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15.02.2026 à 15:07

JO: Federica Brignone, c'est géant!

FRANCE24
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Un double statut auquel aspire sans doute Mikaela Shiffrin, souvent considérée comme la meilleure skieuse de l'histoire mais qui n'a pas retrouvé la clé du succès lors de JO: l'Américaine aux 108 victoires en Coupe du monde a terminé 11e et voit se rapprocher le spectre d'un nouveau zéro pointé, comme à Pékin-2022, avant sa discipline de prédilection, le slalom, mercredi. Dix mois après une grave blessure, à peine revenue à la compétition, la "tigresse" Federica Brignone croule, elle, sous les lauriers. Et c'est amplement mérité. A 35 ans, elle a survolé le slalom géant, remporté avec 62/100e d'avance sur un duo ex-aequo composé de la Suédoise Sara Hector, tenante du titre, et de la Norvégienne Thea Louise Stejernesund. Toutes deux en argent, elles se sont aussitôt inclinées devant la patronne dans l'aire d'arrivée. "Pas seulement pour cette médaille d'or, mais aussi pour le super-G, et pour son retour" de blessure, a argué la Norvégienne. "Elle occupe tellement une grande place sur le circuit. Et c'est une telle personnalité." Brignone, elle, a livré aux médias son "secret pour réussir". "Ne pas avoir de pression, être simplement heureuse d'être aux JO", a-t-elle déclaré. "Quand j'ai vu sur le grand écran que j'étais encore en tête, je me suis dit +Mama mia!+", avait d'abord commenté à chaud la championne olympique -pardon double championne olympique!- la plus âgée de l'histoire de son sport. "Sur sa planète" Son doublé apparait d'autant plus insensé que la skieuse du Val d'Aoste a reconnu au début des Jeux avoir encore de vives douleurs, dix mois après une double fracture du tibia-péroné de la jambe gauche. "Parfois, le matin je lui demande si ça va, elle me dit +oui+, et je la vois partir en boitant!", avait expliqué son frère et entraîneur Davide après son sacre en super-G. Championnats du monde, gros globe, petits globes, et désormais (double) championne olympique... "Elle a tout gagné!", s'était encore exclamé Davide. Que dire de plus? Que Brignone, porte-drapeau de la délégation italienne lors de la cérémonie d'ouverture du 6 février a aussi été celle qui a permis dimanche à l'Italie d'égaler -avant de le battre- son record de 20 médailles pour des Jeux d'hiver, qui datait de 1994. Pour cela, "Fede" a encore fait parler sa classe avec un ski soyeux dès la première manche qui lui a permis de refermer le portillon avec une solide avance pour la seconde. "Elle était sur sa planète", a résumé Stejernesund. "Tellement cool à regarder" L'Italienne, qui a notamment reçu les félicitations d'Alberto Tomba, autre légende du ski italien, irradie et ses rivales sont reléguées dans son ombre. Pas tant Sara Hector et Thea Louise Stejernesund, qui font de belles dauphines ex aequo, mais toutes les autres stars de la discipline, éjectées du podium. L'Autrichienne Julia Scheib, quatre succès cet hiver en géant, est 5e à 69/100e, la Néo-Zélandaise Alice Robinson, 8e à 80/100e... Il est vrai que ce géant olympique a été d'une densité incroyable, un point relevé par Mikaela Shiffrin, seulement 11e, malgré un second tracé dessiné par son entraîneuse. "Le plus beau spectacle de slalom géant qu'on ait eu depuis très longtemps", a argué l'Américaine. "Quand j'y pense, je suis à trois dixièmes du podium, 10e ou quelque chose comme ça. C'était tellement du haut niveau", a souligné la skieuse de Vail, qui va tout de même avoir du mal à ne pas ressasser son cauchemar de Pékin d'ici sa dernière chance, le slalom de mercredi. L'Américaine de 30 ans est devenue championne olympique de slalom dès 2014 à Sotchi, puis de géant en 2018 à Pyeongchang. Mais aucune autre médaille olympique depuis. Mercredi, elle retrouvera sa discipline de prédilection, où elle compte sept succès en huit épreuves de Coupe du monde cette saison. Mais elle reste sur une très mauvaise impression avec son gros raté du combiné mardi, où elle n'a réalisé que le 15e temps entre les piquets serrés. "Je sais ce qui m'attend. Je vais continuer de pousser", a-t-elle juré. En attendant, Mikaela Shiffrin a été reléguée au rang de spectatrice des exploits de "Fede". "Sa blessure était tellement grave (...). Elle a skié de manière incroyable. C'était tellement +cool+ à regarder", a-t-elle salué. Pour les Françaises, après l'argent de Romane Miradoli en super-G, le géant n'a donné lieu à aucune heureuse surprise. Seule Doriane Escané a terminé, à la 22e place.

