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03.04.2025 à 15:58

Marine Le Pen défendue par ses fidèles : l’immonde comparaison avec la « solution finale »

Alexis Poyard
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Marine Le Pen. Depuis la condamnation de Marine Le Pen et de cadres du RN, ses fidèles nervis se précipitent pour défendre les condamnés, jugés et condamnés pour détournement de fonds publics. Parmi eux, on trouve bien sûr des élus et cadres du RN, dont certains usent de comparaison renouant aux origines de leur parti : les Waffen SS.

Derniers exemples en date : le dirigeant du parti dans l’Aveyron qui a osé comparer ses chefs aux victimes des crimes nazis ! Un autre s’est réjoui des menaces subies par les juges, comparés à des fascistes. Un état d’esprit courant à l’extrême droite. « Nous combattons et condamnons les hordes de voyous d’extrême droite qui sont allés menacer la juge du procès de Marine Le Pen à son domicile », a déclaré hier Jean-Luc Mélenchon, en appelant à un 1er mai « de masse et de classe, contre l’extrême droite et la guerre sociale, pour la paix ! ». Notre brève.

Une étrange victimisation

Tandis que des organisations comme LFI proposent l’inéligibilité des personnalités politiques condamnées pour corruption, et porte aussi des mesures anticorruption dans son programme municipal, l’extrême droite ment et s’installe dans la victimisation.

Contre la « justice gangrenée par l’extrême gauche », les soutiens du RN se lâchent. Ainsi, le représentant du parti dans l’Aveyron, Jean-Philippe Chartier, estime que les juges ont appliqué une « solution finale » contre Marine Le Pen, une référence directe au génocide des Juifs et Gens du Voyage par les nazis. Un parallèle qui compare Le Pen avec les 6 millions de morts de la Shoah et les juges à des nazis, d’autant plus honteux qu’il vient d’un parti fondé et encore habité par des défenseurs de cette même « Solution Finale ».

Une tendance au RN se confirme : celle de se victimiser en se comparant aux victimes des crimes nazis. En 2024, un élu régional de Besançon (Doubs), Thomas Lutz, a ainsi employé le terme « Untermensch » (« sous-homme » dans le vocabulaire nazi) en plein conseil régional. L’intéressé s’était défendu, prétendant avoir dit « qu’on nous traite comme des untermensch », sur une banale histoire de micro coupé au conseil régional.

En réaction, le maire de Rodez (Aveyron) a saisi le Procureur de la République. De quoi ralentir la carrière locale de Chartier, ancien candidat aux législatives et candidat déclaré aux municipales ? Rien n’est moins sûr quand on voit le laxisme du RN envers ces « dérapages ».


On peut d’ailleurs saluer la fine analyse de la presse mainstream comme Le Parisien, pour qui ces propos révoltants ne sont qu’un « dérapage ». Alors qu’il s’agit d’une stratégie consciente, au moins parmi les cadres locaux lepénistes.

Les menaces contre les magistrats légitimées

Un autre cadre du RN, en Nouvelle-Calédonie-Kanaky, a volontiers approuvé les menaces subies par les magistrats ayant jugé Marine Le Pen et ses amis, les qualifiant de « saine révolte contre le fascisme gauchisant ». D’une part, s’en prendre à la Justice comme contre-pouvoir est un classique de tout processus fascisant : pourquoi s’encombrer d’un État de droit quand des petits nervis d’extrême droite sont disponibles ?

Pour aller plus loin : Condamnation de Marine Le Pen : la France insoumise rappelle ses principes face à l’hypocrisie du RN

https://x.com/FiAssemblee/status/1907009415200526338

Ensuite, la pirouette est courante au RN : retourner le qualificatif de « fasciste » contre la gauche pour la disqualifier. Parvenir à prôner la mise au pas de la Justice tout en dénonçant le « fascisme » est ainsi un trésor de contradiction.

Or quiconque lit le programme et écoute les discours du RN y verra des idées racistes, xénophobes, antisociales, autoritaires. À l’inverse, quiconque s’intéresse aux propositions des Insoumis verra l’urgence de passer à une Sixième République, sociale, antiraciste et féministe, débarrassée de la corruption et de la peste brune.

Les Insoumis n’ont d’ailleurs pas hésité à soutenir les juges menacés par les soutiens de l’extrême droite. La présidente du groupe parlementaire LFI, Mathilde Panot a ainsi dénoncé ces violences et menaces. Le message est clair : la violence contre la Justice sera toujours du côté de l’extrême droite, tandis que les Insoumis se tiendront toujours du côté de l’État de droit.

