27.01.2026 à 12:08
Valentin Ledroit

"C'est l'aboutissement de plus de vingt ans de négociations", annonce France Info. Mardi 27 janvier, l'Union européenne et l'Inde ont officialisé la signature d'un accord qui fera chuter les droits de douane sur de nombreux produits échangés entre les deux puissances économiques. "Alors que la parade du Republic Day [la fête nationale indienne célébrée lundi […]
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"C'est l'aboutissement de plus de vingt ans de négociations", annonce France Info. Mardi 27 janvier, l'Union européenne et l'Inde ont officialisé la signature d'un accord qui fera chuter les droits de douane sur de nombreux produits échangés entre les deux puissances économiques.
"Alors que la parade du Republic Day [la fête nationale indienne célébrée lundi 26 janvier] résonne encore dans les esprits, Ursula von der Leyen ne boude pas son plaisir", écrit Le Point. "L’Europe et l’Inde ont fait l’histoire aujourd’hui. Nous avons créé une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes qui va bénéficier aux deux parties", a commenté la présidente de la Commission européenne sur le réseau social X.
"Deux grandes puissances démocratiques ajoutent un chapitre décisif à leur relation", s'est de son côté félicité le Premier ministre indien Narendra Modi, soulignant également les "nombreuses opportunités" offertes par l'accord [Times of India].
La "mère de tous les accords commerciaux" [The Guardian], comme l'a qualifié Ursula von der Leyen, poursuit un double objectif. Le premier est avant tout économique. "Bruxelles espère 'doubler' ses exportations grâce à cet accord qui prévoit une réduction ou une suppression des droits de douane 'sur plus de 90 % des exportations de marchandises'", résume un communiqué de l'exécutif européen relayé par La Nouvelle République.
Selon la Commission européenne, l'accord "devrait permettre à l’UE d’économiser jusqu’à 4 milliards d’euros chaque année, notamment sur des produits emblématiques" [Libération]. "L’UE compte bénéficier du niveau d’accès le plus élevé jamais accordé à un partenaire commercial sur le marché indien traditionnellement protégé", avait indiqué Ursula von der Leyen dès son arrivée dimanche.
The Guardian cite l'exemple des "droits de douane sur les voitures [qui] passeront progressivement de 110 % à 10 %, avec un contingent de 250 000 véhicules par an", tandis que "les droits de douane élevés, pouvant atteindre 44 % sur les machines, 22 % sur les produits chimiques et 11 % sur les produits pharmaceutiques, seront en grande partie supprimés".
À ces retombées économiques s'ajoutent des potentiels bénéfices géopolitiques. "Dans le monde d’aujourd’hui, dominé par l’affrontement entre la Chine et les États-Unis, les puissances moyennes n’ont qu’une stratégie possible : rechercher des alliances en dehors de ces deux monstres qui veulent les malmener. […] C’est exactement ce que visent aujourd’hui l’Europe et l’Inde", avance RTL.
L'analyse est similaire dans la presse indienne, le Times of India saluant "une avancée significative pour les exportations indiennes, à un moment où le pays cherche à se détourner des États-Unis, suite à l'instauration par le président Trump de droits de douane de 50 %".
Le Point précise que "cet accord commercial est adossé à un partenariat de sécurité et de défense signé simultanément ce mardi matin. Dans un contexte géopolitique tendu, l’UE cherche à réduire ses dépendances vis-à-vis de la Chine en diversifiant ses chaînes d’approvisionnement vers l’Inde". Avec cette nouvelle coopération dans des domaines comme le cyber, la lutte contre le terrorisme et la piraterie ou encore le spatial, l'hebdomadaire estime que "les deux plus grandes démocraties du monde font front commun pour maintenir un ordre international fondé sur des règles que d’autres veulent bouleverser".
"L'accord commercial conclu mardi à New Delhi entre l'Union européenne et l'Inde attire moins les foudres de la société civile et des organisations agricoles que celui signé au début de l'année avec les pays du Mercosur", remarquent Les Echos. Le journal économique avance une raison "assez simple : les enjeux agricoles sont loin d'être aussi problématiques avec l'Inde. Les produits agricoles sensibles devraient même être exclus du champ de l'accord". La Commission européenne avait par exemple affirmé que "la viande bovine, le sucre ou le riz" ne seraient pas concernés [La Nouvelle République].
En revanche, "plusieurs bénéfices entourent cet accord", indique RTL. Outre les éventuels débouchés pour l'industrie automobile, "les droits de douane sur les vins et spiritueux, spécialité française, sont également amenés à baisser". Avec cette annonce, "de nombreux vignerons français vont avoir la banane", s'amuse le HuffPost.
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26.01.2026 à 13:11
Manon Mazuir

"Le seizième sommet UE-Inde a commencé à New Delhi. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, et António Costa, le président du Conseil, sont arrivés dimanche [25 janvier]" dans la capitale indienne [Le Point]. "Ils sont les invités d’honneur des célébrations de la Fête de la République à New Delhi lundi, avant un […]
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"Le seizième sommet UE-Inde a commencé à New Delhi. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, et António Costa, le président du Conseil, sont arrivés dimanche [25 janvier]" dans la capitale indienne [Le Point]. "Ils sont les invités d’honneur des célébrations de la Fête de la République à New Delhi lundi, avant un sommet Union européenne-Inde mardi [27 janvier] où ils espèrent sceller un accord de libre-échange", explique Ouest-France.
