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06.04.2026 à 09:53

Un nouveau pétrolier appartenant à une compagnie japonaise a franchi le détroit d'Ormuz

FRANCE24
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Le blocage de facto de ce passage maritime du Golfe en raison de la riposte iranienne aux frappes américaines et israéliennes empêche le transit de pétrole, affectant de nombreuses économies en Asie, dont le Japon qui dépend fortement du brut importé du Moyen-Orient. Cette quasi-fermeture a entraîné des pénuries de carburant et une flambée des prix de l'énergie à travers le monde. Une porte-parole de l'armateur nippon Mitsui OSK Lines a indiqué à l'AFP que le méthanier GPL Green Asha avait traversé le détroit. "Le personnel à bord comme la cargaison sont en sécurité", a-t-elle déclaré. Samedi, le gouvernement indien avait déjà annoncé que le méthanier GPL Green Sanvi, également détenu par une filiale de Mitsui OSK, avait franchi le détroit en toute sécurité. Et la veille, trois pétroliers, dont un codétenu par le groupe nippon, avaient traversé le détroit. Le navire Sohar LNG, également codétenu par Mistui OSK, était le premier méthanier de gaz naturel liquéfié à franchir le détroit depuis le 1er mars. Les rares navires qui ont franchi ce point d'étranglement depuis le début de la guerre au Moyen-Orient ont emprunté un itinéraire approuvé par l'Iran à travers ses eaux près de l'île de Larak, surnommé le "péage de Téhéran" par la société de données maritime Lloyd's List Intelligence.

06.04.2026 à 09:43

🔴 En direct : le chef des renseignements des Gardiens de la révolution tué dans une frappe

