04.02.2026 à 13:31
Agathe Grinon

"À la veille des pourparlers de paix, la Russie frappe des centrales électriques en Ukraine glaciale", titrait hier le New York Times. Des attaques survenues à la veille de nouvelles négociations "[ce] mercredi [4 février] à Abou Dhabi avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et des représentants des deux pays en guerre" […]
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"À la veille des pourparlers de paix, la Russie frappe des centrales électriques en Ukraine glaciale", titrait hier le New York Times. Des attaques survenues à la veille de nouvelles négociations "[ce] mercredi [4 février] à Abou Dhabi avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et des représentants des deux pays en guerre" [La Libre].
"La Russie a lancé 105 drones dans la nuit de mardi à mercredi" en Ukraine, indique Le Monde, faisant notamment deux morts dans la région de Louhansk. "Des installations énergétiques ont été gravement endommagées en Ukraine [privant] plus d'un millier d'immeubles résidentiels à Kiev et plus de 800 à Kharkiv" de chauffage, complète The Moscow Times.
20 minutes relate par ailleurs qu'une alerte aérienne a retenti "pendant la visite du patron de l'Otan à Kiev" durant la journée du 3 février. Le secrétaire général de l'Alliance, Mark Rutte, a jugé que ces frappes "ne témoignaient 'pas d’un réel sérieux envers la paix' de la part de Moscou", rapporte Le Devoir.
Le processus de négociation "sera suivi d’un travail en groupes séparés selon des axes spécifiques, après quoi une synthèse conjointe des positions est prévue", a annoncé sur X Rustem Umerov, chef de la délégation ukrainienne dépêchée à Abou Dhabi [Le Monde].
La rencontre de ce mercredi à Abou Dhabi prolonge les discussions menées en janvier entre l'Ukraine et la Russie, avec les États-Unis. L'objectif principal est clair selon le président Donald Trump : "mettre fin à la guerre" [Libération].
Le média français résume les enjeux de cet accord en discussion : "Moscou réclame notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones encore sous leur contrôle dans la région de Donetsk", tandis que "Kiev pousse de son côté pour un arrêt des combats à la ligne de démarcation actuelle et un gel du front". "'Tant que le régime de Kiev n’aura pas pris la décision appropriée, l’opération militaire spéciale se poursuivra'", a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov [Le Monde].
L'Humanité note que "la délégation russe aurait cessé d’exiger les parties des régions de Kherson et de Zaporijia qui ne sont pas déjà sous contrôle russe".
Le principal point de friction se trouve être les territoires de l'est ukrainien. Selon Le Figaro, cette demande n'est pas acceptable pour Kiev car "des dizaines de milliers de soldats ukrainiens sont morts pour défendre cette région et [la capitale ukrainienne] estime que sa perte la priverait d’un rempart vital pour prévenir une nouvelle offensive des forces russes".
En parallèle des discussions trilatérales entre la Russie, l'Ukraine et les États-Unis, se tiendrait un autre plan, pensé cette fois-ci avec les Européens et les Américains mais sans les Russes, révèle le Financial Times.
Dans un premier temps, "toute violation du cessez-le-feu par la Russie entraînerait une réponse dans les 24 heures", d'abord diplomatique selon le média anglophone, puis sous la forme d'un appui à l'armée ukrainienne. La Dépêche résume une seconde phase où, "si les violations devaient persister, des soldats issus de la Coalition des volontaires seraient alors déployés sur le terrain".
Toujours du côté européen, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, se rendra en Ukraine "pour les quatre ans de la guerre", annonce Le Figaro. Le journal français relaie qu'une conférence internationale sur la reconstruction de l'Ukraine est aussi "prévue en juin à Gdansk, dans le nord de la Pologne", à l'initiative de Donald Tusk.
Les résultats économiques de la Russie en 2025 ont été révélés ce mardi 3 février "lors de la partie télévisée d'une réunion avec son gouvernement consacrée à l'économie", soulignent Les Echos.
Selon le média économique, "les clignotants rouges s'allument les uns après les autres pour l'économie russe". Le plus notable reste la croissance 2025 qui "s'est établie à 1 %". "Ce rythme de croissance est bien plus lent qu'en 2024, alors que le pays peine à se redresser sous le poids de la guerre en Ukraine", commente BFM TV.