La possible signature d'un accord commercial entre l’UE et l’Inde couronnerait "près de deux décennies de négociations", rappelle Le Figaro. "Ce 16e sommet sera l’occasion de renforcer le partenariat stratégique UE-Inde et d’intensifier la collaboration dans les principaux domaines d’action", a indiqué le Conseil de l’UE sur X [Ouest-France]. "La présidente de la Commission devrait annoncer demain avec le Premier ministre Narendra Modi la conclusion des négociations", souligne La Matinale Européenne.
"Nous sommes au seuil d'un accord commercial historique", a déclaré cette semaine Ursula von der Leyen [Le Figaro], qui l'a même qualifié de "mère de tous les accords commerciaux", comme le relate La Matinale Européenne. "La zone de libre-échange s’étendrait à plus de 2 milliards de personnes", relève la newsletter.
"L'Inde, pays le plus peuplé au monde, est en passe de devenir la quatrième économie mondiale cette année, selon les projections du Fonds monétaire international" [Le Figaro]. Le commerce bilatéral de biens entre l'UE et l'Inde a atteint "120 milliards d’euros en 2024, en hausse de près de 90 % sur la dernière décennie, selon les chiffres de l’UE, avec 60 milliards d’euros supplémentaires pour les services", rappelle Ouest-France.
Ce dimanche 25 janvier, la présidente de la Commission européenne a déclaré "s'attendre à ce que les exportations vers l'Inde doublent. L'an dernier déjà, elle tablait sur un futur accord commercial historique : […] 'Le potentiel est immense. L'Europe est déjà le premier partenaire commercial pour l'Inde'" [France info]. "Alors que l'UE y voit un marché important pour l'avenir, New Delhi considère Bruxelles comme une source clé de technologies et d'investissements dont elle a grand besoin pour accélérer la modernisation de ses infrastructures et créer des millions de nouveaux emplois", explique Le Figaro.
"L’UE et l’Inde se rapprochent à un moment où l’ordre international fondé sur des règles subit des pressions sans précédent en raison des guerres, de la coercition et de la fragmentation économique", a souligné la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas [Ouest-France]. De son côté, Ursula von der Leyen, s'adressant au Times of India avant son voyage, a affirmé qu'une coopération plus étroite avec l'Inde était un "rempart contre 'un monde de plus en plus instable, des champs de bataille ukrainiens aux eaux troubles de l'Indo-Pacifique', tout en éludant la question de la neutralité de l'Inde dans la guerre entre la Russie et l'Ukraine" [Politico].
"Pour l’UE comme pour l’Inde, [cet accord a] une vocation politique : c’est une façon de montrer à la face du monde qu’il existe d’autres choix que les États-Unis, au moment où le président américain, Donald Trump, change la donne géopolitique et impose des droits de douane considérables à des pays qui se pensaient jusqu’ici les amis des États-Unis", explicite Le Monde.
"Ce serait une victoire majeure pour Bruxelles et New Delhi, qui cherchent toutes deux à ouvrir de nouveaux marchés face aux droits de douane américains et aux contrôles à l'exportation chinois", analyse Le Figaro. En avril, Donald Trump avait imposé à l'Inde des droits de douane "à hauteur de 25 %. Ils les avaient doublés en juillet pour punir le pays de ses achats de pétrole russe, responsable, selon le président américain, d'alimenter la machine de guerre de Moscou" [France info].
Kaja Kallas se trouve également à New Delhi, où "elle signera un partenariat en matière de défense et de sécurité axé sur la sécurité maritime, la lutte contre le terrorisme et la cyberdéfense", annonce Politico. France info rappelle également que "pour la défense aussi, l'Europe est un partenaire. L'Inde [qui achète traditionnellement ses armes à la Russie] a commandé 26 Rafales à la France l'an dernier pour 6,5 milliards d'euros".
Sur l'accord commercial, les négociations avec l'Inde ne sont pas encore bouclées, les discussions "se focalisant sur quelques points de blocage, notamment l'impact de la taxe carbone aux frontières de l'UE pour ses importations d'acier, ainsi que les normes de sécurité et de qualité dans les secteurs pharmaceutique et automobile", relève Le Figaro. "L’Inde […] a demandé à être exemptée […] du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, une demande que Bruxelles a jusqu’à présent catégoriquement rejetée" [Euractiv].
Dans le même temps, Reuters affirme que "le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi a accepté de réduire immédiatement les taxes [de 110 % à 40 %] sur un nombre limité de voitures provenant des 27 pays membres de l'Union européenne".
