26.06.2026 à 16:55
Rédaction
Le ministère danois de l’Immigration et de l’Intégration a lancé, en 2020, une étude sur la possibilité d’interdire les appels à la prière dans l’espace public, notamment lorsqu’ils sont diffusés par haut-parleurs depuis les minarets.
Le gouvernement de l’époque avait répondu officiellement qu’une interdiction visant uniquement les appels à la prière musulmans serait contraire à la Constitution danoise ainsi qu’à la Convention européenne des droits de l’homme. Au Parlement, une majorité composée des Sociaux-démocrates, de Radikale Venstre, du SF, d’Enhedslisten ainsi que du député indépendant Sikandar Siddique avait recommandé le rejet du texte.
Celui-ci avait finalement été rejeté en deuxième lecture, écartant, dans un premier temps, l’idée d’une interdiction explicite visant uniquement les appels à la prière musulmans, au motif qu’elle serait discriminatoire au regard du droit.
Toutefois, le ministre de l’Immigration, Rasmus Stoklund (Sociaux-démocrates), a décidé, en octobre 2025, de relancer cette étude afin d’examiner si une telle interdiction pouvait être juridiquement envisageable.
En juin 2026, son successeur, Morten Bødskov (Sociaux-démocrates), a confirmé sa volonté de poursuivre cet examen en vue d’une interdiction des appels à la prière islamiques sur l’ensemble du territoire. Il a déclaré que le bønnekald (« appel à la prière ») n’avait « pas sa place au Danemark » et a estimé qu’il participait à une « islamisation » occupant une place excessive dans l’espace public.
Dans les faits, plusieurs communes danoises, notamment Copenhague, limitent déjà, voire interdisent, les appels à la prière diffusés à l’extérieur par haut-parleurs en s’appuyant sur les réglementations locales relatives aux nuisances sonores et à l’usage de dispositifs de sonorisation.
Par ailleurs, plusieurs grandes mosquées ont aussi conclu des accords avec les autorités locales pour renoncer à diffuser l’appel à la prière à l’extérieur, ou le limiter à un usage exclusivement intérieur, sans diffusion dans l’espace public.
26.06.2026 à 16:51
Rédaction
La FIFA a rejeté la demande de l’Iran et de l’Égypte visant à interdire les drapeaux LGBT (drapeaux arc-en-ciel) ainsi que les symboles Pride lors de leur match de la Coupe du monde 2026 à Seattle, choisi comme « Match des Fiertés ».
Pour rappel, pour la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, un tirage au sort effectué le 8 décembre avait désigné la rencontre Iran–Égypte comme « Match des Fiertés ». Cette rencontre doit donner lieu à différentes célébrations ainsi qu’à la mise en avant d’œuvres d’art réalisées par des militants LGBT.
Les fédérations iranienne et égyptienne ont demandé à la FIFA d’interdire les drapeaux arc-en-ciel ainsi que, plus largement, les symboles et messages liés aux droits des personnes LGBTQ+ pendant cette rencontre du Mondial.
Les deux pays criminalisent en effet l’homosexualité. En Iran, les relations homosexuelles sont illégales au regard de la loi islamique et peuvent être punies de la peine de mort. En Égypte, si l’homosexualité n’est pas explicitement criminalisée, elle fait régulièrement l’objet de poursuites sur le fondement de dispositions relatives à la « débauche » ou à la morale publique.
L’Iran a notamment demandé que toute « activité de promotion » ou cérémonie en soutien aux personnes LGBTQ+ soit interdite dans le stade, tandis que l’Égypte a officiellement déclaré rejeter « toute activité liée au soutien à l’homosexualité » pendant le match.
Le 25 juin, la FIFA a confirmé publiquement qu’elle n’interdirait pas les drapeaux arc-en-ciel dans le stade à l’occasion de la rencontre Iran–Égypte, malgré les objections des deux fédérations.
Dans une déclaration, l’instance rappelle que la Coupe du monde 2026 est un événement inclusif et que « les déclarations générales en faveur des droits humains, y compris les drapeaux arc-en-ciel et les autres drapeaux représentant l’orientation sexuelle et l’identité de genre, sont autorisées ».
Le président de la fédération iranienne, Mehdi Taj, a dénoncé la participation à ce match comme un « comportement déraisonnable qui soutient un groupe spécifique », en référence aux personnes LGBTQ+, et a réaffirmé l’opposition du pays à toute visibilité Pride dans le stade.
Du côté égyptien, la Fédération a réitéré qu’elle « rejette totalement » toute initiative « liée au soutien de l’homosexualité » pendant la rencontre, estimant que ces activités sont incompatibles avec les « valeurs culturelles, religieuses et sociales » de l’Égypte et de l’Iran.
24.06.2026 à 17:15
Rédaction
L’Écosse est en train de transférer les détenus transgenres vers des établissements correspondant à leur sexe biologique, à la suite d’une décision de justice ayant jugé illégales les anciennes règles de placement.
Depuis les années 2010, le Scottish Prison Service (SPS) gérait les détenus transgenres au cas par cas, avec la possibilité pour certaines personnes trans d’être placées dans des établissements masculins ou féminins en fonction de leur genre affirmé, sous réserve d’évaluations de risque.
Après l’affaire d’Isla Bryson, une femme trans condamnée pour viol et initialement placée dans une prison pour femmes, le gouvernement écossais a ordonné une révision urgente du dispositif et introduit des directives provisoires renforçant la prise en compte du sexe de naissance dans les décisions de placement.
En février 2024, une politique actualisée de gestion des personnes transgenres en détention est entrée en vigueur. Celle-ci maintenait une approche individualisée tout en interdisant le placement dans les prisons pour femmes des femmes trans ayant des antécédents de violences graves à l’encontre des femmes.
En 2025, une décision de la Cour suprême relative à la définition juridique du terme « femme », fondée sur le sexe biologique, a servi de fondement à une contestation de la politique carcérale écossaise. Les requérants estimaient que l’autorisation donnée à des détenues trans biologiquement masculines d’être incarcérées dans des prisons pour femmes contrevenait au principe de séparation des sexes.
En avril 2025, un jugement rendu par Lady Ross a déclaré ces placements contraires au droit. La juge a estimé qu’ils reposaient sur une « mauvaise interprétation de la loi » et violaient l’obligation légale de séparation entre hommes et femmes au sein du système pénitentiaire.
Le 23 juin 2026, le gouvernement écossais a confirmé qu’il ne ferait pas appel de cette décision. Le Scottish Prison Service est ainsi désormais tenu de loger les détenus en fonction de leur sexe biologique, ce qui a conduit au transfert des détenus transgenres vers les établissements correspondants.