Le média poursuit en expliquant qu'"au-delà des sanctions, ce sont aussi les dépenses militaires colossales du pays qui, après avoir tiré l'économie, ont fini par freiner l'activité en alimentant l'inflation, laquelle se situe autour de 8 %". Selon Les Echos, "la Russie a encore les moyens pour son 'opération spéciale' en Ukraine, au moins pour toute l'année 2026".
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03.02.2026 à 11:59
Valentin Ledroit

"En République tchèque, le bras de fer se tend entre le président et le gouvernement", titre La Croix. Dimanche 1er février, 80 000 personnes ont défilé dans les rues de Prague, convergeant vers Staroměstské náměstí, la plus célèbre place de la capitale, à l'initiative du collectif de citoyens "Un million de moments pour la démocratie". […]
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"En République tchèque, le bras de fer se tend entre le président et le gouvernement", titre La Croix. Dimanche 1er février, 80 000 personnes ont défilé dans les rues de Prague, convergeant vers Staroměstské náměstí, la plus célèbre place de la capitale, à l'initiative du collectif de citoyens "Un million de moments pour la démocratie". "Brandissant des drapeaux tchèques, européens et ukrainiens" [Le Monde], les manifestants sont venus soutenir le chef de l'État face à son propre gouvernement.
"Nous ne ferons pas la même erreur qu'en Slovaquie. Nous pensons que ce pays a de l'espoir", affirme le président du collectif, Mikuláš Minář, auprès de Novinky. Le site d'information tchèque rappelle que chez le voisin slovaque, "les attaques grossières et les insultes avaient dissuadé [la présidente] Zuzana Čaputová de briguer un deuxième mandat à la tête de l'État [en 2024]”.
Le Soir plante le décor : "d’un côté, le président tchèque pro-européen Petr Pavel. De l’autre, le gouvernement du Premier ministre conservateur Andrej Babiš (ANO) et ses alliés d’extrême droite, le SPD et les Automobilistes, issus des élections législatives d’octobre dernier". Le journal belge rappelle que "depuis plusieurs semaines, les deux camps s’opposent publiquement, notamment sur l’aide à l’Ukraine". "Prévisible, vu le fossé qui sépare l’ancien général atlantiste et pro-Ukraine Petr Pavel du milliardaire Andrej Babiš, souvent qualifié de 'Trump tchèque'", juge La Croix.
"Mais c’est un conflit entre le ministre des Affaires étrangères, Petr Macinka, président du petit parti eurosceptique et écolo-sceptique des 'Automobilistes' […] et le chef de l’État qui a envenimé la situation", note Le Soir. Le 27 janvier dernier, Petr Pavel "a indiqué avoir été menacé de représailles par […] Petr Macinka […] s'il refusait de nommer son camarade de formation, Filip Turek, comme ministre de l'Environnement", rapporte Euronews.
Le profil de Filip Turek soulève une vive indignation. Inconnu du grand public il y a encore trois ans, "cet ex-influenceur tchèque de 40 ans cherche […] à entretenir une image de 'mâle alpha' auprès de ses électeurs, qu’il a conquis sur les réseaux sociaux en seulement quelques mois", écrit Le Parisien qui lui consacre un long portrait.
"En 2024, des images anciennes le montrant en train de faire des saluts hitlériens ou d’arborer des symboles néonazis, refont surface. Il avait alors invoqué un 'humour noir et grossier' pour se justifier", poursuit le quotidien. "Sur son profil Facebook, de vieux messages racistes, misogynes ou encore homophobes ont été retrouvés et diffusés. Dans l’un d’eux, publié en 2009, il qualifie Barack Obama, alors président des États-Unis, de 'nègre'. Dans un autre, il se réjouit ouvertement d’une agression néonazie survenue sur une jeune Rom, brûlée par ses bourreaux".
Enfin, "ce dernier, ex-député européen, fait [également] l’objet d’une enquête pour violences conjugales et viol après une plainte déposée par son ancienne compagne", complète Le Monde.
"Cette longue liste a convaincu Petr Pavel de tenir Turek loin du pouvoir", explique Le Parisien. Le président dénonce également l'attitude de Petr Macinka. "Je considère les propos tenus par le ministre des Affaires étrangères dans ses SMS comme une tentative de chantage", a dénoncé Petr Pavel mardi dernier sur X, dans un message rendant publics ces échanges.