Par Alexis Poyard

03.04.2025 à 11:00

Réforme de l’assurance-chômage : l’Unédic dresse un bilan accablant du matraquage des chômeurs orchestré par Macron

Nadim Fevrier
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Le couperet est tombé ce 1er avril. Une série de mesures antisociales issues du budget de François Bayrou, sauvé par le Rassemblement national et le Parti socialiste, sont entrées en vigueur. Parmi elles, la perte de 5 à 6 jours d’indemnisation, chaque année, pour les personnes privées d’emploi. Soit une perte moyenne de 210 euros. Une mesure absurde et cruelle qui prend l’argent là où il n’y en a déjà pas pour des personnes déjà précarisées.

Deux semaines plus tôt, l’Unédic publiait un rapport accablant sur l’impact des réformes macronistes de l’assurance-chômage de 2019-2021. En 2023, le gouvernement avait fait passer une énième réforme drastique pour les allocataires, sans même avoir attendu le rapport de l’organisme sur les effets des précédentes réformes. L’objectif du gouvernement n’étant pas d’agir pour les chômeurs et la justice sociale, mais de chercher à faire des économies sur le dos des plus précaires en attaquant leurs droits et allocations.

Quatre ans après la réforme 2019-2021, décidée par décrets par la macronie dans un énième déni démocratique de l’avis du Parlement, l’Insoumission analyse pour ses lecteurs le rapport de l’Unédic et sa mise en lumière des réformes macronistes et de leur impact néfaste sur les demandeurs d’emploi et l’absence d’effet sur la relance de l’emploi. Notre article.

La macronie multiplie les réformes de l’assurance-chômage à l’encontre des chômeurs

De 2019 à 2021, le camp présidentiel a reformé l’assurance chômage autour de quatre grands axes expliqués par l’Unédic : « une augmentation du nombre d’heures travaillées nécessaires pour ouvrir des droits à l’Assurance chômage, une modification du mode de calcul des allocations, une dégressivité des allocations pour les hauts revenus et une modulation des cotisations patronales en fonction de l’usage des contrats courts via un système de bonus-malus ».

Quatre grands axes pour matraquer les chômeurs, avec l’argument fallacieux que cela les motiverait à trouver du travail. Avec ces réformes, la macronie a fait passer les conditions d’indemnisations pour les chômeurs de 4 mois travaillés sur 28 mois à 6 mois sur 24 mois pour avoir droit à l’allocation-chômage. L’ex-premier ministre Attal voulait imposer une énième réforme qui aurait, entre autre, fait passer ces conditions à 8 mois sur les 20 derniers mois.

Cette dernière aurait dû être votée en 2024, ou plutôt passée de force en 49.3 ou par décret, mais la dissolution l’a fait tomber dans les abysses de l’oubli, pour le moment en tout cas. Cette traque aux chômeurs n’a pas réduit son nombre, bien au contraire, mettant ces derniers dans une plus grande précarité. Ces réformes ne sont pas loin de l’adage populaire « travailler plus pour gagner moins », puisqu’en effet, les allocataires doivent travailler plus, pour toucher leur allocation sur une période plus courte.

Pour aller plus loin : Assurance-chômage : ce que contient la dernière réforme sanglante de Macron

Des réformes aux conséquences accablantes pour des millions de Français

Selon L’Unédic, « à la fin du 3e trimestre 2024, la France comptait 6,2 millions de demandeurs d’emploi inscrits à France Travail. Parmi eux, 3,8 millions étaient « allocataires », c’est à-dire avaient un droit ouvert aux allocations chômage ». Soit environ 5,6 % des Français qui bénéficient de l’allocation chômage.

L’organisme lui-même reconnaît que ces réformes ont eu des effets néfastes, ciblant toujours les plus précaires. Dans ses travaux, l’organisme revient sur les effets des quatre axes principaux de la réforme 2019-2021, à la sortie de la crise sanitaire.

« Le durcissement des conditions d’ouverture de droit chômage s’est traduit par un moindre accès à l’indemnisation du chômage, principalement pour les personnes en contrat de courte durée, les plus jeunes et les personnes peu diplômées ». En première ligne, les jeunes, les personnes en CDD et les personnes non ou peu diplômées, soit les catégories de personnes qui peinaient déjà suffisamment à trouver un emploi fixe et stable.