FRANCE24
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06.04.2026 à 08:29

Pénurie de dermatologues: un cabinet itinérant au chevet des déserts médicaux

FRANCE24
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À sa descente du camion Mobil'Derm stationné dans cette petite commune de 1.100 habitants en périphérie d'Agen, Laetitia Coumau fait part de son "soulagement" d'avoir enfin vu une spécialiste près de chez elle, sans "passer la journée" à Bordeaux ou Toulouse, à 1H30 de route environ. "Ça faisait plus d'un an que je voulais un rendez-vous, je n'y arrivais pas", témoigne pour l'AFP l'agricultrice de 39 ans. "Il n'y a pas de rendez-vous disponibles. Quand on appelle, les dermatologues ne prennent pas de nouveaux patients", résume cette éleveuse de poulets. "Et quand on s'inquiète et qu'on n'arrive pas à trouver l'avis d'un pro..." Comme ailleurs en France, des patients souffrant de maladies de la peau subissent d'importants délais de soins en Nouvelle-Aquitaine, avec des pertes de chance dans les cas les plus graves. À Lafox, 25 patients par jour pénètrent dans les quelques mètres carrés du cabinet mobile, où une dermatologue du Pays basque est venue pour deux jours assurer les consultations, sur son temps libre. "On se sent utile" "Je vais gagner cinq fois moins qu'à mon cabinet. Mais ce n'est pas grave", sourit la Docteure Blandine de Carrère, établie à Saint-Jean-de-Luz. "On a fait médecine pour soigner. Et là, on se sent vraiment utile, on exerce le plus profond de notre métier. Ça nous sort un peu de notre zone de confort, c'est stimulant." Dans la fourgonnette blanche, affrétée pour 200.000 euros par la Société française de dermatologie (SFD) avec l'appui de la Fondation Renault, on trouve une table d'examen et tous les équipements nécessaires. "On peut regarder avec nos dermatoscopes, utiliser l'azote, la cryothérapie, l'électrocoagulation, faire des biopsies... On a tout ce qu'il faut", détaille Blandine de Carrère. Pendant un semestre, une trentaine de médecins participent à l'initiative dans plusieurs départements de Nouvelle-Aquitaine, avant les Hauts-de-France puis d'autres régions. Les patients, adressés par leur généraliste, prennent rendez-vous sur Doctolib. Pour alléger la paperasse, le dermatologue invité devient salarié ponctuel du centre de santé local, en lien avec la municipalité. "Détresse" "Sur notre département, on est en grande pénurie de médecins", résume Murielle Cristofoli, première adjointe au maire de Lafox. "Il y a une telle détresse, les personnes sont désespérées (...) C'est une petite goutte d'eau, mais on ne peut pas ne pas le faire." On compte aujourd'hui 2.900 dermatologues en France, contre 4.000 il y a 15 ans, sur fond de non-remplacement des retraités. D'où le projet Mobil'Derm, pour un budget d'environ 1 million d'euros. Ce cabinet mobile, "c'est une première en France en dermatologie", se félicite la Professeure Marie Beylot-Barry (CHU de Bordeaux), à l'initiative du projet. Lorraine Colbert, dermatologue girondine à la retraite, a repris du service pour éviter aux patients "des pertes de chance" faute de consultation, explique-t-elle. "On va au devant des gens, et ils sont tellement reconnaissants. Moi, je l'aurais fait même bénévolement", confie la sexagénaire. À Langon, dans le département voisin de la Gironde - pourtant mieux doté en dermatologues -, "toutes les minutes, il y avait une demande de rendez-vous, avec des gens qui tapaient à la porte (du véhicule) et même qui essayaient d'entrer", se souvient Léa Fougerouge, assistante médicale et conductrice du camion. Parmi les déçus, il y a Danièle Crassat, 77 ans, souffrant de psoriasis et venue à Lafox sans rendez-vous en ligne. Elle repart avec l'espoir d'une future consultation au Mas-d'Agenais (Lot-et-Garonne), d'ici quelques semaines. "C'est une bonne chose, ce camion. Mais je ne sais pas s'ils font un suivi", s'interroge-t-elle. Le cabinet itinérant doit "pouvoir faire le lien avec d'autres dermatologues de départements voisins", par exemple pour programmer une opération en urgence, répond la Pre Beylot-Barry. "C'est un peu lourd, mais je pense que c'est nécessaire pour les patients. Ce n'est pas du +one shot+."
Texte intégral (661 mots)
À sa descente du camion Mobil'Derm stationné dans cette petite commune de 1.100 habitants en périphérie d'Agen, Laetitia Coumau fait part de son "soulagement" d'avoir enfin vu une spécialiste près de chez elle, sans "passer la journée" à Bordeaux ou Toulouse, à 1H30 de route environ. "Ça faisait plus d'un an que je voulais un rendez-vous, je n'y arrivais pas", témoigne pour l'AFP l'agricultrice de 39 ans. "Il n'y a pas de rendez-vous disponibles. Quand on appelle, les dermatologues ne prennent pas de nouveaux patients", résume cette éleveuse de poulets. "Et quand on s'inquiète et qu'on n'arrive pas à trouver l'avis d'un pro..." Comme ailleurs en France, des patients souffrant de maladies de la peau subissent d'importants délais de soins en Nouvelle-Aquitaine, avec des pertes de chance dans les cas les plus graves. À Lafox, 25 patients par jour pénètrent dans les quelques mètres carrés du cabinet mobile, où une dermatologue du Pays basque est venue pour deux jours assurer les consultations, sur son temps libre. "On se sent utile" "Je vais gagner cinq fois moins qu'à mon cabinet. Mais ce n'est pas grave", sourit la Docteure Blandine de Carrère, établie à Saint-Jean-de-Luz. "On a fait médecine pour soigner. Et là, on se sent vraiment utile, on exerce le plus profond de notre métier. Ça nous sort un peu de notre zone de confort, c'est stimulant." Dans la fourgonnette blanche, affrétée pour 200.000 euros par la Société française de dermatologie (SFD) avec l'appui de la Fondation Renault, on trouve une table d'examen et tous les équipements nécessaires. "On peut regarder avec nos dermatoscopes, utiliser l'azote, la cryothérapie, l'électrocoagulation, faire des biopsies... On a tout ce qu'il faut", détaille Blandine de Carrère. Pendant un semestre, une trentaine de médecins participent à l'initiative dans plusieurs départements de Nouvelle-Aquitaine, avant les Hauts-de-France puis d'autres régions. Les patients, adressés par leur généraliste, prennent rendez-vous sur Doctolib. Pour alléger la paperasse, le dermatologue invité devient salarié ponctuel du centre de santé local, en lien avec la municipalité. "Détresse" "Sur notre département, on est en grande pénurie de médecins", résume Murielle Cristofoli, première adjointe au maire de Lafox. "Il y a une telle détresse, les personnes sont désespérées (...) C'est une petite goutte d'eau, mais on ne peut pas ne pas le faire." On compte aujourd'hui 2.900 dermatologues en France, contre 4.000 il y a 15 ans, sur fond de non-remplacement des retraités. D'où le projet Mobil'Derm, pour un budget d'environ 1 million d'euros. Ce cabinet mobile, "c'est une première en France en dermatologie", se félicite la Professeure Marie Beylot-Barry (CHU de Bordeaux), à l'initiative du projet. Lorraine Colbert, dermatologue girondine à la retraite, a repris du service pour éviter aux patients "des pertes de chance" faute de consultation, explique-t-elle. "On va au devant des gens, et ils sont tellement reconnaissants. Moi, je l'aurais fait même bénévolement", confie la sexagénaire. À Langon, dans le département voisin de la Gironde - pourtant mieux doté en dermatologues -, "toutes les minutes, il y avait une demande de rendez-vous, avec des gens qui tapaient à la porte (du véhicule) et même qui essayaient d'entrer", se souvient Léa Fougerouge, assistante médicale et conductrice du camion. Parmi les déçus, il y a Danièle Crassat, 77 ans, souffrant de psoriasis et venue à Lafox sans rendez-vous en ligne. Elle repart avec l'espoir d'une future consultation au Mas-d'Agenais (Lot-et-Garonne), d'ici quelques semaines. "C'est une bonne chose, ce camion. Mais je ne sais pas s'ils font un suivi", s'interroge-t-elle. Le cabinet itinérant doit "pouvoir faire le lien avec d'autres dermatologues de départements voisins", par exemple pour programmer une opération en urgence, répond la Pre Beylot-Barry. "C'est un peu lourd, mais je pense que c'est nécessaire pour les patients. Ce n'est pas du +one shot+."
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