"Il (monsieur le président) aura la paix si j’ai Turek au ministère de l’Environnement. Dans le cas contraire, je brûlerai les ponts d’une manière qui entrera dans les manuels de sciences politiques comme un cas extrême de cohabitation", peut-on lire dans le premier de ces messages cité par Radio Prague. Puis, dans un second : "je suis prêt à me battre contre Petr Pavel pour Turek avec une telle brutalité que cela deviendra un sujet important et durable. Sans scrupules".
"Je juge cela inadmissible et totalement inacceptable dans notre système démocratique" [La Croix], a réagi le président tchèque. Celui-ci, qui a le dernier mot selon la constitution du pays, "se pose en rempart contre le populisme d'extrême droite" en refusant de nommer Filip Turek malgré les pressions, affirme La Libre.
Alors qu'une motion de défiance contre le gouvernement, qui a peu de chances d'aboutir, est étudiée ce mardi 3 février au Parlement, le Premier ministre Andrej Babiš joue la prudence. Selon Deník, "la coalition gouvernementale composée de l'ANO, du SPD et des Automobilistes ne souhaite pas aggraver le conflit avec le Château", le nom donné à la résidence du président de la République.
Interrogé par Le Parisien, Jean-Michel De Waele, professeur de sciences politiques à l'Université libre de Bruxelles, estime que le chef du gouvernement "se retrouve dans de beaux draps". Le spécialiste de l'Europe centrale déclare qu'Andrej Babiš "n’a pas le choix que de passer sous les fourches caudines de ce parti des Automobilistes : il en a besoin pour faire sa coalition. Désormais, la question est : est-ce qu’il est capable de résister à la pression de cette extrême droite ? Ou est-il capable de travailler avec le président ? C’est avec lui que l’Union européenne doit essayer de discuter pour sortir la République tchèque de cette crise".
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02.02.2026 à 13:17
Manon Mazuir

"L’Iran a déclaré dimanche 1er février comme 'groupes terroristes' les armées européennes" [Sud-Ouest] : "conformément à l’article 7 de la loi sur les contre-mesures portant sur la désignation du Corps des gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste, les armées des pays européens sont considérées comme groupes terroristes", a déclaré le président du Parlement iranien, Mohammad […]
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"L’Iran a déclaré dimanche 1er février comme 'groupes terroristes' les armées européennes" [Sud-Ouest] : "conformément à l’article 7 de la loi sur les contre-mesures portant sur la désignation du Corps des gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste, les armées des pays européens sont considérées comme groupes terroristes", a déclaré le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, "vêtu comme les députés d’un uniforme des gardiens en signe de solidarité" [20 minutes].
S'adressant aux députés iraniens, l'ancien maire de Téhéran s'appuie "sur une loi de 2019 autorisant l'Iran à prendre des mesures de représailles, législation adoptée après que les États-Unis ont été les premiers à classer le CGRI [Corps des Gardiens de la révolution islamique] comme organisation terroriste, lors du premier mandat de Donald Trump", contextualise Euronews.
"'Mort à l’Amérique !', 'Mort à Israël !', 'Honte à l’Europe', ont scandé les élus dans l’hémicycle", rapporte Sud-Ouest. Des scènes qui se déroulent le "jour du 47e anniversaire du retour d’exil en Iran de l’imam Khomeini, Père fondateur de la République islamique".
La déclaration du président de l'Assemblée iranienne intervient après que l'Union européenne a "inscrit [le 29 janvier] sur la liste des 'organisations terroristes' les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique", explique France 24. L'UE s'est ainsi alignée "sur la position des États-Unis, du Canada et de l’Australie, qui l’avaient déjà classé[e] comme organisation terroriste respectivement en 2019, 2024 et 2025" [BFM TV]. "Les Européens 'subiront les conséquences' de leur 'action insensée' contre l’Iran, avait [alors] promis le régime des mollahs", relate Le Huffington Post.
Les Gardiens de la révolution, qui "contrôlent des pans entiers de l'économie iranienne" [Les Échos] sont "accusés d’avoir orchestré la répression du récent mouvement de contestation" débuté le 28 décembre à Téhéran en raison du marasme économique du pays, explique BFM TV. Ces dernières semaines, ceux-ci "ont fait preuve d'une brutalité extrême envers les manifestants", rappelle Euronews. "Les organisations de défense des droits de l'homme estiment que des milliers de personnes ont été tuées, certains ministres des Affaires étrangères de l'UE évoquant récemment un bilan de 30 000 victimes", précise la chaîne.