Le mode de calcul de l’allocation chômage est également modifié, revu à la baisse, afin de donner encore moins à ceux qui en ont pourtant le plus besoin. « La durée de droit et le montant de l’allocation dépendent dorénavant de l’intensité de travail pendant la période qui précède l’ouverture de droit. Pour les personnes qui ont effectué des périodes de travail discontinues avant leur chômage, le montant de l’allocation est diminué et la durée du droit allongée ».

L’organisme observe que la modification du calcul de l’allocation « réduit le montant d’allocation pour près d’un million de personnes aux parcours fragmentés, ce qui raccourcit la durée entre la perte d’emploi et le premier emploi retrouvé ». Cependant, ce qui semble être positif est très vite nuancé « cet effet ne porte que sur l’emploi non durable [CDD de moins de 6 mois] et se fait via des concessions sur la qualité de l’emploi ». Un bref retour à l’emploi certes, mais de courte durée et de mauvaise qualité.

Au lieu de taxer les grandes fortunes pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État, le camp présidentiel préfère s’attaquer aux anciens travailleurs qui gagnaient bien leur vie et qui se retrouvent sans emploi, potentiellement dans une situation précaire suite à la diminution brutale de leurs revenus. Si ces derniers n’ont pas mis un peu de leur salaire de côté ou ont des frais engagés en cours, avec cette diminution de l’allocation, ils peuvent très vite basculer dans une situation économiquement très instable.

Dernier grand axe, le système bonus malus : « Les cotisations chômage des employeurs sont modulées selon le nombre de séparations de l’entreprise qui donnent lieu à une inscription à France Travail ». Selon le journal Libération, « le bonus-malus était donc la seule mesure mise sur la table pour inciter directement les entreprises à améliorer leurs offres d’emploi ». Soutenu par plusieurs syndicats, le dispositif est toutefois entré en vigueur dans une version très amoindrie, puisque « un peu moins de 30 000 entreprises, soit environ 15 % des entreprises françaises de 11 salariés ou plus, sont actuellement concernées », écrit l’Unédic.

Seuls sept secteurs d’activité ont en effet été sélectionnés du fait de leur nombre important de « séparations », autrement dit de fins de contrats, avec un taux de cotisation chômage qui varie entre 3 % et 5,05 % du fait de l’application d’un bonus ou d’un malus ». La seule mesure qui devait faire en sorte que les entreprises améliorent leurs offres d’emploi s’est vue entièrement réduite, ne concernant que 15 % des entreprises parmi celles ayant 11 salariés ou plus, dans seulement 7 secteurs d’activité. Ce système de bonus-malus à l’effet d’un grain de sable dans le désert et ne bénéficie qu’à une extrême minorité de Français.

Les députés insoumis militent pour revenir à une assurance chômage juste et humaine

Dans l’Avenir en Commun, le programme de La France Insoumise (LFI), dès 2022, ainsi que dans la version actualisée de ce début 2025, on retrouve un point intitulé « rétablir une assurance-chômage protectrice ». Avec une mesure clef « revenir sur les réformes Macron en abrogeant l’éligibilité et les méthodes de calcul du montant et de la durée de l’allocation pour indemniser les chômeurs en fonction de leurs derniers salaires grâce à une assurance calculée à partir du premier jour de travail » et 8 autres mesures pour la protection et la justice sociale des allocataires.

Les deux coordinateurs du programme insoumis, Clémence Guetté et Hadrien Clouet, se sont d’ailleurs exprimés à multiples reprises pour pointer du doigt les dégâts des réformes de l’assurance chômage et la nécessité de faire marche arrière.

Le député insoumis de Haute-Garonne, Hadrien Clouet, a déclaré lors d’une interview pour RMC en mai 2024 que le dernier texte de la réforme proposée par Attal en 2024 était « cruel et injuste ». L’insoumis pointe l’incompétence du gouvernement en soulignant que, malgré les multiples réformes de l’assurance chômage du gouvernement Macron, il y avait toujours autant de chômeurs en France en 2024. Ces réformes n’ont pas permis de relancer l’emploi et de réduire le nombre d’allocataires, mais simplement de faire des économies sur leur dos, en les matraquant toujours plus.

