques.
Le 17 février 2026, la publication d'un sondage Cluster 17 pour Politico donnait une avance large à Eric (...)

- La fabrique des sondages / , , ,
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Les sondages pour les élections municipales se suivent à un rythme soutenu. Certains retiennent plus volontiers l'attention car ils interviennent dans des compétitions tendues. Le duel entre Christian Estrosin, maire sortant de Nice et candidat Horizon, et Eric Ciotti son ancien ami candidat Union des droites pour la République, augure une campagne propice aux coups bas et ficelles tactiques.

Le 17 février 2026, la publication d'un sondage Cluster 17 pour Politico donnait une avance large à Eric Ciotti crédité de 41 % des intentions de vote contre 31% pour Christian Estrosi. Les sondage s'avère providentiel pour le premier tandis que le second a dénoncé la « manipulation » et annoncé un recours à la commission des sondages.

Le plaignant a raison sur le premier point réserve faite sur le terme de « manipulation ». Selon la notice technologique déposée par le sondeur auprès de la commission des sondages, le sondage a été effectué sur un échantillon de 580 répondants sur 684 personnes inscrites sur les listes électorales et sur un échantillon représentatif de la population niçoise. L'échantillon dit « utile » est notoirement insuffisant. Ce n'est certes pas un défaut isolé car sur les élections municipales les sondeurs ne trouvent pas assez de personnes pour répondre à leur questions sauf dans de grandes villes comme Paris. Le même "institut" faisait un sondage sur Strasbourg avec 580 répondants, un autre sur Clichy avec 415 répondants, un autre sur Amiens avec 408 répondants. Ce sondeur n'est pas seul en cause comme il suffit de s'en convaincre avec le sondage Ifop sur Nimes sur 607 personnes inscrites sur les listes électorales.

On ne développera pas l'analyse des biais de ces échantillons manifestement pas représentatifs comme cela apparaît immédiatement : par exemple comment vérifier certaines réponses, comme l'inscription sur les listes électorales ou encore comment ne pas voir que la proportion minime de non réponses est bien éloignée dues taux habituels d'abstention ? Les échantillons en ligne basés sur le volontariat retiennent donc ceux qui savent qu'ils vont voter ou du moins le disent. Pour un statisticien, c'est une tâche un peu honteuse d'avoir à critiquer des sondages aussi bancals.

L'équipe de Christian Estrosi a donc raison sur le fonds mais pourrait étendre sa contestation à l'ensemble des sondages sur les élections municipales. Par contre, on ne lui accorde guère de chances d'être entendue par une commission des sondages qui a enregistré tous les sondages des municipales sans ciller. Comme d'habitude.

18.02.2026 à 01:38

A quoi servent les cotes de popularité ?

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L'"institut" Gallup arrête de mesurer la popularité (The Hill, 12 février 2026, Le Monde, 12 février 2026). On est enclin à y voir la conséquence des menaces de Donald Trump, contempteur habituel de sondages « truqués » qui, en janvier a franchi un pas en jugeant que les « sondages faux et frauduleux « devraient constituer un « crime ». Donald Trump a de quoi être mécontent d'une baisse de popularité passée en un an de 47 % à 36 % d'opinions favorables en un an. D'autres que lui manifestent le même mécontentement (...)

- La fabrique des sondages / , , , ,
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L'"institut" Gallup arrête de mesurer la popularité (The Hill, 12 février 2026, Le Monde, 12 février 2026). On est enclin à y voir la conséquence des menaces de Donald Trump, contempteur habituel de sondages « truqués » qui, en janvier a franchi un pas en jugeant que les « sondages faux et frauduleux « devraient constituer un « crime ». Donald Trump a de quoi être mécontent d'une baisse de popularité passée en un an de 47 % à 36 % d'opinions favorables en un an. D'autres que lui manifestent le même mécontentement mais sans menaces assorties.

La décision de Gallup revêt une portée symbolique quand on se souvent que l'"institut" fit beaucoup pour imposer la crédibilité des sondages en annonçant la réélection de Franklin D. Roosevelt en 1936 alors qu'il était donné vaincu par les journaux sur la fois des votes de paille. Du coup la décision invite à s'interroger sur la portée d'une telle décision. Les cotes de popularité ne sont pas des intentions de vote. Pas besoin d'être candidat pour y figurer ais seulement de bénéficier d'une certaine notoriété préalable. Sans qu'on puisse ignorer des coups de pouce discrets. Et contrairement aux intentions de vote, pas de redressement faute de pouvoir les faire. Autant qu'à leur niveau, la valeur des cotes de popularité tient à leur évolution : la cote d'untel monte celle d'un autre descend. A cet égard, l'intérêt est bien réel puisque, comme les mesures préalables des intentions de vote, ils servent aux politiques à se mettre en avant et en ordre de bataille.

Dans ses explications sommaires, Gallup ne cite pas le Président des Etats Unis mais des préoccupations de « priorité de recherche ». On n'est pas obligé d'y croire mais il est vrai que les cotes de popularité n'ont aucun intérêt scientifique. Sauf pour les politiques, elles sont des pièces du spectacle politique. La décision de Gallup annonce-t-elle d'autres replis de l'industrie des sondages ? On sait que les sondages politiques sont une activité mineure dans le chiffres d'affaires des entreprises de sondages (5 à 10%), peu rentables financièrement et cibles des critiques. Mais la politique est le produit d'appel que sans lequel on ne connaitrait le nom d'aucune entreprise. Il en va manifestement autrement pour Gallup.

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