Le Figaro décrit cette annonce comme "une sorte de loi du talion diplomatique, même si l’équivalence entre les deux mesures n’est qu’apparente". Si côté européen, désigner les Gardiens de la révolution comme 'terroristes' revient "à les frapper durement au portefeuille : gel de comptes bancaires, parts dans les entreprises, biens immobiliers, interdiction aux entités européennes de financer ou de commercer avec l’organisation", la portée d’une telle mesure côté iranien est "avant tout symbolique", observe le média.
"'Cette décision n’a aucune portée économique, pour la simple et bonne raison qu’il n’y a plus d’avoirs français ou européens sur place', assure Maneli Mirkhan, stratégiste spécialiste de l’Iran" citée par Le Figaro. "Un seul exemple : il y a une quinzaine d’années, l’Iran représentait 11 % des échanges extérieurs bruts européens. Aujourd’hui, c’est 0,1 %. Cela se limite à quelques produits humanitaires, des médicaments notamment, qui ne sont pas sous sanctions", précise l'experte.
L'Iran a également "annoncé lundi avoir convoqué les ambassadeurs européens en poste à Téhéran", rapporte La Libre. "'Il s'agit là d'une mesure minimale', avant l'annonce prochaine d'autres représailles, a [déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï], lors d'une conférence de presse".
"Le président américain Donald Trump entretient depuis plusieurs jours le doute sur une opération militaire contre Téhéran" [Courrier international]. La semaine dernière, le pensionnaire de la Maison-Blanche "a accru la pression sur l'Iran en déployant une 'armada massive' dans la région afin de forcer Téhéran à négocier un accord qui mettrait fin à son programme d'armement nucléaire. 'Elle est prête, disposée et capable de remplir rapidement sa mission, avec rapidité et violence, si nécessaire', [avait] écrit Trump sur Truth Social" [Politico].
"Alors que les États-Unis ont déployé dans le Golfe une dizaine de navires, dont le porte-avions Abraham Lincoln, l'Iran devait débuter dimanche [1er février] un exercice naval dans le détroit d'Ormuz […] point de transit clé pour les approvisionnements énergétiques mondiaux", que Téhéran a menacé de bloquer en cas d’attaque américaine [France info].
"'Les Américains doivent savoir que s'ils déclenchent une guerre, cette fois-ci, ce sera une guerre régionale', a réagi le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei", relate Politico. D'après le média européen, Téhéran a averti que "toute action militaire américaine ordonnée par le président américain Donald Trump déclencherait des représailles contre Israël et les forces américaines stationnées dans la région".
Les deux parties semblent cependant chercher à privilégier la voie diplomatique ces dernières heures. "J'espère qu'on va trouver un accord", a [indiqué le président américain]", qui a affirmé "que l'Iran conversait avec les États-Unis, sans toutefois donner de précisions", selon Les Échos. "'Si nous n’avons pas d’accord, nous allons voir si [le Guide suprême] avait raison ou non, a-t-il ajouté" [Le Monde]. De son côté "le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré samedi [31 janvier] qu’une guerre n’était dans l’intérêt ni de l’Iran ni des États-Unis, disant vouloir privilégier la diplomatie" [Courrier international].
"Parallèlement, les pays de la région mènent des tractations diplomatiques pour 'ramener autour de la table' des négociations les États-Unis et l’Iran, selon le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi", indiquent Les Échos. Et de préciser que "le Premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, s’est pour sa part rendu à Téhéran". L'homme politique a "'réaffirmé le soutien de son pays aux efforts visant à réduire les tensions et à trouver des solutions pacifiques assurant la sécurité et la stabilité de la région', selon un communiqué de son ministère des Affaires étrangères."
"Téhéran a indiqué ce lundi "qu'un 'cadre' de discussions avec Washington doit être ébauché prochainement. 'Nous examinons et finalisons les détails de chaque étape du processus diplomatique', a annoncé un porte-parole de la diplomatie iranienne" [TFI Info]. L'Iran a par ailleurs démenti, d'après le média, "avoir reçu 'un ultimatum' du président américain pour parvenir à un accord nucléaire", alors que ce dernier avait "assuré vendredi qu'il avait fixé à Téhéran une échéance".
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