La vice-présidente de l’Assemblée Nationale, Clémence Guetté, a, quant à elle, écrit une note de blog en avril 2024 : « La date de la prochaine saignée est connue, elle arrivera à l’été. Le gouvernement compte s’en prendre une nouvelle fois aux personnes privées d’emploi. Depuis qu’il est à l’Élysée, ils sont sa cible préférée : durcissement des conditions d’ouverture de droits au chômage en 2019, dégressivité des allocations en 2021, réforme du salaire journalier de référence en 2021 pour faire baisser le montant de l’allocation, diminution de la durée d’indemnisation en 2023 ». Elle pointe l’irresponsabilité du gouvernement qui ne fait qu’ « empirer les causes du chômage et de la précarité ».

Dans un thread sur Twitter diffusé en avril 2024, la députée insoumise du Val-de-Marne, explique que la France est « passée de 70% de chômeurs indemnisés en 2008 à 40% aujourd’hui ». Elle insiste sur le fait qu’« aucune étude sérieuse n’a jamais montré de lien entre durcissement des règles d’indemnisation et retour à l’emploi ».

Esther Duflo, qui a reçu en 2019 le Prix Nobel de l’économie, a démontré que « le durcissement de l’assurance chômage n’a aucun effet très clair sur la désincitation au travail ». Donc que les réformes de la macronie de l’assurance chômage n’ont aucun impact réel sur la diminution du nombre de chômeurs. Ces dernières ne sont qu’une marque supplémentaire de la casse sociale qui caractérise le camp présidentiel, qui continue inlassablement de s’en prendre aux plus précaires en prenant leur pouvoir d’achat à la gorge et en réduisant toujours plus leurs droits et allocations.

Par Camille Oulès

02.04.2025 à 18:59

Gaza : plus de 320 enfants tués depuis la reprise des bombardements de Netanyahu

Nadim Fevrier
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Gaza. Selon l’UNICEF, au moins 322 enfants ont été tués par Netanyahu et ses alliés depuis la reprise des bombardements israéliens, au 18 mars 2025. Sans parler des 609 enfants blessés, soit une moyenne de 100 enfants tués ou mutilés au cours des dix derniers jours. Une rupture définitive du cessez-le-feu sous le regard complice des pays occidentaux et avec l’approbation pleinement affichée de Donald Trump. Ce dernier ne démord pas de sa volonté de transformer la bande de Gaza en une « Côte d’Azur du Moyen-Orient ».

Ce 2 avril, des corps de Palestiniens, la plupart des enfants, ont été retrouvés après une frappe de Tsahal sur une clinique dans un bâtiment de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), abritant une clinique à Jabalia. Notre brève.

« Le cessez-le-feu à Gaza offrait un filet de sécurité et un espoir dont les enfants de Gaza avaient désespérément besoin », Catherine Russell, Directrice générale de l’UNICEF

Au diable la précieuse trêve de janvier à Gaza, que le redoublement des frappes de Tsahal a définitivement enterré. Depuis le 18 mars 2025, plus de 1 000 personnes ont été tuées par les frappes israéliennes. Parmi elles, 322 enfants. Ce dimanche 30 mars, des enfants ont péri à Khan Younes alors qu’ils célébraient l’Aïd. Des bombardements à l’aveugle, tandis qu’aucune marchandise n’est autorisée à entrer dans l’enclave depuis le 2 mars 2025. 15 secouristes palestiniens, parmi eux un employé de l’UNRWA, ont été tués par Tsahal. « 15 secouristes exécutés, car considérés par l’armée israélienne comme suspects », a déploré également la présidente du groupe parlementaire de LFI, Mathilde Panot.

Pour aller plus loin : À Gaza, un enfant est tué ou blessé toutes les dix minutes

À Gaza, les enfants sont « à nouveau plongés dans un cycle de violences meurtrières et de privations. Toutes les parties au conflit doivent respecter les obligations mises à leur charge par le droit international humanitaire, en particulier celle consistant à protéger les enfants », a déclaré Catherine Russell, Directrice générale de l’UNICEF.

Désapprouvant la guerre menée par le criminel de guerre Netanyahu et son gouvernement, les familles des otages détenus par le Hamas font part de leur profonde inquiétude. « Au lieu de libérer les otages par un accord et de mettre fin à la guerre, le gouvernement israélien envoie davantage de soldats à Gaza, pour combattre dans les mêmes zones où ils se sont battus encore et encore », a déclaré le Forum des familles, la plus grande association de proches d’otages en Israël, rappelle RFI.

https://x.com/MathildePanot/status/1907065545167651033
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