Autre point politiquement sensible pour les deux parties : l’agriculture qui "pourrait être exclue de l’accord de libre-échange [..]. Des sources de la Commission ont refusé vendredi de confirmer ou d’infirmer les rumeurs selon lesquelles Ursula von der Leyen aurait renoncé à une libéralisation des échanges agricoles" [La Matinale Européenne].
"Les contours en sont encore flous et la rumeur circule selon laquelle [l'accord] ne serait pas à la hauteur des espérances des uns et des autres, en raison de réflexes protectionnistes, indissociables de la mobilisation de certaines professions", précise Le Monde. Une information corroborée par Le Point : "'un simple accord politique' serait dans les tuyaux. Mais l’aboutissement demeure 'incertain' à ce stade, confie une source européenne".
Interrogée sur la manière dont les deux parties comptent combler ces divergences, Ursula von der Leyen a déclaré au Times of India que celles-ci"'travaillaient intensément' et que 'le dernier kilomètre [était] toujours le plus difficile, mais [que] cela en vaudra largement la peine'" [Euractiv].
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23.01.2026 à 12:07
Léa Deseille

Les négociations en faveur d'une paix étaient "au point mort", selon The Guardian. Pour tenter de les relancer, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue américain, Donald Trump, ont échangé en marge du Forum économique mondial à Davos, jeudi 22 janvier. "Le chef d’État ukrainien a parlé d’une rencontre 'positive' mais d’un dialogue 'pas simple'", […]
L’article Guerre en Ukraine : Donald Trump et Volodymyr Zelensky évoquent des progrès dans les négociations avant un rendez-vous trilatéral à Abou Dhabi est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

Les négociations en faveur d'une paix étaient "au point mort", selon The Guardian. Pour tenter de les relancer, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue américain, Donald Trump, ont échangé en marge du Forum économique mondial à Davos, jeudi 22 janvier. "Le chef d’État ukrainien a parlé d’une rencontre 'positive' mais d’un dialogue 'pas simple'", note l'Opinion. De son côté, Donald Trump a déclaré "que la guerre entre la Russie et l'Ukraine devait prendre fin", selon Die Zeit.
Malgré leurs désaccords, les deux hommes sont parvenus à s'entendre sur quelques points. "Les garanties de sécurité, c’est prêt", a déclaré Volodymyr Zelensky, ajoutant que "le document [devait] être signé par les parties, par les présidents, et [qu']ensuite il [irait] aux parlements nationaux", relève France 24. "Il a déclaré que le plan en 20 points était 'approuvé à environ 90 %'", selon The Kyiv Independent, et "qu'un accord de sécurité plus large entre les États-Unis, l'Europe et l'Ukraine était en voie d'achèvement".
Pendant leur rencontre, les deux chefs d'État ont abordé "la question du renforcement de la défense aérienne face aux frappes russes contre les infrastructures énergétiques", relate The Kyiv Independent. Le président ukrainien a notamment évoqué "un nouveau programme de soutien en systèmes de défense aérienne de la part des alliés de l'Ukraine", complète le quotidien ukrainien. Néanmoins, certains points restent toujours à éclaircir. "Volodymyr Zelensky a en revanche dit que l'épineuse question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiqués par Moscou n'est 'pas encore résolue'"[France 24].
"Parallèlement à la réunion de Davos, l'envoyé spécial américain Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, se sont rendus à Moscou pour s'entretenir avec le président russe Vladimir Poutine", relaie Die Zeit. Ces pourparlers respectifs ont abouti à un sommet exceptionnel. "Il a été convenu que dès aujourd’hui, la première réunion d’un groupe de travail trilatéral chargé des questions de sécurité aura lieu à Abou Dhabi", a déclaré tôt ce vendredi 23 janvier à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov [L'Opinion].
D'après Libération, la Russie sera représentée par le général Igor Kostioukov, haut responsable de l’état-major, tandis que l'Ukraine le sera par "le secrétaire du Conseil de sécurité, Roustem Oumerov, son chef de cabinet, Kyrylo Boudanov, et son chef adjoint, Serguiy Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel, David Arakhamia, et par le chef d’état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov".
"Ce sera la première réunion trilatérale aux Émirats arabes unis" depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, a déclaré Volodymyr Zelensky [The Guardian]. "J'espère que les Émirats sont au courant. On a parfois ce genre de surprises du côté américain". "Alors que les États-Unis ont déclaré qu'un accord était à portée de main, Zelensky s'est montré moins optimiste, affirmant que la Russie devait être 'prête à faire des compromis… et pas seulement concernant l'Ukraine'", ajoute le quotidien britannique.
Dans son discours à Davos, Volodymyr Zelensky a également adressé quelques mots aux Européens. Il a "déclaré qu'un an s'était écoulé depuis son dernier discours de Davos, dans lequel il avertissait l'Europe qu'elle devait apprendre à se défendre, mais que rien n'avait changé", retrace Euronews. "Au lieu de prendre l'initiative dans la défense de la liberté dans le monde, particulièrement quand l'intérêt de l'Amérique se focalise ailleurs, l'Europe paraît perdue dans ses tentatives pour convaincre le président américain de changer", a-t-il conclu [Les Echos].
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