15.02.2026 à 14:59

JO: Klaebo refait l'histoire des Jeux, les Bleus écrivent la leur

FRANCE24
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A 23 ans, Desloges monte pour la troisième fois sur la deuxième marche du podium, après ses prouesses dans le skiathlon et le 10 km individuel, une performance inédite pour un fondeur français aux Jeux. "C'est largement la plus belle parce qu'elle est partagée avec les trois coéquipiers qui ont fait le relais mais aussi avec tous ceux qui sont derrière l'équipe de France, le staff, les techniciens qui bossent sur les skis, les coachs... Elle représente beaucoup plus que juste quatre personnes qui font une course", a réagi le skieur de Villard-de-Lans en zone mixte. C'est une performance historique aux Jeux pour les fondeurs français qui, au mieux, avaient remporté deux médailles - en bronze - en une édition lors des JO-2018 en Corée du Sud, avec des troisièmes places dans le sprint par équipes et le relais. "C'est incroyable ce qu'on vit là en ce moment et ça fait tellement plaisir pour le ski de fond français d'être un peu mis en lumière", a souligné Hugo Lapalus, le plus expérimenté des quatre à 27 ans et le seul à avoir déjà participé aux Jeux. Le Haut-Savoyard était de l'aventure il y a quatre ans à Pékin, marquée par une troisième médaille de bronze d'affilée en relais. Mais cette année, les Bleus ont changé de dimension. "Il n'y a plus cette pensée d'avant qui consistait à se dire: +Ok c'est impossible, on va juste se contenter d'être deuxième+", insiste Lapalus qui veut "tout faire" pour battre les Norvégiens en 2030 lors des Jeux dans les Alpes françaises. Pour le fondeur de La Clusaz, les coups d'éclat de Desloges ont "galvanisé" l'équipe. Avec le jeune Isérois, les Bleus se sont trouvé un leader qui a assumé son statut dimanche, en replaçant son équipe de la quatrième à la deuxième position dans le troisième relais. Et ses deux autres partenaires, Théo Schély (26 ans) et Victor Lovera (25 ans), premier et dernier relayeurs, ont apporté leur pierre à l'édifice pour obtenir l'argent, devant l'Italie en bronze. les jambes "dures" de Lovera Lovera, qui avait la responsabilité de finir le boulot, a reconnu avoir "eu peur dans les virages" et "les jambes dures" mais tout s'est bien terminé et il a vécu "beaucoup d'émotions" en portant le drapeau français dans les derniers mètres, après que Klaebo a passé la ligne d'arrivée en premier. Seul désormais au sommet du palmarès des JO, le Norvégien dépasse ses trois compatriotes, les ex-fondeurs Marit Bjoergen et Bjoern Daehlie et l'ancien biathlète Ole Einar Bjoerndalen (huit titres), qu'il avait rejoints vendredi en remportant le 10 km individuel. Sous un ciel radieux, après la pluie de samedi et de nombreuses chutes des athlètes dans le relais féminin, la Norvège a fait la course en tête. Bien aidé par le travail de ses partenaires Emil Iversen, Martin Nyenget et Einar Hedegart, Klaebo, a géré l'avance de son équipe sans prendre de risques. Klaebo loue son grand-père Après cette quatrième médaille d'or en Italie, la "comète" (son surnom) de Trondheim a rendu hommage à son grand-père, qui l'entraîne depuis ses 15 ans et qui reste, à 83 ans, "la personne la plus innovante" dans sa manière d'aborder le ski de fond. "Je ne serais pas ici sans lui", a souligné le Norvégien, qui se rapproche du "Grand Chelem, c'est-à-dire remporter les six courses au programme des JO. Klaebo l'a déjà fait lors des derniers Mondiaux, organisés dans sa ville l'an passé. En Italie, il reste deux épreuves de ski de fond: le sprint par équipes mercredi et le 50 kilomètres samedi. Klaebo peut-il faire une razzia? "Bien sûr qu'il peut y arriver!", assure son coéquipier Martin Nyenget. "Il est sur le bon chemin et en super forme. Rien n'est impossible pour Johannes."

15.02.2026 à 14:52

Mexique : funérailles de mineurs disparus, les recherches se poursuivent

FRANCE24
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